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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 05:30
Après Le Tablier de Sapeur...

Passer à Lyon sans faire une escale par un bouchon lyonnais, c’est comme visiter Paris sans y voir la Tour Eiffel : un blasphème. Si on ne doute pas de votre amour démesuré pour la gastronomie locale, on aimerait vous conter la véritable histoire du bouchon lyonnais. Pas celle que les gens racontent en pensant savoir, la vraie de vraie garantie sans trucage. Pour vous permettre de briller en société mais aussi pour tordre le cou à un paquet de fausses origines que certains prennent un malin plaisir à colporter.

 


Anvers a ses diamants, Bruxelles a son Manneken Pis, Khéops a ses pyramides…et Lyon a ses bouchons. Quand sort le nom de la capitale des Gaules, ils sont les premiers à venir à l’esprit. Si l’on devait caricaturer (un peu), le bouchon serait une petite échoppe faite de tables en bois recouvertes de nappes à carreaux où les saucissons pendent comme des lampadaires et dans laquelle on déguste des plats traditionnels, bien souvent issus du porc, agrémentés de vin rouge local en verre ballon. Comme toute autre spécificité, le bouchon lyonnais a aussi son origine. Mais elle n’est pas forcément celle que beaucoup racontent…

 

D’après de nombreux pseudo-experts, l’appellation « bouchon » viendrait du fait qu’on y « bouchonnait » les chevaux des clients de restaurants (en d’autres termes, qu’on frottait la monture des clients avec un bouchon de paille la nettoyer). Mais d’après d’autres connaisseurs un peu mieux renseignés, cette légende serait totalement fausse.

 

 

 
La tête de veau.

La tête de veau.

La vérité sort de la « bousche » des restaurants

En vérité, le mot « bouchon » viendrait de l’habitude qu’avaient les cabaretiers (un métier ancien consistant à servir du vin et de la bouffe contre de l’argent) de signaler leur boutique en accrochant une botte de rameaux ou de branchages à leur porte. Une théorie confirmée par Nizier du Puitspelu, célèbre écrivain et architecte lyonnais, dans son Littré de la Grand’Côte. « ‘bouchon’ : branches de pin, formant autant que possible la boule, et qu'on suspend, en guise d'enseigne à la porte des cabarets […]. Diminutif de bousche, en vieux français. »


 

Et comme à Lyon on ne plaisante pas avec la tradition, l'Association de défense des bouchons lyonnais décerne, depuis 1997, le label « Authentiques bouchons lyonnais ». Objectif : cibler les établissements les plus typiques et les plus anciens. Représentés par Gnafron un verre de vin à la main et une nappe à carreaux, ils sont aujourd’hui une vingtaine à travers la ville. Depuis 2012, la CCI de Lyon a également lancé le label « Les Bouchons Lyonnais », qui récompense de nombreux restaurants donc certains déjà détenteurs du label « Authentiques bouchons lyonnais »…

 

 

 

 

Bonne journée  à vous tous, en espérant que cet historique vous aura plu.

 

Caro.

 

 

 

 
La tarte à la praline.

La tarte à la praline.

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commentaires

Ewondo 03/06/2019 16:26

La chaleur d'aujourd'hui me rappeĺe les années 60 ...
Je me souviens de ces trajets interminables sous un cagnard pas possible avec parfum N°5 de Diesel en prime (il existe une marque de parfumerie baptisée "Diesel" vous comprendrez volontiers que je je me garderai bien d'en acheter ;-(;-(;-( !).

Toutes à deux voies bombées, festivals de nids de poules) embouteiilées, vitesse 30 km/h mini et 45km/h maxii ... les volants en baquelite brûlants qui rendaient les mains glissantes ... note que la direction non assistée nous donnait des carrure d'athlètes ;-);-);-) !

Je ne regrette pas du tout cette facette de l'époque !

Pierre.

Ewondo 03/06/2019 12:40

À Lyon, ja vai dégusté dans un excellent Bouchon où l"on était "gouasqués" (serrés comme des sardines en argot bordelais ;-) ... un de mes plats préférés de l'époque où j'avais fes dents et j'espère en récupérr bienr avant les poules !

La cerise sur le gâteau, des os à moelle coupés en tranches avec juste un peu de fleur de sel.

