Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:38
un parisien arrêté par la police hier soir devant le Palais de l'Elysée
... derrière plutôt, restons modeste, enfin essayons !
 
Je descendais de Saint Augustin, je sortais des fameuses soirées de la rue de Saint Petersbourg, qui seront racontées en leur temps ; il n'était pas si tard mais la nuit était déjà tombée, j'étais perdu dans mes pensées mais non pas dans mon chemin, je longeais le trottoir le long des grilles du jardin de l'Elysée, un policier me salua au tournant vers la Concorde, où je me rendais. Cent mètres plus loin une policière m'arrêta, elles étaient deux, une seule m'accosta : "Je vais vous arrêter, il est interdit de passer, c'est l'Elysée !" en me désignant le trottoir opposé, celui de droite.
 
Comme j'allais traverser elle m'arrêta de nouveau : "Attendez !" en effet des voitures passaient, elle se mit au milieu de la rue les deux bras écartés et me fit signe de passer, je traversais et me retrouvais face à des barrières cadenassées tout le long du trottoir. Comme je commençais à marcher dans le caniveau elle m'arrêta une nouvelle fois : "Attendez, je vais vous ouvrir !" J'attendis, en effet on ne pouvait accéder au trottoir sur lequel on avait le droit de marcher, sévèrement défendu à l'inverse de celui sur lequel on n'avait pas le droit de marcher.
 
Elle n'arrivait pas à ouvrir, la situation devenait ambiguë, sa collègue de l'autre côté observait la scène avec intérêt, moi aussi. Je lui proposais de l'aider, avec ménagement néanmoins, pour ne pas la vexer, elle se dirigea résolument vers la barrière suivante qu'elle réussit à ouvrir sans mon aide et me fit signe triomphalement de passer, je m'exécutais prudemment en lui disant aimablement "je vous donne bien du dérangement", elle me répondit non moins aimablement "vous ne pouviez pas savoir".
 
On était le 31 août au soir mais c'était déjà l'air vivifiant du mois de septembre, ma policière refermait soigneusement derrière moi la barrière, je poursuivais mon chemin, après c'était les gendarmes, mais tous des hommes, aucun ne m'a arrêté, j'ai traversé la Concorde plus déserte qu'en plein mois d'août, les touristes étaient repartis, ensuite, pour le plaisir, j'ai traversé la Seine sur le pont de la Concorde, c'est beau Paris la nuit.
 
Je me suis encore fait arrêter de l'autre côté, par des touristes qui n'étaient pas encore partis, des Polonais qui m'ont demandé l'Assemblée Nationale, on était face à la Seine, je me suis tourné vers la gauche et leur ai désigné le sombre bâtiment : "c'est là !" - "Non, le métropolitain !" a répondu le jeune polonais qui parlait intégralement le français ; c'était de l'autre côté, j'y allais aussi, d'ailleurs au-dessus de l'éntrée Guimard brillaient faiblement en lettres capitales blanches sur fond rouge METROPOLITAIN.
 
Ils ont prit la direction d'Issy et moi celle de la Chapelle, il était temps de rentrer avant de se faire arrêter de nouveau.
Assum


Merci le parisien !



Partager cet article
Repost0

commentaires

L

Ben, fallait pas vous arrêter en si bon chemin !


 


LR
Répondre
P

On va envoyer le parisien enquêter sur le sujet, où qu'il habite le président, est-y à l'Elysée ou parti en week-end discrétos sans gyrophare, on sait pas, lui y saura le parisien, à moins qu'il
ne se fasse alpaguer par ses policières et mettre au frais pour le calmer, ça lui fera quelque chose à raconter : Une accorte policière m'accosta sur la voie publique où je me promenais quasi
innocemment et me demanda mes papiers, "vous êtes mieux en réalité que sur la photo" me dit-elle, "j'étais plus jeune, j'avais l'air plus bête" lui répondis-je d'un air presque intelligent,
"c'est bon pour cette fois, mais faudra refaire vos papiers" me signifia-t-elle en me les rendant et elle arrêta la voiture du président qui sortait de l'Elysée pour me faire traverser etc...
etc...
Répondre
L

N'étant pas parisienne (fort heureusement, d'ailleurs) cher Parisien,  je n'étais pas au courant de ces mesures !


Je les croyais donc et subséquemment dues à l'humeur d'un certain président......


LR


 
Répondre
U

Monsieur l'Abbé, l'imparfait du subjonctif est l'un des sujets les plus passionnant qui soit, comme le souligne votre intervention du reste, heureux de vous retrouver ici !... le plus-que-parfait
du subjectif est plus hasardeux et pas toujours passionnant, je vous l'accorde, aussi oublions ce texte aussi ennuyeux que la place de la Concorde, je préfère les récits d'Ewondo, de ses visites
dans les fumeries d'opium de Saïgon de la rue Catinat et dont il n'a pas épuisé les charmes, si douteux soient-ils.


*


Pour Dame LR, les mesures "provisoires" le sont depuis plusieurs années comme il était suggéré dans ma réponse qui manquait peut-être un peu de didactisme... elles n'ont donc rien de "subites",
mais il est vrai qu'on les subit !
Répondre
T

Monsieur l'abbé, j'attends ........


Mais ma patience est sans limite !


 


Bien à vous.


 


The Webmestre
Répondre
A

Heu..... c'est passionnant ! 
Répondre
L

Cher Parisien,


Ne gâchez pas votre style inimitable en loupant vos imparfaits du subjonctif !


 Ecrivez donc : "Il eût été étonnant que celui-ci dérogeât..."


Avouez que cela a franchement de la gueule !


Oups ! pardon pour cet écart de langage ...


LR (le censeur de la banquise qui file attaquer une montagne de repassage...)
Répondre
L

Pour le moment le tirage est bon !


Mais faut travailler mon cher !


Car comme les roses, les lauriers se fanent vite ......


 



Répondre
U

Quelques petites précisions concernant mon éditeur préféré, j'ai nommé Gallimortimard, auquel me lie un contrat d'emploi très précaire renouvelable à chaque texte, (y compris ceux partis
directement à la poubelle) : le titre, comme précisé dans l'envoi, était "un parisien arrêté par la police devant l'Elysée" et non "De La Part d'Assum", ainsi que la signature dont il était
précisé également : "le texte est donc d'un parisien" !


*


Je ne sais si mon éditeur, ou futur ex-éditeur, me pardonnera ces remarques d'un parisien (tête de chien), les éditeurs sont connus pour être de grands maquereaux devant l'Eternel, il aurait été
étonnant que celui-ci dérogea à la règle, il n' y a donc rien que de très normal à ce que mon talent soit ainsi prostitué, on ne m'en tiendra pas (trop) rigueur, j'espère.


*


J'ignore si les zéditeurs sont sensibles à l'humour de leurs écrivaillons, il semblerait que l'appréciation se fasse aux résultats des chiffres : si ceux-ci sont bons on rit, on s'esclaffe
joyeusement, si les chiffres sont moyens on ricane sans toutefois oublier l'injure, à chiffres mauvais c'est un grand coup de pied dans le derrière en allant voir et se faire voir ailleurs...
ainsi va la vie de l'édition à Paris comme à Marseille !


*


un parisien (écrivaillon délocalisé)
Répondre
L

Le prochain texte d'Assum sera en bleu turquoise !


 


 


La rédaction
Répondre
L

M'enfin, comme dirait Gaston, c'est le président qui a la trouille ou quoi ? Pourquoi ces mesures de sécurité subites ?? On devient vraiment parano, de nos jours !


 


LR
Répondre
M

 


Merci Assum pour ce beau texte.


 


Madame Zouave
Répondre
U

Merci chère LR, oui un peu de poésie supplémentaire ne saurait nuire à cette station dont j'ai généreusement 'guimardisé' l'entourage d'entrée, néanmoinss de fer forgé d'origine auquel j'ai forgé
par ajout un nom aussi connu des parisiens que celui de Jacob Delafon, mais pas pour les mêmes raisons !


Vous pardonnerez également les caractères trop gras qui ont eu le don de mortifier l'Archange, une impression plus modeste aurait davantage convenu, mais je ne suis pas l'éditeur !


Venons à l'explication : des barrières de sécurité ont été disposées à l'entour de certaines parties de l'Elysée mais rien ne les signale à l'attention du piéton qui s'en retrouve prisonnier sans
s'en apercevoir, d'où les excuses réelles, tout comme le reste du récit, de la policière ("vous ne pouviez pas savoir..."). Cette situation est sans doute le fait d'une mesure "provisoire"
transformée en mesure permanente mais sans doute illégale du point de vue de la loi et les autorités ont donc évité de mettre des panneaux... illégaux ! il s'agit de la voie publique, et
curieusement le trafic des voitures devant l'Elysée à cet endroit se poursuit, or d'un strict point de vue de sécurité on peut mettre bien plus d'explosif dans une voiture que sur un passant et
un conducteur-kamikaze qui se ferait exploser avec sa voiture en passant à cet endroit raserait tout dans un rayon assez large, y compris une bonne partie de l'Elysée !



Répondre
L

Archange !


On s'en fiche !!


Dites, le Parisien, pourquoi ces barrières ?? Je n'ai rien compris !


 


LR (idiote)
Répondre
E

Une correction : il n'y a pas d'accès Guimard à Assemblée Nationale ! C'est une ligne du Nord-Sud...
Répondre

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !