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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplah/Christophe van der Waals
Saint Jean de Matha ((1160-1213) voit un ange le jour où il célèbre sa première messe

Le 28 janvier 1193, jour de son ordination sacerdotale dans la chapelle privée de l’évêque de Paris Maurice de Sully, une « colonne de feu » vient reposer sur sa tête. Le bruit de ce prodige se répand très vite. Le jeune homme est assailli de questions.

Le 28 janvier 1193, une nombreuse assemblée assiste à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élève l’hostie, on voit son visage resplendir d’une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au-dessus de l’autel sur un spectacle invisible. Il dira plus tard :

« J’ai vu, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l’un chrétien et l’autre maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants. »

Le vêtement de l’ange préfigure celui de l’habit des Trinitaires que Jean a fondé pour venir en aide aux prisonniers.

Le nom de Jean de Matha a été inséré dans le martyrologe romain en 1671 par le pape Innocent XI.

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16 décembre 2022 5 16 /12 /décembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Rawpixel
La bienheureuse Marie des Anges (1661-1717) prophétise la date exacte de la défaite des assiégeants français contre Turin

Ce n’est pas faute de mener une vie enfouie au carmel de Turin (Italie, Piémont) ! Mais tout se sait. Mère Marie des Anges, la prieure, devient populaire ; on parle de ses miracles, de son don de prophétie, jusqu’à la cour des princes…

Depuis mai 1706, rien ne va plus dans la capitale piémontaise. Les troupes de Louis XIV ont commencé à envahir la région. Turin est directement menacée.

En juin 1706, prêtres et fidèles se rendent nombreux au Carmel pour obtenir de Marie qu’elle prie pour la délivrance de la cité.

La bienheureuse accepte. Retirée dans la chapelle du couvent, à genoux sur le sol devant l’autel, elle confie à Dieu et à sa Mère les tourments de ses contemporains.

Au bout d’une demi-heure, elle rejoint le cloître où l’attendent les autres religieuses. Là, elle prend la parole et annonce que les Français seront bientôt vaincus et que Turin sera libérée ; le Seigneur lui en a donné l’assurance.

Une des sœurs l’interroge : « Mais quand ?

- Le 7 septembre 1706, les assaillants seront chassés. »

A cette date précise, les armées du duc Victor-Amédée II de Savoie et du prince Eugène de Savoie ont remporté la bataille décisive permettant la libération de Turin.

Pie IX a béatifié Marie des Anges en 1865.

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15 décembre 2022 4 15 /12 /décembre /2022 15:00

 

Unsplash/Kelly Eliason
Sainte Victoire Fornari Strata (1562-1617) : son corps est découvert intact 253 ans après sa mort

Née à Gênes (Italie, Ligurie), Victoire, mariée et mère de famille, traverse une crise intérieure après le décès de plusieurs de ses enfants et de celui de son époux.

Suite à une vision de la Vierge, elle s’engage dans la vie contemplative et fonde l’ordre des Annonciades célestes, approuvé par Clément VIII en 1604.

Après sa mort, son corps est inhumé dans la chaux vive.

Une première exhumation est organisée 5 ans après sa disparition : le corps est jugé parfaitement intact, souple et frais.

En 1632, la seconde exhumation, tenue devant médecins et autorités religieuses, aboutit à un résultat plus surprenant encore : outre l’état incroyable de conservation, un « parfum suave » se dégage du corps de la bienheureuse. Cette fragrance est perçue une seconde fois en 1636.

En 1829, suite au procès de béatification de Victoire, un nouvel examen de sa dépouille est organisé. Le résultat tombe : incorruption des tissus, souplesse des membres et de la peau…

Enfin, en 1870, 253 ans après sa mort, les témoins de la cinquième et dernière exhumation sont frappés par l’extraordinaire fraîcheur du corps qui repose dans le monastère de Serra Rico à Gênes.

Victoire a été béatifiée en 1828 par le pape Léon XII.

