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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 05:10

 

 

à tous

 

 

Calvaire de Saint-Thégonnec (Finistère)

Calvaire de Saint-Thégonnec (Finistère)

 

 

 

Comme nous sommes le dimanche dans l’octave de Pâques j’ai pensé qu’il n’était pas trop tard pour écouter une oeuvre consacrée cette fête. Et, pour faire plaisir à notre chef bien-aimé ce sera une œuvre de …. Jean Sébastien Bach.

 

L’ « Oratorium Festo Paschali » illustre à merveille la manière dont JS Bach recyclait ses cantates : on en connaît 3 versions.

 

La première est datée du  25 février 1725. C’était une cantate profane pour célébrer l’anniversaire du Duc Christian de Saxe-Weissenfels. Il en réutilisa immédiatement la musique pour en faire une cantate sacrée célébrant la fête de Pâques qui avait lieu le 1er avril cette année-là.

 

L’année suivante, en 1726 donc, il revient à l’usage profane et la réutilise, avec un autre texte,  pour célébrer le 25 août l’anniversaire du Comte Joachim Friedrich von Flemming.

 

La deuxième version date des années 1732/1735 . JS Bach révisa la cantate de Pâques et lui donna alors le titre d’  «  Oratorium Festo Paschali ».

 

Enfin il remania pour la dernière fois cette 2e version après 1740.

Les partitions des versions  profanes sont perdues.

 

C’est donc cet oratorio liturgique que je vais vous faire entendre aujourd’hui. Version 1735 ou 1740 ? je l’ignore. J’ai même lu quelque part que certains chefs d’orchestre mélangeaient les 2 versions.

 

Cet oratorio (ou plutôt cantate) a été écrit pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur, flûtes à bec I et II, hautbois I et II, hautbois d’amour, basson, trompettes I, II et III, timbales, cordes et basse continue. Il comporte même une sinfonia d’ouverture, en forme de concerto à l’italienne (3 mouvements : vif/lent/vif) qui est peut-être la réutilisation d’un concerto perdu.

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 05:19

 

 

à tous    *:) Heureux  

 

 

 

Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques

 

 

 

Pour célébrer la Résurrection de Notre Seigneur, quoi de mieux que d'écouter en ce jour de Pâques un « Te Deum », en l'occurrence celui d’André Campra (1660-1744), compositeur dont je vous ai déjà abondamment parlé.

 

Cette œuvre fut chantée en août 1721 au collège Louis-le-Grand, puis exécutée une seconde fois en 1728, à Fontainebleau, pour remercier Dieu de la guérison du jeune roi Louis XV (il avait alors 18 ans) qui avait été sérieusement malade. Pour cette occasion, le « Te Deum » de 1721 fut éventuellement remanié.

 

Cette œuvre a  été écrite pour solistes (soprano, haute-contre, ténor), chœur à 5 voix, orchestre (flûtes, hautbois, trompettes, violons, timbales) et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 05:08

 

 

à tous

 

 

 

Calvaire de Plougonven (Finistère)

Calvaire de Plougonven (Finistère)

 

 

Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755) était originaire de Lorraine. Il était de la même génération que JS Bach, Haendel ou Vivaldi. On sait très peu de choses sur son enfance et son adolescence. Il composa ses premières pièces probablement en Lorraine. En 1713, il a alors 24 ans, il quitte la Lorraine pour aller s’établir à Perpignan.

 

En 1721 il envoie à l’éditeur parisien Ballard « un air sérieux et à boire ». Le succès est au rendez-vous. Il quitte alors Perpignan pour Paris, bien décidé à réussir comme compositeur.

 

En 1724 il obtient le privilège royal de publier lui-même ses œuvres. Sa carrière était lancée. Il composa de nombreuses pièces instrumentales. Il fut le premier compositeur français à utiliser la forme italienne du concerto à 3 mouvements qu’Antonio  Vivaldi avait imposé partout en Italie. Il composa des concertos pour à peu près tous les instruments. Il est également connu pour ses opéras et ses pièces de musique sacrée, notamment des petits motets et des grands motets .

