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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/BrianAJackson
Saint Ubald de Adimari : ressuscite son ami saint Philippe Benizi

 

Le 22 août 1285, Ubald de Adimari, né dans une famille noble de Toscane (Italie), religieux des Servites de Marie, est averti en songe que son ami saint Philippe Benizi, général de son Ordre religieux, est à l’agonie depuis plusieurs heures dans le monastère de Todi (Italie, Ombrie). Aussitôt, il se met en route.

Parvenu sur place, il est accueilli par les religieux qui l’introduisent dans la chambre du mourant. Très lié à lui, Ubald se lamente en se souvenant de la tristesse de Jésus sur la tombe de Lazare. Il n’y a plus rien à faire.

Ubald se penche sur le corps inerte de son frère spirituel en priant le Seigneur qu’il daigne l’accueillir. Il s’apprête à quitter la pièce lorsque Philippe ouvre subitement les yeux, jetant l’entourage dans l’effroi. Celui qui était aux portes de la mort un instant avant tend les bras vers Ubald qui, ému, loue Dieu de sa bonté.

Pie VII a confirmé le culte d’Ubald en 1821.

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Florian Cristian Ailnei
Sainte Julie Billiart obtient la guérison d’une tumeur

 

Le 29 septembre 1950, Otacilio Ribeiro de Campos Novos (Brésil, Santa Catarina), agriculteur de 29 ans, est transporté en urgence à l’hôpital. Il souffre d’une tumeur dans le bas ventre contre laquelle les médecins sont impuissants.

Une opération chirurgicale est d’abord envisagée. À cet effet, on incise la peau entourant la tumeur maligne. Mais le docteur Janh Martins Ribeiro juge impossible de procéder à son ablation car elle est inaccessible. Otacilio est condamné. « Il ne vivra pas une heure de plus », déclare le praticien. 

Les infirmières de l’hôpital, religieuses de l’Institut de Notre-Dame de Namur (Belgique), fondé au XIXe siècle par Julie Billart, se rendent à tour de rôle dans la chapelle de l’établissement pour prier leur fondatrice.

Le lendemain, Otacilio revient à lui. L’une des sœurs applique une relique à l’endroit de l’incision en invitant Otacilio à se joindre aux prières. Cependant, son état ne s’améliore pas.

Quelques jours plus tard, le jeune malade appelle une infirmière : « Il y a quelque chose d’inhabituel. Je ne peux pas expliquer mais c’est différent. » La tumeur a disparu. Le lendemain, Otacilio peut s’asseoir. Une semaine plus tard, il est guéri. Ses parents offrent aux sœurs un kilo et demi de cire pour fabriquer des cierges ; Otacilio promet d’appeler sa fille Julie si, un jour, il en avait une.

Ce miracle a été authentifié par le Saint-Siège le 17 janvier 1958. Béatifié en 1906, Julie Billiart est élevée sur les autels en 1969 par Paul VI.

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Mikhail Seleznev
Saint Jean-Baptiste de La Salle sauve un jeune atteint d’une maladie pulmonaire

 

Le 10 février 1889, Léopold Tayac, 15 ans et demi, né à Labrugière (France, Tarn), scolarisé à Rodez (France, Aveyron) au collège Saint-Joseph, fondé en 1745 par les Frères des Ecoles Chrétiennes, est au plus mal : atteint d’une infection pulmonaire grave et de troubles cérébraux, son pronostic vital est engagé. On lui administre les derniers sacrements. Le même jour, professeurs et camarades débutent une neuvaine à Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes, béatifié l’année précédente, d’intercéder en sa faveur.

Trois jours plus tard, tous sont sous le choc : la mort est imminente ont prévenu les médecins. Les prières redoublent. La chapelle de l’établissement est bondée : l’aumônier a exposé le Saint-Sacrement devant lequel on prie en silence.

Soudain, des éclats de voix surgissent des pièces d’à-côté. Plusieurs personnes font irruption dans la chapelle. Certaines ont un visage radieux, d’autres pleurent de chaudes larmes. Ils préviennent : Léopold, en proie au délire causé par la température, vient de retrouver ses esprits ! En l’espace de quelques minutes, sa température est redevenue normale. Il est sauvé !