Mais les meileurs os à moelle furent à Orléans, fendus en long. Jamais savouré d'aussi exquis !

C'était à l'occasion de merveilleuses Fêtes Johanniques où j'avais rencontré le très sympathique Stéphane Bern. À propos, Orléans est le fief de Madame Zouave et j'espère y retourner la prochaine fois ensemble !

Chère Madame Zouave, avez vous des nouvelle de la lagune de là où vous savez ? Ici c'est silence dans les médias ... classique !

Pierre.

Ewondo 03/06/2019 09:38

Ce matin, je ne sais pourquoi, je pensais aux Cloîtres de New York et en particulier celui de Saint Guilhelm du Désert qui fut entièrement démonté et installé dans ces "Clioisters"

Les "Clisters" et les rapports de Lyon avec New York :

https://www.st-guilhem-le-desert.com/cloitre/st-guilhem_cloitre1.html

https://iluvny.blog/2017/08/10/new-york-vs-lyon/

Pierre.

Ewondo 03/06/2019 20:10

Certes, mais les Américains ont financé bien des rénovations en France par mécénat plus encore peut-être que dans le reste de l'Europe ... !

Les Européens de leur côté ont largement pillé une grande partie du monde ... voyez Angkor Vat au Cambodge, Français Britanniquescet Italiens en Égypte, Nubie. D'où viennent les obélisques de la Place Saint-Pierre du Vatican, celles de Londres et de notre Place de la Concorde, les Caryatides du British Museum où se trouvent les grandes Portes de Suze d'Irak ainsi que des centaines de caisses de tablettes sumériennes ... mais aussi réalisé d'immenses travaux de rénovation dont le sauvetage spectaculaire d'Abu Simbel, de l'île de Philae d'Angkor etc.

Pierre.

Adeodat 03/06/2019 12:53

Les américains sont des pilleurs de patrimoine à grand renfort de dollars, un peu comme certains pendant les guerres mais en plus soft ! Mais ne leur jetons pas la pierre, s'ils l'on acheté c'est que le gouvernement français de l'époque n'y a pas mit son veto en 1906. A l'époque il s'en foutait carrément, c'était juste après la loi de 1905….

Ewondo 03/06/2019 09:11

Excellente journée à toute la Banquise !
Ici il ne fair pas beau et comme la météo annonce de la chaleur ... ce ne sera guère agréable pour ceux voyagent.

Heureusement que les voitures ont pour la plupart l'air conditionné aujourd'hui !

Pierre.

Adeodat 03/06/2019 08:24

SANCTORAL

SAINT CECILIUS, l'an 211 et ses amis Octavius et Marcus-Minutius Félix.

SAINT CLOTILDE, reine de France, l'an 545.

SAINT LIFARD, abbé à Meun sur Loire (Meung sur Loire) milieu du VIè siècle. Il fut enterré à Méhun.

SAINT GENES (Genès), évêque de Clermont en Auvergne. Il fonda l'abbaye de Manlieu (aujourd'hui Manglieu) dans le bourg de ce nom (en latin, Magnus Locus) et un grand hôpital à Clermont. + 622. On l'enterra dans l'église qu'il avait fait bâtir en l'honneur de Saint Symphorien et qui depuis longtemps porte son nom.
Très belle abbatiale romane Saint Sébastien à Manglieu, à visiter, une des plus anciennes abbatiales bénédictines.

Philomène 03/06/2019 08:20

Bonjour à toute la Banquise ! et merci pour toutes ces précisions sur l'origine des bouchons ....
Belle journée à tous -
Philomène

Adeodat 03/06/2019 08:04

Alors si vous ne connaissez pas Lyon et que vous voulez manger dans un Bouchon, la Rue des Marronniers est toute indiquée !
A bon entendeur salut !

Adeodat

Sic transit 03/06/2019 06:49

Un exemple bien connu du bouchon enseigne de cabaret, dans la chanson de Fanchon :
"Amis, il faut faire une pause
j'aperçois l'ombre d'un bouchon..."

LR 03/06/2019 06:39

Ce sont de petits restaurants vraiment sympas, on y est serrés comme des sardines, mais quelle ambiance !
LR

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