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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 15:00
 
© wikimedia commons/bibliothèque de la Haye La Vierge reprend le contrat au diable et le donne à Théophile dans le manuscrit de Jean de Senlis enluminé par Maître Fauvel, 1327, Bibliothèque de La Haye.
La Vierge Marie pardonne à saint Théophile son pacte avec le diable

 

En 538, les chrétiens d’Adana, en Cilicie (Turquie), fêtent le sacre de leur nouvel évêque. Parmi eux, Théophile, économe du diocèse, homme intègre et spirituel, est l’un d’eux.  

Mais peu après, il est accusé de malversations. Après l’avoir écouté, le nouveau prélat le destitue, lui interdisant de s’occuper des biens de l’Eglise. Accusé à tort, Théophile accuse le coup.

Il décide de venger cette injustice. Il rend visite à un magicien appelé Saturnin. Une nuit, celui-ci le fait assister à une « fête diabolique » au cours de laquelle le diable lui propose un marché : son retour en grâce contre son âme.

Le lendemain, Théophile signe avec son sang un pacte de renonciation au Christ.

Mais il est bientôt pris de remords : « Misérable que je suis, où irai-je trouver mon salut ? » Pendant quarante jours, il se repent, pleure, demande l’aide de la Vierge Marie. En vain.

Une nuit, la Mère de Dieu apparaît, « le visage sévère », avec une « contenance majestueuse ». Elle lui dit : « Pourquoi es-tu si effronté que de t’adresser à moi, après m’avoir reniée si lâchement en présence de mon ennemi ? »

Le coeur contrit, le visage contre terre, Théophile n’en peut plus, quand, subitement, Marie lui promet qu’elle parlera à son Fils en sa faveur.

La nuit suivante, elle apparaît à nouveau et l’informe que Jésus lui pardonne à condition qu’il garde une foi pure jusqu’à la fin de sa vie.

Trois jours après, Théophile se réveille en sursaut. Il a senti quelque chose se poser sur sa poitrine. Ses doigts effleurent un parchemin : le pacte diabolique que la Vierge a arraché des griffes du diable.

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY-NC-SA 2.0/Daniele Romagnoli Intérieur de l’église Sainte-Marie in Vado de Ferrare.
Du « sang »jaillit sur l’autel et coule sur le sol

 

L’église Sainte-Marie in Vado de Ferrare (Italie, Emilie-Romagne) a été construite vers 1100. C’est un sanctuaire dédié à la Mère de Dieu, où les fidèles adorent une icône byzantine de Marie, que d’aucuns disent avoir été peinte par saint Luc. C’est un petit édifice, n’ayant qu’un autel modeste sous une voûte basse. Depuis 1135, ce lieu est desservi par des chanoines réguliers.

Le jour de Pâques 1171, l’un d’eux, Pierre de Vérone, prieur, accompagné de trois autres prêtres, célèbre la messe. La cérémonie se déroule normalement. Après la consécration des saintes espèces, l’assemblée prend un long moment de prière. 

Lorsqu’il rouvre les yeux, Pierre de Vérone doute du spectacle qu’il observe : le pain consacré, déposé sur la patène, a changé d’aspect. Ce n’est plus une hostie blanche, comme elle l’était quelques secondes auparavant, mais une « véritable chair d’homme ». Du « sang » jaillit sur l’autel et coule sur le sol mais aussi sur la voûte de pierre.

Puis les quatre prêtres assistent à une scène invraisemblable : le Christ en croix, dans toute son humanité, apparaît au centre du prodige.

Gérard, archevêque de Ravenne, est rapidement informé. Il se rend sur place en compagnie de son coadjuteur, interroge les témoins et constate la réalité des faits. Les fidèles sont invités à venir prier.

Le 6 mars 1404, Jean Migliorati, archevêque de Ravenne, accorde des indulgences à celles et ceux qui viendront en pèlerinage dans l’église Sainte-Marie in Vado. Une bulle d’Eugène IV, datée du 7 avril 1442, en accorde de nouvelles, notamment aux croyants aidant à l’entretien de l’édifice. Cette bulle mentionne le « souvenir constant du prodige gardé par les fidèles… ».

