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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-NC-ND 2.0/Fr Lawrence Lew, O.P. Procession mariale aux flambeaux à Lourdes.
Lourdes, 1920. Récit de mère Marie du Christ, guérie par le Saint-Sacrement

 

En janvier 1920, Raymonde Bonnenfant, 13 ans, est transportée d’urgence à l’hôpital Bellier de Nantes (France, Loire-Atlantique). Le diagnostic est sérieux : crise d’appendicite aiguë.

L’état de santé de l’adolescente est préoccupant. Elle ne peut être opérée car son organisme est jugé trop faible pour supporter une intervention.

Il faut attendre le 23 février suivant. A cette date, son état a empiré. L’appendicite s’est transformée en péritonite et une tuberculose intestinale a attaqué ce qui restait de vitalité à Raymonde. Ses os subissent dorénavant les assauts redoutables du mal de Pott.

Pour les médecins, la situation est claire : Raymonde n’a plus guère d’espérance de vie.

Sa famille n’entend pas se résigner pour autant. L’ultime espoir prend la forme d’un pèlerinage à Lourdes en août 1920. Lorsqu’elle parvient dans la cité mariale, Raymonde est à bout. Elle témoigne :

« De notre maison à la gare, il y avait environ trois cents mètres. On m’étendit sur un matelas dans une petite charrette à bras ; le trajet fut des plus pénibles. Un docteur, un prêtre, une religieuse ne quittèrent plus mon chevet à partir de Bordeaux. A Lourdes, on dut porter mon brancard à bras pour éviter toutes les secousses. Chaque jour l’état s’aggravait. La souffrance était indescriptible. »

Le troisième jour du pèlerinage, l’infirmière qui l’accompagne lui frotte le front avec l’eau de la grotte, les médecins ayant interdit qu’elle soit baignée aux piscines. 

Le lendemain, son état s’étant encore dégradé, on interdit même ces lotions ainsi que son transport sur l’esplanade du sanctuaire pour la procession du Saint-Sacrement.

Clouée dans son lit de douleur, Raymonde s’aperçoit brusquement que tous les lits autour d’elle sont vides : les malades ont été amenés sur l’esplanade, tous, sauf elle !

« Malgré le sang qui me bouchait en particulier la gorge, je m’écriais : “Je veux le voir avant de mourir…” », explique-t-elle.

Elle parvient « par signes » à faire comprendre à l’infirmière de garde qu’elle veut assister à la procession. Sachant la situation, celle-ci part à toute allure demander l’autorisation au médecin, qui lève l’interdiction, pensant qu’il s’agit là de la dernière volonté de la malade…

La suite, c’est l’évangile :

« La souffrance était si vive que je m’évanouissais fréquemment. Mon brancard était inondé de sang [...]. Le curé de Saint-Nicolas de Nantes, qui portait le Saint-Sacrement s’arrêta en face de moi. Je vis Jésus. Un bras me souleva doucement - on me dit ensuite que personne ne m’avait touchée -. Brusquement, comme un coup de couteau, une douleur me frappa au cœur : j’étais guérie. Un des brancardiers, qui ne pratiquait pas, tomba à genoux. Il venait de retrouver la foi.

Raymonde est devenue religieuse sous le nom de mère Marie du Christ.

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