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14 décembre 2022 3 14 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Christian Palmer
Saint Jean de la Croix (1542-1591) : enfant, tombé accidentellement dans un étang, la Vierge Marie lui porte secours

Vers 1548, Jean, âgé de 6 ans, orphelin de père, aime jouer avec ses camarades de Fontiveros, son village natal (Espagne, Castille). Vif et plein d’entrain, il est très apprécié par les camarades de son âge.

Un jour, les enfants s’approchent d’un petit étang aux eaux bourbeuses. Le jeu consiste à y jeter des bouts de bois et d’essayer de les retirer sans tomber à l’eau.

Les bords sont glissants et Jean, emporté par son ardeur, tombe à l’eau. Il ne sait pas nager. Il est attiré par le fond et, en quelques instants, seule sa tête dépasse hors de l’eau.

Soudain, Jean lève le regard vers le ciel : à deux mètres au-dessus de lui, il voit une « très belle dame » qui lui tend ses mains « jolies et bien tournées ».

- « Petit, dit-elle, donne-moi la main et je te sortirai. »

L’enfant sort ses mains de l’eau sale mais il les laisse retomber dans l’eau : l’apparition est si belle qu’il ne peut se résoudre à mettre ses mains dégoulinantes de saleté dans celle de Marie ! Les enfants présents entendent Jean prononcer ces mots : « Jamais, plutôt périr ! »

Heureusement un paysan, alerté par les cris, se précipite au secours de l’enfant qui est sur le point de sombrer.

Prêtre carme, poète et auteur mystique majeur, Jean a été élevé sur les autels en 1726 par le pape Benoît XIII. Il est Docteur de l’Eglise depuis 1926.

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Dev Benjamin
Le bienheureux Antoine Grassi (1592-1671) voit la Vierge Marie et saint Philippe Néri qui lui annonce sa mort prochaine

« Voici un ange, voici un ange », dit un jour une fillette en montrant du doigt Antoine Grassi, prêtre oratorien, célébrer la messe dans l’église du couvent de Fermo (Italie, Marches).

Au début de décembre 1671, le père, usé par une vie de charité et d’ascèse, s’alite. Un matin, il s’exclame à la surprise de ses frères présents autour de lui : « Oh… la belle lumière ».

Son regard fixe alors un point précis près de son lit : la Vierge Marie et saint Philippe Néri, le fondateur de l’Oratoire, viennent de lui apparaître.

Au bout de quelques instants, il pose la tête sur son oreiller et s’écrie : « Oh, quelle félicité qu’être fils de saint Philippe pendant la traversée de cette vie ! »

Puis, se tournant vers les frères présents, il leur dit que dans peu de temps Dieu le rappellera à lui et que, dès aujourd’hui, il sait qu’il a trouvé grâce auprès du Seigneur.

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12 décembre 2022 1 12 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Some Tale
Saint Corentin de Quimper (Ve siècle) : il apparaît à une jeune fille et obtient sa guérison

Peu de temps après la mort de saint Corentin, évêque de Quimper (France, Finistère), une jeune fille pieuse, qui voue à celui-ci une grande dévotion, obtient par son intercession d’être admise dans un monastère. Pour le remercier, elle fait vœu d’offrir une grande quantité de cire destinée à l’éclairage de la cathédrale de Quimper. 

Le jour venu, après être entrée dans l’édifice et s’être approchée de l’autel pour y déposer la cire, elle est prise d’un doute : et si elle se trompait ? Si Corentin n’était pour rien dans cette histoire 

Décidant de renoncer, elle fait demi-tour. A cet instant sa main portant l’offrande se contracte et durcit. La jeune femme est paralysée. 

Elle parvient à rejoindre son logis, persuadée que Dieu vient de la punir. Elle demande à saint Corentin de l’aider, lui suppliant de croire en sa bonne foi. 

