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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 09:10
MARTYRE DE SAINT MARCELLIN ET DE SAINT PIERRE

MARTYRE DE SAINT MARCELLIN ET DE SAINT PIERRE

SAINT MARCELLIN

et

SAINT PIERRE

 

 

Marcellin et Pierre, illustres par leur zéle et leur piété, étaient respectivement Prêtre et Exorciste de l’Eglise Romaine. Ils furent condamnés à mort pour leur foi en 304, durant la persécution de Dioclétien. Ils furent secrètement conduits par le bourreau dans une forêt afin que les chrétiens ne puissent récupérer leurs corps (Nec tumulum vetrum quisquam cognoscere posset). Le bourreau s’arrêta à dix kilomètres de Rome dans un lieu couvert de ronces et de bruyères. Dès qu’ils furent arrivés, il informa les saints des ordres qu’on lui avait donnés. Ils se mirent eux-mêmes à couper les branches et à dégager l’emplacement de leur futur tombeau (Vos alacres vertris manibus mandasse sepulchra). Puis ils furent décapités et enterrés.

 

Quelque temps après, une dame respectable du nom de Lucille sut par révélation ce qui était arrivé (Poste a commonitam vestra pietate Lucillam). Elle se fit accompagner par une autre dame,  Firmine : elles enlevèrent les corps pour les enterrer  auprès de celui de Saint Tiburce dans les catacombes sur la voie Lavicane. Le pape Damase assure qu’étant enfant il apprit tout cette histoire de la bouche même de l’exécuteur. (Percussor retulit Damaso mihi, cum puer essem).

 

Anastase le bibliothécaire rapporte que Constantin-le-Grand bâtit en cet endroit une église sous l’invocation des deux martyrs ; qu’il y fit enterrer Sainte Hélène sa mère dans une tombe de porphyre et qu’il donna une patène d’or pur pesant trente-cinq livres avec quantité de riches présents1.

 

Selon le même auteur, les papes Honorius Ier et Adrien Ier firent réparer l’église et le cimetière de Saint Tiburce et des Saints Pierre et Marcellin. Peu de temps après, les corps de nos deux saints martyrs furent transportés en Allemagne : Eginhard, favori et secrétaire de Charlemagne, s’était engagé ainsi que sa femme Emma à garder une continence perpétuelle. Il se fit moine et devint successivement abbé de Fontenelle et de Gand. Emma étant morte en 836, il en ressentit une vive douleur que l’on peut ressentir dans les lettres que lui écrivit Loup de Ferrière. En 827, il avait envoyé son secrétaire à Rome, afin d’obtenir du pape Grégoire IV des reliques de martyrs pour enrichir les monastères qu’il venait de fonder ou de restaurer. Le souverain pontife lui donna les corps de Saint Marcellin et de Saint Pierre qu’il transféra à Strasbourg ; mais peu après il les déposa à Michlenstad puis à Malinheim ou Sélingestadt (près de Francfort). En 829, il bâtit en l’honneur de ces saints une église et un monastère dont il fut le premier abbé. Il mourut en 859. Nous avons de lui une Vie de Charlemagne et des Annales de France de 741 à 829. D’Eginhard nous avons encore un recueil de 62 lettres très importantes pour l’histoire de son siècle, imprimées à Francfort en 1714.

 

Saint Grégoire-le-Grand prêcha ses vingt homélies sur les évangiles dans l’église de Saint Marcellin et de Saint Pierre à Rome.

 

1. Les patènes de cette époque étaient beaucoup plus grandes qu’aujourd’hui et cela pour qu’elles puissent contenir les offrandes ou hosties de tout le peuple qui communiait à la messe. C’était pour cette raison que durant la partie du sacrifice où elle ne servait pas, le sous-diacre l’ôtait de dessus de l’autel et la tenait à la main devant lui, recouverte du voile huméral ; rit qui s’observe encore aujourd’hui dans les messes avec diacre et sous-diacre (dites vulgairement à trois chevaux). On voyait encore en Allemagne (début XIXè siècle) des patènes qui avaient presque un pouce de profondeur (2,5 cm.), comme celle que l’on montre dans le trésor du chapitre de Delémont au diocèse de Bâle et qu’on prétend avoir servi à Saint Germain, premier abbé de Grand-feld au huitième siècle.

 

Le mausolée de porphyre de Saint Hélène se voir encore parmi d’autres antiquités près de la basilique de Latran.

BASILIQUE DE SAINT MARCELLIN ET DE SAINT PIERRE DE SELINGENSTADT

BASILIQUE DE SAINT MARCELLIN ET DE SAINT PIERRE DE SELINGENSTADT

SAINT POTHIN

Evêque

SAINT SANCTUS

SAINT ATTALE

SAINTE BLANDINE

et les autres martyrs de Lyon (v. 2020)

 

SAINT ERASME

Evêque et Martyr en 303

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 09:10

SAINT PAMPHILE

 

 

Saint Pamphile était d’une famille riche et bien en vue. Il est né à Béryte (Beyrouth), ville renommée pour ses écoles. Il passa ses premières années à l’étude des différentes sciences, après quoi il obtint les premières charges dans la magistrature ; mais dès qu’il eut connaissance de Jésus-Christ il ne pensa plus qu’à se sanctifier. Il arrêta tout pour se consacrer à la pratique de sa religion. Il changea le sens de ses études et se consacra à l’écriture sainte. Malgré toutes ses connaissances dans l’exercice de la magistrature, il fit son choix et  n’hésita pas à se mettre au nombre des disciples de Piérins, successeur d’Origène, à la grande école d’Alexandrie.

Il se fixa à Césarée où, sur ses biens personnels, il constitua une grande bibliothèque dont il fit cadeau à l’Eglise. Au dire d’Isidore de Séville, cette bibliothèque était composée de trente mille volumes. On y trouvait presque tous les ouvrages anciens. Pamphile établit à Césarée une école publique pour l’étude des saintes lettres.

L’Eglise put s’enrichir d’une excellente traduction de la bible faite par Pamphile qu’il édita lui-même à ses frais; il en distribua plusieurs copies gratuitement. En fait, Pamphile travailla toute sa vie sur l’étude et la diffusion des saintes écritures. Il composa l’apologie d’Origène lorsqu’il était en prison avec Eusèbe. De cet ouvrage divisé en cinq livres, il ne nous reste que le premier traduit du latin par Ruffin qui se trouve dans les œuvres de Saint Jérôme.

 

Pour finir, Pamphile distribua ses biens aux pauvres et avait pour ses esclaves et ses serviteurs les sentiments d’un père plein de tendresse. Lui-même menait une vie très austère et retirée du monde afin de mieux servir Dieu.

 

Pamphile fut arrêté  en 307 sur l’ordre d’Urbain gouverneur  de la Palestine. Après avoir été torturé comme savaient le faire les bourreaux romains, il fut remis en prison où il resta pendant presque deux ans avec plusieurs autres chrétiens. Parmi eux, deux catéchumènes  furent purifiés par le baptême du feu.

 

Urbain ayant été décapité sur l’ordre de l’empereur Maximin, il fut remplacé par Firmilien. Ce nouveau gouverneur continua les persécutions. Il fit comparaître devant lui Pamphile avec Valens et Paul. Valens, diacre de l’Eglise de Jérusalem, était un vieillard qui connaissait toute l’écriture par cœur. Paul, né à Jamnia en Palestine, avait toujours montré beaucoup de ferveur. Devant leur foi inébranlable, le juge, sans plus attendre, les condamna à mort ainsi que d’autres chrétiens qui furent exécutés avant eux. De ce nombre furent Porphyre, ancien un esclave de Pamphile qui l'avait traité comme un fils. Réclamant les corps des chrétiens, Porphyre provoqua la fureur du gouverneur qui le fit martyriser avec la dernière barbarie pour finalement le faire brûler encore vivant.

 

Séleucus de Cappadoce fut condamné à être décapité avec les autres prisonniers. C’était un brave officier qui, en 298, avait déjà été fouetté pour sa foi. Il avait quitté ses fonctions pour se consacrer à la religion.

 

La sentence contre Pamphile et ses compagnons fut exécutée le 16 février 309. Les corps furent exposés pour que les bêtes sauvages les dévorent mais ils furent ramassés intacts le quatrième jour par des chrétiens qui les enterrèrent.

 

Eusèbe de Césarée prit Pamphile comme surnom en mémoire de notre saint martyr dont il écrivit la vie.

 

 

 

SAIT JUSTIN

Philosophe, et apologiste de la religion chrétienne, martyr en 167 (v. 2020)

 

SAINT CAPRAIS

Abbé, + en 430

 

SAINT WISTAN

Prince de Mercie, martyr en 849

 

SAINT SIMEON

Reclus à Trèves, + en 1035

 

BIENHEUREUX PIERRE DE PISE

Fondateur des Ermites de Saint Jérôme, + en 1435

 

SAINTE ANGELE MERICI

Vierge, + à Brescia en 1540

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 09:10
TABLEAU ET RELIQUAIRE DE LA COLLEGIALE D'ETAMPES
TABLEAU ET RELIQUAIRE DE LA COLLEGIALE D'ETAMPES

TABLEAU ET RELIQUAIRE DE LA COLLEGIALE D'ETAMPES

SAINT CANT et SAINT CANTIEN

les deux frères, et

SAINTE CANTIANILLE

leur sœur

 

 

 

Ces saints sont connus sous le nom de martyrs cantiens.

 

Ils étaient de la famille des Anices, une des plus illustres de Rome, et proches parents de l’empereur Carin, qui favorisa les chrétiens dans les Gaules. Protus les instruisit dans la foi et dans les maximes de la plus haute perfection.

 

Comme Dioclétien commençait à remplir Rome de terreur, ils vendirent tous leurs biens et se retirèrent à Aquilée ; mais les édits de l’empereur les avaient devancés. Sisinnius général d’armée et Dulcidius gouverneur de la province faisaient chaque nuit des rafles de chrétiens et en remplissaient les prisons.