 

Je vous propose d'écouter aujourd’hui un de ses grands motets « Exaudiat te Dominus ».

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 05:15

 

 

à tous

 

 

 

Calvaire de Guimiliau (Finistère)

Calvaire de Guimiliau (Finistère)

 

 

 

Je ne vais pas vous présenter Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à  Florence en 1632, et mort à Paris en 1687.

Il fut le compositeur français (car naturalisé en 1661), le plus important du XVIIe siècle et son influence s’exerça non seulement en France, mais aussi partout en Europe.

 

Ses opéras sont célèbres, ainsi que les musiques qu’il écrivit pour les comédies-ballets qu’il créa avec Molière. Sa musique  sacrée est sans doute moins connue, à part peut-être son « Te Deum ». Il fut l’un des créateurs, voire le créateur, du grand motet français.

 

En ce dimanche de la Passion je vous propose d’écouter le « Miserere mei», grand motet créé en 1664, qui est généralement considéré comme le premier grand motet  Cette œuvre présente une alternance entre le petit chœur composé de 5 solistes (soprano, alto, haute-contre, ténor et baryton-basse) et le grand chœur, avec un orchestre à 5 parties.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

PS : Vendredi soir j’ai entendu en concert la Passion selon Saint Jean d’un certain Jean Sébastien Bach. Re-mar-quable *;) Clin d’œil  *:) Heureux  !!!

 

 

 

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 04:20

 

 

à tous

 

 

 

Calvaire de Plougastel Daoulas (Finistère)

Calvaire de Plougastel Daoulas (Finistère)

 

 

 

 

Je continue mon panorama de la musique baroque française avec Henri Desmarets (1661-1741).

Henri Desmarets, orphelin très jeune, devint Page de la Chapelle Royale où il fut l’élève de Henri Du Mont ainsi que de Pierre Robert dont je vous parlais la semaine dernière. Il chanta les premiers grands motets, mais aussi les premiers opéras de Lully.

 

Desmarets était un compositeur très talentueux qui n’eut pas la carrière à laquelle il aurait pu prétendre auprès de Louis XIV, à cause de sa vie amoureuse quelque peu aventureuse. Il fut contraint à l’exil et termina sa carrière à Lunéville auprès du Duc de Lorraine.

 

C’est en Lorraine qu’il composa vers 1707-1708 le grand motet « Lauda Jerusalem ». Celui-ci  est écrit pour 4 solistes (soprano, haute-contre, ténor et basse), chœur et orchestre à 5 parties, dont 3 pupitres d’alto.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:15

 

 

 

à tous

 

 

 

Bon et Saint 3e dimanche de Carême
Calvaire de Pleyben, Finistère

Calvaire de Pleyben, Finistère

 

 

 

Aujourd’hui, je vais vous faire écouter un compositeur que je ne connaissais pas et que je viens de découvrir. Il s’agit de Pierre Robert, ou plutôt de l’abbé Robert, puisqu’il était prêtre (né vers 1618/1622 et mort en 1699).

 

Méconnu de nos jours, Pierre Robert était célèbre de son temps. De 1663 à 1684, il fut successivement sous-maître de la Chapelle Royale (en alternance avec Du Mont), puis, à partir de 1672, il assura les charges de compositeur à la fois à la Chapelle et à la Chambre du Roy. Louis XIV l’appréciait beaucoup et lorsque l’abbé Robert quitta ses fonctions auprès de lui, il lui accorda le bénéfice de l’abbaye de Saint Pierre de Melun.

 

Peu d’œuvres de Pierre Robert nous sont parvenues, et ce sont uniquement des pièces de musique sacrée. Parmi celles-ci, le grand motet « Nolite me considerare » que je vous propose d’écouter aujourd’hui.