La nuit suivante, tandis qu’elle prie avec ferveur, Corentin lui apparaît, « glorieux et resplendissant », et lui dit « Ma fille, quand vous promettez quelque chose à Dieu, ou à ses serviteurs, accomplissez vos promesses dans la joie. Allez demain priez devant mon tombeau, et vous serez guérie. » 

Le lendemain, la femme retourne dans la cathédrale. Fatiguée, elle s’y endort. Corentin lui apparaît une seconde fois et lui dit qu’elle est guérie, ce qu’elle constate à son réveil. 

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 15:00

 

Unsplash/Jacob Bentzinger
Blodelsheim (France, Alsace) : un miracle eucharistique émerveille les fidèles en 1842

Les faits relatés ci-dessous ont été écrits par Magdalena Weber (1822-1848), mystique allemande originaire de Glottertal (Allemagne, Bade-Wurtemberg), devenue religieuse sous le nom de Maria Teresa, prieure du couvent des sœurs adoratrices du Saint-Sacrement et du Précieux Sang du Christ et fondatrice de plusieurs communautés.

Magdalena, témoin du miracle, a fait part de l’événement à son père spirituel, l’abbé Karl Rolfus, vicaire de Glottertal. D’autres prêtres ont également recueilli son témoignage.

A partir du début des années 1840, des pèlerins allemands du Bade-Wurtemberg et de Forêt-Noire se rendent en Alsace pour participer à des missions religieuses en Alsace, organisées par les jésuites et par les rédemptoristes.

Le 25 mai 1842, se tient à Blodesheim (France, Haut-Rhin) la première « mission Badoise ». Parmi les centaines de pèlerins, Magdalena et une dizaine de ses amies prennent part pieusement aux cérémonies.

Avant de quitter Glottertal, les jeunes femmes décident d’adorer une dernière fois le Saint-Sacrement dans l’église paroissiale Saint-Blaise. Le vicaire, l’abbé François-Joseph Meyer, futur chanoine, témoin des faits, vient de déposer l’ostensoir contenant le Corps du Christ sur l’autel.

Au terme de l’adoration, Magdalena est soudain pétrifiée. Elle fixe l’autel du regard : « Elle vit le Saint-Sacrement dans l’ostensoir sortir du tabernacle, sortir de l’église, puis précéder la caravane de pèlerins qui s’étirait déjà au-delà du Rhin ». A cet instant, ce fut comme si « l’autel fut entouré d’une cohorte d’anges, qui prièrent eux-mêmes le Saint-Sacrement ».

Magdalena et ses amies rejoignent les pèlerins. Durant tout le trajet jusqu’à Glottertal, achevé en fin de journée, elle ne cesse de voir le Saint-Sacrement devant elle, posé dans un « grand ostensoir couvert d’or », comme si le Seigneur l’accompagnait...

Parvenu à Glottertal, les pèlerins se rendent à l’église « et là, la voyante voit l’ostensoir de lumière se placer seul sur l’autel puis disparaître »…

Magdalena transcrit les paroles qu’elle a entendues intérieurement : « Ne crains pas ma fille, je vais t’accompagner, mais ne dis rien à ceux qui sont à tes côtés sur ce que tu verras car je vais me mettre au-devant de toi. »

Le premier récit du phénomène date de 1853 ; il est incorporé à la biographie de Magdalena, écrite par Dom Claudius Perrot, moine bénédictin de l’abbaye Notre-Dame d’Einsiedeln (Suisse, canton de Schwytz), avec le concours des abbés Holdener, curé alsacien, Loser, chapelain du couvent Sainte-Anne de Steinerberg (France, Haut-Rhin) et Karl Rolfus, ancien curé de Blodesheim et confesseur de la voyante. Ces hommes ont témoigné de la foi et des vertus extraordinaires de Magdalena.

Les récits des visions de Magdalena sont archivés au Kantonsarchiv de Schwytz en Suisse.

L’ostensoir de Blodesheim est un joyau d’orfèvrerie réalisé en 1700 que les fidèles ont admiré depuis lors à l’occasion des adorations eucharistiques et de diverses solennités..