 

Lorsqu’ils surent l’arrivée de nos saints, comme ils étaient des personnes de qualité, il fut demandé à l’empereur comment les traiter. Il répondit qu’ils devaient être décapités. Entre-temps, nos futurs martyrs avaient quitté Aquilée à bord d’un char ; mais ce dernier eut un accident et ne put passer le bourg d’Aquæ-Gradatæ. Sisinnius s’y rendit pour leur apprendre l’ordre de l’empereur, mais nos saints répondirent qu’ils ne renieraient pas Jésus-Christ. Ils furent décapités en 304 avec Protus qui avait pris soin de leur éducation. Un prêtre,  Zoélus, embauma leurs corps et les enterra dans le même tombeau. Le bourg d’Aquæ-Gradatæ prit le nom de San-Cantiano1.

 

 

1. San Canzian d’Isonzo

 

 

SAINTE PETRONILLE

Vierge (v. 2020)

 

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 09:10
30 mai 2021

SAINT FELIX Ier

 

 

Félix, successeur du pape Denys, était romain. Il fut ordonné le 28 ou 29 décembre 269. L’Eglise d’Orient était alors en proie aux erreurs de Paul de Samosate.

 

Paul de Samosate était évêque d’Antioche. Il joignit l’hérésie à une conduite scandaleuse. Il soutenait que Jésus-Christ n’était qu’un homme dans lequel le Verbe habitait comme dans son temple. Il enseignait aussi d’autres erreurs sur la trinité et l’incarnation. On examina sa cause par deux conciles à Antioche mais, par son habileté, il parvint à éviter la condamnation. Les pères d’un troisième concile tenu dans la même ville en 269, l’ayant condamné d’hérésie, d’orgueil et d’autre accusations non moins importantes, prononcèrent la sentence d’excommunication et sa déposition et élurent Domnus sa place. Malgré tout, Paul resta dans la maison épiscopale. Alors Domnus eut recours à l’empereur Aurélien qui, bien que païen, commanda que la maison fût donnée à celui qu’avaient désigné l’évêque de Rome et les pères du concile.

 

Lorsque, plus tard, Aurélien eut publié un édit contre le christianisme, Félix, craignant pour son troupeau baptisa les catéchumènes, encouragea les faibles et travailla à de nouvelles conversions. Au concile d’Ephèse, Saint Cyrille et Saint Vincent de Lérins lui donnèrent le titre de martyr, non pas pour avoir terminé sa vie de façon violente, mais parce qu’il avait beaucoup souffert pour Jésus-Christ. Il était pape depuis cinq ans lorsqu’il mourut le 22 décembre 274 ou le 30 mai selon les différents martyrologes.

 

 

SAINT JEANNE D’ARC

(v. 2020)

 

SAINT FERDINAND III

Roi de Léon et de Castille, + en 1252

 

SAINT WALSTAN

en Angleterre, + en 1016

 

SAINT MAUGUILLE

Solitaire en Picardie, + vers 685

SAINTE JEANNE D'ARC

SAINTE JEANNE D'ARC

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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 09:10
29 mai 2021

SAINT CYRILLE

 

 

Le père de Cyrille se complaisait dans les superstitions et le paganisme. Voyant que son fils avait été instruit dans la religion chrétienne, il le chassa et lui fit subir toutes sortes de mauvais traitements.

 

Informé de ce qui se passait, le gouverneur de Césarée voulut qu’on lui amenât le jeune Cyrille. Il ne put contenir sa colère lorsqu’il l’entendit confesser le nom de Jésus-Christ ; mais il la dissimula et tenta d’amener l’enfant à se réconcilier avec son père. A quoi Cyrille répondit :

 

- Je me réjouis des reproches que vous me faites. Je serai reçu auprès de Dieu et je m’y trouverai infiniment mieux qu’avec mon père. Je serai volontiers pauvre sur la terre, afin de posséder les richesses éternelles dans un autre monde. Je ne crains pas la mort, parce qu’elle me procurera une vie meilleure que celle-ci.

 

Lorsqu’il eut fini de parler, le juge le fit attacher et emmener au supplice ; mais secrètement il ordonna qu’on lui fasse simplement peur.

La vue d’un grand feu où on menaça de le jeter, loin de l’effrayer, ne put ébranler la constance de Cyrille. Alors il fut ramené devant le juge.

 

- Mon fils, lui dit celui-ci. Vous avez vu le feu et le glaive qui devaient vous donner la mort ; soyez sage et ne courez pas à votre perte.

 

- Vous m’avez fait un tort réel lorsque vous m’avez rappelé, lui dit Cyrille. Je ne crains ni le feu ni le glaive ; je brûle du désir de rejoindre mon Dieu. Hâtez-vous et qu’on en finisse, afin que j’aie le bonheur de voir rapidement mon Dieu, dit-il, en s’adressant également aux assistants. Pourquoi pleurez-vous ? Vous devez au contraire montrer tous plus de joie ; mais vous ignorez quelle est mon espérance et vous ne connaissez pas le royaume où je vais aller.

 

Ce furent ses dernières paroles avant sa mise à mort. On croit qu’il fut décapité sous le règne de Dèce ou de Valérien. On lit son nom dans le martyrologe de Saint Jérôme et de Florus.

 

 

 

SAINT MAXIMIN

Evêque de Trèves, + en 349 (v. 2020)

 

SAINT CONON et son FILS

Martyrs à Icône en Asie, + vers 275

 

SAINT SISINIUS

SAINT MARTYRIUS

et son frère

SAINT ALEXANDRE

Martyrs dans le territoire de Trente, + en 397

 

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 09:10
28 mai 2021

SAINT GUILLAUME LE GRAND

 

 

Guillaume ou Guilhem, en langue d’Oc, est né vers 755 et mort le 28 mai 812 à Gellone.

 

Il descend de Garin de Monglane et d’Ermengart, fille de Charles-Martel. Tous sont de fiers guerriers ayant combattu les Sarrasins. Il est le cousin de Charlemagne, sa sœur est mariée au roi Louis Ier le Débonnaire.

 

La France est envahie par les Sarrasins. Guillaume, comte des Marches d’Espagne, les combat vigoureusement et avec bravoure. Il les rejette définitivement du pays à la bataille des Aliscans, près d’Arles. Il y bat leur plus grand chef : Abderrhaman.

 

Charlemagne le nomme en 790, duc de Septimanie (ou de Gothie) de Toulouse en Aquitaine. Il prend la ville d’Orange gouvernée alors par une princesse sarrasine, fille d’Abderrhaman. Par la suite, elle se convertit et épouse Guillaume sous le nom chrétien de Guibourg; la ville devient son lieu de résidence.

 

Sous les conseils de Saint Benoît d’Aniane, son ami d’enfance, réformateur de l’Ordre Bénédictin, il dote et fonde en 804 dans les gorges de l’Hérault le monastère de Gellone près de Montpellier. Après la mort de sa femme, il se retire en 806 comme simple frère dans le monastère qu’il a fondé. Il y opère plusieurs miracles dont un resté célèbre pour avoir eu le pouvoir d’éloigner le diable. De l’abbaye d’Aniane, Saint Benoît lui envoyait régulièrement des vivres par le seul chemin praticable qui franchissait les gorges de l’Hérault. A chaque fois, le diable effrayait les animaux de charge qui tombaient dans le précipice. Alors Saint Guillaume, avec l’aide de Dieu, ordonna au diable de rentrer dans son trou et de n’en plus sortir. C’est ainsi que le pont porte le nom de Pont du Diable.

 

Saint Guillaume meurt le 28 mai 812 à l’heure des Complies. Les anges emportent son âme et, dans tout l’empire de Charlemagne, les cloches se mettent à sonner sans qu’aucun homme ne les touche. Guillaume est inhumé dans la chapelle qu’il a fait construire, dédiée à Saint Michel protecteur de la famille Carolingienne. Il fut canonisé peu de temps après sa mort, sa fête se célèbre le 28 mai.

 

Les chansons de geste le nomment aussi Guillaume d’Orange ou Guillaume au Court-nez, car il avait eu le bout du nez coupé, lors d’un combat sous les murs de Rome, par l’émir Corsolt ; il eut aussi le surnom de Fierbrace qui veut dire bras vaillants.

 

Dans l’abbaye bénédictine de Gellone, aujourd’hui Saint Guilhem-le-Désert, on peut voir encore le reliquaire en argent en forme de croix renferment un morceau de la Sainte-Croix que Charlemagne lui avait offert.

 

 

 

 

ABBAYE DE SAINT GUILHEM LE DESERT

ABBAYE DE SAINT GUILHEM LE DESERT

LE PONT DU DIABLE

LE PONT DU DIABLE

SAINT GERMAIN

Evêque de Paris, + en 576 (v. 2020)

 

SAINT CHERON

Martyr au pays Chartrain, Vè siècle

 

SAINT MAUVIEU

Evêque de Bayeux, + vers 480

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 09:10
27 mai 2021

SAINT JULES

 

 

Jules était un combattant expérimenté, autrement dit un vétéran de l’armée romaine. Il servait dans le même corps que Pasicrate et Valention qui avaient reçu récemment la couronne du martyre. Il fut accusé d’être chrétien par ses propres officiers, devant Maxime, gouverneur de la seconde Mésie, aujourd’hui la Bulgarie. Le juge, comme d’habitude, lui fit des promesses s’il abjurait, mais Jules répondit qu’il ne désirait qu’une chose : mourir pour Jésus-Christ afin de vivre éternellement avec Lui. Il fut donc condamné à être décapité.

 

Lorsqu’on le conduisit au lieu de son exécution, un soldat chrétien, Hésychius, qui était aussi en prison et  fut martyrisé quelques jours après, lui dit :

 

- Va avec courage et vole vers la couronne que le Seigneur t’as promise. Souviens-toi de moi qui dois bientôt te suivre. Recommande-moi aux serviteurs de Dieu, Pasicrate et Valention qui nous ont précédés dans la confession du saint nom de Jésus.

 

Embrassant Hésychius, Jules lui répondit :

 

- Hâte-toi, mon cher frère, de venir à nous. Ceux auxquels tu me charges de te recommander ont déjà entendu notre prière : Mandata tua jam audierunt quos salutasti.

 

Ensuite on lui banda les yeux. Présentant son cou au bourreau, il déclara :

 

- Seigneur Jésus, pour le nom duquel je souffre la mort, daigne recevoir mon âme au nombre de celles de tes saints.

 

Son martyre eut lieu le 27 mai 302 à Durostoro (Sillistra) sur le Danube.

 

 

SAINT JEAN Ier

Pape et martyr en 526 (v. 2020)

 

SAINT BEDE

Père de l’Eglise + en 755

 

SAINT EUTROPE

Evêque d’Orange, + après 475

 

SAINT HILDEVERT

Evêque de Meaux et patron de la ville de Gournay en Normandie, + vers l’an 680

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 09:10
26 mai 2021

SAINT AUGUSTIN DE CANTORBERY

 

Apôtre de l’Angleterre

 

 

Les Bretons se réfugièrent dans les montagnes lorsque les Saxons, les Angles et les Jutes, peuples idolâtres de Germanie, envahirent l’île de Bretagne [Grande Bretagne]2. Il y avait environ cent cinquante ans qu’ils étaient maîtres du pays lorsque le ciel fit briller en eux la lumière de l’évangile1.

 

Avant son pontificat, Saint Grégoire le Grand avait formé le projet d’aller leur annoncer la foi ; mais il ne put s'y rendre, le peuple de Rome ayant refusé de le laisser partir. Lorsqu’il fut élu pape, son premier soin fut d’envoyer des missionnaires dans cette partie de l’héritage du Seigneur. Il envoya Augustin, (Austin ou Augustine en anglais), alors prieur du monastère Saint André de Rome. Accompagné de plusieurs disciples, Augustin s’en alla vers ces contrées lointaines et païennes. Après quelques jours de marche, ils arrivèrent à Aix en Provence. Là, plusieurs personnes les effrayèrent, évoquant la cruauté des Anglais : il ne fallait pas y aller sauf si l’on voulait mourir. ! Augustin consulta le pape qui lui dit que c’était le démon qui le retenait :

 

 - Laissez dire les hommes et faites votre devoir de missionnaire.

 

Continuant leur chemin, parcourant la France, ils prirent quelques interprètes et s’embarquèrent. Leur vaisseau aborda l’île de Thanet (sud-est de l’Angleterre dans le Kent) en 596. Ils étaient environ quarante en comptant les interprètes.

 

Dès qu’ils eurent débarqué en Angleterre, Augustin envoya dire à Ethelbert, roi du Kent, qu’il venait de Rome lui apporter une heureuse nouvelle et lui assurer, de la part de Dieu, la possession d’un royaume qui n’aura pas de fin. Le roi fit dire aux missionnaires de rester dans l’île ; il expédia en même temps un ordre pour qu’on leur fournît toutes les choses nécessaires à la vie, jusqu’à ce qu’il eût délibéré sur le parti à prendre. Ethelbert, le plus puissant de tous les souverains de l’Heptarchie, avait au moins une idée du christianisme. En effet, il avait épousé Berthe, fille de Caribert roi de Paris. Cette princesse chrétienne  avait emmené avec elle le saint évêque Luidhard (ou Létard), son aumônier et  directeur de conscience.

 

Quelques jours après, le roi se rendit à l’île de Thanet et s’assit pour donner une audience. Il croyait ainsi qu’il courait moins de danger qu’en restant dans sa demeure au cas où Augustin aurait voulu employer de la magie. Les religieux allèrent trouver le roi en procession avec une bannière ornée d’une croix d’argent et une image du Sauveur peinte sur un panneau de bois. En marchan,t ils chantaient les litanies et récitaient des prières pour le succès de leur entreprise.

 Arrivés près du roi, ils lui annoncèrent les paroles de vie. Le roi les écouta attentivement et leur dit que leur discours était beau et qu’ils lui faisaient de magnifiques promesses ; que jamais on ne lui en avait fait de telles, mais qu’il était peu sûr de leur réussite. Il ajouta que, puisqu’ils étaient venus de si loin, il empêcherait qu’on les atteignent dans leur intégrité  et qu’il leur permettait de prêcher. Il leur donna de quoi subsister et voulut qu’ils demeurassent à Cantorbéry, capitale de ses états.

 

Les saints missionnaires s’établirent à Cantorbéry et s’installèrent dans une ancienne église dédiée à Saint Martin que les Bretons avaient abandonnée et où la reine venait faire ses dévotions. Là, un grand nombre de personnes furent converties et baptisées. Le roi se convertit aussi, suivi d’un grand nombre de ses sujets.

 

Saint Augustin se rendit ensuite auprès de Virgile d’Arles, qui le sacra évêque. Deux raisons semblent avoir déterminé Augustin à faire un si long voyage. Premièrement, Virgile était vicaire du saint siège dans les Gaules et deuxièmement, Augustin voulait consulter l’évêque d’Arles au sujet de sa mission en Angleterre car Saint Grégoire l’avait recommandé à l’évêque des Gaules.

Augustin fut sacré évêque en 597 et baptisa Ethelbert la même année. La lettre de Saint Grégoire concernant la mission en Angleterre est datée du 23 juillet 596. Saint Grégoire a écrit à l’évêque d’Alexandrie,en 598, qu’à la dernière fête de la Nativité, plus de dix mille personnes ont été baptisées chez les Anglais.

 

De retour chez les Anglais, Augustin envoya à Rome Pierre et Laurent pour demander plus de prêtres. Ils lui ramenèrent Mellit, Juste, Paulin, qui furent par la suite nommés évêques, et Rufinien, qui fut le troisième abbé du monastère de Saint Augustin. A cette colonie de nouveaux missionnaires, le pape Grégoire envoya tout ce qui était nécessaire pour la liturgie : vases sacrés, ornements, nappes, parements d’autels et d’églises, ainsi que des vêtements pour les religieux, sans oublier les reliques des apôtres et des martyrs, ainsi que des livres.

 

Il s'établit une correspondance nourrie entre Augustin et le pape Grégoire, où le pape   recommandait de détruire les idoles et d’employer souvent de l’eau bénite pour purifier les temples, puis  ériger des autels et y déposer des reliques. En un mot, pour mettre les restes du paganisme au service de Dieu.

 

De son côté, le roi Ethelbert travailla aussi les vingt dernières années de sa vie à éradiquer le paganisme en éditant des lois en faveur du christianisme et contre le culte des idoles. Il fit fermer tous les temples restés païens. C’est ainsi que la cathédrale de Cantorbéry fut érigée sur les ruines d’un temple. Il fonda aussi hors les murs, l‘abbaye de Saint Pierre et Saint Paul qui prit ensuite le nom de Saint Augustin, ainsi que l’église de Saint André à Rochester etc. Le roi des Saxons Orientaux, Sébert, vint aussi à se convertir ; mais ils eurent moins de chance avec ce roi des Est-Angles :  s’il se convertit, il finit par agir comme un Samaritain.

En 600, Saint Grégoire envoya des présents à Ethelbert et, par une lettre,  le félicita de son zèle pour la religion,  lui assurant qu’il serait certainement sauvé. Ethelbert mourut en 616 après avoir régné cinquante-six ans et fut enterré dans l’abbatiale Saint Pierre et Saint Paul. Il est nommé dans le martyrologe romain le 24 février. Cette même année l’an 600, Augustin reçut le pallium du pape avec le pouvoir d’ordonner des évêques métropolitains.

 

Augustin reçut de Dieu le don des miracles. Il sacra Mellit évêque de Londres ou des Saxons-Orientaux et Juste évêque de Rochester. Ayant converti la quasi-totalité de la Grande-Bretagne, Augustin se tourna vers le Pays de Galles où s’étaient réfugiés les Bretons, peuple farouche et irréductible qui donna du fil à retordre à Augustin, car bien que chrétiens, ils avaient la haine des Anglo-Saxons. Pour les convaincre de se laisser faire, Augustin convoqua tout le clergé breton lors d’un concile. Il  demanda d’amener un malade incurable ; celui qui le guérirait aurait le pouvoir de convertir les autres. Les Bretons acceptèrent le défi et un aveugle fut amené. Les prêtres bretons ne réussirent pas à lui rendre la vue, mais Saint Augustin, se mettant à genoux, implora le Seigneur et rendit la vue à l’aveugle ; cependant les Bretons dirent qu’il n’était pas possible d'abandonner toutes leurs superstitions.  Ils restèrent partiellement dans leurs coutumes semi-païennes. Saint Augustin leur prédit alors qu’ils pâtiraient de la colère de Dieu. En effet, Ethilfrid roi des Anglais du nord, encore païens, vainquit les Bretons lors de la fameuse journée de Caerleon ou Chester où il massacra plus de 1200 Bretons, religieux ou non, dans le monastère de Bangor. Tous n’étaient pas coupables bien entendu.

 

Avant de mourir notre saint évêque désigna Laurent comme son successeur sur le siège de Cantorbéry. Saint Augustin mourut la même année que Saint Grégoire en 604.

 

 

 

 

1. Ptolémée place, après les Cimbres, les Saxons, lorsqu’ils commencèrent à être connus des Romains. Grotins prouve, dans son histoire des Goths, qu’ils avaient une origine commune avec les Gètes ou Goths qui passèrent de la Suède en Germanie ; il fait voir en même temps que ce furent des Gètes de Scythie qui fondèrent la nation gothique. Les grammaires des anciennes langues septentrionales, publiées par Hikes, ne permettent pas de douter que la langue anglo-saxonne  soit dérivée de celle des Gètes de Scythie, laquelle était celtique dans son principe. Pelloutier établit comme un fait certain que la langue des Celtes passa de la Scythie en Asie durant les émigrations des premières colonies de ces peuples et qu’elle devint le fondement et l’origine de la teutonique et de celles qui se parlaient anciennement dans les Gaules, la Scandinavie, la Bretagne et dans presque toute l’Europe. (M. Mallet en excepte le sarmate et le grec, dérivées en partie de l’égyptien et le latin dérivé en partie du grec.) Cette ancienne langue celtique s’est conservée presque entière dans les pays qui n’ont jamais été soumis aux Romains, surtout en Irlande et dans le nord de la Suède. Le teutonique ou gothique du quatrième et du cinquième siècle a de l’affinité avec le gallois, le bas-breton, le basque et paraît en avoir aussi un peu avec l’irlandais. On croit que l’ancienne langue étrusque était un dialecte de la langue celtique. Le français moderne et l’espagnol, quoique dialectes du latin, ont encore plusieurs mots de cette même langue. Le danois, le norvégien et le suédois sont évidemment des dialectes du celtique et ont beaucoup de rapport avec l’allemand, surtout avec celui qui se parle dans la Basse-Allemagne. Les colonies asiatiques de Scythes qui, sous la conduite d’Odin ou Woden, s’établirent dans les provinces méridionales de la Scandinavie et dans le nord de l’Allemagne, y introduisirent en même temps un dialecte du celtique, mais plus doux que les autres ; il y ajoutèrent quelques nouveaux mots et de nouvelles terminaisons. Cette langue était celle des Anglo-Saxons.

 

Les Anglo-Saxons apportèrent en Angleterre le culte des idoles des Goths, lesquelles ne diffèrent pas de celles qu’adoraient les Danois, les Suédois et les Norvégiens, peuples qui avaient tous une origine commune. Voici les noms de ces principales idoles :

 

Thor, dieu du tonnerre, dont les fonctions ressemblaient à celles du Jupiter des Romains ; c’est de lui le jour appelé thursday par les Anglais et jeudi par les Français

 

 Woden, dieu de la guerre, du nom duquel on a formé le mot wednesday qui est le même que notre mercredi

 

 Friga ou Frea, femme de Woden et déesse de l’amour, comme Vénus l’était chez les latins, a donné le nom de friday ou vendredi.

 

Il paraît que Verstegan se trompe en dérivant le mot tuesday, mardi, de tuisco, dieu particulier des Germains ; il vient plutôt de Tys, fils de Woden, dont les Islandais ont formé leur Tysdag qui répond au Tuesday des Anglais ; il peut encore venir de Dysa ou Thija, femme de Thor et déesse de la justice, à laquelle on bâtit plusieurs temples en Suède et au Danemark.

 

Etc.

 

2. C'est à partir de cette période que les Bretons émigrèrent vers le Massif Armoricain.

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT AUGUSTINE DE CANTERBURY

SAINT AUGUSTINE DE CANTERBURY

SAINT PHILIPPE DE NERI

Fondateur de la Congrégation de l’Oratoire en Italie

(v. 2020)

 

SAINT EULETHERE

Pape + en 192

 

SAINT QUADRAT

Evêque d’Athènes

 

SAINT PRISQUE et SAINT SCOT

Martyrs dans l’Auxerrois en 273

 

SAINT ODUVALD

Abbé en Ecosse, + en 698

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 09:10
MONASTERE SAINT URBAIN A SAINT-URBAIN-MACONCOURT (Haute Marne) CE QUI EN RESTE !

MONASTERE SAINT URBAIN A SAINT-URBAIN-MACONCOURT (Haute Marne) CE QUI EN RESTE !

SAINT URBAIN Ier

 

 

Le Pape Urbain succéda à Saint Calixte la troisième année du règne de l’empereur Alexandre. Malgré l’affection que ce prince, naturellement doux, avait pour les chrétiens, ceux-ci étaient encore persécutés dans divers endroits, soit par le peuple, soit par les gouverneurs. Il est dit dans les actes de Sainte Cécile que le pape Urbain soutenait les martyrs et qu’il convertit à la foi un grand nombre d’idolâtres. Il mourut après avoir siégé sept ans. Il porte le titre de martyr dans le sacramentaire de Saint Grégoire et dans le martyrologe de Saint Jérôme publié par Florentinius et dans la liturgie des Grecs. Il est noté par Fortunat et dans plusieurs missels que sa fête se célébrait en France avec beaucoup de dévotion au sixième siècle. On l’enterra dans le cimetière de Prétextat. Il y avait autrefois sur la voie Appienne, près du lieu où il avait été enterré, une église dédiée à son invocation.

 

En 821, on trouva les corps de Sainte Cécile et des Saints Tiburce, Valérien et Urbain que le pape Pascal transféra dans l’église de Sainte Cécile. Léon IV envoya à l’impératrice Ermengarde (fille du comte de Tours), femme de Lothaire Ier, le chef de Sainte Cécile avec les corps des saints papes Sixte et Urbain. Cette princesse les déposa vers l’an 849 dans l’abbaye des chanoinesses qu’elle avait fondée à Erstein, en Alsace. L’empereur Charles IV, qui vint dans cette province en 1353, fit ouvrir à Erstein la châsse  renfermant le corps de Saint Urbain et obtint une partie de ses reliques pour les transférer à Prague. Il ne faut pas le confondre avec un saint du même nom. Le P. Papebroch a montré que le Saint Urbain dont il est question est le même que celui dont le corps fut envoyé au pape Nicolas Ier en 862, qui le donna aux moines de Saint Germain d’Auxerre, dont les reliques se gardent aujourd’hui dans le monastère de Saint Urbain au diocèse de Châlons-sur-Marne1.

 

1. Les reliques furent d'abord déposées dans la Chapelle-du-Pont (lieu de pèlerinage) dépendant de la commune de Saint-Urbain-Maconcourt. Elles seront ensuite transférées dans l'église paroissiale de Saint Etienne.

 

 

SAINTE MARIE-MADELEINE DE PAZZI

Vierge Carmélite + en 1607 (v. 2020)

 

SAINT GREGOIRE VII

Pape et confesseur, + en 1085

 

SAINTE MARIE-SOPHIE BARAT

Vierge, + en 1865 canonisée en 1925

 

SAINT ADHELM ou ALDHELM

Evêque de Shelburne en Angleterre, + en 709

 

SAINT MAXIME ou MAUXE

SAINT VENERAND

Martyrs au diocèse d’Evreux en Normandie en VIè siècle

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 09:10
24 mai 2021

NOTRE DAME AUXILIATRICE

 

Une image de la Sainte Vierge était vénérée en Allemagne, en Belgique et en France sous le titre de Marie, secours des chrétiens. A l’occasion de sa libération, après la captivité de Savone (1814), Pie VII établit à Rome, en l’église de la Minerve, l’archiconfrérie de Notre Dame auxiliatrice et institua la fête du 24 mai. Saint Jean Bosco qui aimait à invoquer la Sainte Vierge sous ce vocable, lui bâtit à Turin une église qui devint le centre de ses œuvres.

 

NOTRE DAME AUXILIATRICE DE NICE (Architecture Art Déco)

NOTRE DAME AUXILIATRICE DE NICE (Architecture Art Déco)

BASILIQUE NOTRE DAME AUXILIATRICE DE TURIN

BASILIQUE NOTRE DAME AUXILIATRICE DE TURIN

SAINT VINCENT DE LERINS

(v. 2020)

 

SAINT DONATIEN et SAINT ROGATIEN

Martyrs à Nantes en 287

 

SAINT JEAN DE PRADO

Franciscain, + en 1636

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 09:10
SAINT DIDIER EVEQUE DE LANGRES

SAINT DIDIER EVEQUE DE LANGRES

SAINT DIDIER1

 

Didier fut dans la charité le modèle des Pasteurs. Les barbares faisant des ravages, lors de leur invasion, dans la région de Langres, il se porta à leur rencontre avec son clergé pour essayer d’arrêter leur férocité ; mais il n’obtint rien et fut massacré avec ceux qui l’accompagnaient. Sigebert place son martyre sous l’empereur Gallien et lors de l’invasion de Chrocus roi des Germains. Tillemont le place en 411 du temps des Alains, des Suèves et des Vandales.

 

1. On le nomme aussi Saint Desiderius, Désir, Dizier, Desery ou Drezery

 

 

SAINT DIDIER

Evêque de Vienne en Dauphiné, martyr en 612

 

SAINTE JULIE

(v. 2020)

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 09:10
SAINT EMILE

SAINT EMILE

SAINT CASTE et SAINT EMILE

 

 

 

Ces deux saints subirent une première persécution mais s’en relevèrent. S’ils furent vaincus dans leur premier combat, dit Saint Cyprien, ils triomphèrent dans le second car après avoir cédé aux flammes, ils obligèrent les flammes à céder. Ils se servirent pour vaincre des mêmes armes que leurs ennemis avaient employées pour les terrasser. Ils demandaient pardon de leur faiblesse en montrant les plaies qu’ils avaient reçues.

 

Dans un sermon qu’il prêcha le jour de leur fête, Saint Augustin dit qu’ils étaient tombés comme Saint Pierre, pour avoir présumé de leurs forces.

 

- Dieu leur fit voir ce qu’ils étaient, et ce qu’Il est ; Il les confondit lorsqu’ils furent présomptueux ; Il les soutint lorsqu’ils eurent reconnu leurs faiblesses ; Il les assista dans leur combat et les couronna après la victoire.

 

Ces saints martyrs souffrirent en Afrique et l’on croit que ce fut en 250, sous l’empereur Dèce.

 

 

SAINT YVES

(v. 2020)

 

SAINT AIGULPHE ou AOUST

Archevêque de Bourges, + en 840

 

SAINT BEUVON

Gentilhomme provençal, + en 985 à Voghera en Italie.

 

SAINTE RITA DE CASCIA

Religieuse Augustine

Canonisée en 1900 par Léon XIII, + en 1457

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 09:07
21 mai 2021
PRESQU'ÎLE DE SAINT JEAN CAP FERRAT

PRESQU'ÎLE DE SAINT JEAN CAP FERRAT

POINTE SAINT HOSPICE ET SA CHAPELLE DU MÊME NOM

POINTE SAINT HOSPICE ET SA CHAPELLE DU MÊME NOM

CHAPELLE SAINT HOSPICE

CHAPELLE SAINT HOSPICE

21 mai 2021

 

SAINT HOSPICE

 

 

Hospice,  appelé également Sospis, s’enferma dans la masure d’une tour abandonnée près de Villefranche-sur-Mer à onze kilomètres de Nice1. Il portait sous son cilice de grosses chaînes de fer et ne vivait que de pain et de dattes. En carême, il redoublait d’austérité et ne se nourrissait que de légumes que les marchands lui apportaient lorsqu’ils allaient en Egypte. Il voulait être comme les anachorètes de ce pays. Le ciel le favorisa du don des miracles et de prophétie.

 

Il prédit les ravages que les Lombards devaient faire en Gaule. Venus jusqu’à sa tour, ces barbares aperçurent la chaîne qui lui entourait le corps : ils le prirent pour un malfaiteur que l’on avait enfermé. Le saint leur avoua qu’il était un criminel et indigne de vivre. Alors un soldat sortit son épée pour lui en mettre un coup sur la tête, mais il fut retenu par une force invisible. Son bras en resta paralysé. Le saint fit un signe de croix sur son bras et lui en rendit l’usage. Le soldat renonça au monde et se mit au service de Dieu auprès de son libérateur, jusqu’à sa mort.

 

Sentant arriver sa dernière heure, Hospice se fit ôter ses chaînes et pria longtemps, prosterné contre terre. Il s’étendit sur un banc où il expira tranquillement le 21 mai 681. Austade, évêque de Nice, enterra son corps. Un miracle, opéré à Lérins par la poussière du tombeau, l’a fait compter au nombre des patrons de cette île. Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain. Ses reliques sont dans différents lieux de la région, où l’on célèbre sa fête le 15 octobre (Villefranche-sur-mer, La Turbie et la chapelle Saint Hospice de Saint-Jean-Cap-Ferrat).

 

1. Dans une presqu’île qui porte le nom du saint et est appelée Santo-Sospir. Aujourd’hui elle est connue sous le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Saint Hospice n'étant plus que la pointe de la presqu'île.

 

SAINT FELIX CANTALICE

(v. 2020)

 

SAINT GODRICK ou GORRY

Ermite en Angleterre, + en 1170

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 09:10
SAINTE PUDENTIENNE

SAINTE PUDENTIENNE

SAINTE PUDENTIENNE

 

Vierge

 

Pudentienne était la sœur de Sainte Praxède et la fille de Prudens, un sénateur romain converti à la foi par les apôtres Saint Pierre et Saint Paul. Sa fête est marquée dans le sacramentaire de Saint Grégoire. Son église  à Rome passe pour la plus ancienne connue. On l’appelait dans les premiers temps l’église du Pasteur. On dit que c’était la maison de Prudens,  lieu où logeait Saint Pierre qui y célébrait les Saints Mystères.

 

BASILIQUE MINEURE SAINTE PUDENTIENNE (Pudenziana). VIA URBANA A ROME

BASILIQUE MINEURE SAINTE PUDENTIENNE (Pudenziana). VIA URBANA A ROME

SAINT PIERRE CELESTIN

Pape, + en 1296

 

SAINT DUNSTAN

Archevêque de Cantorbéry, + en 988

 

SAINT YVES

Confesseur XIIIè siècle, + en 1303 à Tréguier

Patron des avocats

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 09:10
18 mai 2021

SAINT THEODOTE

 

 

Théodote était natif de la ville d’Ancyre, capitale de la Galatie (actuelle Ankara). Dans son enfance, il fut élevé par une pieuse vierge nommée Técuse. S’étant marié, il se fit hôtelier et se consacra à la vente de vin. Malgré les  dangers de cette profession, il se montra toujours bon chrétien. A la fleur de l’âge, il méprisait les biens du monde, soulageait souvent les pauvres et soutenait ses frères dans la foi à ne pas renier leur foi et à subir le martyre. Il condamnait une vie molle et oisive, affirmant qu’elle est mauvaise pour les soldats de Jésus-Christ, et qu’un homme livré aux plaisirs ne peut aspirer à la couronne du martyre. Dieu l’honora du don des miracles. On lit dans ses actes qu’il guérit plusieurs malades par l’imposition des mains. La persécution de Dioclétien ne lui faisait pas peur, ayant vécu toute sa vie en bon chrétien.

 

L’édit publié à Nicomédie en 303 arriva bientôt en Galatie où Théoctène était gouverneur. C’était un homme cruel qui avait promis à l’empereur l’extermination des chrétiens dans sa province. L’édit à peine arrivé à Ancyre, la plupart des chrétiens s’enfuirent, alors que parmi les païens ce n’était que festins et réjouissances. Ils allaient dans toutes les maisons des chrétiens pour les piller, sans trouver d’opposition. Il eût été dangereux de se plaindre. Si quelque chrétien se montrait dans la rue, il était aussitôt mis en prison avec toute sa famille. Un traitement particulier était réservé aux femmes et aux filles. Même les petits enfants étaient massacrés.

Théodote assistait les prisonniers, enterrait les corps des martyrs, en risquant la peine de mort. Le gouverneur avait ordonné de donner toute la nourriture des chrétiens aux idoles, si bien qu’ils mouraient de faim. Pour ne pas être réduits à cette extrémité, il fallait qu’ils participent à l’idolâtrie. Ils ne pouvaient plus faire d’offrandes à l’autel du Seigneur ; mais Théodote avait une provision de blé et de vin, qu’il vendait à prix coûtant. Cela  permettait aux fidèles de faire leurs offrandes à l’autel et de se nourrir. Comme hôtelier était une profession autorisée par la loi, il transforma son hôtellerie en asile pour les chrétiens et en maison de prières où se rassemblaient tous les fidèles pour adorer Dieu ; les malades trouvaient chez lui un hôpital et les étrangers un hospice.

 

Un de ses amis, Victor, fut arrêté. Les prêtres de Diane l’accusèrent de reprocher à Apollon d'avoir forniqué avec sa propre sœur : c’était une honte pour les Grecs d’adorer un tel dieu. Le juge lui offrit sa grâce s’il voulait se conformer à l’édit de l’empereur : - Obéissez et vous serez récompensé, sinon vous subirez toutes sortes de supplices puis  une mort douloureuse. Averti  du danger que courait son ami,Théodote  se précipita à la prison et l’exhorta à tenir ferme dans sa foi. Victor se sentit revigoré par ces paroles et commença à subir les supplices en se les rappelant; mais vers la fin, il flancha et demanda à réfléchir sur les propositions qui lui étaient faites. Il fut reconduit en prison où il mourut de ses blessures. Il laissa un mauvais exemple pour les fidèles et une incertitude dans leur esprit au sujet du salut. Il s’est privé de l’honneur que l’on rend aux martyrs.

A quelques kilomètres d’Ancyre, se trouvait la ville de Malus. Par un effet de la Providence, Théodote y arriva juste au moment où on allait jeter le corps du martyr Valens dans la rivière  Halys. Il put récupérer les restes de ce martyr et, au sortir de la ville,  rencontra quelques chrétiens. Il les invita à se rafraîchir avec lui en s’asseyant dans l’herbe. Il envoya quelqu’un à la ville pour inviter le prêtre pour qu’il récite les prières avant cette collation (Nec enim cibum sumere consueverat sanctus, nisi benedicente presbytero. Act. p. 341) et celle qui implorait le secours du ciel pour les voyageurs.

Ceux qui avaient été envoyés pour chercher le prêtre le rencontrèrent à la sortie de l’église après sexte (midi) ; mais le prêtre les invita dans sa maison pour un repas. Thédote lui dit qu’il devait retourner à Ancyre car les confesseurs (les chrétiens qui confessaient la foi) avaient besoin de lui. A la fin du repas, Théodote demanda au prêtre Fronton de bâtir en ce lieu une chapelle pour y déposer des reliques ; mais le prêtre lui répondit qu’il n’en avait pas ; à quoi Théodote lui répondit qu’il en aurait bientôt. En gage de sincérité, Théodote donna son anneau au prêtre.

 

Parmi ceux que l’on avait arrêtés pour leur foi se trouvaient sept vierges vertueuses. N’ayant pas réussi à leur faire abjurer leur foi, le gouverneur les livra à de jeunes hommes pour qu’elles soient violées. Une des plus âgées, Técuse, tira un jeune à part et lui dit :

 

- Que comptez-vous faire ? Considérez que nous sommes vieilles, et malades. J’ai plus de soixante-dix ans et mes compagnes ne sont guère plus jeunes. Il serait honteux de nous approcher car bientôt nous serons mortes et sans sépulture selon les ordres du gouverneur. Ayant ensuite ôté son voile pour lui montrer ses cheveux blancs, elle ajouta : Laissez-vous attendrir, n’avez-vous pas une mère de mon âge ? Si cela est, qu’elle devienne notre avocate auprès de vous. Nous ne demandons que de verser des larmes. Puisse Jésus-Christ vous récompenser, si, comme je l’espère, vous nous épargnez !

 

Ce discours attendrit les jeunes. Ils mêlèrent leurs larmes aux sept vierges et s’en allèrent,  prenant conscience de l’inhumanité du juge.

 

Ayant appris qu’elles avaient conservé leur virginité, Théoctène imagina un autre moyen pour les vaincre. Il se proposa de les initier aux mystères de Diane et de Minerve et d’en faire des prêtresses. Les païens allaient tous les ans laver l’image de leurs déesses dans un étang voisin. Ce jour-là, le gouverneur força les vierges à être de la fête. Les sept vierges furent placées dans des chariots découverts qui accompagnaient les déesses. Elles étaient debout, toutes nues (ce qui à l’époque était une très grave insulte faite à une femme vierge) précédant les chariots des déesses. Théoctène fermait la marche, entouré de ses gardes.

Cependant Théodote, en prière avec d’autres chrétiens depuis la pointe du jour jusqu’à midi, apprit que Técuse et ses compagnes avaient été noyées dans l’étang. Il demanda comment cela s’était passé. On lui répondit qu’elles avaient refusé les vêtements blancs, les couronnes de fleurs et qu’alors on leur avait attaché une pierre autour du cou avant de les jeter à l’eau. Théodote délibéra avec Polychrone pour savoir comment récupérer les corps, car le gouverneur avait posté une garde tout autour de l’étang. Ne pouvant rien faire, il s’endormit et eut une vision où Técuse lui reprochait de laisser leurs corps dans l’eau, prêts à être dévorés par les poissons. Levez-vous, lui dit-elle, combattez et allez à l’étang ; mais méfiez-vous d' un traître.

 

Au réveil, les chrétiens se rendirent à l’étang mais la garde était toujours là. Alors, le soir, ils s’armèrent de faux pour couper les cordes des martyres qui les maintenaient attachées aux pierres. Il n’y avait pas de lune et le ciel était couvert. Arrivés au lieu d’exécution, ils furent saisis d’horreur en voyant les têtes coupées au bout de piques et les reste hideux des corps brûlés, mais une voix appelait Théodote et lui disait d’avancer sans crainte. Alors ils firent un signe de croix et virent une croix lumineuse dans le ciel du côté de l’orient. Se mettant à genoux, ils adorèrent Dieu et continuèrent à avancer. Ils continuèrent leur chemin sous une pluie battante, butant sur tous les obstacles. Continuant de prier ils furent exaucés : ils virent un flambeau leur indiquant le chemin à suivre. Au même instant, deux hommes vêtus d’habits éclatants leur apparurent et leur dirent :

 

- Prenez courage Théodote, le Seigneur a écrit votre nom parmi celui des martyrs ; il nous envoie pour vous recevoir. C’est nous que l’on appelle pères. Vous trouverez près de l’étang Saint Sosandre armé, dont la vue épouvante les gardes ; mais vous n’auriez pas dû prendre un traître avec vous.

 

L’orage continuait et le tonnerre grondait. La tempête accompagnée d’un vent furieux gênait beaucoup les gardes, mais ils étaient toujours à leurs postes. Voyant arrivé un homme fortement armé et environné de flammes, ils s’enfuirent. Suivant leur guide, les fidèles arrivèrent au bord de l’étang. Le vent soufflait tellement fort que l’eau se retirait laissant apparaître les corps des vierges. Théodore et ses compagnons les emmenèrent et les enterrèrent près de l’église des patriarches. Les noms des sept vierges étaient : Técuse, Alexandrie, Claudie, Euphrasie, Matrone, Julitte et Phaine.

 

Le lendemain, la ville était en ébullition car on avait enlevé les corps des vierges. Dès qu’un chrétien était vu, on le mettait à la question. Apprenant cela,  Théodote voulut aller se livrer, mais il en fut empêché par ses frères. Déguisé en paysan, Polychone  se rendit sur la place publique pour voir ce qu’il se passait ; mais il fut reconnu, questionné, et avoua pour éviter la mort, que c’était Théodote qui avait fait le coup. Le gouverneur ordonna aussitôt qu’on exhumât les corps et qu’on les brûlât. Les chrétiens reconnurent alors que Polychrone était un traître et qu’on les avait avertis.

Informé de la trahison, Théodote fit ses prières, dit adieu à ses frères, et se prépara au combat. Il marcha en direction de son supplice mais fut arrêté par deux marchands qui le protégèrent momentanément ; mais ne voulant pas différer, il se rendit auprès du gouverneur. Celui-ci lui fit des promesses mirobolantes, affirmant qu’il le ferait grand prêtre d’Apollon. Théodote lui répondit en lui montrant l’abomination de ses crimes, contrairement à la sainteté et à la sagesse des chrétiens et aux miracles de Jésus-Christ. Les païens devinrent furieux. Les prêtresses de Diane et de Minerve, transportées de rage, s’arrachaient les cheveux, déchiraient leurs habits et mettaient en pièces les couronnes qu’elles avaient sur la tête. La populace demandait justice contre l’ennemi des dieux.

Théodote, fut étendu sur le chevalet où chacun venait le tourmenter pour montrer son zèle. On versa ensuite du vinaigre sur ses plaies et on les brûla… Son martyre dura cinq jours… pour finir on le décapita.

 

/…./

 

Le bûcher sur lequel on le plaça fut entouré d’une lumière si éclatante que personne ne pouvait s’approcher pour l’allumer. Le gouverneur ordonna alors que ces restes fussent gardés par des soldats.

 

Ce même jour Fronton, prêtre de Malus, vint à Ancyre pour chercher les reliques que Théodote lui avait promises. Il venait avec l’anneau du saint laissé en gage. Dans la soirée, son ânesse qui portait du vin de ses vignes vint à s’arrêter d’épuisement au pied du bûcher, sans doute par un effet de la Providence. Les gardes proposèrent à Fronton de rester avec eux. Ils avaient construit une cabane de branchages et allumé un feu pour cuire leur repas. Ils proposèrent à Fronton de le partager et, en échange, celui-ci leur offrit de l'excellent vin. Quelques uns en abusèrent et s’échauffèrent un peu. Ils racontèrent alors les événements, comment les sept vierges avaient été enlevées par un homme de bronze et qu’ils gardaient le corps de cet homme. Le prêtre leur demanda des explications ; alors ils racontèrent tout, en donnant des noms et en précisant que l’homme s’appelait Théodote et qu’ayant souffert de façon insensible, ils l’avaient surnommé l’homme de bronze. Profitant de l’assoupissement des gardes, Fronton prit l’anneau et le glissa au doigt du martyr. Il chargea le corps et la tête du martyr sur son ânesse et la laissa aller seule. Elle retourna instinctivement au village de Malus. Depuis on y a bâti une église sous l’invocation de Saint Théodote. Ce fut ainsi que s’accomplit la promesse que le saint martyr avait faite à Fronton de lui fournir des reliques.

 

LES SEPT VIERGES

LES SEPT VIERGES

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 09:10
17 mai 2021

SAINT PASCAL BAYLON

 

 

Pascal est né en 1540 à Torre-Hermosa, petit bourg du royaume d’Aragon. Ses parents, très vertueux,étaient cultivateurs. Il suivit leurs traces. Les revenus de sa famille étaient trop maigres pour qu’ils puissent l’envoyer à l’école, mais il suppléa de la manière suivante ; quand il allait surveiller les troupeaux dans les prés, il emportait toujours un livre avec lui et à chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un d’instruit, il lui demandait de l’aider. Avec cette méthode, il sut bientôt lire et écrire. Cet avantage lui permit de s’instruire dans la religion avec des livres.

Lorsqu’il atteignit son adolescence, il se fit employer berger chez un patron. Ce dernier n’avait qu’à se louer d’un gardien de bêtes aussi consciencieux et se proposa de l’adopter et d’en faire son héritier ; mais il refusa, pensant que s’il acceptait cette proposition elle l’éloignerait du Seigneur : le Sauveur était venu non pour être servi, mais pour servir. Ce fut dans son travail qu’il acquit l’habitude de s’entretenir avec Dieu en priant à genoux en pleine nature. Il pouvait dire avec David : Heureux celui que vous instruisez vous-même, ô mon Dieu (Ps. XCIII, 12). Il était devenu comme beaucoup de contemplatifs, à savoir que la consolation qui est communiquée aux âmes pieuses par le Saint-Esprit, est infiniment plus grande que tous les plaisirs du monde, fussent-ils réunis en un seul et même homme. Elle fait, pour ainsi dire, dissoudre le cœur par un vif sentiment de joie qu’il n’est pas capable de contenir.

C’est alors que le serviteur de Dieu chantait avec le roi prophète : Mon âme se réjouira dans le Seigneur, et elle triomphera de sa délivrance. Tous mes os s’écrieront : Seigneur, qui est semblable à vous (Ps. XXXIV). Dieu dans cette vallée de larmes, changera ses déserts en un lieu de délices, et sa solitude en un jardin du Seigneur. On y verra partout la joie et l’allégresse ; on y entendra les actions de grâces et les cantiques de louanges à la gloire de l’Eternel (Isaïe, LI, 3).

 

Souvent absorbé par la prière, il ne gardait pas très bien ses chèvres qui allaient dans les terrains d’autrui, alors il changea de maître, mais ses nouveaux compagnons juraient sans arrêt, se disputaient et se battaient. Il forma dons le projet de les quitter pour ne pas subir leur influence.

 

A force de prier pour demander à Dieu quelle voie il devait suivre, il pensa qu’il devait se faire religieux. Certaines personnes lui indiquèrent alors un couvent richement doté ; mais cela ne lui convenait pas. Il lui fallait un lieu plus pauvre.

A l’âge de vingt ans, il quitta son maître et se rendit dans le royaume de Valence où se trouvait un couvent de Franciscain déchaussés que l’on appelait Soccolans. Ce couvent était situé dans le désert, à côté de la ville de Montfort. Il entra au service des fermiers du voisinage pour garder les troupeaux. Sa vie exemplaire fut bientôt connue dans toute la région. On ne parlait que de lui sous le nom du Saint Berger. Enfin il résolut d’aller se présenter au couvent et demanda à être frère convers en 1564.

Il y fit son noviciat et mena une vie très austère, mais quand ses supérieurs lui donnaient l’ordre d’arrêter ses pénitences trop sévères, il obéissait toujours. Souvent, comme c’était la coutume dans l’Ordre, il changeait de couvent mais ne s’en plaignait jamais.

 

Le général de l’Ordre (Christophe de Cheffontaines)  étant à Paris, Pascal fut député vers lui pour les affaires de sa province. Il partit sans s’occuper des dangers à courir, car à cette époque beaucoup de villes qu’il devait traverser étaient aux mains des huguenots. Il fit le voyage pieds nus avec son habit de Franciscain. Les hérétiques le poursuivirent souvent avec des pierres et des bâtons. Il reçut même une blessure à l’épaule dont il resta estropié toute sa vie. Parfois même il fut arrêté comme espion, mais il s’en sortait toujours.

 

Après avoir accompli sa mission, de retour en Espagne, bien que fatigué, il reprit aussitôt son travail. Jamais il ne parlait des dangers qu’il avait encourus pendant sa mission, en les omettant lors de ses récits de voyage.

 

Dans la dernière partie de sa vie, il passait une partie de la nuit au pied des autels, tantôt à genoux tantôt prostré contre terre. Il avait aussi une grande dévotion pour la Mère de Dieu à qui il demandait de le préserver du péché.

 

Saint Pascal Baylon mourut à Villa-Réale près de Valence le 17 mai 1592 à l’âge de 52 ans. Pendant les trois jours, que son corps fut exposé, il s’opéra un grand nombre de miracles. Paul V le béatifia en 1618 et Alexandre VIII le canonisa en 1690.

BASILIQUE SAINT PASCAL BAYLON A VILLA REAL

BASILIQUE SAINT PASCAL BAYLON A VILLA REAL

SAINT TROPEZ

Martyr, (v. 2020)

 

SAINT POSSIDIUS

Evêque de Calame en Numidie, + en 430

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 09:10
SAINT SIMON STOCK ET LE SCAPULAIRE

SAINT SIMON STOCK ET LE SCAPULAIRE

SAINT SIMON STOCK

 

 

Simon était issu d’une famille du Kent. Dès son enfance, il se tourna vers Dieu et voulut l’aimer de façon parfaite. A l’âge de douze ans, il se retira dans le désert et établit sa demeure dans le creux d’un chêne, ce qui lui fit donner le surnom de Stock. Là, il vivait dans l’exercice de la prière et mortifiait son corps par des jeûnes continuels. Il ne buvait que de l’eau et se nourrissait de plantes et de fruits sauvages.

 

Le Bienheureux Albert, patriarche de Jérusalem, avait donné une Règle vers l’an 1205, aux ermites du Mont Carmel, connus depuis sous le nom de Carmes. Jean Lord Vescy et Richard Lord Gray de Codnor, revenant de Terre Sainte amenèrent avec eux en Angleterre quelques uns de ces religieux. Peu de temps après, le premier de ces seigneurs leur bâtit une maison dans la forêt de Holme (près d’Alnewick dans le Northumberland) et le second leur en fit bâtir une autre dans le bois d’Aylesford (près de Rochester dans le comté de Kent). Ces deux couvents sont devenus célèbres (1240) et ont persisté jusqu’à la prétendue réforme d’Henri VIII.

 

Simon, qui depuis vingt ans menait une vie de reclus, fut attiré par ces nouveaux religieux qui se dévouaient à la Sainte Vierge et menaient une vie aussi austère que la sienne. Il les rejoignit en 1212.

Après sa profession, on l’envoya étudier à Oxford puis il revint dans son couvent. En 1215, il fut élu vicaire général.

Quelques clameurs s’étant élevées contre le nouvel institut, Simon se rendit à Rome en 1226 et obtint du pape Honorius III une confirmation de la Règle donnée par le Bienheureux Albert ; il en obtint aussi une de Grégoire IX en 1229.

Quelque temps après, il alla visiter ses frères du Mont Carmel et il passa six ans en Palestine. En 1237, il assista au chapitre général. Il fut décidé que la plus grande partie des moines passeraient en Europe à cause de la persécution des Sarrasins. L’année suivante, plusieurs partirent pour l’Angleterre et furent suivis en 1244 par Simon et par Alain, cinquième général de l’Ordre qui nomma Hilarion son vicaire pour ceux qui restaient sur le Mont Carmel en Palestine. Les carmes avaient alors cinq maisons en Angleterre.

Au chapitre général qui eut lieu à Aylesford en 1245, Alain donna sa démission et Simon fut élu pour le remplacer. La même année, il fit confirmer de nouveau la Règle par le pape Innocent IV et obtint en 1251 que son Ordre fût directement sous la protection du Saint Siège.

 

Durant le généralat de Simon, l’Ordre des Carmes ne fut jamais aussi étendu avec des maisons dans toute l’Europe, mais surtout en Angleterre.

 

Quelque temps après, Simon institua la Confrérie du Scapulaire afin de réunir par la piété tous ceux qui voudraient spécialement honorer la Sainte Vierge. Plusieurs écrivains carmes disent qu’il institua cette confrérie après une vision de la Mère de Dieu qui lui apparut le 16 juillet. Plusieurs papes approuvèrent cette confrérie et lui accordèrent de grands privilèges (Bulles de Pie V, de Clément VIII, de Paul V, de Clément X, etc.).

Les frères du scapulaire sont assujettis à certaines Règles, qui n’obligent cependant pas sous peine de péché. Ils doivent porter un petit scapulaire sous leurs vêtements (le grand scapulaire est celui que les moines portent sur leur robe), réciter chaque jour l’office de l’Eglise ou de la Sainte Vierge. Ceux qui ne savent pas lire substituent à l’office sept Pater, sept Ave et sept Gloria Patri. Ils ne doivent pas manger de viande les mercredis, les vendredis et samedis, ou s’ils ne peuvent faire abstinence ces jours-là, ils sont obligés pour y suppléer de réciter sept fois le Pater, l’Ave etc. On dit que Simon guérit plusieurs malades en leur donnant le scapulaire. Edouard roi d’Angleterre et Saint Louis roi de France faisaient partie de cette confrérie.

 

Simon fut général de l’Ordre pendant vingt ans. Il fut honoré du don des miracles et de la prophétie, ce qui contribua à l’extension de l’ordre (à sa suppression par Henri VIII, il y avait quarante maisons de carmes en Angleterre).

 

Invité à aller en France,  Saint Simon s’embarqua pour Bordeaux et y mourut quelques mois après son arrivée, le 16 juillet 1265. Il avait cent ans. Il fut enterré dans la cathédrale et rapidement honoré parmi les saints. Le pape Nicolas III autorisa sa fête à Bordeaux le 16 mai et Paul V étendit cette autorisation à tout l’Ordre des carmes.

 

PETIT SCAPULAIRE DE 3 cm

PETIT SCAPULAIRE DE 3 cm

PETIT SCAPULAIRE DE 8 cm

PETIT SCAPULAIRE DE 8 cm

SAINT JEAN NEPOMUCENE

Martyr en 1385 (v. 2020)

 

SAINT UBALD

Evêque de Gubio en Ombrie, + en 1160

 

SAINT PEREGRIN

Premier évêque d’Auxerre, martyr en 304

 

SAINT ABDJESUS ou HEBEDJESUS

et  SAINT ABDAS

Evêques de Cascar en Chaldée, et leurs compagnons martyrs.

 

SAINT FALE

Abbé en Champagne, milieu du sixième siècle.

 

SAINT GERMER ou GERMIER

Evêque de Toulouse, + peu après 560

 

SAINT HONORE

Evêque d’Amiens

 

SAINT RENOBERT

Evêque de Bayeux

 

SAINT ANOBERT

Evêque de Sées

 

SAINT BRENDAN L’ANCIEN

Abbé en Irlande + en 578

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 09:10
EGLISE SAINT AUSTREMOINE A ISSOIRE

EGLISE SAINT AUSTREMOINE A ISSOIRE

SAINT CASSIUS

SAINT VICTORIN

SAINT MAXIME

SAINT ANTOLIEN

SAINT LINGUIN

et plusieurs autres martyrs en Auvergne

 

 

Saint Grégoire de Tours est le seul auteur qui fournisse quelques lumières sur ces saints martyrs. Il dit qu’ils souffrirent lorsque Chrocus, un des rois Allemands, ravagea  les Gaules et surtout l' Auvergne, entre le troisième et le quatrième siècle.

 

Victorin servait le prêtre du fameux temple appelé Vasse en celtique. Quelques conférences qu’il eut avec Cassius que l’on croit avoir été élevé au sacerdoce par Saint Austremoine, apôtre de l’Auvergne, lui ouvrirent les yeux sur l’impiété et les superstitions païennes. Il embrassa le christianisme et fit de Cassius le compagnon de ses travaux apostoliques ; il lui est aussi associé dans la gloire du martyre en l’an 266. Ces deux saints sont honorés en Auvergne le 15 mai. Une église paroissiale de la ville de Clermont porte le nom de Saint Cassius ou Cassi [non trouvé]. Quelques martyrologes joignent à eux Saint Maxime dont la vie et les actions sont inconnues.

 

Saint Antolien ou Anatolien est nommé le 6 février dans le martyrologe attribué à Saint Jérôme et dans ceux d’Adon, d’Usuard, de Notker, etc. On bâtit au cinquième siècle une église en son honneur et on y déposa ses reliques ; elles furent ensuite transférées dans celle de Saint Gal, puis dans celle de Saint Allyre.

 

Les actes de Saint Liminus ou Linguin, qui subsistaient du temps de Saint Grégoire de Tours, ne sont pas parvenus jusqu’à nous. La fête de ce saint est le 29 mars et celle de la translation de ses reliques le 13 mai.

 

 

SAINT PIERRE LAMPSAQUE

SAINT ANDRE

ET LEURS COMPAGNONS MARTYRS en 250 (v. 2020)

 

SAINT JEAN BAPTISTE DE LA SALLE

Confesseur, + à Rouen en 1719

 

SAINT EUFRAISE

Evêque de Clermont en Auvergne, + en 514 ou 515

 

SAINTE DYMPNE

Vierge et martyre aux Pays-Bas, septième siècle

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 09:10
14 mai 2021

SAINT PACOME

 

Pacôme est regardé ainsi que Saint Antoine comme le patron des cénobites. En effet il est le premier à avoir écrit une Règle monastique.

 

Pacôme est né en Haute-Thébaïde vers l’an 292. Ses parents, idolâtres, l’élevèrent dans la religion et la science égyptienne. Il montra dès sa jeunesse beaucoup de douceur et de modestie et montrait un dégoût certain pour les cérémonies païennes.

A l’âge de vingt ans, il fut enrôlé dans les troupes de l’empereur. On pense qu’il s’agit de Maximin1 qui soumit l’Egypte en 310 et qui, dans les années suivantes, fit d’importants recrutements pour combattre Licinius et Constantin.

 

Pacôme et les autres recrues furent embarqués sur des bateaux qui descendaient le Nil jusqu’à Thèbes ou Diospolis, capitale de la Thébaïde. Dans cette ville, il y avait beaucoup de chrétiens. Ceux-ci eurent pitié de ces pauvres soldats  que l’on traitait fort mal et qui étaient tout le temps enfermés. Alors ils leur procurèrent tous les secours possibles.

Pacôme voulut savoir qui étaient ses bienfaiteurs. Ayant appris qu’ils croyaient en Jésus-Christ, fils de Dieu et qu’en faisant le bien sur terre ils s’assuraient une récompense future, Pacôme n’eut plus qu’une seule envie, faire comme eux.

 

Maximin ayant été battu, son armée se dispersa et la guerre prit fin. Libéré, Pacôme se rendit dans un village de la Thébaïde où les chrétiens avaient une église. Il se mit au nombre des catéchumènes. Après les épreuves ordinaires, il fut admis au sacrement de régénération. Depuis qu’il connaissait la Religion, il n’avait cessé de faire cette prière :

 

- O Dieu, créateur du ciel et de la terre ! Jetez sur moi un regard de pitié ; délivrez-moi de mes misères ; enseignez-moi le vrai moyen de me rendre agréable à vos yeux. Tout mon désir et toute mon étude seront de vous servir et d’accomplir votre sainte volonté.

 

Plein de bonnes résolutions, son premier soin fut de choisir un guide sage et éclairé. Ayant entendu parler d’un vieillard nommé Palémon qui vivait dans le désert (dans le sens, en dehors des lieux habités) avec beaucoup de sainteté, il alla le trouver  pour se placer sous sa conduite ; l’homme lui conseilla de se rendre dans un monastère, sa propre vie étant trop austère. Il lui dit :

 

- Considère mon fils, que du pain et du sel sont toute ma nourriture ; l’usage du vin et de l’huile me sont inconnus. Je passe la moitié de la nuit à chanter des psaumes ou à méditer les Saintes Ecritures. Quelquefois, il m’arrive d’être toute la nuit sans dormir.

 

Pacôme ne se sentit pas découragé et promit au vieillard de faire tout ce qu’il ordonnerait. Palémon lui donna alors l’habit. Pacôme prit goût à la solitude et se mit à étudier. Les deux ermites récitaient les psaumes ensemble ; travaillaient de leur mains pour gagner de quoi vivre et assistaient les pauvres.

 

Pacôme se détacha des créatures pour se tourner uniquement vers Dieu et se forma à l’humilité, la patience et la douceur. Souvent il priait les bras en croix, posture en usage à l’époque.

Parfois, Palémon lui ordonnait de transporter du sable d’un endroit à un autre jusqu’à ce que l’envie de dormir  lui fût passée, car dans ses prières Pacôme s’endormait souvent.

Palémon lui dit un jour de préparer le repas de Pâques. Pacôme mit de l’huile et du sel dans les légumes qu’ils devaient manger avec du pain. Le vieillard fit sa prière mais voyant l’huile, il dit :

 

- Mon Sauveur a été crucifié et je me flatterais au point de manger de l’huile ?

 

Il ne put se résoudre à manger.

 

Pacôme se rendait quelquefois dans un vaste désert nommé Tabenne (au diocèse de Tentyre près de Diospolis)) sur les bords du Nil. Là, il entendit une voix qui lui disait de bâtir un monastère pour tous ceux qui seraient envoyés par Dieu pour le servir. A la même époque, il reçut d’un ange les instructions touchant à la vie monastique. Ayant rejoint Palémon, ils allèrent à Tabenne et y bâtirent une petite cellule en 325, vingt ans après que Saint Antoine eut fondé son premier monastère. Peu de temps après, Palémon rendit son âme à Dieu. Il est honoré le 11 janvier dans le martyrologe romain.

Le premier disciple de Pacôme fut son frère aîné Jean. En peu de temps, il se vit à la tête de cent moines. Depuis sa conversion, il ne se couchait jamais pour dormir, mais se reposait assis et ne terminait jamais ses repas.

 

Ses moines mangeaient toujours avec leur capuchon sur la tête pour ne pas se voir les uns les autres. Leurs robes n’avaient pas de manches et, lorsqu’il faisait froid, ils se couvraient d’une peau de chèvre blanche à laquelle ils donnaient le nom de mélote. Ils communiaient régulièrement le premier et le dernier jour de la semaine. Après le noviciat, Pacôme leur faisait prononcer des vœux, mais aucun moine n’était ordonné prêtre. Les monastères étaient desservis par des prêtres de l’extérieur. Tout le monde devait travailler selon ses forces et personne ne restait sans rien faire. On prenait grand soin des malades et Pacôme les servait lui-même. La loi du silence était absolue et un moine ne pouvait poser une question que par signes. Lors de la mort de l’un d’entre eux, une messe était célébrée pour le repos de son âme. Les personnes faibles étaient accueillies comme les autres s’ils avaient la vocation (Saint Jérôme nous a donné la traduction de la Règle de Saint Pacôme que nous possédons encore).

 

Pacôme bâtit encore six monastères proches les uns des autres. En 338, il choisit comme résidence celui de Pabau ou Pau. Ce monastère devint encore plus célèbre que celui de Tabenne. Il bâtit encore une église dans un village voisin, sur les conseils de Sérapion, évêque de Tentyre, pour les gardiens de troupeaux. Quelque temps, il y fit office de Lecteur. Son évêque voulant l’ordonner prêtre, il refusa par humilité.

 

Saint Athanase qui avait une grande admiration pour Pacôme vint le voir à Tabenne en 333.

 

Pacôme avait une sœur qui voulait se consacrer à Dieu. Ne pouvant la recevoir dans son monastère, il lui en fit bâtir un pour les femmes, de l’autre côté du Nil : il fut bientôt rempli de vierges zélées.

 

/…/

 

Dieu donna à Pacôme le don des miracles et de la prophétie. Il prédit le relâchement qui dans les siècles à venir, allait défigurer l’Ordre.

En 348, accusé de malversations mensongères, il fut convoqué devant un concile à Latopolis, mais confondit tous ses accusateurs et reçut les félicitations des pères du concile. L’année suivante, le monastère fut atteint par la peste. Une centaine de religieux en moururent dont Pacôme. Il avait cinquante-sept ans. Ses monastères comprenaient alors sept mille religieux. Son Ordre subsista jusqu’au onzième siècle.

 

1. D’autres auteurs pensent que c’est Constantin.

 

EGLISE SAINT PACOME AU QUEBEC

EGLISE SAINT PACOME AU QUEBEC

SAINT BONIFACE

Martyr vers 307

 

SAINT PONS

Martyr  en 258

 

SAINT EREMBERT

Evêque de Toulouse + 671

 

SAINT CONDE

prêtre et ermite + vers 685

 

SAINT CARTHAG Le Jeune, surnommé MOCHUDA

Evêque en Irlande + en 637

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 09:10
RELIQUAIRE DE SAINT SERVAIS

RELIQUAIRE DE SAINT SERVAIS

SAINT SERVAIS

 

 

Servais (en latin Servatius, ou Arvatius) reçut honorablement Saint Athanase lors de son exil. Il prit son parti et se montra très zélé pour l’Eglise au concile de Sardique (Sofia en Bulgarie). Il fut du nombre des évêques assemblés à Rimini par ordre de l’empereur Constance et  s’opposa fortement aux manœuvres des Ariens. Ceux-ci ayant trompé la plupart des évêques catholiques par une formule de foi conçue en termes capiteux, Servais travailla de toutes ses forces à prévenir les maux que faisait craindre la conduite qu’avaient tenue les pères du concile de Rimini.

 

On lit dans Saint Grégoire de Tours que Servais prédit l’invasion des Gaules par les Huns ; qu’il tâcha de fléchir la colère divine par des veilles, des jeûnes, des larmes et des prières et qu’il fit un pèlerinage à Rome en 382, afin d’intéresser les apôtres Saint Pierre et Saint Paul en faveur de son peuple ; mais, ajoute le même auteur, Dieu lui révéla qu’Il avait résolu de punir les péchés des Gaulois par le fléau de la guerre ; il lui assura toutefois qu’il ne verrait pas les maux arriver. Fondant en larmes, Servais retourna à son diocèse de Tongres1 où il mourut peu de temps après son arrivée, le 13 mai 384. Il avait été évêque pendant trente-sept ans.

Saint Grégoire raconte qu’on éleva une église sur son tombeau, sur lequel s’opérèrent plusieurs miracles. La plus grande partie de ses reliques se trouve dans la collégiale de Maastricht.

 

1. Tongres est situé en Belgique non loin de la ville de Maastricht qui, elle, se trouve actuellement aux Pays-Bas. Elle fut ruinée par Attila "peu de temps" après la mort de Saint Servais ; elle n’a plus rien de son ancienne splendeur. Le siège épiscopal fut, l’année suivante, transféré à Maastricht.

Attila ravagea une partie de la Gaule en 451 selon la date de l'histoire officielle avant d'être battu par le général romain Ætius à la bataille des Champs Catalauniques, appelés Durocatalaunum à cette époque. Cet endroit est situé à côté de Châlons-sur-Marne.

 

BASILIQUE SAINT SERVAIS A MAASTRICHT

BASILIQUE SAINT SERVAIS A MAASTRICHT

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