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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 11:33

La suite tant attendue de notre saga !

 

La procession s’ébranle, il faut veiller à ce que les petits ne se marchent pas dessus et ne fassent pas un troupeau informe. Les mains jointes !!! Ce n’est pourtant pas compliqué. Le thuriféraire doit avoir un train à prendre, il ne marche pas, il court. On arrive dans le chœur, embouteillage ! On leur a pourtant expliqué mille fois ! On génuflecte, on se salue et on gagne sa place !


Les ministres arrivent à l’autel, à mon signal tous génuflectent, et à genoux. Le célébrant entonne d’une voix grave : Asperges me. Fait le signe de croix avec l’aspersoir, asperge l’autel et les ministres. Ca  y est le thuriféraire s’est encore relevé avant mon signal, il va m’entendre celui-là ! On part pour asperger les personnes qui viennent rendre leur devoir dominical !


L’allée centrale n’est pas bien grande on a du mal à passer à cinq, surtout au bout quand il faut faire demi-tour, et joyeux bazar, l’abbé ne sait plus où est le bénitier, d’un geste ferme il replace le thuriféraire pour qu’il soit à sa gauche. Dans l’allée une petite vieille déborde, tant pis, on ne peut pas faire dans la dentelle, elle sera bousculée, depuis le temps elle doit avoir l’habitude.


Une fois que le célébrant a mis sa chasuble, la messe commence. Les deux acolytes bâillent aux corneilles, d’un regard courroucé ils comprennent qu’ils doivent mettre à genoux. On encense l’autel, mais le thuriféraire n’est pas là ! Un grand va voir ce qu’il se passe dans la sacristie, il était au WC !!! Les ministres attendent à l’autel, ils font une pause liturgique !

Arrive l’Evangile, je crains toujours le pire, le mouvement n’étant pas forcément commode. Comme d’habitude les deux acolytes sont encore assis et pas du tout prêts, je redescends, et d’un ton sec leur intime l’ordre de se bouger le … ! Ah, pour savoir, ils savent, mais dans la pratique, il n’y a plus personne…


Tout le monde est bien en place au pied de l’autel, et pour une fois la schola ne chante pas l’alléluia trop lentement (pas comme dans une certaine grande ville de province, où j’ai entendu du grégorien pour maison de retraite !!). Un des acolytes a failli avoir le micro…

Le diacre chante l’Evangile, et évidemment a failli oublier de le lire en français. On repart, le thuriféraire ne reste pas avec le diacre pour l’encensement du célébrant. Du coup ce dernier reste tout seul dans le chœur, je le renvoi illico presto au diacre ! Faudra revoir ça aussi !

Le prêtre à la banquette quitte chasuble et manipule, et se rend, précédé de votre serviteur, à la chaire.

 

Les annonces, il y en a un paquet. La vente de vin sur le parvis après la messe pour financer la réparation de la pendule devant la chaire et d’autres encore. Le sermon… au bout d’un moment je décroche, je vois de loin le sous-diacre qui pique du nez…


Retour au chœur, l’organiste, toujours pressé, donne le ton du Credo avant même que le célébrant ait remis sa chasuble… A l’offertoire, le joueur d’orgue donne le ton férial au lieu du ton festival… grrr.


 La messe se déroule à peu près normalement, je dis bien à peu près. Votre serviteur a oublié un ciboire à consacrer, le célébrant a sûrement envie de me le faire avaler… je ne suis pas fier. L’acolyte connaît mal les coups de sonnette, il sonne un peu n’importe quand. Agnus Dei, ça ne loupe pas, il sonne. Le thuriféraire intervient pour lui expliquer que c’est plus loin qu’il faut sonner.


Communion, le foutoir dans le chœur comme à chaque fois. Pendant ce temps là j’accompagne le diacre au banc de communion. Y a des petits enfants qui se collent au banc de communion, j’ai du mal à placer le plateau. J’applique ce que m’avait dit un abbé en son temps, tant pis faut décapiter. Donc je force.


Les ablutions, l’acolyte rêvasse, il se réveille et apporte les burettes à l’autel, il failli trébucher sur les marches de l’autel avec sa soutane un peu longue. La dernière oraison chantée, je ferme le missel et prend le carton des intonations pour l’Ite missa est, et là, le tapis des jours de fête  se dérobe sous mes pieds et je commence à glisser, jouant, pour garder l’équilibre, à l’hélicoptère. Je me retourne, je vois le diacre qui pouffe et a du mal à chanter l’Ite missa est.


Salve regina, départ en procession, retour à la sacristie, cette fois-ci le thuriféraire est trop lent, il a du louper son train… par contre moi j’aimerais bien qu’on accélère, le dimanche je n’ai pas le temps… je travaille moi !

 

A suivre.

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commentaires

F

Excellent Parvula, le coup du bébé !! Z'êtes sûre que c'étaiy innocent ????


