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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/David Weber
Au Ve siècle, un moine égyptien doute de la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Il voit l’hostie qu’il consacre devenir un morceau de chair

Parmi les apophtegmes des Pères du Désert (histoires édifiantes, paroles, prières, expériences spirituelles des moines du désert égyptien au IVe siècle), nous trouvons le récit d’un très ancien miracle eucharistique.

Un moine du monastère de Scété (Egypte, Wadri el Natrun), pieux et charitable, doutait depuis quelque temps de la vérité de la présence réelle du Christ dans le pain consacré lors de la messe. Il s’exprimait de la sorte : « Le pain que nous mangeons n’est pas réellement le Corps du Christ, mais un symbole ».

Un jour, deux prêtres âgés entendirent ces paroles. Sachant qu’elles venaient d’un homme bon, ils ne lui en tinrent pas rigueur mais engagèrent une discussion. Ils lui dirent : « Père, nous avons entendu dire que quelqu’un soutenait quelque chose de contraire à la foi : le pain que nous recevons ne serait pas réellement le Corps du Christ, mais un symbole ».

Le moine rétorqua : « C’est moi qui le dis ! ».

Ils se mirent à l’exhorter ainsi : « Tu ne dois pas croire à cela, mais à ce que l’Église a transmis. Nous croyons que ce pain est le Corps du Christ et que ce calice est le sang, réellement et non pas comme un symbole »…

« S'il n’arrive pas un fait pour me convaincre, je ne serai pas persuadé », leur répondit le solitaire de Scété. Et les deux pères de conclure : « Cette semaine nous prierons Dieu sur ce mystère et nous croyons que Dieu nous le révélera ».

Le dimanche suivant, les deux prêtres âgés se rendirent à l’oratoire où le contemplatif incrédule célébrait la messe. Ils se tinrent un peu à l’écart, mais dans un endroit où ils virent parfaitement le déroulement de la cérémonie.

Lorsque le pain fut posé sur l’autel en sacrifice, les deux visiteurs et le célébrant poussèrent un cri, frappés par ce que leurs yeux avaient vu à cet instant : à la place de l’hostie, se tenait maintenant sur l’autel « un petit enfant » en chair et en os.

Le prêtre de Scété continua de célébrer néanmoins. A l’instant où il rompit le pain, un ange apparut tenant une « épée » avec laquelle il immola l’enfant et versa le sang dans le calice. Comme si cela ne suffisait pas, lorsque le prêtre voulut rompre le pain en petits morceaux, l’ange préleva sur l’enfant des « petits morceaux » de chair. Quand les deux observateurs s’approchèrent pour communier, le célébrant qui avait douté de la présence réelle, reçut un morceau de chair saignante.

À cette vue il fut terrorisé et hurla : « Je crois Seigneur que ton pain est le Corps et que le calice est ton Sang ! ».

Aussitôt la chair qu’il avait dans sa main prit les apparences du pain. Il put communier en paix en remerciant Dieu.

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash / Cam Ferland
Saint François-Xavier (1506-1552) : il libère un homme du démon grâce à une croix qu’il prête à des enfants

En 1542, François-Xavier annonce l’évangile aux Paravers, des pêcheurs de perles au Sud-Est de l’Inde.

Un jour, tandis qu’il prêche depuis un long moment, un garçon l’appelle à l’aide : un de ses parents, encore païen, est possédé du démon et personne ne sait comment le tirer d’affaires.

Ne pouvant abandonner la foule groupée autour de lui, le saint confie une petite croix en bois qu’il porte autour du cou à un jeune indien qu’il a peu avant baptisé. Il lui dit d’aller auprès de l’énergumène, de prier le Seigneur et de poser la croix sur lui.

Accompagné de camarades également baptisés, le jeune se précipite sur la plage où est étendu l’homme.

Parvenus à sa hauteur, ils ont un mouvement de recul tant le possédé hurle et gesticule.

Ils décident de l’entourer puis entonnent un chant chrétien, en vain : les contorsions redoublent. Le jeune portant la croix en bois s’approche alors du démoniaque dont les hurlements redoublent. Puis, sans s’effrayer davantage, il le contraint à embrasser la croix. Sur le champ, l’homme retrouve calme et figure humaine.

Patron des missions - il a évangélisé 52 contrées en 11 ans - François-Xavier est canonisé en 1622 par le pape Grégoire XV, en même temps que son ami, saint Ignace de Loyola.

