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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Zolnierek
Le miracle eucharistique d’El Cebrero

 

En 1300, aux confins de la Galice et du Léon (Espagne), le paisible village espagnol de Cebrero, situé à 1300 mètres d’altitude, est une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne, Galice). Depuis le XIe siècle, des moines français de Saint-Géraud d’Aurillac ont pour mission de les accueillir dans leur monastère de Sainte-Marie de Zebrero.

Juan Santin, modeste paysan, est un homme apprécié dans la localité. Fervent chrétien, il ne raterait la messe pour rien au monde.

Un jour, alors qu’une forte tempête s’est levée sur la région mêlant averses et vents furieux, Juan quitte sa maison pour se rendre à l’église du monastère. Il y parvient sain et sauf. L’église est vide, les intempéries ayant eu raison de la piété des villageois.

L’un des chapelains vient de dire la prière de consécration du pain et du vin. Le prêtre, surpris de la présence de Juan, se dit au fond de lui : « Que vient donc faire ici cet homme au milieu d’une telle tempête ? Pourquoi se fatigue-t-il autant pour contempler un morceau de pain et une coupe de vin ? »

A cet instant, l’hostie consacrée change complètement d’aspect, se transformant en un morceau de chair sanguinolente. Affolé, le prêtre porte le calice à ses lèvres, laissant couler quelques gouttes d’un liquide rougeâtre sur le corporal disposé sur l’autel où il coagule rapidement. Il n’en revient pas : ce n’est plus du vin, mais du sang !

Les moines sont alertés. Tous rendent grâce. Malgré la tempête, on court de ci, de là pour informer la population.

Dans les jours suivants, les fidèles accourent par centaines pour voir l’hostie miraculeuse. L’un d’eux raconte : « Moi, bien qu’indigne, je suis passé par ce lieu, je suis allé adorer ce saint mystère et j’ai vu les deux ampoules. L’une d’elles contient le sang tel que s’il venait de se cailler, aussi coloré que celui d’un chevreau que l’on viendrait de tuer ; quant à la chair, elle apparaît à travers le verre comme une viande boucanée, colorée et sèche. Le calice que l’on conserve et que l’on montre [surnommé le saint « Graal galicien »] porte encore les traces du sang. »

Ces reliques sont portées en procession le jour de la Fête-Dieu, le 15 août et le 8 septembre (Nativité de la Vierge) de chaque année. On estime entre 10 et 12 000 le nombre des fidèles du Cebrero.

Une bulle du pape Innocent VIII datée de 1487 mentionne les faits. En 1496, une bulle d’Alexandre VI atteste que le vin de la messe fut réellement changé en sang. A l’extrême-fin du XVe siècles, les Rois Catholiques, Isabelle et Ferdinand se sont rendus sur place et ont vénéré les reliques eucharistiques. A cette occasion, ils firent placer la chair et le sang, chacun séparément, dans dans une fiole de cristal de roche que l’on plaça dans une cassette d’argent.

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