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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 10:10

SAINT SATURNIN et SAINT DATIF

et plusieurs AUTRES SAINTS martyrs en Afrique

11 février

L'empereur Dioclétien avait ordonné que lui soient données toutes les Saintes Ecritures, sous peine de mort en cas de non exécution; mais la résistance des chrétiens alluma le feu d'une cruelle persécution qui inonda toute l'Afrique du sang des chrétiens. Certains furent assez lâches pour obéir, mais la majorité résista.

L'AFRIQUE PROCONSULAIRE OU SE TROUVAIT L'EVECHE D'ABITENE

L'AFRIQUE PROCONSULAIRE OU SE TROUVAIT L'EVECHE D'ABITENE

La ville d'Abitène où vivait Saint Saturnin fut particulièrement touchée. Alors qu'il célébrait la messe, les magistrats informés vinrent avec une troupe de soldats et arrêtèrent quarante-neuf fidèles des deux sexes.

Les principaux étaient Saturnin, quatre enfants, les jeunes hommes Saturnin et Félix, tous les deux Lecteurs, Marie vierge et religieuse, Hilarion un enfant, Datif sénateur, Ampélius, Rogatien et Victoire. Datif qui sera un jour Sénateur du ciel marchait en tête de ce bataillon sacré avec le prêtre Saturnin à côté de lui.

 

On les conduisit devant les magistrats où ils confessèrent Jésus-Christ, réparant ainsi le crime de Fundan, leur évêque, qui avait eu la lâcheté de remettre les Livres Sacrés. Alors que Fundan allait jeter les Ecrits au feu, une pluie diluvienne s'abattit et le feu s'éteignit. Elle fut suivie d'une grêle qui ravagea toute la campagne environnante.

 

Cependant les juges mirent les chrétiens aux fers et les envoyèrent à Carthage pour être présentés au proconsul. Le proconsul Anulin demanda à Datif ce qu'il était:

 

- Je suis chrétien, dit-il, et j'ai assisté à la collecte des Livres.

 

Anulin demanda alors qui présidait à cette assemblée, mais il n'eut pas de réponse. Alors il fit martyriser Datif pour qu'il parle, ainsi que les autres, mais personne de dit mot.

 

La vierge Victoire,  de noble naissance   s'était jetée par la fenêtre, par le passé, pour ne pas être mariée de force. Elle avait été miraculeusement sauvée et s'était réfugiée dans une église où elle donna sa virginité au Seigneur1.

 

Comme elle était la soeur de Fortunatien, zélé défenseur du paganisme, le proconsul mit tout en œuvre pour la faire fléchir et lui demanda ce qu'elle était:

 

- Je suis chrétienne.

 

Voulant la sauver, Fortunatien prétendit qu'elle était atteinte de folie; mais par la sagesse de ses discours, Victoire démontra qu'elle avait toute sa raison et qu'elle avait librement choisi d'être chrétienne. Le proconsul lui demanda si elle voulait retourner avec son frère:

 

- Je ne le peux, dit-elle, parce que je suis chrétienne et que je ne reconnais comme frères que ceux qui gardent la loi de Dieu.

 

Le proconsul lui déclara avoir pitié d'elle et qu'elle devait conserver sa vie, mais elle lui répondit:

 

-Je vous l'ai déjà dit, je suis chrétienne et j'ai assisté à la collecte des Livres Sacrés.

 

Anulin la renvoya en prison avec les autres. Ensuite,  le proconsul essaya de convaincre Hilarien, le plus jeune des enfants, mais le petit lui répondit:

 

- Je suis chrétien et j'ai assisté à la collecte et cela de ma pleine volonté et sans contrainte.

 

Pour faire peur à l'enfant, le proconsul le menaça:

 

- Je te ferai couper le nez et les oreilles.

 

- Vous pouvez, répondit Hilarien, mais je suis chrétien.

 

Tous ces généreux soldats de Jésus-Christ moururent en prison par les tourments qu'il y endurèrent. Ils sont nommés en ce jour dans l'ancien calendrier de Carthage et dans le martyrologe Romain.

 

1. Au cours des cérémonies en usage à Carthage, en Italie, dans les Gaules et dans tout l'Occident, les vierges posaient leur tête sur l'autel pour l'offrir à Dieu et portaient toute leur vie des cheveux longs (sans coiffure) comme le faisaient les Nazaréennes. En Egypte, en Syrie et en Asie-Mineure, les vierges qui se consacraient à Dieu se faisaient couper les cheveux en présence d'un prêtre.

 

APPARITION DE LA SAINTE VIERGE A LOURDES

(v. 2020)

 

SAINT SEVERIN

Abbé d'Agaune + en 507

 

SAINTE THEODORA

Impératrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 10:10

SAINTE SOTERE

10 février

Sotère était de la famille de Saint Ambroise, heureux  de compter une martyre dans sa famille.

Sotère avait parmi ses aïeux une longue suite de consuls, de préfets et de gouverneurs de province; mais sa véritable gloire consistait à  mépriser, pour l'amour de Jésus-Christ, la noblesse de sa naissance,  sa beauté, les avantages de sa fortune, enfin tous ces biens qui excitent ceux qui sont dans le monde. Elle offrit à Dieu sa virginité que sa grande beauté exposait aux dangers. Elle négligea ses soins et s'interdit l'usage de toutes parures faites pour plaire.

 

Lors des édits barbares de Dioclétien et Maximien, elle fut arrêtée et conduite devant un magistrat qui la frappa violemment au visage. Elle recevait les coups sans broncher, comme le Christ. Voyant qu'elle ne bougeait pas, le juge ordonna d'autres supplices qui ne furent pas plus efficaces.  Afin qu'on enlève Sotère de sa vue, le magistrat la condamna à être décapitée.

 

SAINTE SCOLASTIQUE

Vierge vers l'an 543

 

SAINT GUILLAUME DE MALEVAL

Ermite fondateur de l'Ordre des Guillemins ou Guillemites + en 1157

 

SAINTE AUSTREBERTE

Vierge. Première abbesse de Pavilly au diocèse de Rouen. + en 703

 

SAINT ERLULPH

Dixième évêque de Verdun, martyr en 830

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:10

SAINT NICEPHORE

9 février

Ils étaient deux amis inséparables : l'un était prêtre et s'appelait Saprice et l'autre, Nicéphore, était laïc . Un jour, ils se disputèrent violemment sans pouvoir se réconcilier, non seulement ils se tournèrent le dos pour ne plus se voir mais ils se détestèrent.

 

Nicéphore sentit bientôt l'énormité de sa faute et demanda à l'un de ses amis d'aller voir Saprice pour tenter une réconciliation; mais Saprice ne voulut rien entendre. Nicéphore insista en essayant une deuxième puis une troisième fois, mais rien n'y fit. Saprice ferma ses oreilles non seulement aux hommes mais aussi au Sauveur qui lui disait:

 

- Pardonne et on te pardonnera.

 

Alors, en désespoir de cause, Nicéphore alla se jeter aux pieds de Saprice, avoua sa faute et le pria au nom de Jésus-Christ de lui pardonner. Saprice resta de marbre.

 

Cependant la persécution s'alluma en 260 sur les ordres de Gallien et de Valérien. Saprice fut arrêté et conduit devant le gouverneur qui lui demanda son nom.

 

- Je m'appelle Saprice, répondit-il.

 

- De quelle profession est-tu ?

 

- Je suis chrétien.

 

- Es-tu ecclésiastique?

 

- J'ai l'honneur d'être prêtre. Nous autres chrétiens, ajouta-t-il, nous reconnaissons pour seigneur et pour maître Jésus-Christ, qui est Dieu et le seul véritable Dieu qui a créé le ciel et la terre. En ce qui concerne les dieux des nations, ce ne sont que des démons.

 

Le gouverneur en colère ordonna qu'on l'attachât à une machine faite avec une sorte de vis à pressoir qui avait été inventée pour martyriser les fidèles. Saprice souffrit avec beaucoup de constance en disant au juge:

 

- Mon corps est entre vos mains, mais vous n'avez aucune puissance sur mon âme; il n'y a que Jésus-Christ qui en soit le maître.

 

Le gouverneur voyant qu'il ne craignait rien, prononça cette sentence:

 

- Saprice, prêtre des chrétiens, ridicule et entêté dans l'espérance de la résurrection, sera livré au bourreau pour être décapité en punition du mépris pour les édits de l'empereur.

 

Saprice se rendit avec joie au lieu de son supplice dans l'espérance de la couronne du martyre. L'ayant appris, Nicéphore alla se jeter à ses pieds pour implorer une fois de plus son pardon; mais Saprice ne lui répondit pas. Alors Nicéphore, coupant court par une autre rue, alla l'attendre pour le supplier une dernière fois en lui disant:

 

- Je t'en conjure par cette glorieuse confession que tu viens de faire à la divinité de Jésus-Christ.

 

Mais le coeur de Saprice s'endurcissait de plus en plus. Les soldats ne comprenaient pas qu'un homme vienne demander pardon à un condamné.

 

Sur le lieu du supplice, Nicéphore tenta de faire fléchir son ami une dernière fois, mais Saprice restait inébranlable. Alors il fut puni de la manière la plus forte; les bourreaux lui demandant de se mettre à genoux pour être décapité il leur répondit:

 

- Et pourquoi me couper la tête ?

 

- C'est parce que tu ne veux pas sacrifier aux dieux, lui répondirent les bourreaux, et que tu ne veux pas obéir aux ordres de l'empereur pour l'amour de cet homme que l'on appelle le Christ.