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / Boonychoat
Saint Éloi de Noyon (vers 588-660) : il guérit un homme sur le tombeau de saint Denis à qui il attribue cette guérison

Avant d’être évêque de Noyon (France, Oise), Éloi entre au service du roi Dagobert Ier. À Paris, il est connu pour sa charité inépuisable.

Un jour, au cours duquel le clergé célèbre le martyre de saint Denis, Eloi se rend à l’abbaye éponyme pour entendre les Vigiles. Au terme de l’office, il s’approche près du tombeau du premier évêque de Paris pour se recueillir.

Soudain, il aperçoit un homme « perclus », gisant sur le sol. Parvenu à sa hauteur, il lui demande depuis combien de temps il souffre, quelle est la cause de sa maladie et s’il a foi en Jésus.

« Oui, je crois ! 

- Si donc, lui répond-t-il, vous croyez ces choses, pourquoi restez-vous ici étendu par terre ? Invoquez plutôt saint Denis afin qu’il intercède pour vous ».

L’homme lui explique que c’est justement pour cela qu’il se tient ainsi.

Le fixant, Éloi lui tient ces mots : « Et vous croyez que saint Denis peut obtenir votre guérison auprès du Seigneur ? »

Le malade acquiesce. « Si vous croyez cela, promettez à Dieu de le servir ; que votre foi ne chancelle pas et ce saint vous guérira », ajoute Éloi qui, à présent agenouillé, les yeux et les mains levés vers le ciel, prie le Christ.

Puis il saisit la main droite de l’homme et lui dit : « Si comme vous l’affirmez, vous croyez au nom de Jésus, levez-vous et tenez-vous sur vos pieds. »

Aussitôt le corps meurtri retrouve force et souplesse. L’inconnu se redresse sur ses pieds, guéri !

Éloi ajoute : « Si vous ne voulez pas à l’avenir retomber dans un tel état, ne parlez à personne de votre guérison si ce n’est en disant que vous la devez à Dieu seul par l’intercession de saint Denis. »

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de La Crucifixion de saint André par le Caravage, vers 1607, Cleveland Museum of Art.
Saint André, apôtre (Ier siècle) : il rend son âme entouré d’une lumière extraordinaire visible de longues minutes

Après la Pentecôte, l’apôtre André, frère de Pierre, séjourne dans les Balkans, en Crimée   puis en Achaïe (Grèce, nord de la péninsule du Péloponnèse). 

Là, dans la ville de Patras, il convertit et baptise la femme d’Egée, le proconsul romain de la province. Celui-ci jure de le faire périr.

Arrêté, il doit choisir : sacrifier aux dieux romains ou périr crucifié. « Tu iras conter toutes ces sottises à ceux de ta secte… » lui assène le chef romain. 

André sait que Jésus ne l’abandonnera jamais. Attaché à la croix, il résiste pendant de longues heures et parle avec les gens présents qui manquent de se retourner contre les bourreaux. 

Egée ordonne qu’on descende l’apôtre de la croix mais les soldats n’y parviennent pas, leurs bras retombant « inertes. »

André s’écrie alors : « Seigneur, ne permets pas que je descende vivant de cette croix ! » Après avoir prononcé ces paroles, une lumière venue du ciel, vient entourer l’apôtre et la croix. Elle reste visible de longues minutes. 

Puis André remet son esprit entre les mains de Dieu.

Egée meurt quelques heures après de façon inexplicable.

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / Chinnapong
Saint François-Antoine Fasani (1681-1742) : il guérit le pape Clément XI

Issu d’une famille très modeste des Pouilles (Italie), François-Antoine devient franciscain et, après de brillantes études de philosophie, prédicateur. Le pape Clément XI lui confie l’administration de la province de Saint-Ange. 

Peu après, il est amené à prendre la défense d’une jeune fille âgée de quinze ans, sans ressources, sur laquelle un influent aristocrate a jeté son dévolu. Le saint la met à l’abri dans un orphelinat. 

Dénoncé au Saint-Siège par le prétendant indélicat, François-Antoine est mise en demeure  de s’expliquer à Rome. 

Interrogé par Clément XI en présence d’autres prélats, il ne dit rien pour sa défense. Mais, tandis qu’il baise la mule du pape, celui-ci se met à sourire et à prendre les mains : à l’instant où les lèvres du saint touchaient le soulier, la goutte douloureuse et persistante, qui handicape Clément XI depuis des années, disparaissait 

François-Antoine a été béatifié en 1951 puis canonisé par saint Jean-Paul II en 1986.

