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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 08:06

Suite et fin de l'extrait

 

C’est ainsi que nous donnons des noms à ces atteintes qui frappent l’être et que nous finissons par en démêler les modifications, car il y a le propre de la maladie, de ses moeurs essentielles, et il y a les apparences, qu’elle partage souvent avec beaucoup d’autres. La fièvre écarlate apporte des maux de tête comme les souffrances de la gorge ou les encombrements d’estomac, mais, cinq jours après les premiers signes, elle fait apparaître des plaques rouges sur la chair, dans la chair même et non en dessus comme les boutons de variole. En face de ces stigmates et de la violence effrayante du pouls, nous nommons cet état de faiblesse « fièvre scarlatine » ; et c’est le diagnostic. Qui nous permet le pronostic, et d’assurer que le malade subira trente jours de fébricité, et qu’il pèlera ensuite comme un oignon qui se dessèche. La thérapeutique est plus délicate, et même peut dépendre du malade. La Nature, pour la fièvre scarlatine, semble avoir besoin de chaleur et de confinement, avec beaucoup de liquides. La réunion de toutes ces remarques forme le savoir médical et sa philosophie qui est très haute. Le médecin est en lutte à toutes les possibilités ; il les maîtrise, et juge : Il y a ici un grand acte de puissance personnelle. Hippocrate est le premier qui sut mettre de l’ordre dans l’abondance des faits, dans leur désordre, et, dans le désordre, aussi, des mires présomptueux. Il a prôné l’expérience et l’observation avant toute chose ; et il a placé la doctrine sous le joug du fait. Enfant il est probable qu’il n’y a qu’une maladie, une seule ; et peut-être, un remède, un seul. Mais Hippocrate n’a pas osé l’affirmer, et, en attendant, la classification, la méthode nous permettent de déceler de suivre toutes les ramifications du MAL, de relever ses mensonges, de soulever ses masques.

 

/…/

 

- Où en es-tu de tes études, seigneur Raoul ?

 

- Je traduis les Aphorismes, mon Père.

 

- Ce sont des remarques judicieuses et expérimentées. Peut-être, cependant, dans un esprit sans formation pratique, auraient-elles le tort de surcharger la mémoire et d’encombrer l’entendement avant que l’expérience ne lui eût livré la réalité, l’accord avec l’observation personnelle. Hippocrate était, par son père, l’arrière-petit-fils d’Æsculape, et, par sa mère, Périthée, un descendant d’Hercule. Il appartenait à la race des Asclépiades. Il était issu du dieu d’Epidaure, qu’il ne faut pas confondre avec l’ Æsculape égyptiaque… Il se trouvait donc, dès l’enfance et par le sang, initié. Toi, jeune homme, tu descends peut-être d’Hercule, mais tu n’as rien à voir avec Asclépios… Le savoir, chez vous, est une chose toute nouvelle ; prends garde qu’il ne t’étouffe ! On ne sort pas impunément de sa lignée. Les seigneurs ont beaucoup massacré, et, quant à guérir…

 

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