Dites donc Archange ça ne rigole pas avec vous, on croirait que vous les attendez avec le fouet à la sortie !!! Mais j'ai bien ri !


Bon en tout cas moi j'ai retenu un truc : pas de poussette dans l'allée à l'asperges me : une fois la chape de l'abbé l'a accrochée et la poussette a volé
(oui c'est aussi un abbé qui fonce et non il n'y avait pas de bébé dans la poussette)


Et en parlant de pommes Parvula, cet été notre grand s'est écroulé cet étés sur les marches de l'autel, la branche de ses lunettes lui a ouvert l'arcade,
rien de grave mais je vous laisse imaginer le joyeux bazar ! Je crois qu'Archange aurait eu une crise cardiaque !!!!
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E

Parvula :



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C

Parvula vous venez de me faire éclater de rire en imaginant votre tête dans cette situation !!


 


Je me disais déjà que le front du bébé pour le signe de croix, hein, bon, hum ...
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P

Le bébé qui tête discrètement je connais... jusqu'à son extrême limite :


Lorsque notre aîné était petit, nous sommes allés avec lui à un feu de camp scout. A la fin de la veillée, alors que j'étais bien installée avec mon bébé qui " têtait discrètement", voilà une
jeune scout de nos amis (14 ans à l'époque) qui vient nous saluer gentiment, fait un compliment sur le bébé que dans le noir il ne voyait guère et caresse... ce qu'il a cru être la joue du bébé !
(enfin, j'espère)
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E

Combien de fois n'ai-je pas vu des Mamans radieuses s'agenouiller au banc de communion pour recevoir Notre Seigneur
sur la langue, et leur bébé qui têtait ... discètement ... Le prêtre traçait un signe de croix sur le front du nourisson


 


Bon, c'était en Afrique, et tous savaient chanter en Grégorien.


 


Pierre.


 
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S

Pierre, vos commentaires sont toujours aussi intéressants et il faudra, un jour, les publier pour la Banquise !!!!


      Caro.
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L

Bravo Pierre ! J'imagine très bien votre tête angélique et votre regard insistant, capable de culpabiliser les "radasses", comme vous dites.


 


LR
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E

Merci cher Archange, et voyez que je n'ai jamais su servir la messe ... j'habitais en brousse et n'ai jamais pu
suivre les cours : catéchisme le jeudi, confession le samedi et messe le dimanche, et aucune disponibilité autre ...


 


Le prêtre m'avait dit "Puisque tu ne sais pas servir la messe, tu feras la quête !".


 


Là, j'étais un terrible gamin, et comme je connaissais tout le gratin de la capitale, quand je tendais ma petite corbeille en faisant un regard doux, mais insistant (et très intéressé), de "petit
ange" , aux grosses fortunes du coin ... certains cherchaient quelques billets de plus en se sentant mal à l'aise, ne voulant pas passer pour des radasses et j'étais tout content de revenir à la
sacristie avec la corbeille garnie !


 


Dans votre texte, vous avez oublié les p'tits garçons qui quêtent ... C'est important comme boulot, le nerf de la
guerre, la Cavalerie de Saint Georges.


 


Voyez comment j'ai fait par la suite une école commerciale (avec DSK qui lui faisait section finances quand je faisais section marketing) ...


 


Pierre.
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S

Véridique : il y a quelques années au cours d'un sermon, un enfant faisait des siennes. Le Père Curé a eu le "culot" de
demander à l'enfant de sortir !!


 "Laissez venir à moi les petits enfants".


      Caro.
Répondre
P

Et pendant ce temps les bonnes grosses mères de famille dont je fais partie tâchent de tenir leurs bambins en silence à défaut d'immobiles, tout en jetant un coup d'oeil vers les rejetons
qu'elles ont dans le choeur, quitte à réveiller monsieur pour qu'il aille sortir celui qui est en train de tomber dans les pommes (vecu : j'ai traversé l'allée centrale en plein mouvement de
communion avec un bébé dans les bras et un petiot accroché à mes jupes )


On ne se doute pas de ce que vivent les autres...


 
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T

 Merci Archange. J'espère que ce sera une longue suite!


A bientôt de vous lire.
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S

Archange : pouvez-vous nous dire pourquoi le célébrant retire sa chasuble au moment du sermon ? Est-ce parce qu'il
est le "berger" au milieu de son troupeau (l'assemblée) ?


 Caro.
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M

 


Ouarf ! J'ai bien ri . A la prochaine RIB, cher Archange, vous nous faites l'hélicoptère 


 


. La suite ! La suite !


 


Archange, je vous envoie un mail pour la réservation de chambre.


 


Madame Zouave
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L

Moi aussi. J'aimerais bien vous voir jouer à l'hélicoptère !!


LR
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M

Merci cher Archange, j'ai bien ri pendant ma pause .


Mimi
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