En 1494, s’est ouvert le chantier de construction d’une nouvelle église qui fut consacrée en 1518, sous le titre de l’Annonciation de la Vierge Marie. Les pierres de la voûte de l’ancien édifice, maculées de sang, sont incorporées à l’intérieur. Une archiconfrérie du Précieux sang est fondée sur place au XVIe siècle. Depuis 1930, les desservants du sanctuaire sont les Missionnaires du Précieux Sang qui ont été fondés par saint Gaspard del Bufalo.

Le pape Pie IX y est venu se recueillir en juillet 1857.

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY-SA 3.0/GFreihalter Saint Gatien, église Notre-Dame de La Celle-Guenand.
Saint Gatien

 

Saint Gatien (ou Gatianus) est envoyé en Gaule par le pape Fabien pour évangéliser au milieu du IIIe siècle. Il est le premier évêque de Tours. 

Après un épiscopat d’un demi-siècle, il sent ses forces décliner. Dans une confiance absolue en Dieu, il se prépare à la mort dans la joie de l’évangile.

Un soir, tandis qu’il se repose sur sa couche, il est soudain pris d’un sommeil léger. Il se laisse aller, doucement, ses yeux se ferment.

Le Christ lui apparaît alors, en chair et en os, avec son corps, ses plaies, la couronne d’épines autour de la tête, et son regard inoubliable, environné d’une lumière surnaturelle comme Gatien n’en a jamais vu. Jésus est comme empli de bienveillance pour le vieil évêque.

Gatien a l’impression de flotter au-dessus de la terre, loin de ce monde. En un geste plein de douceur, sans parler, Jésus l’invite à contempler son propre corps.

A une distance qu’il est incapable de mesurer, le saint observe sans mot dire sa propre dépouille, dans l’état où elle sera après son trépas.

Le Christ se penche alors vers lui et le réconforte en lui faisant sentir que son retour auprès de Dieu est imminent, et qu’il n’a rien à craindre mais tout à espérer.

Sept jours plus tard, Gatien meurt dans la paix du Seigneur. Son tombeau devient un lieu de pèlerinage.

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 15:00
 
© Michel Alibert/droits réservés Statue de saint Judicaël, Paimpont.
Saint Judicaël

 

Saint Judicaël est un roi breton du VIIe siècle, connu pour la sainteté avec laquelle il gouverna ses sujets comme par l’exemplarité de sa vie spirituelle.

En 605, il devient moine une première fois dans un monastère fondé par son ami saint Méen le Grand. Il séjourne dix ans avant de retourner à la vie publique.

Vers 642, il se retire dans une abbaye bénédictine qu’il a fait bâtir à l’orée de la forêt de Paimpont (France, Ille-et-Vilaine), au bord d’un étang.

Les conditions de vie y sont difficiles. Les lieux sont isolés. Dans la forêt environnante, les animaux sauvages pullulent : loups, sangliers, renards… Des moines et des visiteurs sont attaqués, le potager de l’abbaye, dévasté…

Les religieux interpellent Judicaël qui est devenu leur abbé : « nous n’aurons bientôt plus rien à manger ».

A ces mots, le saint roi s’empare d’un grand crucifix, relève la capuche de son habit et se dirige vers la forêt, seul.

A peine a-t-il franchi l’enceinte du monastère, qu’une meute de loups l’encercle, l’air menaçant.

Le saint lève alors le crucifix dans leur direction en priant Dieu, au nom de Jésus, de chasser ces bêtes loin de ses frères.

Aussitôt, les canidés s’enfuient, comme pris de panique.

Jamais aucun moine ni aucun hôte de passage n’en revit un.

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY-SA 4.0/Ralph Hammann Statue de Sainte-Alice, abbesse de Seltz colorée par les vitraux, église Saint-Étienne, Seltz.
Sainte Alice

 

Alice est une cistercienne flamande, moniale de l’abbaye de La Cambre, dans un faubourg de Bruxelles (Belgique), où la communauté la prend en charge dès l’âge de sept ans.

De par son humilité, son obéissance et son abandon à la Providence, elle est une religieuse exemplaire, un modèle de vie monastique.

En 1245, elle devient lépreuse. Elle a à peine vingt ans. La maladie fait d’elle une personne grabataire, paralysée et aveugle. Alice offre ses souffrances à saint Louis parti en croisade.

Quatre ans plus tard, on aménage pour elle un logement situé près de l’abside de l’oratoire du monastère. Le jour de son déménagement, le Christ lui apparaît dans une lumière d’une beauté indescriptible, debout au milieu de la pièce, les bras tendus vers elle. Il se rapproche, l’embrasse en disant :

« Sois la bienvenue, toi, ma chère fille. Il est bien que tu viennes, toi que je désire depuis si longtemps ».

Quelques mois après, Alice rend son âme à Dieu, dans une paix surnaturelle. Elle sera canonisée en 1907.

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/irisphoto2 Église de Sainte-Ninon à Mtskheta, Géorgie.
Sainte Ninon de Géorgie sauve un roi païen

 

Au début du IVe siècle, Ninon (Nino ou Nina), est une sainte chrétienne qui par sa parole et son exemple, évangélise la Géorgie. Elle est née au royaume d’Ibérie (Turquie actuelle). Son père, Zabulon, est officier romain. C’est une parente de saint Georges, l’un des plus grands saints des orthodoxes.

A cette époque, Mirian, roi païen de Géorgie, refuse le christianisme et voit d’un mauvais oeil la prédication de sainte Ninon sur ses terres. Il projette de supprimer tous ses sujets chrétiens, y compris son épouse, Nana, convertie après que la prière de Ninon ait obtenue de Dieu sa guérison d’un mal incu

 
© iStock/Getty Images Plus/irisphoto2 Église de Sainte-Ninon à Mtskheta, Géorgie.
Sainte Ninon de Géorgie sauve un roi païen

 

Au début du IVe siècle, Ninon (Nino ou Nina), est une sainte chrétienne qui par sa parole et son exemple, évangélise la Géorgie. Elle est née au royaume d’Ibérie (Turquie actuelle). Son père, Zabulon, est officier romain. C’est une parente de saint Georges, l’un des plus grands saints des orthodoxes.

A cette époque, Mirian, roi païen de Géorgie, refuse le christianisme et voit d’un mauvais oeil la prédication de sainte Ninon sur ses terres. Il projette de supprimer tous ses sujets chrétiens, y compris son épouse, Nana, convertie après que la prière de Ninon ait obtenue de Dieu sa guérison d’un mal incurable.

Un jour, Mirian part à la chasse, accompagné d’un groupe de cavaliers. Subitement, le ciel s’assombrit. Les ténèbres recouvrent la forêt Le souverain, bon connaisseur des lieux, est perdu, seul, après que ses compagnons aient disparu mystérieusement.

Il prend peur et se met à invoquer les divinités païennes pour qu’elles l’aident.

Mais, rien ne se passe.

Une idée lui traverse l’esprit : appeler ce Jésus vers qui s’est tournée la reine… Il dit à haute voix : « Dieu de Ninon, illumine cette nuit pour moi, guide mes pas et je proclamerai ton saint Nom. J’érigerai une croix et je la vénérerai. Je jure d’être obéissant à son épouse et à la foi du peuple romain. »

La nuit est transfigurée en un éclair. Le soleil illumine de nouveau le ciel et les arbres.

Les jours suivants, Mirian demande le baptême. L’Eglise de Géorgie est l’une des premières de la chrétienté.

rable.

Un jour, Mirian part à la chasse, accompagné d’un groupe de cavaliers. Subitement, le ciel s’assombrit. Les ténèbres recouvrent la forêt Le souverain, bon connaisseur des lieux, est perdu, seul, après que ses compagnons aient disparu mystérieusement.

Il prend peur et se met à invoquer les divinités païennes pour qu’elles l’aident.

Mais, rien ne se passe.

Une idée lui traverse l’esprit : appeler ce Jésus vers qui s’est tournée la reine… Il dit à haute voix : « Dieu de Ninon, illumine cette nuit pour moi, guide mes pas et je proclamerai ton saint Nom. J’érigerai une croix et je la vénérerai. Je jure d’être obéissant à son épouse et à la foi du peuple romain. »

La nuit est transfigurée en un éclair. Le soleil illumine de nouveau le ciel et les arbres.

Les jours suivants, Mirian demande le baptême. L’Eglise de Géorgie est l’une des premières de la chrétienté.

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY-SA 4.0/Ralph Hammann Vitrail de sainte Odile, église Sainte-Pancrace, Waldolwisheim.
Sainte Odile, « lumière de Dieu », recouvre la vue

 

Sainte Odile de Hohenburg, née vers 660, est aveugle de naissance.

Sa mère, Berswinde, loue Dieu pour cette naissance. Mais son père est en colère : il attendait un héritier mâle… Sans pitié, il décide de la faire supprimer. Commence alors une course pour sauver le nourrisson.

Sa mère la confie à une nourrice de Scherwiller (France, Alsace). Mais on pense qu’elle n’y est pas en sécurité. Elle est transportée peu après chez les bénédictines de Palma (Baume-les-Dames, France, Doubs), où elle est confiée à l’abbesse, l’une de ses tantes.

Elle va y passer quinze ans, les moniales lui assurant sécurité et éducation.

Mais, parvenue à cet âge, elle n’est pas encore baptisée, ce qui est alors inconcevable.

En 675, Ehrard d’Ardagh, évêque irlandais, évangélise la Rhénanie (Ouest de l’Allemagne). Une nuit, il voit le Christ qui lui demande de se rendre immédiatement à l’abbaye de Palma où il baptisera une aveugle.

Ehrard doute. Il ne connaît ni aveugle ni la communauté en question. Serait-ce une ruse du diable pour l’empêcher de poursuivre sa mission ?

Mais une force mystérieuse le pousse jusqu’au monastère où il parvient peu après.

A son arrivée, Odile est sur le point d’être baptisée. Il revêt ses habits liturgiques et se précipite.

A l’instant où il touche ses paupières closes avec l’huile sainte, en disant : « Que s’ouvrent les yeux de ton corps comme sont ouverts ceux de ton âme ! », Odile voit le monde pour la première fois.

A son tour, celle dont le nom venu de l’allemand Gottes lich (lumière de Dieu), fonde une grande abbaye sur l’actuel Mont Saint-Odile (France, Bas-Rhin).

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 15:00
Lourdes : sainte Bernadette ne comprend rien à ce que lui dit la Vierge Marie

 
 
© iStock/Getty Images Plus/ChiccoDodiFC. Statut de la Vierge Marie dans la grotte de Lourdes.

 

Le jeudi 25 mars 1858, la petite Bernadette Soubirous ignore encore le nom de la mystérieuse dame qu’elle affirme voir dans l’anfractuosité d’un rocher, dans la grotte de Massabielle, à Lourdes (France, Hautes-Pyrénées), depuis le 11 février précédent.

Depuis cette date, elle l’appelle par un nom patois, « aquero » (quelque chose), et, suivant les recommandations de son curé, l’abbé Peyramale, elle a bien l’intention de lui faire dire son identité.

Une foule nombreuse entoure Bernadette en prière. Soudain, la fillette tombe en extase, signe que l’apparition est là, à quelques mètres.

« Aquero » lui sourit. Par trois fois, Bernadette s’est embrouillée, incapable de répéter la phrase qu’elle avait préparée. A la quatrième tentative, la dame cesse de sourire, passe son chapelet au bras droit puis joint ses mains à la hauteur de la poitrine, lève les yeux au ciel et dit :

« Que soy ora Immaculada Councepciou » (« Je suis l’Immaculée Conception »).

Sortie de l’extase, Bernadette se précipite chez l’abbé Peyramale. Elle n’a rien compris au propos de l’apparition.

Après l’avoir écouté, retenant ses larmes, le prêtre la congédie en insistant qu’aucune dame ne porte un tel nom.

Au fond de lui, il a compris.

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC0 Paris Musées/Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Saint Ambroise par Joseph Soulacroix, 1866.
La Vierge Marie réconforte saint Ambroise de Milan (+397)

 

 

En 385, Justine, mère de l’empereur byzantin Valentinien II, gagné à l’arianisme, projette de confisquer la Basilica Portiana, église située près de Milan (Italie), devenue capitale de l’empire depuis 364.

Elle y parvient le dimanche des Rameaux 386. Un édit est alors proclamé en faveur des ariens combattu par Ambroise (+397), futur Docteur de l’Eglise, catéchumène devenu évêque de Milan en 374, par acclamation populaire.

Au cours d’un séjour à Varèse (Italie, Lombardie), la Vierge Marie, qu’il vénère, et dont sa théologie montre la figure ecclésiale, et la place dans l’économie du salut, lui apparaît. La Mère de Dieu est belle. Elle semble flotter dans l’air. Ses vêtements lui donnent une allure royale et une lumière somptueuse l’environne. L’évêque reste confondu par tant de beauté.

Soudain, Marie s’approche de lui et se met à lui parler d’une voix douce et maternelle. Elle sait ce que lui coûte la lutte qu’il a engagée contre les ariens. Elle le réconforte et lui fait la promesse qu’au terme de ce combat, il l’emportera, pour la gloire de Dieu et le bonheur des catholiques de Milan.

Chaque détail révélé cette nuit-là par Marie s’est accompli. Ambroise ne l’a jamais oublié.

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:00
 
© wikimedia commons/domaine public. Saint Nicolas sauvant trois innocents par Ilia Répine, 1888, Musée russe, Saint-Pétersbourg.
Saint Nicolas apparaît à l’empereur Constantin

 

Originaire de Patare, en Lycie (Turquie), saint Nicolas (+ 343), moine à l’abbaye de la Sainte-Sion en Anatolie, devient évêque de la cité voisine de Myre.

Au début du IVe siècle, une révolte gronde en Phrygie, province d’Asie Mineure (Turquie) aux mains de l’empire romain.

L’empereur Constantin décide d’y envoyer trois officiers, Népotien, Ours et Apilion, pour rétablir l’ordre.

Mais leur bateau est pris dans une tempête qui les contraint à faire escale à Myre. Là, Nicolas, informé de leur présence, les invite à sa table.

Après un bref séjour à Myre, ils remettent le cap vers la Phrygie. Leur mission est un succès : le soulèvement anti romains prend fin. Ils reprennent la route vers Rome le cœur joyeux.

Entretemps, l’un des préfets de Rome a convaincu l’empereur que ces officiers sont des traîtres.

Constantin, furieux, les fait emprisonner et les condamne à la peine capitale.

Dans l’obscurité de leur cachot, les trois amis d’infortune appellent Nicolas à l’aide.

La nuit suivante, le saint apparaît à Constantin et lui dit : « Pourquoi as-tu fait arrêter ces hommes et les as-tu condamné à mort tandis qu’ils sont innocents ? Hâte-toi de les remettre en liberté ! »

- Qui es- tu donc toi qui oses me parler ainsi ? répond l’empereur, paniqué.

-Je suis Nicolas, évêque de la ville de Myre.

Le lendemain, Constantin convoque le préfet et lui raconte sa vision. Le comploteur avoue que lui aussi a été visité par le même personnage.

Constantin mande les trois prisonniers et leur tient ce propos : « Êtes-vous sorciers pour nous tromper par de semblables visions ? »

-Non, nous le sommes pas.

-Connaissez-vous un homme appelé Nicolas ?

-Oui, nous l’avons rencontré, lors de notre mission…

Constantin en sait assez. Il les fait libérer sur le champ.

 

 

Bonne fin d'après-midi.

Caro.

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