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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 05:00

 

 

à tous

 

 

 

Navez_Christ.jpg

Francois Joseph Navez. L’incrédulité de Saint Thomas

 

 

 

 

J’avais commencé il y a quelques semaines un cycle pour vous présenter les quatre fils de Bach qui ont acquis une renommée personnelle en tant que compositeurs. Après vous avoir parlé des deux aînés nés du premier mariage de Jean Sébastien Bach, il me reste à évoquer ses  deux autres fils, nés, eux, de son second mariage : Johann Christoph Friedrich Bach et, le plus jeune, Johann Christian.

 

 

Je vous ai déjà parlé de Johann Christian né à Leipzig en 1735 et mort à Londres en 1782. Il n’était qu’un adolescent (15 ans) à la mort de son père qui disait de lui « Mon Christian est un gamin fort sot et c'est pour cette raison qu'il aura du succès dans le monde ». Il dut partir vivre à Berlin chez son demi-frère Carl Philip Emanuel . Il n’y resta pas longtemps, car en 1754 on le trouve en Italie, voyage qu’aucun membre de la famille Bach n’avait effectué avant lui. En 1757 il se convertit au catholicisme au grand dam de sa famille. Pendant son séjour en Italie qui dura jusqu’en 1762 il composa principalement des œuvres de musique sacrée dont un « Gloria en sol majeur » qui fut exécuté pour la première fois à Milan en 1760.

 

Avec Jean Chrétien Bach  (comme on l’appelle en France), on commence à être loin de la musique baroque qui avait bercé son enfance et on entre de plain pied dans la période classique. Je crois avoir déjà dit que JC Bach exerça une certaine influence sur un certain Wolfgang Amadeus Mozart qui, apprenant sa mort  s’écria « Bach n'est plus. Quelle perte pour la musique ! ».

 

Gloria en sol majeur: œuvre en 9 mouvements, pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur et orchestre (2 flûtes, 2 hautbois, 2 cors, cordes et orgue).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 05:00

 

 

 

à tous *:) Heureux.

 

 

 

 

Jésus est ressuscité

Alleluia !

 

 

 

 

Fra Angelico. Resurrection du Christ et Femmes au tombeau

Fra Angelico. Resurrection du Christ et Femmes au tombeau

 

 

 

Je termine ce périple à Naples au XVIIIe siècle avec Alessandro Scarlatti (1660-1725). Il fut principalement un grand compositeur d’opéras (on le considère souvent comme le « père » de l’opéra napolitain), mais il écrivit également nombre d’œuvres de musique sacrée. J’ai choisi pour cette fête de Pâques l’une de mes préférées : l’oratorio «La Santissima Trinità ».

 

Cet oratorio, créé en mai 1715 à Naples, est écrit pour 5 voix solistes : La Foi (soprano), l’Amour Divin (soprano/mezzo), la Théologie (alto), l’Incroyance (ténor) et le Temps (basse). L’instrumentation est très réduite : deux parties de violons, une d’altos et basse continue. Lors de sa création, il fut très probablement chanté uniquement par des hommes, des castrats tenant les voix les plus aigües.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:09

 

 

 

à tous

 

 

 

Rome - Eglise Saint Jean de Latran

Rome - Eglise Saint Jean de Latran

 

 

 

 

En ce dimanche des Rameaux, je me suis intéressée à un compositeur relativement peu connu, mais de grande valeur, Jean Gilles né en 1668 à Tarascon et décédé à Toulouse en 1705 (il n’avait que 37 ans). Il était alors Maître de Musique à la Cathédrale Saint Etienne, comme André Campra l’avait été quelques années auparavant.

 

Jean Gilles se consacra totalement à la musique religieuse. Son œuvre la plus connue est une « Messe des Morts » (aujourd’hui, on dirait un « Requiem ») qui fut jouée lors de ses obsèques ainsi qu’à celles, notamment, de Jean-Philippe Rameau et du roi Louis XV.

