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8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/ClaraNila
Depuis 276 ans, 223 hosties miraculeuses sont conservées intactes dans la basilique Saint-François à Sienne

Plusieurs sources historiques évoquent avec détail et précision le prodige survenu à l’été 1730 à Sienne (Italie, Toscane), comme notamment un mémoire écrit par l’un des témoins oculaires, un certain Medi, qui relate ainsi les faits : le 14 août 1730, des voleurs réussissent à pénétrer dans l’église Saint-François où ils dérobent le ciboire contenant 351 hosties consacrées.

Trois jours plus tard, c’est la consternation. On a remué ciel et terre, passé au peigne fin tous les lieux possibles, en vain !

Le soir, un prêtre du sanctuaire de Sainte Marie en Provenzano, est intrigué par le bruit anormal que font les pièces de monnaie des fidèles tombant dans l’un des troncs de l’église duquel il voit déborder quelque chose de blanc. Il alerte les autres clercs présents.

« Elles y sont toutes », fait-on remarquer après que les témoins aient compté et recompté leur nombre.

L’évêché est prévenu. Les siennois accourent pour fêter l’événement. On ramène le saint butin en procession jusqu’à l’église Saint-François. Plus tard, les hosties sont déposées dans un beau reliquaire, exposé à l’adoration des fidèles.

Le temps n’a causé aucune altération de ces hosties. Elles ont été à plusieurs reprises l’objet d’analyses très sérieuses ; les conclusions restent en tous points identiques depuis 1730 : « Les particules sacrées sont toujours fraîches, intactes, physiquement non corrompues, chimiquement pures et ne montrent aucun début de corruption ».

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’archevêque Tiberio Borghese a imaginé le stratagème suivant : il plaça quelques hosties non consacrées dans une boîte de laiton scellée qu’il déposa à l’intérieur du reliquaire, afin de savoir quelle allait être leur évolution dans le même contexte naturel que les hosties miraculeuses. Quelques mois plus tard, des scientifiques ont ouvert la boîte, et n’y ont trouvé que des vers et des fragments putréfiés, tandis que les hosties miraculeuses étaient toujours intactes et d’un blanc immaculé.

Au XXe siècle, Enrico Medi, scientifique et homme politique, s’est exprimé sur le miracle de Sienne : « Cette intervention directe de Dieu est le miracle qui témoigne depuis des siècles la présence réelle du Christ dans le sacrement eucharistique.»

En 1914, le pape saint Pie X a autorisé un nouvel examen auquel ont pris part de nombreux savants en bromatologie, hygiène, chimie et pharmacie, comme Siro Grimaldi, professeur de chimie à l’université de Sienne. « Les saintes hosties de Sienne sont un exemple classique de la parfaite conservation de pain azyme consacré en 1730. Elles constituent un phénomène singulier, palpitant d’actualité qui invertit les lois naturelles de la conservation de la matière organique [...]. Cela est étrange, surprenant, anormal : les lois de la nature se sont inversées, le verre s’est moisi, le pain azyme est devenu plus réfractaire que le cristal [...]. C’est un fait unique conservé dans les annales de la science. », indique la conclusion de leur rapport.

D’autres analyses ont été menées en 1922, puis en 1950 et l’année suivante, à l’occasion du transfert des hosties dans un cylindre de cristal de roche. Saint Jean-Paul II, au cours d’une visite pastorale à Sienne le 14 septembre 1980, s’est exprimé ainsi devant les hosties prodigieuses : « C’est la Présence ! ».

Ce miracle permanent des « saintes particules » est gardé dans la chapelle Piccolomini les mois d’été et dans la chapelle Martinozzi en hiver. Fidèles et clergé de Sienne organisent de nombreuses initiatives en l’honneur des saintes hosties, comme l’hommage des « Contrade », la salutation des enfants après leur première communion, la procession solennelle de la Fête Dieu, le Septenaire eucharistique à la fin de septembre, la journée d’adoration eucharistique le 17 de chaque mois en souvenir de la découverte survenue le 17 août 1730…

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / SARINYAPINNGAM
Saint André Bessette (1845-1937) guérit instantanément un bossu en posant sa main sur son infirmité

En 1899, un homme bossu franchit le seuil du collège Notre-Dame de Montréal des Pères de la Sainte-Croix (Canada, Québec).

