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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 15:00
© iStock/Getty Images Plus/Sidney de Almeida Eucharistie.
1751, à Paris, Voltaire est informé d’un miracle eucharistique !

 

L’avocat parisien Edmond-Jean Barbier, célèbre commentateur du règne de Louis XV, débute ainsi sa chronique du mois de juin 1725 : « Il y avait longtemps que Dieu n’avait pas fait de miracles. Nous en avons eu un à Paris, le dernier mai, à la procession de la grande Fête-Dieu… »

Anne La Fosse (née Charlier), 45 ans, est une femme de condition modeste habitant le faubourg Saint-Antoine à Paris (France). Elle est profondément catholique. Mais sa santé s’est dégradée au fil du temps. Elle est paralytique et victime d’hémorragies depuis plusieurs années.

Elle place ses espoirs en Dieu. A l’approche de la Fête-Dieu de 1725, bien qu’incapable de se déplacer elle-même, elle envisage de se faire porter par une tierce personne jusqu’au seuil de son immeuble afin de voir le Saint-Sacrement qui, selon elle, la guérira.

Son état est alors alarmant. Même son confesseur lui déconseille d’essayer de sortir. Pugnace, Anne réussit à convaincre ses voisins de la descendre de chez elle.

La procession approche. Un dais protège l’ostensoir porté par l’abbé Goy, curé de Sainte-Marguerite.

Anne le sait. Jésus va l’aider.

Lorsque le dais parvient à sa hauteur, Anne se jette par terre, se traîne sur le sol jusqu’au prêtre qui n’en revient pas. Les gens l’entendent crier : « Seigneur, tu peux me guérir si tu le veux. »

L’abbé Goy ne sait pas quoi dire à cette femme sortie tout droit de l’Evangile. Il tourne la tête vers les fidèles aux alentours, comme pour leur demander de l’aider, de la relever. 

Mais d’assistance, Anne n’en a plus besoin. Après avoir senti un tremblement terrible dans son corps, elle se lève subitement, comme si elle n’avait jamais souffert. A la vue de tous, elle suit la procession jusqu’à l’église paroissiale de Sainte-Marguerite.

Bientôt informé, le cardinal-archevêque de Paris, Louis-Antoine de Noailles, diligente une enquête. Une centaine de témoins sont entendus. Chaque détail du prodige est scruté avec attention. Cinq médecins auscultent la miraculée, sans rien expliquer.

Le 10 juin 1725, le cardinal de Noailles publie un mandement reconnaissant le prodige. Un Te Deum est chanté dans l’église Sainte-Marguerite, et une procession célèbre le miracle, de cette paroisse jusqu’à Notre-Dame : première procession dite de « Madame de La Fosse » qui sera renouvelée chaque année jusqu’à la Révolution. Anne y prit part jusqu’en 1751.

Un homme pour le moins inattendu reçut le mandement des mains de son auteur, le père Couet, grand vicaire de l’archevêque de Paris : Voltaire. L’auteur du Dictionnaire philosophique a rencontré Anne La Fosse, certainement deux ou trois fois.

Dans Paris, une rumeur court en ce début de XVIIIe siècle : Voltaire l’incrédule s’est converti…

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