 

Aujourd’hui je vous propose l’un de ses motets à Grand Chœur et Symphonie*, tiré du Psaume 17 : « Diligam te Domine », composé vers 1700. Il a été écrit pour solistes, pour chœur à 5 voix (soprano, alto, deux ténors et basse) et pour une symphonie de trois parties instrumentales et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* symphonie : signifiait à l’époque ensemble de musiciens, orchestre

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 06:10

 

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

Bon et Saint 4e dimanche de Carême

 

 

 

 

Après un petit détour par Mozart la semaine dernière je vais continuer aujourd’hui l’évocation des fils de Jean Sebastien Bach avec son fils aîné, Wilhelm Friedemann Bach (1710-1774) *. Parmi les 4 fils musiciens de Bach, il n’est ni le plus connu ni le plus intéressant, mais il se laisse écouter.

 

Il fut, comme ses frères, l’élève de son père. De son temps il fut surtout connu comme organiste. De 1746 à 1764, il occupa le poste de directeur de la Musique et organiste de l'église Marktkirche Unser Lieben Frauen de Halle, d’où son surnom de « Bach de Halle », comme Carl Philipp Emanuel Bach fut surnommé le « Bach de Berlin ». C’est à Halle que Wilhelm Friedemann Bach rencontra Haendel qui était natif de cette ville.

 

WF Bach fait partie de ces compositeurs nés entre deux âges (la période baroque et la période classique), et ne sut pas, contrairement à son frère cadet Carl Philipp Emanuel, en faire la synthèse. Dans son oeuvre, l’ombre tutélaire de Jean Sébastien Bach n’est jamais bien loin.

 

Pendant son séjour à Halle, il composa un peu plus d'une vingtaine de cantates d'église, dont « Lasset uns ablegen die Werke der Finsternis », composée en 1749, que vous allez pouvoir découvrir aujourd'hui.

 

 

Choeur: Lasset uns ablegen die Werke der Finsternis
Recitativo: Es ist nun hohe Zeit
Choral: Steh auf vom Sundenschlaf
Recitativo: Drum, Vater
Aria: Höre, Vater, mit Erbarmen
Recitativo accompagnato: Ich weiß, die Nacht ist schon dahin
Aria: Ich ziehe Jesum an im Glauben
Choral: Den Geist, der heilig ist
Choeur: Lasset uns ablegen die Werke der Finsternis

 

 

* vous noterez que JS Bach ne manqua jamais d’imagination pour trouver des prénoms doubles voire triples à chacun de ses 20 enfants.

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 05:43

 

 

 

à tous

 

 

 

 

 

Prague – Eglise Notre Dame des Victoires – Statue de cire du Petit Jésus de Prague

Prague – Eglise Notre Dame des Victoires – Statue de cire du Petit Jésus de Prague

 

 

 

 

Ah Prague ! Je n’y suis jamais allée, mais j’aimerais bien la visiter un jour. Les plus grands compositeurs du XVIIIe siècle y ont séjourné : le « Don Giovanni » de Mozart y fut joué pour la première fois le 28 octobre 1787, sur un livret de l’italien Lorenzo da Ponte. Plus de 50 ans auparavant (en 1730) Antonio Vivaldi y avait créé un de ses opéras : « Argippo ». La partition de celui-ci avait disparu depuis cette date et seul le livret subsistait. Grâce à l’acharnement d’un musicologue tchèque, la plus grande partie de cet opéra fut retrouvée en …. Allemagne, en 2006!, dans les archives de la grande famille Thurn und Taxi (celle qui a donné son nom à nos …. taxis !).

 

Et aujourd’hui je vous invite à la découverte d’une curiosité, celle d’une autre partition, perdue et retrouvée, une cantate écrite en commun par Wolfgang Mozart et Antonio Salieri. Pour ceux qui ont vu le film « Amadeus » sorti en 1984, oubliez tout ! Salieri n’a jamais fait empoisonner Mozart. C’est un délire de cinéaste. A part ça, le film est très intéressant et vaut la peine d’être regardé. Et donc, contrairement à la légende lancée par l’écrivain russe Pouchkine, Mozart et Salieri n’étaient pas ennemis et il leur arrivait même de travailler ensemble.