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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/eberhard-grossgasteiger
Sainte Catherine Labouré : elle voit Jésus mourant sur une croix en 1848

Du 22 au 25 février 1848, une émeute générale met Paris à feu et à sang, contraignant le roi Louis-Philippe à abdiquer.

Au mois de juillet suivant, Catherine Labouré, religieuse chez les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul au couvent de Paris, rue du Bac, voyante de la Vierge en 1830, écrit une lettre à son confesseur, l’abbé Aladel relatant une vision prophétique du Christ crucifié sur une « grande croix » qu’elle eut peu avant cette révolution : « Cette croix sera appelée la Croix de la Victoire. Elle sera en grande vénération. […] Sur le pied de la croix, il sera représenté toute cette révolution [1848] telle qu’elle s’est passée. Le pied de la croix m’a paru avoir 10 à 12 pieds en carré, et la croix de 15 à 20 pieds de hauteur. Et, une fois élevée, elle m’apparaissait, à peu près, à 30 pieds de hauteur ».

La vision est riche de détails : la croix, « d’un bois précieux », sur laquelle Jésus agonisait, « la couronne d’épines sur la tête », portant une plaie au flanc droit de « trois travers de doigt de longueur », était couverte d’un crêpe noir ; elle était portée par des « hommes à la figure courroucée, répandant la terreur dans les cœurs. » Une voix dit : « Le sang coule !, l’innocent meurt, le pasteur donne sa vie pour ses brebis. »

Selon Catherine, il fallait ériger cette croix au centre de Paris, sur le « parvis de la cathédrale Notre-Dame ». Le père Aladel ne la suivit pas.

Catherine a été béatifiée en 1933 et inscrite au catalogue des saints en 1947 par le pape Pie XII.

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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 15:00

 

Pixabay/Kyle McKaskle
En 1592, une hostie profanée se met à verser du sang

A la fin du XVIe siècle, Maurice de Nassau, prince protestant, poursuit l’entreprise commencée par son père : chasser les Espagnols présents aux Pays-Bas depuis 1556.

Pour l’aider, un groupe de marins néerlandais combat à ses côtés contre le roi d’Espagne : les « Gueux de mer », groupe de mercenaires aguerri aux combats navals commettant souvent des exactions contre les populations civiles.

En 1592, ces hommes s’emparent de la ville de Gorcum (Pays-Bas, Limbourg). Ivres de colère, ils s’en prennent au clergé catholique et aux fidèles puis à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à la foi catholique.

Après avoir défoncé les portes de la cathédrale, renversé les statues et jeté à terre le mobilier liturgique, ils se ruent vers le maître-autel qu’ils martèlent à coups de masse.

Puis l’un d’eux assure que leur « mission » ne prendra fin que lorsque le tabernacle contenant les hosties consacrées sera brisé et les Saintes espèces piétinées.

Chose dite, chose faite. Les hosties sont répandues sur le sol de l’église et foulées au pied.

Tandis qu’ils s’apprêtent à sortir de l’édifice, l’un des pillards remarque une grosse tache rougeâtre à même le sol, à l’endroit où la grande hostie contenue dans la custode avait été profanée. Il s’approche, demande aux autres de regarder : du sang perle à la surface de l’hostie martyrisée et s’écoule aux alentours. L’un des témoins observe trois taches sanguinolentes réparties sur le Saint-Sacrement, formant trois « cercles rouges ».

Les « Gueux », épouvantés, se précipitent dehors. L’un d’entre eux invective un prêtre catholique qui avait trouvé protection dans une maison proche : « Cours vite jusqu’à la cathédrale… » lui lance-t-il.

Le prêtre découvre le miracle eucharistique puis alerte Jan van der Delft, doyen des chanoines de la cathédrale, qui recueille l’hostie et informe l’évêque.

Cette sainte relique, appelée Sagrada Forma, est offerte quelque temps après au roi d’Espagne Philippe II qui, à son tour, en confie la protection aux moines hiéronymites du palais royal de l’Escurial (Espagne).

Là, dans la sacristie, Francisco Filipini a sculpté des bas-reliefs figurant la profanation. En 1690, un beau reposoir (ou « sépulcre », support en forme d’autel servant à poser le Saint-Sacrement lors des processions) est installé près de la relique.