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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / klyaksun
Saint Pierre Tecelano (vers 1240-1287) reçoit une visite  par l’intermédiaire d’un ange

Né près de Sienne (Italie, Toscane), Pierre exerce le métier de fabricant de peignes. Sa femme est pieuse et ils forment un ménage heureux. Mais son épouse meurt d’une maladie incurable. Devenu veuf, sans enfants, il entre dans un tiers ordre franciscain et débute une vie de prière et d’ascèse, passant ses journées et ses nuits à aider les malades, à accueillir les démunis, à soulager les affligés.

Mais il sent en lui qu’il reste un grand pécheur qui ne parvient pas à grandir dans la foi. Il se confesse chaque jour, mais rien n’y fait… Une idée lui traverse l’esprit : il dresse la liste de tous ses péchés sur un parchemin qu’il lira publiquement, devant les franciscains de sa région réunis pour l’occasion !

Le jour venu, il déroule le document et s’apprête à en faire lecture. Mais avant qu’il ne dise un mot, il lève les yeux au ciel, se fige, la bouche ouverte, incapable de parler. Il reste comme cela pendant de longues minutes. Commence alors un dialogue entre Pierre et un être invisible, le « bel ange céleste ».

Les témoins comprennent que l’apparition informe le pénitent du pardon de Dieu pour ses péchés qu’il prétend avoir commis. La vision s’évanouit. Pierre, revenu à lui, penche son regard sur le parchemin et ne peut s’empêcher de pousser un cri : devenue presque blanche, la page est illisible. Ses péchés sont effacés !

Pierre a été béatifié en 1802 par le pape Pie VII.

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9 décembre 2022 5 09 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Bruno van der Kraan
Le bienheureux Bernard-Marie de Jésus (1831-1911) a une vision de saint Gabriel de l’Addolorata, son ancien camarade du noviciat

Prêtre passioniste italien, Bernard-Marie, né Silvestrelli, est considéré comme le « second fondateur » de son ordre tant il a contribué à son développement. Novice au monastère de Morrovalle (Italie, Marches), il a pour camarade le futur saint Gabriel de l’Addolorata qui a quitté cette vie à 24 ans.

Devenu recteur de la communauté de la Scala Santa (Rome, Italie), il est élu supérieur général des Passionistes en 1878, puis réélu à la même fonction en 1884. Mais en 1889, le religieux aspire désormais à une vie contemplative. Il démissionne. Quatre ans plus tard, les Passionistes préparent l’élection de leur nouveau supérieur général. Beaucoup souhaitent le retour de Bernard-Marie. Mais celui-ci a tourné la page et décide de ne pas participer à cette assemblée.

Une nuit, alors qu’un silence profond règne dans le monastère, Bernard-Marie est réveillé par une lumière qui envahit sa cellule. Au centre de la nuée, sublime et d’un autre monde, il distingue un être qu’il reconnaît immédiatement : Gabriel de l’Addolorata, son ancien ami au noviciat.

« Est-ce possible », se demande-t-il ? « Dieu a rappelé Gabriel voici plus de trente ans ! »

L’apparition lui dit qu’il connaît sa décision d’ignorer le prochain chapitre général. En quelques mots, il le dissuade, au nom de Dieu, d’y prendre part. Puis la vision disparaît. Bernard-Marie accepte. Il est une nouvelle fois élu à une écrasante majorité.

En 1988, saint Jean-Paul II proclame Bernard-Marie bienheureux, réalisant une prophétie de saint Pie X qui avait dit aux Passionnistes : « Vous avez un saint pour supérieur général ».

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Jacob Townsend
Sainte Narcisse de Jésus Martillo Moran (1832-1869) semble dormir en paix 8- ans après sa naissance au ciel

Narcisse Martillo Moran est née à Nobol (Equateur, Guayas), dans une modeste famille de paysans. Petite, elle apprend la couture et séduit les siens grâce à son talent de chanteuse.

