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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 10:59
Saint Charles Borromée

Saint Charles Borromée

SAINT CHARLES BORROMEE

 

Charles restaurateur de la discipline ecclésiastique était le fils de Gilbert comte d'Arone et de Marguerite de Médicis. Elle-même était la soeur de Jean-Jacques Médicis marquis de Marignan et neveu du cardinal Jean-Ange de Médicis qui par la suite sera élu pape sous le nom de Pie IV.

 

Le comte Gilbert était un bon chrétien et habile politique qui sut s'allier l'empereur Charles-Quint de qui il obtint des charges très importantes.

 

Charles avait cinq frères et soeurs, dont l'une d'entre elles, Isabelle se fit religieuse. Charles était né en 1538 au château paternel pas très loin de Milan.

 

Il n'avait que douze ans lorsque son oncle Jules-César Borromée lui résigna l'abbaye de Saint Gratien et Saint Félin. Il ne préleva sur cette abbaye que le stricte nécessaire à sa vie en donnant le reste aux pauvres.

 

Il fit ses études à Milan, puis à l'université de Pavie où il étudia le droit civil et canonique. Il était très pieux et communiait une fois par semaine. Après la mort de son père en 1558 il retourna à Pavie pour finir son droit et fut reçu docteur l'année suivante.

 

Par la suite il se rendit à Milan où il apprit que son oncle, le cardinal Médicis était élevé à la papauté le 26 décembre 1559.

 

L'année suivante la pape convoqua son neveu Charles, le fit cardinal et le nomma archevêque de Milan quoiqu'il n'eut que vingt-trois ans. Il le créa en même temps protonotaire. Charles essaya de refuser toutes ces dignités, mais rien n'y fit. La seule qu'il put refuser fut celle de camerlingue.

 

Non content de toutes ses charges la pape le chargea encore de la légation de Bologne, de la Romagne et de la Marche d'Ancône; il le fit protecteur de la couronne du Portugal, des Pays-Bas, des cantons catholiques de Suisse, des Ordres religieux….

 

En quelque sorte, Charles gouvernait l'Eglise au nom du pape. Il menait toutes les affaires avec soin, tendresse et affection, et était réellement l'appui du souverain pontife.

 

Charles, pour ne pas tomber dans de faux jugements ou prendre de fausses décisions s'était entouré de personne reconnues pour leur vertu et il les écoutait avec docilité.

 

Avec toutes les responsabilités qui pesaient sur ses épaules, il administrait toujours sa justice avec promptitude et intégrité. Il était infatigable. Il trouvait même le temps de lire les anciens philosophes, et il avoua qu'il avait beaucoup aimé l'enchiridion d'Epictète.

 

Il protégeait les gens de lettres et des sciences en rapport avec la religion et incitait le clergé à lire et à s'instruire. Pour réduire l'oisiveté dans le Vatican, il fit régulièrement des conférences pour animer la vertu.

 

Elles furent imprimées à Venise en 1748 sous le titre Noctes Vaticanae. De cette académie, formée autours des conférences, sortirent des évêques, des cardinaux et un pape, Grégoire XIII. C'est au cours de ces mêmes conférences que le saint vainquit définitivement sa difficulté d'élocution qu'il avait depuis l'enfance.

 

Avec toutes ses charges, Charles, ne pouvant pas s'occuper de son diocèse de Milan demanda un évêque suffragant pour remplir ses fonctions.

 

Sur ces entrefaites, le pieux et savant Barthélémy-des-Martyrs, archevêque de Brague, vint de Trente à Rome pour voir le pape. Il fut reçu par Charles qui s'épancha en lui disant que sa vie à Rome, à la cour du pape, lui pesait et qu'il voulait la quitter pour rejoindre son archidiocèse et s'occuper des ses fidèles.

 

Mais Barthélémy lui répondit, qu'il fallait qu'il reste là où Dieu l'avait mis. Charles s'en tint à l'avis de l'archevêque de Brague et continua sa tâche avec fidélité en implorant le secours de la grâce qui lui était nécessaire.