Le frère André, portier, est là, à quatre pattes, en train de laver le plancher. L’inconnu s’adresse à lui en ces termes : « Frère André, enlevez-moi ma bosse ! - Je ne fais pas de miracle, lui répond l’humble religieux ; puis, une bosse, c’est pas difficile à partir, vous pouvez bien la faire partir vous-même. »

Le visiteur ne sait ni quoi dire ni faire. Il s’approche doucement du frère, s’agenouille à ses côtés… Le saint passe la main sur la bosse qui se met à « dégonfler » puis disparaît en quelques instants. L’homme ressort guéri de son infirmité.

Frère André, né Alfred Bessette, a fait bâtir l’Oratoire Saint-Joseph, le plus grand sanctuaire mondial dédié à ce saint. 300 journaux du monde entier annoncent sa disparition en 1937. Douze jours durant, plus d’un million de fidèles lui rendent un dernier hommage.

« Instrument de saint Joseph », « le petit frère qui guérit tous les maux » est béatifié en 1982. Le pape Benoît XVI l’a déclaré saint en 2010.

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / Campwillowlake
Saint André Corsini (1302-1373) se convertit après avoir entendu le récit d’un rêve prophétique par sa propre mère

Jeune, André mène une existence frivole et dissolue, négligeant tous ses devoirs, se battant avec ses camarades et injuriant sa mère, Gemma Visconti. Né dans une famille puissante, il entend à cette époque vivre comme un aristocrate de son temps et jouir de tous les plaisirs.

Mais un jour, Gemma lui demande de l’écouter car elle a quelque chose d’essentiel à lui raconter : quelques semaines avant sa naissance, elle fit un rêve mystérieux qui, sur le moment, la laissa dubitative mais qu’elle comprit avec le temps. Selon elle, c’était une prophétie : elle se vit mettre au monde non un nouveau-né mais un « loup » féroce que Dieu transformerait en « agneau » lorsqu’il entrerait chez les Carmes.

Jusque là, André ignorait presque tout du Carmel et n’avait aucun désir de devenir religieux. Mais ce récit le remua intérieurement. Il se convertit à partir de ce jour. Le loup qu’il avait été devint un agneau en prenant l’habit du Carmel. Sacré évêque de Fiesole (Italie, Toscane), ses contemporains louent sa bonté, sa douceur évangélique et sa charité sans borne.

André a été élevé sur les autels en 1629.

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Michael Gresset
La bienheureuse Marie Repetto (1809-1890) guérit une dame aveugle en retournant seulement une image de saint Joseph dans sa cellule

Aînée d’une famille piémontaise de 11 enfants, Marie entre chez les sœurs de Notre-Dame du Refuge (les Brignolines) près de Gênes (Italie, Ligurie). D’une grande humilité et d’un dévouement sans pareil, dévote de saint Joseph, elle est tour à tour couturière, brodeuse puis portière.

Dans cette fonction, elle accueille celles et ceux qui se présentent au couvent, sans distinction, toutes les heures du jour et parfois de la nuit. Un jour, une femme se présente et lui demande de prier pour son mari devenu aveugle. Marie accepte mais coupe court étrangement à la conversation. Parvenue dans sa cellule, elle décroche l’image de saint Joseph qui s’y trouve et la tourne vers le mur en disant au saint de réaliser maintenant ce que c’est que d’être aveugle !

Le lendemain, l’épouse revient : son mari est subitement guéri ! Sans attendre, la bienheureuse retourne cette fois l’image de saint Joseph dans le bon sens en disant : « Merci saint Joseph ». La « monaca santa » (moniale sainte), comme l'appellent les habitants de Gênes a été béatifiée par saint Jean-Paul II en 1981.

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4 janvier 2023 3 04 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / ipopba
Saint Angèle de Foligno (1248-1309) voit saint François d’Assise monté au ciel plus de 40 ans auparavant

Vers 1268, Angèle, jeune mère de famille, mène une vie insouciante et mondaine. Elle est certes croyante mais nullement pieuse. Un jour, elle se confesse à un prêtre mais n’ose avouer tous ses péchés. Pourtant, elle communie juste après. Prenant conscience de ses fautes, elle prie saint François d’Assise de la soutenir et de lui trouver un confesseur à qui elle pourrait tout dire.