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 15:00
 
Unsplash/Jametlene Reskp
Saint Humble de Bisignano (1582-1637) : il prophétise à ses frères qu’ils pourront bientôt se nourrir

Humble (Umile), né en Calabre (Italie) où il passe son enfance, est admis au couvent franciscain de Mesurata, près de Catanzaro (Calabre) dès ses 14 ans. Repéré pour la profondeur de sa foi, il prêche plusieurs missions à travers la péninsule italienne. Les papes Grégoire XV et Urbain VIII le consultent.

Un jour, voyageant en direction de Cosenza en compagnie de plusieurs frères, il traverse la « Sila », une épaisse forêt où il est difficile de s’orienter. Au bout de quelques heures de marche, les religieux s’inquiètent. Humble tente de les rassurer, en vain.

Les frères lui font observer que le soir commence à tomber. Et que personne n’a rien mangé depuis le matin !

Le saint leur dit : « Réjouissez-vous ! La sortie de ce bois est toute proche et nous allons rapidement dîner ».

Fatigués mais intrigués par cette promesse, le groupe se remet en route. Quelques instants plus tard, ils pénètrent dans une vaste clairière.

Là, ils aperçoivent un homme à quelques mètres d’eux dont ils ignorent l’identité. L’apparition leur fait signe de la suivre.

La pénombre enveloppe à présent les lieux. Parvenu près d’un gros rocher, l’homme demande aux frères de s’arrêter. Il se penche et tire mystérieusement de l’obscurité pain, oignons et un vase rempli de vin.

Tous mangent en silence. L’un des frères se levant pour remercier le bienfaiteur, reste figé : l’homme a disparu ainsi que le rocher !

Il se jette alors aux pieds d’Humble pour qu’il explique tout ceci. Le saint lui prie de ne révéler ce miracle qu’après sa mort.

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 15:00
Pixabay/VĂN HỒNG PHÚC BÙI
La bienheureuse Elisabeth Achler (1386-1420) : stigmatisée, elle prend comme seule nourriture le Corps du Christ

Une vie enfouie pour Dieu : tel est le portrait de la bienheureuse Elisabeth Achler, surnommée la « Bonne Betta », tertiaire franciscaine, originaire de Souabe (Allemagne), au couvent de Reute.

Au cours des dix dernières années de son existence, Elisabeth ne se nourrit que du Saint-Sacrement. Toute tentative d’absorption d’un quelconque aliment lui provoque nausées et vomissements. C’est un cas d’inédie documenté (inédie : capacité de vivre sans manger ni boire, à l’exception de l’Eucharistie).

Une fois, durant un carême, Elisabeth, immobilisée sur son lit, voit la prieure du couvent entrer dans sa cellule. Celle-ci porte un bol de bouilli de gruau qu’elle lui demande de consommer non par obéissance mais pour prendre un peu de force : peine perdue, elle la rejette aussitôt et tombe en syncope : on craint qu’elle succombe !

Ce phénomène épouse le cycle liturgique de l’Église : elle refuse nourriture et boissons lors des périodes de carême tandis que les stigmates de la Passion apparaissent aux deux mains. Ils disparaissent à Pâques, fête à partir de laquelle elle recommence à manger normalement. Chaque année, à la même période, inédie et stigmates apparaissent de nouveau.

Elisabeth a été béatifiée en 1766 par le pape Clément XIII.

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/artplus
Sainte Walatta Petros (1592-1642) : elle a une vision surnaturelle sur son lit de mort

D’abord mariée à un conseiller du roi d’Ethiopie, Walatta Petros (« la fille de saint Pierre ») connaît ensuite un temps de malheur : tous ses enfants meurent en bas âge.

Elle quitte alors le monde, devient religieuse et fonde plusieurs monastères, attirant à elle beaucoup de fidèles par son exemple et ses miracles.

Mais, un jour, lasse et malade, elle s’alite, entourée de sa communauté.

Immobile, les yeux clos, elle parvient à réciter les prières dites par les autres sœurs présentes dans sa cellule.

Soudain, elle ouvre les yeux et explique ce qu’elle voit : le Christ lui apparaît comme un être de chair et de sang mais transfiguré dans une belle lumière ; se penchant vers elle avec tendresse, la Vierge se tient aux côtés du Seigneur. La scène est indescriptible tant, dit-elle, ce qu’elle observe est d’une beauté qui n’existe pas en ce monde.