 

- Arrêtez, dit Saprice, ne me tuez pas, je ferai ce que vous voudrez; je suis prêt à sacrifier.

 

Nicéphore qui était présent, ressentit la vive douleur de son apostasie.

 

- Mon frère, s'écria-t-il, que fais-tu ? Ah ! Garde-toi de renoncer à Jésus-Christ notre bon maître.

 

Mais Saprice ne fit pas attention à lui. Alors Nicéphore s'adressa aux bourreaux:

 

- Je suis chrétien, je crois en Jésus-Christ auquel ce malheureux vient de renoncer. Me voilà prêt à mourir à sa place.

 

Tous furent surpris de la tournure que prenaient les événements. Un officier courut au palais du gouverneur et lui expliqua les faits. Alors le gouverneur répondit:

 

- Si cet homme persiste à refuser de sacrifier aux dieux immortels, qu'il meure par le glaive.

 

C'est ainsi que Nicéphore eut la tête tranchée, reçut la palme du martyre, et trois couronnes immortelles, celles de la foi, de l'humilité et de la charité.

 

1. Ce prénom est rare, mais je ne peux pas m'empêcher de penser à Nicéphore Niepce, inventeur de la photographie.

 

SAINTE APOLLONIE ou APOLLINE

Vierge (v. 2020)

 

SAINT THELIAU ou TELIOU

Evêque de Llandaff + vers 580

 

SAINT ANSBERT

Evêque de Rouen + en 698

 

SAINT ERHARD

Abbé en 753

 

SAINT CYRILLE d'ALEXANDRIE

Evêque, confesseur et docteur + en 444

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 10:10

SAINT ETIENNE DE MURET

PRIEURE SAINT ETIENNE DE GRANDMONTPRIEURE SAINT ETIENNE DE GRANDMONT
PRIEURE SAINT ETIENNE DE GRANDMONTPRIEURE SAINT ETIENNE DE GRANDMONT

PRIEURE SAINT ETIENNE DE GRANDMONT

PRIEURE SAINT MICHEL DE GRANDMONT A VILLELOIN-COULANGE DANS L'HERAULT

PRIEURE SAINT MICHEL DE GRANDMONT A VILLELOIN-COULANGE DANS L'HERAULT

Etienne était le fils du vicomte de Thiers, premier gentilhomme d'Auvergne.

 

Un saint prêtre, Milon, doyen de l'Eglise de Paris, fut chargé de son éducation. Elu évêque de Bénévent en 1074, il emmena Etienne avec lui pour continuer son éducation. Touché par les mérites de son disciple, il décida de l'ordonner diacre. Après la mort de Milon en 1076, Etienne alla finir ses études à Rome où il resta pendant quatre ans. Sentant qu'il devait quitter le monde, il demanda au pape Grégoire VII l'autorisation de se faire ermite et de suivre la règle d'une congrégation à la vie austère installée en Calabre.

 

Le pape lui ayant accordé ce qu'il souhaitait, il retourna au château de Thiers pour mettre ses affaires en ordre. Après avoir parcouru de nombreuses contrées il se fixa sur la montagne de Muret, à proximité de Limoges, pour y vivre sa vie de solitaire. Il écrivit son engagement en ces termes:

 

Moi Etienne, je renonce au démon et à ses pompes; je m'offre et me consacre sans réserve au Père, au Fils et au Saint-Esprit, qui sont un seul Dieu en trois personnes.

 

Il garda toujours avec lui cette promesse ainsi que le sceau qui avait scellé le document.

 

Sur cette montagne de Muret il se construisit une cabane où il passa quarante six ans dans la prière et la pénitence. Il se nourrissait de légumes et des présents que lui apportaient les bergers. Il était de plus en plus connu; les paysans prirent la relève des bergers.

Il passait son temps à travailler de ses mains et dans la prière. Ce n'est qu'à l'âge de soixante ans que, s'affaiblissant de plus en plus, il consentit à mettre du vin dans son eau et à manger autre chose que des légumes.

Sa sainteté étant de plus en plus connue, il fut contraint d'accepter des disciples qu'il gouvernait avec sagesse et amour mais fermement, en particulier sur les devoirs et le silence. Parmi ses disciples, il se plaçait toujours le dernier et refusait les honneurs. Pendant les repas, il leur lisait la vie des saints.

Dieu le récompensa de son humilité en lui accordant le don de prophétie et des miracles. Il convertit ainsi un grand nombre de pécheurs endurcis. On disait qu'il était impossible de résister à sa grâce.

Sa renommée devint telle que deux cardinaux lui furent envoyés en qualité de légats (un de ces cardinaux devint pape par la suite  sous le nom d'Innocent II).

 

- Quel est votre genre de vie ? Lui demandèrent-ils. Etes-vous chanoine, moine ou ermite ?

 

-Je ne suis rien de cela répondit-il. Ils lui demandèrent de s'expliquer.

 

Alors il leur expliqua qu'avec la permission du souverain pontife il avait élu domicile dans ce désert pour expier nos péchés en pratiquant divers exercices et que nous sommes trop imparfaits pour imiter les saints ermites. Nous ne sommes rien, que des pauvres pécheurs craignant Jésus-Christ, et nous rendre propices à Lui pour le grand jour.

 

Les légats quittèrent le saint homme pénétrés de vénération et fort édifiés de ce qu'ils avaient entendu.

Huit jours après leur départ, le Ciel l'avertit que sa mort était proche. Il employa alors tout de qui lui restait d'énergie à fortifier ses disciples dans leur vocation et à leur inspirer une tendre confiance en Dieu. Il les délivra de l'inquiétude de rester seuls après sa mort en leur parlant d'une manière vive et touchante. Il se fit en suite porter à l'église où il entendit la messe, reçut l'Extrême Onction et l'Eucharistie. Il mourut le 8 février 1124 en répétant ces paroles:

 

-Seigneur, je remets mon âme entre vos mains.

 

Il était âgé de 80 ans. Ses disciples l'enlevèrent secrètement, mais bientôt la nouvelle de sa mort se répandit et une foule accourut sur son tombeau où il s'opéra beaucoup de miracles.

Quatre mois après sa mort, les moines d'Ambazac, prieuré dépendant de l'abbaye Saint Augustin de Limoges, de l'Ordre de saint Benoît, prétendirent que le Muret leur appartenait. Plutôt que d'avoir recours à la justice, les disciples de Saint Etienne se retirèrent dans le désert de Grandmont à quatre kilomètres de là, en emmenant les reliques de leur fondateur. C'est de là que vient le nom de Grandmontins.

 

Saint Etienne fut canonisé par le pape Clément III en 1189 à la sollicitation de Henri II, roi d'Angleterre.

Tous étaient en admiration devant les disciples de Saint Etienne de Grandmont: Pierre de Clelle, Jean de Salisbury ainsi que Etienne évêque de Tournai et bien d'autres encore.

 

La Règle de Saint Etienne n'est ni celle de Saint Benoît, ni celle de Saint Augustin comme l'ont prétendu certains auteurs.

RESTES DE L'ABBAYE DE GRANDMONT (FOUILLES ET GRANGE DE L'ABBAYE)
RESTES DE L'ABBAYE DE GRANDMONT (FOUILLES ET GRANGE DE L'ABBAYE)
RESTES DE L'ABBAYE DE GRANDMONT (FOUILLES ET GRANGE DE L'ABBAYE)

RESTES DE L'ABBAYE DE GRANDMONT (FOUILLES ET GRANGE DE L'ABBAYE)

BUSTE RELIQUAIRE DE SAINT ETIENNE DE MURET

BUSTE RELIQUAIRE DE SAINT ETIENNE DE MURET

SAINT JEAN DE MATHA

Fondateur de l'Ordre des Trinitaires  + en 1213 (v. 2020)

 

SAINT PAUL 

Evêque de Verdun + vers 631

 

SAINT CUTHMAN

Fin IXè siècle

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 10:10

SAINT CHRYSOLE

CONSTRUCTION DE L'EGLISE SAINT CHRYSOLE DE COMINES EN 1925

CONSTRUCTION DE L'EGLISE SAINT CHRYSOLE DE COMINES EN 1925

SAINT CHRYSOLE DE COMINES PRES DE LILLE

SAINT CHRYSOLE DE COMINES PRES DE LILLE

On sait peu de choses certaines sur Chrysole, mais on s'accorde à dire qu'il prêcha l'Evangile dans le territoire de Tournai en même temps que Saint Piat et Saint Eubert, c'est à dire à la fin du troisième siècle. La petite ville de Comines1 fut le principal théâtre de ses travaux apostoliques. Il fut martyrisé dans le lieu appelé aujourd'hui Verlinghem et enterré à Comines qui n'est pas très éloigné. La tradition du pays dit que Saint Eloi enferma ses reliques dans une châsse précieuse. Malheureusement ses reliques furent déplacées au cours des guerres et elles sont gardées aujourd'hui pour une partie à Saint Dominique de Bruges et pour l'autre à Notre Dame de Lens. En 1611, les chanoines de Bruges envoyèrent à ceux de Tournai une côte qu'ils avaient tirée de la châsse du saint martyr. On l'honore en ce jour. Il est l'apôtre et le patron de Comines.

 

1. Sur la Lys dans la Flandre Française et la châtellenie de Lille, au diocèse de Tournai. Aujourd'hui 12 000 habitants.

 

SAINT ROMUALD

Abbé (v. 2020)

 

SAINT THEODORE d'HERACLEE

surnommé

STRATELATE

Martyr + en 319

 

SAINT AUGULE ou AULE

Evêque et martyr, début du IVè siècle

 

SAINT TRESAIN

Prêtre , + au VIè Siècle

 

SAINT RICHARD

Roi des Saxons Occidentaux, + vers 722

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 10:10

LES SAINTS MARTYRS DU JAPON

5 février

L'empire du Japon fut découvert par les marchands portugais vers l'an 1541. Les japonais ont des moeurs très différentes des nôtres. Ils sont orgueilleux et passionnés par les honneurs [sic]. Ils adorent sous des figures grotesques quelques-uns de leurs ancêtres.

