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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/naumoid
Le bienheureux Hannibal Marie Di Francia guérit un bébé atteint d’une méningite

 

Le 28 janvier 1993, Charisse Nicole Diaz naît à l’hôpital Saint-Paul d’Iloilo City (Philippines), d’une grossesse à terme sans difficulté. Ses parents sont tous deux médecins.

Mais à partir du 6e jour, le bébé est victime de convulsions. Sa température grimpe anormalement. Les symptômes de la méningite apparaissent : pleurs, vomissements, raideur de la nuque, léthargie. Le diagnostic tombe : méningite bactérienne à pseudomonas. Une échographie cérébrale montre une hydrocéphalie avec, pour conséquence, une atrophie du cortex cérébral.

La bactérie ayant résisté aux soins, on a recours à l’Imipenem, un puissant antibiotique. Quelle erreur ! Ce produit ne doit pas être administré à des sujets de moins de 12 ans, et, de surcroît, il est interdit pour le traitement des méningites !

La situation est sans issue. Au mieux, la fillette survivrait avec des troubles psychomoteurs invalidants. Les parents songent aux funérailles.

Un parent, religieux Rogationniste du Cœur de Jésus, propose alors une neuvaine pour obtenir l’aide de son fondateur, le bienheureux Hannibal Marie Di Francia. Parallèlement, ce religieux dépose une relique du bienheureux sur le corps du bébé.

Le surlendemain, tous les paramètres médicaux sont redevenus normaux. La fillette, examinée sous tous les angles, est tirée d’affaires.

Elle rentre à la maison après 36 jours d’hospitalisation. Complètement guérie, elle conserve une légère atrophie du cortex cérébral (sans difficulté psychomotrice).

Le 15 octobre 2003, le Conseil Médical de la Congrégation pour les Causes des Saints a unanimement reconnu l’aspect inexplicable de la guérison.

Hannibal a été béatifié en 1990 puis canonisé le 16 mai 2004 par saint Jean-Paul II.

 

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Chad Elberson
Sainte Mechtilde de Diessen : elle change l’eau en vin à trois reprises

 

Au XIIe siècle, Mechtilde, religieuse douée de charismes extraordinaires, est la cousine de l’empereur germanique Frédéric Barberousse. En 1153, le pape Anastase IV la fait nommer abbesse de l’abbaye bénédictine d’Edelstetten, en Souabe, où la discipline monastique avait disparu.

Admirée de tous, elle est un jour conviée à un repas à la cour impériale. Elle y est bien accueillie. Tous se réjouissent de voir une bienheureuse.

Mais Mechtilde demande une faveur : elle désire manger exclusivement des légumes et boire un peu d’eau, les autres convives pouvant se nourrir à leur guise.

Son vœu est exaucé : une assiette de légumes pour elle, et une foule de plats pour l’empereur et les siens. Mechtilde supporte avec difficulté la vue de ce luxe. Elle se met à prier Dieu de l’aider.

Le maître d’hôtel lui apporte alors un pichet d’eau mais à peine a-t-elle trempé ses lèvres dans le gobelet qu’elle le repousse, disant qu’il s’agit d’un excellent vin ! Mechtilde tend la coupe à l’homme en le priant de lui apporter de l’eau pure.

Une seconde fois, elle avale quelques gouttes du breuvage, mais c’est encore du vin. N’y tenant plus, le maître d’hôtel goûte à son tour le mystérieux liquide. « Oui, c’est le vin le plus fameux de ceux que j’ai bu jusqu’à présent », s’écrie-t-il.

Il se précipite lui-même jusqu’à la fontaine et rapporte un pichet d’eau à la sainte. En vain : au contact de Mechtilde, l’eau s’est transformée en vin !

Témoins du prodige, l’empereur et les convives n’osent rien dire en présence de la sainte.

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Boonyachoat
Saint Joseph Marello : il ramène un jeune séminariste à la vie

 

En 1944, Aldo Falconetti, jeune séminariste italien, de la congrégation des Oblats de Saint-Joseph fondée par saint Joseph Marello, souffre d’une méningite tuberculeuse. Depuis quelques jours, sa santé s’est détériorée. Son médecin ne sait plus quoi faire. On songe à le transporter à l’hôpital le plus proche mais son état est si grave que cela ne ferait que le faire souffrir encore plus.

Allongé sur son lit, entouré de ses parents et du praticien, Aldo prie les yeux fermés. Accablé par la fièvre, il supplie le Seigneur de venir le délivrer. Les siens se penchent vers lui pour comprendre les bribes de phrases qu’il prononce de temps à autre.

Le médecin conseille de lui donner l’extrême-onction au plus vite. A la fin de la journée, on s’organise pour veiller Aldo pendant la nuit, même si chacun sait qu’il sera probablement décédé au matin.