 

 

J’en reviens à la partition retrouvée il y a quelque temps dans les collections du Musée de la Musique à Prague et qui était perdue depuis 1785. On en connaissait l’existence depuis les années 50 du XXe siècle, sans en connaître l’auteur, car les noms étaient cryptés, pratique courante à l’époque. Ce n’est que très récemment qu’on a réussi à déchiffrer et identifier les noms et qu’on a découvert qu’il s’agissait de Mozart, Salieri et d’un certain Cornetti, sur un poème de Lorenzo da Ponte.

 

Cette cantate intitulée « Per la ricuperata salute di Offelia (pour la santé retrouvée d’Ophélie) »  avait été écrite pour célébrer le rétablissement d’une soprano anglaise, Nancy Storace, malade depuis plusieurs mois. Cette dernière devait créer l’année suivante, à Vienne, le rôle de Suzanne dans « les Noces de Figaro » de Mozart, également sur un livret de Lorenzo da Ponte.

 

Cornetti et Salieri ont mis chacun en musique une strophe du poème de da Ponte et Mozart est l’auteur des deux autres strophes de cette œuvre écrite en une semaine.

 

 

La partition retrouvée

La partition retrouvée

 

La musique de cette cantate, a été entendue, pour la première fois depuis plus de 200 ans, le 16 février dernier à Prague, jouée au clavecin. A quand une version chantée ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme cette vidéo est très courte, je vous invite à écouter en ce dimanche une œuvre complète de Mozart, les « Vesperae Solennes de Confessore »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 05:52

 

 

 

 

 

à tous.

 

 

 

Vitrail de la Transfiguration – Cathédrale de Chartres

Vitrail de la Transfiguration – Cathédrale de Chartres

 

 

 

 

 

J’ai inauguré un nouveau cycle "Bach" la semaine dernière avec une cantate de Jean Sébastien. Aujourd’hui je continue avec Carl Philipp Emanuel (1714-1788), l’un de ses quatre fils musiciens.

 

Carl Philipp Emanuel Bach était le 2e fils de sa première femme. Georg Philipp Telemann fut son parrain. Il fut un claveciniste virtuose dès son enfance. Dans une courte autobiographie, il dit que son père fut son seul et unique professeur de clavecin et de composition.

 

A la mort de son père en 1750, il recueillit son demi-frère Jean Chrétien alors âgé de 15 ans. Il conserva pieusement les partitions de son père dont il avait hérité. Ces partitions passèrent ensuite entre des mains célèbres, dont celles de Félix Mendelsssohn qui contribua à faire revivre au XIXe siècle la musique de JS Bach alors complètement oubliée.

 

CPE Bach a laissé de très nombreuses compositions. Né à la fin de l’ère baroque, il passa progressivement à ce qu’on appelle le style pré-classsique. Il influença Mozart, Joseph Haydn et même …. Beethoven.

 

En 1749, vivant alors à Berlin, il composa, comme son père, un Magnificat que je vous propose d’écouter aujourd’hui. Celui-ci est écrit pour quatre voix solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur et orchestre (2 flûtes, 2 hautbois, 2 cors, 3 trompettes, timbales, cordes et basse).

 

Son père disait de sa musique « c’est du Bleu de Prusse, ça se décolore ». Pas très gentil ! A vous de juger :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 06:28

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

En ce dimanche 14 février notre petite communauté fête le 5e anniversaire de la Messe Traditionnelle à Saint-Genieys

 

 

Bon et Saint 1er dimanche de Carême

 

 

 

 

 

Et aujourd'hui, pour faire plaisir à notre chef vénéré

Bon et Saint 1er dimanche de Carême

euh ..... *8-| Les yeux sur roulement à billes

 

voici une cantate de Bach, Jean Sébastien himself, « Erfreut euch, ihr Herzen - Que les cœurs se réjouissent » (BWV 66).

 

Cette cantate n’a pas été écrite spécifiquement pour un dimanche de Carême, car cela ne se faisait pas chez les luthériens *:( Tristesse . Elle a été créée à Leipzig le 10 avril 1714. Elle reprend une cantate profane composée quelques mois plus tôt pour un anniversaire (BWV 66a) et aujourd’hui perdue.