Ce motet fait partie d’un groupe de 24 grands motets, pour deux chœurs et instruments, qui furent publiés à Paris en 1684.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:30

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Calvaire de Tronoën, à Saint-Jean Trolimon, dans le Finistère

Calvaire de Tronoën, à Saint-Jean Trolimon, dans le Finistère

 

 

Nous poursuivons notre tour de la musique baroque française avec aujourd’hui Michel Richard de Lalande (1657- 1726) qui accomplit toute sa carrière au service du roi Louis XIV et pour lequel il écrivit principalement de la musique sacrée.

 

De Lalande est considéré comme le maître du Grand Motet français. J’ai choisi pour la page musicale de ce jour son grand motet « Confitebor tibi Domine (Psaume 110) » composé en 1699 et remanié vers 1720, interprété brillamment ici par les Arts Florissants de William Christie.  

 

Ce motet est écrit pour 5 solistes (soprano, haute-contre, ténor, baryton, basse), chœur à 5 voix et petit chœur à 2 voix, et orchestre, avec basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 06:10

 

 

à tous

 

 

 

A partir de ce 1er dimanche de Carême, je vais vous faire découvrir chaque dimanche et ce, jusqu’à Pâques. les sept plus beaux Calvaires monumentaux de Bretagne. Aujourd’hui, celui de Guehenno, dans le Morbihan.

 

Bon et Saint 1er Dimanche de Carême

 

 

 

Cette semaine, il y aura des chœurs ! Voilà qui devrait faire plaisir à notre chère Dame LR !

Peut-être bien que pendant le Carême, je vais vous faire entendre uniquement de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles. Je n’ai pas encore décidé. Ce sera selon ….

 

Aujourd'hui je vais commencer par Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, violoniste virtuose et compositeur (1711-1772).

 

A partir de 1739 il fut musicien du roi et devint sous-maître de la chapelle royale en 1744. Entre 1734 et 1755 il composa 17 grands motets, mais malheureusement seuls 9 d’entre eux nous sont parvenus, dont le « Cantate Domino (Psaume 149) », créé en 1743, que je vais vous faire écouter aujourd’hui.

 

Motet pour 5 solistes (2 sopranos, haute-contre, ténor et basse), chœur à 6 voix,  orchestre à 5 parties : violons 1, 2 et 3, bassons, violoncelles, et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:15

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Quinquagésime

 

 

Grégoire, notre nouveau banquisard *:) Heureux , a glissé dans sa présentation qu’il aimait "les contre-altos sous la baguette de Porpora". Eh bien, pour célébrer son arrivée, je vais vous faire entendre des airs de Nicola Porpora (1686-1768).

 

Malheureusement je n’ai pu trouver sur Y..T... de vidéos de contre-altos interprétant ce compositeur napolitain. J’ai donc choisi deux arias interprétées par le contre-ténor Franco Fagioli, dont le registre de voix s’apparente aux mezzo-sopranos.

 

Et aujourd’hui, vous aurez droit à deux vidéos pour que ce ne soit pas "trop court ».

 

La première «Non lasciar chi t'ama tanto » est une aria extraite d’une cantate profane pour voix seule, 2 violons, viole et basse continue,  « Il vulcano » (appelée aussi "Da tue veloci candide colombe"), écrite vers 1734.

 

 

 

 

 

 

La deuxième aria, « Passaggier che sulla sponda », provient de son opéra «Semiramide riconosciuta» créé le 20 janvier 1739 au Teatro San Carlo de Naples, avec, dans le rôle principal, le grand castrat Caffarelli qui avait été son élève.

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 05:38

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Sexagesime

 

 

 

Aujourd’hui, petit coucou à Cécilou, avec Maurice André *;) Clin d’œil

 

 

 

Et piske vous voulez de la musique instrumentale, en voilà *:) Heureux

 

Il me semble que je vous ai déjà fait entendre ce concerto, mais dans sa version originale pour hautbois. Alors, pour changer, aujourd’hui ce sera dans une version transcrite pour trompette. avec le merveilleux Maurice André.

 

Il s’agit du concerto pour hautbois en ré mineur d’Alessandro Marcello, compositeur contemporain d’Antonio Vivaldi. Sur la vidéo vous verrez que le concerto est annoncé comme étant de Benedetto Marcello, son frère. C’est une erreur fréquemment commise, peut-être parce que Benedetto est plus célèbre qu’Alessandro. Ce concerto est d’autant plus connu que Johann Sebastian Bach l’avait transcrit pour clavecin.

 

 

 

 

Les frères Marcello faisaient partie d’une des plus importantes familles patriciennes de Venise. Une rue et un pont portent leur nom

Les frères Marcello faisaient partie d’une des plus importantes familles patriciennes de Venise. Une rue et un pont portent leur nom

 

 

Maurice André était passionné par tout ce qui touchait à son instrument. Il avait compris que les trompettes modernes n’étaient pas adaptées au répertoire baroque et classique, car les trompettes de l’époque, sans pistons, ne permettaient que les sons aigus. Il travailla à la mise au point d’une trompette piccolo avec 4 pistons qui permit d’aborder à nouveau ces compositions tombées dans l’oubli. C’est avec cette trompette qu’on le voit jouer dans la vidéo Quel souffle, ce Maurice André  *:) Heureux !

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 06:09

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Hier à Notre Dame de la Drèche (Tarn)

Hier à Notre Dame de la Drèche (Tarn)

 

 

 

Aujourd’hui pas de musique vocale, uniquement de la musique instrumentale. Pas de musique « classique » non plus, mais de la musique traditionnelle. Il faut bien varier les plaisirs *;) Clin d’œil

 

Nous allons migrer vers un pays rempli de musique et de légendes, la verte Erin. Autrement dit l’Irlande. Mais je ne change pas d’époque pour autant. Je vais vous faire (peut-être) découvrir un compositeur irlandais, tout à fait contemporain d'Antonio Vivaldi. Vous verrez un peu plus loin pourquoi je cite le nom de Vivaldi.

 

Je vais donc vous parler de Toirdhealbhach Ó Cearbhalláin, plus connu sous son nom anglicisé de Turlough 0’Carolan, né en 1670 et mort en 1738 *.

 

O’Carolan était un harpiste et compositeur professionnel. Il devint aveugle à l’âge de 18 ans après avoir contracté la variole. C’est alors qu’il apprit à jouer de la harpe et se révéla un excellent musicien. Il devint harpiste professionnel itinérant et consacra sa vie à recueillir les mélodies traditionnelles irlandaises qui menaçaient de disparaître et à les retranscrire. Il composa lui-même un très grand nombre d'oeuvres dont il écrivait les textes, car il était également un poète réputé.

 

Si je vous parle de lui aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour son rôle dans la préservation de la musique traditionnelle celtique irlandaise. Mais aussi pour ses compositions auxquelles il mêla des éléments de musique baroque italienne.

 

Comment et pourquoi ? Eh bien, parce qu’il avait rencontré à Dublin le compositeur toscan Francesco Geminiani qui y fit plusieurs séjours. Ce dernier lui fit notamment découvrir Antonio Vivaldi qui devint d'ailleurs rapidement célèbre dans toute l’Irlande. O’Carolan intégra dans ses compositions des thèmes baroques inspirés de Vivaldi.

 

Dans une première vidéo je vous invite à découvrir une œuvre où O’Carolan emprunte des traits de mélodie à Vivaldi. Il s'agit du concerto pour violon en si mineur RV 168. Je trouve que ces deux styles de musique se marient merveilleusement bien.

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous propose une deuxième vidéo beaucoup plus longue qui vous permettra de découvrir cette musique traditionnelle qui a réussi, en grande partie grâce à 0’Carolan, à parvenir jusqu’à nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

* Pour mémoire, Vivaldi est né en 1678 et est mort en 1741

 

 

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 06:10

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

Bon et Saint 5e dimanche de l’Epiphanie

 

 

 

Aujourd’hui, j’ai décidé que c’était la journée de la femme. Peu importe qu’il y en ait qui ont choisi une autre date !