Peu avant 20 heures, plusieurs séminaristes, amis d’Aldo, demandent à leur fondateur, Joseph Marello, d’intercéder pour leur frère malade à qui on dépose sur le corps une minuscule relique du saint accompagnée d’une image pieuse le représentant.

Le lendemain, Aldo se réveille normalement et se sent parfaitement bien. Après des examens médicaux approfondis, on conclut à une guérison totale et inattendue, naturellement inexplicable.

La congrégation pour les causes des saints a authentifié ce miracle le 2 avril 1993. Saint Jean-Paul II a béatifié Joseph Marello le 26 septembre 1993, puis l’a canonisé le dimanche 25 novembre 2001.

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Maura Galliano
Un prince protestant assiste à la messe dite par saint Joseph de Cupertino et se convertit

 

Le prince allemand Jean-Frédéric de Brunswick, luthérien, est heureux d’entrer dans la ville d’Assise (Italie, Ombrie) en cette journée ensoleillée du 5 février 1651. Depuis quelques semaines, il s’était mis à douter de sa foi protestante, déplorant que les pasteurs négligent l’enseignement traditionnel des Pères de l’Eglise. On lui avait parlé de saint Joseph de Cupertino, un moine capucin qui lévitait… Prétextant un voyage d’agrément, il rejoint l’Italie pour rencontrer ce personnage qui pourrait l’éclairer sur la vérité du catholicisme.

Accueilli comme il se doit par les franciscains du couvent d’Assise, Jean-Frédérique prend la décision de repartir dès le lendemain matin. Un des religieux, le père César de Roccasecca lui dit : « Vous ne pouvez vous en aller, si vous désirez parler avec le frère Joseph ».

-« Je le rencontrerai, mais je me bornerai à un simple entretien avec lui », répond le prince.

-« Ne voulez-vous pas le voir célébrer la messe ? »

A court d’argument, le prince accepte.

On lui fait gravir un petit escalier intérieur jusqu’à la chapelle du couvent, où il prend discrètement place, sur la dernière rangée de bancs.

La messe du saint a commencé bien avant son arrivée. La communauté et quelques fidèles se préparent à réciter le Pater noster.

Soudain, des cris fusent: après que l’hostie lui soit sortie des mains, Joseph de Cupertino s’élève de terre à une distance de « quatre pas ». Son visage ruisselle de larmes. Il est en extase et le Saint-Sacrement flotte littéralement au-dessus de l’autel.

Puis, comme s’il sortait d’un rêve, le saint reprend sa place initiale, et, après quelques secondes d’hésitation, brise l’hostie miraculeuse.

Après la messe, le père César rencontre le saint qui lui explique qu’il ne connaît pas les personnes qui ont assisté à sa messe au fond de la chapelle, en ajoutant : « Ceux que tu m’as envoyés ce matin à la messe ont le coeur dur ; ils ne croient rien de ce que croit l’Eglise. C’est pour cela que ‘l’Agneau’ s’est endurci entre mes mains, au point que je ne pouvais le briser. »

Le frère César informe alors Joseph de l’identité du visiteur et lui explique que c’est à lui que Dieu demande de le convertir. Or, le saint est un homme d’une grande humilité ; il ne sait pas s’exprimer correctement et ignore les codes de la politesse.

Son supérieur lui confie alors des lettres de cardinaux recommandant le prince. Joseph les amène dans sa cellule et les dépose au pied de son crucifix en disant : « Seigneur, à toi d’agir. A toi l’inspiration, à toi l’action ! ».

Dans l’après-midi du 5 février, une première rencontre est tenue entre le saint et Jean-Frédéric. Elle dure plusieurs heures. L’entourage commence à s’impatienter. Le « moine volant » a déclaré au prince protestant : « Prince, je ne désire rien d’autre que le salut de votre âme. »

Le lendemain, Jean-Frédéric assiste à la messe célébrée par le frère Joseph de Cupertino. Soudain, son voisin le pousse brutalement du coude pour qu’il lève le regard : le saint, soulevé de terre, tient entre ses mains une hostie d’une blancheur immaculée à l’intérieur de laquelle apparaît nettement une croix noire.

Le cœur ouvert à la grâce, Jean-Frédérique se met à pleurer.

Dans les heures qui suivirent ce prodige, le prince accepta de porter le cordon franciscain que lui remit Joseph en disant : « Je te lis pour le paradis ! ». Puis il assista à l’office des vêpres et aux complies.

La nuit suivante, Jean-Frédérique abjura le protestantisme dans la cellule du saint, en présence du père Ange Scarinci de Casalmaggiore.

D’abord connue de seuls cardinaux, la conversion du prince fut définitive. Jusqu’à sa mort en 1689, il demeura dans la foi de saint Pierre.