La vision s’élargit. A présent, une moniale du nom de Falāsita Krestos, toute proche de Walatta, commence à lire pour elle les Psaumes et l’Évangile.

Puis apparaît Śe’ela Krestos, jeune frère de l’empereur d’Ethiopie devenu moine. C’est lui qui sert d’intermédiaire entre la Vierge et l’agonisante en lui annonçant, de la part de Dieu, qu’elle porterait désormais le titre d’archidiaconesse de l’Église éthiopienne.

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Bianca Grueneberg
La bienheureuse Marguerite de Savoie (+ 1464) : à sa prière, Dieu remplit un tonneau vide

Marguerite, membre de la haute noblesse, devient dominicaine au couvent d’Albe (Italie, Piémont), puis supérieure de celui-ci.

Elle souffre affreusement de la goutte. La médecine du XVe siècle restant impuissante à soulager ses maux, on en vient à lui prescrire un breuvage à base de vin mélangé à de l’eau et d’herbes médicinales. L’effet est positif. On se met à distribuer ce vin aux malades de l’infirmerie puis aux nécessiteux de la ville.

Contrainte d’effectuer un déplacement, mère Marguerite demande qu’en son absence le vin continue d’être distribué. L’ordre est exécuté ; après quelques jours le tonneau est totalement vide.

A son retour, la bienheureuse, fatiguée de son périple, demande qu’on lui apporte un peu de son vin. Les sœurs lui disent : « Il n’en reste plus une goutte. »

- « Allez voir quand même, réplique-t-elle, peut-être s’en trouvera-t-il encore quelques gouttes. » On obéit et, à la stupéfaction de la communauté entière, on constate que le tonneau est rempli jusqu’à la bonde.

Marguerite a été béatifiée en 1671.

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de L’Enterrement de sainte Cécile aux catacombes de Rome, par Luiz de Madrazo, 1852, huile sur toile, musée du Prado, Madrid.
Sainte Cécile de Rome (+ vers 230) : 17 siècles après son martyre, son corps est retrouvé intact et dans la même position

Aristocrate romaine, Cécile est une chrétienne fervente. Elle évangélise son milieu social. Elle convertit son mari. Le pape Urbain Ier vient célébrer la messe à son domicile.

Mais l’empereur Alexandre Sévère persécute les chrétiens et Cécile, malgré sa fortune, est arrêtée. Refusant de renier sa foi, elle est sauvagement assassinée vers 230.

Le pape Urbain Ier fait ériger un oratoire sur l’emplacement de sa demeure, au quartier du Trastevere, lieu mentionné en 499 comme le titulus Ceciliae.

Au VIe siècle, le pape Vigile y célèbre l’eucharistie.

Mais jusqu’au IXe siècle, on perd la trace du lieu de la sépulture de Cécile. En 821, le pape Pascal Ier fait un rêve : la sainte lui apparaît et lui révèle l’emplacement de son tombeau : les catacombes de Saint-Calixte à Rome. L’année suivante, des fouilles mènent à la découverte du sarcophage qui est transféré dans l’église du Trastevere.

En 1599, le cardinal Paolo Emilio Sfondrati organise des fouilles dans cette église. Cécile, future patronne des musiciens, est retrouvée intact. Les témoins de l’exhumation sont frappés par le fait suivant : le corps est resté dans la position identique où il se trouvait le jour du martyre, près de 17 siècles auparavant ! L’année suivante, le sculpteur Stefano Maderno, témoin de l’exhumation, réalise une œuvre totalement conforme à la réalité : Le martyre de sainte Cécile.

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 15:00
 
iStock/Getty Images Plus/fenlan1976
Saint Libéral d’Embrun (vers 870-940) : il est retrouvé assassiné dans une grange éclairée par une lumière éclatante

Fils de Boulanger originaire de Brive (France, Corrèze), Libéral passe plusieurs années dans la solitude et la contemplation.

Sa réputation de sainteté grandit. Malgré son refus, il est sacré archevêque d’Embrun (Hautes-Alpes). Prédicateur hors pair et charitable, il est aimé de tous.

En 930, les Sarrasins pillent la région, le contraignant à fuir Embrun. Après quelques temps passés en montagne, il y retourne, incognito, tant la vie des chrétiens est alors en danger. Là, il mendie sa nourriture comme au temps de sa jeunesse.