 

Elle comporte 6 mouvements et est écrite pour trois solistes (alto, ténor et basse), chœur à quatre voix, trompette, deux haubois, deux violons, alto et basse continue avec basson. Coucou, dame LR *;) Clin d’œil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 06:12

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Quinquagésime

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, deuxième (et dernier) volet sur le sujet du « ré-emploi » en musique.

 

La semaine dernière je vous avais parlé de l’auto-emprunt chez Rameau. Cette semaine, j’aborderai le thème de l’emprunt, par un compositeur, d’œuvres écrites par d’autres. Je n’irai pas jusqu’à utiliser le mot "plagiat", car ceci suppose une intention maligne. Ce n’était pas le cas au XVIIIe siècle. Les droits d’auteur n’existaient pas, le droit moral non plus.

 

Parmi ceux qui ont beaucoup « emprunté » aux autres, on trouve Jean Sébastien Bach.

Bon et Saint Dimanche de la Quinquagésime

JS Bach a pratiqué aussi bien l’auto-emprunt (dans ses cantates, notamment) que l’emprunt tout court. Un nombre non négligeable de ses concertos sont en fait la transcription de concertos, pour violon ou autre, composés par d’autres, en concertos pour clavecin ou orgue. Je vais prendre comme exemple un très beau concerto pour hautbois écrit par le compositeur vénitien Alessandro Marcello que Bach transcrivit pour clavecin.

 

Alessandro Marcello (1684-1750) était le frère aîné * de Benedetto Marcello, également compositeur, dont je vous ai déjà parlé. C’était un écrivain, un philosophe, un compositeur et même un mathématicien de renom. Il est le parfait exemple de ce qu’on appelait au XVIIIe siècle un « dilettante », mot italien qui signifie « amateur éclairé » dans le domaine de la musique, mais aussi des arts et des lettres. Rien à voir avec le sens péjoratif que ce mot a pris en français. Appartenant à une famille riche de la noblesse vénitienne, il avait fait de très solides études musicales.

 

 

 

 

La rue et le pont Marcello à Venise

La rue et le pont Marcello à Venise

 

 

 

 

Par plaisir, il composa une série de concertos ainsi que quelques cantates. Contrairement à son frère qui détestait Vivaldi, Alessandro Marcello entretint de bons rapports avec ce dernier et l’aida même financièrement.Voici donc son « Concerto pour hautbois et cordes en ré mineur » qui fut composé au début des années 1700 (probablement en 1708) :

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici maintenant la transcription pour clavecin seul que Jean Sébastien Bach fit du concerto d’Alessandro Marcello entre les années 1713 et 1716 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

* je n’ai pas oublié l’accent circonflexe *;) Clin d’œil

 

 

 

 

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 06:30

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Sexagésime

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Philippe Rameau  est un des plus grands compositeurs français. Il est difficile de le classer, car sa vie, qui va de la période baroque à la période pré-classique, fut longue et musicalement fructueuse.

 

Né en 1683, soit 5 ans seulement après Antonio Vivaldi et deux ans avant Bach (JS), Haendel et Domenico Scarlatti, tous trois nés en 1685, il disparut en 1764, à l’âge de 81 ans. Sa formation musicale initiale appartient complètement à la période dite baroque, caractérisée notamment par la technique du contrepoint, mais la dernière partie de sa carrière est déjà de plain-pied avec la période pré-classique/classique avec Gluck, Carl Philip Emanuel Bach ou Joseph Haydn.

 

Jean-Philippe Rameau nous a laissé un certain nombre d’ouvrages lyriques (tragédies ou comédies), tous écrits après 1733 (il avait déjà 50 ans !!!), et très différents des opéras italiens du XVIIIe siècle. Je ne vais pas vous faire un cours sur sa technique de composition, mais, de manière anecdotique, je voudrais revenir sur une méthode de travail très courante chez les compositeurs de cette époque : le « ré-emploi ». Je veux dire par là soit la réutilisation par un compositeur d’une de ses mélodies dans des pièces différentes, soit l’emprunt aux autres compositeurs de l’époque. Ici, je vous propose un exemple avec « Les Sauvages ».