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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Shuan Paul Wuang
Saint André le Fol : il voit le paradis et le Christ sur un trône

 

Au Xe siècle, André dit le Fol est un ermite byzantin. Sa vie est jalonnée de charismes surprenants.

Un jour, il se sentit tiré hors de lui. Commence alors cette vision : « Je vis que j’étais dans un jardin beau et merveilleux. Je ne savais si j’étais dans mon corps ou bien hors de mon corps ! Mais je me voyais vêtu d’un vêtement léger qui semblait fait d’éclairs de lumière tissés. Tandis que je marchais là, j’ai aperçu un grand fleuve. Sur l’autre rive, il y avait une vigne. Ses plants étaient couverts de feuilles d’or et de grappes dorées. »

Après cela, le récit prend un tour différent : « Un jeune homme dont le visage était brillant comme le soleil marchait devant moi. Je vis une belle et grande croix. Le guide mystérieux s’en approcha, l’embrassa et me fit signe de faire de même. »

« J’ai peur de tomber dans l’abîme !, lui crie André.

-N’aie pas peur, nous devons aller plus haut. »

« Nous approchâmes d’un rideau brillant comme l’éclair. Devant se tenaient de grands jeunes gens dont les visages brillaient plus encore que le soleil. »

Le guide dit : « Quand le rideau sera levé, tu verras le Seigneur Christ, incline-toi devant le trône de sa gloire. »

« Une main flamboyante écarta le rideau et je vis mon Seigneur, assis sur un trône, entouré de séraphins, vêtu de pourpre. Son visage brillait d’une lumière indicible. »

Jésus prononce alors « trois paroles divines ». Une seconde après, le saint est à nouveau en train de fouler le sol du paradis.

Pourquoi la Vierge n’est-elle pas venue ? s’interroge-t-il. Un « homme léger comme un nuage » portant une croix lui apparaît et dit : « Elle n’est point ici à présent. Elle est allée dans ce monde troublé afin d’aider les hommes. Tu dois retourner à l’endroit d’où tu es venu. »

A ces paroles André réintègre la pièce où l’extase l’avait saisi.

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Bible Art Library
Saint Augustin de Cantorbéry guérit un aveugle

 

Au début du VIIe siècle, saint Augustin, évêque de Cantorbéry (Angleterre, Kent) convertit l’Angleterre par sa foi et sa charité.

Un jour, parti en mission à partir de Londres, sans escorte ni arme, accompagné seulement de chrétiens fervents, il veut faire une halte à York (nord-est de l’Angleterre).

Parvenu à l’entrée de cette cité, il est accosté par un homme aveugle et paralysé, en train de mendier sur le bord du chemin.

Se souvenant des miracles de Jésus, Augustin s’approche de lui et trace un grand signe au-dessus de son corps meurtri. Puis, les yeux levés, il lui impose les mains sans mot dire.

Les compagnons du saint et les passants surpris de cette scène, fixent le pauvre homme. Peut-être retrouvera-t-il un peu d’espérance…

L’instant d’après, le ciel descend à York : le mendiant ouvre les yeux et crie qu’il voit ! A cet instant, sans même s’en apercevoir, il se redresse sur ses deux jambes comme s’il n’avait jamais été handicapé.

Augustin et les siens sont émerveillés. Les badauds chantent leur joie. Le mendiant pleure d’émotion tant il mesure la grandeur du don que Dieu vient de lui faire.

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/junak
La vénérable Marguerite du Saint-Sacrement est guérie par l’Enfant Jésus

 

Née dans une famille de vignerons, Marguerite Parigot devient carmélite à 12 ans à peine, au couvent de Beaune (France, Côte-d’Or).

Cependant, la jeune fille n’est pas en bonne santé. Épilepsies, angoisses et manque de sommeil détériorent son état général. Elle reçoit pourtant l’habit religieux le 6 juin 1631.

Deux jours après, les chirurgiens entreprennent de la trépaner afin de stopper l’épilepsie, à l’époque sans traitement. Assise sur une petite chaise de paille, Marguerite croit revivre la Passion du Seigneur tant sa douleur est vive. Les médecins croient lui découvrir une tumeur au cerveau. Mais, fait étonnant, ils ne trouvent rien.

Les convulsions se succèdent jusqu’au 31 juillet suivant. Marguerite perd la vue et les sœurs la croient perdue. Mais ce jour-là, allongée sur son lit de souffrance, la vénérable voit l’Enfant-Jésus devant elle, entouré d’une lumière irréelle. Il la regarde. C’est le plus beau moment de son existence. Quelques instants plus tard, tout disparaît mais Marguerite voit à nouveau et, guérie, descend de son lit et se met à marcher normalement.

C’est la première apparition de Jésus parmi une longue série.

