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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 09:10
SAINT EPIPODE ET SAINT ALEXANDRE

SAINT EPIPODE ET SAINT ALEXANDRE

SAINT EPIPODE et SAINT ALEXANDRE

 

 

Tous deux sortaient de familles aisées, le premier à Lyon et le second Grec de naissance.  Dans la fleur de l’âge, tous les deux étaient amis depuis de longue date et, s’étant voués à Dieu, ils restèrent célibataires.

 

En 177 une persécution s’alluma. Ils décidèrent de se cacher, comme le préconise l’évangile. Ils sortirent discrètement de Lyon pour aller se cacher dans un village voisin chez une veuve chrétienne. Sa discrétion fit qu’ils purent vivre un certain temps sans se faire remarquer ; mais avec la perquisition des païens, ils furent découverts. En voulant se sauver, Epipode perdit une de ses chaussures que la veuve garda précieusement. Arrêtés, ils furent immédiatement mis en prison sans autre forme de procès, ce qui était interdit par la loi romaine.

 

Trois jours après, ils furent conduits, les mains attachées dans le dos, devant le tribunal du gouverneur. Dès qu’ils se déclarèrent chrétiens, le peuple hurla à l’indignation et le gouverneur en colère leur dit :

 

- De quoi donc ont servi toutes les tortures que nous avons employées, s’il est encore des hommes assez audacieux pour suivre la doctrine du Christ ?

 

Il sépara ensuite les deux saints pour les empêcher de se soutenir mutuellement, même par signes. Il prit d’abord Epipode, car il le pensait plus faible, lui faisant des promesses par l’appât du plaisir, mais le saint lui répondit :

 

- Sachez que je ne me laisserai jamais surprendre par votre cruelle compassion… Vos plaisirs n’ont rien qui me touche. Vous ignorez que l’homme est composé de deux substances, d’un corps et d’une âme. Chez nous l’âme commande et le corps obéit. Les plaisirs honteux auxquels vous vous livrez en l’honneur de vos prétendus dieux flattent agréablement le corps ; mais ils entraînent la mort de l’âme… Pour nous, après vous être rabaissés jusqu’à la condition de brutes, vous trouverez à la fin une mort épouvantable. Il n’en est pas ainsi de nous : lorsque nous périssons par vos ordres, nous entrons en possession d’une vie éternelle.

 

Le juge en colère  fit frapper rudement la bouche du saint homme. La bouche en sang et les dents cassées, le martyr continua ainsi :

 

- Je confesse que Jésus-Christ est un seul Dieu avec le Père et le Saint-Esprit. Il est juste que je lui remette une âme qu’il a créée et rachetée. Je ne perdrai pas la vie, je ne ferai que la changer en une plus heureuse.

 

A ces mots, le juge le fait mettre sur un chevalet et le dépeçage commence. Trouvant que les supplices n’étaient pas assez cruels, le peuple demanda qu’on lui livre Epipode pour le martyriser ; mais le juge, craignant une sédition, lui fit couper la tête.

 

Deux jours après, le juge se fit amener Alexandre et essaya de l’effrayer avec le récit des supplices subits par les autres martyrs ; mais il fut trompé dans ses espérances car Alexandre lui répondit que tout cela ne lui faisait pas peur et que ces exemples lui donnaient le courage de suivre les traces de ses prédécesseurs, comme Epipode. Le juge en colère lui fit écarter les jambes et les bourreaux le frappèrent à tour de bras. Alexandre résista sans broncher. On lui demanda s’il persistait dans sa première confession, il répondit :

 

- Eh ! Comment n’y persisterais-je pas ? Les idoles des païens ne sont que des démons ; mais le Dieu que j’adore et qui est le seul tout puissant et éternel, me donnera la force de le confesser jusqu’à la fin ; il sera le gardien de ma foi et de mes saintes résolutions.

 

Le juge désespérant de le convaincre le condamna à être crucifié. Il n’eut pas plutôt été attaché à la croix qu’il expira à cause des nombreuses plaies ouvertes faites par les bourreaux.

 

Les chrétiens enlevèrent secrètement les corps des deux martyrs et les enterrèrent sur une colline proche de la ville. Ce lieu devint vite célèbre par les guérisons qui s’y opéraient. Un jeune homme atteint d’une maladie incurable fut guéri par la sandale d’Epipode trempée dans l’eau bénite avec laquelle on l’aspergea. Les possédés étaient délivrés de leurs démons.

 

Leurs tombeaux étaient hors de la ville, mais ils se trouvèrent englobés dans la ville lorsque Saint Eucher, évêque de Lyon, écrivit au cinquième siècle le panégyrique des deux saints martyrs. On dit que l’on emportait de la poussière de leurs tombeaux pour guérir les malades. Ceci est attesté par Saint Grégoire de Tours. Ce dernier rapporte qu’au sixième siècle les corps des deux saints furent déposés, avec celui de Saint Irénée, sous l’autel de l’église Saint Jean (aujourd’hui église Saint Irénée). On découvrit en 1410 les reliques de Saint Epipode et de Saint Alexandre et l’on fit une translation solennelle

 

PLACE SAINT ALEXANDRE A LYON

PLACE SAINT ALEXANDRE A LYON

EGLISE SAINT IRENEE DE LYON

EGLISE SAINT IRENEE DE LYON

SAINT SOTER et SAINT CAIUS

Papes et martyrs (v. 2020)

 

SAINT LEONIDE

Père d’Origène, martyr en 202

 

SAINT AZADE

et plusieurs autres saints martyrs en Perse en 341

 

SAINT THEODORE LE SICEOTE

Evêque d’Anastasiopolis en Galatie, + en 613

 

SAINTE OPPORTUNE

Abbesse de Montreuil près d’Almenêches au diocèse de Sées en Normandie. + en 770

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 09:10
21 avril 2021

SAINT ANASTASE LE SINAÏTE

 

 

Anastase fut élevé dans la piété. Dès sa jeunesse, il écoutait attentivement la lecture de l’évangile avec autant de respect que s’il avait entendu Jésus lui-même. Il recevait l’eucharistie comme s’il était question de l’embrasser ou de la tenir dans ses bras. C’est lui-même qui le dit.

 

Après avoir visité les lieux saints à Jérusalem, il se retira sur le Mont Sinaï. Il  résolut de s’y fixer avec les autres solitaires qui menaient une vie angélique. Il s’y bâtit une cellule. La prière, la mortification et l’obéissance lui méritèrent cette sagesse et cette science de Dieu dont les trésors ne se communiquent qu’aux âmes vraiment humbles.

 

Il sortit souvent  de sa retraite pour défendre l’Eglise. A Alexandrie, il confondit publiquement les hérétiques acéphales et leur montra, avec la dernière évidence, qu’ils ne pouvaient condamner Saint Flavien, sans condamner en même temps tous les pères de l’Eglise. Ses raisons furent si convaincantes que le peuple témoigna une grande indignation contre les hérétiques et pensa même les lapider. Le saint prit ensuite la plume et composa le livre intitulé : Odegos, ou le guide du vrai chemin. Il y réfute Eutychès, d’où venaient les acéphales et y établit des règles fort judicieuses contre toutes les hérésies. On ignore l’année de la mort de Saint Anastase. Il est certain qu’il vivait encore en 678, ce que nous pouvons lire dans l’Odegos. Outre le livre dont nous venons de parler, il composa encore plusieurs ouvrages ascétiques qui sont parvenus jusqu’à nous1.

 

1. Ecrits de Saint Anastase :

 

1. L’Odegos

2. Les considérations anagogiques sur l’Hexaméron

3. Les 154 questions

4. Le discours de la Synaxe ou de l’assemblée des fidèles.

5. Deux Discours sur le psaume sixième.

21 avril 2021
21 avril 2021

SAINT ANSELME

Archevêque de Cantorbéry + en 1109 (v. 2020)

 

SAINT ANASTASE

Patriarche d’Antioche, + en 598

 

SAINT BENON

Abbé de Clynnoc dans le comté de Caernarvon au Pays de Galles, VIIè siècle.