Et c'est pourquoi je vais vous parler aujourd’hui d’un des meilleurs compositeurs français des règnes de Louis XIV et Louis XV : Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729). Eh oui, c’était une femme !

 

Pourquoi n’y a-t-il eu que très peu de femmes compositeurs dans le passé : tout simplement, parce qu’on les empêchait d’exister. Petit exemple : Mozart avait une sœur de 5 ans son aînée, Maria Anna, plus connue sous le surnom de Nannerl Elle aussi était une surdouée. Elle a été comme son frère une enfant prodige, une excellente claveciniste et son père l’a promenée partout en Europe  pour exhiber son talent. Mais quand elle a atteint « l’âge de se marier », ses parents (et la société de l’époque) ont  décidé qu’elle ne pouvait plus poursuivre sa carrière de musicienne. Exit Nannerl Mozart ! Nous savons grâce à son frère qu’elle aussi composait, parce qu’il fait l’éloge de ses compositions dans les lettres qu’il lui écrivait. Malheureusement aucune de ses pièces n’est parvenue jusqu’à nous. Est-ce vraiment un hasard ?

 

Mais revenons-en à Elisabeth Jacquet de la Guerre. Née en 1665 à Paris, elle fut très tôt initiée à la pratique du clavecin par son père Claude Jacquet. Elle n’avait que 5 ans lorsqu’elle joua pour la première fois devant Louis XIV. La faveur du roi ne se démentira jamais, et c’est sans doute ce qui lui permit de poursuivre une carrière de musicienne tout au long de sa vie. En 1684 elle épousa l’organiste Marin de la Guerre, et, dès lors, utilisa leurs deux noms accolés : Jacquet de la Guerre. Dernier petit détail familial : François Couperin était son cousin.

 

Elle est l’une des premières en France à avoir composé des sonates, forme musicale venue d'Italie. Elle nous a laissé aussi des cantates sacrées et profanes, et même une des toute premières tragédies lyriques françaises, composée en 1694, « Céphale et Procris »

 

J’ai choisi de vous faire écouter l’une des ses cantates sacrées « Judith » écrite en 1708. Elle fait partie du livre 1 des « Cantates françoises sur des sujets tirez de l’Ecriture ». Vous n’entendrez pas de chœur aujourd’hui chère Dame LR *;) Clin d’œil . Cette œuvre est écrite pour un seul soliste, une soprano en l’occurrence, accompagnée par un violon et la basse continue. Le texte fut écrit par Antoine Houdar de la Motte

 

  1. Simphonie (sinfonia, ouverture)
  2. Récitatif. Tandis que de la faim où la guerre la livre
  3. Air. La seule victoire
  4. Récitatif. Enfoncez le trait qui le blesse
  5. Sommeil
  6. Récitatif. C'en est fait le repos
  7. Accompagnement. Judith implore encore la céleste puissance
  8. Air : Le coup est achevé
  9. Récitatif : Courez, courez Judith
  10. Air : Chantons, chantons la Gloire du seul maître des Rois

 

Notons que la cantate se termine par un air très brillant « Chantons la Gloire du seul maître des Rois » qui fut très certainement écrit à la gloire de Louis XIV.

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

PS : il n’y a qu’une seule vidéo de cette cantate complète sur YouTube, je n’ai donc pas eu le choix. Désolée pour la qualité médiocre du son.

 

 

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 06:10

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

Le martyre de Saint Timothée

Le martyre de Saint Timothée

 

 

 

Buxtehude, ça vous dit quelque chose ?

 

La vie de Dietrich Buxtehude (vers 1637-1707) est mal documentée. Peut-être était-il d’ascendance danoise. Après avoir été quelques années organiste à Elseneur (Danemark), il s’établit en 1668 à Lübeck, ville hanséatique proche de Hambourg. Il y travailla jusqu'à sa mort.

 

Il y était tout à la fois organiste, compositeur et … régisseur-comptable ! Sa renommée en Allemagne était telle qu’il attira de nombreux élèves, parmi lesquels se trouve probablement un certain … Johann Sebastian Bach.

 

Son œuvre est très riche et comporte de très nombreuses compositions sacrées,dont un certain nombre de ce qu’on peut appeler des « cantates », bien que ce terme ait été inconnu au XVIIe siècle.

 

L’œuvre que je vous propose aujourd’hui « Alles, was Ihr tut mit Worten oder mit Werken (BuxWV 4) fut composée pour le 5e dimanche après l’Epiphanie (nous y sommes, à une semaine près *;) Clin d’œil ), mais nous ignorons en quelle année.

 

Elle est écrite pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur, violons I et II, altos I et II, violone (sorte de grande viole) et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 06:10

 

 

 

à tous

 

 

 

Chapelle Expiatoire - Paris

Chapelle Expiatoire - Paris

 

 

 

Hier de nombreuses messes ont été célébrées en France à la mémoire du roi Louis XVI assassiné le 21 janvier 1793. Pour nous associer à cette  commémoration, je vous invite à écouter cette messe de Requiem, composée par un compositeur espagnol du XVIe siècle, Cristobal de Morales. .

 

Il y a quelqu’un qui  va être content : cette messe, précédée de l’ « Officium Defunctorum » dure environ 1 heure. Est-ce assez long pour vous chère Caro ?

 

 

Avec Cristobal de Morales (né vers 1500 – mort en 1553) nous ne quittons pas la sphère hispanique où nous étions entrés la semaine dernière avec un compositeur du Nouveau Monde. Morales est considéré comme le plus grand compositeur espagnol de la Renaissance.

 

Cristobal de Morales, qui était également chanteur (baryton), séjourna de 1535 à 1545 à Rome où il avait été appelé par le pape Paul III pour chanter dans le chœur de la Chapelle Sixtine. C’est en 1544, pendant son séjour à Rome, qu’il composa sa « Missa pro Defunctis » à 5 voix. Elle est chantée a cappella et comporte 10 parties :

 

- Introitus: Requiem aeternam

- Kyrie

- Graduale: Requiem aeternam

- Tractus: Absolve, Domine (Unisono)

- Sequentia: Dies Irae

- Offertorium: Domine Jesu Christe

- Sanctus

- Benedictus

- Agnus Dei

- Communio: Lux aeterna

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 06:10
Bon et Saint 2e Dimanche de l’Epiphanie à tous !

 

 

 

Je vous invite aujourd’hui à faire un grand voyage dans l’espace et dans le temps. Partons pour le Nouveau Monde aux XVIIe/XVIIIe siècles. L’Espagne était alors maîtresse d'une grande partie de ce que nous appelons maintenant l’Amérique latine.

 

Contrairement à  ce que nous pourrions penser, la vie musicale y était très intense. Beaucoup de musiciens étaient venus d’Espagne ou même d’Italie pour s’établir au Mexique ou au Pérou. Je vous propose de découvrir aujourd’hui Tomás de Torrejón y Velasco (1644-1728).

 

Ce compositeur était né en Espagne et partit en 1667 pour le Pérou. Il accompagnait le nouveau vice-roi du Pérou pour qui il travaillait depuis déjà quelques années. Torrejón s’établit définitivement à Lima où il devint maître de chapelle de la Cathédrale, poste qu’il occupa jusqu’à la fin de sa vie. Parmi les œuvres de lui qui nous sont parvenues (et surtout dont j’ai pu trouver un enregistrement sur YouTube ….) je vous propose d’écouter cette Messe à 6 voix. composée vers 1700/1701 à la même époque que son opéra « La Púrpura de la Rosa », premier opéra composé et joué dans les Amériques !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 06:10
Bonne  Fête de la Sainte Famille  à tous !

 

 

 

Il y a 2 jours, nous fêtions l’Epiphanie de Notre Seigneur et nous avons mis nos rois mages dans la Crèche.