Mais un jour, il est retrouvé gisant sur le sol en terre d’une grange à foin. Il vient d’être assassiné. Une femme aperçoit le corps et entre furtivement dans la grange. Le défunt a tout l’air d’un mendiant, hormis un détail : il porte un anneau d’or à un doigt.

A l’aide d’un couteau, elle s’apprête à couper le dit doigt lorsque une lumière éclatante envahit soudainement l’endroit, provoquant en elle une peur incontrôlable. La clarté est magnifique, et elle semble habitée par une présence… Elle reconnaît l’archevêque. Elle s’enfuit et alerte la population. Une église a été bâtie sur l’emplacement du tombeau de saint Libéral.

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/homaru
En Colombie, le Saint-Sacrement stoppe miraculeusement une énorme vague menaçant d’engloutir tout un village

Le village de San Andres de Tumaco, au sud-ouest de la Colombie (province de Narinõ), a été fondé en 1640 par les colons espagnols, au bord de l’Océan Pacifique. Surnommé « la perle du Pacifique » grâce à ses paysages magnifiques, l’endroit est pourtant situé dans l’une des régions parmi les plus pluvieuses au monde et les tremblements de terre ne sont pas rares.

Le 31 janvier 1906, vers dix heures du matin, la terre se met à trembler très fortement, secouant, non seulement la localité elle-même, mais aussi une grande partie de la Colombie. Le séisme dure dix longues minutes. Les habitants sont pris de panique. Rien ne semble devoir résister au phénomène : les maisons se fissurent les unes après les autres, les animaux sont engloutis dans les flots et même l’église paroissiale menace de s’effondrer.

Plus inquiétant encore : la mer, très agitée, se retire anormalement loin : à plus d’1,5 km diront les témoins, formant au bout de l’horizon un gigantesque mur d’eau, un tsunami en puissance.

Abandonnant leurs biens dans la précipitation, les gens se regroupent sur la place centrale du village, près d'une grande croix, et dans ce qu’il reste de l’église. Leur curé, le père Gerardo Larrondo de San José, et son vicaire, le père Julian Moreno de San Nicolas de Tolentino, tous deux récollets, les rejoignent. C’est alors que plusieurs femmes demandent aux deux prêtres d’organiser immédiatement une procession, avec, à sa tête, le Saint Sacrement.

Constatant l’ampleur du tremblement de terre, le curé comprend la gravité de la situation et accepte tout de suite l’idée d’une procession.

Il se précipite dans l’église, s’agenouille devant le tabernacle, l’ouvre, saisit le ciboire et consomme toutes les hosties consacrées, à l’exception d’une seule, de taille importante, qu’il place dans un ostensoir. Puis il sort à toutes jambes de l’Église et dit aux habitants : « Allons tous à la plage, mes enfants, et que Dieu ait pitié de nous ! »

Au large, le « tsunami » s’avance à vive allure vers la plage. Hommes, femmes et enfants emboîtent le pas à leur curé. Tous marchent en procession, d’un pas décidé, plaçant toute leur confiance en Dieu. Des prières sont dites à haute voix. Des chants retentissent. Certains petits pleurent, mais tous suivent les adultes et participent eux-mêmes à la cérémonie improvisée.

Parvenu au bord de la plage, le père Larrondo interrompt la procession et demande aux gens de l’attendre. Accompagné de son vicaire, tenant l’ostensoir élevé au-dessus de sa tête, il marche jusqu’au bord de l’eau. L’énorme vague approche maintenant dangereusement du rivage.

Le curé bénit l’océan redoutable puis élève l’ostensoir aussi haut qu’il peut en tendant les deux bras, avec lequel il trace un grand signe de croix en direction des flots menaçants.

A l’instant même, comme arrêté par une force invisible, la masse d’eau s’arrête net à quelques mètres du prêtre qui est pourtant, selon les témoins, « mouillé jusqu’à la ceinture ». Dans un « fracas assourdissant », l’immense déferlante reflue vers le large. La population se met à crier d’une seule voix : « Miracle ! Miracle !» Les témoins rapportent que l’énorme vague qui menaçait de détruire tout le village s'est brutalement arrêtée sous l’effet d’un « pouvoir surnaturel ».

En un instant, la panique a cédé la place à la joie. Le curé, bouleversé, a regagné l’Église suivi de ses paroissiens. A cet instant, le séisme avait cessé à Tumaco, alors qu’il continuait à ravager des centaines de kilomètres de côtes colombiennes…

D’autres témoins ont raconté qu’après le miracle, les paroissiens sont restés dans l’église pendant de longues heures à prier devant l’hostie miraculeuse.