 

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 09:10
SAINT MARCELLIN

SAINT MARCELLIN

SAINT MARCELLIN

 

Marcellin est né en Afrique de parents de haute condition sociale. Il vint dans les Gaules avec Vincent et Domnin. Il prêcha avec succès l’évangile dans les pays voisins des Alpes, puis vint fixer sa demeure à Embrun. Il se construisit un oratoire près de cette ville pour y venir prier pendant la nuit. Ses exemples et ses discours convertirent un grand nombre de païens. Toute la ville étant devenue chrétienne, il pria Saint Eusèbe de Verceil de consacrer dson oratoire, ce qui lui fut accordé. Il fut même sacré évêque pour gouverner le peuple qu’il avait converti. On ne sait pas précisément en quelle année, mais il paraît que ce fut peu après 363.

 

Travaillant d’arrache-pied à la conversion de la région, il envoya Vincent et Domnin à Digne et en d’autres lieux pour continuer l’apostolat. Ses missions furent d’autant plus efficaces que le ciel lui donna le don des miracles. Il mourut à Embrun vers l’an 374 et y fut enterré.  Son nom se trouve dans les anciens martyrologes romains et les modernes. Saint Grégoire de Tours a fait sur lui de grands éloges et on rapporte plusieurs miracles opérés sur son tombeau et à son baptistère (De Gloria Confes. C. 69).

 

Le culte de Saint Marcellin devint fort célèbre, surtout dans le pays enfermé entre les Alpes et le Rhône, c’est-à-dire dans le Dauphiné, la Savoie et la Provence. Son chef fut transporté par la suite à Digne où reposaient les corps de Saint Vincent et de Saint Domnin. Le célèbre Gassendi, prévôt de l’Eglise de Digne, composa les leçons de l’office de Saint Marcellin.

 

Voyez dans Bollandus, p. 751, la vie du saint, écrite dans la cinquième ou sixième siècle ; Baillet, sous le 20 avril, et le Gallia Christ. Nova, t. III, p. 1052.

 

 

SAINTE AGNES de MONTE PULCIANO

En Toscane. Vierge et abbesse. (v. 2020)

 

SAINT JACQUES d’ESCLAVONIE ou d’ILLYRIE

Franciscain, + en 1485

CATHEDRALE D'EMBRUN
CATHEDRALE D'EMBRUN

CATHEDRALE D'EMBRUN

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 09:30
SAINT ELPHEGE ou ALPHEGE ou encore en vieil anglais AElfheah

SAINT ELPHEGE ou ALPHEGE ou encore en vieil anglais AElfheah

SAINT ELPHEGE

 

Elphège fut élevé dans la religion catholique. Très jeune, il montra des dispositions pour la cléricature. Il se retira dans le monastère de Derherste, au comté de Gloucester. Quelques années après, il quitta ce monastère pour se rendre dans l’abbaye de Bath où il vécut dans la contemplation et la pénitence sans y être particulièrement connu ; mais au bout de quelques années, sa réputation de sainteté se répandit et de nombreuses personnes de haut rang venaient le consulter. Puis on lui confia le gouvernement de l’abbaye. Il remit dans le droit chemin les moines un peu relâchés sur la Règle. Sa maxime était : il vaut mieux qu’un homme reste dans le monde plutôt que de faire un moine imparfait.

 

Saint Ethelwold, évêque de Winchester, étant mort en 984, Elphège fut élu pour le remplacer. On le tira de sa solitude après la vision que Saint Dunstan avait eue. Elphège vivait dans une grande abstinence de nourriture, était d’une grande douceur et rempli de charité.

 

Cela faisait vingt-deux ans qu’il gouvernait l’Eglise de Winchester lorsqu’il fut élevé sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry, devenu vacant depuis la mort d’Alfric. Il avait alors cinquante-deux ans. De retour de Rome où il s'était rendu pour recevoir le pallium, il assembla un concile à Oenham en 1009 pour connaître les besoins de son troupeau, où il promulgua trente-deux canons pour rectifier les erreurs, les abus et  rétablir la discipline. Ce concile confirma l’ancienne loi qui ordonnait de jeûner le vendredi.

 

C’est à cette époque que la paix qui régnait en Angleterre fut troublée par une invasion des Danois. Ce pays sans défense fut pillé de fond en comble sans aucune pitié. Le pays était alors gouverné par le roi Ethelred, un incapable. Le comte Eldric, le plus puissant du royaume trahit son pays et ravagea le Kent pour ensuite mettre le siège devant Cantorbéry. Le comte aidé par les Danois finit par prendre la ville malgré une grande résistance encouragée par l’archevêque. Ils passèrent au fil de l’épée tous ceux qui leur résistaient sans distinction d’âge ni de sexe. Elphège, que l’on retenait dans l’église, réussit à s’échapper pour essayer de négocier avec les envahisseurs. Il parvint au lieu du massacre et leur dit :

 

- Epargnez ces innocents. Y-a-t-il de la gloire à répandre leur sang ? Tournez contre moi toute votre indignation ; je me la suis attirée en vous reprochant votre cruauté, en nourrissant, en habillant et en rachetant vos prisonniers.

 

Irrités d’une telle liberté, les Danois se saisirent de l’archevêque, le martyrisèrent et brûlèrent sa cathédrale après avoir massacré, devant ses yeux, une partie de ses moines, puis le jetèrent en prison.

 

Il y avait sept mois qu’il était enfermé lorsqu’une maladie épidémique se déclara chez les barbares, causant des ravages dans leur armée. Ils allèrent trouver Elphège dans sa prison en lui demandant d’implorer le ciel pour qu’il arrête le fléau. Notre saint enraya la maladie. Alors les Danois délibérèrent pour savoir s’il fallait le remettre en liberté ; mais l’avarice étouffa leur sentiment de reconnaissance et exigèrent une rançon de mille marcs d’or pour sa libération. Ne pouvant réunir la somme, il fut remis en prison et, le samedi de Pâques, il fut présenté à Greenwich au commandant de la flotte danoise qui le menaça de mort s’il ne payait pas. Le saint lui répondit que les Danois ne resteraient pas longtemps en Angleterre et qu’ils seraient châtiés par Dieu comme Sodome pour leur conduite. Mis en furie par les propos d’Elphège, ils se jetèrent sur lui avec leurs haches et finirent par le lapider comme Saint Etienne. Avant d’expirer, il se releva et dit :

 

- O bon, ô incomparable Pasteur ! Ayez compassion des enfants de votre Eglise que je vous recommande en mourant.

 

Un Danois qu’il avait nouvellement baptisé fut touché de le voir souffrir si longtemps, et par un trait de pitié digne d’un barbare, il lui trancha la tête d’un coup de hache. C’était le 19 avril 1012. Elphège avait cinquante-neuf ans. Il fut enterré solennellement dans la cathédrale Saint Paul de Londres. Onze après, son corps encore entier fut transféré dans la cathédrale de Cantorbéry à côté du maître autel. Ses reliques disparurent lors de la réforme d’Henri VIII.

Elphège est nommé dans le martyrologe Romain1.

