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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 09:10
SAINTE FLAVIE DOMITILLE ENTOUREE DES SAINTS NEREE ET ACHILL2E

SAINTE FLAVIE DOMITILLE ENTOUREE DES SAINTS NEREE ET ACHILL2E

SAINTE FLAVIE DOMITILLE

 

 

Nous apprenons d’Eusèbe que cette sainte fille était la sœur du consul Flavius-Clemens, et petite-nièce de l’empereur Domitien, martyrisée pour sa foi.

 

Domitien la bannit dans l’île de Ponza (île de Ponza, dans la mer Tyrrhénienne à 33 km. à l’ouest du Mont Circé : San Felice Circeo), après avoir condamné son oncle à mort. Elle y vécut avec Saint Nérée et Achillée, ses eunuques, dans une piété chrétienne. Les cellules dans lesquelles ils vécurent subsistaient encore trois cents ans après leur martyre. On lit dans Saint Jérôme que Sainte Paule, se rendant de Rome à Jérusalem, alla les visiter. Saint Jérôme appelle ce bannissement un long martyre.

 

Nerva et Trajan rappelèrent les personnes exilées par Domitien. On lit dans les actes de Saint Nérée et Achillée que Sainte Domitille alla à Terracine et qu’elle fut brûlée sous Trajan pour avoir refusé de sacrifier aux idoles. On garde ses reliques avec celles Saint Nérée et Achillée, qui sont associés à sa gloire au ciel, l’ayant auparavant été sur la terre1.

 

1. Flavie Domitille, surnommée l’Ancienne, était la fille de Domitille, sœur de l’empereur Domitien. Ce prince la maria à Saint Flavius-Clemens son cousin germain, lequel était fils d’un frère de Vespasien. Flavius-Clemens ayant été mis à mort pour sa foi, Domitille fut citée en justice pour cause de religion, et sur le refus qu’elle fit de passer à de secondes noces, on la bannit dans l’île de Pandataria (aujourd’hui de Sainte Marie) près de Pouzzoles. Il est probable qu’elle retourna à Rome, ou du moins sur le continent, lorsque Domitien eut été assassiné. Elle eut de Flavius-Clemens deux fils, auxquels on fit prendre les noms de Domitien et Vespasien. Comme l’empereur Domitien les destinait à être ses successeurs, il confia le soin de leur éducation au célèbre Quintilien. Flavie Domitille, dont nous venons de parler, était la tante de Sainte Flavie-Domitille, vierge et martyre (d'après Tillemont).

 

 

SAINTS NEREE et ACHILLEE

Martyrs (v. 2020)

 

SAINT PANCRACE

Martyr à quatorze ans en 304

 

SAINT EPIPHANE

Archevêque de Salamine à Chypre. Père et docteur de l’Eglise, + en 403

 

SAINT GERMAIN

Patriarche de Constantinople, + en 733

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 09:11
SAINT PHILIPPE APÔTRE

SAINT PHILIPPE APÔTRE

SAINT PHILIPPE et SAINT JACQUES Le Mineur

 

 

 

Philippe apôtre était, comme Pierre et André, de Bethsaïde en Galilée. C’est à lui que nous devons cette parole de notre Seigneur : Philippe qui me voit, voit aussi mon Père (év.). Aller au Christ, c’est aller à Dieu.

 

Jacques apôtre (voir le premier mai) appelé le Mineur pour le distinguer de l’autre apôtre Saint Jacques que l’on fête le 25 juillet, était de Cana en Galilée ; il était le cousin de Jésus par sa mère. Il fut le premier évêque de Jérusalem. Sommé par le grand prêtre de renier son maître, il fut précipité du haut de la terrasse du Temple et eut la tête brisée d’un coup de massue1.

 

 

1. Les dates des fêtes de certains saints ont été changées au cours des siècles. Aujourd’hui Saint Jacques le Mineur est fêté ce jour alors qu’au dix-neuvième siècle il l’était le premier mai.

 

 

SAINT MAMERT

Evêque de Vienne en Dauphiné, + en 477 (v. 2020)

 

SAINT MAÏEUL

Abbé de Cluny, + en 994

 

SAINT GENGOUL

Martyr en Bourgogne en 760

 

SAINT GAUTIER

Abbé des Chanoines Réguliers de l’abbaye de Lesterps en Limousin, + en 1070

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 09:10
ABBAYE DE KEMPTEN

ABBAYE DE KEMPTEN

SAINT GORDIEN et SAINT EPIMAQUE

 

 

Ces saints martyrs sont nommés dans tous les calendriers de l’Eglise latine depuis le sixième siècle. Epimaque souffrit à Alexandrie en 250 avec un autre chrétien nommé Alexandre. On les jeta tous les deux en prison ; on les tira ensuite pour les fustiger et pour leur déchirer les côtés avec des ongles de fer. Enfin ils furent brûlés tous les deux dans la chaux vive. Ce que nous venons de dire est rapporté par Denys d’Alexandrie, qu’Eusèbe cite dans le chapitre XLI du sixième livre de son Histoire ecclésiastique.

 

Saint Gordien fut décapité à Rome, pour la foi, en 362 sous Julien l’Apostat. On  trouve son nom dans les anciens martyrologes. Son corps fut enterré dans un caveau où l’on avait déposé celui de Saint Epimaque, lorsqu’on l’eut transféré d’Alexandrie à Rome. Les reliques de ces deux saints martyrs sont aujourd’hui chez les Bénédictins de Kempten au diocèse d’Augsbourg.

MOINES DE KEMPTEN

MOINES DE KEMPTEN

SAINT ANTONIN

Archevêque de Florence, + en 1459 (v. 2020)

 

SAINT COMGALL ou CONGEL

Abbé en Irlande, + en 601

 

SAINTE SOLANGE ou SOULANGE

Vierge et martyre près de Bourges vars 880

 

SAINT ISIDORE

Laboureur, patron de la ville de Madrid, + en 1170

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 09:10
PAROISSE SAINT HERMAS DE LA MUNICIPALITE DE MIRABEL AU QUEBEC

PAROISSE SAINT HERMAS DE LA MUNICIPALITE DE MIRABEL AU QUEBEC

SAINT HERMAS

 

 

Hermas était Romain d’une famille distinguée. C’est lui que Saint Paul salue dans son épître aux Romains. Origène le regarde comme l’auteur du livre intitulé Le Pasteur, sur quoi il a été suivi par quelques écrivains modernes ; mais il parait plus vraisemblable que ce livre fut composé  par un autre Hermas qui vivait plus tard1. Quoi qu’il en soit il est divisé en en trois parties : la première contient Les Révélations, la seconde Les Préceptes et la troisième Les Similitudes. Hermas a intitulé son livre Le Pasteur, parce qu’il écrivait ce que lui enseignait un ange revêtu de la forme extérieure d’un berger. Il dit que chaque homme a un ange pour le garder et un démon pour le tenter ; il y recommande la prière, l’aumône et les autres bonnes œuvres ; il y parle avec éloge de l’état de continence ; il y enseigne que la pénitence, suivie de fréquentes rechutes est communément infructueuse.

 

1. Tillemont pense que ce livre a été écrit avant la persécution de Domitien en 95 ; mais d’autres disent qu’il fut écrit en 142 et que l’auteur avait en vue les Montanistes et leur faux prophète. Une version anglaise est parue à Londres en 1693 et en 1710. Elle fut aussi traduite en français par Le Gras de l’Oratoire, à paris en 1717.

 

 

SAINT GREGOIRE DE NAZIANCE

Docteur de l’Eglise, archevêque de Constantinople, + en 389 (v. 2020)

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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 09:10
CATHEDRALE DE MOÛTIERS SIEGE DE L'ARHEVÊCHE DE TARENTAISE

CATHEDRALE DE MOÛTIERS SIEGE DE L'ARHEVÊCHE DE TARENTAISE

SAINT PIERRE

 

 

Pierre est né dans le Dauphiné de parents vertueux. Il fit de brillantes études dans les sciences. A l’âge de vingt ans il quitta le monde et alla prendre l’habit dans le monastère qui avait été fondé en 1117 à Bonnevaux (Abondance en Haute Savoie) dans l’archidiocèse de Vienne.

 

Les religieux de ce monastère avaient été formés par Saint Bernard de Clairvaux. Pierre embrassa toutes les rigueurs de cette vie monastique. Ses parents, après avoir élevé quatre enfants, entrèrent également en religion. Son père et ses deux frères entrèrent à Bonnevaux, sa mère et sa sœur choisirent les Cisterciennes qui étaient dans le voisinage.

 

Il y avait un an que Pierre était dans son monastère lorsque  dix-sept hommes vinrent se présenter à l’abbé de Bonnevaux pour y faire profession. De ce nombre était Amédée (voir le supplément) proche parent de l’empereur Conrad III. Amédée se retira à Cluny pour y veiller à l’éducation de son fils puis il revint à Bonnevaux. Il voulait être employé aux plus basses tâches. Un jour le comte d’Albion, son oncle, vint le voir et devant le spectacle de la condition de son neveu, il quitta Bonnevaux plein d’admiration. Il en parla à la cour et c’est ainsi que sous l’égide d’Amédée furent fondés quatre abbayes de son ordre parmi lesquelles figure l’abbaye de Tamié au diocèse de la Tarentaise (diocèse supprimé à la Révolution). Il fit nommer  comme premier abbé Pierre, son ami intime, qui n’avait pas encore trente ans. Pendant que les monastères se bâtissaient, Amédée aidait les ouvriers. Il mourut à Bonnevaux en odeur de sainteté en 1140. Son fils nommé aussi Amédée passa quelques années à la cour impériale puis prit ensuite l’habit à Clairvaux sous Saint Bernard et mourut évêque de Lausanne en 1158.

 

A Tamié, Pierre, avec l’aide d’Amédée III comte de Savoie fonda dans l’abbaye un hôpital pour les étrangers pauvres et malades.

 

Le siège archiépiscopal de Tarentaise étant devenu vacant, le saint abbé de Tamié fut élu en 1142 pour le remplir. Il devait remplacer un « mercenaire » nommé Israël qui avait fait beaucoup de tort au diocèse et avait été déposé pour sa mauvaise conduite.