Une nuit, le « Poverello » lui apparaît : « Ma sœur, si tu m’avais appelé plus tôt, je t’aurais exaucée plus tôt. Ce que tu demandes est fait. », lui dit-il. Le lendemain matin, Angèle entre dans l’église de Saint-Félicien de Foligno (Italie, Ombrie) où elle rencontre un prêtre franciscain qui l’accueille et lui donne l’absolution.

Convertie, Angèle devient tertiaire franciscaine quelques années plus tard. Jusqu’à la fin de sa vie, Dieu la gratifie de charismes extraordinaires. Elle a été béatifiée en 1701 par le pape Clément XI puis canonisée par le pape François en 2013.

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 15:00
CC0/wikimedia Sainte Geneviève, patronne de Paris, devant l'Hôtel de Ville; à droite, les Huns repoussés, vers 1620, Paris, Musée Carnavalet.
Sainte Geneviève de Paris (vers 420-vers 502/512) guérit sa mère aveugle

Fille d’une riche famille gallo-romaine, sainte Geneviève participe activement à la vie militaire et politique de son temps. Très fervente depuis sa jeunesse, le Seigneur la gratifie de dons étonnants. Un jour, alors qu’elle est encore une adolescente, sa mère veut l’empêcher de se rendre à l’église pour entendre la messe. 

Elle se heurte à la résistance de sa fille, d’un caractère bien affirmé, et qui, de surcroît, vient de faire don de sa personne à Dieu entre les mains de l’évêque de Paris (France). N’y tenant plus, la mère lui applique un soufflet. Aussitôt, la pauvre femme perd la vue. 

Quelques semaines plus tard, toujours aveugle, elle demande à Geneviève d’aller puiser pour elle de l’eau à la fontaine. Revenue prestement à la maison, Geneviève a une idée : tracer un signe de croix sur la cruche remplie d’eau et frotter les paupières de sa mère avec ce liquide. 

Après que la sainte lui eut appliqué l’eau sur les yeux, la mère se mit à sourire et à louer le Christ : elle voyait à nouveau ! Jamais elle ne rechuta.

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 15:00

 

Getty Images Plus / ipopba
Saint Basile le Grand (329-379) fait trembler l’église de Nicée en levant les mains au ciel

Au IVe siècle, Basile, évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie actuelle), combat l’arianisme, hérésie mettant en question la Sainte-Trinité pourtant confessée au concile de Nicée en 325. Les ariens ont trouvé un soutien de poids en la personne de l’empereur romain Valens. Bien armés, ils s’apprêtent à s’emparer de la principale église de Nicée (actuelle Iznik, Turquie, région de Marmara).

Saint Basile a alors une idée. Il propose aux deux parties en présence de prier à tour de rôle devant les portes fermées de l’édifice. Si celles-ci s’ouvrent d’elles-mêmes, l’on saurait qui est dans la vérité. Les supplications des ariens restent sans effet. Basile étend alors les mains et s’adresse à Dieu : toute l’église se met à trembler sur ses bases et les portes s’ouvrent en grand d’elles-mêmes.

Basile, Père grec de l’Église, est l’auteur d’une règle monastique qui a nourri toute la vie contemplative de l’Orient chrétien. En 1568, le pape saint Pie V l’a élevé au rang de docteur de l’Église.

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1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 15:00

 

Getty Images Plus / Krzysztof Winnik
En 1317, une hostie consacrée sur le point d’être volée se met à saigner en Belgique.

Le 25 juillet 1317, le curé de Viversel, petite bourgade flamande de Belgique, est appelé au chevet de l’un de ses fidèles, gravement malade, pour lui donner les derniers sacrements. Arrivé chez l’agonisant, il dépose son sac sur une table, dans le hall d’entrée. Celui-ci contient le ciboire et une hostie consacrée, le Saint-Viatique de l’agonisant. Déjà le prêtre s’empresse de confesser le malade rendu à la dernière extrémité.

Pendant ce temps, un rôdeur pénètre silencieusement dans la maison. Il découvre le sac du prêtre qu’il fouille. Il en sort le ciboire et se dit qu’un tel butin mérite bien un peu d’audace ! Mais l’instant d’après, il réalise que ce ciboire contient une hostie consacrée d’un blanc immaculé. Il jette un coup d’œil sur elle mais soudain, il est pris de panique : l’hostie se met à saigner ! Épouvanté, l’homme remet tout en place et s’enfuit en courant.