 

1. Dieu se vengea des Danois. Leurs chefs Hacon et Turkil périrent lors d’une tempête avec deux cents de leurs navires.

19 avril 2021

SAINT LEON IX

Pape, + en 1054 (v. 2020)

 

SAINT URSMAR

Evêque régionaire et abbé de Lobes, + en 713

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 09:10
18 avril 2021

BIENHEUREUSE MARIE DE L’INCARNATION

 

 

Marie de l’Incarnation est née à Paris le 26 janvier 1556. A seize ans et demi elle épouse Pierre Acarie. Son hôtel devint bientôt le rendez-vous de la société dévote. L’un de ses familiers est Pierre de Bérulle qui, plus tard, l’aidera efficacement dans ses fondations. Les écrits de Sainte Thérèse l’impressionnent fortement. La sainte d’Avila lui apparaît, lui demandant d’introduire le Carmel en France. Cette réalisation sera désormais le but de sa vie. Ruinée, elle n’en continue pas moins son activité religieuse, fonde tout d'abord le couvent de la rue Saint Jacques à Paris, établit dans sa maison un postulat pour le Carmel où ses trois filles prendront le voile. Devenue veuve, elle-même entre, à cinquante-deux ans, au Carmel d’Amiens, comme sœur converse, puis passe à celui de Pontoise où elle meurt le 18 avril 1618.

Modèle d’épouse chrétienne et de vie intérieure, Marie de l’Incarnation a été béatifiée par Pie VI en 1791.

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LE SAMEDI APRES LE DIMANCHE IN ALBIS

 

NOTRE DAME DE FOURVIERE

 

 

Le culte de Notre-Dame de Fourvière est connu depuis le Xè siècle. Détruite par les huguenots, la chapelle fut reconstruite en 1586 par le chapitre de Lyon et, après la grande peste de 1628, la cité se plaça solennellement sous la protection de sa patronne le 8 septembre 1643. Plus tard, un sanctuaire plus vaste s’éleva qui fut consacré en 1805 par le pape Pie VII lui-même. Enfin on dressa la basilique actuelle au cours des trente dernières années du XIXè siècle. Du haut de la colline où affluent les pèlerinages, la Vierge veille sur la grande cité qui lui a voué sa ferveur.

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SAINT APOLLONIUS

Apologiste de la Religion Chrétienne, martyr (v. 2020)

 

SAINT PARFAIT

Prêtre et martyrisé à Cordoue par les mahométans en 850

 

SAINT GALDIN

Archevêque de Milan + en 1176

BASILIQUE NOTRE DAME DE FOURVIERE
BASILIQUE NOTRE DAME DE FOURVIERE

BASILIQUE NOTRE DAME DE FOURVIERE

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 09:10
SAINT ETIENNE HARDING

SAINT ETIENNE HARDING

 

SAINT ETIENNE HARDING

 

 

Etienne, surnommé Harding, est né en Angleterre de parents nobles et riches. Il fut élevé dans le monastère de Shelburne au comté de Dorset. Il y fut instruit dans les sciences profanes et dans la religion. Il sut de bonheur réprimer ses passions et conserver dans son âme un calme inaltérable.   Ainsi son visage avait l’air toujours serein.

 

Le désir de toujours progresser lui fit quitter le monastère pour se rendre en Ecosse, à Paris puis à Rome. Durant ses longs voyages, lui et ses compagnons récitaient journellement les psaumes.

 

De retour de Rome, il entendit parler  du monastère de Molesme (entre Troyes et Monbard) qui venait d’être fondé par Saint Robert. Il résolut de s’y rendre. Les religieux de ce monastère étaient très pauvres et ne se nourrissaient souvent que de légumes ; mais, devant leur sainteté, les habitants des environs  leur fournissaient souvent à manger. Cependant l’abondance de nourriture engendra la dissipation et la violation de plusieurs préceptes de l’évangile. Le mal devint si grand que Saint Robert, incapable de venir à bout des dérèglements, quitta le monastère. Le Bienheureux Albéric prieur, et Etienne le suivirent peu de temps après ; mais Robert et Albéric reçurent l’ordre du pape de retourner au monastère. Malgré leur parole de rentrer dans le droit chemin, les moines continuèrent leurs dérèglements et Etienne, qui était alors leur supérieur, ne parvint pas à remettre de l’ordre.

 

Après avoir élu un abbé, Saint Robert quitta de nouveau le monastère avec Albéric, Etienne, et dix-huit autres religieux après en avoir obtenu la permission d’Hugues, archevêque de Lyon, et du légat du Saint-Siège. Ils se retirèrent à Cîteaux dans un désert marécageux à vingt kilomètres de Dijon. Ce désert leur fut donné par Eudes, duc de Bourgogne, où Etienne fit bâtir une petite église dédiée à la Sainte Vierge, comme toutes les églises de l’Ordre le furent par la suite. Après avoir abattu de nombreux arbres pour construire leurs cellules, le monastère  achevé, ces vingt-et-un moines firent le 21 mars 1098 une profession de la Règle de Saint Benoît. C’est de ce jour que date la fondation de Cîteaux.

 

Un an après, Robert fut obligé de retourner à Molesme et Albéric fut élu à sa place. Le monastère était confit en dévotion. Ceci est confirmé par la venue de deux légats du pape Paschal II qui visitèrent l’abbaye.

 

Le Bienheureux Albéric obtint du pape Paschal II en 1100 la confirmation de son Ordre et en dressa les statuts qui devaient être conformes à la règle de Saint Benoît. Eudes venait souvent à l’abbaye pour prier et se fit même construire un château à proximité. Il voulut être enterré dans l’église de l’abbaye ; plusieurs de ses successeurs y choisirent aussi leur sépulture. Henri, fils puiné du duc Eudes, se fit moine et resta dans cet état jusqu’à sa mort1.

 

Après le mort du Bienheureux Albéric (1109), Etienne fut choisi pour lui succéder comme abbé. Il veilla au maintien de la Règle et limita la visite des étrangers qui perturbaient les moines. Seul le duc de Bourgogne avait le droit de renter dans le monastère et cela sans sa cour. On supprima dans l’abbatiale les croix et ornementations en or et argent par des objets en bois. Il n’y aurait plus qu’un chandelier  en fer. Même les calices ne furent plus qu’en argent doré. Les vêtements des offices ne devaient comporter ni soie, ni or, ni argent ; mais si l’abbatiale n’avait rien de riche, elle était d’une propreté méticuleuse qui annonçait la grandeur du maître qui y était servi. Des religieux de Cluny, dont l’abbatiale était pourvue de riches ornements, furent choqués de la pauvreté de celle de Cîteaux, mais Saint Bernard, dans un ouvrage que nous avons encore, justifia cette pauvreté (Apol. C. II, n. 31).

 

Les moines de Cîteaux travaillaient de leurs mains et étaient copistes. C’est à cette époque que Saint Etienne fit faire une copie de la Bible pour l’usage de son abbaye. Pour la rendre exacte, il se servit d’un grand nombre de manuscrits. Il consulta les Juifs qui lui expliquèrent le texte hébreu, ce qui lui permit de corriger le sens originel là où il avait été déformé2.

 

Le duc de Bourgogne, vexé de ne plus pouvoir tenir sa cour dans l’abbay,e retira sa protection et cessa de fournir des aides matérielles. Leur travail ne suffisant pas à leur survie, les moines vécurent bientôt dans une extrême pauvreté. Etienne sortit alors du monastère pour mendier, tout en refusant les aumônes des prêtres simoniaques.

A cette épreuve se joignit la maladie en 1111 et 1112 qui entraîna la mort de la majorité des moines de Cîteaux. Saint Etienne attribuait ces calamités à la rigueur excessive de la Règle et se mit à prier pour la sauvegarde de son petit troupeau. Il fut bientôt exaucé. Alors que plus personne ne venait faire profession, il se présenta un jour trente et une personnes au nombre desquelles était Saint Bernard. Il en vint encore d’autres et Cîteaux fut ainsi sauvée. Saint Etienne fut même en mesure de fonder d’autres abbayes telles que celles de la Ferté (1113) au diocèse de Châlons, de Pontigni (1114) près d’Auxerre, de Clairvaux et de Morimond (1115) au diocèse de Langres.