 

 

 

 

« Les Sauvages » est à l’origine une pièce pour clavecin que Rameau avait écrite en 1728 :

 

 

 

Rameau réutilisa la mélodie dans la « Danse des Sauvages », chaconne finale de son opéra « les Indes Galantes », version 1736 :

 

 

 

 

 

Madame Zouave

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 06:10

 

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Septuagésime

Jacob de Wet, les ouvriers de la onzième heure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Michael, je demande le frère *;) Clin d’œil

 

Michael qui  *:-/ Perplexe?

 

Bin, ........... Michael Haydn .......

 

et son frère, c’est bien sûr ....... Joseph Haydn (1732-1804) *:) Heureux

 

 

Alors, aujoud’hui pas de musique baroque, mais, avec Joseph Haydn, de la musique de la période dite « classique » qui lui a succédé.

 

Joseph Haydn était un fervent catholique. S’il est surtout connu pour ses symphonies et ses quatuors à cordes, il écrivit également nombre de pièces de musique sacrée, notamment des messes. Voici sa « Missa brevis Sancti Joannis de Deo » *, composée vers 1775 pour l’ordre des Frères Hospitaliers dont le saint patron était Saint Jean de Dieu. Ecrite pour soprano, chœur à quatre voix mixtes, 2 violons et orgue , cette messe est également connue sous le nom de « Petite Messe pour orgue », à cause du long solo d’orgue dans le Benedictus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

* : en musique, une "Missa brevis" est une messe qui omet le Gloria et le Credo

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 06:10

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

Crèche installée sur le domaine public!

 

 

 

 

 

 

 

Cette semaine deux de nos chers amis banquisards sont dans la peine, ayant perdu chacun un membre de leur famille qui leur était cher.

 

C’est pourquoi chère LR, pour honorer ce saint homme qu’était votre beau-frère Gérard, et aussi, cher Garg, pour votre grand-mère, j’ai choisi ce « De Profundis »,  poignant Grand Motet de Michel-Richard De Lalande (1657-1726).

 

Cette œuvre composée en 1689, alors que De Lalande était Surintendant de la Musique de la Chambre du Roy, fut révisée en 1720. Il s’agit d’un Grand Motet en 9 mouvements,  écrit pour 5 voix (2 Sopranos, Alto, Ténor et Basse) et chœur, pour cordes, orgue, flûte, hautbois et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 06:10

 

 

 

 

 

à tous   *:) Heureux

 

 

 

 

 

 

Encore une crèche *;) Clin d’œil *:) Heureux !

 

 

 

Bonne Fête du Saint Nom de Jésus

 

Albi, crèche de la Cathédrale Sainte Cécile

Les Rois Mages, à l’arrière-plan, sont en chemin pour venir adorer l'enfant Jésus

 

 

 

 

 

 

En ce premier dimanche de l’année, nous célébrons la Fête du Saint Nom de Jésus. Je ne connais pas d’œuvre musicale consacrée à cette fête, mais je pense qu’on peut écouter avec plaisir un « Magnificat » à la place. Il n’y a que l’embarras du choix, nombre de compositeurs ayant mis en musique ce texte sublime.

 

Ainsi donc, après vous avoir fait entendre il y a quelques semaines un « Dixit Dominus » de Francesco Cavalli, je vous propose la « version » du  « Magnificat »  de ce compositeur vénitien du XVIIe siècle.

 

 

 

« Magnificat a sei voci » (2 sopranos, alto, deux ténors, basse), deux violons et basse continue ; en seize parties.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 06:10

 

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Spéciale dédicace à M. l'abbé de Tanoüarn

 

 

Bon et Saint Dimanche
Bon et Saint Dimanche

Crèche du Centre Saint Paul - Paris – 25 décembre 2015

 

 

 

 

En ce dimanche dans l’octave de la Nativité, nous ne pouvons que redire «Gloria in Excelsis Deo » avec les anges qui saluèrent ainsi la naissance du Sauveur.

