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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 10:21
Eglise Saint Valentin de Jumièges

Eglise Saint Valentin de Jumièges

SAINT VALENTIN1

 

Valentin, prêtre et martyr à Rome se consacra, avec Saint Martin et toute sa famille, au service des martyrs qui souffrirent sous l'empereur Claude II. Les païens l'ayant arrêté et conduit devant le préfet de Rome lui firent des promesses que s'il renonçait à sa foi, il aurait la vie sauve; mais on ne put ébranler sa constance. Il fut donc battu, puis on le décapita le 14 février vers l'an 270.

On dit que le pape Jules I fit bâtir une église sous son invocation auprès du Ponté-Molé. La porte aujourd'hui appelée del Popolo, portait anciennement le nom du saint martyr. Ses reliques sont gardées dans l'église de Saint Praxède.

 

SAINT MARON

Abbé en Syrie, l'an 253

 

SAINT CYRILLE et SAINT METHODE

IIè siècle

 

SAINT ABRAHAM

Evêque de Carres en Mésopotamie + 422

 

SAINT AUXENCE

Ermite en Bithynie + vers 470

 

SAINT CONRAN

Evêque d'Orkney ou des îles Orcades au nord de l'Ecosse VIIè siècle

 

SAINT ANTONIN

Abbé de Saint Agrippin à Sorrento dans le royaume de Naples + vers 850

 

 

 

1.- COMMENTAIRES SUR LA SAINT VALENTIN

 

LES LUPERCALES

 

A Rome, en cette mi-février, était célébrée une grande fête dite des Lupercales en l'honneur du dieu Faune ou Pan pour le renouveau de la nature. C'est le jour où, selon les Romains, la nature se réveille et la fécondité renaît.

Selon la légende romaine, Romulus et Remus auraient été allaités par une louve, mais qui ne serait en réalité qu'une prostituée. En effet le mot lupercales vient de lupa,  la louve et qui, chez les Romains, désignait une prostituée, d'où le mot lupanar. Ces prostituées romaines étaient tatouées d'une tête de loup sur le bras ou la poitrine (une stèle de prostituée célèbre à été retrouvée avec cette marque)

 

Les Lupercales consistaient à égorger un bouc en l'honneur du Faune, et avec le couteau ensanglanté, à inciser légèrement le front de jeunes hommes qui allaient par la suite parcourir les rues de Rome à la recherche de femmes ne se trouvant pas enfermées chez elles, de les fouetter et parfois de les violenter, afin de les rendre plus fécondes ! En échange on leur remettait quelques pièces, d'où le cadeau offert aux femmes aimées à cette occasion.

 

L'Eglise, rapidement, voulut mettre fin à ses pratiques barbares et condamna cette fête vers 495; mais les mauvaises traditions ont la vie dure et à l'époque de Saint François de Sales il y avait toujours des débordements, bien que l'Eglise ait mis la Saint Valentin à l'honneur pour remplacer ces pratiques. 

 

 

SAINT FRANCOIS DE SALES

 

Février 1603, Saint François de Sales, introduisant les habitants d'Annecy à la Vie dévote, se gendarma en chaire, et plusieurs dimanches de suite, contre une coutume déjà ancienne dont la nature blessait la morale et la pudeur du saint homme: il s'agissait de la Saint Valentin.

 

Dans l'ancienne France le 14 février, fête de saint Valentin, godelureaux et jouvencelles s'amusaient à  jeter dans une urne un bulletin à  leur nom ; les bulletins étaient ensuite tirés par couple et ceux dont les noms étaient rapprochés par le hasard, qui pouvait être une providence, se trouvaient liés ensemble pour une année par une sorte d'alliance d'amitié: Valentin avait sa Valentine et réciproquement. Le jeune homme jouait les cavaliers servants, honorait la jeune fille de petits cadeaux, sans qu'on pût empêcher l'amitié de prendre le tour de la galanterie : les mignons de couchette en tiraient un avantageux parti. Les chroniqueurs du temps dénonçaient en effet cette « source de mille licences que réprouvaient la bienséance et la pudeur». Une particularité, certainement pas locale, en aggravait la calamité: « Même les personnes mariées», nous dit Hamon, le biographe de saint François de Sales, « prenaient part à ce coupable usage, ce qui donnait lieu aux jalousies des maris et des femmes, à beaucoup de querelles et de désordres, de familiarités défendues et de libertés criminelles.»

Censeur des moeurs et réformateur des folklores, le futur saint François fit interdire cette coutume déshonorante. Pour ne pas trop frustrer l'esprit ludique des paroissiens, il s'ingénia à  maintenir le tirage au sort. Mais triste sort ! Valentins et Valentines étaient remplacés dans l'urne par les noms des saints et des saintes du calendrier, doublés par de pieuses sentences tirées des Ecritures ou des Pères de l'Eglise. L'année durant, les jeunes gens pouvaient ainsi invoquer un saint protecteur qui leur avait été attribué et méditer pour leur usage la maxime offerte en prime. Comme quoi la vertu, dans sa morose splendeur, n'est jamais à court de ruses pour triompher dans les cœurs.

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