 

Le cardinal Guy, archevêque de Vienne en Dauphiné et légat du Saint Siège, fit un voyage à Cîteaux en 1117. Edifié par la conduite des moines, il demanda à Etienne de fonder un monastère à Bonnevaux dans son diocèse. Ce prélat, qui fut par la suite pape sous le nom de Calixte II, mourut en 1124. Il voulut que l’on portât son cœur à Cîteaux et qu’on le remît dans les mains du saint abbé. Il est enfermé dans une châsse derrière le maître autel.

 

D’autres grands événements eurent lieu à Cîteaux. L’histoire de cette abbaye du vivant de Saint Etienne est encore riche de prodiges, mais nous arrêtons notre récit ne voulant pas en faire un livre !

Saint Etienne mourut le 28 mars 1134. Il fut enterré dans le cloître près de la porte de l’abbatiale dans le tombeau de son prédécesseur le Bienheureux Albéric. Plusieurs autres abbés sont enterrés à Cîteaux ainsi que des ducs de Bourgogne. Les Cisterciens l’honorent le 15 juillet. Sa fête est de première classe avec octave car il est considéré comme le fondateur de l’Ordre. Le martyrologe Romain le fête le 17 avril jour supposé de sa canonisation (Voir Benoît XIV, de Can.).

 

On n’est plus étonné maintenant de la rapidité avec laquelle s’est répandu l’Ordre de Cîteaux. Ora et labora.

 

 

1. Robert, premier duc de Bourgogne, était le fils de Robert roi de France et frère d’Henri Ier aussi roi de France. Il eut quatre fils, Simon, Hugues, Henri et Robert. Henri qui seul soutint sa race et qui mourut avant son père, laissa cinq enfants, Hugues, Eudes, Robert, Henri et une fille nommée Béatrix.  Après trois ans de principauté, Hughes se fit religieux à Cluny et laissa ses états à  son frère Eudes,  le fondateur de Cîteaux. Ce prince étant allé au secours des Chrétiens au Levant mourut à Tharse de Cilicie en 1102. Son corps fut rapporté à Cîteaux, selon les ordres qu’il avait donnés. Eudes eut deux fils, Hugues surnommé le Pacifique, qui lui succéda dans sa principauté et Henri qui se fit religieux à Cîteaux sous le Bienheureux Albéric comme nous venons de le dire.

 

2. L’exemplaire manuscrit de la Bible, copié sous saint Etienne en 1109, se garde encore à Cîteaux. Il est en quatre volumes in-fol.

ABBAYE DE CÎTEAUX
ABBAYE DE CÎTEAUX

ABBAYE DE CÎTEAUX

BIBLE DE SAINT ETIENNE HARDING
BIBLE DE SAINT ETIENNE HARDING

BIBLE DE SAINT ETIENNE HARDING

SAINT SIMEON

Evêque de Séleucie et de Ctesiphon et ses compagnons martyrs en 341

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 09:10
16 avril 2021

SAINT BENOÎT-JOSEPH LABRE

Confesseur

 

Après avoir vainement essayé de se faire à la vie des chartreux et à celle des trappistes, Benoît Labre choisit la vocation de pèlerin. Il parcourut en pauvre et en pèlerin de Dieu les grandes routes de nos pays, portant partout le témoignage de l’humilité la plus grande et de la plus totale abnégation. Il était né à Amettes dans le diocèse d’Arras et mourut à Rome le 16 avril 1783 à l’âge de trente-cinq ans.

 

Il existe une ville au Canada qui s'appelle Saint-Benoît-Labre et une Société Historique du même nom. 

 

SAINTE MARIE-BERNARD SOUBIROUS

Vierge, + le 16 avril 1879 à 36 ans (v. 2020)

 

LES DIX MARTYRS de SARAGOSSE

en 304

et

SAINTE ENGRATIDE ou ENGRATIE

Vierge et martyre dans la même ville.

 

SAINT TURIBE

Evêque d’Astroga en Galice + en 460

 

SAINT FRUCTUEUX

Archevêque de Brague (Braga au Portugal), + en 655

 

SAINT MANS ou MAING

Evêque et martyr en Ecosse en 1104

 

SAINT DROGON ou DRUON, ou encore DREUX

Reclus, patron des bergers, + 1186

 

SAINT JOACHIM de SIENNE

de l’Ordre des Servites, + en 1305

16 avril 2021
SOCIETE HISTORIQUE SAINT BENOIT LABRE AU CANADA

SOCIETE HISTORIQUE SAINT BENOIT LABRE AU CANADA

16 avril 2021

SAINTE MARIE-BERNARD SOUBIROUS

Vierge, + le 16 avril 1879 à 36 ans (v. 2020)

 

LES DIX MARTYRS de SARAGOSSE

en 304

et

SAINTE ENGRATIDE ou ENGRATIE

Vierge et martyre dans la même ville.

 

SAINT TURIBE

Evêque d’Astroga en Galice + en 460

 

SAINT FRUCTUEUX

Archevêque de Brague (Braga au Portugal), + en 655

 

SAINT MANS ou MAING

Evêque et martyr en Ecosse en 1104

 

SAINT DROGON ou DRUON, ou encore DREUX

Reclus, patron des bergers, + 1186

 

SAINT JOACHIM de SIENNE

de l’Ordre des Servites, + en 1305

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 09:10
15 avril 2021

SAINTE BASILISSE et SAINTE ANASTASIE

 

Ces deux femmes étaient romaines, de famille très distinguée. Elles furent instruites dans la religion chrétienne par les apôtres Saint Pierre et Saint Paul. Ne voulant pas adjurer leur foi en Jésus-Christ, elles furent décapitées sur l’ordre de Néron.

 

 

SAINT PIERRE GONZALEZ ou SAINT TELME ou ELME

Patron des marins en Espagne + en 1246

 

SAINT PATERNE ou PADERN

Evêque de Vannes + en 555

 

SAINT PATERNE appelé SAINT PAIR ou encore SAINT PATIER

Evêque d’Avranches + vers 565

 

SAINT MUNDE ou MOND

Abbé en Ecosse + en 962

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 09:10
14 avril 2021

SAINT CARPE

 

 

Carpe, évêque de Thyatire en Asie-Mineure (Akhisar en Turquie), et son diacre Papyle furent arrêtés en 251 durant la persécution de Dèce. On les conduisit devant Valère, gouverneur  de cette province qui résidait tantôt à Thyatire, tantôt à Sardes. En prison, ils souffrirent toutes sortes de supplices et confessèrent Jésus-Christ lors de leurs trois interrogatoires. Pour les intimider, le gouverneur fit déchirer à coups de fouet plombé leur serviteur Agathodore. Celui-ci mourut sous ces horribles tortures et rejoignit le ciel.

 

Voyant que rien ne pouvait fléchit Carpe et Papyle, Valère les fit transférer à Pergame (Bergama en Turquie) où il devait se rendre. C’était le lieu de naissance des deux saints. Lorsqu’ils furent arrivés, on les supplicia à nouveau en jetant, en plus, du sel sur leurs plaies. Quelques jours après, on les coucha sur des planches hérissées de clous et enfin on les condamna au bûcher. Agathonice, soeur de Papyle, souffrit le même sort.