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Jon Tyson
Sainte Mechtilde de Hackeborn (1241/1242-1298) obtient de Jésus la protection de son monastère

En 1294, pendant la guerre menée par l’empereur du Saint-Empire romain germanique Adolphe de Nassau contre les fils d’Albert de Saxe, les moniales cisterciennes d'Helfta (Allemagne, Saxe) prennent peur devant la violence des combats engagés à une faible distance de leur monastère.

La communauté s'interroge : que faire pour échapper à la fureur des soldats impériaux ?

Après réflexion, l'abbesse et les sœurs demandent à sainte Mechtilde de Hackeborn, née dans une grande famille aristocratique, éducatrice de la future sainte Gertrude et elle-même immense mystique, de prier le Seigneur pour qu'il daigne les protéger. Mechtilde obéit sur le champ et s'installe dans sa cellule. Les yeux fixés sur son crucifix, elle ouvre son cœur à Jésus.

« Tu ne verras pas un seul soldat de cette armée. Pas un seul n’approchera de vos murs, et moi je vous défendrai avec tendresse contre tous. », lui répond le Seigneur tandis qu'elle tombe en extase.

C’est ce qui arriva : le monastère de Helfta n'a jamais été inquiété, quoique beaucoup d’autres communautés aient été la cible des troupes de l’époque.

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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Ioann-Mark Kuznietsov
Saint Odon de Cluny (vers 879-942) : son manuscrit est préservé miraculeusement de la pluie

A l’automne 942, Odon, abbé du puissant ordre monastique de Cluny, séjourne à Rome (Italie), au couvent Saint-Paul. Bien que l’âge et la fatigue se fassent sentir, il ne refuse jamais rien à quiconque. Aussi lorsque l’abbé Baudouin lui demande de corriger le livre de la Vie de saint Martin composée jadis par Sulpice Sévère, il accepte en souriant.

Le scriptorium (bibliothèque) du monastère est assez sombre. Odon demande à un moine copiste de prendre les notes sous sa dictée.

Tandis qu’ils travaillent, on sonne l’office du soir. Or, selon la Règle de saint Benoît, tous les moines doivent tout abandonner à l’instant où ils entendent la cloche pour aller à l’église où l’office va être célébré. Odon et son aide abandonnent ainsi leur manuscrit ouvert.

Dehors, le vent rugit et la pluie battante tombe sur la Ville éternelle. Au matin, certains bâtiments du monastère sont inondés ; l’eau a pénétré dans le scriptorium. De nombreux livres sont perdus.

Mais, fait inexplicable, celui d’Odon est mouillé uniquement autour des marges. Aucune lettre n’a été endommagée !

« C’est Odon qui est à l’origine de ce miracle », entend-t-on alors. Et le saint de répondre : « il n’en est rien. C’est saint Martin qui a intercédé pour notre travail. »

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de saint Jean et de la Vierge issus du tableau La Crucifixion du Pérugin, vers 1482, tempera sur bois, National Gallery of Art, Washington.
Saint Grégoire le Thaumaturge (213-270) voit la Vierge et saint Jean

Au IIIe siècle, Grégoire est évêque de Néocésarée dans la région du Pont, près de la mer Noire (Niksar, Turquie actuelle). Il est un grand défenseur de la foi de l’Eglise.

Une nuit, tandis qu’il prie, la Mère de Dieu et l’apôtre saint Jean lui apparaissent dans une lumière surnaturelle. Tous deux le rassurent sur les craintes qu’il éprouve, sur sa peur de ne pas accomplir correctement son ministère épiscopal, d’être défait par les hérétiques du temps…

Après l’avoir consolé, saint Jean, sur ordre de Marie, montre à Grégoire ce qu’il faut précisément croire et dire sur les mystères de la Trinité et de l’Incarnation, après quoi la vision disparaît.

Revenu à lui, Grégoire s’empresse de noter ce que l’apôtre vient de lui révéler. Ce texte est connu sous le nom de « symbole de saint Grégoire ».

Fortifié par cette vision, délivré de ses angoisses, Grégoire arpente désormais son diocèse avec une fécondité spirituelle sans pareille.

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Andrey Shirobokov
Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301/1302) obtient la fonte de glace par son intercession auprès de Dieu

Une année, au mois de mars, la température s’effondre en quelques heures ; le froid est devenu si terrible que l’on craint pour la santé et la vie des hommes et des bêtes. Succédant à un hiver très pluvieux, cet épisode de gel allait compromettre les récoltes à venir.

Beaucoup se tournent alors vers Gertrude, religieuse cistercienne d’Helfta (Allemagne, Saxe) à qui Dieu accorde des grâces exceptionnelles. On la supplie de prier le Seigneur pour qu’il réchauffe la terre et sauve les gens.

La sainte sait que Jésus se laissera toucher. Elle redouble d’ardeur dans sa prière. Un matin, le Seigneur lui répond : « Sois assurée que toutes tes demandes sont exaucées. »

Ce jour-là, Gertrude, sortie du chœur après la messe, trouve le chemin tout inondé par suite de la fonte des neiges et des glaces. Dans les semaines qui suivent, le temps redevient favorable aux cultures, sans aucune interruption jusqu’à la fin du printemps.

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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/alan swart
La bienheureuse Lucie de Narni (1476-1544) participe à la Passion et reçoit les stigmates

D'abord mariée à un homme violent, Lucie de Narni, née Brocolelli, devient tertiaire dominicaine au couvent de Viterbe (Italie, Latium)..

Dans la nuit du 24 au 25 février 1496, elle tombe en extase dans le chœur de l'église du couvent pendant qu'elle médite l'évangile.

Elle est comme projetée dans l’époque de Jésus et participe à la Passion : « … étourdie, elle resta longtemps hors d'elle-même… et parut mourir d'essoufflement ; Sœur Diambra s'en aperçut et lui prit les mains, et vit qu'au milieu, les os semblaient tirés hors de ses places, et les nerfs tordus ».

La religieuse près d’elle panique : Lucie a eu un spasme et semble morte. Son corps est inerte. Elle ne respire plus. La peau ressemble à du marbre.

Alertées, les autres dominicaines entourent maintenant la bienheureuse. Lorsqu'elle revient à elle au bout de trois heures, celle-ci explique qu'elle a revécu la Passion du Christ, le chemin du Calvaire et chaque scène. Elle a vu Jésus allongé sur la croix tandis que les bourreaux, à coups répétés, enfonçaient les clous...

Les autorités diocésaines, informées du fait, interdisent aux religieuses de toucher aux blessures sans la permission de l'évêque ou de leur confesseur. Puis Mgr Matteo Cybo, évêque de Viterbe, lève cette interdiction.

Après que les pansements soient ôtés, un « parfum suave » sortant des plaies envahit la pièce. Cette fragrance est perçue par toutes les sœurs les mercredis et vendredis.

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14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 15:08
iStock/Getty Images Plus/studio doros Mosaïque de l’archange saint Michel sur la façade d’une église orthodoxe à Trieste.
Le bienheureux Jean Liccio (1400-1511) : il voit la Vierge et l’archange saint Michel

Une nuit de 1487, Jean Liccio, prêtre dominicain originaire de Caccamo (Sicile, Italie), dort paisiblement dans sa cellule du couvent de Palerme (Italie, Sicile), lorsqu’il est réveillé en sursaut par une lueur fantastique qui envahit la pièce. Il se frotte les yeux et voit que cette lumière ne peut venir de l’extérieur, la fenêtre et la porte étant closes.

Soudain, au centre de la clarté, il aperçoit une forme humaine ; une seconde après, la Vierge est là, distante d’à peine deux mètres de lui.

Elle dit : « Retournes dans ton village natal où tu fonderas un nouveau monastère pour tes frères dominicains » puis elle lui désigne un lieu précis où devront commencer les travaux.

Le lendemain matin, Jean raconte sa vision nocturne à son prieur. A sa grande surprise, celui-ci l’autorise à partir sur le champ, sans autre explication.

Parvenu à Caccamo, l’archange saint Michel apparaît à Jean. « Tu trouveras les fondations d’un bâtiment à l’endroit que la Vierge Marie t’a montré ! », lui affirme-t-il.

Jean n’est pas encore au bout de ses surprises. Sur son chemin, il croise des ouvriers qui lui racontent un fait étrange : quelques jours auparavant, un chantier a commencé à l’endroit même que la Vierge avait signalé au bienheureux…

Jean a été béatifié en 1753 par le pape Benoît XIV.

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