 

 

« Il Prete Rosso », autrement dit Don Antonio Vivaldi, qui, d’après les rares témoignages directs laissés par ses contemporains, était très pieux voire bigot selon certains, nous a laissé deux très beaux « Gloria » dont l’un (RV 589) est l’une de ses œuvres les plus connues. Aujourd’hui j’ai préféré vous faire entendre son autre Gloria (RV 588), accompagné de son « Introduzione » (RV 639) : « Jubilate, o amoeni cori », rarement jouée en concert et qui pourtant fait partie intégrante de l’œuvre. L’ «introduzione» est un motet en trois mouvements (aria, récitatif, aria) écrit pour contralto soliste. Le « Gloria » qui lui succède immédiatement, dans la continuité du 3e mouvement, a été composé pour quatre voix (Soprano I et II, contralto, ténor) et chœur. Il fut sans doute écrit aux alentours de 1710 pour être chanté par les solistes et le chœur de l’Ospedale de la Pietà où Vivaldi était professeur de violon et maître de chœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Introduzione (RV 639): Aria "Jubilate o amoeni cori" (Contralto)

2. Recitatif "In tam solemni pompa" (Contralto)

3. Aria "Sonoro Modulamine" (Contralto) — Gloria in excelsis Deo RV 588  (Chœur)

4. Et in terra pax (Chœur)

5. Laudamus te (Soprano I et II)

6. Gratias agimus tibi (Chœur)

7. Domine Deus (Ténor)

8. Domine, Fili unigenite (Chœur)

9. Domine Deus, Agnus Dei (Soprano)

10. Qui tollis peccata mundi (Chœur)

11. Qui sedes ad dexteram Patris (Contralto)

12. Quoniam tu solus sanctus (Soprano)

13. Cum Sancto Spiritu (Chœur)

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 06:10

 

 

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Bon et Saint 3e Dimanche de l’Avent

 

 

 

 

Il y a quelques jours nous célébrions la fête de l’Immaculée Conception. Dans le Cantique des Cantiques (4 :7), la venue de la Vierge Marie nous est annoncée : Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in te (Tu es toute belle, mon amie, et nulle faute n’est en toi)

 

Le texte de ce chant du XIVe siècle, repris du Cantique des Cantiques et dont l’auteur nous est inconnu, fut mis en musique par André Campra (1660-1744) alors qu’il était « Maître de Musique de l’Eglise de Paris ».

Cette pièce se trouve dans le « Premier Livre de Motets » publié par Campra à partir de 1695. Il est écrit pour deux voix de soprano et basse continue.

 

Ce motet est assez court, mais il est tellement beau qu’on peut l’écouter en boucle sans se lasser *:) Heureux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 06:10

 

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

 

Bonne fête à tous les Nicolas,

Nicole, Nicolette et tutti quanti …..

 

 

 

 

 

Bon et Saint 2ème Dimanche de l’Avent

 

 

 

La vie de Saint Nicolas n’ayant apparemment inspiré qu’un seul compositeur, Benjamin Britten (1913-1976) dont la musique ne m’attire pas vraiment (je devrais sûrement avoir honte … *:) Heureux),  je me suis tournée aujourd’hui vers un compositeur vénitien. Oui, je sais, encore Venise ……, mais que voulez-vous, Venise fut pendant plusieurs siècles la ville la plus féconde d’Italie dans le domaine musical.

 

Il ne me semble pas vous avoir déjà parlé de Francesco Cavalli, né le 14 février 1602 à Crema (Lombardie) et mort à Venise le 14 janvier 1676.

 

En 1616, il quitta définitivement Crema pour Venise où il fut admis dans le chœur de la Basilique Saint Marc, dont le maître de chapelle n’était autre que Claudio Monteverdi. Toute sa carrière se déroula alors à Saint Marc dont il devint finalement lui-même maître de chapelle en 1668.