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 14:00
 
CC0/Wikimedia La Vision de sainte Marie-Madeleine de Pazzi, par Pedro de Meya, 1640-1674, musée des Beaux-Arts de Grenade.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi : elle prophétise l’élection pontificale à un cardinal

 

Vers 1590/1595, le cardinal Alexandre de Médicis, ancien légat en France, reçoit des informations au sujet d’une carmélite de Florence (Italie, Toscane) vivant au monastère de Sainte-Marie-des-Anges, qui, selon ses indicateurs, a reçu des dons mystiques rares. Il s’y rend sans attendre.

Le jour de leur rencontre, l’homme d’Église est assez désappointé : la religieuse ne semble en rien « extatique » ; elle lui apparaît même comme une femme quelconque et éteinte.

Mais soudain, Marie-Madeleine s’immobilise, son regard devient fixe, ses yeux scintillent et, en un éclair, elle devient très belle.

Sans regarder Alexandre, elle s’adresse à lui en lui annonçant qu’un jour prochain, il montera sur le trône de saint Pierre.

Silencieux, le cardinal écoute. La sainte poursuit en lui indiquant qu’il sera bien pape mais que son règne ne durera que quelques jours.

Alexandre de Médicis est élu pape le 1er janvier 1605 sous le nom de Léon XI, soit environ une dizaine d’années après cette prophétie. De plus, il ne régna que 27 jours !

Marie-Madeleine a été béatifiée en 1626 puis déclarée sainte par Clément IX le 28 avril 1669.

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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Vadven
La vénérable Marie d’Agreda s’élève dans les airs

 

En 1627, Marie d’Agreda, connue pour son œuvre La Cité mystique de Dieu, devient abbesse d’un couvent de l’Ordre de l’Immaculée Conception, dans la province de Soria (Espagne Castille-Léon). Depuis sept ans, Dieu la gratifie de charismes extraordinaires.

Un proche, Mgr Jimenez Samaniego, futur évêque de Plasencia (Espagne, province de Caceres), lui rend souvent visite. Plusieurs fois, il est témoin de ses ravissements et même de lévitations. Il écrit : « Le corps était entièrement privé de l’usage des sens, comme s’il était mort, et il était sans réaction si on le touchait ; il était élevé un peu au-dessus du sol, et aussi léger que s’il n’avait aucune densité en soi ; comme une plume il était balancé par un souffle, même à distance. »

Le prélat conclut ainsi : « La figure était plus belle que d’habitude [...]. Elle semblait un séraphin sous une forme humaine. Elle restait souvent deux heureux ou même trois dans cet état d’extase. »

Innocent XI a proclamé Marie vénérable en 1679. Son procès de béatification a été rouvert en 2002.

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Brian A Jackson
Le vénérable Jean-Baptiste Gault : son corps exhale une odeur merveilleuse

 

Jean-Baptiste Gault, prêtre de l’Oratoire, est un homme apprécié pour sa charité. Il devient évêque de Marseille en 1642. Avec l’aide de saint Vincent de Paul, il prête assistance aux forçats et aux galériens.

Dieu le rappelle à lui le 23 mai 1643. De nombreuses personnalités viennent se recueillir devant sa dépouille.

Parmi elles, Antoine de Huc de Valbelle, conseiller de Louis XIII, lieutenant général des mers du Levant, et Antoine de Moustier, aristocrate de renom, s’agenouillent près du cercueil du prélat.

Soudain, une odeur pestilentielle envahit l’endroit. Antoine de Huc en est incommodé.

« Comment le corps d’un bienheureux peut-il dégager une odeur aussi infecte ? », s’interroge-t-il en silence.

Aussitôt, une fragrance « douce, agréable et merveilleuse » se substitue à la première. Le conseiller du roi est déconcerté. Il tourne la tête de tous côtés pour voir si « quelque dame » serait entrée discrètement. Puis il interroge son compagnon : « Ne sentez-vous donc rien ? »

-Non, rien »

Piqué au vif, Antoine quitte la pièce, visite l’église, regarde sous les autels puis va à la sacristie où il demande aux prêtres s’ils ont déversé des parfums. Leur réponse négative le plonge dans un abîme de perplexité. « Personne ne sent quoi que ce soit, hormis moi, et l’odeur me suit comme une ombre ! »

Il retourne dans l’église et là, une lumière lui traverse l’esprit : « je suis le seul à sentir car j’ai douté que le corps d’un saint puisse dégager une odeur désagréable ».

A cet instant, la fragrance disparaît.

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Zolnierek
Du sang coule d’un linge liturgique à Daroca

 

Le 23 février 1239, les troupes de Jaime Ier d’Aragon (dit le Conquérant) se préparent à la bataille qui leur permettra de reprendre le royaume de Valence aux mains des musulmans. Avant le combat, six de ses capitaines se rendent à l’église Saint-Christophe de Luchente, à 80 km de Saragosse (Espagne, province de Valence) où ils se confessent et assistent à la messe dite par le chapelain, le père Matthieu Martinez.