Les églises paroissiales et les dîmes étaient aux mains des laïcs et le clergé était aussi corrompu que le peuple dans les crimes et la perversité. Le nouvel archevêque en pleurait de voir tant de désordres. Il garda ses vêtements et l’austérité de moine et ne changea rien à ses dévotions. Il commença la visite de son diocèse en pourvoyant des prêtres aux paroisses qui en manquaient.

Au chapitre de la cathédrale, les chanoines négligeaient tous les services divins ou presque. Bientôt, Pierre remit de l’ordre dans tout cela. Les dîmes et revenus ecclésiastiques furent de nouveau dans des mains honnêtes. Il institua un établissement pour instruire la jeunesse et  soulager les  pauvres. Il fit réparer les églises et, Dieu lui ayant donné le don des miracles, il fut regardé comme un nouveau Thaumaturge.

 

Mais les honneurs qu’il recevait n’étaient pas à son goût, il prit alors la résolution de quitter le monde : un jour de 1155 il disparut après treize ans d’épiscopat et avoir rétabli l’ordre dans son diocèse. Il choisit comme lieu de retraite un monastère de Cisterciens en Allemagne où personne ne le connaissait. Ses paroissiens ressentirent une vive douleur et firent des recherches un peu partout mais sans succès ; mais, la Providence veillait et un jeune homme qui avait été instruit par lui, arriva au monastère où il était caché. Ayant observé les moines lorsqu’ils sortaient de l’abbatiale, il reconnut son évêque et l'annonça à toute la communauté. Les moines se jetèrent à ses pieds pour lui demander sa bénédiction ; mais lui ne voulait que fuir dans un autre lieu. Cependant ils le dissuadèrent de le faire. Pierre dut retourner dans son diocèse où il fut reçu avec joie par ses fidèles.

 

Il reprit sa place avec plus d’ardeur en soulageant les pauvres pendant les mois d’hiver et en créant des hôpitaux dans les Alpes pour les pauvres, et les voyageurs qui souvent mouraient de misère.

 

Suivant le Règle de Cîteaux, il gouvernait en paix et évita souvent des guerres en réconciliant les princes.

 

L’Eglise était alors déchirée par le schisme. L’empereur Frédéric Ier  soutenait l’antipape Octavien, dit Victor III, et ne voulait pas reconnaître Alexandre III. Pierre de Tarentaise fut presque le seul à se déclarer pour le pape légitime. Il prit son parti dans plusieurs conciles et même en présence de Frédéric. Ce dernier ne s’offensa pas de la prise de position du prélat, étant donné le respect qu’il avait pour sa sainteté et il écouta ses conseils.

 

 Non content de tout le bien qu’il avait fait dans son diocèse de Tarentaise, Pierre alla annoncer la parole de Dieu en Alsace, en Bourgogne, en Lorraine et en diverses régions d’Italie.

 

La guerre ayant éclaté entre le roi de France et le roi d’Angleterre en 1170, le pape chargea le prélat de la réconciliation. Malgré son grand âge, il prêchait dans tous les lieux où il passait. Louis VII envoya à sa rencontre ses principaux seigneurs pour bien le recevoir. Il rendit la vue à un aveugle devant le comte de Flandres et plusieurs autres seigneurs de la cour qui étaient présents. Le roi à qui l’on rapporta les faits reconnut qu’il y avait eu un miracle.

 

De Paris, Pierre se rendit à Chaumont sur les confins de la Normandie. Henri II, roi d’Angleterre, vint au-devant de lui. Ce prince   descendit de cheval et se prosterna devant lui. Le peuple lui déroba son manteau pour le mettre en morceaux, persuadé que chaque petite partie opérerait un miracle, mais le roi leur enleva et la garda tout entier pour lui en disant :

 

- J’ai vu moi-même opérer des guérisons miraculeuses par la vertu de sa ceinture que je possède déjà.

 

Le mercredi des Cendres de 1171, Saint Pierre était dans l’abbaye de Mortemer en Normandie. Le roi Henri s’y rendit avec toute sa cour pour recevoir les cendres de sa main.

 

 Par son habileté, Pierre obtint des deux rois un traité de paix. Ils feraient tenir des conciles dans leurs états afin qu’Alexandre y fût reconnu solennellement comme pape légitime.

 

Les problèmes résolus, Pierre retourna dans son diocèse. Quelque temps après, le pape renvoya Pierre vers le roi d’Angleterre pour le réconcilier avec son fils ; mais cette entreprise n’eut pas le succès attendu. Sur le voyage de retour en Savoie, Pierre tomba malade et mourut dans l’abbaye de Bellevaux de l’Ordre de Cîteaux au diocèse de Besançon. Il était âgé de 75 ans. Le pape Célestin III le canonisa en 1191.

 

Pour voir les reliques de Saint Pierre de Tarentaise, allez sur le site: Abbaye Notre-Dame de Tamié.

 

 

L’APPARITION DE SAINT MICHEL

(v. 2020)

 

SAINT VICTOR

Martyr à Milan en 303

 

SAINT ELADE

Quatrième évêque d’Auxerre + vers 385

 

SAINT BEAT

Anachorète près de Vendôme Vè siècle

 

SAINT DESIRE

Evêque de Bourges, + en 550

 

SAINT WIRON

Evêque Irlandais, VIIè siècle

 

SUPPLEMENT

 

Très souvent les grands personnages, en un mot les saints, sont issus de lieux très connus, abbayes, villes, etc. ; mais certains qui nous sont proches viennent d’endroits minuscules et peu connus. Par exemple :

 

CHATEAUNEUF-SUR-ISERE

Petit village de 3000 habitants dans la Drôme, lieu de naissance de Saint Hugues, évêque de Grenoble, qui donna le massif de la Chartreuse à Saint Bruno pour qu’il y établisse son Ordre.

 

LES ROSIERS D’EGLETONS

Petit village de 1000 habitants en Corrèze (sur la route entre Clermont et Tulle près de la ville d’Egletons) qui a donné naissance à deux papes : Clément VI et son neveu Grégoire XI. Ils y furent baptisés dans l’église des Rosiers. C’est la seule église au monde où furent baptisés plusieurs papes.

 

CHATTE

Petit village de l’Isère de 2500 habitants. Lieu de naissance de Saint Amédée dont il est question dans la vie de Saint Pierre de Tarentaise.

 

 

SAINT AMEDEE DE CHATTE

 

Chatte s’était au départ un Castrum, puis Castra. Son château nous le rappelle, il abritera plus tard les barons du Moyen-Age. De là à penser que Amédée naquit au château, il n’y a qu’un pas. D’ailleurs on ne connut depuis lors aucun saint à Chatte, si bien que la légende le dit, Amédée de Castrum, près de Saint-Antoine-l’Abbaye sur le territoire de Vienne.

 

Amédée était de haut lignage. Il descendait de Conrad, roi des Romains. Quand son père (mort à Bonnevaux en 1140) se retira dans le monastère de Bonnevaux de l’Ordre de Cîteaux avec d’autres gentilshommes, pour y prendre l’habit de religieux, il emmena Amédée avec lui ; mais comme il souhaitait pour son fils des études sérieuses, il quitta Bonnevaux pour l’abbaye de Cluny. Les moines de l’abbaye l’accueillirent avec enthousiasme, quitte à se fâcher avec ceux de Bonnevaux. Aussi le jeune Amédée fut envoyé en Allemagne, déjà réputée pour l’excellence de son enseignement.

 

Quand son éducation fut complète, Amédée se rendit à Clairvaux auprès de Saint Bernard qui l’accueillit comme un fils et le consacra, quelque temps après, abbé de Hautecombe sur les bords du lac du Bourget. Chacun sait que les moines de l'abbaye de Hautecombe1 ont quitté leur abbaye (pour Ganagobie à 30 km. de Sisteron, Alpes de Haute Provence) qui renferme les tombeaux des ducs de Savoie.

 

Mais la réputation de sainteté et la sagesse du vénérable abbé grandissait chaque jour. Aussi, à la mort de l’évêque de Lausanne, le clergé et le peuple de cette ville portèrent leurs suffrages sur l’abbé de Hautecombe qui ne consentit à se charger du fardeau de l’épiscopat que sur l’ordre exprès du pape. Dès lors il se consacra tout entier aux intérêts de son Eglise à laquelle il rendit de signalés services.

 

Le comte de Genève menaçait l’indépendance de Lausanne ; l’évêque le força à renoncer à ses prétentions et à démolir la forteresse qu’il avait élevée auprès de la ville.

 

Amédée jouissait d’une grande considération auprès du pape Eugène III, des empereurs Conrad III et Frédéric Ier. Celui-ci, dans ses lettres, l’appelait son chancelier et son noble, illustre et féal ami.

 

Il était depuis quatorze ans évêque de Lausanne, quand il mourut en l’an 1158 et prit place au nombre des saints.

 

Une particularité remarquable de sa vie, c’est qu’il naquit, commença ses études, prit l’habit religieux et fut nommé abbé le jour de la Sainte Agnès. Aussi il institua en l’honneur de cette sainte, deux fêtes qui tombent, comme la sienne, au mois de janvier.

 

1. L'abbaye de Hautecombe était devenue trop touristique, ce qui gênait les moines. Elle est aujourd'hui occupée par la communauté du Chemin-neuf.

 

ABBAYE DE HAUTECOMBE
ABBAYE DE HAUTECOMBE

ABBAYE DE HAUTECOMBE

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 09:10
7 mai 2021

SAINT VALERIEN

 

 

Valérien ou Valerin fut placé sur le siège d’Auxerre vers le milieu du quatrième siècle.   Par son instruction à Saint Amâtre, il inspira du mépris pour le monde et le porta à l’étude de l’écriture sainte. On lit le nom de Valérien parmi les évêques des Gaules qui se trouvèrent aux conciles de Cologne en 346 et de Sardique en 343 (Serdica, Bulgarie). Il assista au sacre de Saint Euverte d’Orléans avec les autres évêques de la province de Sens. Il mourut la trente-troisième année de son épiscopat et fut enterré sur le mont Artre1. L’église où l’on transféra son corps porte son nom depuis le sixième siècle. Il y a aussi une église à son nom à Châteaudun au diocèse de Chartres et l’on y garde depuis longtemps une grande partie de ses reliques.