 

A côté de la musique sacrée, il fut surtout très actif dans le domaine de l’opéra, ce qui lui valut d’être invité en France en 1660 par le Cardinal Mazarin. Il fit représenter à Paris son opéra « Xerse » dont Lully écrivit la musique d’un ballet.

 

En 1656, il avait publié un recueil de vingt huit pièces intitulé « Musiche sacre » dans lequel se trouve un « Dixit Dominus a otto voci » que je vous propose d’écouter aujourd’hui.

 

 

Ça devrait plaire à Dame LR : peu de voix solistes, surtout des chœurs *;) Clin d’œil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 06:07

 

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

 

Bon et Saint Premier Dimanche de l'Avent

 

 

 

 

Ce n’est pas parce que cette « scrogneugneu » de COP21 m’a empêchée de me rendre à Loigny cette année que je ne peux pas rendre hommage au Général de Sonis et aux héroïques Zouaves Pontificaux, rebaptisés Volontaires de l’Ouest.

 

Et pour cet hommage, quoi de mieux que de la musique française ! Voici donc le Te Deum que Michel-Richard de Lalande (1657-1726) composa en 1684. Il fut, semble-t-il, joué lors de l’inauguration de l’Hôtel des Invalides que Louis XIV avait fait construire pour héberger les invalides de ses armées.

 

Oeuvre écrite pour soprano, ténor, basse et choeur à 5 voix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous recommande tout particulièrement le magnifique choeur final.

 

 

 

 

Madame Zouave

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 06:10

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

 

Basilique Saint Denis

Basilique Saint Denis

 

 

 

 

Comme vous le savez, j’avais choisi dimanche dernier de vous faire écouter une cantate de Jean Sébastien Bach, mais les évènements tragiques que nous avons vécus m’avaient amenée à changer mon programme.

 

Il s’agissait de la cantate BWV 26 que je vous propose donc aujourd’hui. Son titre "Ach wie flüchtig, ach wie nichtig", en français: "Ah ! combien fugitive, ah ! combien vaine est la vie de l'homme". Ce titre me semble aujourd’hui tellement prémonitoire *:( Tristesse

 

 

Cette cantate fut exécutée pour la première fois à Leipzig le 19 novembre 1724 pour le 24e dimanche après la Trinité, soit le 25e dimanche après la Pentecôte. L’œuvre est écrite pour cor d’harmonie, trois hautbois, flûte traversière, deux violons, alto et basse continue, avec quatre solistes (soprano, alto, ténor, basse) et un choeur à quatre voix.

 

  1. Choeur : Ach wie flüchtig, ach wie nichtig
  2. Aria (Ténor) : So schnell ein rauschend Wasser schießt
  3. Récitatif (Alto) : Die Freude wird zur Traurigkeit
  4. Aria (Basse) : An irdische Schätze das Herze zu hängen
  5. Récitatif (Soprano) : Die höchste Herrlichkeit und Pracht
  6. Choeur : Ach wie flüchtig, ach wie nichtig

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’anecdote, la partie soprano est, dans cet enregistrement, assurée par le soliste des Petits Chanteurs de Vienne.

 

 

Bonne fête à Cécilou ainsi qu'à toutes les Cécile .

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:10

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

Saint Dimanche

 

 

 

 

Chers amis, les douloureux évènements que nous vivons m’ont amenée à modifier le programme prévu. Nous retrouverons Jean Sébastien Bach la semaine prochaine.

 

 

 

En hommage aux victimes de la barbarie perpétrée vendredi soir, voici le « Requiem » de Michael Haydn (frère de Joseph) composé en 1771.

 

 

 

 

Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.

 

 

 

 

 

 

 

Ce « Requiem » inspira largement Mozart lorsque ce dernier composa, vingt ans plus tard, sa dernière œuvre restée inachevée. Michael Haydn et lui étaient des amis très proches.

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 06:10

 

 

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

 

 

La semaine dernière je vous ai parlé de Benedetto Marcello, compositeur vénitien contemporain d’Antonio Vivaldi. Je vais aujourd’hui continuer l’histoire de la musique vénitienne au XVIIIe siècle en passant à la génération suivante, celle de B…… Galuppi (je ne cite pas son prénom* car il ne plaît pas à notre chef *;) Clin d’œil).

 

B. Galuppi (1706-1785) était né dans une île de la lagune, Burano, d’où son surnom « Il Buranello ». On aimait vraiment les surnoms à l’époque : « Il prete rosso » (Vivaldi), Farinelli (Carlo Broschi), ….. Son père était barbier et musicien (comme Vivaldi, …. on n’en sort pas). Benedetto Marcello, pédagogue réputé,  s’intéressa à lui et lui donna des leçons.

 

Galuppi fut très célèbre en son temps, notamment pour ses opéras dont beaucoup eurent Carlo Goldoni comme librettiste. Appelé par Catherine II de Russie, il passa trois années, de 1765 à 1768, à St Petersbourg où il composa des opéras italiens pour la Cour ainsi que de la musique sacrée pour l’Eglise orthodoxe. Il revint ensuite à Venise où il termina sa vie comme maître de Chapelle de la Basilique St Marc, délaissant l’opéra et se consacrant à la composition d’œuvres pour clavecin et de musique sacrée. En voici un exemple : le psaume « Confitebor tibi, Domine ». Cette œuvre fut écrite en 1771, à une époque où la musique dite « classique » succédait à la musique baroque et devenait la règle, mais, quand on connaît bien la musique d’Antonio Vivaldi, on reconnaît son influence dans cette très belle œuvre.

 

Ce "Confitebor" de Galuppi n’ayant, semble-t-il, été enregistré qu’une seule fois, je ne l'ai trouvé qu’en un seul exemplaire sur YT, malheureusement coupé en 3 vidéos différentes. Il faudra donc passer d’une vidéo à l’autre pour l’écouter en entier.

 

35 minutes de bonheur ! Merci B………… Galuppi *:) Heureux *:) Heureux *:) Heureux!

 

 

 

 

 

 

 

* son prénom était Baldassare, mais chhhuuutttttt !, je n’ai rien dit *;) Clin d’œil

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave
 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 06:10

 

 

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Toussaint

 

 

 

 

En ce jour de la Toussaint, je vous propose d’écouter un psaume mis en musique par Benedetto Marcello, le psaume 15 « Signor, dall’empia gente » (Conserva me Domine quoniam in te speravi , en latin).

 

Benedetto Marcello, compositeur vénitien (1686-1739), appartenait à l’une des grandes familles patriciennes de Venise. Il fit même partie du Conseil des Quarante qui dirigeait la Sérénissime sous l’autorité du Doge.

 

Il était l’exact contemporain d’Antonio Vivaldi qu’il jalousait, car il avait bien conscience que son talent n’était pas à la hauteur de celui de son concitoyen, malgré les leçons reçues des meilleurs maîtres vénitiens tels Lotti et Gasparini. Il alla même jusqu’à publier en 1720 (anonymement, quel courage !) un pamphlet contre Vivaldi intitulé « Teatro alla moda ».

 

Ceci mis à part, il a laissé une œuvre de qualité dans laquelle on trouve son « Estro poetico-armonico », titre « pompé » sur Vivaldi qui avait publié en 1711 son opus N°3 « L’Estro armonico » (L'Invention harmonique) qui le fit connaître dans toute l’Europe.

 

Marcello composa cette série de Psaumes de David (du Psaume 1 au Psaume 50) entre 1724 et 1726, sur des textes en italien paraphasant les textes latins. J’aurais voulu vous faire écouter le psaume 32 (Gaudeamus omnes in Domino) qui est le psaume cité à l’Introït de la messe de ce jour, mais impossible de le trouver sur YT, la vidéo ayant été supprimée. Grrrrr*X( En colère!

 

Alors, allons-y pour le Psaume 15  *:) Heureux!  Il a été composé pour voix d’alto, violoncelle et basse continue. Le violoncelle est ici traité comme une deuxième voix soliste : il annonce les motifs de la voix soliste et dialogue avec elle. Dans cette vidéo, la voix d’alto est tenue par le contre-ténor anglais James Bowman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

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