L'empire du Japon était plongé dans les ténèbres du paganisme lorsque Saint François Xavier y arriva en 1549. Il y prêcha l'Evangile avec tant de succès que des provinces entières se convertirent. Sa réussite fut telle que les princes d'Arima, de Bungo et d'Omura envoyèrent une ambassade solennelle au pape Grégoire XIII. Cinq ans après, on comptait au  Japon deux cent mille chrétiens, parmi lesquels des prêtres et des princes. Malheureusement les progrès du christianisme furent stoppés en 1588. En voici la cause:

 

L'empereur Cambacundono, considéré comme un dieu, ordonna l'expulsion de tous les missionnaires jésuites. Il leur donna six mois pour partir. Plusieurs d'entre eux restèrent en se déguisant. La persécution se ralluma en 1592 et un grand nombre de japonais convertis reçurent la couronne du martyre.

 

Certains marchands trompèrent l'empereur Taycosama en lui faisant croire que les missionnaires n'avaient d'autre but que de s'accaparer l'empire. Alors il en fit crucifier neuf en 1597 sur une montagne proche de Nagasaki; six étaient franciscains, avec à leur tête le Père Pierre-Baptiste, commissaire de son Ordre et natif d'Avila en Espagne; les trois autres étaient jésuites. L'un d'entre eux était japonais le nommé Paul Michi, un talentueux prédicateur de trente trois ans. Plusieurs autres japonais souffrirent avec eux, au total vingt six martyrs. Parmi eux il y eut trois enfants, servants de messe, âgés de douze à quinze ans.

 

Vingt quatre furent martyrisés à Meaco : on leur coupa les oreilles et le nez; puis on les montra de ville en ville pour intimider les chrétiens. Quand ils furent arrivés au lieu de leur supplice, on leur permit de se confesser aux jésuites de Nagasaki puis on les attacha avec des cordes sur des croix, un collier de fer au cou. Chaque crucifié était flanqué d' un bourreau armé d'une lance pour lui percer le côté. Au signal, les bourreaux percèrent tous les crucifiés  en même temps. Les chrétiens recueillirent leur sang et leurs vêtements qui opérèrent des miracles par attouchement.

 

Urbain VIII plaça ces martyrs au nombre des saints et l'Eglise les honore en ce jour.

 

Peu de temps avant sa mort, l'empereur Taycosama défendit qu'on brûlât son corps comme c'était la coutume et ordonna qu'on l'enchâssât dans le palais de Fuximi afin d'être adoré comme un nouveau dieu de la guerre.  On construisit un temple pour recueillir sa dépouille.

 

Dès la mort de l'empereur, les jésuites revinrent et convertirent quarante mille âmes en 1599 et plus de trente mille l'année suivante. Ils construisirent cinquante églises; mais la paix fut troublée en 1603 par l'empereur Cobosama qui renouvela les édits contre les chrétiens. Il y eut de nouveaux martyrs. La persécution devint plus sanglante en 1614 et on martyrisa de plus belle avec d'affreux  supplices dont seuls les Japonais ont le secret...

Cependant les chrétiens n'abjuraient pas et des milliers moururent sous la torture. Xogon, qui succéda à son père en 1616, continua les cruautés envers les chrétiens.

 

Un des plus célèbres missionnaires martyrs est le Père Charles Spinola, noble génois et neveu du cardinal Spinola évêque de Nole. Il arriva au Japon en 1602, réalisa beaucoup de conversions et fut mis en prison, condamné à être brûlé à Nagasaki. Il fut exécuté avec quarante autres chrétiens, dont dix neuf prêtres. Tous furent brûlés ou décapités le 2 septembre 1622.

 

En 1639, l'empereur du Japon interdit l'entrée des Européens dans son pays sauf  les Hollandais. Même les ambassadeurs portugais eurent le tête tranchée. Plus tard, en 1642, cinq jésuites débarquèrent dans un port du Japon; mais malgré leur déguisement ils furent découverts et condamnés à mort.

 

Benoît XIV a inséré le nom des 26 martyrs dans le martyrologe romain en 1740.

 

Le 24 novembre 2008, 188 martyrs japonais de Nagasaki ont été béatifiés par Benoît XVI.

 

SAINTE AGATHE

(v. 2020)

 

SAINT ABRAAMIUS

Evêque d'Arbelle, martyr en 348

 

SAINT AVIT

Archevêque de Vienne en Dauphiné + en 525

 

SAINT BERTULPHE ou BERTOUL

Abbé de Renty en Artois + en 705

 

SAINT VOEL

Solitaire à Soissons + vers 720

 

SAINTE ADELAIDE

Vierge et abbesse + en 1015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 10:10

SAINT PHILEAS

et

SAINT PHILOROME

4 février

Philéas est né à Thmuis, en Egypte1, dans une famille noble et riche. Il suivit des études et devint un brillant orateur. S'étant converti à la religion chrétienne, il fut élu évêque de Thmuis. On l'arrêta et on le mit en prison à Alexandrie sous les successeurs de l'empereur Dioclétien. De sa prison, il écrivit à son troupeau pour le consoler et l'exhorter à la persévérance (Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, (l, 8, c. 10, p. 302). Il y décrit les tourments qu'on leur faisait subir...

 

Le gouverneur Culcien2 lui demanda si Jésus-Christ était Dieu. Philéas lui répondit affirmativement tout en opérant des miracles. Lui ayant témoigné beaucoup d'estime, Culcien ajouta que s'il était réduit à la dernière misère et s'il demanderait la mort, il serait prêt à lui accorder, mais " vous êtes riche et vous avez des revenus qui pourraient faire vivre toute la province. J'ai donc pitié de vous et je ferai tout pour vous sauver."

Ceux qui étaient avec le gouverneur et voulaient absolument le sauver affirmèrent qu'il avait immolé dans le prontistère (Académie destinée aux exercices de l'esprit); mais Philéas répondit qu'il n'avait fait que sacrifier à Dieu en esprit, et non immolé des victimes animales.

 

Voulant l'attendrir, le gouverneur lui fit remarquer dans quel état déplorable se trouvait sa femme. A quoi Philéas répondit:

 

- Jésus-Christ est le sauveur des âmes, s'il le veut, il peut aussi appeler les femmes;

 

Mais les avocats touchés de compassion demandèrent un délai qui fut accordé. Alors Philéas affirma qu'il persistait dans sa résolution de mourir pour Jésus-Christ.

 

 Le lieutenant de l'empereur, premier magistrat de la ville et tous les officiers de justice se jetèrent aux pieds de Philéas pour lui demander de ne pas abandonner sa famille et ses amis; mais dans une volonté impérieuse de résister,  le saint déclara qu'il ne reconnaissait pour ses parents que les apôtres et les martyrs.

 

Parmi les assistants se trouvait un tribun qui était en même temps trésorier général de l'empereur à Alexandrie. Il avait un tribunal dans la ville où étaient jugées les personnes de grande importance. Il s'appelait Philorome. Admirant Philéas il s'écria:

 

Pourquoi vous acharner à vouloir vaincre la résistance de ce brave homme ? Pourquoi chercher à le rendre infidèle à son Dieu par une lâche complaisance ? Ne voyez-vous pas qu'il n'envisage que la gloire du ciel et qu'il n'a que mépris pour toutes les choses de la terre ?

 

Ces reproches irritèrent l'assemblée qui demanda la mort de Philéas et de Philorome. Ils furent donc condamnés à la décapitation.

Comme on les conduisait au supplice, le frère de Philéas, qui était au nombre des juges, dit:

 

- Philéas désire qu'on lui accorde la grâce.

 

L'ayant fait appeler, Culcien lui demanda si c'était vrai.

 

- Moi, répondit le saint, à Dieu ne plaise. Bien loin de souhaiter la révocation de la sentence, je désire la mort, je n'ai au contraire que des actions de grâce à rendre aux empereurs et à vous, puisque je vais entrer aujourd'hui en possession d'un royaume que Jésus-Christ veut bien partager avec moi.

 

A peine eut-il fini de prononcer ces paroles qu'on le conduisit au lieu du supplice. Il exhorta ses fidèles à la persévérance et fut décapité avec Philorome. Son martyre eut lieu entre les années 306 et 312.

 

1. Thmuis était la capitale du district de Mendès. Strabon la nomme Mendes ( aujourd'hui Tell el Rob'a ou Tell al Rub) qui en égyptien signifie bouc parce que Pan y était adoré sous le figure de cet animal. C'était une des villes les plus riches d'Egypte. Aujourd'hui Thmuis n'est plus qu'un petit village appelé El Simbellawin.

 

 

4 février

2. De gouverneur de la Thébaïde il l'était devenu pour toute l'Egypte sous Maximin-Lucinius qui le condamna à la décapitation en 313.

 

SAINT ANDRE CORSINI

Evêque de Fiesole en Toscane

A côté de cet évêché, dans la banlieue de Florence se trouve ICRSP

(v. 2020)

 

SAINT ISIDORE de PELUSE en Egypte

 

SAINT AVENTIN

Solitaire au diocèse de Troyes + vers 540

 

SAINT MODAN

Abbé en Ecosse VIIè siècle

 

SAINT REMBERT

Archevêque de Brême + en 888

 

SAINT GILBERT

Fondateur des Gilbertins + en 1190

 

SAINTE JEANNE de VALOIS

Reine de France et fondatrice des Annonciades + en 1501

 

SAINT JOSEPH de LEONISSA

Religieux capucin 1556-1612

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 10:10
3 février

Anschaire, moine de l'abbaye de Corbie en Picardie (département de la Somme) passa de cette ancienne abbaye à la nouvelle fondée par Adélard, qui s'appelait Corbeia Nova puis Corvey proche de la ville d'Höxter en Wesphalie du Nord.

PORTAIL DE L'ANCIENNE ABBAYE DE CORBIE (dans la Somme)

PORTAIL DE L'ANCIENNE ABBAYE DE CORBIE (dans la Somme)

 

Il fut chargé d'enseigner les Lettres, d'instruire le peuple et de prêcher publiquement dans l'église, fonctions dont il s'acquitta avec succès.

 

Harold, prince de Danemark réfugié chez l'empereur Louis le Débonnaire, fut baptisé et demanda des missionnaires pour l'accompagner dans son pays. Entre autres on lui donna Anschaire, qui pour la première fois prêcha aux Danois, aux Suédois et aux peuples du nord de l'Allemagne. Comme il avait converti un grand nombre d'idolâtres, le pape Grégoire IV le nomma en 832 légat du Saint Siège et archevêque de Hambourg. Après que cette ville eut été pillée par les Normands en 845, il consola son troupeau de toutes ses forces. Le Siège de Brême devenu vacant en 849, le pape Nicolas le réunit à celui de Hambourg.

Cependant les peuples convertis retournèrent à l'idolâtrie, alors Anschaire retourna au Danemark et, sous la protection du roi Horik Ier, il fit refleurir le christianisme; mais en Suède il rencontra des difficultés. Le  roi Olaf, superstitieux, ne faisait aucune faveur au christianisme, laissant la liberté religieuse suivre son cours. Malgré tout Anschaire réussit à rechristianiser les Suédois.

 

Pour donner l'exemple, Anschaire vivait comme un pauvre, se nourrissait frugalement en s'imposant de fortes pénitences. Il mourut à Brême en 865 à l'âge de soixante-sept ans. Il s'opéra plusieurs miracles par son intercession. En Allemagne, on l'appelle Saint Scharies, ce qui a fait nommer la collégiale de Brême Sant-Scharies. Celle de Hambourg qui portait le même nom a été transformée en hôpital pour orphelins par les Luthériens.

 

1.- Dans une charte de Louis le Débonnaire, Anschaire est appelé Ansgar. On lui attribue la conversion des peuples septentrionaux. Saint Anschaire nous a laissé une vie de Saint Willchad, premier évêque de Brême mort en 791. Mal traduite par Surius et imprimée à Cologne en 1742, elle fut revue et corrigée et publiée par le Père Mabillon.

 

SAINT BLAISE

(v. 2020)

 

SAINTE WEREBURGE ou WERBOURG

Vierge, abbesse et patronne de Chester, VIIè siècle

 

SAINT HADELIN

Abbé de Celles au diocèse de Liège, + vers l'an 690

 

SAINTE MARGUERITE

Dite d'Angleterre; vierge, XIIè siècle

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 10:10

SAINTE JEANNE DE LESTONNAC1

2 février

Fondatrice de l'Ordre de Notre Dame (Bordeaux 1556-1640)

 

Sa mère, Jeanne de Montaigne, fervente calviniste, était la soeur de l'auteur des Essais.

 

L'influence des Jésuites de Bordeaux semble avoir préservé sa foi catholique. En 1573, elle épouse Gaston de Montferrat-Lauvinas. Sur ses sept enfants seuls quatre survécurent. En 1603, veuve depuis six ans, Jeanne quitte les siens pour entrer au couvent des Feuillantines de Toulouse, mais elle ne peut supporter les austérités du noviciat.

Alors un Jésuite, le père de Bontés, a l'inspiration de fonder un Ordre féminin qui accomplirait auprès des filles une œuvre analogue à celle des Jésuites auprès des garçons. Il associe Jeanne de Lestonnac à son projet.

 

Le 7 mars 1606, elle présente à l'archevêque de Bordeaux un plan de l'institut qui est approuvé par le pape Paul V le 7 avril 1607 et qui prend le nom de Compagnie de Marie ou Œuvre de Notre-Dame dont les religieuses (qui étaient au nombre de 3600 en 1970) à voeux solennels, unissent la vie contemplative aux oeuvres d'apostolat et à l'enseignement.

Jeanne prend le voile en 1608. A sa mort, son œuvre compte déjà 30 monastères. Elle sera canonisée le 15 mai 1949 par le pape Pie XII.

 

1. Parmi ses descendants la famille Rocoffort de Vinnière dont Hervé était un de mes plus chers amis, aujourd'hui décédé.

 

PURIFICATION DE LA SAINTE VIERGE et CHANDELEUR

(v. 2020)

 

SAINT FLOSCULE ou FUSCOLE ou encore FLOU

Dixième évêque d'Orléans, vers l'an 480

 

SAINT LAURENT

Archevêque de Cantorbéry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 10:10

SAINT PIONE

1 février

 Ce prêtre de l'Eglise de Smyrne suivait les traces de Saint Polycarpe et était un homme apostolique. Possédant le talent de la parole, il convertit un grand nombre d'idolâtres et ses exemples n'en avaient pas moins d'efficacité.

 

Il fut arrêté le 23 février 250 lorsqu'il célébrait la fête de Saint Polycarpe avec Ascépiade et une femme chrétienne nommée Sabine. La veille, il avait eu une vision de son arrestation. Il était en train de terminer son repas lorsque Polémon, prêtre des idoles, vint se saisir de lui et de ses compagnons. Polémon voulait qu'ils sacrifient aux idoles, mais ils refusèrent car, disaient- ils, ils étaient chrétiens et n'adoraient qu'un seul Dieu. Comme il demandait à Asclépiade quel Dieu il adorait:

 

- Jésus-Christ, répondit-il.

 

- Est-ce un Dieu différent de celui dont vous avez parlé ?

 

- Non, c'est le même.

 

Alors on les menaça de les faire brûler vifs. Sabine s'était mise à rire.

 

- Quoi ! Vous riez ! Eh bien on va vous mettre avec les prostituées.

 

- Dieu, répondit Sabine, saura prendre ma défense.

 

Alors on les conduisit en prison, dans le même cachot, où ils se mirent à prier. Quelques jours après, on les emmena au temple pour qu'ils sacrifient. On plaça une couronne sur la tête de Pione, mais il résista de toutes ses forces pour ne pas participer aux rites.

C'est ainsi que ces chrétiens réparaient le scandale de leur évêque Eudémon qui avait apostasié.

A son arrivée à Smyrne, le proconsul Quintinius ordonna qu'on les étendît sur un chevalet et qu'on lacérât leurs corps avec des ongles de fer, puis ils furent brûlés vifs.

 

SAINT IGNACE d'ANTIOCHE

Martyr en 107

 

SAINT EUBERT

Patron de Lille, fin IIIè siècle

 

SAINT PAUL

Evêque de Trois-Châteaux en Dauphiné (Saint Paul Trois Châteaux au diocèse de Valence) en l'an 374

 

SAINTE KINNIE

Vierge en Irlande au temps de Saint Patrick

 

SAINTE BRIGIDE

Vierge, abbesse et patronne d'Irlande, début VIè siècle

 

SAINT SIGEBERT

Roi d'Austrasie, + en 656

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT SERAPION

31 janvier

Ce saint, Anglais de naissance, est un des premiers disciples de Saint Pierre Nolasque. Il fit deux voyages, l'un en Murcie et l'autre à Alger pour racheter des captifs. Etant resté en otage chez les Algériens jusqu'au paiement total de la somme dont il était convenu, il eut le bonheur de convertir et de baptiser plusieurs mahométans; mais son zèle à défendre le règne de Jésus-Christ lui coûta la vie en 1240.

Benoît XIII le déclara martyr en 1728 et approuva le culte qu'on lui avait de tout temps rendu chez les Pères de la Merci, qui célèbrent sa fête le 14 novembre.

 

SAINT JEAN BOSCO

Confesseur, + en 1888 à 73 ans.

 

SAINT PIERRE NOLASQUE

(v. 2020)

 

SAINT CYR et SAINT JEAN

Martyrs

 

SAINTE MARCELLE

Veuve, + en 410

 

SAINT GAUD

Evêque d'Evreux + en 491

 

SAINT MAIDOC ou MAEDOC

Evêque de Ferns en Irlande + en 632

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT JEAN l'AUMONIER

30 janvier

Jean, surnommé l'Aumônier à cause de ses mânes extraordinaires, est né à Amathunte à Chypre. Il se maria jeune car il était l'unique héritier d'une famille riche et noble. La mort lui ayant enlevé sa femme et ses enfants, rien ne le retenait plus dans le monde. Il distribua ses biens aux pauvres et se réfugia dans la prière. Bientôt sa sainteté se répandit dans tout l'Orient et l'Eglise d'Alexandrie le choisit comme pasteur en 608, il avait alors environ cinquante ans.

 

Dès sa prise de fonction, il se fit faire une liste des pauvres qu'il appelait ses maîtres et seigneurs parce que Jésus-Christ leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel (Luc. XVI, 9.). Il en soulagea sept mille cinq cents qu'il prit sous sa protection. Le jour de son sacre, il publia une ordonnance sévère mais pleine d'humilité contre l'inégalité du poids et des mesures qui rendaient les gens pauvres. Il demanda à ses subordonnés de n'accepter aucun cadeau pour éviter les injustices. Deux fois par semaine, il donnait une audience publique pour qu'on puisse l'aborder; là il consolait et soulageait les malheureux. Un jour alors qu'il allait se retirer, une femme voulut lui demander justice contre son gendre. Ceux qui étaient présents lui dirent d'attendre le retour de Jean, mais il répondit:

 

- Non, comment Dieu écoutera-t-Il les prières, si je n'écoute pas cette femme à l'instant ?

 

Dès qu'il prit ses fonctions, Jean distribua aux hôpitaux et aux monastères huit mille pièces d'or qui se trouvaient dans le trésor de l'Eglise. Ses revenus, les plus hauts de l'Orient, coulaient sans interruption et il les donnait aux pauvres. A ses subalternes qui lui disaient de ménager les biens de l'Eglise, il répondit:

 

- Un jour,  la charité m'apparut sous le figure d'une femme couronnée de lauriers, et plus brillante que le soleil; elle s'approcha de moi, et me parla de la sorte: Je suis la fille aînée du grand roi, si vous méritez mes faveurs, je vous introduirai devant lui; car personne n'en approche avec plus de confiance que moi. Je l'ai fait descendre du ciel sur la terre, afin que, devenu chair, il pût racheter tous les hommes.

 

A un marchand qui avait fait naufrage, Jean donna le double de ce qu'il avait perdu pour qu'il se rétablisse. Ce malheur arriva une deuxième puis une troisième fois au même marchand. A cette occasion, Jean lui donna un des vaisseaux de l'Eglise chargé de vingt-mille mesures de blé qu'il alla vendre aux îles Britanniques désolées par la famine.

 

Jean vint au secours de ceux qui s'étaient réfugiés en Egypte suite à la fureur des Perses. Ainsi il aida aussi Jérusalem, saccagée par les infidèles, avec du vin, du blé et de l'argent, ce qui permit de racheter les prisonniers.

 

Notre évêque vivait pauvrement et se vêtait comme les pauvres, n'ayant pour dormir qu'une pauvre couverture. Un homme riche lui en offrit une belle qu'il s'empressa de donner et ainsi jusqu'à la troisième en disant: Il se lassera bien avant moi.

 

Tout cela ne l'empêchait pas de s'occuper des  affaires de son diocèse, mais il le faisait sans perdre de temps et sans mots inutiles. Quand il entendait médire du prochain, il se détournait et interdisait sa maison aux médisants. Pour ne pas oublier d'être humble, chaque soir il faisait creuser son tombeau petit à petit et quelqu'un était chargé lors des cérémonies de venir lui dire:

 

-Monseigneur, votre tombeau n'est point encore achevé; donnez vos ordres pour qu'on le finisse, car vous ignorez l'heure de votre mort.

 

Ses ennemis ne vinrent jamais à bout de lui et certains vinrent même lui demander pardon. En voici un exemple:

Nicétas, gouverneur d'Alexandrie, avait établi des lois préjudiciables aux pauvres et le patriarche prit leur défense. Le gouverneur se piqua. Alors Jean lui envoya dire vers le soir, que le soleil était près de se coucher, il faisait allusion aux paroles de l'Apôtre: Que le soleil ne se couche pas sur votre colère ! Le gouverneur, pris de remords, vint se prosterner aux pieds du saint les yeux baignés de larmes en lui faisant des excuses.

 

Un jour, pour faire fléchir un grand seigneur habité par la haine, il le fit venir pour entendre la messe qu'il allait célébrer. Comme ils récitaient tous les deux l'oraison dominicale , avant de prononcer ces paroles le saint se tut et le seigneur continua seul: Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Se tournant alors vers lui, Jean  conjura le seigneur de réfléchir à ces paroles. Se jetant à ses pieds, le seigneur lui promit de se réconcilier avec son ennemi.

 

Jean s'élevait aussi contre les jugements téméraires, affirmant que nous n'avons pas le droit de juger notre prochain, qu'il y a des juges et des magistrats pour cela. Comme exemple il leur raconta ce fait:

 

- Un moine avait amené à Alexandrie une femme juive qu'il avait convertie à la religion chrétienne. On l'accusa d'avoir un commerce criminel avec elle, et on le condamna en conséquence à être fouetté. Ce saint homme, satisfait du témoignage de sa conscience, fut bienheureux de souffrir cette humiliation pour la gloire de Dieu, et n'essaya même pas de se défendre: mais son innocence fut à la fin reconnue et sa vertu brilla d'un nouvel éclat.

 

Il eut le bonheur, avec l'aide de Sophrone et de Jean Mosch (ils écrivirent une vie de notre saint), de purger son diocèse des hérétiques et des idolâtres, entre autres des Sévériens.

 

Nicétas persuada Jean qu'ils devaient une visite à l'empereur. Ils partirent pour Constantinople; mais arrivés à Rhode ils se séparèrent, notre saint ayant eu la vision de sa mort prochaine. Il revint à Chypre et mourut à Amathunte peu de temps après, vers l'an 619. Il avait soixante-quatre ans et dix ans d'épiscopat. Son corps a été porté à Constantinople où il est resté longtemps.

 

L'empereur des Turcs en fit présent à Mathias Hunniade, roi de Hongrie, qui le plaça dans sa chapelle à Bude (Bude et Pest = Budapest). En 1530, il fut transféré à Tall près de Presbourg et en 1632, dans la cathédrale même où, selon Bollandus, il s'y trouve encore .

 

Les Grecs le célèbrent le 11 novembre jour de sa mort et les Romains le 23 janvier jour de la translation de ses reliques.

30 janvier

 

SAINTE BATHILDE

Reine de France (v. 2020)

 

SAINT BARSIMEE

Evêque et martyr en 114

 

SAINTE MARTINE

Vierge et martyre. Une des patronnes de la ville de Rome

 

SAINTE ALDEGONDE

Vierge et abbesse + en 680

 

SAINT ALEAUME

Moine de la Chaise-Dieu en Auvergne puis abbé de Saint Jean de Burgos en Espagne + vers 1100

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT SULPICE SEVERE

29 janvier

Sulpice Sévère est né en Aquitaine aux environs de Toulouse. Ses parents, des nobles,(selon les deux Paulin et Gennade) avaient beaucoup de biens. Dans ses premières années, il étudia les Lettres et lisait les auteurs du siècle d'Auguste. Il devint un des plus jeunes du barreau et ne tarda pas, par son éloquence, à être un des premiers. Il se maria avec une femme issue d'une famille consulaire qui lui apporta des biens considérables mais qui mourut rapidement. Il continua à vivre avec sa belle-mère Bassula qui l'aimait comme son propre fils; mais affecté par la perte de sa femme, il se détacha du monde en 392 alors qu'il avait trente deux ans.

 

Il consacra alors ses revenus, à l'aumône, à l'Eglise et aux pauvres. Son changement de vie fut désapprouvé par ceux qui n'avaient pas la foi. Ses anciens amis blâmèrent sa conduite et se moquaient de lui.

 

Sulpice Sévère s'éloigna du monde pour aller vivre dans une cabane au village de Primuliac (probablement près de la ville d'Eleura en Aquitaine [?]). Ses serviteurs et ses esclaves devinrent ses frères et ses disciples et tous se consacrèrent au service du Seigneur. Ils dormaient sur la paille et se nourrissaient de légumes.

 

Sulpice alla visiter Saint Martin de Tours en 349. Frappé par ses vertus, il devint son disciple. Chaque année, il passait une période avec lui afin d'imiter son modèle. A son exemple, il décora les églises et en fit bâtir deux à Primuliac. Comme il voulait des reliques, il écrivit à Saint Paulin en 403 pour qu'il lui en envoie. Le saint lui envoya un morceau de la vraie Croix et le récit de sa découverte par Sainte Hélène. Ces deux saints ne cessèrent de s'écrire et de s'envoyer de modestes cadeaux, tout en riant des plaisanteries qu'ils se faisaient.

 

Un jour, seul dans sa cellule, Sévère s'endormit.  Il lui sembla voir Saint Martin montant au ciel, le visage rayonnant de gloire, accompagné de son disciple, un prêtre nommé Clair, mort quelque temps auparavant2.

 

La vérité de cette vision fut confirmée. En effet, deux moines qui venaient de Tours  lui apprirent à son réveil que le bienheureux maître avait quitté  ce monde. En mémoire de son maître, il écrivit sa vie. C'est encore au titre de cette vénération qu'il passa cinq ans de sa vie dans la cellule de Saint Martin à Marmoutier.  Quelques auteurs disent qu'ensuite il se retira dans un monastère situé à Marseille ou dans les environs.

On ne connaît pas l'année de sa mort : elle a eu lieu au début du cinquième siècle (vers 410 selon certains ).

Saint Paulin de Nole, Saint Paulin de Périgueux, et Venance Fortunat font de magnifiques éloges de Sulpice Sévère.

 

Guibert, abbé de Gemblours, nous dit que de son temps on célébrait solennellement à Marmoutier la fête de Saint Sulpice, le 29 janvier. Plusieurs auteurs ont confondu Sulpice Sévère avec Saint Sulpice le sévère, évêque de Bourges, fêté le même jour. L'erreur fut relevée par le pape Benoît XIV qui démontra que le Saint Siège n'a jamais mis notre saint dans le martyrologe romain, mais qu'il est honoré de temps immémorial par l'Eglise de Tours où il se trouve dans son bréviaire avec un office propre.

 

Ecrits de saint Sulpice:

1.-Abrégé d'histoire sacrée

2.- La vie de Saint Martin

3.-Trois dialogues

4.- Plusieurs lettres, etc.

 

1. Sulpice était son nom de famille (cognomen) et Sévère son prénom (praenomen)

 

2. On lit cette vision dans la lettre de Sévère au diacre Aurèle.

 

SAINT FRANCOIS DE SALES

(v. 2020)

 

SAINT SAVINIEN de TROYES en Champagne

Martyr au IIIè siècle

 

SAINT VALERE

Second évêque de Trèves, fin IIIè siècle

 

SAINT GILDAS dit "le sage". Abbé de Rhuys au diocèse de Vannes, + en 570

 

SAINT GILDAS l'ALBANIEN (l'Albanien ou l'Ecossais) + en 512

 

SAINT SULPICE le sévère

Evêque de Bourges, + en 591

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 10:10

BIENHEUREUX CHARLEMAGNE

STATUE DE CHARLEMAGNE A PARIS

STATUE DE CHARLEMAGNE A PARIS

Charles, fils du roi Pépin, surnommé Charlemagne à cause de la grandeur de ses actions, est né en 742 et couronné roi en 768. La mort de son frère Carloman, roi d'Austrasie, arrivée en 771 le rendit seul maître de toute la monarchie française.

 

Après la défaite qu'il infligea à Honault, duc d'Aquitaine, il vint au secours du pape, remporta une victoire complète sur les Lombards et  devint roi en 774.

Pendant le siège de Pavie, il alla trouver le pape et lui fit une donation beaucoup plus importante que Pépin puisqu'il lui donna l'exarchat de Ravenne avec les duchés de Spolète et de Bénévent, sans parler d'autres terres.

 

Charles eut du mal à vaincre les Saxons, toujours idolâtres. Il finit par les vaincre, mais ne conclut pas de traité avec eux car ils les violaient toujours, à moins qu'ils ne se fassent chrétiens. Witiking, le principal auteur de la dernière révolte, reçut le baptême en 785 et fut créé duc de Saxe1. Auparavant Charles avait déjà vaincu une première fois les Saxons en 772 et avait fait abattre leur idole appelée Irminsul ou dieu de la guerre. Nous arrêtons là le récit de ses victoires que tout le monde peut lire dans les livres d'histoire3.

 

Le pape Léon III, poursuivi par ses ennemis, se réfugia auprès de Charles. Ce dernier alla punir les coupables. Ce même pape couronna Charles Empereur des Romains le jour de Noël de l'an 800. Ainsi fut rétabli l'empire d'Occident qui avait fini dans la personne d'Augustule en 476. Par la suite Nicéphore, empereur d'Orient, reconnaîtra Charles comme celui d'Occident.

 

Tout en s'occupant de pacifier les peuples et par la suite les gouverner, il s'appliqua à éradiquer l'ignorance et la barbarie. Il fit appel pour cela à Alcuin, à Pierre de Pise et à un diacre nommé Paul. Il établit pour la première fois des écoles dans les cathédrales et les monastères, en fonda des publiques à Paris, Tours et dans plusieurs autres villes et institua les embryons de l'Académie où il assistait aux réunions qui se tenaient dans son palais. Comme il avait l'esprit très ouvert, Charles fit rapidement des progrès dans les lettres. Tous ses moments de loisirs étaient consacrés à la lecture et en particulier à La cité de Dieu de Saint Augustin qu'il gardait toujours à son chevet.

 

Il combattit sans cesse les hérésies comme celle de Félix d'Urgel et d'Elipand de Tolède sur la filiation de Jésus-Christ. Il réunit plusieurs conciles pour les proscrire, comme celui de Francfort qui anathémisa en 794 les blasphèmes de ces deux hérétiques.

 

Il travailla également à la réforme du clergé. C'est pour cette raison que l'on trouve un grand nombre de synodes concernant les Règlements dans les capitulaires de Charles.

 

On ne peut pas disconvenir que Charles n'ait souillé ses premières années par l'amour des femmes, mais il expia ses fautes de jeunesse par la pénitence et de nombreuses aumônes.

A table, il était sobre et se faisait lire quelques bons livres pendant les repas. Il assistait régulièrement aux offices, y compris Matines. C'est lui qui fit venir à Rome des maîtres de chant ecclésiastique et ouvrir des écoles pour l'apprendre. Il fit décorer les églises avec magnificence et les pourvut de vases et d'ornements précieux.

 

Ce grand prince mourut le 28 janvier 814 à l'âge de soixante-douze ans, après avoir régné quarante ans comme roi et quatorze comme empereur. Il fut enterré à Aix-la-Chapelle (Aachen). L'empereur  Frédéric Ier, dit Barberousse, fit faire la levée de son corps en 1165. Cet événement arriva par un décret de canonisation donné par l'antipape Paschal III; mais ce décret acquit force de loi, n'ayant pas fait l'objet de réclamations de la part des papes légitimes.

La fête du Bienheureux Charlemagne se célèbre à Aix-la-Chapelle avec rit double de première classe2. Il est encore honoré dans plusieurs églises de France et l'Allemagne. L'université de Paris le choisit comme patron en 1661. L'Allemagne, l'une des quatre célèbres universités, l'honorait sous ce titre dès l'an 1480.

 

1. C'est de ce Witiking, selon les généalogistes allemands que descendent en ligne droite ou collatérale plusieurs ducs de Bavière et les maisons de Saxe, de Brandebourg etc.

 

2. Les fêtes des Bienheureux ne sont célébrés que dans leur diocèse, leur région ou leur pays. Seul les saints sont universels.

 

3. Sous Charlemagne, Saint Guillaume le Grand, dit Guillaume d'Orange car il prit possession de cette ville alors aux mains de Sarrasins. Duc d'Aquitaine il les rejeta du royaume à la célèbre bataille des Alyscans près d'Arles. Il fonda le célèbre monastère de Gellone, dit Saint Guilhem le Désert.

BUSTE DE CHARLEMAGNE A AIX LA CHAPELLE CONTENANT SA CALOTTE CRÂNIENNE

BUSTE DE CHARLEMAGNE A AIX LA CHAPELLE CONTENANT SA CALOTTE CRÂNIENNE

SAINT CYRILLE

Patriarche d'Alexandrie (v. 2020)

 

LES SAINTS MARTYRS THYRSE, LEUCE et CALLINIQUE

Martyrs sous l'empereur Dèce

 

SAINT JEAN DE REOMAY

Fondateur de l'abbaye de Réomay en Bourgogne. Milieu du VIè siècle

 

SAINT PAULIN

Patriarche d'Aquilée, + en 804

 

SAINT GLASTIEN

Evêque en Ecosse + en 830

 

BIENHEUREUSE MARGUERITE DE HONGRIE

Vierge + en 1271

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT JULIEN

27 janvier

Nous n'avons pas beaucoup de renseignements sur Saint Julien, sauf qu'il vivait à la fin du troisième siècle, étant le premier évêque du Mans. Il eut pour successeur Saint Turibe. Son chef est gardé dans la cathédrale du Mans. Le reste de ses reliques était conservé autrefois dans l'abbaye Bénédictine de Saint Julien du Pré, mais les Huguenots la brûlèrent en 1562.

 

 

 

CHEF DE SAINT JULIEN

CHEF DE SAINT JULIEN

ANCIENNE ABBATIALE SAINT JULIEN DU PRE

ANCIENNE ABBATIALE SAINT JULIEN DU PRE

Autrefois le culte de Saint Julien était très célèbre en France. On bâtit plusieurs églises en son nom, en Angleterre, sous les rois Normands. Une de ces églises est située à Narwich1. Il y a un office pour la fête de Saint Julien dans le bréviaire Sarum.

 

1. Le peuple s'imagine faussement qu'on dédie cette église sous l'invocation de la Vénérable Julienne, religieuse bénédictine de Norwich, laquelle mourut en odeur de sainteté au treizième siècle. La vénérable Julienne n'a jamais été honorée d'un culte public. Sérénus Cressay, savant et pieux bénédictin anglais, a relaté sa vie. Il est aussi l'auteur d'une histoire ecclésiastique d'Angleterre, et quelques ouvrages de piété et de controverse.

 

CHÂSSE DE SAINT JULIEN ANCIENNEMENT DANS L'ABBAYE DU PRE

CHÂSSE DE SAINT JULIEN ANCIENNEMENT DANS L'ABBAYE DU PRE

ANCIENNE ABBAYE SAINT JULIEN DU PRE

ANCIENNE ABBAYE SAINT JULIEN DU PRE

SAINT JEAN CHRYSOSTOME

(voir 2020)

 

SAINT MARY ou MAY

Abbé au diocèse de Sisteron + 535

 

SAINT THIERRI

Evêque d'Orléans + en 1022

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 10:10

SAINTE PAULE

SAINTE PAULE, sa fille EUSTOCHIE et SAINT JEROME

SAINTE PAULE, sa fille EUSTOCHIE et SAINT JEROME

Paule est née à Rome le 5 mai 347. Son père, Grec d'origine, faisait remonter sa généalogie à Agamemnon et Brésile, sa mère, comptait parmi ses aïeux, les Scipion, les Gracques et Paul Emile. Avantagée par sa naissance, Paule avait des biens immenses et de brillantes qualités d'esprit. Elle épousa Toxotius de la famille Julia qu'on prétendait descendre d'Enée et d'Iule (Ascagne) son fils.

Elle eut quatre filles et un fils. Jamais Rome n'offrit un plus grand exemple d'un couple menant une vie très chrétienne. Cependant, elle se laissa prendre par l'esprit du monde et les honneurs et sentait en elle une pauvreté spirituelle, ainsi que le poids de ses chaînes; mais Dieu rompit ce charme par la mort de son mari alors qu'elle n'avait que vingt-deux ans. Sa douleur fut immense jusqu'au moment où elle décida de se consacrer à Dieu. Elle fut accompagnée dans cette décision par son amie Marcelle et se mit à marcher sur les traces de Jésus-Christ. A partir de cet instant, elle évita la compagnie des hommes et devint végétarienne, refusant même les produits d'animaux (oeufs, miel etc.). Les jours de fête, elle mettait un peu d'huile sur ses aliments. Elle mortifia encore son corps en couchant par terre et portant un cilice et renonça à toute visite pour se couper du monde. Elle garda seulement le contact avec des personnes pieuses et les pauvres à qui elle faisait l'aumône. 

 

-La plus riche succession que je puisse laisser à mes enfants, disait-elle, c'est de leur assurer, par mes aumônes, les bénéfices du ciel.

 

Lors de l'assemblée des évêques d'Orient et d'Occident en 382, elle logea chez elle Saint Paulin d'Antioche et Saint Epiphane de Salamine.

Sa fille aînée Blésile, veuve après quelques années de mariage, mourut rapidement.  Durement touchée par ce deuil, Paule s'abandonna à la douleur. Saint Jérôme, qui avait été son directeur de conscience pendant deux ans lors de son séjour à Rome, lui écrivit une lettre pour la consoler en lui disant que nous n'étions sur cette terre que de passage... (lettre n° 22 (ol. 54) qui fut écrite en 384).

 

Cependant elle ne pouvait plus supporter la vie tumultueuse de Rome et décida, malgré l'amour de ses enfants, de s'exiler. Rien ne la retint, ni ses amis, ni son dernier fils encore mineur. Elle s'embarqua pour Chypre, fut retenue dix jours à Salamine par Saint Epiphane, puis passa en Syrie où elle visita les cellules des moines. Arrivée à Jérusalem, elle refusa le palais que lui avait réservé le gouverneur pour aller vivre dans une cellule.

 

Elle visita les lieux saints et se prosterna devant la vraie Croix, le Saint Sépulcre et, à Bethléem, devant la caverne de la Nativité: elle en pleurait de bonheur. Elle fit d'autres pèlerinages en répandant ses aumônes, puis se fixa à Bethléem avec sa fille Eustochie dans un pauvre logement et prit Saint Jérôme comme directeur de conscience.

Trois ans après, elle fit construire un hôpital et un monastère d'hommes que dirigea Saint Jérôme, sur la route de Jérusalem, ainsi que trois monastères de femmes (trois bâtiments distincts avec une chapelle commune). Ces religieuses portaient toutes le même habit strict et sans fioritures. Elles étaient cloîtrées. Paule les dirigeait tout en restant humble et sans se différencier des autres. Elle était aussi très stricte sur la Règle et seules les malades pouvaient manger de la viande et avoir une vie adoucie. Ses églises ne présentaient aucune décoration, elle les voulait simples pour mieux se tourner vers Jésus-Christ.

 

Son fils Toxotius avait épousé Léla, fille d'un grand prêtre idolâtre. Elle se convertira par la suite. Ils eurent une fille, nommée Paule et, à cette occasion, Saint Jérôme écrivit un traité sur l'éducation des enfants (Ep. 57, ol. 7.). Par la suite, la jeune Paule succédera à sa grand-mère comme abbesse du monastère.

 

Sainte Paule mourut le 26 janvier 404 à l'âge de 57 ans. Elle avait passé vingt ans à Bethléem. Des évêques la portèrent à l'église sur leurs épaules et d'autres suivaient en portant des flambeaux et des cierges. On l'enterra au milieu de la Grotte de Bethléem le 28 janvier. On voit encore son tombeau auprès de celui de Saint Jérôme; mais il est vide et l'épitaphe est effacée. La cathédrale de Sens prétend avoir le corps de Sainte Paule.

EGLISE DE LA COMMUNE DE SAINTE PAULE PRES DE VILLEFRANCHE-SUR-SAONE
EGLISE DE LA COMMUNE DE SAINTE PAULE PRES DE VILLEFRANCHE-SUR-SAONE

EGLISE DE LA COMMUNE DE SAINTE PAULE PRES DE VILLEFRANCHE-SUR-SAONE

SAINT POLYCARPE

(v. 2020)

 

SAINT CONON

Evêque le l'île de Man + vers 648

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT JUVENTIN & SAINT MAXIMIN

25 janvier

Juventin et Maximin étaient officiers dans la compagnie des gardes de l'empereur Julien l'Apostat.

Un jour, alors qu'ils étaient à table, ils discutaient sur les violences qu'on exerçait sur les chrétiens. Leur conversation laissait entendre qu'ils préféraient la mort à la profanation des choses saintes. Julien, informé de leurs idées, les envoya chercher. Quand il les eut devant lui, il voulut les obliger à se rétracter et à adorer les idoles. Juventin et Maximin ayant refusé, il confisqua leurs biens, les fit bastonner et les envoya en prison. Quelques jours plus tard, ils furent décapités à Antioche le 25 janvier 363.

 

CONVERSION DE SAINT PAUL

(v. 2020)

 

SAINT PUBLIUS

Abbé près de Zeugma sur l'Euphrate, vers 369

 

SAINT APOLLOS

Abbé dans la Thébaïde + vers 393

 

SAINT PRIX

Appelé Saint Priest près de Lyon, Saint Preils en Saintonge et Saint Prest à Sens.

Evêque de Clermont, martyr + 674

 

SAINT POPPON

Abbé de Stavelo à Liège + en 1048

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT BABYLAS

24 janvier

Babylas qui succéda à Zébin en 237 a été, après Saint Ignace, le plus célèbre des évêques d'Antioche. Il gouverna l'Eglise pendant environ treize ans sous les empereurs Gordien, Philippe et Dèce.

 

Selon la chronique d'Alexandre, Philippe était arrivé à Antioche la veille d'une grande fête. Il se présenta à l'église des chrétiens avec l'impératrice; mais Babylas lui refusa l'entrée à cause de ses crimes. Après l'exomologèse ou confession de ses fautes, l'empereur resta à la porte de l'église avec les pénitents publics.

 

La paix dont jouissait l'Eglise sous cet empereur permit un grand nombre de conversions jusqu'à des villes entières, ainsi que l'édification de nombreuses églises. Le culte était public; mais cette paix occasionna le relâchement de plusieurs fidèles et Dieu permit une persécution qui fut la septième générale. Elle commença sous l'empereur Dèce en 250 qui s'était frayé sa route vers la pourpre impériale en assassinant les deux Philippe, père et fils.

 

Il y a en réalité deux versions des faits:

 

Selon Saint Chrysostôme, devant le refus de Babylas de le laisser entrer dans l'église, Philippe l'aurait mis en prison où il mourut peu de temps après; mais Saint Chrysostôme ne donne pas le nom de l'empereur. On pense plutôt que la version de Saint Jérôme est la bonne car il cite Dèce1 comme ayant emprisonné Babylas qui demanda à être enterré avec ses chaînes, instruments de son martyre. Les chrétiens bâtirent une église sur son tombeau.

 

En 351, César Gallus fit transférer le corps au bourg de Daphné, à dix kilomètres d'Antioche, pour remédier aux abominations de ceux qui honoraient Apollon et entendaient des oracles. On y construisit une église où furent placées les reliques de Saint Babylas. Le voisinage du martyr rendit le démon muet. Ceci est attesté par Saint Chrysostome, Théodoret, Sozomène et plusieurs écrivains de l'antiquité (Libanus, sophiste païen, se plaignait du silence d'Apollon).

 

En 362 Julien l'Apostat, étant venu à Antioche, offrit un grand nombre de sacrifices à Apollon afin d'essayer de comprendre la cause de son silence. Un démon lui répondit qu'il fallait enlever les cadavres des chrétiens qui étaient à proximité. Julien ordonna qu'on enlève la châsse de Saint Babylas (fait attesté par les Pères écrivains et par Ammien-Marcellin, auteur païen qui fit de Julien son héros). Les chrétiens placèrent la châsse sur un char pour le conduire à Antioche. la multitude l'entourait en chantant des psaumes avec comme refrain: Que tous ceux qui adorent les ouvrages de sculpture et se glorifient dans leurs idoles soient couverts de confusion.

 

La nuit suivante, la foudre tomba sur le temple d'Apollon et tout fut détruit, sauf les murailles qui restèrent debout. A cette nouvelle, Julien, oncle de l'empereur et gouverneur d'Orient, accourut à Daphné, tortura les prêtres du temple pour découvrir si cet accident venait de leur négligence; mais les paysans des alentours affirmèrent avoir vu tomber la foudre. L'empereur n'osa pas relever le temple, mais sa fureur se retourna contre les chrétiens, surtout contre ceux d'Antioche. Il promit de se venger après son retour de la campagne contre les Perses; mais il périt misérablement lors de cette expédition et le temple resta en ruine pendant plus de vingt ans.

 

On prétend que le corps de Saint Babylas est aujourd'hui à Crémone où il fut rapporté d'orient lors d'une croisade. Il est le patron de plusieurs églises de France, d'Espagne et d'Italie.

 

1. Dèce,  proclamé empereur en Pannonie, marcha contre Philippe qu'il fit assassiner et mena ensuite l'armée en Syrie où commandait Priscus, frère de Philippe. Il dissipa le parti de Jotapien qui avait pris la pourpre. Ce fut à cette époque que Babylas lui refusa l'entrée de l'église. 1° Parce qu'il était idolâtre. 2° Parce qu'il avait assassiné le fils d'un roi barbare en otage.

BASILIQUE SAINT BABYLAS DE MILAN

BASILIQUE SAINT BABYLAS DE MILAN

EGLISE SAINT ETIENNE ET SAINT BABYLAS DE MARCILLY EN SEINE ET MARNE

EGLISE SAINT ETIENNE ET SAINT BABYLAS DE MARCILLY EN SEINE ET MARNE

SAINT MACEDONE

Anachorète en Syrie

 

SAINT CADOC

Abbé au pays de Galles, début VIè siècle

 

SAINT TIMOTHEE

(v. 2020)

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 10:10

SAINTE EMERENTIENNE ou EMERANCE

23 janvier

Emérentienne ou Emérance (Emérence) reçut la couronne du martyre vers l'an 304. On trouve son nom dans les martyrologes de Saint Jérôme, de Bède, etc. On peut y lire qu'elle fut lapidée alors qu'elle était encore catéchumène et qu'elle priait sur le tombeau de Sainte Agnès.

 

MARIAGE DE LA SAINTE VIERGE

 

SAINT RAYMOND DE PENNAFORT

+ en 1275 (v. 2020)

 

SAINT CLEMENT D'ANCYRE

Evêque et martyr sous Dioclétien

 

SAINT EUSEBE

Abbé au IVè siècle

 

SAINT ILDEFONSE

Evêque de Tolède + en 667

 

SAINT BARNARD

Archevêque de Vienne en Dauphiné + en 842

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:10

SAINT ANASTASE de PERSE

22 janvier
22 janvier

En 614, Chosroes, roi de Perse, se rend maître de Jérusalem et emporte dans son royaume la Croix de Jésus-Christ. Ce bois sacré fut l'instrument de conversion de plusieurs Perses. Du nombre fut Magundat. Il était fils d'un mage (savant de l'époque) qui l'instruisit dans les sciences. Ayant choisi le métier des armes, le bruit de l'enlèvement de la Croix piqua sa curiosité et il se mit à étudier la religion chrétienne. Frappé par la morale et la sublimité de ses dogmes, de retour en Perse après une campagne contre les Romains, ils démissionnèrent lui et son frère et se rendirent dans la ville de Hiérapolis où ils prirent un logement chez un changeur qui était chrétien. Ce dernier emmenait Magundat aux offices ainsi ce dernier prit goût à toutes ces cérémonies. Il admirait le combat des martyrs dont on lui racontait l'histoire. Quelque temps après, il quitta la ville pour être baptisé à Jérusalem par Modeste, vicaire général, durant la captivité de Zacharie. Il prit comme nom de baptême Anastase qui  signifie en grec "passé de la mort à la vie."

A la suite de son baptême, il se retira dans un monastère où l'abbé Justin lui fit apprendre le grec et lui donna l'habit en 621. Il ne cessait de s'instruire dans la religion chrétienne avec beaucoup de mal, car souvent l'enseignement de son père revenait à la surface.

Progressivement il eut de plus en plus d'admiration pour ceux qui donnaient leur vie pour Jésus-Christ. Il eut un jour la révélation qu'il serait de ceux-là.

Au bout de sept ans, il quitta son monastère pour faire des pélerinages à Diospolis, à Garizim et  Notre-Dame de Césarée en Palestine. Il resta deux jours dans cette ville occupée par les Perses. Voyant des soldats faire des enchantements, il leur parla avec force contre ces pratiques païennes. Les magistrats perses, informés de ce fait et croyant avoir affaire à un espion, le firent arrêter. Il expliqua aux magistrats qu'il avait été mage, mais avait renoncé à ce titre pour devenir un disciple de Jésus-Christ. Il fut mis en prison. Après avoir passé trois jours sans boire ni manger, il fut présenté au gouverneur Marzabane. Devant son refus d'abjurer, il fut menacé du supplice de la croix. En attendant, on l'enchaîna  à un autre prisonnier et on le condamna aux carrières de pierres. Les Perses de la province de Rasech où il était né le maltraitaient continuellement en l'accablant de travail et en lui arrachant la barbe. Un jour, il fut ramené devant Marzabane qui voulut qu'il prononçât les paroles magiques. Sur quoi Anastase répondit:

 

Eh quoi !  Pourquoi prononcerai-je des impiétés auxquelles il n'est même pas permis de penser ?

 

- Savez-vous reprit le juge, que j'en écrirai au roi ?

 

Alors les bourreaux veulent l'attacher, mais il leur répond:

 

- C'est inutile, je me sens assez de courage pour me tenir dans la posture que vous voudrez, je m'estime trop heureux de souffrir pour Jésus-Christ. J'ôterai seulement mon habit pour qu'il ne soit pas profané.

 

Après ces paroles, il se couche par terre et ne bouge plus. Le gouverneur l'ayant encore menacé d'écrire au roi, Anastase lui dit:

 

- Qui devons-nous plus craindre, un homme mortel, ou Dieu qui a fait toutes choses à partir de rien ?

 

Et comme on lui demandait de sacrifier au feu, au soleil et à la lune, il répondit:

 

- Je ne regarderai jamais comme des divinités les créatures que le vrai Dieu a faites pour notre usage.

 

Puis il fut renvoyé en prison.

L'abbé Justin fut informé du sort d'Anastase. Il fit prier la communauté et envoya deux moines pour l'assister. Notre saint, rendu à sa carrière de pierres, en transportait tout le jour et la nuit. Il priait tout en veillant à ne pas bouger pour ne pas réveiller son compagnon de chaîne. Pendant ses prières nocturnes,  ses compagnons le virent entouré d'une nuée lumineuse ou siégeait un choeur d'anges.

 

Dès que Marzabane reçut la réponse à la lettre du roi Chosroes, il dit à Anastase que le roi consentait à l'indulgence à condition qu'il abjurât seulement en paroles sa religion : ensuite il serait libre de faire ce qu'il voulait.

"Vous pourrez même avoir une place parmi les premiers officiers. Si vous préférez continuer à vivre en moine, on vous laissera libre. D'ailleurs, vous ne renierez le Christ qu'en présence d'un seul homme; alors quelle injure lui ferez-vous puisque dans le fond de votre coeur, vous lui serez toujours fidèle?

Anastase répondit que la dissimulation lui faisait horreur.

 

Le gouverneur l'envoya au roi. Pendant le voyage qui devait durer cinq jours arriva la fête de l'exaltation de la Sainte Croix, le 14 septembre. Le commercier ou receveur des impôts du roi était chrétien et obtint pour Anastase la permission d'assister à l'office divin1.

Après l'office, Anastase dîna chez le commercier et retourna à sa prison. Cinq jours après, il fut conduit à Césarée en Palestine avec deux prisonniers chrétiens et un moine venu le réconforter (c'est ce moine qui a relaté sa vie). Partout où il passait les chrétiens louaient sa fidélité; alors il eut peur de céder à l'orgueil et il écrivit à l'abbé que la communauté prie pour lui.

Lorsqu'il fut arrivé à Barsaloé en Assyrie, petite ville à huit kilomètres de Discarthes ou Dastagerde près de l'Euphrate, où se trouvait le roi des Perses, il fut mis en prison.

Chosroes envoya un officier pour l'interroger en lui faisant de magnifiques promesses; mais Anastase resta insensible. Le lendemain, l'officier revint, cette fois-ci avec des menaces; mais une fois encore notre saint resta insensible. Il fut alors fustigé trois fois de suite, puis on lui mit sur les jambes une pièce de bois sur laquelle montèrent deux hommes pour faire du poids, mais Anastase ne bougeait pas. On le laissa se reposer et le geôlier, un chrétien, permit que les disciples de Jésus-Christ viennent le voir. Une multitude se présenta et chacun à son tour embrassait ses chaînes.

Le lendemain, après l'avoir fait battre de nouveau, on le suspendit par une main avec un poids aux pieds pendant deux heures, mais rien ne l'ébranla. Alors le roi ordonna qu'on l'étrangle ainsi que deux de ses compagnons et soixante-dix autres chrétiens; mais dans la sentence de mort il était précisé qu'Anastase devait être étranglé le dernier afin d'essayer encore de la faire fléchir devant le martyre des autres.

 

Son martyre eut lieu le 22 janvier de l'an 628 et le 17è de l'empire d'Héraclius, jour auquel les Grecs et les Latins font sa fête. Saint Anastase avait prédit la chute du tyran Chosroes, chute qui survint dix jours après le martyre du saint, lorsque l'empereur Héraclius envahit la Perse.

Des corps jetés aux chiens, seul le corps d'Anastase put être récupéré et enterré au monastère de Saint Serge qui donna le nom de Sergiopolis à la ville de Barsaloé. Quelques années après, son corps et sa tunique furent transportés à Constantinople puis à Rome.

 

Le septième concile général approuva les peintures représentant la tête de Saint Anastase. Devant cette image se produisirent plusieurs miracles. Elle est gardée dans l'église du monastère de Notre-Dame ad Aquas Salvias qui porte le nom de Saint Vincent et Saint Anastase. Les autres reliques sont dans la chapelle ad Scalas Sanctas, près de Saint Jean de Latran. On trouve dans Bollandus le récit des miracles opérés par leur vertu.

 

1. Les Perses n'empêchaient pas l'exercice de la religion chrétienne aux peuples conquis. Ce qu'ils ne voulaient pas c'est que des Perses se convertissent, car ils considéraient cela comme un outrage à leurs dieux et un affront retombant sur leur peuple.

22 janvier

SAINT VINCENT

Martyr en 304 (v. 2020)

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