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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:19

Si vous le souhaitez....

C'est poignant !

 

 

 

Voilà le texte si beau et si touchant, rempli d'espoir et de grâce d'une Japonaise de Sendaï... Goûtez les saveurs du coeur, ravivées,intactes...

Voici une traduction rapide de ce courriel d'une survivante au Japon.

 La vie ces jours-ci a Sendai est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant devenue totalement digne de ce nom !
 Nous partageons tout: eau, aliments, ainsi qu' un chauffage d'appoint au fuel. La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce, nous dinons "aux chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.
Les gens font la queue pour s'approvisionner dés qu'un point d'eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, a regarder les infos sur leur GPS.
Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.
 Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.
 Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s'entraidait! "
Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.
Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit a un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau mais pas d'électricité, et d'autres le contraire.
 Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux mais c'est de peu d'importance.
J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement, intuitivement, instinctivement, chaleureusement, et survivre, non pas en tant qu'individu mais en tant que communauté entière...
Des univers différents se côtoient étrangement:
Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil! 
Là, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien.
Puis aussi quelques touches de grande beauté: d'abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles. D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux... Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l'air frais de la nuit.
 Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques: chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même ou je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil! Qui les a déposées? Je n'en ai pas la moindre idée!
Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide.
Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique!
On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde.
J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés.
Hier soir, autre bienfait: le mari d'une amie m'apporte de la campagne des provisions et de l'eau.
Je viens de comprendre a travers cette expérience, qu'une étape cosmique est en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus.
Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport a ce qui vient d'arriver. Eh bien non! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette "re-naissance" mondiale est dure, et pourtant magnifique!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mortimer http://imdoc.fr/forum/images/perso/amandarine.gif