Voulant donner la communion au fidèle au seuil de la mort, le prêtre sort de la chambre et retire le ciboire de son sac. Il voit alors avec stupéfaction que l’hostie qu’il a lui-même consacrée pendant la messe du matin, est tachée de sang. De plus, elle adhère au linge qui recouvre le fond du sac. Épouvanté, il quitte les lieux et se précipite chez le curé de Lumen (Belgique), un village voisin, pour lui raconter ce qui vient de lui arriver.

Le curé de Lumen lui conseille de porter l’hostie au monastère bénédictin de Herkenrode, près de Liège, à une cinquantaine de kilomètres de là. Le curé s’exécute. Sur le chemin, il assiste à une série de phénomènes inexplicables, dont l’agenouillement d’un troupeau de vaches, au moment de son passage, à l’endroit appelé Sacramentsberg où l’on bâtira plus tard une chapelle en l’honneur du prodige eucharistique.

Parvenu au monastère bénédictin, le prêtre montre aux moines l’hostie tachée de sang. Dès lors, tout le diocèse va être tenu informé des faits. Les témoignages se multiplient les jours suivants. Après un temps de prière au monastère d’Herkenrode en présence de nombreux témoins, le prêtre transporte, en procession, l’hostie miraculeuse jusqu’au tabernacle de son église. Au moment où le curé ouvre celui-ci, apparaît soudain dans l’hostie, le visage du Christ couronné d’épines. Toutes les personnes présentes constatent le prodige.

L’hostie miraculeuse est restée dans l’église de Herkenrode jusqu’en 1796. A cette date, sur ordre du gouvernement français, le monastère est évacué. Tant que dura la Révolution, l’hostie fut protégée par plusieurs familles catholiques. En 1804, elle pût être retirée du trou où elle avait été placée puis acheminée, au cours d’une grande procession jusqu’à la cathédrale Saint-Quentin d’Hasselt. Cet édifice contient plusieurs tableaux représentant l’histoire du miracle.

La sainte relique a été placée dans un beau reliquaire installé dans un autel spécial, ouvert à l’adoration des fidèles. Plusieurs guérisons ont été constatées lors des pèlerinages, et, à plusieurs reprises, le monastère de Herkenrode a échappé à des incendies terribles. Au cours des siècles, plusieurs analyses ont été réalisées pour constater la conservation miraculeuse du Saint-Sacrement. Au XVIIIesiècle par exemple, le nonce apostolique Carafa, l’évêque de Liège, et l’archevêque de Malines, à l’occasion d’une visite de l’archiduchesse Isabelle, se sont livrés à des examens étendus du phénomène.

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus /Hakaza_
Saint Jean-François Régis (1597-1640) guérit une fillette gravement malade

L’abbé Valette, curé de Bizonnes (France, Isère), rapporte le fait suivant : Marie Veyet, originaire de ce village, est atteinte dans le courant du mois de novembre 1810, de convulsions affreuses qui lui paralysent entièrement la langue et les jambes. Le prêtre lui administre le sacrement des malades tant il craint une issue fatale. A cette date, plusieurs médecins lui ont déjà administré des remèdes, tous inefficaces.

Dans les premiers jours de mai 1811, Jean Veyet, le père de la fillette, se rend à Lalouvesc (France, Ardèche) pour obtenir, par l’intercession de saint Jean-François Régis, la guérison de sa fille muette et paralytique depuis plus de 7 mois. A son retour à Bizonnes, la fille se met à marcher comme si de rien n’était ! Mais elle reste muette.

Le mois suivant, Euphrosine Naimoz, la mère de Marie, emmène sa fille muette à Lalouvesc. Elles y entendent la messe. L’enfant paraît alors très lasse. Mais après la consécration, elle dit à sa mère : « Ah ! vous avez eu de la peine pour me conduire ici ; mais à présent j’irai bien toute seule. » Le 10 mai 1811, Marie recouvre l’usage de ses jambes.

Le père Valette ajoute : « j’ai cru bon témoigner que cette guérison est frappée au coin du miracle ». Saint Jean-François Régis, apôtre jésuite des campagnes, a été canonisé en 1737 par le pape Clément XII.

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus /jchizhe
Saint Pierre d’Ambleteuse (VIe siècle) : sa tombe devient un lieu miraculeux après que des lumières surnaturelles aient été vues par des centaines de personnes

Saint Pierre d’Ambleteuse, premier abbé de Canterbury (Angleterre), est envoyé comme missionnaire en Grande-Bretagne par le pape saint Grégoire le Grand. Devenu premier abbé de Canterbury (Angleterre), le roi du Kent, Ethelbert, qu’il a lui-même baptisé, lui confie une mission auprès du roi des Francs.