A la mort de son père, Narcisse, âgée de 18 ans, part pour Guayaquil (Equateur), la deuxième ville du pays, pour trouver un emploi car elle a désormais la charge de deux de ses frères. Sans argent, sans famille, en proie à de grandes difficultés matérielles, elle croit que Jésus et Marie l’aideront toujours. Laïque, elle est reçue dans un tiers ordre dominicain où sa piété est admirée. Prière, ascèse et dons mystiques jalonnent son quotidien. Après son décès, on saura qu’elle avait prononcé des vœux privés de chasteté, de pauvreté, d’obéissance, de communion quotidienne et de jeûne.

Après bien des péripéties, Narcisse rend son âme à Dieu à Lima (Pérou).

En 1955, Mgr César Antonio Mosquera Corral, archevêque de Guayaquil, demande le rapatriement du corps pour pratiquer une exhumation. Le jour venu, le couvercle du cercueil en bois est soulevé par un prêtre présent. C’est la stupeur : Narcisse, morte 86 ans plus tôt, semble dormir. Sa peau est souple et ses membres totalement élastiques. L’examen des yeux soulève une émotion sans pareille parmi les témoins ecclésiastiques, civils et scientifiques : le regard est celui d’un être vivant, jeune, en pleine santé !

Narcisse a été béatifiée en 1992 puis canonisée par Benoît XVI en 2008. Son village natal de Nobol a été rebaptisé Narcisa de Jesus !

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7 décembre 2022 3 07 /12 /décembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Antoine Van Dyck, Ambroise et l'empereur Théodose, XVIIe siècle.
Saint Ambroise de Milan (339-397) : il échappe miraculeusement à une tentative de meurtre

En 386, la ville de Milan (Italie, Lombardie) est en proie à l’agitation. Fort du soutien de l’impératrice Justine, des chrétiens partisans de la doctrine d’Arius exigent de l’évêque Ambroise un lieu de culte dans la cité.

Mais le saint combat sans répit l’arianisme. Il refuse de céder l’une des trois basiliques milanaises. Une nuit, un commando de dizaines d’hommes pénètre dans Milan, contraignant une partie des habitants à trouver refuge dans les églises et les monastères.

Un arien, cherchant à assassiner l’évêque, parvient à entrer à son domicile en passant par une fenêtre. Ambroise dort paisiblement et il n’a rien entendu. Parvenu dans sa chambre, l’homme brandit un couteau et s’apprête à frapper mais à cet instant, il lâche l’arme par terre et pousse un cri qui réveille le saint. L’assassin est saisi d’horreur : son bras, dont il a perdu l’usage, est entièrement desséché. Il s’enfuit sans demander son reste.

Père et Docteur de l’Église, saint Ambroise est celui au contact duquel saint Augustin s’est converti.

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6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / Anastasiia Stiahailo
La vénérable Teresa Chicaba (vers 1676-1748) arrête des envahisseurs en brandissant une image de la Vierge Marie

Première femme de couleur admise dans une communauté de la région, on la traite comme une novice à qui l’on confie travaux domestiques et soins des malades. Elle participe peu à la vie communautaire et n’a même pas accès au réfectoire.

Bientôt Salamanque est bombardée et assiégée par l’armée portugaise. La peur s’installe. Les sœurs prient pour leur vie et pour leur cité. Le bruit des armes se rapproche. Des habitantes se réfugient dans l’église conventuelle. Teresa ignore que faire. Puis elle déplaît à sa supérieure…

Soudain, elle sort de sa cellule tenant dans ses mains une image de la Vierge Marie. Elle gagne une fenêtre donnant sur l’extérieur, l’ouvre et tend l’image en direction des assaillants. Aussitôt, les hommes cessent de tirer et font demi-tour sans explication. Aucun projectile n’atteint les bâtiments.

« Allons consulter la Négresse de la Pénitence qui sait tout ce qui doit arriver » disent bientôt les habitants qui savent le don de prophétie de Teresa.

À sa mort, on fera irruption dans sa cellule, ses effets personnels seront transformés en reliques, les grains de son chapelet distribués, et son voile déchiré en morceaux.

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/Nick Castelli
Le bienheureux Jean-Baptiste Fouque (1851-1926) : il intercède auprès de la Vierge Marie avec succès

Quelques mois avant le décès du père Jean-Baptiste Fouque, le « saint Vincent de Paul marseillais », Maria Grassi, née Accorsini, mère de famille de Marseille (France, Bouches-du-Rhône), tombe gravement malade.

Croyante, elle se met à prier l’abbé Fouque pour “soulager l’âme” de celui-ci et obtenir son aide auprès de la Vierge Marie.

Syncopes, amaigrissement, vomissements transforment le quotidien de Maria en un enfer. Les médecins diagnostiquent un ulcère duodéno-pylorique (inflammation de la muqueuse interne de l’estomac).

Alitée, incapable de s’alimenter, la malade subit deux interventions chirurgicales à l’hôpital Saint-Joseph de Marseille, en vain. En août 1929, son état est tel qu’on lui donne quelques semaines à vivre. On la transporte alors à Lourdes où elle prie intensément l’abbé Fouque.

A partir du 25 août, elle se sent mieux, mange un peu et retrouve un certain tonus. Elle décide d’en informer le Bureau médical du sanctuaire. Le 19 août 1933, dix médecins déclarent sa guérison comme un fait « en marge des forces habituelles de la nature ».

Depuis lors, la santé de Maria est excellente. Cette femme n’a plus repris aucun médicament.

Ce miracle a été incorporé au dossier de béatification (37 volumes) de l’abbé Fouque. En 2017, six médecins déclarent cette guérison « non explicable à la lumière des connaissances scientifiques ».

« Tout est possible à celui qui croit », disait l’abbé Fouque dont la béatification a eu lieu en 2018.

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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash/David Weber
Au Ve siècle, un moine égyptien doute de la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Il voit l’hostie qu’il consacre devenir un morceau de chair

Parmi les apophtegmes des Pères du Désert (histoires édifiantes, paroles, prières, expériences spirituelles des moines du désert égyptien au IVe siècle), nous trouvons le récit d’un très ancien miracle eucharistique.

Un moine du monastère de Scété (Egypte, Wadri el Natrun), pieux et charitable, doutait depuis quelque temps de la vérité de la présence réelle du Christ dans le pain consacré lors de la messe. Il s’exprimait de la sorte : « Le pain que nous mangeons n’est pas réellement le Corps du Christ, mais un symbole ».

Un jour, deux prêtres âgés entendirent ces paroles. Sachant qu’elles venaient d’un homme bon, ils ne lui en tinrent pas rigueur mais engagèrent une discussion. Ils lui dirent : « Père, nous avons entendu dire que quelqu’un soutenait quelque chose de contraire à la foi : le pain que nous recevons ne serait pas réellement le Corps du Christ, mais un symbole ».

Le moine rétorqua : « C’est moi qui le dis ! ».

Ils se mirent à l’exhorter ainsi : « Tu ne dois pas croire à cela, mais à ce que l’Église a transmis. Nous croyons que ce pain est le Corps du Christ et que ce calice est le sang, réellement et non pas comme un symbole »…

« S'il n’arrive pas un fait pour me convaincre, je ne serai pas persuadé », leur répondit le solitaire de Scété. Et les deux pères de conclure : « Cette semaine nous prierons Dieu sur ce mystère et nous croyons que Dieu nous le révélera ».

Le dimanche suivant, les deux prêtres âgés se rendirent à l’oratoire où le contemplatif incrédule célébrait la messe. Ils se tinrent un peu à l’écart, mais dans un endroit où ils virent parfaitement le déroulement de la cérémonie.

Lorsque le pain fut posé sur l’autel en sacrifice, les deux visiteurs et le célébrant poussèrent un cri, frappés par ce que leurs yeux avaient vu à cet instant : à la place de l’hostie, se tenait maintenant sur l’autel « un petit enfant » en chair et en os.

Le prêtre de Scété continua de célébrer néanmoins. A l’instant où il rompit le pain, un ange apparut tenant une « épée » avec laquelle il immola l’enfant et versa le sang dans le calice. Comme si cela ne suffisait pas, lorsque le prêtre voulut rompre le pain en petits morceaux, l’ange préleva sur l’enfant des « petits morceaux » de chair. Quand les deux observateurs s’approchèrent pour communier, le célébrant qui avait douté de la présence réelle, reçut un morceau de chair saignante.

À cette vue il fut terrorisé et hurla : « Je crois Seigneur que ton pain est le Corps et que le calice est ton Sang ! ».

Aussitôt la chair qu’il avait dans sa main prit les apparences du pain. Il put communier en paix en remerciant Dieu.

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 15:00
Unsplash / Cam Ferland
Saint François-Xavier (1506-1552) : il libère un homme du démon grâce à une croix qu’il prête à des enfants

En 1542, François-Xavier annonce l’évangile aux Paravers, des pêcheurs de perles au Sud-Est de l’Inde.

Un jour, tandis qu’il prêche depuis un long moment, un garçon l’appelle à l’aide : un de ses parents, encore païen, est possédé du démon et personne ne sait comment le tirer d’affaires.

Ne pouvant abandonner la foule groupée autour de lui, le saint confie une petite croix en bois qu’il porte autour du cou à un jeune indien qu’il a peu avant baptisé. Il lui dit d’aller auprès de l’énergumène, de prier le Seigneur et de poser la croix sur lui.

Accompagné de camarades également baptisés, le jeune se précipite sur la plage où est étendu l’homme.

Parvenus à sa hauteur, ils ont un mouvement de recul tant le possédé hurle et gesticule.

Ils décident de l’entourer puis entonnent un chant chrétien, en vain : les contorsions redoublent. Le jeune portant la croix en bois s’approche alors du démoniaque dont les hurlements redoublent. Puis, sans s’effrayer davantage, il le contraint à embrasser la croix. Sur le champ, l’homme retrouve calme et figure humaine.

Patron des missions - il a évangélisé 52 contrées en 11 ans - François-Xavier est canonisé en 1622 par le pape Grégoire XV, en même temps que son ami, saint Ignace de Loyola.

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / Boonychoat
Saint Éloi de Noyon (vers 588-660) : il guérit un homme sur le tombeau de saint Denis à qui il attribue cette guérison

Avant d’être évêque de Noyon (France, Oise), Éloi entre au service du roi Dagobert Ier. À Paris, il est connu pour sa charité inépuisable.

Un jour, au cours duquel le clergé célèbre le martyre de saint Denis, Eloi se rend à l’abbaye éponyme pour entendre les Vigiles. Au terme de l’office, il s’approche près du tombeau du premier évêque de Paris pour se recueillir.

Soudain, il aperçoit un homme « perclus », gisant sur le sol. Parvenu à sa hauteur, il lui demande depuis combien de temps il souffre, quelle est la cause de sa maladie et s’il a foi en Jésus.

« Oui, je crois ! 

- Si donc, lui répond-t-il, vous croyez ces choses, pourquoi restez-vous ici étendu par terre ? Invoquez plutôt saint Denis afin qu’il intercède pour vous ».

L’homme lui explique que c’est justement pour cela qu’il se tient ainsi.

Le fixant, Éloi lui tient ces mots : « Et vous croyez que saint Denis peut obtenir votre guérison auprès du Seigneur ? »

Le malade acquiesce. « Si vous croyez cela, promettez à Dieu de le servir ; que votre foi ne chancelle pas et ce saint vous guérira », ajoute Éloi qui, à présent agenouillé, les yeux et les mains levés vers le ciel, prie le Christ.