 

En 1562, Charles perdit son frère unique auquel il était très attaché. Le pape et ses amis lui conseillèrent de quitter l'état ecclésiastique pour être le soutient de sa famille à la place de son frère; mais il refusa et afin d'en être délivré se fit ordonner prêtre .

 

Peu de temps après il fut fait grand pénitencier et archiprêtre de Sainte Marie-Majeure. A cette même époque il fonda un collège à Pavie pour l'éducation des jeunes clercs de Milan et obtint plusieurs bulles pour réformer la discipline ecclésiastique où s'étaient introduits des abus.

 

L'année suivante est mémorable par la clôture du concile de Trente qui avait été souvent interrompu et repris. Lors de la dernière cession qui se tint du 3 au 4 décembre 1563, furent confirmé les décrets des cessions précédentes qui avaient été tenues par Paul III, Jules II et Pie IV.

 

Elles le furent par quatre légats du saint siège, deux cardinaux, trois patriarches, vingt-cinq archevêques, cent-soixante-huit évêques, trente-neuf délégués de prélats absents, sept abbés et sept généraux d'Odres religieux.

 

Les difficultés soulevées par l'empereur, le roi de France, le roi d'Espagne etc., qui paraissaient insurmontables furent levées grâce au zèle et à la prudence de Charles Borromée. Entre autre il informa les membres du concile de la mauvaise santé du pape son oncle en leur demandant d'accélérer la clôture.

 

Le concile terminé, Charles se fit un devoir de faire appliquer tous les décrets pour la réformation et la discipline. Ce fut sur son conseil que le pape exhorta les évêques à fonder des séminaires conformément aux voeux du concile, et pour donner l'exemple, Charles en fonda un à Rome sous le conduite des jésuites. Le concile décrétait aussi de faire réviser le missel et le bréviaire et de composer un catéchisme. Charles en chargea un dominicain, Leonard Marini, archevêque de Lanciano.

 

A partir de ce moment là, Saint Charles se consacra entièrement à son diocèse de Milan. Dès qu'il y résida, il commença à être de plus en plus austère avec lui-même, bannissant tout le luxe dont il était encore entouré: faisant enlever les statues et se nourrissant le plus souvent avec du pain et de l'eau et dormant sur la paille.

 

En un mot sa conduite respirait la pauvreté. Il vendit ses biens et ne garda que deux pensions, l'une venant de sa famille et l'autre du roi d'Espagne. Le reste il le distribua aux pauvres. Par contre, il fit rebâtir l'église de Sainte Praxède à Rome et fit décorer l'église de Sainte-Marie-Majeure.

 

A Bologne, il fit construire des écoles publiques; mais ce fut à Milan où il en fit le plus. Il décora la cathédrale et fit bâtir des maisons pour tous les chanoines avec un passage direct vers l'église.

 

Il reconstruisit le palais archiépiscopal et ses dépendances et fonda: cinq séminaires dans son diocèse, dont deux à Milan, le couvent des capucins et les maisons des Théatins, des oblats et des jésuites.

 

Ses oeuvres sont innombrables et des récits complets peuvent être consultés.

 

Saint Charles mourut dans la nuit du 3 au 4 novembre 1584 à l'âge de quarante-six ans. Neuf ans après il fut canonisé par Paul V. Ses reliques sont à Milan dans une châsse très précieuse située dans une chapelle souterraine derrière un autel en argent massif.

 

 

SAINT VITAL ET SAINT AGRICOLE

Martyr en 304

 

SAINT CLAIR

Martyr vers 894

 

SAINT CHAMANT

1er évêque de Rodez fin Vè siècle

 

SAINT JOANNICE

Abbé en Bithynie 845

 

SAINT BRINSTAN

Evêque de Winchester 934

 

 

 

 

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commentaires

A
…..il refusa, et afin d'en être délivré, se fit ordonné prêtre.

Il manquait la fin de la phrase, veuillez m'en excuser

Adeodat
Répondre
M
Je viens de corriger sur l'article . Merci


Mimi
E
Un très grand merci à vous !

Pierre.
Répondre

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