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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 10:10
SAINT CYRILLE DEVANT LA DESTRUCTION DES FONDATIONS DU NOUVEAU TEMPLE DE JERUSALEM

SAINT CYRILLE DEVANT LA DESTRUCTION DES FONDATIONS DU NOUVEAU TEMPLE DE JERUSALEM

SAINT CYRILLE

 

 

Cyrille est né vers 315 à Jérusalem, ou dans les environs. De bonne heure, il étudia les Ecritures saintes et ses discours font toujours référence à elles. Il puisa une connaissance parfaite dans la doctrine de l’Eglise à travers les écrits des pères. Il étudia également les philosophes païens pour savoir quelles armes employer pour combattre l’idolâtrie.

 

Il fut ordonné prêtre en 345 par Maxime, évêque de Jérusalem, qui le chargea de prêcher tous les dimanches. Il fut aussi chargé de l’instruction des catéchumènes. Il fallait deux ans d’instruction avant de pouvoir être baptisé. Il remplit cette fonction pendant environ cinq ans et succéda à Maxime sur le siège de Jérusalem fin 350.

 

Son épiscopat commença par un miracle incontesté rapporté par les autorités (Socrate, et Philostorge auteur de la chronique d’Alexandrie). Cyrille écrivit une lettre à l’empereur Constance pour lui raconter les faits :

 

« Le jour des nones de Mai (le 7), vers la troisième heure (9 heures du matin), il parut dans le ciel une grande lumière en forme de croix, qui s’étendait depuis la montagne du Calvaire jusqu’à celle des Olives (soit 3 km.) ; elle fut aperçue non pas par une ou deux personnes, mais par toute la ville. Ce n’était pas un de ces phénomènes passagers qui se dissipent sur le champ ; cette lumière brilla à nos yeux pendant plusieurs heures, avec tant d’éclat que le soleil même ne pouvait l’effacer. Les spectateurs pénétrés en même temps de crainte et de joie coururent en foule à l’église : les vieillards et les jeunes gens, les fidèles et les idolâtres, les citoyens et les étrangers, tous n’eurent qu’une voix pour louer Notre-Seigneur Jésus-Christ, le fils unique de Dieu, dont la puissance opérait ce prodige, et ils reconnurent tous ensemble la divinité d’une religion à laquelle les cieux rendent témoignage. On dit, selon le récit de Philostorge, que cette apparition était entourée d’un cercle lumineux. »

 

Saint Cyrille terminait sa lettre en faisant des vœux pour que l’empereur puisse glorifier à jamais la Sainte et Consubstantielle Trinité. L’Eglise grecque l’honore le 7 mai.

 

Quelque temps après,  une dispute éclata entre Cyrille et Acace, archevêque de Césarée semi-arien qui, par la suite, le deviendra totalement. Il s’agit d’abord de droits de juridiction, car Acace voulait se prétendre métropolitain…, qui entraînèrent par la suite des disputes sur la doctrine et la consubstantialité du Verbe. Attaché au Concile de Nicée, Cyrille ne voulut pas se rendre à un concile réuni par Acace où n’étaient présents que des évêques ariens. Au bout de deux ans, Cyrille ne s’était toujours pas rendu à sa convocation, alors Acace le déposa sous les fausses accusations d’avoir vendu, pendant une famine, les biens de l’Eglise pour nourrir les pauvres !

 

Sentant la détermination colérique de ses ennemis monter en puissance, Cyrille se retira à Antioche, puis à Tarse en Cilicie où il fut très bien reçu par Sylvain, évêque de cette ville. Cyrille fut rétabli par le concile de Séleucie en 359, mais les ariens le firent déposer l’année suivante à la suite d’un de leur concile à Constantinople.

 

Toute sa vie, Cyrille eut à lutter contre les ariens, comme lors du concile de Sardique qui confirma les dires des pères du concile de Nicée. En 381, il condamna encore les semi-ariens et les Macédoniens. Les évêques orthodoxes (dans le sens de catholiques fidèles), l’année suivante, rendirent à la foi le témoignage le plus éclatant, en déclarant par une lettre envoyée au pape Damase et aux occidentaux « que le très révérend Cyrille, évêque de Jérusalem avait été élu canoniquement par les évêques de la province et avait souffert plusieurs persécutions. »

 

Mais l’empereur Julien excitait les Juifs par derrière pour qu’ils reconstruisent le temple de Jérusalem, en leur donnant même beaucoup d’argent et de matériaux. Les Juifs de toutes conditions, hommes et femmes se mirent à la reconstruction du temple ; mais Cyrille avait confiance dans la parole du Seigneur qui avait dit qu’il n’y resterait pas pierre sur pierre.

 

Cependant la démolition avançait et l’on se préparait à faire les fondations… mais laissons un auteur païen dont on ne peut suspecter le témoignage, Ammien-Marcelin, nous raconter l’histoire :

 

« Pendant que le comte Alypins, assisté du gouverneur de la province, pressait vivement les travaux, d’effroyables tourbillons de flammes s’élancèrent des endroits contigus aux fondations, brûlèrent les ouvriers, et leur rendirent la place inaccessible. Enfin cet élément persistant toujours, avec une espèce d’opiniâtreté à repousser les ouvriers, on fut obligé d’abandonner l’entreprise. »

 

Les écrivains ecclésiastiques dirent qu’en plus des éruptions de feu il se produisit des tremblements de terre et des ouragans, que la foudre tomba ; qu’on vit des croix imprimer des corps et des habits et qu’on distingua dans le ciel une croix lumineuse entourée d’un cercle. En tout état de cause, Saint Grégoire de Nazianze affirma que tous les ouvriers qui se trouvaient encore sur le chantier périrent brûlés ou furent blessés par la colère du ciel. Ces phénomènes recommencèrent à chaque fois que l’on voulait reprendre le chantier. Beaucoup de témoins rapportèrent ces événements : Saint Grégoire de N., Saint Chrysostôme, Saint Ambroise, Rufin, Théodoret, Socrate, Sozomène etc. Libanius auteur païen parle de tremblements de terre et même les Juifs en parlent dans leurs synagogues.

 

Certains Juifs s’écrièrent alors que Jésus-Christ était Dieu ainsi que plusieurs païens, qui se convertirent. Quant aux autres Juifs, ils s'entêtèrent dans leur opiniâtreté en rejetant la lumière.

 

Furieux contre Cyrille Julien jura qu’il se vengerait de lui à son retour de la guerre contre les Perses, mais il fut rattrapé par la mort avant de mettre son projet à exécution.

 

Cyrille fut encore exilé en 367 par l’empereur Valens Arien lui aussi. Il ne revint à Jérusalem qu’en 378 lorsque l’empereur Gratien restitua les églises aux catholiques. Cyrille assista au concile général de Constantinople en 381 et rendit son âme à Dieu en 386. Saint Cyrille est docteur de l’Eglise.

 

SAINT ALEXANDRE

Evêque de Jérusalem, martyr en 251 (v. 2020)

 

SAINT FRIDIEN

Evêque de Lucques + en 578

 

SAINT EDOUARD

Roi d’Angleterre, martyr. Roi en 975 à 13 ans.

 

SAINT ANSELME

Evêque de Lucques + en 1086

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