Jean-Baptiste de La Salle a été canonisé en 1900 par le pape Léon XIII.

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Daniel Chetroni
La bienheureuse Catherine de Pallanza a une vision du Christ

 

Vers 1450, Catherine de Pallanza, née dans une famille noble de Milan (Italie, Lombardie) ; est une chrétienne remarquable aux yeux des siens. Prières, pèlerinages et lectures saintes composent son quotidien. Elle songe à devenir religieuse.

Un soir, tandis qu’elle prie seule chez elle, elle a une vision qui la marque à tout jamais. Le Christ en Croix lui apparaît dans une lumière comme elle n’en a encore jamais vu. Le corps de Jésus est ensanglanté. Elle distingue nettement les traits de son visage et les blessures infligées par ses bourreaux. Catherine est comme anéantie ; elle n’ose ni bouger ni parler.

Puis elle entend une voix masculine dont elle ne peut préciser l’origine, qui l’invite à se retirer du monde et à vivre en ermite à proximité du sanctuaire de Santa Maria del Monte, près de Varèse (Italie, Lombardie).

Elle accepte et s’installe dans une grotte près dudit sanctuaire. Quatre ans plus tard, elle est rejointe par la bienheureuse Julienne di Busto, puis, en 1460, par d’autres chrétiennes. Ensemble, elles fondent les ermites de l’Ordre de Saint-Ambroise, approuvées par le pape Sixte IV.

Morte en 1478, Catherine a été béatifiée en 1769 par Clément XIV.

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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Ig0rZh
Sainte Marie-Crescense Hoess est conduite au paradis par son ange gardien

 

Au printemps de 1744, Marie-Crescence Hoess, religieuse d’un tiers ordre franciscain au couvent de Kaufbeuren (Allemagne, Bavière) est malade. Depuis 40 ans, sa vie est faite de l’alternance de grâces extraordinaires, de miracles mais aussi de brimades de la part des autres religieuses.

Alitée, sa faiblesse fait craindre le pire. Son confesseur, le père Ott, rapporte le récit suivant : tombée en extase, elle semble morte. Son immobilité effraie et le prêtre lui ordonne de revenir à elle au nom de la sainte obéissance.

Sortie de son ravissement, la sainte dit à la prieure à ses côtés : « Ô mère, que je suis éloignée de vous ! » Perplexe, celle-ci lui demande de s’expliquer.

Marie-Crescence décrit ce qu’elle vient de vivre : son ange gardien l’a conduite au purgatoire, où elle a prié pour les âmes des défunts, puis il l’a accompagnée au paradis, où il a prononcé ces mots : « Ceci est ta demeure éternelle. » L’endroit était merveilleux et des chants célestes parvenaient jusqu’à ses oreilles.Elle a vu une foule indescriptible de saintes et de saints. Elle conclut par ces mots : « L’œil n’a point vu, l’oreille n’a point entendu et le cœur de l’homme ne peut concevoir ce que Dieu réserve à ceux qui l’aiment. »

Marie-Crescence a été béatifiée en 1900 par Léon XIII, puis canonisée en 2001 par saint Jean-Paul II.

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 14:00
 
Pixabay/Gerd Altmann
Saint Isidore de Séville apparaît à Sancha, Infante d’Espagne

 

Vers 1140-1150, Sancha, infante d’Espagne et sœur du roi Alphonse VII, réside dans le monastère de Saint-Isidore de Léon (Espagne, province de Léon). C’est une femme pieuse et charitable qui a fait vœu de virginité. 

Un jour, elle assiste à un office près d’une fenêtre de l’église faisant face à l’autel majeur, d’où l’on aperçoit le tombeau de saint Isidore de Séville, docteur de l’Église. Elle tombe subitement en extase. Une vision l’envahit : elle s’élève dans les Cieux entrouverts jusqu’à « une remarquable chambre nuptiale faite d’or et brillant de pierre précieuses ».

