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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 10:10
SAINT LEON DE PATARE

SAINT LEON DE PATARE

SAINT LEON

 

et

 

SAINT PAREGORIUS

 

 

Saint Parégorius venait de répandre son sang à Patare en Lycie. Tout à la tristesse d’avoir perdu son ami et la joie de l’avoir vu donner sa vie pour Jésus-Christ, Léon ne tarda pas à avoir l’occasion de faire éclater sa foi.

 

Pendant l’absence du proconsul d’Asie qui était allé rendre une visite aux empereurs (probablement Valérien et Gallien), le gouverneur de Lucie, résidant à Patare, voulut marquer son zèle pour le culte des dieux. Il ordonna une fête solennelle en l’honneur de Sérapis avec ordre à tous les habitants de Patare de sacrifier à cette idole.

La crainte des hommes porta plusieurs chrétiens à se joindre aux païens. Devant cela, Léon fut pénétré d’une vive douleur. Etant allé prier sur le tombeau de Parégorius, il ne put s’empêcher de passer devant le temple de Sérapis où l’on offrait les sacrifices. Les païens, à ses vêtements humbles, le reconnurent comme chrétien. Faisant demi-tour, il retourna chez lui, s’endormit et eut une vision dans laquelle Dieu lui fit voir qu’il subirait le même sort que son ami. Pour être sûr de pouvoir se faire prendre lorsqu’il allait sur le tombeau de son ami, il passait toujours par le forum.

 

Un jour qu’il avait pris un autre chemin en passant par le Tychée, ou temple de la Fortune, il le vit illuminé par un grand nombre de flambeaux. En réaction à cette fête, il piétina tous les flambeaux pour les éteindre en présence du peuple.

 

- Si vos dieux, leur dit-il, ressentent l’injure que je viens de leur faire, ils n’ont qu’à m’en punir.

 

La populace excitée par les prêtres de l’idole s’écrie aussitôt :

 

- Si l’on ne se venge de cette impiété, la déesse Fortune n’honorera plus notre ville de sa protection.

 

Aussitôt informé des événements, le gouverneur ordonna qu’on lui amène Léon.

 

- Méchant vieillard, lui dit-il en colère, ton action sacrilège prouve que tu ignores la puissance des dieux immortels, ou que tu méprises les édits des empereurs, que nous regardons comme des divinités et des sauveurs du second ordre.

 

-Tu es dans l’erreur, répond Léon, en admettant qu’il y a plusieurs dieux, il n’y a qu’un seul Dieu du ciel et de la terre, qui n’a pas besoin du culte grossier que tu rends à tes idoles. Le plus grand sacrifice qu’on puisse lui offrir est celui d’un cœur contrit et humble.

 

- Réponds à l’accusation portée contre toi, au lieu de nous prêcher ton christianisme : mais je rends grâce à nos dieux de ce qu’ils ont permis que tu sois découvert après un tel attentat. Choisis-donc de leur sacrifier avec ceux qui sont ici présents, ou de souffrir la peine que mérite ton impiété.

 

- La crainte des tourments, lui répondit Léon, ne me fera jamais manquer à mon devoir ; je suis prêt à endurer tous ce que tu voudras me faire souffrir. Tes tortures ne peuvent aller au-delà de la vie mortelle ; il en est une éternelle, où l’on arrive par les tribulations, conformément à cette maxime de nos divines écritures : « La voie qui conduit à la vie est étroite. »

 

- Eh bien ! Puisqu’elle est étroite, quitte-la pour suivre la nôtre, qui est large et commode.

 

- Je l’ai appelée étroite, parce que l’on trouve en y entrant des afflictions et des persécutions à souffrir pour la justice ; mais ceux qui y marchent généreusement surmontent les difficultés par la foi qui fait pratiquer toutes les vertus. Cette voie même s’aplanit, et devient aisée pour ceux qui la suivent constamment ; plusieurs en ont fait l’épreuve.

 

Comme Léon continuait de parler, il fut interrompu par les païens et les juifs :

 

- Qu’on le fasse taire !

 

- Je lui permets au contraire, reprend le gouverneur, de parler tant qu’il voudra ; je lui offre même mon amitié, s’il veut reconnaître nos dieux.

 

- Il paraît, seigneur, que tu viens d’oublier ce que je viens de dire, car comment veux-tu que je reconnaisse pour dieux des êtres dont la nature n’a rien de divin ?

 

Ces dernières paroles mirent le gouverneur en colère : il fit fouetter Léon. Il lui disait pendant que les bourreaux faisaient leur office :

 

- Ce n’est là qu’un essai des tourments que je te prépare. Si tu veux que je m’en tienne à l’essai, il faut que tu sacrifies aux dieux.

 

- Je dois donc encore répéter ce que j’ai déjà dit tant de fois : je ne reconnais pas vos dieux et je ne sacrifierai pas.

 

- Dis seulement que les dieux sont grands et je te renverrai, car j’ai pitié de ta vieillesse.

 

- Je le dirai volontiers s’il s’agit du pouvoir qu’ils ont de perdre leurs adorateurs.

 

- Je vais te faire traîner à travers les cailloux jusqu’à ce que ton corps soit en pièces.

 

- Peu m’importe de quelle manière je meurs, puisque la mort m’ouvrira les portes du Royaume Céleste et m’introduira dans la compagnie de bienheureux.

 

- Obéis et dis : les dieux sont les conservateurs du monde, ou tu vas mourir.

 

- Tes menaces sont inutiles, qu’attends-tu pour commencer ?

 

Comme le peuple commençait à se mutiner, le gouverneur prononça la sentence : elle disait que Léon, attaché par un pied, serait traîné sur les pierres jusqu’au lieu du supplice. Voyant son désir accompli, Léon leva les yeux au ciel et fit cette prière :

 

- Je vous rends grâce, ô Dieu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, de ce que vous me réunissez si promptement à Parégorius votre serviteur. Je me réjouis d’avoir trouvé par votre grâce le moyen d’expier mes anciennes iniquités. Je remets mon âme entre les mains de vos saints anges, espérant qu’ils la transporteront dans le lieu où l’on n’a plus rien à craindre des méchants. Seigneur, qui ne voulez point ma mort, mais la conversion des pécheurs, faites que les auteurs de ma mort vous connaissent et obtiennent le pardon de leurs crimes par les mérites de Votre Fils unique Jésus-Christ notre Sauveur. Amen. Et après avoir dit une seconde fois Amen, il expira.

 

On jeta le corps du saint dans une fondrière, au bas d’un rocher, mais il ne fut pas endommagé par cette chute et ne reçut que quelques égratignures. Il y a plus : ce lieu qui était auparavant un précipice affreux, dont la vue seule effrayait les voyageurs, devint entièrement praticable, le terrain s’affermit et l’on pouvait y marcher sans courir le moindre danger. Les fidèles retirèrent le corps de Léon pour l’enterrer et remarquèrent sur son visage une rougeur mêlée d’une certaine majesté et d’un doux sourire.

 

 

SAINT SIMEON

Evêque de Jérusalem, martyr (v. 2020)

 

SAINT ANGILBERT

Septième abbé de Saint Riquier en Ponthieu. + en 814

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