Mais son embarcation sombre corps et biens lors de la traversée de la Manche. Son corps est retrouvé sur la plage d’Ambleteuse (France, Pas-de-Calais). D’abord enseveli sans honneur, un phénomène inexpliqué rappelle bientôt que Pierre fut un grand saint : chaque nuit une lumière éclatante se met à resplendir au-dessus de sa tombe. Les habitants, surpris d’un tel prodige, essayèrent d’en savoir davantage : qui était enterré à cet emplacement ?

Après les témoignages des compagnons de Pierre et du clergé anglais, on reconnut qu’il s’agissait de la sépulture de Pierre, mort noyé. La possession inespérée de ses précieux restes devint pour les gens du Nord de la France un gage assuré de sa protection sur cette région.

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash / Dolina Modlitwy
Le bienheureux Gérard Cagnoli (ou de Valenza, vers 1267-1342) apparaît à des religieuses franciscaines de Pise

Au milieu du XIVe siècle, la Toscane (Italie) traverse des difficultés politiques. Le clergé n’y échappe pas, à l’image des religieuses franciscaines du monastère Sant’Agostino de Pise (Italie, Toscane), troublées par les affaires temporelles.

Mais le jour de Pâques 1347, elles se réconcilient de manière subite. Ce jour-là, alors qu’elles marchent en procession dans leur cloître, elles voient devant elles le bienheureux Gérard Cagnoli, mort cinq ans auparavant en odeur de sainteté, ancien frère portier du couvent franciscain de Palerme (Italie, Sicile).

Selon la description des sœurs, le bienheureux est vêtu d’un manteau et d’un vêtement grossier et porte une longue barbe et des cheveux en bataille. L’apparition ne dit mot mais fait un geste d’accueil en direction des religieuses. Aussitôt, un sentiment de paix inconnue envahit la communauté.

Afin de le remercier, les sœurs se rendent devant la fresque du bienheureux peinte dans l’église Saint-François de Pise et y déposent des images de cire représentant des moniales portant des cœurs dans leurs mains. Puis elles commandent à un peintre une fresque figurant l’apparition pour leur église conventuelle.

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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash / Terry Vlisidis
Saint François de Sales (1567-1622) change un vin mauvais en une boisson exquise

Au procès de canonisation de saint François de Sales, évêque de Genève (Suisse), Jean Gay, prêtre catholique a témoigné du fait suivant :

En 1618, François entreprend une visite pastorale de son diocèse. Un soir, il fait halte dans l’auberge de M. Louis Danthoz de Saint-Jeoire où il a ses habitudes. Il commande un souper frugal, accompagné d’un verre de vin.

Mais le tenancier lui explique que, malheureusement, il n’a plus d’autre boisson qu’un « tonneau poussé », soit une affreuse piquette. Il en fait ses excuses au bienheureux.

Mais à sa surprise, François lui demande qu’on lui apporte de ce vin mauvais car il tient absolument à en boire. Ce qui est fait rapidement. Les yeux levés au ciel, François soulève lentement le verre de table, s’arrête de bouger, puis le porte à ses lèvres. L’ayant reposé, il dit : « Voilà du bon vin ! »

Les gens attablés ne comprennent pas la réaction du saint qui invite alors M. Louis Danthoz à vérifier ses dires par lui-même. Il lui tend son verre ; l’homme boit puis tourne un regard émerveillé vers son prestigieux client. Après le verre, le tonneau : le stock entier de l’hôtelier connaît ce soir-là un succès improbable, à tel point que les serviteurs du saint en emportent plusieurs bouteilles. En moins de deux jours, l’aubergiste vend au détail ce qui lui reste de ce précieux breuvage, « à raison de seize sols le pot ».

Béatifié en 1661, François est inscrit au catalogue des saints quatre ans plus tard par Alexandre VII. Il devient docteur de l’Église en 1877.

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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplah/Christophe van der Waals
Saint Jean de Matha ((1160-1213) voit un ange le jour où il célèbre sa première messe

Le 28 janvier 1193, jour de son ordination sacerdotale dans la chapelle privée de l’évêque de Paris Maurice de Sully, une « colonne de feu » vient reposer sur sa tête. Le bruit de ce prodige se répand très vite. Le jeune homme est assailli de questions.

Le 28 janvier 1193, une nombreuse assemblée assiste à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élève l’hostie, on voit son visage resplendir d’une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au-dessus de l’autel sur un spectacle invisible. Il dira plus tard :

« J’ai vu, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l’un chrétien et l’autre maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants. »

Le vêtement de l’ange préfigure celui de l’habit des Trinitaires que Jean a fondé pour venir en aide aux prisonniers.

Le nom de Jean de Matha a été inséré dans le martyrologe romain en 1671 par le pape Innocent XI.

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16 décembre 2022 5 16 /12 /décembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Rawpixel
La bienheureuse Marie des Anges (1661-1717) prophétise la date exacte de la défaite des assiégeants français contre Turin

Ce n’est pas faute de mener une vie enfouie au carmel de Turin (Italie, Piémont) ! Mais tout se sait. Mère Marie des Anges, la prieure, devient populaire ; on parle de ses miracles, de son don de prophétie, jusqu’à la cour des princes…

Depuis mai 1706, rien ne va plus dans la capitale piémontaise. Les troupes de Louis XIV ont commencé à envahir la région. Turin est directement menacée.

En juin 1706, prêtres et fidèles se rendent nombreux au Carmel pour obtenir de Marie qu’elle prie pour la délivrance de la cité.

La bienheureuse accepte. Retirée dans la chapelle du couvent, à genoux sur le sol devant l’autel, elle confie à Dieu et à sa Mère les tourments de ses contemporains.

Au bout d’une demi-heure, elle rejoint le cloître où l’attendent les autres religieuses. Là, elle prend la parole et annonce que les Français seront bientôt vaincus et que Turin sera libérée ; le Seigneur lui en a donné l’assurance.

Une des sœurs l’interroge : « Mais quand ?

- Le 7 septembre 1706, les assaillants seront chassés. »

A cette date précise, les armées du duc Victor-Amédée II de Savoie et du prince Eugène de Savoie ont remporté la bataille décisive permettant la libération de Turin.

Pie IX a béatifié Marie des Anges en 1865.

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15 décembre 2022 4 15 /12 /décembre /2022 15:00

 

Unsplash/Kelly Eliason
Sainte Victoire Fornari Strata (1562-1617) : son corps est découvert intact 253 ans après sa mort

Née à Gênes (Italie, Ligurie), Victoire, mariée et mère de famille, traverse une crise intérieure après le décès de plusieurs de ses enfants et de celui de son époux.

Suite à une vision de la Vierge, elle s’engage dans la vie contemplative et fonde l’ordre des Annonciades célestes, approuvé par Clément VIII en 1604.

Après sa mort, son corps est inhumé dans la chaux vive.

Une première exhumation est organisée 5 ans après sa disparition : le corps est jugé parfaitement intact, souple et frais.

En 1632, la seconde exhumation, tenue devant médecins et autorités religieuses, aboutit à un résultat plus surprenant encore : outre l’état incroyable de conservation, un « parfum suave » se dégage du corps de la bienheureuse. Cette fragrance est perçue une seconde fois en 1636.

En 1829, suite au procès de béatification de Victoire, un nouvel examen de sa dépouille est organisé. Le résultat tombe : incorruption des tissus, souplesse des membres et de la peau…

Enfin, en 1870, 253 ans après sa mort, les témoins de la cinquième et dernière exhumation sont frappés par l’extraordinaire fraîcheur du corps qui repose dans le monastère de Serra Rico à Gênes.

Victoire a été béatifiée en 1828 par le pape Léon XII.

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14 décembre 2022 3 14 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Christian Palmer
Saint Jean de la Croix (1542-1591) : enfant, tombé accidentellement dans un étang, la Vierge Marie lui porte secours

Vers 1548, Jean, âgé de 6 ans, orphelin de père, aime jouer avec ses camarades de Fontiveros, son village natal (Espagne, Castille). Vif et plein d’entrain, il est très apprécié par les camarades de son âge.

Un jour, les enfants s’approchent d’un petit étang aux eaux bourbeuses. Le jeu consiste à y jeter des bouts de bois et d’essayer de les retirer sans tomber à l’eau.

Les bords sont glissants et Jean, emporté par son ardeur, tombe à l’eau. Il ne sait pas nager. Il est attiré par le fond et, en quelques instants, seule sa tête dépasse hors de l’eau.

Soudain, Jean lève le regard vers le ciel : à deux mètres au-dessus de lui, il voit une « très belle dame » qui lui tend ses mains « jolies et bien tournées ».

- « Petit, dit-elle, donne-moi la main et je te sortirai. »

L’enfant sort ses mains de l’eau sale mais il les laisse retomber dans l’eau : l’apparition est si belle qu’il ne peut se résoudre à mettre ses mains dégoulinantes de saleté dans celle de Marie ! Les enfants présents entendent Jean prononcer ces mots : « Jamais, plutôt périr ! »

Heureusement un paysan, alerté par les cris, se précipite au secours de l’enfant qui est sur le point de sombrer.

Prêtre carme, poète et auteur mystique majeur, Jean a été élevé sur les autels en 1726 par le pape Benoît XIII. Il est Docteur de l’Eglise depuis 1926.

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Dev Benjamin
Le bienheureux Antoine Grassi (1592-1671) voit la Vierge Marie et saint Philippe Néri qui lui annonce sa mort prochaine

« Voici un ange, voici un ange », dit un jour une fillette en montrant du doigt Antoine Grassi, prêtre oratorien, célébrer la messe dans l’église du couvent de Fermo (Italie, Marches).

Au début de décembre 1671, le père, usé par une vie de charité et d’ascèse, s’alite. Un matin, il s’exclame à la surprise de ses frères présents autour de lui : « Oh… la belle lumière ».

Son regard fixe alors un point précis près de son lit : la Vierge Marie et saint Philippe Néri, le fondateur de l’Oratoire, viennent de lui apparaître.

Au bout de quelques instants, il pose la tête sur son oreiller et s’écrie : « Oh, quelle félicité qu’être fils de saint Philippe pendant la traversée de cette vie ! »

Puis, se tournant vers les frères présents, il leur dit que dans peu de temps Dieu le rappellera à lui et que, dès aujourd’hui, il sait qu’il a trouvé grâce auprès du Seigneur.

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12 décembre 2022 1 12 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Some Tale
Saint Corentin de Quimper (Ve siècle) : il apparaît à une jeune fille et obtient sa guérison

Peu de temps après la mort de saint Corentin, évêque de Quimper (France, Finistère), une jeune fille pieuse, qui voue à celui-ci une grande dévotion, obtient par son intercession d’être admise dans un monastère. Pour le remercier, elle fait vœu d’offrir une grande quantité de cire destinée à l’éclairage de la cathédrale de Quimper. 

Le jour venu, après être entrée dans l’édifice et s’être approchée de l’autel pour y déposer la cire, elle est prise d’un doute : et si elle se trompait ? Si Corentin n’était pour rien dans cette histoire 

Décidant de renoncer, elle fait demi-tour. A cet instant sa main portant l’offrande se contracte et durcit. La jeune femme est paralysée. 

Elle parvient à rejoindre son logis, persuadée que Dieu vient de la punir. Elle demande à saint Corentin de l’aider, lui suppliant de croire en sa bonne foi. 

La nuit suivante, tandis qu’elle prie avec ferveur, Corentin lui apparaît, « glorieux et resplendissant », et lui dit « Ma fille, quand vous promettez quelque chose à Dieu, ou à ses serviteurs, accomplissez vos promesses dans la joie. Allez demain priez devant mon tombeau, et vous serez guérie. » 

Le lendemain, la femme retourne dans la cathédrale. Fatiguée, elle s’y endort. Corentin lui apparaît une seconde fois et lui dit qu’elle est guérie, ce qu’elle constate à son réveil. 

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 15:00

 

Unsplash/Jacob Bentzinger
Blodelsheim (France, Alsace) : un miracle eucharistique émerveille les fidèles en 1842

Les faits relatés ci-dessous ont été écrits par Magdalena Weber (1822-1848), mystique allemande originaire de Glottertal (Allemagne, Bade-Wurtemberg), devenue religieuse sous le nom de Maria Teresa, prieure du couvent des sœurs adoratrices du Saint-Sacrement et du Précieux Sang du Christ et fondatrice de plusieurs communautés.

Magdalena, témoin du miracle, a fait part de l’événement à son père spirituel, l’abbé Karl Rolfus, vicaire de Glottertal. D’autres prêtres ont également recueilli son témoignage.

A partir du début des années 1840, des pèlerins allemands du Bade-Wurtemberg et de Forêt-Noire se rendent en Alsace pour participer à des missions religieuses en Alsace, organisées par les jésuites et par les rédemptoristes.

Le 25 mai 1842, se tient à Blodesheim (France, Haut-Rhin) la première « mission Badoise ». Parmi les centaines de pèlerins, Magdalena et une dizaine de ses amies prennent part pieusement aux cérémonies.

Avant de quitter Glottertal, les jeunes femmes décident d’adorer une dernière fois le Saint-Sacrement dans l’église paroissiale Saint-Blaise. Le vicaire, l’abbé François-Joseph Meyer, futur chanoine, témoin des faits, vient de déposer l’ostensoir contenant le Corps du Christ sur l’autel.

Au terme de l’adoration, Magdalena est soudain pétrifiée. Elle fixe l’autel du regard : « Elle vit le Saint-Sacrement dans l’ostensoir sortir du tabernacle, sortir de l’église, puis précéder la caravane de pèlerins qui s’étirait déjà au-delà du Rhin ». A cet instant, ce fut comme si « l’autel fut entouré d’une cohorte d’anges, qui prièrent eux-mêmes le Saint-Sacrement ».

Magdalena et ses amies rejoignent les pèlerins. Durant tout le trajet jusqu’à Glottertal, achevé en fin de journée, elle ne cesse de voir le Saint-Sacrement devant elle, posé dans un « grand ostensoir couvert d’or », comme si le Seigneur l’accompagnait...

Parvenu à Glottertal, les pèlerins se rendent à l’église « et là, la voyante voit l’ostensoir de lumière se placer seul sur l’autel puis disparaître »…

Magdalena transcrit les paroles qu’elle a entendues intérieurement : « Ne crains pas ma fille, je vais t’accompagner, mais ne dis rien à ceux qui sont à tes côtés sur ce que tu verras car je vais me mettre au-devant de toi. »

Le premier récit du phénomène date de 1853 ; il est incorporé à la biographie de Magdalena, écrite par Dom Claudius Perrot, moine bénédictin de l’abbaye Notre-Dame d’Einsiedeln (Suisse, canton de Schwytz), avec le concours des abbés Holdener, curé alsacien, Loser, chapelain du couvent Sainte-Anne de Steinerberg (France, Haut-Rhin) et Karl Rolfus, ancien curé de Blodesheim et confesseur de la voyante. Ces hommes ont témoigné de la foi et des vertus extraordinaires de Magdalena.

Les récits des visions de Magdalena sont archivés au Kantonsarchiv de Schwytz en Suisse.

L’ostensoir de Blodesheim est un joyau d’orfèvrerie réalisé en 1700 que les fidèles ont admiré depuis lors à l’occasion des adorations eucharistiques et de diverses solennités..

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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / klyaksun
Saint Pierre Tecelano (vers 1240-1287) reçoit une visite  par l’intermédiaire d’un ange

Né près de Sienne (Italie, Toscane), Pierre exerce le métier de fabricant de peignes. Sa femme est pieuse et ils forment un ménage heureux. Mais son épouse meurt d’une maladie incurable. Devenu veuf, sans enfants, il entre dans un tiers ordre franciscain et débute une vie de prière et d’ascèse, passant ses journées et ses nuits à aider les malades, à accueillir les démunis, à soulager les affligés.

Mais il sent en lui qu’il reste un grand pécheur qui ne parvient pas à grandir dans la foi. Il se confesse chaque jour, mais rien n’y fait… Une idée lui traverse l’esprit : il dresse la liste de tous ses péchés sur un parchemin qu’il lira publiquement, devant les franciscains de sa région réunis pour l’occasion !

Le jour venu, il déroule le document et s’apprête à en faire lecture. Mais avant qu’il ne dise un mot, il lève les yeux au ciel, se fige, la bouche ouverte, incapable de parler. Il reste comme cela pendant de longues minutes. Commence alors un dialogue entre Pierre et un être invisible, le « bel ange céleste ».

Les témoins comprennent que l’apparition informe le pénitent du pardon de Dieu pour ses péchés qu’il prétend avoir commis. La vision s’évanouit. Pierre, revenu à lui, penche son regard sur le parchemin et ne peut s’empêcher de pousser un cri : devenue presque blanche, la page est illisible. Ses péchés sont effacés !

Pierre a été béatifié en 1802 par le pape Pie VII.

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