Celui-ci consacre six hosties ce jour-là pour la communion des six hommes. Mais juste après l’élévation, un vacarme assourdissant retentit à l’extérieur. On se précipite sur le parvis. Il faut fuir : les Maures donnent l’assaut. Les six capitaines n’ont pas le temps de communier.

Le chapelain court à l’autel puis enveloppe les six hosties consacrées dans un corporal qu’il enterre ensuite sous une grosse pierre, au fond de son jardin.

La bataille est sanglante. L’avantage tourne au profit des soldats chrétiens. Quelques heures plus tard, les six militaires, sains et saufs, reviennent à l’église afin d’y communier. Le chapelain leur explique qu’il a enterré le Saint-Sacrement dans la précipitation, mais qu’ils sont les bienvenus pour l’accompagner au lieu de la cachette.

Parvenus sur place, le prêtre déplace la pierre et s’apprête à déplier le corporal… mais il pousse un cri : les hosties ont changé d’aspect. Elles ressemblent maintenant à des morceaux de chair sanglants. Elles sont collées à présent au tissu.

Les hommes d’armes demandent au clerc de tenir à bout de bras ce corporal miraculeux et de le montrer à tous les soldats. Ce même jour, le château voisin de Chio est repris.

Mais une querelle divise bientôt les troupes aragonaises : à qui reviendra la précieuse relique eucharistique ? Le général Berenguer de Entenza décide alors d’un stratagème : on place le corporal sanglant sur une mule prise aux Maures qu’on laissera errer à sa guise ; l’endroit où elle fera halte sera celui où sera conservée la relique.

Le 24 février, l’animal se met en route. Personne ne la guide mais elle est suivie par de nombreux soldats et des prêtres portant des cierges. La mule prend d’abord la direction de Valence mais elle ne pénètre pas dans cette ville. Elle change mystérieusement de direction. Après 12 jours de marche, sa course s’achève devant l’hôpital Saint-Marc de Daroca où la bête s’effondre de fatigue, morte. Clergé et fidèles savent que c’est ici que l’Eglise devra garder la relique.

Des témoins - dont plusieurs prêtres - ont rapporté des musiques et des chants « angéliques » au cours de cette pérégrination, ainsi que des conversions et des guérisons.

En 1261, une délégation de Daroca est envoyée à Rome auprès du pape Urbain IV. Celui-ci accorde plusieurs privilèges aux pèlerins de Daroca. Ses successeurs en font autant, comme, par exemple, Eugène IV qui en 1344 promulgue une année jubilaire fixée tous les dix ans. Sixte IV renouvelle cette décision.

Daroca a pris saint Thomas d’Aquin - grand théologien des sacrements - pour patron. Coïncidence ? La fête de cet illustre saint tombe un 7 mars, jour où la mule chargée du corporal arriva dans les lieux en l’an 1239.

Cette relique est conservée dans un tabernacle-reliquaire datant de 1385 qui est lui-même à l’abri dans un reliquaire de pierre sur lequel ont été figurées les épisodes successifs du miracle. L’ensemble a été installé dans la basilique Sainte-Marie de Daroca, dans une chapelle gothique du XVe siècle.

Au XXe siècle, des analyses scientifiques ont été faites à partir d’échantillons prélevés sur le linge. Leur résultat est stupéfiant : il s’agit de sang humain !

Le clergé diocésain possède un acte notarial de 1340 rapportant les faits.

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Florin Cristian Ailenei
Saint Eugène de Mazenod : il guérit un malade parvenu au stade terminal

 

En mars 1987, un père de famille mexicain, 55 ans, habitant de Mexico, est placé sous traitement médical d’urgence. Le 4 mai suivant, on lui diagnostique un cholangiocarcinome (tumeur maligne des voies biliaires).

Le malade souffre d’une perte d’appétit, de fièvres, de vives douleurs thoraciques. Il a perdu 30 kilos ; sa peau commence à jaunir. Il ne lui reste que quelques semaines à vivre.

Son état de faiblesse l’empêche de recevoir un traitement de chimiothérapie ou d’être opéré. Le 12 mai, après lui avoir prescrit des calmants, les médecins le renvoient chez lui.

A partir du 5 juin, son état empire. C’est une « fin de vie » croit-on. Le surlendemain, la famille commence une neuvaine au bienheureux Eugène de Mazenod qui jouit d’une solide réputation de thaumaturge dans leur paroisse et dans tout le pays. Parents, amis et le curé de la paroisse s’y associent. Matin et soir, on se relaie au chevet du malade.

Le 15 juin, dernier jour de la neuvaine, la douleur est insupportable. Pendant la nuit suivante, les personnes présentes évoquent un « stade terminal ». Il faut se préparer aux obsèques.

Le 17 juin 1987 au matin, le malade se réveille, ouvre les yeux, s’agite, et, sans aucune aide, se lève et marche comme si de rien n’était ! Une semaine plus tard, il sort dehors sans difficulté, il se promène et fait ses courses. En novembre de la même année, il reprend son travail, parfaitement guéri.

Les nombreux examens médicaux qu’il subit de 1987 à 1993, indiquent que le cancer a disparu sans cause naturelle. En mars 1994, la commission médicale de la Congrégation pour la cause des saints confirme l’authenticité de ce prodige, permettant à l’Eglise de canoniser en 1995 Eugène de Mazenod (1782-1861), ancien évêque de Marseille (France, Bouches-du-Rhône).

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 14:00
 
JackieLou DL/Pixabay Cathédrale de Tréguier.
Saint Yves de Tréguier : il s’entretient avec saint Tugdual

 

Juriste de formation, Yves occupe la fonction d’official à Tréguier (France, Côtes-d’Armor). Chacun connaît dans la région le dévouement avec lequel il aide les pauvres.

Un soir, il décide de prendre du repos dans la sacristie de la cathédrale de Tréguier où il a ses habitudes. Le sonneur de cloches dort non loin de lui.

En pleine nuit, un vacarme épouvantable réveille les deux hommes. La cathédrale est-elle en train de s’effondrer, se demandent les deux hommes.

Mort de peur, le sonneur de cloches allume une bougie et demande à Yves de l’accompagner dans la nef. Là, étrangement, tout semble normal. Ils s’approchent du tombeau de saint Tugdual (VIe siècle), le fondateur du diocèse de Tréguier, conservé devant le maître-autel.

Yves demande alors à son compagnon de l’attendre quelques instants un peu plus loin, puis il s’approche de la châsse contenant les reliques du saint.

Le sonneur obtempère mais au bout d’une minute, il est glacé de terreur : il entend distinctement les échos assourdis de deux voix : celle d’Yves et une autre, inconnue…

Peu après, Yves le rejoint et lui annonce qu’il vient de faire la paix avec le saint patron des lieux…

Depuis le Moyen Âge, la cathédrale de Tréguier est dédiée à saint Tugdual.

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 14:00
 
CC0/wikimedia Saint Félix de Cantalice par le cercle de Rubens.
Saint Félix de Cantalice : il semble encore plus vivant une fois mort que lorsqu’il était en vie

 

« Santo subito » clament les fidèles de Rome (Italie) au soir du 18 mai 1587, demandant à l’Eglise d’officialiser la sainteté de celui qui est mort l’après-midi, et qu’ils vénèrent, Félix, frère capucin originaire de Cantalice (Italie, Latium).

Comme de coutume, on procède à la toilette mortuaire puis on revêt le défunt de l’habit de son ordre.

Mais quatre heures plus tard, les membres de Félix restent étonnamment souples, comme ceux d’un homme vivant en bonne santé. On décide de faire silence pour le moment sur ce fait.

Le lendemain, le corps est exposé dans l’église du couvent comme si tout se passait normalement. Des centaines de personnes se bousculent pour toucher le corps exposé que d’aucuns considèrent d’ores et déjà comme une relique. L’habit de capucin enfilé la veille est taillé en pièces. On est contraint d’amener la dépouille du bienheureux dans la sacristie pour lui faire revêtir une nouvelle tunique.

Les frères restent sans voix : ils n’ont aucune difficulté à habiller Félix tant ses jambes et ses bras sont souples, et sa peau élastique, plus d’un jour après son trépas !

Le frère infirmier va plus loin en déclarant qu’il a été plus facile de le vêtir à ce moment-là que lorsqu’il était de ce monde ! En effet, poursuit-il, Félix était malade dans les derniers mois de sa vie, couché la plupart du temps, le corps couvert de plaies et d’ecchymoses, les articulations et les muscles raidis par des années d’une rude ascèse.

Félix, surnommé le « frère Deo Gratias » a été béatifié en 1625. Le pape Clément XI a fait de lui un saint le 22 mai 1712.

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/rudall30
Saint Pascal Baylon : il voit des anges qui lui présentent un bel ostensoir

 

« J’ai gardé le troupeau avec Pascal durant deux années et, outre que j’ai vu en lui de nombreuses vertus, jamais je ne l’ai entendu jurer, comme le font habituellement les autres bergers, mais il louait Dieu et ses saints, spécialement la Vierge Marie. » Ainsi témoigne en 1594 Juan Campos, l’ami de jeunesse de Pascal, au procès de béatification, ouvert seulement deux ans après sa mort.

Né en Aragon (Espagne), Pascal est berger jusqu’à ses 24 ans. Dès son adolescence, il est connu pour sa piété et sa dévotion eucharistique.

Un jour, tandis qu’il médite sur l’Évangile en gardant ses bêtes, deux nuages hauts dans le ciel, comme collés l’un à l’autre, s’éloignent, laissant tomber une belle lumière sur la nature qui environne le jeune homme.

Soudain, au centre de celle-ci, le berger voit des anges d’une beauté céleste, plus vrais que tout ce que ses yeux de chair ont vu jusqu’à lors. Ils s’approchent de lui. Ils sont si majestueux que Pascal s’agenouille et se met à prier.

Deux des anges tiennent un magnifique ostensoir d’or serti de pierres précieuses. Pascal n’en a jamais vu d’aussi somptueux, y compris lors des grandes processions dans son diocèse. A cet instant, une hostie éblouissante de blancheur apparaît en son centre dardant des rayons lumineux. Pascal loue le Seigneur d’une grâce si exceptionnelle.

Une minute plus tard, la vision a disparu. Mais le futur saint n’oubliera jamais ce jour, devenant au cours de sa vie le « Séraphin de l’Eucharistie » selon l’expression de Léon XIII. Pascal a été canonisé en 1691 par Alexandre VIII.

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 14:00
 
CC0 Paris Musées / Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris La Vierge et l’Enfant donnant le scapulaire à saint Simon Stoch et à une sainte carmélite, par Octova Tassaert, Petit Palais, Paris.
Saint Simon Stock : reçoit le scapulaire du Carmel des mains de la Vierge Marie

 

Simon vient au monde en Angleterre vers 1164. Contemplatif et dévot de la Vierge, il devient religieux carme, effectue un pèlerinage en Terre Sainte, prend part au concile de Lyon en 1245 et, deux ans plus tard, est élu Général des Carmes.

Le 16 juillet 1251, il séjourne à Cambridge (Angleterre, comté de Cambridgeshire). Tandis qu’il est en train de réciter une prière en l’honneur de Marie, celle-ci apparaît devant lui, vêtue d’un grand manteau bleu, tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras.

Le saint remarque qu’elle tient dans sa main droite une pièce de tissu de couleur sombre.

Elle lui dit : « Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c’est le signe particulier de ma faveur, que j’ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. »

Simon n’en croit pas ses yeux. Il n’ose parler.

La Mère de Dieu reprend : « Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel. »

Simon Stock commence à être considéré comme un saint par l’Église à partir de 1423.

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/udra
L’église Saint-Ambroise de Florence est le théâtre d’un miracle eucharistique

 

Au matin du 29 décembre 1230, un prêtre, nommé Ugguccione, chapelain d’un couvent de Franciscaines, célèbre la messe dans l’église Saint-Ambroise de Florence (Italie, Toscane), l’une des plus anciennes de la ville.

Après avoir communié sous les deux espèces, le prêtre qui est très âgé, assèche mal le calice et y laisse un peu de vin consacré.

Le lendemain, lorsqu’il prend le calice pour sa messe quotidienne, il observe un phénomène étrange : le vin laissé par inadvertance s’est transformé en sang coagulé.

Il prévient immédiatement d’autres prêtres. Tous constatent le fait. La nouvelle est colportée à travers Florence. Le surlendemain, l’église est remplie de religieux et de laïcs désireux de voir le prodige. Le père Uguccione place le contenu du calice dans une ampoule de verre.

Mgr Ardingo da Pavia, évêque de Florence, est également informé. Il demande à voir la précieuse relique. L’évêché conserve l’ampoule quatre jours durant, jetant les fidèles dans l’attente d’une décision.

L’abbesse du couvent qui jouxte l’église Saint-Ambroise, la mère Ceida, sollicite l’évêque pour que la relique soit restituée. Mais le prélat refuse car, la nuit précédente, il a été prévenu en songe de l’authenticité du miracle. Dès lors, il tient à déposer la relique dans un tabernacle digne de ce nom.

Il faut attendre 1231 pour que ce nouveau reliquaire, contenant le sang du Seigneur, soit rapporté de l’évêché à l’église des Franciscaines dans une grande procession publique.

L’évêque accorde la garde de ce trésor non à son clergé mais à la République florentine, au Collège des juges et notaires.

En 1340, tandis que la peste sévit, la relique est portée à travers Florence en présence des responsables municipaux. Le 8 avril 1399, le pape Boniface IX concède l’indulgence de la Portioncule (du nom de l’église Sainte-Marie des Anges à Assise où le Christ est apparu à saint François en 1216) aux pèlerins et aux desservants de Saint-Ambroise.

En 1441, un tabernacle de marbre sculpté par Mino de Poppi prend place dans l’église. En 1498, le peintre Cosimo Coselli peint en fresque une scène figurant l’ostension de la relique eucharistique.

Mais en 1779, un décret du grand-duc de Florence, Pierre-Léopold de Lorraine, supprime le Collège des juges. Les religieuses lui demandent alors de prendre en charge le coût des fêtes commémoratives. Il refuse, contraignant les religieuses à payer elles-mêmes les festivités. Commence alors une période sombre. En 1808, le couvent est fermé, et les bâtiments conventuels bientôt abattus.

Pourtant la piété n’a jamais disparu à Saint-Ambroise. En 1930, son septième centenaire a donné lieu à de belles cérémonies.

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Arthit_Longwilai
La bienheureuse Julienne de Norwich : elle assiste à la Passion du Christ

 

Le 13 mai 1373, Julienne, qui vit en recluse près de l’église Saint-Julien à Norwich (Angleterre, comté du Norfolk), tombe gravement malade. Ses jours sont comptés. Son confesseur lui administre l’extrême-onction. Tout est fini.

Comme le veut la tradition, le prêtre lui présente alors un crucifix près du visage. Soudain, Julienne ouvre les yeux et semble revenue à la vie. Au cours des heures qui suivent, elle a une longue vision du Christ, la première sur les 16 qu’elle aura au cours de sa vie.

La scène de la crucifixion est très réaliste : elle discerne la physionomie de Jésus et celle de sa Mère et de saint Jean. Elle observe le visage ensanglanté du Seigneur, son agonie sur la croix, sa mise au tombeau, la fermeture de celui-ci à l’aide d’une grosse pierre…

A compter de ce jour, son confesseur exige d’elle qu’elle mette par écrit le contenu de ses révélations.

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 14:00
 
Pixabay/congerdesign
Saint André-Hubert Fournet : il multiplie les vivres

 

Vers 1818, le monastère des Filles de la Croix, fondé dans le diocèse de Poitiers (France, Vienne), affronte une disette. Les sœurs repoussent leur retraite annuelle par peur de manquer. Le père André-Hubert Fournet, curé de Saint-Pierre-de-Maillé (France, Vienne) et cofondateur de cette communauté, sait la gravité de la situation.

L’une des moniales, sœur Bartholomé, assiste alors à la scène suivante : « Le Serviteur de Dieu grimpa au grenier, où j’étais occupée avec une autre religieuse. Il tourna autour de deux petits tas de grains, l’un de blé, l’autre d’orge. Je ne me souviens pas s’il bénit les tas. Il dit alors, une seconde fois, à notre bonne Mère, d’inviter, sans plus de délais, les sœurs à venir pour la retraite. »

La supérieure fait son office. 200 religieuses et novices débarquent au monastère. Comment leur donner à manger ?

Mais à partir de ce jour, et pendant deux mois et demi, la sœur est témoin d’un fait mystérieux : elle monte chaque jour au grenier et constate que les deux tas ne varient pas !

Or, le jour où le saint a prié dans le grenier, la quantité de grains aurait normalement permis de nourrir 200 personnes, mais pendant une semaine « au maximum ».

Une autre religieuse, sœur Mamertus, témoigne : « Je remarquai que le Serviteur de Dieu se dirigeait vers le grenier [...] je le suivis. Il ferma la porte derrière lui, mais je pus voir ce qu’il faisait par le trou de la serrure. Il s’agenouilla à côté d’un petit tas et se mit à prier avec une grande ferveur. Je ne sais s’il fît quelque chose d’autre, car, dans ma peur qu’il ne me voie l’espionnant, je me retirai… »

Les deux religieuses ont déposé sous serment au cours du procès de béatification.

André-Hubert Fournet a été canonisé le 4 juin 1933 par Pie XI.

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 14:00
 
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Saint Léopold de Castelnuovo : il prophétise la destruction de son couvent et la préservation de sa cellule

 

Capucin originaire de Dalmatie (Croatie), Léopold est célèbre à Padoue (Italie, Vénétie) par son humilité. Depuis 1909, il confesse entre 12 et 15 heures par jour dans sa cellule qui lui sert de confessionnal, à côté de l’église Sainte-Croix. Parmi ses pénitents, il reçoit le père Albino Luciani, futur pape Jean-Paul Ier.

En 1940, il reçoit la visite d’un ami avec lequel il évoque les malheurs de la guerre. Le visiteur l’interroge : « Père, ce couvent sera-t-il détruit ? 

-Oui, malheureusement, il sera durement frappé. Mais pas cette cellule, pas elle. Ici le Seigneur a répandu tant de miséricorde pour les âmes. Il faut que cette pièce reste comme un monument en l’honneur de sa bonté. »

En mai 1944, les bombardements alliés ravagent une grande partie du couvent des Capucins de Padoue et l’église Sainte-Croix. La cellule du saint reste étrangement intacte. 

Léopold a été béatifié en 1976 puis canonisé en 1983 par saint Jean-Paul II.

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