 

 

1. Mont Autricus

Sur le mont Autricus, plus tard appelé le mont Artre, se trouvait un cimetière gallo-romain contenant plusieurs oratoires. Au IV e siècle saint Amâtre, 5e évêque d'Auxerre (386-418), fait un voyage à Autun et en ramène des reliques de saint Symphorien évêque d'Autun, qu'il dépose dans l'un de ces oratoires.

EGLISE SAINT VALERIEN AU VILLAGE DE SAINT VALERIEN DANS L'YONNE

EGLISE SAINT VALERIEN AU VILLAGE DE SAINT VALERIEN DANS L'YONNE

SAINT STANISLAS

Evêque de Cracovie en Pologne, martyr en 1079 (v. 2020)

 

SAINT GIBRIEN

Prêtre. Ses frères et ses sœurs sont aussi honorés d’un culte public. Fin cinquième siècle.

 

SAINT CERENIC et SAINT SERENE

Son frère, reclus au diocèse de Sées en Normandie, + vers 669

 

SAINT BENOIT II

Pape, + 685

 

SAINT JEAN BEVERLEY

Evêque d’York, + en 721

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 09:10
SAINT JEAN DAMASCENE

SAINT JEAN DAMASCENE

CÔME OU KOSMA DE MAÏOUMA

CÔME OU KOSMA DE MAÏOUMA

SAINT JEAN DAMASCENE

 

 

Mahomet, ce fameux imposteur, soumit une partie considérable de l’Arabie avant sa mort en 632. Il eut pour successeur Abou Bakr As-Siddiq, qui étendit la conquête dans la Chaldée et dans le Perse. Omar, second calife des Sarrasins, se rendit maître de la Palestine, de la Syrie, de la Mésopotamie et de l’Egypte, sous le règne de l’empereur Héraclius qui mourut en 641. Othman et Ali furent ensuite élevés successivement au califat. Le premier mourut en 655 et le second en 660. Ali fonda la secte du mahométisme que suivent les Perses, mais qui est souverainement détestée par les Turcs et par tous ceux qui reçoivent les interprétations d’Omar et Othman.

 

Telle était la situation en Orient lorsque Jean vint au monde. Il est né à Damas à la fin du septième siècle, ville qui lui a fait donner le surnom de Damascène (il était appelé Mansur par les Sarrasins). Il était issu d’une noble et ancienne famille. Son père, quoique très zélé pour le christianisme, était singulièrement estimé par les Sarrasins à cause de sa naissance, de sa probité et de ses talents. Les califes l’élevèrent même aux premières places et lui conférèrent la charge de secrétaire du conseiller d’état. Le pieux ministre redoubla de ferveur et de vigilance sur lui-même à proportion de la grandeur du danger auquel il voyait sa foi exposée ; il prit un soin particulier à l’éducation de son fils dont l’innocence et la religion couraient tant de risques à la cour des princes infidèles. Il racheta des captifs dont un nommé Côme, religieux Grec distingué par sa vertu et son savoir. Le père de Jean désigna Côme pour instruire  son fils.

 

Jean fut honoré comme son père parmi les Sarrasins ; le calife, averti de ses mérites, le nomma gouverneur de Damas sa capitale.

 

Après la mort d’Ali, la dignité de calife passa dans la famille des Omeyyades et celui qui en fut le premier était Mu’awiya. Ce prince et ceux qui lui succédèrent traitèrent toujours les chrétiens avec douceur. Jean par sa vertu et sa capacité des affaires, universellement reconnues, jouissait de la faveur du prince sans faire de jaloux. Il en résultait un très grand avantage pour la religion chrétienne.

 

Mais Jean ne pouvait vivre éternellement avec les dangers qui l’environnaient de toutes parts. Il craignait l’air qu’il respirait dans cette cour qui vivait dans l’abondance et les honneurs. Les réflexions qu’il se faisait chaque jour sur les faux biens du monde en détachèrent son cœur. Il prit la résolution de quitter sa place de distribuer ses biens aux pauvres et aux églises et se retira secrètement dans la laure1 de Saint Sabas, près de Jérusalem. Il eut  pour compagnon Côme avec qui il avait fait ses études et qui sera sacré évêque de Maïouma (près de Gaza) en Palestine. Le supérieur de la laure donna à Jean un directeur qui lui fit la leçon suivante :

 

- Vous devez, lui dit-il, ne jamais faire votre propre volonté. Exercez-vous à mourir vous-même en toutes choses, afin de bannir de votre cœur tout attachement aux créatures. Offrez à Dieu vos actions, vos peines, vos prières. Ne vous enorgueillissez pas de votre savoir, ni de quelque avantage que ce soit ; mais convainquez-vous fortement de votre propre fond, vous n’êtes qu’ignorance et faiblesse. Renoncez à toute vanité, défiez-vous de vos lumières et ne désirez jamais d’avoir des visions et des faveurs extraordinaires. Eloignez votre esprit de tout ce qui pourrait vous rappeler l’esprit du monde ; gardez exactement le silence, et souvenez-vous que l’on peut pécher, même en disant de bonnes choses, lorsqu’il n’y a pas de nécessité.

 

Pour l’éprouver, son supérieur lui ordonna d’aller vendre des paniers à Damas pour un certain prix en lui interdisant de les vendre au-dessous du prix fixé. Quand Jean fut à Damas, il exposa sa marchandise : les passants se moquèrent de lui en le traitant d’extravagant et de présomptueux. On l’accabla d’insultes qu’il souffrit en silence. A la fin, un de ses anciens domestiques qui le reconnut eut pitié de lui et lui acheta tous ses paniers. Jean remporta ainsi la victoire sur la vanité.

 

Un autre jour, un moine  était inconsolable après la mort de son frère.  Pour arrêter ses larmes, Jean lui récita en grec des vers  signifiant que tout ce que le temps détruit est vanité. Son directeur lui dit alors qu’il avait violé la défense faite de parler sans nécessité et le condamna à s’enfermer dans sa cellule, car il avait peur que sa science ne s’emparât de son cœur. Il avoua qu’il avait parlé sans nécessité et demanda le pardon des moines. La grâce lui fut accordée mais à des conditions très humiliantes auxquelles il se soumit avec joie.

 

Par sa vertu, Jean fut jugé digne d’accéder au sacerdoce, dignité que l'on accordait alors beaucoup plus rarement aux moines qu’aujourd’hui. Son directeur jugeant qu’il n’y avait plus de vanité dans son disciple lui donna la permission d’écrire. Jean prit alors la plume pour défendre la foi attaquée par les hérétiques.

 

L’empereur Léon l’Isaurien avait publié en 726 des édits contre le culte des images. Se sentant protégés, les iconoclastes s’étaient faits beaucoup de partisans. Pour arrêter cette déferlante, Jean écrivit ses trois discours sur les images. Il pose comme principe que l’Eglise ne pouvant errer, il est impossible qu’elle  tombe  dans l’idolâtrie. Il explique ce que l’on doit entendre par adoration de l’Être Suprême, appelée latrie, avec Saint Augustin et les autres pères. Après quoi, il montre la différence avec la vénération que nous marquons aux serviteurs et amis de Dieu et aux princes de ce monde conformément à ce que nous prescrivent la loi de la nature et l’écriture sainte. Dans l’ancien testament, l’adoration des images était interdite aux seules idoles et ne concernait que les Juifs. Si l’on veut observer la loi mosaïque alors il faut de nouveau se faire circoncire et observer le sabbat. Il dit d’ailleurs aux iconoclastes, : "Pourquoi n’honoriez-vous pas les images puisque vous honorez le lieu du calvaire, la pierre du saint sépulcre, le livre des évangiles, la croix et les vases sacrés ?"

Dans un autre chapitre il dit que l’on ne doit pas forcement obéir aux édits de l’empereur et dans un troisième chapitre il fournit la preuve de la tradition rendue de tous temps aux images.

 

Saint Jean Damascène ne se contenta pas d’écrire, il parcourut la Palestine pour prêcher contre les iconoclastes et protéger les fidèles persécutés. Il alla même jusqu’à Constantinople, n’étant pas effrayé par l’empereur Constantin-Copronyme qui favorisait ouvertement les ennemis de l’Eglise. De retour en Palestine, sous la domination des Sarrasins, il continua à défendre la foi catholique par de savants écrits.

 

Saint Jean mourut dans sa cellule vers l’an 780. On découvrit son tombeau près du portail de l’église de la laure, au douzième siècle, comme Jean Phocas nous l’apprend dans sa description de la Palestine.

 

 

1. Laure. Dans les Eglises orientales, une laure est un établissement monastique où les moines vivent, durant la semaine, comme des ermites, dispersés dans une région éloignée des zones habitées. Le samedi soir, le dimanche et les jours de fête, ils se rassemblent pour chanter ensemble les offices, prendre les repas en commun et recevoir l'enseignement d'un ancien. Il s'agit d'un mode de vie monastique mixte : semi-cénobitique et semi-érémitique.

 

 

Œuvres de Saint Jean Damascène. Elles comportent au moins 17 titres :

 

1° Le Livre de la dialectique

 

2° Le Livre des hérésies

 

3° Les quatre Livres de la foi orthodoxe

 

4° Les trois discours sur les images

 

Etc.

 

 

SAINT JEAN DEVANT LA PORTE LATINE

Vers l’an 95

 

SAINT EADBERT

Evêque de Lindisfarne en Angleterre + vers 699

PHOTO DE L'ATELIER SAINT JEAN DAMASCENE. ECOLE D'ART SACRE A SAINT-JEAN-EN-ROYANS DANS LA DROME. A VISITER POUR LES AMATEURS D'ART ORIENTAL OU ROMAN

PHOTO DE L'ATELIER SAINT JEAN DAMASCENE. ECOLE D'ART SACRE A SAINT-JEAN-EN-ROYANS DANS LA DROME. A VISITER POUR LES AMATEURS D'ART ORIENTAL OU ROMAN

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 09:10
5 mai 2021

SAN OMOBONO TUCENGHI

 

 

Saint Hommebon s'écrit de différentes façons, tant pour son nom de famille que pour son prénom, et cela en fonction des pays ou des régions où il est honoré.

 

Son nom de famille est TUCENGHI ou TUCINGE

 

Son prénom :

 

Homobonus en latin, Omobono ou Buonhuomo, Gotman ou Guotman, Hommebon ou Homebon et peut-être Emobon.

 

 

SAINT HOMMEBON

 

Tiré de sa vie, publié par Surius et de la bulle de sa canonisation.

 

Hommebon était le fils d’un marchand de Crémone en Italie qui vécut au XIIè siècle. Il fut baptisé Homobonus ce qui présageait de ce qu’il serait un jour. Destiné au commerce, son père étant drapier, il fut instruit dans cette profession. Son père était un homme honnête et il en suivit la trace. Dès son enfance, il eut horreur de l’injustice. Dans l’exercice de sa profession, il voyait l’occupation que Dieu lui avait donnée, et il accomplissait ses devoirs par obéissance à la volonté du ciel. Ses parents lui demandèrent de se marier, ce qu’il fit, avec la femme qui par la suite le secondera dans toutes ses tâches.

 

Il accomplissait tous les devoirs de son métier sans jamais se quereller avec quiconque. On disait de lui à Crémone qu’il était né sans passion ; mais sa charité avec les pauvres ne connaissait pas de bornes. Son père, après sa mort, lui laissa des biens considérables, alors Hommebon augmenta encore ses aumônes. Il allait chercher les pauvres dans leurs cabanes, les soulageait de leurs misères et les exhortait à se repentir de leurs fautes et à mener une vie plus chrétienne. Sa femme lui faisait parfois des reproches quant à sa grande libéralité, mais il lui répondait que son argent était ainsi mieux placé auprès des pauvres et qu'il  produirait au centuple, comme Jésus-Christ l’avait promis. On lit dans l’histoire de sa vie que sa grande charité fut souvent accompagnée de miracles et que Dieu lui accorda le don de multiplier ce qu’il avait destiné au soulagement des malheureux.

 

Il joignait la pratique de l’aumône à celle de la mortification. Ses devoirs d’état étaient alliés à la prière. A chaque fois qu’il se rendait dans un lieu, il y disait toujours une prière. Tous les jours, dans l'église Saint Gilles, il assistait à matines qui, à cette époque se récitaient à minuit. Il ne quittait  l’église qu’après la grand’messe du matin. Après avoir assisté avec ferveurs aux heures canoniales, il restait quelque temps prosterné devant un crucifix en attendant l’arrivée du prêtre à l’autel. Ses exemples et ses discours convertirent un grand nombre de pécheurs. Les dimanches et fêtes n’étaient consacrés qu’à la piété et à la prière. C’est dans ces dispositions que Dieu l’appela pour le récompenser de ses vertus.

 

Le 13 novembre 1197, il assista à matines suivant son habitude et resta à genoux devant le crucifix jusqu’à ce que le prêtre commence la messe. Au Gloria in excelsis, il étendit les bras en forme de croix. Peu de temps après,  il tomba le visage contre terre. Ceux qui le virent dans cet état crurent qu’il s’y était mis par dévotion ; mais quand on s’aperçut qu’il ne se levait pas à l’Evangile, on s’approcha de lui, et on remarqua qu’il était mort.

 

Sicard, évêque de Crémone, après avoir constaté l’héroïsme de ses vertus et la certitude de ses miracles, se rendit à Rome avec plusieurs personnes pour solliciter sa canonisation. Le pape Innocent III le compta au nombre des saints et publia sa bulle en 1198. Le corps du serviteur de Dieu fut levé de terre en 1356 et transféré dans la cathédrale de Crémone ; mais son chef est resté dans l’église de Saint-Gilles. Le célèbre Vida de Crémone a composé un hymne en l’honneur de Saint Hommebon, patron de sa patrie.

 

Les négociants de la ville de Lyon, établis en l’église des Feuillants, le choisirent comme patron. Il faut pour cela voir les Institutions et Règlements de la Confrérie des Négociants de la ville de Lyon, établie dans l’église des RR. PP. Feuillants, Lyon 1668, in-8°. On trouve dans ce livre un abrégé de la vie de Saint Hommebon ; la traduction de la bulle de canonisation, et l’hymne composé en son honneur par le poète Vida de Crémone. Il est le patron de sa ville natale.

 

 

Le culte de Saint Hommebon s’étendit d’abord à toute l’Italie pour gagner ensuite le nord et l’ouest des Alpes, puis les pays voisins comme la Suisse, l’Allemagne et la France. Ainsi se créèrent des corporations à Bâle en Suisse, et des italiennes, anglaises, flamandes et germaniques, etc.

 

Saint Hommebon est le patron des tailleurs, des drapiers et en général des métiers du textile. Il est souvent représenté avec une paire de ciseaux (parfois jusqu’à quatre paires) à la main et une bourse dans l’autre pour les pauvres. Il est à noter que les Confréries dépendantes de lui sont des associations charitables et non des confréries professionnelles.

 

Sa fête se célèbre le 13 novembre.

 

 

 

 

ADDITIF

 

A Poligny on trouve trois confréries dans les archives départementales du Jura :

 

Corporations de métier Confréries religieuses de métier et de dévotion.

 

Extrait de l’inventaire sommaire de la série E établi par ROUSSET, JUNCA ET FINOT Lons-le-Saunier 1870 Révisé et modernisé dans sa présentation et ses analyses (2 E 744-816) puis complété par PATRICIA GUYARD Montmorot 2012-2014

 

Ces confréries sont nées au XVIè et XVIIè siècle avec la Réforme. (NDLR)

 

 

Confréries de Poligny :

 

 

- De la Glorieuse Vierge Marie

 

- De Saint Crépin et Saint Crépinien (patrons des cordonniers)

 

- Des Garçons de la Ville

 

+ Une chapelle de la Confrérie de la Croix (voir photo)

 

 

On sait par ailleurs que lors de la Guerre-des-Dix-ans (en 1638) pour possession de la Franche-Comté, entre le Royaume de France et les Habsbourg d’Autriche et d’Espagne, la ville de Poligny a été incendiée et que la population a été massacrée lors de la victoire des Français. Peut-être que certaines confréries existantes à l’époque se sont éteintes.

 

En conclusion : il n’a été trouvé nulle part une Confrérie de Saint Hommebon à Poligny ou dans le Jura. Maintenant, pour savoir si une telle confrérie a réellement existé, il faudrait consulter les archives paroissiales ou diocésaines.

SAINT HOMMEBON

SAINT HOMMEBON

CHAPELLE DE LA CONFRERIE DE LA SAINTE CROIX A POLIGNY

CHAPELLE DE LA CONFRERIE DE LA SAINTE CROIX A POLIGNY

DON D'UN TABLEAU DE LA CORPORATION DES DRAPIERS DE CREMIEU (ISERE) A LEURS CLIENTS DE LYON XVIIè s.

DON D'UN TABLEAU DE LA CORPORATION DES DRAPIERS DE CREMIEU (ISERE) A LEURS CLIENTS DE LYON XVIIè s.

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 09:10
ABBAYE DE NIDERALTAICH

ABBAYE DE NIDERALTAICH

RUINES DE L'ABBAYE DE HILDESHEIM

RUINES DE L'ABBAYE DE HILDESHEIM

SAINT GODARD

 

ou Saint Gotar, Saint Godehard, Saint Gothard

 

 

Godard est né en Bavière. Son attrait pour la solitude le fit quitter le monde pour se consacrer à Dieu. Il fut successivement prieur et abbé du monastère de Nideraltaich qu’il avait choisi pour le lieu de sa retraite. La régularité de sa vie donna beaucoup d’édification à l’Eglise. Il établit la réforme dans les abbayes de Hersfeld dans la Hesse, de Tergensée au diocèse de Frisingen et de Chremamünster au diocèse de Passaw.

 

Le siège épiscopal de Hildesheim étant devenu vacant par la mort de Saint Bernward en 1021, Godard fut élu pour le remplacer. Il fallut que l’empereur Saint Henri l’obligeât à prendre le siège pour que Godard accepte son élection. Il avait surtout un soin particulier pour les indigents. Il mourut le 4 mai 1038 et fut canonisé par Innocent II en 1131. Plusieurs églises d’Allemagne l’honorent comme patron ; il y a aussi beaucoup d’endroits qui portent son nom1.

 

1. Nous avons plusieurs lettres de Saint Godard empreintes de pièté. D. Pez les a publiées dans son Codex diplomatico-historico-epistolaris.

 

 

 

SAINTE MONIQUE

Veuve, + en 387 (v. 2020)

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 09:10
LA PAPE ALEXANDRE Ier. PAR LE TIEPOLO

LA PAPE ALEXANDRE Ier. PAR LE TIEPOLO

RELIQUAIRE DU PAPE SAINT ALEXANDRE Ier

RELIQUAIRE DU PAPE SAINT ALEXANDRE Ier

SAINT ALEXANDRE

 

Alexandre succéda au pape Evariste en 109 et occupa le siège pendant près de dix ans. Nous ne connaissons aucun détail de sa vie. Il mourut en 119 et est compté parmi les martyrs dans le canon de la messe. Il a aussi le titre de martyr dans le sacramentaire de Saint Grégoire-le-Grand, dans l’ancien calendrier publié par P. Fronteau et dans tous les anciens martyrologes. On lui donne comme compagnons Saint Evence et Saint Théodule qui souffrirent avec lui ou du moins à la même époque. Les corps de Saint Alexandre pape, de Saint Evence et de Saint Théodule furent enterrés sur la voie Nomentane ; on les a transportés depuis dans l’église de Sainte Sabine qui appartient aujourd’hui aux Dominicains. Fulrad, abbé de Saint Denis, obtint de Léon III une partie des reliques du pape Saint Alexandre et les déposa au monastère de Lièpvre en Alsace, qu’il avait fondé en 770.

LE PRIEURE DE LIEPVRE AU XVIè SIECLE

LE PRIEURE DE LIEPVRE AU XVIè SIECLE

SAINT FULRAD A LIEPVRE (par F. Schické,1963)

SAINT FULRAD A LIEPVRE (par F. Schické,1963)

L’INVENTION

ou LA DECOUVERTE DE LA SAINTE CROIX

(v. 2020)

 

SAINT JUVENAL

Premier évêque de Narni en Ombrie, + vers 377

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 09:10
EGLISE SAINT GERMAIN L'ECOSSAIS A AMIENS
EGLISE SAINT GERMAIN L'ECOSSAIS A AMIENS

EGLISE SAINT GERMAIN L'ECOSSAIS A AMIENS

SAINT GERMAIN L'ECOSSAIS

 

 

Saint Germain d'Auxerre s'était rendu en Grande-Bretagne pour combattre l’hérésie des Pélagiens. Il convertit un seigneur écossais,  Audin, et Aquila sa femme. Ils avaient un fils encore très jeune. Germain, charmé par cet enfant, voulut être son parrain et lui donner son nom. Le jeune Germain fut élevé par ses parents dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Il renonça à tous les avantages qu’il aurait pu avoir dans le monde pour se consacrer au ministère évangélique. Il quitta sa patrie pour aller évangéliser dans les Gaules. Les bords de la Moselle furent le premier théâtre de son zèle. Les miracles qui accompagnaient ses prédications firent un grand nombre de conversions.

 

Sévère, évêque de Trèves, le sacra évêque, sans lui assigner toutefois un siège particulier, afin de lui laisser plus de liberté dans l’exercice de ses fonctions apostoliques. Germain fit un voyage à Rome pour visiter le tombeau des apôtres et obtenir leur intercession, et la grâce d’imiter leur zèle ; il se rendit ensuite en Espagne et, de là, il passa dans sa patrie, entraînant partout de nouvelles conversions. De retour en Gaule, il alla en Normandie, puis après avoir annoncé Jésus-Christ dans les régions de Coutances et de Bayeux, il s’avança en Picardie. C’est là qu’il devait couronner ses travaux par la gloire du martyre. Il souffrit sur les bords de la Brêle, entre Aumale et Senarpont (Somme) le 2 mai vers la fin du Vè siècle.

 

On bâtit sur son tombeau une église à son nom. Ses reliques y furent conservées jusqu’au neuvième siècle ; mais la crainte des Barbares les firent transporter à Ribemont, au diocèse de Laon.  Vers le milieu du dix-septième siècle, on en rapporta à Amiens une grande partie qui fut déposée dans une église paroissiale à son nom. Il est patron de plusieurs paroisses en Picardie et en Normandie.

 

 

SAINT ATHANASE

Patriarche d’Alexandrie, docteur de l’Eglise (v. 2020)

 

SAINT WALBERT ou GAUBERT

Troisième abbé de Luxeuil en Franche-Comté, + en 665

 

SAINTE GUIBORAT

Vierge, religieuse et martyre en Suisse et

 

SAINTE RACHILDE sa compagne, + en 925

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 09:10
1er mai 2021

SAINT JACQUES LE MINEUR

 

 

Saint Jacques, que l’on appelle Le Mineur1 pour le distinguer de Saint Jacques fils de Zébédée, est connu aussi sous le titre de Juste. Ce dernier surnom lui fut donné au rapport d’Hégésippe et de Clément d’Alexandrie à cause de son éminente sainteté. Il était fils d’Alphée et de Marie, sœur de la Sainte Vierge2.

On ne peut douter qu’il ne fût avec Jésus, lorsqu’au commencement de son ministère, il alla à Capharnaüm avec ses frères (Joan. II, 12). L’année suivante, il fut appelé à l’apostolat avec Jude son frère. Le Sauveur ressuscité le favorisa d’une apparition particulière. Il lui communiqua aussi, selon Saint Clément d’Alexandrie, ainsi qu’à Saint Jean et à Saint Pierre, le don de science, qu’ils communiquèrent à leur tour aux autres apôtres.

 

Nous apprenons de Saint Jérôme et de Saint Epiphane que le Seigneur, au moment de son ascension, recommanda à Saint Jacques l’Eglise de Jérusalem et qu’en conséquence les apôtres l’établirent évêque de cette ville lorsqu’ils se dispersèrent pour aller prêcher l’évangile.

Saint Epiphane rapporte qu’il portait sur sa tête une lame ou une plaque d’or. C’était apparemment une marque distinctive de la dignité épiscopale. D’autres auteurs rapportent la même chose ainsi que pour Saint Marc. Il est possible que cela se soit fait à l’imitation des grands prêtres juifs.

 

Le saint évêque de Jérusalem se fit respecter des Juifs malgré la fureur de ceux-ci à persécuter les chrétiens. Voici le portrait qu’en ont fait Eusèbe et Saint Jérôme d’après Hégésippe :

 

Il vécut toujours dans la virginité. Il était Nazaréen, c’est-à-dire consacré au Seigneur et, en cette qualité, il ne but jamais de vin ni de toute liqueur capable d’enivrer et ne se coupa jamais les cheveux. Il s’interdit l’usage du bain et des parfums et ne mangeait rien qui eût été vivant, excepté l’agneau pascal qui était de précepte. Il ne portait pas de sandales et n’avait d’autre vêtement  qu’un manteau et une tunique de lin. Il se prosternait si souvent que la peau de ses genoux et de son front était devenue aussi dure que celle d’un chameau.

 

Ce fut pour toutes ces raisons qu’on le surnomma Le Juste; c'est également parce qu’il avait le privilège d’entrer dans la partie du temple dont la loi ne permettait l’entrée qu’aux seuls prêtres. Les Juifs lui donnaient encore des preuves de leur vénération lorsque sur son passage ils se baissaient pour embrasser sa robe.

 

Saint Jacques assista en 51 au concile de Jérusalem touchant à la circoncision et autres cérémonies légales. Là, il confirma ce qu’avait dit Saint Pierre sur les différents sujets. Dans son Eglise, il tolérait les observances de la loi mosaïque, car en effet ses fidèles n’étaient que des Juifs : cette condescendance était nécessaire.

 

C’est en 59 que Saint Jacques écrivit l' épître canonique qui porte son nom. Elle a le titre de catholique et universelle car elle était adressée à tous les Juifs dispersés de l’Eglise universelle. L’apôtre dit qu’il faut réfuter les faux prédicateurs (…) et  recevoir le sacrement de d’extrême-onction lorsqu’on est malade.

 

Saint Paul ayant dénoncé les mauvais desseins des Juifs à l’empereur, ceux-ci se vengèrent sur l’évêque de Jérusalem. Profitant de la mort du gouverneur Festus, avant l’arrivée d’Albin le nouveau, le grand prêtre Ananus, digne successeur d’Anne, assembla le Sanhédrin et fit comparaître Saint Jacques avec plusieurs autres chrétiens. On accusa l’apôtre d’avoir violé la loi et on le livra au peuple pour être lapidé. Ils le transportèrent sur la plate-forme du temple et lui demandèrent de renier sa foi ; mais Saint Jacques proclama hautement sa foi en Jésus-Christ devant une multitude de Juifs rassemblés pour la Pâque. Les scribes et les pharisiens furieux le précipitèrent en bas, mais Saint Jacques ne mourut pas de sa chute. Ayant encore la force de se mettre à genoux, il pria Dieu de pardonner à ses meurtriers en disant comme son Maître : Ils ne savent ce qu’ils font. Alors ils le lapidèrent jusqu’à ce qu’un foulon lui donnât sur la tête un coup du levier dont il se servait pour fouler les draps. Ainsi mourut Saint Jacques, le 10 avril 61. Il fut enterré pas loin du temple et une petite colonne fut érigée à cet emplacement. Les Juifs attribuèrent injustement à sa mort la destruction de Jérusalem.

 

Le nouveau gouverneur Albin désapprouva la conduite d’Ananus et menaça de le punir pour avoir versé le sang innocent. Agrippa indigné lui aussi par cette conduite dépouilla Ananus de la souveraine sacrificature.

 

La chaire épiscopale de Saint Jacques se voyait encore au IVè siècle. On dit que ses reliques furent portées à Constantinople en 572.

 

1. Le surnom de Mineur paraît avoir été donné à cet apôtre, soit parce qu’il fut appelé à l’apostolat après Saint Jacques Le Majeur, soit parce qu’il était de petite taille ou enfin à cause de sa jeunesse

 

2. Quelques auteurs ont cru qu’Alphée et Cléophas étaient deux différents noms de la même personne ; d’autres ont pensé que Cléophas était le père de Marie, ou que Marie avait épousé Cléophas après la mort d’Alphée. Joseph, qui dans le texte original est appelé José, était frère de Saint Jacques et par conséquent fils de Marie (Marc XV, 40). Saint Jude se nomme lui-même frère de Jacques (Jud.v. I). Notre saint avait encore pour frère Simon ou Siméon, évêque de Jérusalem, dont nous donnons la vie le 18 février. Tous ces saints étaient appelés frères du Sauveur, conformément à l’usage reçu parmi les Juifs de donner ce nom aux proches parents. Ils avaient aussi des sœurs. Saint Epiphane parles d’elles, Marie et Salomé.

Les fils de Cléophas étaient également cousins-germains du Sauveur par Saint Joseph, que l’on regardait comme son père et qu’Hégésippe assure avoir été frère de Cléophas. Ce dernier était un des deux disciples auxquels Jésus-Christ apparut sur le chemin d’Emmaüs (Luc XXIV). Son nom est marqué au 25 septembre dans le martyrologe Romain. On y lit celui de Marie son épouse le 9 avril. Cette sainte femme, après avoir servi Jésus-Christ en Galilée, l’accompagna jusqu’au tombeau et mérita par son amour de le voir ressuscité des premières.

 

 

 

 

SAINT PHILIPPE (v. 2020)

Apôtre

 

 

SAINT JOSEPH OUVRIER

 

 

SAINT ANDEOL

Martyr en Vivarais

 

 

SAINT ACHE et SAINT ACHEUL

Martyrs à Amiens en 290

 

 

SAINT ORIENCE ou ORENS

Evêque d’Auch en 364

 

 

SAINT AMATEUR ou AMATRE ou encore AUMAITRE

Evêque d’Auxerre, + en 418

 

 

SAINT BRIEUC

Evêque, + en 502

 

 

SAINT SIGISMOND

Roi de Bourgogne, martyr en 524

 

 

SAINT MARCOU

Abbé de Nanteuil au diocèse de Coutances, + en 558

 

 

SAINT AFRICAIN ou EFRIQUE ou encore AFFRIQUE, FRIC, SAN-FRIC

Evêque de Comminges en Gascogne au VIè siècle

 

 

SAINT ASAPH

Evêque au Pays de Galles, + fin VIè siècle

 

 

SAINT ARIGE ou AREY

Evêque de Gap en Dauphiné, + en 604

 

 

SAINT THEODARD ou AUDARD

Evêque de Narbonne en 885 et patron de Montauban

 

 

SAINT THIOU

Troisième abbé du Mont-d’Or ou de Saint Thierri de Reims, + en 590

 

 

 

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 09:10
30 avril 2021

SAINT MAXIME

 

Ayant résolu d’exterminer tous les chrétiens, l’empereur Dèce promulgua un édit les obligeant à adorer les idoles. Maxime, marchand de profession, qui était en Asie, se déclara ouvertement pour Jésus-Christ. Aussitôt on l’arrêta et on le conduisit devant le proconsul Optime.

 

Le proconsul après lui avoir demandé son nom ajouta :

 

- De quelle condition êtes-vous ?

 

- De condition libre mais esclave de Jésus-Christ.

 

- Quelle est votre profession ?

 

- Je suis un homme du peuple et je vis de mon négoce.

 

- Etes-vous chrétien ?

 

- Oui, je le suis, quoique pécheur.

 

- N’avez-vous pas la connaissance des édits qui ont été publiés depuis peu ?

 

- Quels édits ? Et que disent-ils ?

 

- Que tous les chrétiens aient à renoncer à leur superstition et à reconnaître le vrai prince à qui tout obéit et qu’ils adorent ses dieux.

 

- Je connais cet édit impie et c’est cela même qui m’a porté à confesser publiquement ma religion.

 

- Puisque vous êtes informé de la teneur des édits, sacrifiez-donc aux dieux

 

- Je ne sacrifie qu’à un seul Dieu et je me félicite de lui avoir sacrifié dès ma jeunesse.

 

- Sacrifiez pour sauver votre vie ; car je vous déclare que si vous désobéissez, je vous ferai expirer dans les tourments.

 

- C’est ce que j’ai toujours désiré : je ne me suis fait connaître que pour avoir l’occasion de quitter rapidement cette misérable vie, afin d’en posséder une qui est éternelle.

Alors le proconsul le fit bastonner en lui disant en même temps :

 

- Sacrifiez Maxime, sacrifiez pour vous délivrer des tourments.

 

- Ce que l’on souffre pour le nom de Jésus-Christ n’est pas un tourment, c’est une vraie consolation (Hæc non sunt tormenta, sed unctiones) ; mais si j’avais le malheur de m’écarter de ce qui est prescrit dans l’évangile, ce serait alors que je devrais m’attendre à des supplices éternels.

 

Fâché de sa résistance, le proconsul ordonna qu’il fût étendu sur le chevalet, et pendant qu’on le tourmentait, il lui répétait souvent ces paroles :

 

- Renonce, misérable, à cet entêtement insensé et sacrifie enfin pour sauver ta vie.

 

- Je la perdrai en sacrifiant et c’est pour la conserver que je ne sacrifie pas. Vos bâtons, vos ongles de fer, votre feu ne me causent aucune douleur parce que la grâce de Jésus-Christ est en moi ; elle me délivrera de vos mains, pour me mettre en possession du bonheur dont jouissent tant de saints qui, même dans le combat, ont triomphé de votre cruauté ; et c’est par la vertu de leurs prières que j’obtiens cette force et ce courage que vous voyez en moi (Omnium actorum orationibus qui in hac colluctatione ertantes, vestras superaverunt insanas, nobisque virtutum exempla reliquerunt.)

 

Désespérant de pouvoir vaincre le soldat du Christ, le proconsul prononça la sentence suivante :

 

- J’ordonne que Maxime, qui a refusé d’obéir aux édits, soit lapidé pour servir d’exemple aux chrétiens.

 

Maxime fut aussitôt enlevé par une troupe d’auxiliaires qui le conduisirent hors de la ville où ils le lapidèrent. Son martyre eut lieu en 250 ou 251.

Saint Maxime est honoré par les Grecs le 14 mai qui fut le jour de sa mort et le 30 avril dans le martyrologe Romain.

 

 

SAINTE CATHERINE DE SIENNE

Docteur de l’Eglise, + en 1380

 

SAINT JACQUES et SAINT MARIEN

et leurs compagnons martyrs en Numidie en 259

 

SAINT EUTROPE

Premier évêque de Saintes, martyr au IIIè siècle

 

SAINT ERKONWALD

Evêque de Londres, + en 686

 

SAINT ADJUTEUR

Reclus à Vernon en Normandie, + en 1131

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 09:10
29 AVRIL 2021 Saint Robert
ABBAYE DE CÎTEAUX

ABBAYE DE CÎTEAUX

SAINT ROBERT

 

 

Robert est né en Champagne vers 1024. Thierri son père et Ermegarde sa mère étaient de très bon chrétiens. Robert fut élevé dans les lettres et les maximes chrétiennes. Dès son plus jeune âge, il exprima le désir de vivre pour la gloire de Dieu.

 

A quinze ans, il entra chez les Bénédictins de l’abbaye de Montier-la-Celle près de Troyes. En peu de temps, il devint l’exemple de tous, et malgré sa jeunesse il fut élu prieur.

 

Quelques années après, on l’élut abbé de Saint Michel de Tonnerre ; mais dans cette abbaye, malgré ses efforts, les religieux restèrent rebelles à la rectitude des Règles. Las de ne pas pouvoir corriger les moines, Robert  les quitta.

Dans le voisinage de Tonnerre, s'étendait un désert, Colan, qui comptait sept anachorètes. Comme ils n'avaient pas de chef, ils demandèrent à Robert de devenir leur supérieur. Après quelques difficultés, Robert accepta, mais la région était malsaine. Robert et ses nouveaux disciples se retirèrent dans la forêt de Molesme (près de Châtillon-sur-Seine, diocèse de Langres). Ils y construisirent des petites cellules et un oratoire en 1075. Comme ils étaient très pauvres, l’évêque de Troyes fit en sorte que les fidèles leur viennent en aide pour qu’ils ne meurent pas de faim; mais, de rien, ils se trouvèrent dans l’abondance si bien que les religieux se relâchèrent, ne travaillant plus de leurs mains malgré les remontrances de Robert.

Robert quitta le monastère et se retira dans le désert de Hauz parmi d’autres religieux qui vivaient dans l’austérité. Ces religieux l’élurent comme supérieur. Les religieux de Molesme, jaloux de sa réussite, firent intervenir le pape pour que Robert revienne. Ils promirent de bien suivre les Règles. Alors Robert revint à Molesme mais il s’aperçut que rien ne changeait. Cependant certains progressaient lentement.

 Ces derniers demandèrent à Robert de se retirer dans un autre lieu, ce qu’il leur accorda, car ils n’arrivaient pas à obtenir une réforme des écarts de conduite de la majorité des moines malgré leur promesse à Dieu d’observer la  Règle. Robert partit donc avec six de ses frères. Ils allèrent trouver l’archevêque de Lyon, légat de Saint Siège. Le légat leur donna raison, leur permit de quitter Molesme et les loua de vouloir persister à suivre la Règle de Saint Benoît.

Lorsque Robert revint à Molesme, vingt-et-un religieux se joignirent à lui. Ils allèrent s’établir dans la forêt de Cîteaux, à vingt kilomètre de Dijon, au diocèse de Chalon-sur-Saône. Là, ils bâtirent des cellules avec le consentement de Gautier, évêque de Chalon et de Renaud, vicomte de Beaune, seigneur du pays. Le nouvel établissement se fit le 21 mars 1098, jour de la fête de Saint Benoît, c’est à partir de cette date que l’on situe l’origine de l’Ordre de Cîteaux.

L’archevêque de Lyon  voyait que ces moines ne pouvaient vivre sans être assistés d’une personne puissante. Il écrivit donc à Eudes, duc de Bourgogne, pour qu’il les prenne sous sa protection. Le duc leur fit construire des bâtiments et leur assigna des revenus fixes et assez considérables. L’évêque de Chalon érigea la nouvelle communauté en abbaye et en donna la conduite à Robert. Les premiers moines étaient habillés d’une bure brune, ce n’est que par la suite et sous le commandement de Saint Albéric qu’ils en vêtirent une de couleur blanche sous l’invocation de la Sainte Vierge. Cinquante ans après, l’Ordre comptait 500 abbayes. Il y en avait 1800 un peu après l’an 1200.

 

L’établissement des religieuses Cisterciennes est antérieur à la mort de Saint Albéric. Un de leur plus célèbre monastère est celui de Trébnitz en Silésie. Plus de quarante princesses de Pologne s’y sont retirées pour devenir religieuses.

 

Les Ordres Militaires de Calatrava, d’Alcantara et de Montreza en Espagne, ceux de Christ et d’Avis au Portugal sont soumis à l’Ordre de Cîteaux et ont emprunté les Règles cisterciennes en ce qui concerne la piété.

 

Les moines de Cîteaux, végétariens, menaient une vie très austère Le reste du temps était partagé entre le travail des champs et la prière.

 

Les moines de Molesme redemandèrent encore une fois au pape Urbain II le retour de Robert. Après avoir examiné le dossier, le légat du pape ordonna à Robert de retourner à Molesme, ce qu’il fit en remettant son bâton pastoral à l’évêque de Chalon qui le dispensa de ses engagements antérieurs. Il fut nommé abbé de Molesme par l’évêque de Langres et gouverna cette communauté jusqu’à sa mort en 1110.

La véracité des miracles opérés sur sa tombe ayant été constatée, le pape Honorius III le compta au nombre des saints.

 

 

SAINT PIERRE

de l’Ordre de Saint Dominique, martyr en 1252

 

SAINT HUGUES

Abbé de Cluny, + en 1109

FONDATION DE L'ABBAYE DE CÎTEAUX

FONDATION DE L'ABBAYE DE CÎTEAUX

SAINT PIERRE

de l’Ordre de Saint Dominique, martyr en 1252

 

SAINT HUGUES

Abbé de Cluny, + en 1109

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 09:10
28 avril 2021

SAINT PAUL de la CROIX

 

 

Né en Italie, non loin de Gênes, en 1694, Saint Paul de la Croix eut, dès son jeune âge, un amour ardent pour la passion du Sauveur. Après avoir vécu quelque temps en ermite, il fonda à Rome l’Ordre des Passionistes, voué à la prédication des mystères de la croix. Sa vie tout entière fut marquée par la mortification et la souffrance. Saint Paul de la Croix mourut à Rome le 18 octobre 1775.

 

SAINT VITAL

Martyr à Ravenne vers l’an 62

 

SAINT DIDYME et SAINTE THEODORE

Martyrs en l’an 304

 

SAINT POLLION

Lecteur, et ses compagnons martyrs en Pannonie en 304

 

SAINT PATRICE

Evêque de Prusse en Bithynie, martyr un 19 mai.

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 09:10
27 avril 2021
UN DES MIRACLES DE SAINTE ZITA

UN DES MIRACLES DE SAINTE ZITA

SAINTE ZITA

 

 

Zita est née en Italie au début du treizième siècle au village de Montegradi, près de Lucques. Sa mère était pauvre mais elle l’éleva chrétiennement. Zita était très docile et il suffisait à sa mère de lui dire : Cela plaît à Dieu ; c’est à sa volonté ; cela déplairait au Seigneur. Zita était très douce et charmait tout le monde. Elle parlait peu et travaillait beaucoup dans un recueillement perpétuel de l’âme.

 

A l’âge de douze ans, elle se mit au service d’une famille de Lucques, nommée Fatinelli, qui se trouvait à côté de l’église Saint Frigidien. Cette proximité lui permettait de remplir facilement ses devoirs de chrétienne. D’un autre côté, elle était heureuse d’avoir un travail rémunérateur. Elle obéissait ponctuellement à ses maîtres comme si elle obéissait à Dieu. Tous les jours, elle faisait ses prières et assistait à la messe sans que son devoir d’état en pâtît.

 

Mais Dieu permit qu’elle ne fût pas traitée comme elle aurait dû l’être. Sa modestie passait pour de la stupidité, son exactitude à ses tâches comme de l’orgueil. Son maître et sa maîtresse la prirent en aversion. On avait beau la maltraiter, elle ne se plaignait jamais et continuait à accomplir ses devoirs.

 

Une vertu aussi solide triompha de la malice et ses maîtres reconnurent enfin qu’ils avaient un trésor dans leur maison. Les autres domestiques devinrent aussi plus gentils et leur jalousie se changea en admiration.

 

Ses maîtres lui confièrent la tenue de leurs affaires ce qui la mit au-dessus des autres domestiques, mais elle ne leur fit jamais sentir sa supériorité. Elle essaya d’empêcher les vices qu'elle voyait parmi eux, persuadée que des serviteurs vertueux servent mieux leurs maîtres.

 

Zita jeûnait toute l’année au pain et à l’eau et dormait sur une planche. Ses moments de repos étaient consacrés à la prière et à la méditation. Pendant son travail, elle avait des prières jaculatoires. Son maître, très coléreux, s’apaisait dès qu’elle le lui demandait, parfois même se jetant à ses pieds pour le calmer. Elle trouvait le moyen de faire les aumônes aux pauvres sous la forme de nourriture sortant de la maison, mais toujours avec mesure sachant que ce n’était pas son bien propre. Elle leur donnait probablement les restes des repas.

 

Elle mourut le 27 avril 1272 à l’âge de soixante ans. Par son intercession, il s’opéra plusieurs miracles, dont cent cinquante ont été examinés et prouvés juridiquement. Son corps fut trouvé entier en 1580. Il est enchâssé et gardé avec beaucoup de respect dans l’église de Saint Frigidien. Le pape Léon X approuva un office composé en son honneur. La ville de Lucques a une grande vénération pour Sainte Zita. Le pape Innocent XII publia en 1696 le décret de la béatification de la servante de Dieu et confirma le culte qu’on lui rendait.

 

Sainte Zita est souvent représentée avec un trousseau de clefs à la main

 

Nota:

En 1892, le duc Robert Ier de Parme nomme son dix-septième enfant Zita (1892-1989) en l'honneur de la sainte. Impératrice d'Autriche et reine de Hongrie par son mariage avec l'empereur Charles Ier d'Autriche en 1911, béatifiée en 2004, son procès de canonisation a été ouvert en 2009

 

27 avril 2021

BIENHEUREUSE ZITA DE BOURBON-PARME

SAINT ANTHIME

Evêque et plusieurs autres Saints martyrs à Nicomédie en 303 (v. 2020)

 

SAINT ANASTASE Ier

Pape en 398

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 09:10
26 avril 2021

NOTRE DAME DU BON CONSEIL

 

 

La dévotion à Notre Dame du Bon Conseil, instaurée depuis des siècles dans la petite église de Gennazzano, près de Rome, s’est répandue en Occident par les ermites de Saint Augustin. La piété des fidèles aime à invoquer la Sainte Vierge sous ce vocable qui leur est devenu familier.

 

 

SAINT CLET et SAINT MARCELLIN (v. 2020)

Papes et martyrs + en 89 et 304

 

SAINT RIQUIER

Abbé dans le Ponthieu + vers 645

 

SAINT PASCHASE RADBERT

Abbé de Corbie + en 865

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 09:10
25 avril 2021

SAINT MARC, EVANGELISTE

 

 

Marc était juif de naissance ; son style rempli d’hébraïsmes ne permet pas d’en douter. Ses actes lui donnent la Cyrénaïque pour patrie. Le vénérable Bède, qui les suit, ajoute qu’il sortait de la race d’Aaron. Selon plusieurs auteurs anciens, il fut converti par les apôtres après la Résurrection de Jésus-Christ. Saint Irénée le qualifie de disciple et interprète de Saint Pierre. Origène et Saint Jérôme prétendent que c’est lui que Saint Pierre appelle son fils dans sa première épître.

 

Ce qu’il faut comprendre par interprète veut dire en l’occurrence traduire en grec et en latin ce que Saint Pierre disait dans sa propre langue.

 

Saint Jérôme et d’autres écrivains ecclésiastiques pensent que notre évangéliste et Jean-Marc, cousin de Saint Barnabé, étaient le même homme. Il y a d’autres avis…

 

Papias et Clément d’Alexandrie disent que Marc composa son évangile à la demande des fidèles de Rome qui voulaient conserver par écrit ce que disait Saint Pierre. C’est pour cette raison que cet évangile a été parfois attribué à Saint Pierre.

 

Dans son évangile, Marc n’a fait qu’abréger celui de Saint Matthieu, selon Saint Augustin ; mais d’autres auteurs ne sont pas de cet avis…

Marc change souvent l’ordre de la narration des faits et en cela il est plus proche de Saint Luc et de Saint Jean. Il rapporte des faits dont Saint Matthieu n’avait pas parlé, comme l’éloge que fait Jésus-Christ de cette petite veuve qui avait mis deux petites pièces dans le tronc du temple et l’apparition du Sauveur ressuscité aux deux disciples qui se rendaient à Emmaüs. Son récit est simple et élégant, sa narration pleine de charme. Il nous suffit de relire les évangiles et de faire des comparaisons.

Marc était en Italie lorsqu’il écrivit son évangile probablement avant l’an 49. Certains auteurs pensent que Saint Pierre avait envoyé Marc en Egypte et qu’il aurait été le premier évêque d’Alexandrie, ville la plus célèbre de l’Univers après Rome. Ce qui est fort probable pour Marc. Pourquoi Saint Pierre ne l’aurait-il pas envoyé à Alexandrie ? Cet événement se situe la neuvième année de l’empereur Claude et la quarante-neuvième de Jésus-Christ lorsque Pierre alla en Orient. La chronique orientale (selon Abraham Ecchellensis) situe l’arrivée de Marc la septième année de Néron et la soixantième de Jésus-Christ. Il résida d’abord à Cyrène dans la Pentapole (la Lybie près de l’Egypte). C’est de là qu’il convertit un grand nombre de païens et toute la Lybie. Marc prêcha douze ans dans les contrées égyptiennes avant de finir à Alexandrie ; mais les nombreuses conversions déchaînèrent les païens. Après avoir ordonné Saint Anien évêque de cette ville, Marc retourna dans la Pentapole où il resta deux ans, puis revint voir Alexandrie avant de retourner à Rome pour un bref séjour.

 

 De nouveau à Alexandrie, Marc, à cause de ses miracles, fut traité de magicien par les païens qui voulurent le mettre à mort. Mais il trouva le moyen de leur échapper au moins pour quelque temps. Plus tard, il fut découvert alors qu’il célébrait les Saints Mystères. Les païens les plus violents se saisirent de lui, l’attachèrent avec des cordes et le traînèrent dans les rues en criant qu’il fallait mener ce bœuf à Bucoles, lieu qui se trouvait près de la mer avec des précipices. Cette arrestation eut lieu le 24 avril de l’an 68. Les rues portaient des traces de son sang et des morceaux de sa chair. Le soir les païens le jetèrent en prison. Pendant la nuit, il eut deux visions. Le lendemain matin, on le traîna de nouveau dans les rues et il expira.

 

Les chrétiens ramassèrent ses restes et les enterrèrent à Bucoles dans un lieu où ils avaient l’habitude de s’assembler pour la prière. En 310, on bâtit une église en cet endroit. Puis ses reliques furent transférées de Bucoles à Alexandrie jusqu’au huitième siècle. Il est dit qu’elles furent transportées à Venise vers l’an 815. En effet, on peut lire dans le récit d’un moine français qui, en 870, fit un voyage en Orient, que le corps de Saint Marc n’était plus à Alexandrie car les Vénitiens l’avaient emporté dans leurs îles. Saint Marc est partout honoré le 25 avril en Orient comme ne Occident. On a la coutume en ce jour, depuis Saint Grégoire le Grand, de chanter la Grande Litanie qui était accompagnée d’une jeûne strict et d’abstinence. Cependant aujourd’hui à cause du temps pascal cette coutume ne se pratique plus.