 

 

SAINT TIBURCE, SAINT VALERIEN et SAINT MAXIME

Martyrs en 229 (v. 2020)

 

SAINT LAMBERT

Second abbé de l'abbaye de Saint-Wandrille en Normandie, puis évêque de Lyon + en 688

 

SAINT BEZENET

Berger, patron d'Avignon + 1184

 

SAINT ANTOINE, SAINT JEAN et SAINT EUSTACHE

autrement appelés

SAINT KUCLEY, SAINT MILHEY et SAINT NIZILON

Martyrs en Lituanie à Vilna (ou Vilnius) en 1342

 

BIENHEUREUSE LIDWINE

Vierge en Hollande + en 1433

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 09:10
ABBAYE DE SAINT ALYRE AU XVè SIECLE

ABBAYE DE SAINT ALYRE AU XVè SIECLE

SAINT MART ou MARS

 

 

Mart est né en Auvergne vers l’an 440. Il montra très jeune une inclinaison pour le service de Dieu et pour la pénitence. Il se retira du monde vers 460 sur une montagne proche de la ville de Clermont. Il s’adjoignit quelques disciples, vivant des aumônes des fidèles. Ils n’avaient pour tout logement que des cellules taillées dans le roc. Le nombre de disciples augmentant de jour en jour, il fut obligé de construire un monastère (On pense qu'il s'agit du site de la ville de Royat). Puis ce ne fut plus qu’un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint Alyre de Clermont. Il y vécut pendant soixante ans. Son éminente sainteté le fit élever au sacerdoce. Dieu l’honora du don des miracles. Parmi ceux à qui il rendit la santé, l’on compte Florent, père de Saint Grégoire de Tours. Il mourut vers l’an 525 ou 530 et fut enterré dans la chapelle de son monastère. On l’honore en Auvergne le 13 avril.

 

SAINT HERMENIGILDE

Prince Visigoth, martyr en Espagne en 586 (v. 2020)

 

BIENHEUREUSE IDE de BOULOGNE

Patronne de Boulogne, XIè siècle

 

SAINT CARADEU

Prêtre et ermite en Angleterre + en 1124

ABBAYE DE SAINT ALYRE AU XVIIIè SIECLE

ABBAYE DE SAINT ALYRE AU XVIIIè SIECLE

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 12:50
12 avril 2021

SAINT ZENON

 

Ce saint a le titre de martyr dans Saint Grégoire le Grand et dans plusieurs martyrologes, mais il est honoré comme confesseur à Vérone jusqu’à l’époque de Louis Lippoman qui devint évêque de cette ville en 1548. Une lettre de Saint Ambroise nous dit qu’il ne périt pas par l’épée. Donc rien nous fait croire qu’il ait été martyrisé. Ayant vécu sous les règnes de Constance, de Julien et de Valens, il aura certainement subi les persécutions de ces princes contre l’Eglise et ses souffrances lui auront donné le titre de martyr dans certains calendriers.

 

Zénon était Africain de naissance. Il fut élevé sur le siège épiscopal de Vérone en 362, sous le règne de Julien. On voit par ses sermons qu’il baptisait un grand nombre de païens et qu’il luttait contre les Ariens. L’arianisme avait beaucoup progressé en Italie sous l’empereur Constance ainsi que par les poussées d’Ursace, de Valens, et d’Auxence, évêque intrus de Milan qui occupa le siège de façon illégale pendant vingt ans. Zénon s’opposa aussi avec force aux Pélagiens. Enfin il vint à bout de toutes ces hérésies et réussit à ramener son troupeau à la sainte doctrine. Il entreprit de bâtir une église plus grande grâce à la générosité des riches habitants de Vérone.

 

Les Goths, ayant battu les Romains à Andrinople en 378, firent un très grand nombre de prisonniers dans la Thrace et l’Illyrie. Les habitants de Vérone montrèrent encore leur générosité en rachetant beaucoup de captifs et participant aux travaux imposés par les Goths pour en libérer d’autres.

 

Zénon s’assura de la bonne formation des clercs et des prêtres avec un enseignement sévère mais juste et plein de charité. A Pâques, il leur donnait une rétribution proportionnée à leurs besoins, et c’était aussi à Pâques qu’il faisait ses ordinations. Ce même jour il réconciliait également les pénitents.

 

Il y avait aussi des vierges qui vivaient ensemble dans un monastère. Ce monastère existait avant que Saint Ambroise en eût fondé un.

 

Zénon fut loué par Saint Augustin pour avoir corrigé les abus dans son diocèse. Il corrigea également ceux qui criaient et pleuraient à chaudes larmes pendant les offices, troublant les prêtres dans la célébration des Saints Mystères.

 

Saint Zénon mourut le 12 avril 3801. A Vérone, il est fêté le 21 mai pour la translation de ses reliques et le 6 décembre pour son ordination, ainsi que la dédicace de la nouvelle église qui se fit sous Pépin, roi d’Italie. La première église qui porta son nom est bâtie sur son tombeau sur les bords de l’Adige et hors les murs. En 589 il s’opéra un grand miracle rapporté par Saint Grégoire :

 

Le Tibre avait débordé, inondant un grand quartier de Rome. Une grande partie de la ville de Vérone  fut submergée par l’Adige. Le peuple se précipita dans l’église Saint Zénon, et les eaux ne franchirent pas les portes bien qu’elles fussent montées à hauteur des fenêtres : elles restèrent suspendues comme au passage des Israélites. Le peuple resta en prière dans l’église pendant vingt-quatre heures, après quoi le fleuve rentra dans son lit.

 

1. Les Sermons de Saint Zénon ont été imprimés en 1508. Ils sont au nombre de 127.

 

 

SAINT JULES

Pape, + en 352

 

 

BASILIQUE SAINT ZENON

BASILIQUE SAINT ZENON

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 09:10
10 avril 2021

SAINT BADEME

 

 

Issu d’une famille noble et riche, Badème était de Bethlapète, en Perse. Il bâtit près de son lieu de naissance un monastère qu’il gouverna avec beaucoup de sainteté. Il y vivait dans le plus grand dénuement. Mais Dieu voulut couronner sa vertu.

 

Il fut arrêté avec sept de ses disciples la trente-sixième année de la persécution du roi Sapor. Chargé de fers, il fut jeté en prison où il resta pendant quatre mois. Il y était fouetté chaque jour. Avec lui se trouvait un prince asiatique, Nersan, qui refusait d’adorer le soleil. Malheureusement, à la vue des supplices, il décida de faire tout ce qu’on exigerait de lui. Alors, pour prouver la sincérité de ses propos, on introduisit Badème et Nersan dans une chambre du palais. On donna une épée à Nersan en lui ordonnant de tuer Badème. Il accepta ; mais au moment de porter le coup fatal il resta comme pétrifié, l’épée en l’air. Babème lui dit alors :

 

- Malheureux ! Tu ne vois donc pas l’abîme où te précipite ton apostasie ? Je cours à la mort avec joie ; mais je voudrais la recevoir d’une autre main que la tienne. Pourquoi faut-il que tu me serves de bourreau ?

 

Indécis, Nersan frappa le martyr d’une main tremblante, et le coup porta à faux. Les assistants admirèrent la patience de Badème dont le corps était couvert de plaies et détestèrent son meurtrier. A la fin, il lui assena un coup fatal en lui tranchant la tête ; mais il ne tarda pas à ressentir la vengeance divine. Au bout de quelque temps, il fut disgracié et perdit la vie d’une mort violente.

 

Le corps de Badème fut traîné dans la ville par les infidèles, mais les chrétiens le récupérèrent secrètement  pour lui donner une sépulture. Quatre ans après, à la mort du  roi Sapor,  les disciples du saint furent remis en liberté. Saint Badème mourut le 9 avril de l’an 376, la 67è année du règne de Sapor. Les Grecs le fêtent le 10 avril.

 

Les Perses et les Syriens appelaient les moines pleureurs à cause de l' esprit de componction dans lequel ils vivaient et parce qu'ils étaient plus parfaits que les autres chrétiens dans les austères travaux de la pénitence. En Orient, durant plusieurs siècles, on leur donna aussi le nom d’anges parce que leur principale occupation était de chanter le nom du Seigneur et de vaquer à l’occupation des choses célestes. Ils remplissaient donc sur la terre la fonction des anges.

 

 

BIENHEUREUSE MECHTILDE

Vierge et abbesse, + à Dieβen am Ammersee après 1300

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 09:10
9 avril 2021

LES MARTYRS MASSYLITAINS

 

Le vénérable Bède a fait mention de ces saints martyrs, dont le nom figure dans les plus anciens calendriers. Nous avons un sermon de saint Augustin (Serm. 283, t. V, p. 1138) qui fut prêché le jour de leur fête. C'est en Afrique qu’ils versèrent leur sang pour Jésus-Christ. Il paraît que le nom de Massylitains leur est venu de Massyla, ou du pays voisin qui s’étendait le long des côtes de la mer1.

 

 

1. Remarque personnelle : Marseille n’est pas en Afrique, mais une erreur dans le texte est toujours possible quant à la situation exacte. Aux Marseillais de nous éclairer : Massyla, Marseille !

 

SAINTE MARIE D’EGYPTE

(v. 2020)

 

SAINT EUPSYCHIUS

Martyr sous Julien l’Apostat

 

PLUSIEURS PRISONNIERS ROMAINS

Martyrisés en Perse en 362 sous le règne de Sapor

 

SAINT DOTTON

Abbé, fondateur du monastère des îles Orcades VIè siècle

 

SAINTE WALTRUDE ou VAUTRUDE ou encore VAUDRU

Patronne de Mons en Hainaut + en 686

 

SAINT HUGUES

Evêque de Rouen + en 730

 

SAINT GAUCHER

Chanoine Régulier en Limousin + 1130

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 09:09
SAINT AEDESIUS ou EDESE

SAINT AEDESIUS ou EDESE

SAINT EDESE

 

Né en Lycie, une province d’Asie (sud-ouest de la Turquie), Edèse était le frère de Saint Aphien ou Appien martyrisé à Césarée et dont nous parlerons le 2 avril prochain.

 

Il avait été philosophe et continuait à porter l’habit de son état (philosophe était une profession) ; mais il l’abandonna peu de temps après s’être converti au christianisme. Il fut longtemps le disciple de Saint Pamphile à Césarée. Durant la persécution de Galère-Maximien, il confessa Jésus-Christ devant les magistrats et fut jeté plusieurs fois en prison puis condamné aux mines de Palestine. Remis en liberté, il se rendit en Egypte où il reçut la couronne du martyre.

 

L’Egypte était alors gouvernée par Hiéroclès, l’un des plus barbares persécuteurs des chrétiens.  A Alexandrie, Edèse fut particulièrement touché de la manière dont on traitait certains hommes honnêtes et certaines femmes vierges ou de bonne condition que l’on sacrifiait à des marchands d’esclaves. Il alla trouver le préfet pour lui faire prendre conscience de  sa cruauté envers les chrétiens et de l' indignité  avec laquelle on exploitait la pudicité des vierges. Il fut torturé et jeté à la mer.

 

1. C’est cet Hiéroclès qui écrivit contre la religion chrétienne, et qui fit un parallèle insensé des prétendus prestiges d’Apollonius de Thyane avec les miracles de Jésus-Christ. Il fut solidement réfuté par Eusèbe.

 

SAINT DENYS

Evêque de Corinthe, IIè siècle (v. 2020)

 

SAINT PERPETUE ou PERPET

Evêque de Tours + en 490

 

SAINT GAUTIER

Premier abbé de Saint Martin près de Pontoise + en 1099

 

BIENHEUREUX ALBERT

Patriarche Latin de Jérusalem et législateur de l’Ordre des Carmes + en 1214

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 09:10
SAINT HEGESIPPE. PREMIER HISTORIEN DE L'EGLISE

SAINT HEGESIPPE. PREMIER HISTORIEN DE L'EGLISE

SAINT HEGESIPPE

 

Hégésippe est des plus anciens pères de l’Eglise qui a vécu peu de temps après les apôtres. Il était juif de naissance et membre de l’Eglise de Jérusalem. Ayant accompli un voyage à Rome en 177, il y resta vingt ans. Il retourna ensuite en Orient où il mourut en  180 à un âge fort avancé.

 

C’était, selon Saint Jérôme, un homme rempli de l’esprit des apôtres, d’une profonde humilité et d’une simplicité de style.

 

Hégésippe écrivit en 133 une histoire de l’Eglise divisée en cinq livres. Elle commençait par la passion du Christ pour finir au temps de l’auteur. Cet ouvrage est aujourd’hui perdu. Hégésippe montrait dans son ouvrage la suite de la tradition et y faisait voir que, malgré les efforts des hérésies, aucune Eglise n’était tombée dans l’erreur et que le dépôt des vérités enseignées par Jésus-Christ avait été conservé précieusement jusqu’à son époque. Son témoignage a d’autant plus de force qu’il avait visité en personne toutes les principales Eglises de l’Orient et de l’Occident.

 

Il ne faut pas le confondre avec un autre Hégésippe, qui d’après l’historien Josephe, a donné principalement cinq livres de la ruine de Jérusalem. Ce dernier écrivit avant la chute de l’empire d’Occident, mais après le règne de Constantin le Grand.

 

 

SAINT APHAATE

Anachorète en Syrie (v. 2020)

 

SAINT AIBERT

Reclus + en 1140

 

BIENHEUREUX HERMAN JOSEPH

De l’Ordre des Prémontrés + en 1236

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:10
6 avril 2021

SAINT CELESTIN Ier

 

 

Célestin, romain de naissance, succéda au pape Saint Boniface au mois de septembre 422. Son élection fut unanime. Lorsque la nouvelle arriva en Afrique, Saint Augustin lui écrivit une lettre pour le féliciter. Dans la même lettre, il lui demande de ne pas accorder de protection à l’évêque de Fussale qu’un concile de Numidie a condamné à réparer ses rapines et ses extorsions.

 

Cet évêque de Numidie,  Antoine, avait été un disciple de Saint Augustin. Ce dernier l’avait  fait élever au rang d’évêque, mais l’orgueil et l’avarice avaient causé sa perte. Alors il essaya d'intriguer en se plaignant au métropolitain de Numidie qui l'avait condamné au cours du concile; mais sans résultat. Il en appela au pape Boniface Ier,  espérant le surprendre par ses manigances, avec de fausse lettres d’introduction pour le rétablir sur son siège. De retour à Fussale, Antoine menaça ses fidèles de sanctions s’ils ne le suivaient pas dans ses tromperies. Le pape Boniface  mourut, c’est pour cette raison que Saint Augustin écrivit au nouveau pape Célestin pour le mettre en garde.

 

Saint Célestin écrivit alors aux évêques d’Illyrie afin de confirmer la qualité de vicaire apostolique à l’archevêque de Thessalonique et aux évêques des provinces de Vienne (en Dauphiné) et de Narbonne pour qu’ils corrigent les abus. Il leur demandait d’accorder l’absolution aux pécheurs à l’article de la mort et leur disait aussi que : Ma vigilance pastorale n’est pas bornée par les lieux ; elle s’étend dans tous les pays où l’on adore Jésus-Christ.

 

Nestorius en profita pour écrire lui aussi au pape, voyant que sa doctrine était condamnée, mais Saint Cyrille, patriarche d’Alexandrie mit le pape au courant des erreurs que répandait Nestorius.

 

Célestin assembla un concile à Rome en 430, où l’on condamna les Nestoriens et les blasphèmes contre l’unité de la personne du Christ. Nestorius fut déclaré excommunié s’il ne se rétractait pas dans les dix jours. Comme il ne se rétractait pas, un concile fut convoqué à Ephèse dans l’église de la Sainte Vierge. Son ouverture eut lieu le 22 juin 431.  Cent quatre-vingt-dix évêques assistèrent à la première cession. Bien qu'il fût dans la ville, Nestorius ne voulut pas comparaître. Il fut excommunié par le concile.

 

Mais la paix ne revint pas pour autant dans l’immédiat. Célestin eut beaucoup de mal à refaire l’unité de l’Eglise.

Quelques prêtres des Gaules, qui blâmaient la doctrine de Saint Augustin sur la nécessité de la grâce, furent remis dans le droit chemin par des lettres du pape, affirmant que Saint Augustin avait toujours été considéré comme un des plus célèbres docteurs de l’Eglise et que n’était pas quelques revendications particulières qui flétriraient sa mémoire.

 

En même temps, un certain Agricola jetait les semences du Pélagianisme en Bretagne (G.B.). Le pape y envoya son vicaire Saint Germain d’Auxerre pour étouffer cette nouvelle hérésie dans l’œuf.

 

Ce fut aussi ce grand pape qui envoya des missionnaires aux Scots établis en Irlande et au nord de la Bretagne (G.B.). C’est de lui que le grand Saint Patrick reçut sa mission en 431.

 

Saint Célestin mourut le 1er août 432 après avoir siégé dix ans. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille où il avait fait peindre le concile d’Ephèse. Ses reliques furent ensuite transférées dans l’église de Sainte Praxède.

 

 

SAINT SIXTE 1er ou XISTE

Pape et martyr, second siècle (v. 2020)

 

LES CENT-VINGT MARTYRS

de l'Adiabène en Perse en 344

 

SAINT VINEBAUD

Abbé de Saint Loup de Troyes + en 620 ou 623

 

SAINT PRUDENCE

Evêque de Troyes en Champagne + en 861

 

SAINT GUILLAUME

Abbé d'Eschil au Danemark + en 1203

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 09:10
5 avril 2021

 

SAINT TIGERNAKE ou TIGERNACH

 

Tigernake était le fils de Corbe, célèbre général d’armée, et de Deafraych, fille d’un roi d’Irlande nommé Eochod. Il reçut le baptême des mains de Conlathe, évêque de Kildare. Dans sa jeunesse, il fut enlevé par des pirates qui l’emmenèrent en Bretagne (G.B.). Un roi de cette île, dans les mains duquel il tomba, s’attendrit sur son sort, l’aima pour sa vertu et le plaça dans le monastère de Rosnat. Instruit dans la religion, Tigernake comprit toutes les vanités de ce monde et résolut de se mettre au service de Dieu.

 

 De retour en Irlande, il fut sacré évêque malgré lui ; mais il ne voulut pas se charger du gouvernement de l’Eglise de Clogher, dont on l’élut pasteur en 506, après la mort  de Mac-Cartin. Il fonda l’abbaye de Cluanois, ou Clones, au comté de Monaghan et y fixa son siège épiscopal (ce siège est actuellement uni à celui de Clogher).

 

Dans sa vieillesse il devint aveugle et passa le reste de sa vie dans une petite cellule, uniquement occupé par la prière et la contemplation. Ussérius situe sa mort en 550.

TIGERNACH OF CLONES

TIGERNACH OF CLONES

SAINT VINCENT FERRIER

Dominicain + en 1419 (v. 2020)

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 09:10
1er avril 2021

SAINT MELITON

 

Méliton fut nommé évêque de Sardes en Lydie sous le règne de l’empereur Marc-Aurèle. En 175, il adressa à ce prince une apologie très solide sur la religion chrétienne. Nous n’avons aucun détail sur les autres actions de sa vie ; nous savons seulement que l’esprit de prophétie, dont il était doué dans un degré éminent, lui fit donner le surnom de Prophète. Il composa plusieurs ouvrages qui sont souvent cités par les anciens. Dans un de ses ouvrages, il donna un catalogue des ouvrages de l’Ancien Testament que l’Eglise Universelle reconnaît comme canoniques. Ce catalogue a été conservé par Eusèbe. Il enseigne de la manière la plus claire que Jésus-Christ était véritablement Dieu avant tous les siècles et véritablement homme depuis sa naissance de la Sainte Vierge. Ces paroles ont servi merveilleusement à confonde les Ariens et les Eutychiens1.

 

 

 

1. Les unes sont citées par Anastase le Sinaïte, in Odego, c. 15, les autres par Eusèbe, Hist. l. 5, c. 28, et par la Chronique pascale sous l’olympiade 236.

LA LYDIE. A L'OUEST DE L'ACTUELLE TURQUIE

LA LYDIE. A L'OUEST DE L'ACTUELLE TURQUIE

Gymnase de Sardes

Gymnase de Sardes

SAINT HUGUES

Evêque de Grenoble (v. 2020)

 

SAINT GILBERT

Evêque de Cathness en Ecosse + en 1240

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 09:10
31 mars 2021

SAINT ACACE ou ACHATE

 

 

Acace ou Achate était évêque de la ville d’Antioche (aujourd’hui Antakya au sud de la Turquie, près de la frontière Syrienne) où il y avait un  très grand nombre de Marcionites. On lui donna le surnom d’Agathange, qui signifie bon ange. Pendant la persécution de Dèce, il sut maintenir son troupeau dans un inviolable attachement à la foi, tandis que les Marcionites, vaincus par la crainte des supplices, ne rougissaient pas de sacrifier aux idoles. Il confessa lui-même Jésus-Christ. Voici l’histoire de cette confession :

 

Martien, homme consulaire, se fit amener l’évêque Acace,  regardé comme le bouclier et le refuge du pays à cause de son immense charité envers tout le monde ; lorsqu’il fut en sa présence, il lui dit :

 

Martien

- Comme vous avez le bonheur de vivre sous les lois romaines, vous devez aimer et honorer les princes qui sont vos protecteurs.

 

Acace

- De tous les sujets de l’empire, il n’y en a pas qui honorent plus l’empereur que les chrétiens. Nous demandons sans cesse à Dieu, dans nos prières, qu’Il lui accorde une longue vie, pleine de succès, comblée de toutes sortes de prospérités ; qu’Il lui donne de l’esprit de sagesse et de justice pour gouverner ses peuples, afin que tout son règne soit heureux et se passe dans une paix florissante qui amène l’abondance dans toutes les provinces de sa domination.

 

- Cela est fort louable ; mais afin que l’empereur puisse être plus fortement convaincu de votre soumission et de votre fidélité, venez lui offrir un sacrifice avec nous.

 

-  Je viens de vous dire que je prie le grand et le vrai Dieu pour le salut de l’empereur : mais ce prince ne peut exiger un sacrifice de nous ; cette sorte de culte ne lui est pas due, ni à quel homme que ce soit.

 

- Dites-nous donc quel Dieu vous adorez, afin que nous puissions, nous aussi, lui présenter nos hommages et notre encens.

 

-  Je souhaite de tout mon cœur que vous le connaissiez.

 

-  Quel est son nom ?

 

- Il se nomme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

 

-  Sont-ce là aussi des Dieux ?

 

- Non sans doute, ce sont des hommes auxquels le vrai Dieu a parlé. Il n’y a qu’un Dieu, et lui seul doit-être adoré, craint et aimé.

 

- Quel est-il enfin, ce Dieu ?

 

- Adonaï, le Très-haut, qui est assis sur les Chérubins et les Séraphins.

 

- Qu’est-ce qu’un Séraphin ?

 

- Un ministre du Très-haut et un des principaux princes de la cour céleste.

 

- Quelles chimères nous débitez-vous là ? Laissez vos êtres invisibles pour adorer des dieux que vous puissiez voir.

 

- Dites-moi à votre tour qui sont ces dieux à qui vous voulez que je sacrifie ?

 

- Apollon, sauveur des hommes, qui nous préserve de la peste et de la famine, qui «éclaire, régit et gouverne l’univers.

 

- Quoi ! Cet Apollon qui n’a pu se conserver la vie, et qui, épris d’amour pour une jeune fille (Daphné), courait après elle sans prévoir qu’il ne posséderait jamais l’objet de sa passion ? Il est évident qu’il ne prévoyait pas l’avenir puisqu’il ignorait ce qui devait lui arriver ; il n’était pas dieu non plus, puisqu’il se laissa tromper par une fille. Tout le monde sait qu’il conçut une détestable passion pour Narcisse et qu’il  eut la maladresse de lui casser la tête d’un coup de palet. N’est-ce pas encore ce prétendu dieu qui, avec Neptune, se fit maçon et se loua à un roi pour lui bâtir les murailles d’une ville ? Et vous exigeriez que je sacrifiasse à une pareille divinité ? Ne voudriez pas aussi que j’offrisse de l’encens à un Esculape, foudroyé par Jupiter ; à une Vénus, infâme par ses impudicités et à cent autres monstres semblables, qui sont l’objet de votre culte ? Non, il n’en sera pas ainsi ; et quand il s’agirait de ma vie, je ne me résoudrais jamais à adorer ceux que je rougirais d’imiter et pour lesquels je ne puis avoir que du mépris et de l’horreur.

Comment peut-il se faire que vous adoriez des dieux dont vous puniriez les imitateurs ?

 

- Je sais que vous autres chrétiens avez coutume de décrier nos dieux ; c’est pourquoi je vous ordonne de venir avec moi à un banquet sacré en l’honneur de Jupiter et de Junon, afin que vous rendiez à la majesté de ces divinités ce qui leur est dû.

 

- Pourquoi sacrifier à un homme dont on voit encore le tombeau dans l’île de Crète ? Est-il donc ressuscité ?

 

- Ou sacrifiez, ou mourez.

 

- Voilà précisément ce que font les brigands de Dalmatie ; lorsqu’ils ont surpris un pauvre voyageur dans quelque défilé, ils lui donnent à opter entre la bourse et la vie. Pour moi, je vous déclare que je ne crains rien. Les lois punissent les adultères, les voleurs, les homicides. Si j’étais coupable de quelques uns de ces crimes, je serais le premier à me condamner moi-même ; mais si tout mon crime est d’adorer le vrai Dieu et si pour cela je suis mis à mort, je serai condamné non par la loi, mais par l’injustice du juge.

 

- Je n’ai pas ordre de vous juger mais de vous contraindre ; et en cas de désobéissance, je saurai vous traiter comme vous le méritez.

 

- Et moi aussi j’ai un ordre ; c’est de ne pas renoncer à mon Dieu : si donc vous vous croyez obligé d’obéir à un homme mortel qui deviendra bientôt la pâture des vers, à combien plus forte raison dois-je obéir à un Dieu tout-puissant, infini, éternel, qui a déclaré qu’ «Il renierait devant son Père quiconque le renierait devant les hommes ».

 

- Vous venez de confesser l’erreur de votre secte, dont je désire d’être instruit depuis longtemps. Vous dites donc que Dieu a un fils ?

 

- Oui, sans doute.

 

- Quel est ce fils de Dieu ?

 

- Le Verbe de vérité et de grâce.

 

- Est-ce là son nom ?

 

- Vous ne m’aviez pas demandé son nom, mais quel il était.

 

- Eh bien, son nom ?

 

- JESUS-CHRIST

 

- De quelle femme Dieu a-t-il eu ce fils ?

 

- Dieu n’engendre pas à la manière des hommes ; son fils est sorti de son cœur (ou de son intelligence) ; c‘est pourquoi il est écrit : « Mon cœur a produit la bonne parole » (Ps. 44).

 

- Dieu est donc corporel ?

 

- Lui seul se connaît ; nous connaissons pourtant assez ses perfections pour le confesser et l’adorer.

 

- S’il n’a pas de corps, il ne peut avoir non plus de cœur.

 

- La sagesse ne tire pas son origine du corps ; ainsi ce sont deux choses indépendantes l’une de l’autre.

 

Martien arrêta ce dialogue, et pressa le  saint de sacrifier à l’exemple des Cataphryges ou Montanistes et porter à l’obéissance le peuple qui dépendait de lui.

 

- Ce n’est pas à moi, répondit Acace, que le peuple obéit, mais à Dieu. Qu’il m’écoute si je lui conseille des choses justes ; qu’il me méprise si je lui en conseille de mauvaises et si je tâche de le pervertir.

 

- Donnez-moi les noms de tous ceux qui composent ce peuple.

 

- Ils sont écrits au ciel dans le livre invisible de Dieu.

 

- Où sont les magiciens vos compagnons et les prédicateurs de cette erreur artificieuse ? (sous-entendu les prêtres)

 

- On ne peut détester la magie plus que nous.

 

- Votre magie est cette nouvelle religion que vous introduisez.

 

- Appelez-vous magie de renverser souvent d’une seule parole les dieux que vous craignez, après les avoir faits vous-même ? Pour nous, nous craignons non celui que nos mains ont forgé, mais celui qui est le seigneur et maître de toute la nature, qui nous a créés, qui nous a aimés comme un bon père, qui nous a délivrés de la mort et de l’enfer comme un pasteur soigneux et affectionné.

 

- Donnez-moi les noms que je demande, si vous voulez éviter les tourments.

 

- Je suis devant votre tribunal et vous me demandez mon nom ; vous demandez aussi celui des autres ministres du Seigneur. Comptez-vous en vaincre plusieurs, vous que je confonds moi seul ? Puisque vous êtes si curieux de noms, le mien est Acace ; mais je suis plus connu sous celui d’Agathange. J’ai deux compagnons, Pison, évêque de Troie et Ménandre, prêtre. Faites présentement ce qu’il vous plaira.

 

- Vous resterez en prison jusqu’à ce que l’empereur ait vu le procès et j’attendrai là-dessus ses ordres.

 

Ayant lu la rédaction du procès, Dèce fut si frappé de la sagesse et de la fermeté d’Acace, qu’il ordonna qu’on lui rendît la liberté et qu’on lui permît de professer sa religion. Il ne laissa pas de récompenser Martien en lui donnant le gouvernement de la Pamphylie.

 

La glorieuse confession d’Acace est datée du 29 mars 250 ou 251. On ignore s’il y survécut longtemps. Les Grecs, les Egyptiens et tous les Orientaux l’honorent le 31 mars. Son nom ne se trouve pas dans le martyrologe Romain.

 

 

SAINT BENJAMIN

Diacre et martyr en Perse + en 424 (v. 2020)

 

SAINT GUYON ou GUY

Abbé de Pompose en Italie + en 1046

 

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 09:10
30 mars 2021

SAINT RIEUL

 

Regulus ou Rieul annonça la foi dans le diocèse de Senlis vers le temps où Saint Denis le prêchait en France. Dieu bénit ses travaux apostoliques par la conversion d’un grand nombre d’infidèles. Il fut le premier évêque de Senlis et mourut en paix au milieu de son troupeau.

 

On honore le même jour un autre Saint Rieul, évêque d’Arles. Il est probable qu’il fut aussi envoyé de Rome dans les Gaules. On ne sait rien du détail de ses actions. Cependant il est attesté par divers documents comme les anciens dyptiques de l’Eglise d’Arles, un sacramentaire du milieu du XIè siècle, des bréviaires manuscrits des, treizième et quatorzième siècle, etc.

 

TOUR SAINT RIEUL A SENLIS

TOUR SAINT RIEUL A SENLIS

CHANTRERIE SAINT RIEUL. Chantrerie: siège du chef des chantres.
CHANTRERIE SAINT RIEUL. Chantrerie: siège du chef des chantres.

CHANTRERIE SAINT RIEUL. Chantrerie: siège du chef des chantres.

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