 

Pour célébrer cet évènement, je vous aurais bien fait écouter un oratorio d’Antonio Vivaldi 😉 «l’Adorazione delli tre re Magi al bambino Gesù nella capanna di Betlemme (RV 645) » (ouf! quel titre!) qui lui avait été commandé par la «Congregazione dell’Immacolata Concezione » de Milan. Cet oratorio fut exécuté pour la première fois le 9 janvier 1722 à l’église San Felice de cette même ville. Mais il y a un  gros hic  !!!! Même si le livret en est conservé  à la Bibliothèque Nationale de Milan, la partition, elle, a disparu "corps et biens" depuis près de 300 ans! Alors pas d’oratorio de Vivaldi aujourd’hui. Snif ! Je me suis donc tournée vers le grand chouchou de Mortimer, Jean Sébastien Bach pour ne pas le nommer, qui n’avait pas son pareil pour nous sortir une cantate tous les dimanches 😉!

 

Pour la période des fêtes 1734-1735, JS Bach composa un Oratorio de Noël en 6 parties « Weihnachtsoratorium (BWV 248) », dont l’exécution couvrit les fêtes de Noël  depuis le 25 décembre 1734 jusqu’à l’Epiphanie 1735. Chaque partie de cet oratorio fut jouée dans deux églises de Leipzig : la Thomaskirche et la Nicolaikirche.

 

L'exécution de la partition dans sa totalité demande près de deux heures et demie. Généralement les six parties sont données en deux concerts. Je vous propose aujourd’hui uniquement la partie 6 "l’adoration des Rois Mages".

 

Cette 6e partie est écrite pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse) et les parties instrumentales suivantes : 3 trompettes, timbales, 2 hautbois, 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 06:10

 

 

 

La Circoncision - tableau attribué au Maître à l'oeillet de Baden - Fin XVe - début XVIe siècle

La Circoncision - tableau attribué au Maître à l'oeillet de Baden - Fin XVe - début XVIe siècle

 

 

En ce Dimanche de l’Octave de la Nativité de Notre Seigneur, je voudrais vous faire découvrir un nouveau compositeur, Giovanni Alberto Ristori (1692-1753) et l’une des ses œuvres dont la partition fut éditée pour la première fois en ….. 2010.

 

Ristori est un de ces compositeurs connus dans toute l’Europe au XVIIIe siècle, mais dont le nom avait disparu des mémoires jusqu’à ce que des passionnés de la musique baroque ne les tire de l'oubli où ils étaient injustement tombés pendant plus de 250 ans !

 

Giovanni-Alberto Ristori est né en 1692, peut-être à Bologne ? On l'ignore,  personne n’ayant pris le temps de le vérifier dans les archives des paroisses de la ville, travail plus qu’ingrat j’en conviens. (Après tout on n’a retrouvé la date de naissance de Vivaldi qu’en 1962 !!!). La première trace que l’on a de lui date de l’automne 1713, à Venise. Il fit représenter cette année-là son premier opéra connu « Orlando Furioso » au Teatro Sant’Angelo dont les directeurs n’étaient autres que Giovanni Battista Vivaldi et son fils Antonio. Eh oui, encore lui !

 

On retrouve Ristori en 1715 à la Cour de Dresde où son père était directeur d’une troupe de comédiens italiens. En 1717 il fut nommé « Compositeur de la Musique Italienne » (sic) par le prince-électeur de Saxe. Ristori travaillera pratiquement toute sa vie à Dresde où il mourut en 1753.

 

Vous allez donc découvrir aujourd’hui une de ses œuvres de musique sacrée la « Messa per il Santissimo Natale di Nostro Signore » composée en 1744.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

 

à tous

 

 

 

Très belle et Sainte Fête de la Nativité

 

 

 

Honneur à la musique française, en ce jour de Noël, avec la « Messe de Minuit»  de Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).