 

 

SAINT ANIEN

Second évêque d’Alexandrie

 

SAINT PHERADE

Appelé en Gascogne SAINT FIARI

Evêque d’Agen, + après 392

 

SAINT MACULL  ou MAUGHOLD

Evêque le l’île de Man en 498

 

SAINT IVES

Evêque Perse, puis en Angleterre, VIIè siècle

 

SAINT ERMIN ou SAINT ERME

Evêque et abbé de Lobes en Hainaut

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 09:10
EGLISE SAINT LEGER A MAIRY SUR MARNE

EGLISE SAINT LEGER A MAIRY SUR MARNE

SAINT LEGER, PRËTRE DANS LE  PERTHOIS

 

 

On  sait peu de chose du prêtre Léger (en latin Leodagarius) sinon qu’il vivait à la fin du sixième siècle et que l’évêque de Châlons-sur-Marne lui confia le gouvernement de l’Eglise de Perthes, canton du diocèse, et qu’il possédait toutes les qualités d’un saint homme. Il délivra du démon un homme possédé et  guérit un autre homme par ses prières. Il mourut à un âge avancé et  fut enterré dans l’église méridionale du canton Notre-Dame-de-Perthes. Le corps de Saint Léger fut ensuite placé derrière l’autel de cette église vers 947. En 1115 on le mit dans une châsse. Il est honoré en ce jour dans son diocèse.

 

 

SAINT FIDELE DE SIGMARINGEN

Capucin martyr en 1622 (v. 2020)

 

SAINT MELLIT

Evêque de Londres puis archevêque de Cantorbéry, + en 624

 

SAINTE BEUVE et SAINTE DODE

Vierges et abbesses à Reims, VIIè siècle.

 

SAINT ROBERT

Fondateur et premier abbé du monastère de La chaise Dieu au diocèse de Clermont en Auvergne. + en 1067

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 09:10
MORT DE SAINT ADALBERT

MORT DE SAINT ADALBERT

UN RELIQUAIRE ET UNE REPRESENTATION DE SAINT ADALBERT DANS LA CATHEDRALE DE PRAGUE
UN RELIQUAIRE ET UNE REPRESENTATION DE SAINT ADALBERT DANS LA CATHEDRALE DE PRAGUE

UN RELIQUAIRE ET UNE REPRESENTATION DE SAINT ADALBERT DANS LA CATHEDRALE DE PRAGUE

Adalbert, issu d’une célèbre famille de Bohème, est né vers 956 et fut baptisé sous le nom de Woytiech, qui signifie en langue slavonne, secours de l’armée. Dans son enfance, sa vie étant menacée suite à une grave maladie, ses parents firent le vœu de le consacrer, sous l’invocation de la Sainte Vierge, au service des autels s’il restait en vie. Leur vœu fut exaucé : ils le placèrent sous le conduite d’Adalbert, archevêque de Magdebourg. L’archevêque le fit instruire et, à sa confirmation, lui donna son nom. Le jeune homme donna des preuves de son intelligence, particulièrement dans l’étude des saints. Il passait son temps dans la prière, la visite des malades, pauvres ou riches.

 

Après la mort de l’archevêque de Magdebourg en 981, Adalbert retourna en Bohème avec toute une bibliothèque qu’il s’était constituée. En 983, il reçut les Ordres Sacrés des mains de Diethmar, évêque de Prague, qui mourut peu de temps après en poussant des cris atroces, disant qu’il serait damné pour ne pas avoir accompli ses devoirs d’état correctement. Avant sa mort il revêtit le cilice et alla prier dans l’église pour attirer la miséricorde divine et distribua aux pauvres d’abondantes aumônes.

 

L’assemblée qui se tint après la mort de l’archevêque désigna Adalbert pour lui succéder. Il fut sacré par l’archevêque de Mayence le 29 juin 983. A partir de ce jour, on ne vit plus jamais rire et lorsqu’on lui demandait pourquoi, il répondait :

 

- Il est facile de porter une mitre  et une crosse ; mais c’est quelque chose de bien terrible de d’avoir à rendre compte d’un évêché au souverain juge des vivants et des morts.

 

Il fit son entrée pieds nus dans la ville de Prague, où il fut reçu avec une joie extraordinaire par le peuple et surtout par Bolesas, prince de Bohème. Il divisa son revenu en quatre parties : l’entretien de l’Eglise, la subsistance des chanoines, le soulagement des malheureux et la quatrième pour ses besoins et ceux de  sa maison. Sur ce quatrième point il nourrissait encore douze pauvres en souvenir des douze apôtres. Il vivait simplement comme un père du désert, mais tous les jours il prêchait, visitait les malades et les prisonniers.

 

Le diocèse de Prague était alors dans un état déplorable avec beaucoup d’idolâtres. Ceux qui se disaient chrétiens étaient atteints de plusieurs vices honteux. Malgré ses efforts, Adalbert ne parvenait pas à sanctifier son diocèse. Il se rendit alors à Rome pour consulter le pape  Jean XV. Il lui exposa sa situation et détermina le pape à l’autoriser à quitter ses fonctions.  Ainsi il visita le Mont-Cassin, revint à Rome et prit l’habit avec son frère Gaudence au monastère de Saint Boniface. Il y passa cinq ans.

 

Ne voyant pas revenir Adalbert, l’archevêque de Mayence écrivit au pape pour demander son retour. Le pape renvoya Adalbert à son évêché avec l’autorisation de le quitter à nouveau s’il n’arrivait pas à ses fins. Les habitants de Prague le reçurent avec beaucoup d’allégresse et de promesses ; mais bientôt ils eurent tout oublié. Adalbert résolut de les abandonner pour toujours et retourna dans son monastère pour ensuite aller prêcher l’évangile en Hongrie. Il gagna à Jésus-Christ, entre autres, le roi Etienne qui devint un saint homme.

 

Au monastère, l’abbé Léon lui confia la charge de prieur. Adalbert accomplit si bien sa tâche qu’il devint célèbre. L’empereur Othon III, lui-même, de séjour  à Rome, lui faisait de fréquentes visites.

 

Le pape Grégoire V, successeur de Jean XV, renvoya Adalbert à son Eglise sous les pressions de l’archevêque de Mayence ; mais là, l’accueil ne fut pas cordial mais hostile et les habitants massacrèrent six de ses proches, pillèrent ses biens et mirent le feu aux bâtiments leur appartenant. Averti  de ce qui se passait juste avant son arrivée, Adalbert quitta la route de Prague et se rendit auprès de Boleslas son ami, fils de Micislas, duc de Pologne. Ce prince envoya une députation aux habitants de Prague pour leur demander de recevoir Adalbert. Ils répondirent qu’ils ne voulaient pas d’un saint évêque car eux étaient des méchants.

Ils ajoutèrent que si Adalbert voulait revenir c’était uniquement pour venger ses proches. Il fallait donc qu’il s’attende à être mal reçu. Adalbert se consacra alors à la conversion des idolâtres Polonais et eut la satisfaction de voir un grand nombre de conversions. Il se rendit ensuite en Prusse, avec Benoît et Gaudence, qui était alors encore dans l’idolâtrie la plus complète. Il eut un grand succès à Dantzig où presque tous les habitants se firent baptiser. Il alla dans d’autres endroits mais devant l’hostilité des habitants, rebroussa son chemin à chaque fois. Fatigué de tous ces refus, il s’arrêta avec ses compagnons pour prendre un peu de repos ; mais les païens se saisirent de lui et de ses compagnons et les enchaînèrent. Adalbert offrit sa vie à Dieu par une prière fervente dans laquelle il demandait le pardon de ses ennemis. Le prêtre des idoles le perça de sa lance en lui disant par dérision :

 

- Vous devez vous réjouir à présent, puisqu’ à vous entendre, vous désirez rien d’autre que de mourir pour votre Christ.

 

Six autres païens lui portèrent un coup de lance. Ce fut ainsi qu’il devint un martyr le 23 avril 997. Ses bourreaux lui coupèrent ensuite la tête qu’il mirent au bout d’une pique. Benoît et Gaudence furent emmenés en captivité.

 

Bodeslas, devenu entretemps duc de Pologne, racheta le corps du saint qu’on déposa dans l’abbaye de Tremezzo ; on le porta l’année suivante dans la cathédrale de Gniezno (Pologne), où il est exposé à la vénération des fidèles. Dieu a glorifié son serviteur par un grand nombre de miracles. Dans le catalogue des reliques qui est gardé au palais électoral de Hanovre (1715) il est parlé d’une châsse précieuse qui contient une portion de celles de Saint Adalbert. Ce saint a le titre d’apôtre de Prusse, quoiqu’il n’ait planté la foi que dans la ville de Dantzig1.

 

1. Les habitants de la Prusse, Sarmates d’origine, étaient les plus sauvages des païens du nord. Ils se souciaient peu de la beauté des temples ; ils adoraient leurs idoles sous des chênes, et leur immolaient les prisonniers pris à l’ennemi. Après le martyre de Saint Adalbert, trois rois de Pologne, nommés Boleslas essayèrent inutilement de les soumettre. Enfin les chevaliers teutoniques conquirent leur pays en 1239 et leur procurèrent des missionnaires qui les instruisirent dans la religion chrétienne. Mémoires sur la maison de Brandebourg, par le roi de Prusse et dans le même ouvrage la conversion du Brandebourg commencée par Charlemagne et achevée en 928 sous Henri l’Oiseleur, qui soumit entièrement le pays.

 

 

SAINT GEORGES

Martyr vers 303 (v. 2020)

 

SAINT FELIX

Prêtre

SAINT FORTUNAT et  SAINT ACHILEE

Martyrs à Valence en Dauphiné en 211 ou 212

 

SAINT GERARD

Evêque de Toul, + en 994

 

BIENHEUREUX ALEXANDRE SAULI

Supérieur Général de Barnabites

et ensuite évêque d’Aléria et de Pavie, + en 1592

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