Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:50


 
Placide s'est couché, un bout de lune s'est levé. Placide dort du sommeil du juste. Au jardin d'à côté Bêtoven lève le nez, il sent bien qu'on a emménagé dans la maison voisine, mais il n'y avait personne encore la nuit, au soir venu tout était déserté.
 

Ce soir Assum a reçu un mail ému : "c'est ma première nuit dans ma maison où y'a pas encore l'électricité, je t'écris à la chandelle sur mon portable, ici c'est d'un calme irréel, on n'entend pas les voisins, faut dire que je suis pas loin du cimetière, mais quand même c'est bien calme !"
 

Assum lui a répondu : "c'est pratique les gens du quartier ont pas loin où aller quand l'heure a sonné, passe une bonne nuit en toute paisibilité sans t'inquiéter de l'avenir."
 

Dans la nuit étoilée Bêtoven s'est faufilé, il savait par où passer, il a trouvé la porte entrebaillée pour lui, comme Assum l'avait recommandé à Placide, il est rentré, a trouvé la chambre : sur le lit Placide épuisé dormait comme un mort, la couverture était de travers et le découvrait, Bêtoven a voulu la remettre comme il fallait mais en tirant avec les dents la couverture lui a dégringolé dessus, Placide s'est retrouvé en slip et Bêtoven transformé en fantôme se débattait sous la couvrante.
 

Le lendemain matin Assum a trouvé un mail en prenant son café : "ici on dort très bien, y fait juste un peu frais la nuit et on fait de drôles de rêves, n'empêche que ma couverture sentait le chien".

 

 

 

Et la suite ......link

 

 


 

 

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 12:36
Je regardais un documentaire sur la fonte de la banquise et le réchauffement climatique quand l'assumerie du téléphone m'a tiré de ma torpeur : - ... allô ?
Il semblait déjà parler avant même que je ne réponde :
- ... et comme je le dis toujours en tant qu'éditeur : il ne faut jamais s'endormir sur ses lauriers de crainte qu'on ne nous les piquasse ! les chiffres sont presque satisfaisants, néanmoinss il serait souhaitable que vous vous améliorassiez, on ne s'améliore jamais assez comme j'aime à le répéter et même à le...
Impatienté, et craignant l'escalade verbale en solitaire, je l'ai coupé : - Quels sont les chiffres ?
J'ai senti le ton changer et prendre une suavité inquiétante :
- Les chiffres sont indécis, ou imprécis, comme vous voulez, et il serait souhaitable qu'ils le demeurassent... satisfaites-vous de ma satisfaisance, c'est amplement suffisant, ce sera ainsi chose faite, je vais d'ailleurs organiser une petite fête, je compte sur vous et...
La moutarde m'étant monté au nez je l'ai arrêté dans ses élans lyriques :
- En fait de compter j'entends surtout des contes à s'endormir debout !
Il a senti le danger et pris son ton froid et officiel :
- Comme vous le savez nos frais généraux et particuliers sont particulièrement élevés, j'ai sous mon regard préoccupé votre dossier que venait de m'amener ma secrétaire... -il a mis la main sur le combiné mais il m'a semblé entendre presque distinctement : "vous pouvez vous rhabiller"- ... et compte tenu des frais divers et variés vous concernant, ainsi que des avances consenties, vous nous devez de l'argent à un montant qui n'est pas encore chiffré mais qui pourrait bien s'aggraver...
- Vous donnez aussi des consultations médicales ? ai-je demandé.
Il s'est troublé : - mais non, je disais juste à ma secrétaire qu'elle pouvait ranger votre dossier... mais ne retardez pas la question des avances ! a-t-il repris.
- Mais quelles avances ? qu'est-ce que c'est que ces histoires !
Le ton s'est fait faussement conciliant :
- De GROSSES avances en notoriété : vous me devez le début de votre carrière et si vous ne voulez pas m'en devoir la fin il serait bon que vous écrivassiez un peu plus et bavassiez un peu moinnss...
J'ai protesté : - Mais enfin c'est vous qui m'avez appelé, dérangé, tout ça pour parler pour ne rien dire, je ne...
Il a sussuré :
- Ne vous énervez pas avant que je ne pétasse les plombs... j'attends toujours ce texte que vous m'avez promis la dernière fois, sous l'effet de la bière sans doute...
Il a raccroché.
Je me suis mis au boulot et je lui ai envoyé la suite.

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:59
L'assumerie du téléphone a résonné dans la nuit profonde, j'étais en train d'écrire, j'ai tendu le bras et j'ai décroché : - Allô...
- Alors y dort pas le parisien ?
- ... ben non tu vois...
- Alors comme ça y dort pas au milieu de la nuit le parisien....
- ... ben non, et toi tu te relèves en pleine nuit comme tes moines pour prier, qu'est-ce qui t'arrive ?
Derrière on percevait le silence profond de la campagne la nuit, pourtant on entendait comme un grattement... il a fini par répondre :
- Rien.
- ... comment ça rien !
- Non, rien, tout va bien.
- ... et ce grattement bizarre, qu'est-ce que c'est...
- C'est Bêtoven qui se gratte.
- Qu'est-ce qui fait chez toi à cette heure-là... !
- Et moi je te demande qui y a chez toi ?
- ... non mais attend c'est pas pareil, et puis c'est pas ton chien !
- Et alors ? je reçois qui je veux.
- On te l'a confié ?
- Non. Il a sa niche dans le jardin à côté, mais la nuit y vient.
- ... oui mais bon t'es pas obligé de le recevoir...
- Si.
- Hein ! comment ça "si" !
- Y gratte la porte jusqu'à ce que je lui ouvre, ensuite y veut pas partir.
- Laisse-le gratter !
- Y m'a déjà abîmé ma porte, une belle porte toute neuve, si je le laisse gratter ça sera encore pire... et puis une fois où j'ai refusé de lui ouvrir il a fait ses besoins sur le paillasson, mon beau paillasson tout neuf.
- ... non mais bon faut pas l'attirer, lui donner à manger...
- J'y file rien, que dalle, y reste là à me regarder avec ses yeux tristes, ça me donne le cafard.
- ... mais va dormir quand c'est comme ça !...
- Oui. Mais y s'allonge à côté du lit et y s'endort avant moi.
- ... bon ben écoute : allez dormir tous les deux, moi j'ai encore un peu de boulot et je voudrais bien dormir aussi après...
- Tu t'en fous de mes problèmes.
- ... mais non pas du tout, mais...
- Si, tu t'en fous, personne me comprend.
- Mais y a Bêtoven, lui y te comprend !
Il avait déjà raccroché.
J'ai été chercher une bière, avec tout ça je ne savais plus où j'en étais.

Bêtoven

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 17:04

L'assumerie du téléphone est rentrée dans le frigo où j'avais la tête pour chercher une bière tout en bas où il en restait peut-être... je suis allé décrocher, j'étais surpris de l'intensité de l"assumerie qui semblait complètement déréglée :

- Allô, oui ?
- "... vous vous souvenez PEUT-ÊTRE de moi..." a prononcé une voix étrangement doucereuse à la tonalité inquiétante proche de l'hystérie.
- "... euh non pas vraiment..."
La voix s'est faite encore plus douceâtre, insinuante : "... faudrait-il que je rafraîchasse votre mémoire défraîchie... ou bien monsieur l'écrivaillon est-il victime d'une amnésie collective de lui-même consécutive à un excès de bières frelatées du samedi soir..."
J'ai protesté : " Mes bières belges sont toutes excellentes, la plupart proviennent de vénérables abbayes et..."
Il m'a coupé durement : " Ne faites pas le belge avec moi et laissez les moines du petit placide tranquille, quand envoyez-vous le texte dont je vous ai extorqué la promesse la semaine dernière ?"
J'étais pris de court, j'ai bafouillé : "... le sujet avance, j'y mets la dernière main..."
La voix est redevenue d'une très inquiétante onctuosité : "... faudrait-il que je montasse à Paris mettre la main au collet de ce sujet pour le faire avancer à grands coup de pieds répétés dans le derrière..."
J'ai répondu d'un ton décontracté et enjoué : " Mais non je vous l'envoie dans l'heure qui suit, juste quelques corrections à faire, et le tour est joué !"
Un silence menaçant a suivi mes paroles puis il a articulé en grinçant : "Ne jouez pas avec moi avant que je ne pétasse les plombs..."
Il a raccoché.
J'avais 60 minutes pour lui envoyer quelque chose, même n'importe quoi ferait l'affaire pourvu que ça se tienne à peu près, je me suis mis au boulot fébrilement, tant pis, je descendrai chercher des bières plus tard.

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:58

 

 

 

 
Ici à Paris il fait un temps splendide qui permettra avantageusement aux gens d'aller s'enfermer à l'ombre des bâtiments à visiter pour la journée du patrimoine, néanmoinss je ne pense pas que ni La Santé, ni Les Baumettes ne fasse de journée portes ouvertes, qui auraient pourtant beaucoup de succès, c'est dommage.
 
Pour ma part j'irais aux Ecossais, l'ancien Collège des Ecossais sur la Montagne Sainte Geneviève où l'on pourra visiter la chapelle d'époque avec le Tombeau de Jacques II, ce qui devrait rafraîchir un peu en cette journée quasi-caniculaire pour la saison.
 
Le cloître moyen-âgeux d'Henri IV ( l'un des fameux lycées des élites qui nous foutent dans la merde depuis des décennies) devrait être ouvert avec son potager d'époque, avec beaucoup de modération néanmoinss, de 14h à 18h, sans compter qu'on ouvrira en retard et qu'on fermera en avance, une demi-heure avant généralement comme dans les musées, sauf que l'on pourra peut-être ramener une salade, qui sait, on nous en vend tellement habituellement que l'on nous en refilera bien une gratos pour changer, on peut toujours rêver.
 
Les ministères, notamment dans le VIIe arrondissement où ils sont logés dans de magnifiques hôtels particuliers de l'ancien temps, sont d'une visite intéressante et agréable, ce sont les fonctionnaires qui sont chargés de la visite, ils sont très accueillants, très souriants et très en forme après une semaine à n'avoir pas fait grand chose dans un cadre agréable, on les envierait presque, ne serait-ce ce côté employé des pompes funèbres qu'ils on tous, dames comprises, c'est étonnant.
 
L'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, serait à visiter avant que nous ne coulions tous, mais la queue est à chaque fois semblable à celle du Titanic pour les chaloupes de sauvetage, ne sombrons pas dans le pessimisme, allons plutôt nous promener sous le beau ciel de Paris le long des quais de la Seine d'où l'on pourra avantageusement contempler les beaux monuments sans avoir à rentrer dedans.



Partager cet article

Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:38
un parisien arrêté par la police hier soir devant le Palais de l'Elysée
... derrière plutôt, restons modeste, enfin essayons !
 
Je descendais de Saint Augustin, je sortais des fameuses soirées de la rue de Saint Petersbourg, qui seront racontées en leur temps ; il n'était pas si tard mais la nuit était déjà tombée, j'étais perdu dans mes pensées mais non pas dans mon chemin, je longeais le trottoir le long des grilles du jardin de l'Elysée, un policier me salua au tournant vers la Concorde, où je me rendais. Cent mètres plus loin une policière m'arrêta, elles étaient deux, une seule m'accosta : "Je vais vous arrêter, il est interdit de passer, c'est l'Elysée !" en me désignant le trottoir opposé, celui de droite.
 
Comme j'allais traverser elle m'arrêta de nouveau : "Attendez !" en effet des voitures passaient, elle se mit au milieu de la rue les deux bras écartés et me fit signe de passer, je traversais et me retrouvais face à des barrières cadenassées tout le long du trottoir. Comme je commençais à marcher dans le caniveau elle m'arrêta une nouvelle fois : "Attendez, je vais vous ouvrir !" J'attendis, en effet on ne pouvait accéder au trottoir sur lequel on avait le droit de marcher, sévèrement défendu à l'inverse de celui sur lequel on n'avait pas le droit de marcher.
 
Elle n'arrivait pas à ouvrir, la situation devenait ambiguë, sa collègue de l'autre côté observait la scène avec intérêt, moi aussi. Je lui proposais de l'aider, avec ménagement néanmoins, pour ne pas la vexer, elle se dirigea résolument vers la barrière suivante qu'elle réussit à ouvrir sans mon aide et me fit signe triomphalement de passer, je m'exécutais prudemment en lui disant aimablement "je vous donne bien du dérangement", elle me répondit non moins aimablement "vous ne pouviez pas savoir".
 
On était le 31 août au soir mais c'était déjà l'air vivifiant du mois de septembre, ma policière refermait soigneusement derrière moi la barrière, je poursuivais mon chemin, après c'était les gendarmes, mais tous des hommes, aucun ne m'a arrêté, j'ai traversé la Concorde plus déserte qu'en plein mois d'août, les touristes étaient repartis, ensuite, pour le plaisir, j'ai traversé la Seine sur le pont de la Concorde, c'est beau Paris la nuit.
 
Je me suis encore fait arrêter de l'autre côté, par des touristes qui n'étaient pas encore partis, des Polonais qui m'ont demandé l'Assemblée Nationale, on était face à la Seine, je me suis tourné vers la gauche et leur ai désigné le sombre bâtiment : "c'est là !" - "Non, le métropolitain !" a répondu le jeune polonais qui parlait intégralement le français ; c'était de l'autre côté, j'y allais aussi, d'ailleurs au-dessus de l'éntrée Guimard brillaient faiblement en lettres capitales blanches sur fond rouge METROPOLITAIN.
 
Ils ont prit la direction d'Issy et moi celle de la Chapelle, il était temps de rentrer avant de se faire arrêter de nouveau.
Assum


Merci le parisien !



Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !