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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 10:10
SAINT VICTORIEN ET SES COMPAGNONS MARTYRS

SAINT VICTORIEN ET SES COMPAGNONS MARTYRS

SAINT VICTORIEN

 

 

Hunéric, roi des Vandales en Afrique, avait succédé à son père Genséric en 477. Bien qu’il fût arien, il traita les catholiques avec modération au début de son règne ; mais Dieu permit par la suite qu’il leur fît une guerre cruelle. La persécution des prêtres et des vierges consacrées s’étendit bientôt  à tous, en 484. Il y eu beaucoup de martyrs parmi lesquels Victorien.

 

Il était citoyen d’Andrumète et d’une famille très distinguée. Hunéric l’avait fait gouverneur de Carthage avec le titre de proconsul. C’était une marque de grande confiance. Hunéric envoya dire à Victorien que, s’il voulait suivre la religion de son roi, il serait le plus cher de ses officiers et serait comblé d’honneurs. Victorien répondit aux envoyés :

 

- Allez dire au roi que je mets ma confiance en Jésus-Christ ; qu’ainsi il peut me condamner aux flammes, aux bêtes, ou tel autre supplice qu’il voudra. Je ne consentirai jamais à quitter l’Eglise catholique au sein de laquelle j’ai été baptisé. N’y eût-il pas d’autre vie que celle-ci, je ne voudrai pas me rendre coupable d’ingratitude envers le Dieu que j’ai l’honneur de connaître, et qui a versé sur moi les grâces les plus précieuses.

 

Une réponse aussi ferme rendit le tyran furieux : il condamna Victorien aux plus cruels supplices. Le saint les souffrit avec joie et mérita de remporter la couronne du martyre.

 

Le martyrologe romain joint, à ce saint, quatre autres catholiques qui souffrirent la persécution d’Hunéric ; Il nomme d’abord deux frères de la ville d’Aquæ-Regiæ dans la Byzacène (actuelle Tunisie). Ils furent arrêtés et conduits à Tabaye dans la même province.

Les deux frères avaient décidé de mourir ensemble et furent suspendus par les pieds avec des poids énormes. L’un des deux demandant un instant de répit, son frère craignit qu’il renonçât à sa foi et lui cria :

 

-Dieu te défend, mon frère, de faire une pareille demande. Est-cela que vous avez promis à Jésus-Christ ? Serai-je donc votre accusateur à son redoutable tribunal ? Avez-vous oublié que nous avons juré sur son corps et sur son sang de souffrir ensemble pour la gloire de son Nom ?

 

L’autre, encouragé par ces paroles, s’écria :

 

- Non, non, je ne demande plus qu’on me laisse respirer. Ajoutez plutôt de nouveaux tourments  à ceux que j’endure déjà.

 

Après une confession, on brûla les deux saints avec des lames de fer et on déchira leurs corps. Alors les bourreaux dirent :

 

- Tous imitent leur exemple et personne ne se convertit à notre religion.

 

Les deux autres martyrs étaient des marchands de Carthage et se nommaient Frumentius.

 

L’Eglise honore en jour également Saint Libérat, médecin de Carthage, qui fut exilé avec sa femme pour sa foi. Il ressentit une vive douleur lorsqu’on lui arracha ses enfants mais sa femme lui dit :

 

- Ne pense plus à nos enfants ; Jésus-Christ les protégera ; Il prendra soin de leurs âmes.

 

Cette bonne chrétienne fut séparée de son mari en prison et elle ne pouvait le voir. Des Ariens lui dirent un jour :

 

- Ne vous faites pas de souci pour votre mari, il s’est soumis à l’ordre du roi.

 

Elle répondit qu’elle voulait le voir et qu’ensuite elle prendrait sa dernière résolution. On l’emmena au tribunal où dès qu’elle vit son mari, elle lui fit de sanglants reproches sur son apostasie ; mais à la réponse de Libérat, elle reconnut à l’instant qu’elle avait été trompée par une ruse des Ariens. On ne sait comment ils finirent leur vie, mais ils sont honorés dans l’Eglise avec le titre de martyrs.

 

Les Ariens exilèrent encore un grand nombre d’ecclésiastiques de Carthage et parmi eux beaucoup d’enfants destinés au service des autels qui, malgré les coups, confessèrent leur foi en Jésus-Christ.

 

 

SAINT TURIBE ou TORIBIO

Archevêque de Lima + en l’an 1606 (v. 2020)

 

SAINT VICTORIEN

SAINT VICTORIEN

SAINT TURIBE ou TORIBIO

Archevêque de Lima + en l’an 1606 (v. 2020)

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 10:10
22 mars 2021

SAINT PAUL DE NARBONNE

 

Nous apprenons par Saint Grégoire de Tours, que Saint Paul fut envoyé de Rome pour prêcher l’Evangile dans les Gaules au commencement du milieu du troisième siècle ; peut-être y vint-il avec Saint Saturnin de Toulouse. Il eut beaucoup à souffrir pour le nom de Jésus-Christ. Il ne termina cependant pas sa vie par le martyre. Prudence dit que le nom de ce saint a rendu illustre la ville de Narbonne. Il en fut son premier évêque.

EGLISE SAINT PAUL DE NARBONNE

EGLISE SAINT PAUL DE NARBONNE

SAINT BASILE D’ANCYRE

Prêtre et martyr en 362 (v. 2020)

 

SAINTE LEE

Veuve, dame romaine  + en 384

 

SAINT DEO-GRATIAS

Evêque de Carthage + en 457

 

SAINTE CATHERINE DE SUEDE

Vierge + en 1381

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 10:07
21 mars 2021

SAINT SERAPION LE SINDONITE

 

Sérapion nommé le Sindonite, d’une espèce d’écharpe de toile dont il se couvrait le corps, est né en Egypte. Il menait une vie très austère. Il vivait avec un esprit de pauvreté et de recueillement. Touché du malheureux état d’un acteur de farces païen (farces : pièces de théâtre comiques ainsi nommées plus tard au Moyen-Age), il en eut pitié, et se vendit à lui comme esclave, pour la somme de vingt pièces d’argent. Son exactitude à remplir ses devoirs ne l’empêchait pas de faire ses prières et de méditer. Il se nourrissait de pain et d’eau. Enfin, son attitude et ses discours produisirent leur effet : le farceur païen se convertit avec sa famille et renonça au théâtre. Il ne voulut plus souffrir que Sérapion soit son esclave et le remit en liberté. Sérapion refusa les vingt pièces d’argent que lui donnait son ancien maître.

 

Quelque temps après, le saint se vendit encore afin de soulager une veuve affligée. Son nouveau maître fut si content de ses services qu’il l’affranchit et lui fit présent d’un habit, d’une tunique et d’un livre contenant les évangiles. A peine Sérapion fut-il sortit qu’il donna son habit à un pauvre, puis sur le chemin, sa tunique à un autre pauvre qui grelottait de froid. Pour se couvrir, il ne restait au saint qu’un simple drap. Quelqu’un lui ayant demandé ce qu’il était advenu de ses habit :

 

- Voilà, dit-il en montrant le livre des évangiles, voilà ce qui m’en a dépouillé. Ce livre ne fut pas longtemps en sa possession ; il le vendit pour assister une personne dans la dernière misère ; et comme on lui demandait ce qu’il en avait fait, il répondit :

 

- Le croirez-vous ? Je m’imaginais entendre continuellement l’évangile qui me criait : « Allez vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres. » J’ai donc vendu mon livre et en ai donné le prix aux membres de Jésus-Christ que je voyais dans le besoin.

 

Sérapion qui n’avait plus que sa personne se vendit encore quelques fois, si l’on peut s’exprimer ainsi, afin de procurer à son prochain des secours spirituels et matériels. De ce nombre fut un Manichéen de Lacédémone que Sérapion ramena à la véritable foi avec toute sa famille.

 

La vie de Saint Sérapion fit une vive impression sur Saint Jean L’Aumônier qui l'admirait  car Sérapion vivait en donnant tout aux pauvres, y compris sa personne, se vendant plusieurs fois.

 

Sérapion alla de Lacédémone à Rome pour se perfectionner dans la vertu des grands modèles. Il retourna ensuite en Egypte et mourut dans le désert (lieu inhabité et résidence des solitaires et des ermites) à l’âge de soixante ans. Sa mort survint un peu avant 388, année où Pallade visitait les solitaires.

 

 

SAINT BENOIT

Patriarche des moines d’Occident

(v. 2020)

 

SAINT SERAPION D’ARSINOE

Abbé

 

SAINT SERAPION

Evêque de Thmuis en Egypte, + au IVè siècle

 

SAINT ENDEE ou ENNA

Abbé en Irlande + au début du VIè siècle

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 10:10
MONASTERE SAO MARTINHO DE TIBAES

MONASTERE SAO MARTINHO DE TIBAES

SAINT MARTIN DE DUME

 

 

Ce saint, originaire de Pannonie, se rendit si habile dans les sciences, qu’au dire de Saint Grégoire de Tours, il surpassait tous ceux de son siècle.

Il fit un pèlerinage en Palestine pour visiter les Lieux Saints ; après quoi il passa en Galice, où les Suèves, infectés de l’hérésie arienne, avaient établi leur domination. Il y instruisit dans la foi le roi Théodomir qui avait été guéri de la lèpre par l’intercession de Saint Martin de Tours.

Par ses prédications, le nouvel apôtre ramena cette partie de l’Espagne à l’unité catholique. Il y bâtit, vers l’an 560, plusieurs monastères dont le principal fut celui de Dume (Sao Martinho de Tibães) près de la ville de Braga, aujourd’hui au Portugal. Il prit la conduite de ce monastère. Les évêques de la province l’érigèrent en évêché, par respect pour le mérite extraordinaire du saint, qu’ils élevèrent sur le nouveau siège en 567.

Les rois Suèves voulurent que Martin fût l’évêque de leur cour, ce qui l’a fait appeler évêque de la famille royale, par l’auteur d’une ancienne notice du pays. Il continua son premier genre de vie et gouverna toujours ses religieux avec une parfaite régularité.

Il fut ensuite élevé au siège de Braga, métropolitain pour la Galice (ou des églises de Suèves pour la Galice1. Il a toujours été regardé comme une des plus illustres lumières de l’Eglise d’Espagne et comme un des plus beaux ornements de l’état monastique. Fortunat, qui lui a adressé les premiers vers de son cinquième livre, dit de lui qu’il avait hérité du nom et du mérite de Saint Martin de Tours. Il n’a pas moins servi l’Eglise par ses écrits2 que par ses vertus. Il mourut le 20 mars 580 et est honoré en ce jour. Son corps fut transporté de Dume à Braga en 1606.

 

1. La ville de Braga avait reçu de bonne heure les lumières de la foi, et fut depuis une des premières délivrée du joug des Sarrasins. C’est pour cela que son archevêque a disputé longtemps à celui de Tolède la primauté de toute l’Espagne. L’évêque de Dume fut réuni à celui de Braga dans le septième siècle.

 

2. - La Collection de quatre-vingt-quatre canons.

- Formule d’une vie honnête.

- Les Mœurs

- etc.

 

ABBATIALE DU MONASTERE SAO MARTINHO DE TIBAES
ABBATIALE DU MONASTERE SAO MARTINHO DE TIBAES

ABBATIALE DU MONASTERE SAO MARTINHO DE TIBAES

SAINT CUTHBERT

(v. 2020)

 

SAINT WULFRAN

Archevêque de Sens, patron d’Abbeville, + en 720 au monastère de Saint Wandrille en Normandie.

 

SAINT AMBROISE DE SIENNE

Dominicain + en 1286

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 10:10
SAINT ALKMUND OU ALCMOND

SAINT ALKMUND OU ALCMOND

SAINT ALCMOND

 

Alcmond était le fils d’Elred et frère d’Osred, tous deux rois des Northumbres. Il fit un grand usage des prospérités temporelles tant que Dieu lui permit d’en jouir. Plus son rang s’élevait au-dessus des autres hommes, plus il était doux, humble et affable. Il trouva le secret d’être pauvre au milieu des richesses et son plus grand plaisir était de se dépouiller de ses biens en faveur des indigents.

 

Enfin arriva le temps des épreuves. Les Nothumbres, ligués avec les Danois, ayant levé l’étendard de la rébellion, il fut obligé de s’enfuir avec son père. Il se retira chez les Pictes, parmi lesquels il vécut environ vingt ans. Il s’appliqua pendant ce temps à se convaincre de plus en plus de la vanité des choses terrestres et à s’attacher inviolablement au service du Roi des rois.

 

Les Northumbres, opprimés sous la domination de tyrans cruels, se repentirent enfin de leur révolte ; il prirent les armes pour recouvrer leur liberté et engagèrent Alcmond à se mettre à leur tête. L’amour de la religion, le désir de secourir des malheureux, déterminèrent le saint à accepter ce qu’on lui proposait. L’armée des tyrans fut battue plusieurs fois ; mais le vertueux prince devint la victime d’une trahison ourdie par Eardulf qui avait usurpé la souveraineté1. D’autres disent qu’il fut assassiné par les Danois en 8192.

 

Son corps fut enterré à Lilleshult dans le Shropshire. On le transporta à Derby, où il était autrefois honoré le 19 mars avec le titre de patron. On trouve l’histoire de cette translation dans un ancien sermon manuscrit3 prêché à Derby peu de temps après. Il est dit encore que l’église qui possédait les reliques de Saint Alcmond devint célèbre grâce à plusieurs miracles et que la dévotion y attirait un grand nombre de pèlerins.

 

1. Ceci est rapporté par Siméon de Durham, par Florent de Worcester et par Matthieu de Westminster.

 

2. C’est le sentiment de M. Brown Willis, dans sa Notice des villes parlementaires.

 

3. Ce sermon, prêché vers l’an 1140, se trouve à la page 138 d’un recueil de sermons de la même époque.

 

 

SAINT JOSEPH

(v. 2020)

 

SAINT LANDOALD

Missionnaire aux Pays-Bas + vers 668

EGLISE SAINT ALKMUND OU ALCMOND A DERBY

EGLISE SAINT ALKMUND OU ALCMOND A DERBY

SAINT JOSEPH

(v. 2020)

 

SAINT LANDOALD

Missionnaire aux Pays-Bas + vers 668

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 10:10
SAINT CYRILLE DEVANT LA DESTRUCTION DES FONDATIONS DU NOUVEAU TEMPLE DE JERUSALEM

SAINT CYRILLE DEVANT LA DESTRUCTION DES FONDATIONS DU NOUVEAU TEMPLE DE JERUSALEM

SAINT CYRILLE

 

 

Cyrille est né vers 315 à Jérusalem, ou dans les environs. De bonne heure, il étudia les Ecritures saintes et ses discours font toujours référence à elles. Il puisa une connaissance parfaite dans la doctrine de l’Eglise à travers les écrits des pères. Il étudia également les philosophes païens pour savoir quelles armes employer pour combattre l’idolâtrie.

 

Il fut ordonné prêtre en 345 par Maxime, évêque de Jérusalem, qui le chargea de prêcher tous les dimanches. Il fut aussi chargé de l’instruction des catéchumènes. Il fallait deux ans d’instruction avant de pouvoir être baptisé. Il remplit cette fonction pendant environ cinq ans et succéda à Maxime sur le siège de Jérusalem fin 350.

 

Son épiscopat commença par un miracle incontesté rapporté par les autorités (Socrate, et Philostorge auteur de la chronique d’Alexandrie). Cyrille écrivit une lettre à l’empereur Constance pour lui raconter les faits :

 

« Le jour des nones de Mai (le 7), vers la troisième heure (9 heures du matin), il parut dans le ciel une grande lumière en forme de croix, qui s’étendait depuis la montagne du Calvaire jusqu’à celle des Olives (soit 3 km.) ; elle fut aperçue non pas par une ou deux personnes, mais par toute la ville. Ce n’était pas un de ces phénomènes passagers qui se dissipent sur le champ ; cette lumière brilla à nos yeux pendant plusieurs heures, avec tant d’éclat que le soleil même ne pouvait l’effacer. Les spectateurs pénétrés en même temps de crainte et de joie coururent en foule à l’église : les vieillards et les jeunes gens, les fidèles et les idolâtres, les citoyens et les étrangers, tous n’eurent qu’une voix pour louer Notre-Seigneur Jésus-Christ, le fils unique de Dieu, dont la puissance opérait ce prodige, et ils reconnurent tous ensemble la divinité d’une religion à laquelle les cieux rendent témoignage. On dit, selon le récit de Philostorge, que cette apparition était entourée d’un cercle lumineux. »

 

Saint Cyrille terminait sa lettre en faisant des vœux pour que l’empereur puisse glorifier à jamais la Sainte et Consubstantielle Trinité. L’Eglise grecque l’honore le 7 mai.

 

Quelque temps après,  une dispute éclata entre Cyrille et Acace, archevêque de Césarée semi-arien qui, par la suite, le deviendra totalement. Il s’agit d’abord de droits de juridiction, car Acace voulait se prétendre métropolitain…, qui entraînèrent par la suite des disputes sur la doctrine et la consubstantialité du Verbe. Attaché au Concile de Nicée, Cyrille ne voulut pas se rendre à un concile réuni par Acace où n’étaient présents que des évêques ariens. Au bout de deux ans, Cyrille ne s’était toujours pas rendu à sa convocation, alors Acace le déposa sous les fausses accusations d’avoir vendu, pendant une famine, les biens de l’Eglise pour nourrir les pauvres !

 

Sentant la détermination colérique de ses ennemis monter en puissance, Cyrille se retira à Antioche, puis à Tarse en Cilicie où il fut très bien reçu par Sylvain, évêque de cette ville. Cyrille fut rétabli par le concile de Séleucie en 359, mais les ariens le firent déposer l’année suivante à la suite d’un de leur concile à Constantinople.

 

Toute sa vie, Cyrille eut à lutter contre les ariens, comme lors du concile de Sardique qui confirma les dires des pères du concile de Nicée. En 381, il condamna encore les semi-ariens et les Macédoniens. Les évêques orthodoxes (dans le sens de catholiques fidèles), l’année suivante, rendirent à la foi le témoignage le plus éclatant, en déclarant par une lettre envoyée au pape Damase et aux occidentaux « que le très révérend Cyrille, évêque de Jérusalem avait été élu canoniquement par les évêques de la province et avait souffert plusieurs persécutions. »

 

Mais l’empereur Julien excitait les Juifs par derrière pour qu’ils reconstruisent le temple de Jérusalem, en leur donnant même beaucoup d’argent et de matériaux. Les Juifs de toutes conditions, hommes et femmes se mirent à la reconstruction du temple ; mais Cyrille avait confiance dans la parole du Seigneur qui avait dit qu’il n’y resterait pas pierre sur pierre.

 

Cependant la démolition avançait et l’on se préparait à faire les fondations… mais laissons un auteur païen dont on ne peut suspecter le témoignage, Ammien-Marcelin, nous raconter l’histoire :

 

« Pendant que le comte Alypins, assisté du gouverneur de la province, pressait vivement les travaux, d’effroyables tourbillons de flammes s’élancèrent des endroits contigus aux fondations, brûlèrent les ouvriers, et leur rendirent la place inaccessible. Enfin cet élément persistant toujours, avec une espèce d’opiniâtreté à repousser les ouvriers, on fut obligé d’abandonner l’entreprise. »

 

Les écrivains ecclésiastiques dirent qu’en plus des éruptions de feu il se produisit des tremblements de terre et des ouragans, que la foudre tomba ; qu’on vit des croix imprimer des corps et des habits et qu’on distingua dans le ciel une croix lumineuse entourée d’un cercle. En tout état de cause, Saint Grégoire de Nazianze affirma que tous les ouvriers qui se trouvaient encore sur le chantier périrent brûlés ou furent blessés par la colère du ciel. Ces phénomènes recommencèrent à chaque fois que l’on voulait reprendre le chantier. Beaucoup de témoins rapportèrent ces événements : Saint Grégoire de N., Saint Chrysostôme, Saint Ambroise, Rufin, Théodoret, Socrate, Sozomène etc. Libanius auteur païen parle de tremblements de terre et même les Juifs en parlent dans leurs synagogues.

 

Certains Juifs s’écrièrent alors que Jésus-Christ était Dieu ainsi que plusieurs païens, qui se convertirent. Quant aux autres Juifs, ils s'entêtèrent dans leur opiniâtreté en rejetant la lumière.

 

Furieux contre Cyrille Julien jura qu’il se vengerait de lui à son retour de la guerre contre les Perses, mais il fut rattrapé par la mort avant de mettre son projet à exécution.

 

Cyrille fut encore exilé en 367 par l’empereur Valens Arien lui aussi. Il ne revint à Jérusalem qu’en 378 lorsque l’empereur Gratien restitua les églises aux catholiques. Cyrille assista au concile général de Constantinople en 381 et rendit son âme à Dieu en 386. Saint Cyrille est docteur de l’Eglise.

 

SAINT ALEXANDRE

Evêque de Jérusalem, martyr en 251 (v. 2020)

 

SAINT FRIDIEN

Evêque de Lucques + en 578

 

SAINT EDOUARD

Roi d’Angleterre, martyr. Roi en 975 à 13 ans.

 

SAINT ANSELME

Evêque de Lucques + en 1086

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 10:12
17 mars 2021

SAINT JOSEPH D’ARIMATHIE

 

Joseph d’Arimathie, du nom de la ville où il était né, était membre du sanhédrin des Juifs. Nous lisons dans l’Evangile que c’était un homme juste, du nombre de ceux qui attendaient le royaume de Dieu. Il n’avait pas consenti à ce que tous les Juifs avaient entrepris et fait contre Jésus-Christ ; il était même disciple du Sauveur, sans oser toutefois à se déclarer ouvertement par la crainte qu’il avait de ceux de sa nation ; mais il donna les plus fortes preuves de son amour pour Jésus-Christ lorsqu’Il eut expiré sur la croix ; il alla hardiment trouver Pilate, pour lui demander le corps de Jésus afin de l’embaumer et de l’ensevelir. Ayant obtenu la permission de l’enlever, il le descendit de la croix puis, après l’avoir enveloppé dans un linceul, il le déposa dans un sépulcre où personne n’avait encore été mis. Il fut aidé dans cette œuvre de piété par Nicomède, autre disciple de Jésus-Christ. Une pareille démarche annonçait sans doute beaucoup de courage de sa part, puisqu’elle l’exposait à toute la fureur de ses compatriotes et par conséquent de la perte de ses biens et de la haute considération dont il jouissait dans son pays. Le culte de ce saint était autrefois fort célèbre en Angleterre, surtout à Glastonbury, dont il est le patron.

 

Il y avait à Glastonbury, du temps des anciens Bretons, une église et un ermitage fort célèbres, qui avaient été fondés par les premiers apôtres d’Angleterre, parmi lesquels des auteurs modernes ont compté Saint Joseph d’Arimathie et Aristobale. Notre saint était le principal patron de Glastonbury, après la Sainte Vierge. Saint Patrice, qu’il ne faut pas confondre avec l’apôtre de l’Irlande, y forma une communauté de moines, au milieu desquels il mourut dans le cinquième siècle, selon Guillaume de Malmesbury. Le saint roi Ina enrichit et augmenta  tellement  l’abbaye de Glastonbury que quelques auteurs l’on regardé comme le fondateur. Elle passa par la suite à l’Ordre de Saint Benoît. C’était un des plus beaux monuments d'Europe.

ANCIENNNE EGLISE DE GLASTONBURY
ANCIENNNE EGLISE DE GLASTONBURY

ANCIENNNE EGLISE DE GLASTONBURY

SITE DE GLASTONBURY

SITE DE GLASTONBURY

CATHEDRALE ARMENIENNE SAINT JOSEPH D'ARIMATHIE

CATHEDRALE ARMENIENNE SAINT JOSEPH D'ARIMATHIE

SAINT PATRICK

Apôtre de l’Irlande l’an 464 (v. 2020)

 

LES SAINTS MARTYRS D’ALEXANDRIE

L’an 392

 

SAINT AGRICOLE ou AREGLE

Evêque de Chalon-sur-Saône + en 580

 

SAINTE GERTRUDE

Vierge et abbesse de Nivelle en Brabant + en 659

 

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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 10:10
16 mars 2021

SAINT FINIAN, surnommé LOBHAR, ou LE LEPREUX

 

Ce saint, qui vivait vers le milieu du sixième siècle, était de la famille des rois de Munster et fut disciple de Saint Brendan. Il souffrit avec une patience héroïque les douleurs d'une cruelle maladie, d'où lui vint le surnom de Lobhar ou de Lépreux. Il fonda le monastère d'Innisfallen (Comté de Kerry près de Killarney en Irlande) aujourd'hui en ruines, d'Ardfinnan et Cluain-more Madoc (Toujours en Irlande). Il fut enterré dans le dernier. Colgan place sa mort au 2 février; mais on dit qu'on célébrait sa fête le 16 mars dans les monastères dont il avait été le fondateur.

 

 

SAINTE EUSEBIE ou  YSOIE

Abbesse de Hamaige au diocèse d'Arras + vers 660

 

SAINT JULIEN DE CILICIE

Martyr (v. 2020)

 

SAINT GREGOIRE D'ARMENIE

Reclus à Pluviers en Beauce + au XIè siècle

 

SAINT HERIBERT

Archevêque de Cologne + en 1022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:10
15 mars 2021

SAINTE LOUISE DE MARILLAC

 

Originaire d'Auvergne, Louise de Marillac, devenue parisienne par son mariage avec Antoine Legras, le resta après la mort de son mari, menant une vie tout entière au service des pauvres et des malades de la capitale. Elle est la fondatrice et fut la première supérieure des Filles de la Charité, servantes des pauvres, qu'à la demande de Saint Vincent de Paul elle initia à leur mission. Elle les logea dans une maison de la rue des Fossés-Saint-Victor, aujourd'hui 43, rue du Cardinal Lemoine, puis les installa au Faubourg Saint-Denis, dans une maison de la rue du Bac appelée à devenir la maison générale. Quand elle mourut, le 15 mars 1660, les Filles de la Charité comptaient déjà plusieurs fondations, à Angers, en Pologne, à Madagascar; mais la fondatrice était constamment restée à Paris, secondant inlassablement Saint Vincent de Paul dans toutes ses oeuvres charitables. Ses reliques sont conservées à la chapelle de la rue du Bac, où elles sont exposées à la vénération des fidèles.

15 mars 2021

SAINT ABRAHAM

Ermite

 

et 

 

SAINTE MARIE

Sa nièce, pénitente vers l'an 360 (v. 2020)

 

SAINT ZACHARIE

Pape + en 752

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 10:10
14 mars 2021

SAINT ACEPSIMAS

SAINT JOSEPH

SAINT AÏTHILAHAS

 

 

C'est par les actes de ces saints martyrs que Maruthas termine son histoire des persécutions du roi Sapor qui ravagea l’Eglise de Perse pendant quarante ans.

 

- O vous qui lisez ce récit, comptez les jours et les heures d’un espace de trois ans et demi que ces bienheureux martyrs passèrent dans une affreuse prison, et souvenez-vous que, durant tout de temps-là, il n’y a pas eu de mois où ils n’aient été plusieurs fois torturés, pas de jours où ils n’aient eu à combattre contre leurs persécuteurs, pas d’heure où ils n’aient été menacés d’une mort certaine. Les jours de fêtes n’étaient pour eux que des jours de souffrance.

 

La trente-septième année de la persécution du roi Sapor, il parut un nouvel édit par lequel ce roi ordonnait aux magistrats et aux gouverneurs des provinces de sévir contre les chrétiens avec plus de sévérité en leur faisant subir toutes sortes de supplices inimaginables. Car les Perses disaient :

 

Ces gens-là abolissent notre doctrine, ils apprennent aux gens à n’adorer qu’un seul Dieu ; ils combattent le culte du soleil et du feu ; ils détournent du mariage ; ils défendent de servir dans les armées du roi et de frapper qui que ce soit ; ils permettent de tuer toutes sortes d’animaux et d’enterrer leurs morts ; ils disent enfin que Dieu et non le diable est le créateur des serpents et des scorpions.

 

Dès que l’édit fut publié, on arrêta Acepsimas, évêque d’Honite en Assyrie. C’était un vénérable vieillard de plus de quatre-vingts ans mais de santé et de conception robustes. On le conduisit enchaîné à la ville d’Arbelle1, capitale de la province. Le juge dit à Acepsimas qu’il ne comprenait pas sa doctrine, ce qui était réciproque. Acepsimas ayant fini de parler, on lui lia les pieds avec des chaînes, on le coucha par terre et on le fouetta jusqu’au sang pour ensuite le mettre en prison.

Au même moment, on arrêta aussi Joseph, prêtre de Beth-Catuba et Aïthilabas, diacre de Beth-Nuhadra. Célèbre pour son savoir et son éloquence, Joseph eut à subir la même punition qu’Acepsimas. Puis ce fut le tour d’Aïthilabas auquel le juge ordonna d’adorer le soleil, de manger du sang et de se marier2. "Si tu obéis au roi, je te laisse la vie." Le saint lui répondit qu’il aimait mieux mourir. Le gouverneur ordonna alors qu’on le liât avec des chaînes et qu’on l'étendît par terre sous une grosse poutre sur laquelle montèrent douze hommes.

Après que ses os furent disloqués et ses chairs en lambeaux, il fut transporté en prison.

 

Le lendemain, on ramena les martyrs devant le juge. Devant leur refus de renier Jésus-Christ, on les lia comme des saucissons avec une telle violence que les os en craquaient. Aucun ne renia son Dieu. Ils restèrent trois ans en prison.

 

Un jour, le roi arriva en Médie. Les martyrs furent tirés de leur prison et conduits devant Adarsapor, le premier des gouverneurs des provinces de l’Orient. Ils n’avaient plus figure humaine. Les Perses eux-mêmes pleuraient en les voyant. Lorsqu’ils furent devant Adarsapor entouré de satrapes et de gouverneurs, ce dernier leur reposa les mêmes questions.  Acepsimas lui répondit que son espérance était vaine, que jamais ils renieraient Jésus-Christ. Alors,  au lieu de les condamner à mort, le gouverneur les laissa vivre pour qu’ils continuent à souffrir ; mais saisi de colère devant l’opiniâtreté des martyrs, il déclara qu’il rougirait leurs cheveux de leur sang et les réduirait en poussière. A cette menace, les suppliciés affirmèrent qu’ils abandonnaient leur corps mais que leur âme appartenait à Dieu. Alors ne se contenant plus, le gouverneur fit écarteler Acepsimas par trente hommes pendant que deux licteurs le fustigeait et il expira. Il fut enterré par une fille du roi d’Arménie alors en otage chez les Perses.

Les deux autres martyrs subirent le même sort mais ne perdirent pas la vie. On les transporta à Arbelle où une femme, Jazdundocte, obtint du gouverneur, contre une grosse somme d’argent, de les garder dans sa maison. Elle les soigna tout en approfondissant son instruction chrétienne. Puis on emmena les martyrs en prison où ils restèrent plus de six mois.

 

Arriva un nouveau gouverneur encore plus cruel qui ordonna que tous les chrétiens devaient être lapidés. Beaucoup s’enfuirent dans les bois, poursuivis par les soldats qui en arrêtèrent plusieurs.

 

Aïthilabas subit le même sort, mais toujours vivant, on recommença à lui demander de renier sa foi en mangeant du sang des animaux sacrifiés ; cependant devant ce nouveau refus il fut laissé tranquille pendant cinq jours jusqu’à l’arrivée du gouverneur Thamsapor qui les condamna à la lapidation. Joseph fut exécuté à Arbelle en présence de cinq cents chrétiens, dont Jazdundocte. Celle-ci refusa même de piquer Joseph avec une plume, ce qu’on lui demandait pour obéir un tant soit peu au gouverneur. Les autres chrétiens, pris de peur, lapidèrent le saint qu’on avait enterré jusqu’au cou. On laissa des gardes pour empêcher que les corps fussent enlevés ; mais le troisième jour un ouragan survint et les chrétiens purent enlever les corps. Aïthilabas fut lapidé dans la province de Beth-Nuhadra.

 

Saint Maruthas dit qu’il s’opéra plusieurs miracles à l’endroit du martyre et qu’on y entendit un concert de voix célestes. Nos saints souffrirent le martyre en 380, le 70è du règne de Sapor et le 40è de la persécution. Sozomène parle d’eux dans son histoire et leurs noms se trouvent dans le martyrologe romain.

 

 

 

1. Ville de la dernière défaite de Darius par Alexandre le Grand

 

2. On voit dans ce passage, ainsi que dans plusieurs autres, que les clercs engagés dans les Ordres vivaient en Orient comme en Occident, dans une continence perpétuelle.

 

 

SAINTE MATHILDE

Reine de Germanie l’an 968 (v. 2020)

 

SAINT LUBIN

Evêque de Chartres + 557

 

SAINT BONIFACE

Evêque de Ross en Ecosse + vers 630

14 mars 2021
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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 10:10
13 mars 2021

SAINTE EUPHRASIE ou EUPHRAXIE

 

 

Antigone, père de notre sainte, occupait une place importante à la cour de l’empereur Théodose-le-Jeune dont il était un proche parent. Il avait épousé Euphrasie qui était de la même noblesse. Ils eurent une fille à qui ils donnèrent le nom de sa mère. C’est elle que l’Eglise honore aujourd’hui. Ils firent le vœu de consacrer leur fille à Dieu et ne plus vivre que dans la continence pour mieux s’occuper des affaires du Seigneur.

 

Un an après ce vœu, Antigone mourut. Euphrasie ne voulait pas se remarier; elle quitta la société de Constantinople pour aller en Egypte où elle avait des terres, et s’établit près d’un monastère. Elle et sa fille menaient une vie austère en ne se nourrissant que de légumes qu’elles mangeaient après le coucher du soleil. Elles étaient habillées d’une étoffe grossière et dormaient à terre sur un cilice. Elles travaillaient de leurs mains et, même malades, elles ne recouraient à un médecin que dans la dernière extrémité1.

 

Euphrasie allait souvent voir les religieuses du monastère et voulait les doter d’un revenu considérable pour qu’elles prient pour le salut de son mari ; mais la mère abbesse répondit que la communauté ne pouvait rien recevoir " car, dit-elle, nous avons fait vœu de pauvreté."

 

A l’âge de sept ans, la petite Euphrasie voulut entrer au monastère. Sa mère la présenta à l’abbesse qui accepta. La petite fille prononça des vœux perpétuels sur une image de Jésus-Christ qu’on lui présentait2.

Euphrasie, la mère, mourut quelque temps après en recommandant à sa fille de ne jamais faire usage de sa noblesse et de rester humbles parmi les sœurs.

La nouvelle de la mort d’Euphrasie parvint à la cour de Constantinople. L’empereur Théodose envoya chercher la jeune Euphrasie qu’il avait promise en mariage au fils d’un  sénateur ; mais Euphrasie était trop engagée dans la voie de Dieu. Alors elle écrivit une lettre à l’empereur, expliquant qu’il pouvait disposer de tous ses biens à condition qu’il libère les esclaves, qu’il fasse des remises aux fermiers, et qu’il répartisse la fortune entre les pauvres, les orphelins et les églises, tout cela afin de pouvoir servir Dieu en toute tranquillité. L’empereur en eut la larme à l’œil ainsi que les sénateurs à la lecture de cette lettre.

 

- Voilà, dirent-ils à Théodose, une fille digne d’Antigone et d’Euphrasie ; elle fait honneur au sang illustre qui coule dans ses veines; c’est un saint rejeton d’une tige vertueuse.

 

Théodose, quelque temps avant sa mort en 395, exécuta ponctuellement les intentions d’Euphrasie.

 

Euphrasie menait une vie des plus austères et se nourrissait à peine, consacrant tout son temps au travail et à la prière. Elle mourut saintement à l’âge de trente ans en 410. Elle fut honorée du don des miracles avant et après sa mort.

 

1. Ces excès ont été sévèrement condamnés par Saint Ambroise et par Saint Bernard.

 

2. Un récit en a été fait par Jean Damascène

 

 

SAINT NICEPHORE

Patriarche de Constantinople (v. 2020)

 

SAINT MOCHOEMOC

Abbé en Irlande + en 655

 

SAINT GERALD

Evêque en Irlande + en 732

 

SAINTE KENNOQUE

Vierge en Ecosse + en 1007

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 10:10
12 mars

SAINT MAXIMILIEN

 

 

Maximilien, fils d’un soldat romain nommé Victor, refusa de servir, non parce que la profession des armes était illicite en elle-même, mais parce qu’elle était inséparable de l’idolâtrie après les ordres que Dioclétien venait de donner. Les officiers chargés de l’enrôlement des nouveaux soldats le conduisirent devant le proconsul : on le mesura selon l’usage; il avait la taille requise. On voulut ensuite le marquer à la main et lui mettre le collier de plomb, sur lequel le nom et la devise du prince étaient gravés.

 

- Je ne m’enrôlerai pas, dit Maximilien, et je ne recevrai ni la marque ni le collier. Le Dieu que je sers a pris mon nom et je ne peux plus m’engager envers un autre. Je suis soldat de Jésus-Christ et je ne veux pas être d’une profession où je serai exposé à offenser mon Dieu. Si l’on m’ôte la vie, je quitterai la terre, mais mon âme vivra dans le ciel avec Jésus-Christ mon bon maître.

 

Comme on l’emmenait au supplice, il exhortait les chrétiens à rester fidèles au Seigneur et à prier constamment pour obtenir une couronne comme la sienne. Se tournant alors vers son père, il lui dit, le visage serein :

 

- Je te prie de donner l’uniforme que tu m’avais fait faire à celui qui me coupera la tête. Puisses-tu être bientôt avec moi au ciel pour y bénir éternellement le Dieu de gloire.

 

Ce furent ses dernières paroles, il avait vingt-et-un ans. Son martyre eut lieu en 296 à Thebaste, en Numidie (Tebessa ou Tbessa en Algérie), ancienne province romaine d'Afrique du Nord avec pour capitale Cirta, aujourd'hui Constantine.

 

 

SAINT GREGOIRE LE GRAND

(v. 2020)

 

SAINT PAUL

Premier évêque de Léon en Bretagne + en 573

 

SAINT THEOPHANE

Abbé + en 818

 

 

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 10:10
11 mars 2021

SAINT SOPHRONE

 

 

Sophrone est né à Damas, ville célèbre de la Célésyrie. Doué pour les sciences divines et humaines, il fut surnommé le Sophiste, qui était alors un adjectif très honorable. Il passa vingt ans près de Jérusalem, avec un saint ermite nommé Jean Mosch, sans être moine. Ces deux hommes allèrent visiter les monastères d’Egypte, vers 610, et Saint Jean l’Aumônier les retint à Alexandrie pour l’aider à l’extirpation de l’eutychianisme. Ils y restèrent deux ans. Ce fut à cette époque que Jean Mosch composa son Pré Spirituel, qu’il dédia à Sophrone. Ce livre était un recueil des vertus des solitaires. Ensuite ils firent un voyage à Rome que Sophrone quitta après la mort de son maître pour retourner en Orient.

 

Athanase, patriarche des Jacobites ou Eutychiens reconnaissait deux natures distinctes en Jésus-Christ mais un seul esprit, ce qui est une contradiction manifeste. Cette doctrine était opposée à l’Ecriture puisque Jésus lui-même fit la distinction de la volonté humaine et divine dans le prière qu’il fit à son Père au jardin des Oliviers ; mais on continua sur cette fausse doctrine, soi disant pour ramener les Eutychiens dans la saine doctrine. Elle était suivie par Sergius patriarche de Constantinople, Théodore évêque de Pharan et Cyrus patriarche d’Alexandrie. L’empereur Héraclius la confirma en 639 par un édit nommé ecthèse1, c’est-à-dire, exposition, où il déclarait qu’il n’y avait pas en Jésus-Christ d’autre volonté que celle du Verbe Divin. On donna à ceux de cette secte le nom de Monothélites2.

 

Sophrone essaya de convaincre Cyrus qu’il était dans l’erreur mais rien n’y fit. Alors il alla voir Sergius à Constantinople mais il n’eut pas plus de succès. Dépité, il se mit à parcourir la Syrie. Quelque temps après, il fut élu patriarche de Jérusalem pour succéder à Modeste en 634. Un de ses premiers actes fut de réunir un concile pour condamner le monothélisme. Il écrivit ensuite une lettre au pape pour le mettre en garde contre cette hérésie, car il avait peur que le patriarche Sergius fît basculer le pape dans l’hérésie, le pape restant silencieux. En désespoir de cause Sophrone alla voir Etienne, évêque de Dore et lui dit :

 

- Si vous négligez le péril dans lequel la foi se trouve, vous en rendrez compte à Jésus-Christ, qui a été crucifié en ce saint lieu, lorsqu’il viendra juger les vivants et les morts.

Faites donc ce que je ne puis faire en personne, à cause de l’incursion des Sarrasins. Allez vous présenter au siège apostolique, où sont les fondements de la sainte doctrine. Informez les saints personnages qui y sont de tout ce qui se passe ici et ce cessez pas de les harceler tant qu’ils n’auront pas condamné canoniquement cette hérésie.

 

Il obtint enfin satisfaction avec le premier concile de Latran de 649 dans lequel le pape Martin V condamna les hérétiques.

 

Cependant Sophrone avait beaucoup à souffrir des Sarrasins qui s’étaient emparés de Jérusalem en 638, après un siège de deux ans. Omar3 fit bâtir une mosquée sur l’emplacement du temple de Salomon. Malgré tout, et au péril de sa vie, Sophrone continua à gouverner son troupeau parmi les impies. Dieu le reçut avec les bienheureux le 11 mars 639 ou 644.

 

 

Une des prières de Saint Sophrone de Jérusalem 

« Ô Saint Michel, Prince trois fois Saint de la milice sacrée » :

« Ô Saint Michel, Prince trois fois Saint de la milice sacrée, chargé par Dieu d'organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste Sagesse mon esprit, incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j'abandonne le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi mes misères et mes malheurs. Ainsi soit-il. »

 

1. L’ecthèse fut condamnée par le pape Jean IV

 

 2. Mot composé de deux mots grecs, dont l’un signifie seul et l’autre volonté.

 

3. Omar avait succédé à Aboubeker en 636 qui lui-même avait succédé à Mahomet en 634 sous le titre de calife ou de vicaire du prophète. Mahomet établitles  fondements de la religio  à la Mecque en 608. Les habitants de cette ville l’ayant obligé à s’enfuir, il se retira à Médine en 622.

 

 

SAINT EULOGE

Prêtre de Cordoue, martyr, l’an 859 (v. 2020)

 

SAINT CONSTANTIN

Martyr en Ecosse, fin du Xè siècle.

 

SAINT VINDICIEN

Evêque d’Arras et de Cambrai + en 705

 

SAINT EUTHYME

Evêque de Sardes, martyr, + vers l’an 820

 

SAINT ÆNGUS

Evêque en Irlande + vers l’an 824

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 10:10
LES QUARANTE MARTYRS DE SEBASTE

LES QUARANTE MARTYRS DE SEBASTE

SAINT CAIUS et SAINT ALEXANDRE

 

 

Nous ne savons de ces saints martyrs que ce qu’Eusèbe en a dit d’après Astérius Urbanus, auteur contemporain. Ils étaient de la ville d’Euménie dans la grande Phrygie et  furent condamnés à mort pour leur foi à Apamée, sur le Méandre2. C’était le pays que les Montanistes avaient le plus infecté de leurs erreurs1.

 

Lorsque ces hérétiques se trouvaient arrêtés avec des catholiques, les derniers se séparaient des premiers en protestant qu’ils n’avaient pas la même doctrine et mouraient sans vouloir communier avec eux. Ce fut la conduite que tinrent entre autres Saint Caius et Saint Alexandre. On situe leur martyre sous Marc-Aurèle, vers l’an 279, ou sous Sévère, vers le commencement du troisième siècle

 

2. Le Méandre est un fleuve de Turquie, appelé aujourd'hui Büyük Menderes. Ce fleuve très sinueux a donné son nom aux courbes des fleuves. 

 

 

 

 

1. Les Montanistes se prenaient pour des inspirés et des prophètes. Ils furent solidement réfutés par le catholicisme, entre autre par Miltiade, savant apologiste de la religion chrétienne, qui vivait sous Marc-Aurèle et Commode.

Les Montanistes se vantaient d’avoir des martyrs. Astérius Urbanus réfute leurs prétentions, et montre qu’aucun d’eux n’a été crucifié, ni fouetté, ni lapidé dans les synagogues des Juifs. Apollonius assure la même chose ; il ajoute que Thélison, leur héros, avait donné de l’argent pour sortir de prison et qu’il n’avait souffert de rien. Il serait aisé de dévoiler les dérèglements des autres Montanistes : Un prophète se teint-il les cheveux ? Frotte-t-il ses yeux d’antimoine (maquillage) ? A-t-il soin de se parer ? Joue-t-il aux dés ? Prête-t-il à l’usure ?

 

LES QUARANTE MARTYRS DE SEBASTE

(v. 2020)

 

SAINT MACKESSOGE ou KESSOGE

Evêque des provinces de Levin et de Boyn en Ecosse + en 560

 

SAINT DROCTOVEE

Premier abbé de Saint Vincent, aujourd’hui Saint Germain des Prés + vers 580

 

SAINT ATTALE

Second abbé de Bobio en Italie + en 627

 

 

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 10:10
STATUE DE SAINT GREGOIRE DE NYSSE. EGLISE DE LA TRINITE A PARIS

STATUE DE SAINT GREGOIRE DE NYSSE. EGLISE DE LA TRINITE A PARIS

SAINT GREGOIRE de NYSSE

 

Grégoire, frère de Saint Basile-le-Grand, fut élevé dans les Lettres sacrées et profanes. Il resta dans le monde et se maria avec Théosébie dont les vertus ont été louées par Saint Grégoire de Naziance.

Quelque temps après,  il se consacra au service de l’Eglise en qualité de Lecteur, mais sa passion pour l’éloquence lui fit quitter sa fonction pour enseigner la rhétorique aux étudiants ; ce virage mécontenta beaucoup de monde car il créait un désordre dans l’Eglise. Saint Grégoire de Naziance lui écrivit pour le réprimander et lui fit sentir l’énormité de sa faute, ce qui eut pour effet de ramener Grégoire dans le droit chemin.

 

Saint Basile, son frère, élevé en 370 au siège de Cappadoce, l’appela auprès de lui pour l’aider dans ses nouvelles fonctions. Grégoire, par la suite, fut jugé digne de l’épiscopat et on le chargea en 372 du gouvernement de l’Eglise de Nysse en Cappadoce. Son attachement au concile de Nicée lui suscita la persécution des Ariens. Ces hérétiques le calomnièrent et le dénoncèrent auprès de Démosthène, vicaire du Pont, qui envoya des soldats pour l’arrêter. Grégoire se laissa prendre mais réussit à s’échapper et alla se cacher. Son frère Basile lui écrivit une lettre de la part des évêques, lui apprenant que son affaire devait être réglée en justice. Démosthène assembla à Nysse en 376 un concile uniquement composé d’Ariens. Rien de bien grave n’arriva  à Grégoire, mais devant les troubles causés par les Ariens et leur persécution, il quitta le pays et en écrivit la raison à Saint Grégoire de Naziance qui lui dit de placer sa confiance en Dieu, car la vérité finirait par triompher. Cela se vérifia quelque temps après.

 

En effet, l’empereur Valence, grand protecteur de l’arianisme, mourut en 378. Devenu maître de l’empire, son successeur Gratien rétablit Grégoire sur son siège ; mais sa joie fut de courte durée. L’année suivante son frère Saint Basile fut rappelé au ciel. Il se rendit à Césarée pour l’enterrement. Il fut alors choisi par les évêques orthodoxes (dans le sens de catholiques fidèles) pour éradiquer les abus des Eglises d’Arabie et de Palestine.

 

Avant de s’y rendre, il alla voir sa sœur Macrine qu’il n’avait pas rencontrée depuis huit ans. Elle gouvernait un monastère dans la région du Pont (Mer Noire). Il la trouva malade et proche de la mort qui survint quelques jours après. Elle fut enterrée dans l’église des Quarante-Martyrs pas très loin du monastère.

 

Ce fut au printemps 380 que Grégoire alla accomplir sa mission en Arabie et en Palestine. L’empereur Théodose lui paya les frais de son voyage dans un chariot. Il accomplit sa mission avec beaucoup de mal  tant les désordres étaient grands.

 

Grégoire  assista au concile de Constantinople en 381. Il devint la référence de l’Eglise catholique, si bien qu’il fallait passer par lui pour obtenir son aval et ainsi faire réellement partie de l’Eglise catholique. Il y eut deux autres conciles à Constantinople en 382 et 391. Dans le dernier, Grégoire fut placé parmi les métropolitains, une distinction hautement méritée. Il mourut vers l’an 400. On croit que ce fut un 10 janvier, jour auquel les Grecs célèbrent sa fête. Pour les Latins c’est le 9 mars.

 

Les anciens ne tarissent pas d‘éloges à son sujet. Le septième concile général lui décerna le titre de Père des Pères et publia ses écrits pour confirmer la doctrine de l’Eglise et condamner les impiétés de Nestorius.

 

Il a écrit entre autres :

- L’Hexaéméron

- Le traité de la formation de l’homme

- Le livre de la vie de Moïse ou de la vie parfaite

- Les deux traités sur l’inscription des psaumes et l’homélie sur le psaume sixième.

Etc.

Au total 26 ouvrages !

 

 

SAINTE FRANCOISE

Veuve, fondatrice des Collatines ou Oblates (v. 2020)

 

SAINT PACIEN

Evêque de Barcelone en 373

 

SAINTE CATHERINE

Vierge et abbesse des Clarisses de Bologne + en 1463

 

 

 

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 10:09
8 mars

SAINT APOLLONIUS

SAINT PHILEMON

etc.

 

 

 

Apollonius était un saint anachorète plein de zèle pour la gloire de Jésus-Christ. Quand il fut arrêté à Antinoë en Egypte, plusieurs païens s’attroupèrent autour de lui pour l’insulter ; mais parmi eux il y en avait un, le joueur de flûte nommé Philémon, qui le faisait avec plus d’acharnement. Ce Philémon qui était aimé du peuple traitait Apollonius d’impie et de séducteur car selon lui il méritait la haine des hommes. Apollonius répondit à ses injures par ces paroles :

 

- Dieu veuille, mon fils, avoir pitié de vous, et de ne pas vous imputer tous ces discours.

 

Cette douceur toucha vivement Philémon qui renonça sur le champ au paganisme et déclara qu’il était lui aussi chrétien. On le conduisit avec Apollonius devant le juge qui avait déjà condamné à mort Saint Asclas, Saint Timothée, Saint Paphnuce et plusieurs autres chrétiens. Après les avoir fait torturer, il ordonna qu’ils soient brûlés vifs.

 

Lorsque le bûcher fut allumé, Apollonius fit cette prière :

 

- Seigneur, ne livrez pas aux bêtes les âmes qui confessent votre nom, mais manifestez votre puissance.

 

Il n’eut pas plutôt achevé qu’un nuage de rosée l’environna lui et son compagnon et éteignit le feu.  Frappés du miracle, le juge et le peuple se mirent à crier :

 

- Le Dieu des chrétiens est grand et lui seul est Dieu.

 

Informé de ce qui s’était passé, le préfet d’Egypte se fit amener le juge et les deux confesseurs chargés de chaînes. Durant le voyage, Apollonius convertit les soldats qui le conduisaient, de sorte qu’en arrivant à Alexandrie ils rendirent aussi témoignage à la foi de Jésus-Christ. Désespérant de pouvoir ébranler la constance de tous ces confesseurs, le préfet les fit jeter dans la mer vers l’an 311. Quelques jours après, on retrouva leurs corps sur le rivage et on les plaça dans le même tombeau. - Il s’y est opéré plusieurs miracles jusqu’à ce temps-ci, nous dit Rufin. Les fidèles n’y ont jamais prié en vain. Le Seigneur m’y a exaucé moi-même.

 

 

SAINT JEAN DE DIEU

Confesseur (v. 2020)

 

SAINT SENAN

Evêque en Irlande + en 344

 

SAINT PSALMODE ou SAUMAY

Anachorète + vers 589

 

SAINT FELIX

Evêque de Dummoc aujourd’hui Dunwich en Angleterre +  en 646

 

SAINT JULIEN

Archevêque de Tolède + en 690

 

SAINT DUTHAC

Evêque de Ross en Ecosse + en 1253

 

SAINTE ROSE DE VITERBE

Vierge + en 1261

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 10:10
7 mars

SAINT THOMAS D’AQUIN1

 

 

Après avoir été confié à l’âge de cinq ans aux moines bénédictins du Mont Cassin, le jeune Thomas d’Aquin résolut d’entrer dans l’Ordre de Saint Dominique, dont il est la plus grande gloire. Il y enseigna la philosophie et la théologie avec une science qui en fait un des principaux maîtres de la pensée chrétienne. Son innocence autant que son génie lui valurent le titre de Docteur Angélique.

Saint Thomas mourut le 7 mars 1274 et fut canonisé trois ans plus tard. Léon XIII l’a désigné comme patron de l’enseignement catholique.

 

 

1. De nombreux ouvrage ont été écrits sur sa vie. Le premier étant celui de François de Castro rédigé vingt-cinq ans après sa mort.

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 10:10
6 mars

SAINTE COLETTE DE CORBIE

 

 

Colette Boylet, née en 1381 à Corbie en Picardie, vécut quelque temps en recluse avant d’entrer, en 1426, au couvent des Clarisses. Sur l’injonction manifeste du ciel, la moniale entreprit la réforme de l’Ordre Franciscain des Clarisses. Elle fonda dix-huit maisons nouvelles, en Savoie, en Champagne et dans les Pays-Bas. Elle mourut à Gand le 6 mars 1477. Lors de la levée de son corps à Gand qui allait être transféré à Poligny en 1747, il s'opéra plusieurs miracles. Déclarée Bienheureuse elle ne sera canonisée qu'en 1807.

6 mars
ABBAYE DE PONTIGNY

ABBAYE DE PONTIGNY

SAINT CHRODEGANG

Evêque de Metz l’an 766

 

SAINTE PERPETUE et SAINTE FELICITE

(v. 2020)

 

SAINT FRIDOLIN

Abbé + en 538

 

SAINT BALDREDE

Evêque de Glasgow + vers 608

 

SAINTE KYNEBURGE

SAINTE KYNESWIDE

SAINTE KYNEDRIDE

SAINTE TIBBA

Trois sœurs et Tibba leur parente.

Les trois filles de Penda roi de Mercie, VIIè – VIIIè Siècle

 

SAINT CADROEL

Abbé + en 975

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 10:10
SAINT PIRAN

SAINT PIRAN

SAINT KIABAN ou KENERIN

 

nommé par les Bretons3

 

SAINT PIRAN

 

 

Kiaran était le plus célèbre des saints qui furent en Irlande avant Saint Patrick. Les Irlandais l’appelaient  le premier né de leurs saints. Les uns le font naître dans le comté d’Ossery et les autres dans celui de Cork. Suivant Ussérius, il est né vers l’an 352.

Il fit un voyage à Rome pour se perfectionner dans la connaissance et dans la pratique de la religion chrétienne dont il avait été médiocrement instruit à l’âge de 30 ans. Il repassa ensuite en Irlande avec cinq ecclésiastiques, qui méritèrent pas la suite d’être élevés à l’épiscopat1. Les écrits irlandais disent qu’il fut sacré évêque à Rome ; mais si on se rapporte à Jean de Timmouth, Kiaran fut l’un des douze que Saint Patrick sacra évêque pour l’aider à évangéliser l’Irlande.

 

Notre saint se fit construire une cellule dans un bois près de la rivière de Fuaran et bientôt un grand monastère s'éleva à cet emplacement . On bâtit ensuite à cet endroit une ville appelée Saigir qui, à cause de Kiaran, se nommera Sier-Kéran. Kiaran convertit d’abord toute sa famille puis un grand nombre de païens. Il donna le voile à sa mère Liadan et lui fonda un monastère auprès du sien, monastère que les Irlandais nommaient Céall-Lidain.

Par la suite il passa dans les Cornouailles où il s’établit près de la rivière Sévern, à quinze milles de Padstow. Il  eut quelques disciples. Ce fut dans cet ermitage qu’il termina sa vie. On y éleva par la suite une église en sa mémoire.  Au même endroit s'étale un bourg appelé Saint-Piran dans les sables. Beaucoup de saints donnèrent leurs noms à des endroits où ils avaient évangélisé2.

 

1. Ce sont Lugace, Colomban, Meldan, Lugad et Cassan.

 

2. La paroisse de Sainte Banka, par exemple, a ainsi été appelée de Sainte Bréaca, vierge d’Irlande. Elle embrassa l’état religieux sous Sainte Brigitte, qui lui bâtit un oratoire séparé, puis un monastère dans le lieu connu sous le nom de Field of Breaca. Elle passa ensuite dans la province de Cornouailles, et s’arrêta dans le territoire de Pembro, qui prit ensuite son nom, elle y bâtit deux églises, l’une à Trenewith et l’autre à Talmeneth.

 

3. Par les Bretons de Grande-Bretagne.

 

 

SAINT ADRIEN

 

et

 

SAINT EUBULE

Martyrs en Palestine l’an 309 (v. 2020)

 

SAINT GERASIME

Abbé en Palestine + en 475

 

SAINT THEOPHILE

Evêque de Césarée en Palestine + fin IIè siècle

 

SAINT VIRGILE

Evêque d’Arles + vers 614

 

 

SAINT DRAUSIN

Evêque de Soissons + vers 675

 

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 10:10
CHAPELLE DU PAPE SAINT LUCE CHEZ LES JESUITES A CHAUMONT

CHAPELLE DU PAPE SAINT LUCE CHEZ LES JESUITES A CHAUMONT

SAINT LUCE

 

 

 Romain de naissance, Luce succéda à Saint Corneille martyrisé en 252. Gallus ayant renouvelé comme son prédécesseur Dèce la persécution contre les chrétiens, Luce, avec plusieurs autres chrétiens, se trouva banni de Rome, mais nous ne connaissons pas le lieu de son exil.

 

- C’était ainsi, dit Saint Denis d’Alexandrie, que Gallus se privait des secours du ciel, en persécutant et en exilant ceux qui chaque jour priaient Dieu pour la paix et la prospérité de son empire.

 

Saint Cyprien écrivit à Luce, au nom de son Eglise et de ses confrères, pour le féliciter de sa promotion et sur le bonheur qu’il avait de souffrir l’exil pour Jésus-Christ.

Peu de temps après Luce fut rappelé à Rome et fut reçu avec joie par tout son peuple qui sortit de la ville pour aller au-devant de lui. Saint Cyprien lui écrivit une deuxième lettre pour le féliciter de son retour et lui dire qu’il se préparait certainement au martyre.

Le même Saint Cyprien écrivit au pape Etienne en citant l’autorité de Luce qui avait décidé de ne pas refuser la communion aux Novatiens et à ceux qui étaient tombés pendant la persécution : il fallait les absoudre lorsqu’ils auraient expié leur apostasie et fait pénitence. Eusèbe dit que notre saint ne siégea que huit mois. Il paraît même que la chronologie des lettres de Saint Cyprien laisse supposer que ce ne furent que cinq ou six mois. Il mourut le 4 mars 253 sous le règne de Gallus. On ignore tout de la manière dont il mourut. Son corps ayant été découvert dans les catacombes, on le porta à l’église Sainte Cécile à Rome où il fut exposé à la vénération des fidèles sur l’ordre du pape Clément VIII.

 

 

SAINT CASIMIR

Prince de Pologne l’an 1483 (v. 2020)

 

 

SAINT BASIN

Evêque de Trèves + en 700

 

 

SAINT ADRIEN

Evêque de Saint André en Ecosse et martyr + en 874

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