 

 

Cette Messe pour la nuit de Noël fut composée entre 1690 et 1693 pour 8 voix solistes, chœur à 4  parties, orchestre à la française avec flûtes, et basse continue. C’était la coutume à cette époque de faire appel aux mélodies populaires et cette Messe de Minuit laisse une grande place aux passages instrumentaux. Par exemple, le Kyrie commence par une symphonie (rien à voir avec ce qu’on appelle aujourd’hui une « symphonie ») sur : « Joseph est bien marié » que Charpentier reprend dans le Credo  pour illustrer "Crucifixus etiam pro nobis" . Le Christe enchaîne ensuite sur « Or nous dites Marie ». Dans le Gloria, le Quoniam tu solus sanctus est chanté sur la mélodie d’ « Où s’en vont ces gais bergers », et ainsi de suite.

 

 

Charpentier nous offre ici une œuvre pleine de joie pour célébrer la naissance de notre Sauveur. Je vous laisse maintenant le plaisir de l’écouter.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

à tous  *:) Heureux

 

 

 

 

Bon et Saint 4e dimanche de l'Avent

 

 

 

Le temps de l’Avent va bientôt se terminer et nous célèbrerons dans une semaine la naissance de Notre Seigneur Jésus.

 

 

Pour terminer ce cycle en musique, j’ai gardé le meilleur pour la fin *;) Clin d’œil .

 

Afficher l'image d'origine , Morti, Afficher l'image d'origine ! je blaaaaaague  *:)) Marrant !

 

 

Je termine donc, disais-je, avec Antonio Vivaldi, l’un des quatre grands de la musique baroque. Pas très facile de faire un choix dans sa musique sacrée, car peu d’œuvres sont arrivées jusqu’à nous et ses grands motets sont tous d’excellente qualité. J’ai donc dû trancher et ai choisi pour aujourd’hui un de ses « Beatus Vir » (le RV 597).

 

 

Antonio Vivaldi mit trois fois en musique le Psaume 111/112 « Beatus Vir qui Timet Dominum » (Heureux l’homme qui craint le Seigneur). Celui-ci fait partie d’un groupe d’œuvres que Vivaldi composa en 1720, probablement  pour l’église romaine San Lorenzo in Damaso, car comportant un double chœur et un double orchestre, comme il était d’usage à cette époque-là à Rome.

 

 

 

Œuvre écrite pour 5 solistes (2 sopranos, alto, ténor et basse), 2 chœurs, 2 orchestres, basse continue, avec comme instruments occasionnels, 2 hautbois à l’orchestre I.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

à tous.

 

 

 

 

Bon et Saint 3e dimanche de l'Avent

 

 

 

En ce 3e dimanche de l’Avent je dédie à Mirabelle et Mortimer cette superbe cantate de Noël de leur cher Jean Sébastien Bach. Restez bien tous les deux au chaud sous la couette, mettez un casque sur vos oreilles et savourez la.

 

 

 

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Bach était (hélas) un très fervent luthérien*. Il composa cette cantate « Gelobet seist du, Jesu Christ » (BWV 91) sur un texte adapté d’un poème de …. Martin Luther (3 fois hélas!) datant de 1524 pour « célébrer » le 2e centenaire de la prétendue réforme. Elle fut donc créée le 25 décembre 1724 à Leipzig.

 

Elle est écrite pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur mixte, hautbois I, II et III, cors, timbales, 2 violons et alto, et basse continue.

 

  1. chœur : Gelobet seist du, Jesu Christ
  2. récitatif (soprano) : Der Glanz der höchsten Herrlichkeit
  3. aria (ténor) : Gott, dem der Erden Kreis zu klein
  4. récitatif (basse) : O Christenheit! Wohlan
  5. aria (soprano et alto) : Die Armut, so Gott auf sich nimmt
  6. choral : Das hat er alles uns getan

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

* Jean Sébastien a bien dû se retourner au moins une fois dans sa tombe lorsque son fils Johann Christian s'est converti au Catholicisme

 

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