Là, saint Isidore lui fait face. Il est « brillant d’une intense lumière entre les chœurs angéliques et les bataillons immaculés de vierges saintes ». Il dit à Sancha d’une voix claire : « Ma sœur, épouse chérie, voici la chambre nuptiale préparée par Dieu à ton usage à condition que tu t’appliques à respecter pour Dieu la promesse de virginité que tu m’as faite. » À cet effet, l’apparition l’invite à déménager car le monastère est réservé aux seuls religieux.

Quand Sancha revient à elle, tout a disparu. Elle convoque le prieur à qui elle octroie les bâtiments où elle loge et part le jour même s’installer dans une maison située à proximité.

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 14:00
 
Wikimedia/CC0 La Vision de saint François de Paul, par Bartolomé Esteban Murillo, vers 1670, huile sur toile, J. Paul Getty Museum.
Saint François de Paule est guéri par saint François d’Assise

 

Né en 1416 dans la région de Naples (Italie, Campanie), François vient au monde avec une tumeur maligne à l’œil, menaçant le nouveau-né de cécité.

Ses parents sont effondrés. Il leur vient une idée : en cas de guérison, ils promettent au Seigneur de faire porter à leur fils l’habit religieux franciscain dans un couvent pendant une année. Aussitôt, l’excroissance disparaît, laissant place à une légère cicatrice.

En 1429, François, devenu adolescent, veut consacrer sa vie à Dieu. Il hésite encore sur la voie à choisir. Un jour, agenouillé devant le crucifix de sa chambre, il sent une présence invisible mais réelle autour de lui. Une seconde après, un « religieux » de petite taille, vêtu de la bure et du cordon des Franciscains apparaît devant lui, entouré d’une belle lumière. François ne connaît pas l’identité de cette vision mais il observe que ses traits, très humains, sont empreints de bonté et de douceur.

L’apparition l’avertit : « Il est temps d’accomplir le vœu de tes parents ! »

Le garçon a du mal à détacher son regard de celui de la vision tant ses yeux mystérieux sont beaux. Il y parvient et remarque immédiatement les pieds et les mains de l’inconnu… celles-ci portent des plaies profondes, celles de Jésus… celles de saint François d’Assise ! C’est le Poverello qui, ce jour-là, a visité François !

Alertés, ses parents l’emmènent au couvent des Cordeliers de Saint-Marc à une journée de marche, où il est initié à la vie contemplative.

Fondateur de l’ordre des Minimes, saint à miracles, François est canonisé en 1519 après que 300 personnes aient témoigné sous serment au sujet de ses charismes extraordinaires.

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 14:00
 
Pixabay/RD Law
Saint Vinebault fait jaillir une source miraculeuse

 

Au VIIe siècle, Vinebault mène la vie tranquille d’un modeste gardien de bœufs près de Villeneuve-la-Lionne (France, Marne) où il voit le jour. C’est un jeune sensible et doué. Il fréquente les bancs de l’école de la Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne).

Un jour, tandis qu’il descend une côte près de son village natal, pour mener ses bœufs à une rivière proche, il rencontre une femme inconnue qui porte un récipient d’eau. Il lui demande de lui en donner pour ses bêtes mais elle refuse : « Je n’ai pas fait tout ce chemin pour la distribuer à des bestiaux ! »

Vinebault poursuit son chemin. Quelques minutes plus tard, il croise une autre femme à qui il réitère sa demande. Celle-ci accepte. Le jeune homme plante alors sa baguette dans la terre, à l’endroit où se tient l’inconnue, et dit : « Vous n’irez plus chercher de l’eau plus loin, car voici une source ici ! » Aussitôt jaillit une quantité d’eau claire et pure.

Des guérisons inexpliquées ont été alléguées après la consommation de cette eau. En 1793, des habitants voulurent utiliser l’eau pour laver du linge. La source s’est tarie en quelques heures.

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/wenping Zheng
Saint Guillaume de Calme, manchot, voit un ange qui fait repousser sa main

 

Guillaume (ou Guilhem) est un berger originaire d’Eygliers (France, Hautes-Alpes), né manchot. Il va souvent au monastère voisin de Notre-Dame des Calmes où il aime entendre le chant des moines.

En cette journée ensoleillée de mai 1202, il est assis paisiblement et regarde ses moutons aller et venir sur l’herbe verte. Tout est calme.

Soudain, son regard est attiré par une lumière indescriptible au centre de laquelle il aperçoit un « ange ». L’apparition l’invite à prévenir l’abbé de Notre-Dame des Calmes : il faut évacuer les lieux au plus vite car une crue de la rivière proche va tout emporter. Selon la vision, la communauté trouvera asile au pied du Mont-Dauphin.

Le garçon obtempère. Mais l’abbé rechigne à obéir à une prétendue vision et croit qu’il a été le jouet d’une illusion. Il lui déclare : « Guillaume, occupe-toi de tes moutons et laisse à Dieu le soin de régler le ciel et la terre ! »

Le lendemain, le même scénario se reproduit : apparition de l’ange, démarche du berger, refus de l’abbé.

Le jour suivant, Guillaume, persuadé de l’authenticité de ce prodige, se demande comment convaincre le religieux. L’ange se montre à lui et lui explique qu’il va donner un signe prouvant la vérité des faits.

Aussitôt, le berger sent quelque chose d’anormal dans ses membres. Il se penche et découvre, stupéfait, qu’il a désormais deux mains valides !

Après avoir demandé pardon pour son endurcissement, l’abbé ordonne à ses frères de quitter le monastère. Quelques heures plus tard, la Durance en crue balaie tout sur son passage.

Guillaume meurt en 1046. Il devint prieur du monastère de Notre-Dame des Calmes.

 

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/flyparade
Saint Rieul de Senlis : il fait disparaître une statue de Mercure

 

Originaire de Grèce, Rieul devient le premier évêque de Senlis (France, Oise) à la fin du IVe siècle. Un jour, il chemine de Paris (France) à Senlis. Parvenu à la hauteur de Louvres (France, Val-d’Oise), il rencontre un groupe de paysans en train de vénérer une statue de Mercure.

Il les interpelle. Aucun ne répond à son appel. Il s’adresse une seconde fois à eux sur un ton plus ferme, en les priant d’interrompre leur rite idolâtre .

Mais rien n’y fait. Les hommes s’agacent. Ils commencent à mal prendre l’intervention de ce chrétien venu perturber leur cérémonie.

Rieul s’interpose entre eux et la statue qu’il effleure avec son bâton de marche. Puis il fait un grand signe de croix et, le regard tourné vers le ciel, prononce à voix haute le nom de « Jésus ».

Aussitôt, la statue tombe par terre, sans que rien n’y l’aide. Le choc est violent : elle est réduite en poussière. Devant ce prodige, les paysans se convertissent.

Après 496, Clovis vint se recueillir sur le tombeau de saint Rieul.

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 08:08
 
Pixabay/adamtepl
Bienheureux Hugues de Vaucelles parle à son oiseau

 

Au tournant du XIIIe siècle, Hugues est un prêtre heureux. Comblé de grâces extraordinaires par Dieu, il a été nommé doyen de l’église de Cambrai (France, Nord) d’où il est originaire.

Mais il veut mener une vie contemplative. Pour ce faire, il se tourne vers l’abbaye de Vaucelles qu’il connaît bien, près de Cambrai, fondée par saint Bernard lui-même. Sa demande est acceptée : il va devenir moine cistercien.

Le jour convenu, Hugues se présente à la porterie du monastère portant un faucon domestique sur son épaule qu’il quitte rarement. Ses proches lui ont reproché : les moines n’accepteront pas sa présence.

Entré dans le cloître, l’abbé Gobert le prie d’abandonner le rapace, sa présence étant inadmissible en ces lieux.

Hugues ne fait pas un geste. Il se met à prier et, devant Gobert incrédule, dit à son oiseau : « Oiseau, ici je te quitte, te délie et t’envoie jouir en paix de ta liberté. »

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 07:36
 
iStock / Getty Images Plus/JoselgnacioSoto
Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé : elle prophétise la fin du Grand Schisme

 

D’origine aristocratique, Jeanne-Marie, devenue veuve en 1386, entre au couvent des Cordeliers de Tours (France, Indre-et-Loire). Recluse dans sa cellule, elle prie sans cesse. Le Seigneur lui fait grâce de dons mystiques hors du commun.

Mais, depuis huit ans, une grave crise de la papauté a provoqué un schisme au sein de l’Église catholique. Jeanne-Marie ne peut l’accepter. Jour et nuit, elle supplie Jésus et Marie de mettre fin à cette déchirure.

Un soir, sa cellule s’illumine mystérieusement. La religieuse perd la notion du temps et ne sait plus où elle se trouve. Elle entend une voix masculine, grave, pleine d’autorité et de douceur, lui dire que le Grand Schisme allait bientôt prendre fin grâce à l’élection d’un nouveau Pape qui serait franciscain.

23 ans plus tard, Pierre Phylargis, fils de saint François, monte sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Alexandre V, ramenant peu à peu le calme dans l’Église.

Le culte de Jeanne-Marie a été reconnu 456 ans après sa mort.

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Zolnierek
Après avoir été dérobée, une hostie s’élève dans les airs

 

En mai 1453, René d’Anjou envahit le Piémont avec 2000 hommes, fort du soutien du roi de France Charles VII, Dans la vallée d’Oulx (Italie, Piémont), des massacres et des pillages ont lieu.

Le village d’Exilles est mis à sac et, son église, dévalisée. L’ostensoir contenant une grande hostie consacrée est dérobé puis placé dans un vulgaire sac porté par une mule. Les hommes veulent la vendre à Turin (Italie, Piémont).

Ils atteignent la capitale du Piémont le 6 juin suivant. Vers 17 heures, près de l’église Saint-Sylvestre et du marché aux grains, l’animal portant le ciboire s’effondre, exténué. Les sangles du sac se rompent, laissant choir sa précieuse cargaison sur le sol.

L’incroyable se produit alors : l’hostie d’un blanc immaculé s’élève dans les airs, « environnée de rayons resplendissants, lumineuse comme le soleil » Les voleurs n’osent bouger ; les passants s’agenouillent et se mettent à prier à voix forte.

Le père turinois Barthélémy Coconno, témoin oculaire, se rend immédiatement à l’évêché où il est reçu par Mgr Luigi Romagnono.

Le prélat veut en savoir davantage. Vêtu de ses habits épiscopaux, accompagné des chanoines de la cathédrale, il va sur les lieux du prodige.

Là, c’est l’émerveillement : l’hostie est toujours à trois ou quatre mètres du sol. Tous se mettent à genoux. Mgr Romagnono dit : « Reste avec nous, Seigneur ! » en élevant un calice en direction de l’hostie miraculeuse.

Celle-ci se met à descendre lentement et vient se placer à l’intérieur du calice tenu par l’évêque qui est porté l’heure suivante en procession dans la cathédrale Saint-Jean.

Après avoir appris ce miracle, Thomas de Solerio de Riparolis, Turinois alité depuis trois ans par des crises de goutte, promet d’aller prier devant l’hostie et d’offrir un cierge. Aussitôt, il se sent mieux et se lève. Il est guéri, comme l’indique sa déposition faite sous la foi du serment.

Quelques mois plus tard, la municipalité de Turin érige une stèle commémorative sur le lieu du prodige. Puis un nouveau tabernacle est commandé pour conserver la précieuse hostie.

En 1510, le conseil municipal fait bâtir un oratoire près de l’église Saint-Sylvestre, remplacé en 1607 par l’actuelle basilique du Corpus Domini. En 1698, le pape Innocent XII accorde l’indulgence plénière aux pèlerins visitant la basilique le jour anniversaire du miracle.

En 1852, bien que l’hostie ait été consommée sur ordre du Saint-Siège « pour ne pas obliger Dieu à faire un perpétuel miracle en la maintenant incorrompue », on approuve une messe et un office liturgique propres pour commémorer le prodige.

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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 15:00
 
CC BY-SA 4.0/Livioandronico2013 Saint Gabriel, détail de l’Annonciation de Léonard de Vinci, vers 1412, musée des Offices, Florence.
Saint Gabriel archange : il s’entretient avec le père Lamy

 

Le mercredi 19 novembre 1924, vers 22 heures, le comte Paul Biver et son ami le père Jean-Edouard Lamy, ancien curé de La Courneuve (Paris, Seine-Saint-Denis), graissent ensemble l’escalier menant aux chambres, au domicile du prêtre, à Pailly (France, Haute-Marne). Arrivés au palier du premier étage, ils se serrent la main sur le pas de leurs chambres contiguës puis se quittent pour la nuit.

Un quart d’heure plus tard, Paul, couché, la lumière éteinte, surprend une conversation à travers la cloison : trois voix masculines, « nettes et distinctes ».

« Personne n’a monté d’escalier depuis que j’y suis passé. Ses marches de sapin sont si légères et la maison si sonore que, de ma chambre, j’y distinguerais les pas d’une souris », précise le comte.

Le prêtre répond à un interlocuteur dont la voix est « nette, chaude, d’un timbre très viril et très agréable, qui s’exprime sans trace d’accent et sur un ton affirmatif ». Le troisième a une voix « un peu plus sourde », « moins agréable ». Tous trois s’expriment en français.

Au bout de quelques minutes, la maison retombe dans le silence de la nuit.

Le lendemain matin, Paul questionne son hôte : « Mon père, hier soir, après m’avoir dit bonsoir, vous avez parlé. J’ai entendu aussi d’autres voix... C’étaient les saints anges ? »

— « Peut-être bien. Ils sont la consolation du soir. »

Intrigué, Paul l’interroge sur leur identité : c’étaient l’ange gardien du père et saint Gabriel, lui répond-t-il, avant d’ajouter : « Je les entends [les voix] aussi fortes l’une que l’autre. […] Quand le saint archange [Gabriel] veut parler confidentiellement, il parle bas. […] J’ai entendu quelquefois trois, quatre anges ensemble dans l’église de La Courneuve. Souvent, j’entends leurs voix sans les voir. Si nous ne les voyons pas, il s’en faut de si peu ! C’est comme une pellicule qui nous sépare d’eux. »

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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 08:56
 
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Sainte Lucia Filippina : elle communie miraculeusement

 

Vers 1700, Lucia Filippina, sœur clarisse, fondatrice d’une congrégation enseignante, les Pieuses Maîtresses, se rend à Pitigliano (Italie, Toscane, province de Grosseto), au nord de Rome, pour visiter une école d’artisanat qu’elle a fondée.

Parvenue au village, elle décide de s’arrêter d’abord à l’église des Franciscains pour y entendre la messe.

La cérémonie se déroule dans une atmosphère de recueillement et l’assistance est émerveillée par le visage radieux de la sainte.

Au moment où le prêtre brise la grande hostie et s’apprête à en placer un fragment dans le calice, ce bout d’hostie lui échappe des mains et « s’envole littéralement dans les airs », sans que l’officiant n’ait fait le moindre mouvement. Le morceau d’hostie est devenu « tout lumineux ». Au bout de quelques secondes, il vient se poser délicatement sur la langue de Lucia, comme transporté par une main invisible.

L’église où eut lieu ce prodige est aujourd’hui administrée par la congrégation des Pieuses Maîtresses.

Lucia a été canonisée en 1930 par Pie XI.

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 15:00
 
iStock / Getty Images Plus/Liudmila Chernetska
Sainte Catherine de Sienne : elle reçoit les stigmates du Christ

 

Originaire de Sienne (Italie, Toscane), Catherine devient membre d’une communauté de tertiaires dominicaines en 1365, où elle mène une existence remplie d’expériences mystiques.

Un jour, elle prie, agenouillée dans sa cellule. Sans que rien ne la prévienne, elle tombe en extase. Un instant plus tard, elle voit le Christ en croix « descendre » vers elle. Il est environné d’une lumière éclatante qui n’aveugle pas.

La sainte cherche instinctivement à se révéler, en vain. Elle poursuit : « Je vis descendre sur moi, des marques de ses blessures très saintes, cinq rayons de sang dirigés vers mes mains, mes pieds et mon cœur, et je m’écriai aussitôt : “Ah, Seigneur mon Dieu, que les marques n’apparaissent pas en dehors sur mon corps !” Je parlais encore, que les rayons, avant de m’atteindre, changèrent leur couleur de sang en blancheur éclatante. C’est sous forme de pure lumière qu’ils me frappèrent aux cinq endroits du corps : aux mains, aux pieds et au cœur. »

Catherine a été canonisée en 1461, Paul VI la déclare docteur de l’Église en 1970, puis saint Jean-Paul II la nomme co patronne de l’Europe en 1999.

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 15:00
 
iStock / Getty Images Plus/kieferpix
Saint Joseph Oriol : il sauve un prêtre d’une chute mortelle

 

Le 6 avril 1806, Barcelone (Espagne, Catalogne) est en fête. Les églises de la ville, resplendissantes de lumière, accueillent des milliers de fidèles venus célébrer la reconnaissance par le Saint-Siège de trois miracles du serviteur de Dieu catalan Joseph Oriol, nécessaires pour sa béatification.

Ce jour-là, un homme traverse d’un pas soutenu le quartier El Call, dans le Barrio Gothic. C’est le père José Mestres, curé, qui s’apprête à célébrer la messe dans sa paroisse située sur la place Saint-Joseph-Oriol.

Son itinéraire le contraint d’emprunter une passerelle extérieure en pierre. Il est habitué à cet endroit et il se réjouit des festivités du jour.

Parvenu au milieu du passage, son pied glisse, il perd l’équilibre et chute sur le sol, cinq ou six mètres plus bas. Des passants assistent à la scène. Ils se précipitent. Mais le père Mestres se relève, sans blessure, hurlant à tue-tête que le nouveau bienheureux l’a sauvé !

C’est inexplicable. Sa chute aurait dû entraîner la mort tant la violence du choc a été dure.

Joseph Oriol a été béatifié cinq mois plus tard puis il a été élevé sur les autels par saint Pie X le 20 mai 1909.

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 15:00
 
Pixabay/klimkin
Saint Diogène : il fait conserver une manne miraculeuse

 

Au IVe siècle, Diogène, Grec de naissance, premier évêque d’Arras (France, Pas-de-Calais), est aimé de ses fidèles et de son clergé. Tous lui témoignent leur admiration et une confiance sans limite.

Dans les derniers jours de juin 369 ou 370, une chaleur étouffante s’abat sur la région. Au bout d’un mois sans pluie, les cours d’eau s’assèchent, la terre devient stérile, les bêtes meurent de soif, l’eau potable vient à manquer, provoquant un début de panique collective.

Des dizaines de personnes viennent trouver l’évêque pour qu’il implore le Seigneur afin de faire cesser cette catastrophe. Le prélat passe des nuits entières en oraison. Il sait que Dieu fera bientôt tomber la pluie.

Un matin d’août, à la surprise générale de tous les témoins, une fraîcheur printanière flotte dans l’atmosphère de la cité et des campagnes. Par terre, une sorte de rosée de couleur blanche protège les sols, à la manière d’un manteau protecteur, tombé pendant la nuit. La sécheresse est vaincue.

Diogène fait conserver des parties de cette manne qui échappe de façon inexpliquée aux exactions barbares dans la région.

Cité par saint Jérôme et saint Vincent de Beauvais, célébré dans la cathédrale d’Arras avant la Révolution française, ce miracle a été comparé à celui de la manne qui sauva les Hébreux dans le désert (Ex 16, 14).

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 15:00
 
CC0/wikimedia Le Chevalier, la mort et le diable, par Albrecht Dürer, 1513, National Gallery of Art, Washington.
Saint Nicolas de Flue : il voit le diable en chair et en os

 

Né en 1417, Nicolas, citoyen suisse, marié et père de dix enfants, entend un jour une voix lui demandant d’obéir à Dieu.

Plus tard, au cours d’une extase, il apprend miraculeusement que le Seigneur attend de lui qu’il mène une vie d’ermite.

Peu avant octobre 1467, il traverse une période de doute. Selon ce qu’il racontera ultérieurement à un prêtre, le père Yssner, c’est à ce moment-là que le démon lui apparaît sous l’aspect d’un « gentilhomme habillé de riches vêtements chamarrés et chevauchant une belle monture ».

Nicolas ne se méfie pas. Il est ébloui par cet individu luxueusement vêtu.

La conversation s’engage entre eux deux. Rapidement, l’être mystérieux évoque le projet de vie de son interlocuteur. Ce dernier lui confie qu’il va être ermite grâce à Dieu.

À ses mots, le diable lui affirme que ce genre de vie est inutile, que la solitude est l’ennemie de l’homme et que vouloir faire ce que disent les prêtres ne mène pas au paradis…

Puis, l’apparition lui dit sur un ton insinueux : « Et ta femme, as-tu pensé à ta femme ? Et tes enfants ? »

Brusquement, le gentilhomme disparut comme il était venu. Nicolas, resté seul, se mit à prier la Vierge Marie qui lui apporta consolation et réconfort.

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 15:00
 
Pixabay/Michelle Scott
Miracle eucharistique de La Courneuve (1918)

 

Le 15 mars 1918, le père Jean-Edouard Lamy, curé de La Courneuve (France Seine-Saint-Denis) depuis huit ans, surnommé le « curé des voyous », ami du philosophe Jacques Maritain, reçoit un message angélique l’informant d’un drame imminent : son église va exploser. Le père se souvient de cet instant :

« J’ai commencé à réciter les litanies [de la Vierge, après la messe quotidienne] quand j’ai appris qu’il y aurait une catastrophe à La Courneuve. [...] Elle [Marie] m’a laissé entrevoir l’explosion [...]. Je lui ai dit : “Sainte Mère de Dieu, sauvez les vies !” Elle n’a pas répondu, mais j’ai considéré la chose comme accordée dès ce moment-là. »

Ce jour-là, le drame fait 900 blessés mais pas un tué n’est à déplorer.

Le père Lamy, quant à lui, a quitté les lieux pour se rendre à Paris afin d’acheter des souvenirs à ses premiers communiants. Peu après son départ, tandis qu’il est parvenu à Aubervilliers, l’édifice est soufflé par l’énorme explosion de 15 millions de grenades entreposées dans un dépôt de munitions (usine Chabert) situé non loin de l’édifice. La voûte s’était brisée, laissant choir sur ce qui restait du sol de la nef, une partie de la toiture et une pluie de tuiles. Les murs tenaient encore debout et une partie du toit était encore en place mais le mobilier liturgique avait subi des dégâts irrémédiables. La dalle du tabernacle et le tabernacle lui-même avaient été arrachés de son emplacement et ne reposait plus que sur un bout de muret brinquebalant. Selon la description du père Lamy, on eût dit qu’il avait été lancé au milieu de l’église par une force surhumaine, ainsi que les candélabres. La table de l’autel avait été soulevée par la force du souffle de l’explosion.

En voyant ce qui restait de son église, le prêtre se mit à prier avec une rare intensité. Mais un détail l’intrigue plus que tout. Écoutons la suite de sa propre bouche :

« Le corporal ne touchait pas aux murs : il n’avait pas la largeur suffisante. Le saint ciboire est resté sur le corporal et le corporal en l’air. Le chanoine de Rochetaillade (archiprêtre de Saint-Denis), après avoir constaté le miracle, a porté le saint ciboire au tabernacle majeur. C’est un petit ciboire en vermeil d’une quarantaine d’hosties. J’ai bien vu le corporal en place, resté en l’air. »

Le prodige ne peut rester inconnu. Certain du fait, observé par deux hommes d’Église expérimentés, le père Lamy, grand mystique comblé par Dieu de dons charismatiques, informe aussitôt les autorités épiscopales.

Mgr Léon-Adolphe Amette (1850-1920), cardinal-archevêque de Paris, apprend la nouvelle sans sourciller. Devant la narration du père Lamy, il conclut l’entretien en lui disant que le Seigneur avait réalisé cela pour ne pas contrister le bon prêtre.

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