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commentaires

M
<br /> <br /> tatitatatita titatititititati <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mirabelle <br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Prions pour le Japon<br /> <br /> <br /> Notre-Dame d'Akita priez pour nous !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Philomène<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Merci, Philomène....<br /> <br /> <br /> LR<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> L'histoire se répète .....<br /> <br /> <br /> Pas complètement chère Philomène !<br /> <br /> <br /> L'US Navy est venue en aide aux japonais ....<br /> <br /> <br /> C'est bien !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mortimer <br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> et aussi :<br /> <br /> <br /> je me permets de reproduire ce texte que je viens de découvrir ici :<br /> <br /> <br /> http://noxmail.us/Syl20Jonathan/<br /> <br /> <br /> D’Hiroshima à Fukushima<br /> <br /> <br /> (FUKUSHIMA) Le matin du 6 août 1945, Kayoko Shibata, 15 ans, se rendait à pied à son travail, dans une usine. Elle n’allait pas à l’école, car elle devait<br /> participer à l’effort de guerre.<br /> <br /> <br /> Elle ne se rappelle plus s’il faisait beau. «Tout était calme, c’était une journée ordinaire», dit-elle.<br /> <br /> <br /> À 8h16, elle a vu une lumière aveuglante illuminer le ciel. Elle ignorait que c’était une bombe atomique qui venait de pulvériser Hiroshima, la ville<br /> voisine.<br /> <br /> <br /> Hiroshima s’est aussitôt transformé en fournaise. Des 90 000 immeubles, 60 000 ont été détruits. Les gens brûlés se jetaient dans la rivière pour rafraîchir<br /> leurs blessures, mais l’eau bouillait.<br /> <br /> <br /> Environ 75 000 personnes sont mortes sur le coup. Dans les semaines suivantes, le nombre de morts a grimpé à 125 000. Parmi eux, la mère de Kayoko.<br /> <br /> <br /> Kayoko ignorait tout cela. Après avoir regardé la lumière éblouissante, elle a continué son chemin. Elle vivait à Fukuyama, à 100 km d’Hiroshima.<br /> <br /> <br /> Après avoir largué la bombe atomique sur Hiroshima, les Américains ont pilonné Fukuyama. C’était le chaos, le Japon était en train de perdre la<br /> guerre.<br /> <br /> <br /> Kayoko s’est battue pour sortir vivante de cet enfer. «Tout le monde essayait de sauver sa peau, dit-elle. Personne ne savait vraiment ce qui se passait.<br /> Fukuyama se battait et Hiroshima brûlait.»<br /> <br /> <br /> Kayoko ignorait que sa mère était morte. Elle a su la vérité un an plus tard. La bombe, la mort de sa mère, le dos brûlé, ses souffrances. Elle ignorait que les<br /> Américains avaient lancé des bombes atomiques sur son pays. «À l’époque, il n’y avait pas d’information, précise-t-elle. Ce n’est pas comme aujourd’hui.»<br /> <br /> <br /> Un oncle de la famille a fait des recherches pendant un an avant de découvrir ce qui était arrivé à la mère de Kayoko. Il a retrouvé la maison où elle s’était<br /> réfugiée après avoir été brûlée. Elle avait marché jusque-là pour échapper à la chaleur dégagée par les 15 kilotonnes de la bombe.<br /> <br /> <br /> Le propriétaire de la maison avait recueilli plusieurs blessés. Il se souvenait de la mère de Kayoko. Elle avait griffonné quelques mots sur un bout de papier<br /> avant de mourir. «Je marche sur une route tapissée de fleurs», avait-elle écrit.<br /> <br /> <br /> Kayoko était ébranlée. «J’avais tout perdu, ma mère, ma grand-mère, ma maison, ma ville. Je n’arrivais plus à trouver un sens à ma vie.» C’est là qu’elle a vu<br /> une affiche de la congrégation de Notre-Dame, fondée à Montréal par Marguerite Bourgeoys. Elle a décidé de se convertir à la religion catholique. «Je me suis dit que je trouverais peut-être des<br /> réponses.»<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Kayoko Shibata, tout juste avant le bombardement d’Hiroshima.<br /> <br /> <br /> Photo Martin Leblanc, collaboration spéciale La Presse<br /> <br /> <br /> La congrégation avait un couvent à Fukushima, une ville sans histoire où Kayoko a coulé des jours heureux. Jusqu’au 11 mars dernier. Fukushima est à 60 km de<br /> la centrale nucléaire fissurée par le tremblement de terre. C’est là que je l’ai rencontrée. Elle est devenue soeur Shibata.<br /> <br /> <br /> Dans un salon feutré, à l’entrée du couvent, soeur Shibata feuillette un album de photos. Elle tourne lentement les pages, qu’elle caresse de sa main veinée.<br /> Elle tombe sur une photo de famille qui date de 1931: sa mère, jeune, belle, la peau diaphane, un sourire heureux à peine esquissé. Elle porte un kimono et ses cheveux sont noués en chignon. À<br /> ses côtés, un gros bébé joufflu. C’est elle, 100 jours après sa naissance. Derrière, le père, grand, svelte, la mine sévère.<br /> <br /> <br /> Soeur Shibata referme l’album en soupirant. Le 11 mars, dit-elle, son bonheur tranquille s’est pulvérisé. La centrale de Fukushima a craché des vapeurs<br /> radioactives, semant la panique dans la ville, même si elle est située à 60 km du réacteur. «Le tiers de la population et la moitié de nos enseignants ont fui», soupire-t-elle.<br /> <br /> <br /> Le désastre a réveillé des souvenirs douloureux. Les vieux démons qu’elle croyait avoir enterrés après la mort de sa mère sont revenus la hanter.<br /> <br /> <br /> Ce qui l’inquiète le plus, c’est l’ampleur réelle du désastre. Qui dit la vérité? Le réacteur surchauffe toujours…<br /> <br /> <br /> «Le gouvernement n’arrête pas de nous dire: ne vous inquiétez pas! dit soeur Shibata. Mais il n’y a rien à faire, nous sommes inquiets.»<br /> <br /> <br /> Cyberpresse<br /> <br /> <br /> L’histoire se répète…<br /> <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Effectivement Augustin !<br /> <br /> <br /> Je me demande comment réagirait la population si une telle catastrophe touchait Marseille ....<br /> <br /> <br /> Mortimer ( bien au dessus du niveau de la mer quand même ......)<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> San doute, les Japonais ont agi d'une façon très civilisée pendant leur séisme catastrophique et ses séquelles.  Ici aux États-Unis, ils ont gagné l'admiration de presque tout le monde, par<br /> leur stoicisme, leur civisme et leur décence fondamentale.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Salutations,<br /> <br /> <br /> Augustin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> C'est beau cette entr'aide !<br /> <br /> <br /> Beau aussi de voir que ce sont des moments forts et que du positif ressort de cette terrible épreuve.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Magnifique texte !<br /> <br /> <br /> je l'envoie vite à des amis !<br /> <br /> <br /> Philomène<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Superbe !<br /> <br /> <br /> Quelle confiance !<br /> <br /> <br /> LR<br /> <br /> <br /> <br />
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