Puis il saisit la main droite de l’homme et lui dit : « Si comme vous l’affirmez, vous croyez au nom de Jésus, levez-vous et tenez-vous sur vos pieds. »

Aussitôt le corps meurtri retrouve force et souplesse. L’inconnu se redresse sur ses pieds, guéri !

Éloi ajoute : « Si vous ne voulez pas à l’avenir retomber dans un tel état, ne parlez à personne de votre guérison si ce n’est en disant que vous la devez à Dieu seul par l’intercession de saint Denis. »

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de La Crucifixion de saint André par le Caravage, vers 1607, Cleveland Museum of Art.
Saint André, apôtre (Ier siècle) : il rend son âme entouré d’une lumière extraordinaire visible de longues minutes

Après la Pentecôte, l’apôtre André, frère de Pierre, séjourne dans les Balkans, en Crimée   puis en Achaïe (Grèce, nord de la péninsule du Péloponnèse). 

Là, dans la ville de Patras, il convertit et baptise la femme d’Egée, le proconsul romain de la province. Celui-ci jure de le faire périr.

Arrêté, il doit choisir : sacrifier aux dieux romains ou périr crucifié. « Tu iras conter toutes ces sottises à ceux de ta secte… » lui assène le chef romain. 

André sait que Jésus ne l’abandonnera jamais. Attaché à la croix, il résiste pendant de longues heures et parle avec les gens présents qui manquent de se retourner contre les bourreaux. 

Egée ordonne qu’on descende l’apôtre de la croix mais les soldats n’y parviennent pas, leurs bras retombant « inertes. »

André s’écrie alors : « Seigneur, ne permets pas que je descende vivant de cette croix ! » Après avoir prononcé ces paroles, une lumière venue du ciel, vient entourer l’apôtre et la croix. Elle reste visible de longues minutes. 

Puis André remet son esprit entre les mains de Dieu.

Egée meurt quelques heures après de façon inexplicable.

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 15:00
iStock / Getty Images Plus / Chinnapong
Saint François-Antoine Fasani (1681-1742) : il guérit le pape Clément XI

Issu d’une famille très modeste des Pouilles (Italie), François-Antoine devient franciscain et, après de brillantes études de philosophie, prédicateur. Le pape Clément XI lui confie l’administration de la province de Saint-Ange. 

Peu après, il est amené à prendre la défense d’une jeune fille âgée de quinze ans, sans ressources, sur laquelle un influent aristocrate a jeté son dévolu. Le saint la met à l’abri dans un orphelinat. 

Dénoncé au Saint-Siège par le prétendant indélicat, François-Antoine est mise en demeure  de s’expliquer à Rome. 

Interrogé par Clément XI en présence d’autres prélats, il ne dit rien pour sa défense. Mais, tandis qu’il baise la mule du pape, celui-ci se met à sourire et à prendre les mains : à l’instant où les lèvres du saint touchaient le soulier, la goutte douloureuse et persistante, qui handicape Clément XI depuis des années, disparaissait 

François-Antoine a été béatifié en 1951 puis canonisé par saint Jean-Paul II en 1986.

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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/eberhard-grossgasteiger
Sainte Catherine Labouré : elle voit Jésus mourant sur une croix en 1848

Du 22 au 25 février 1848, une émeute générale met Paris à feu et à sang, contraignant le roi Louis-Philippe à abdiquer.

Au mois de juillet suivant, Catherine Labouré, religieuse chez les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul au couvent de Paris, rue du Bac, voyante de la Vierge en 1830, écrit une lettre à son confesseur, l’abbé Aladel relatant une vision prophétique du Christ crucifié sur une « grande croix » qu’elle eut peu avant cette révolution : « Cette croix sera appelée la Croix de la Victoire. Elle sera en grande vénération. […] Sur le pied de la croix, il sera représenté toute cette révolution [1848] telle qu’elle s’est passée. Le pied de la croix m’a paru avoir 10 à 12 pieds en carré, et la croix de 15 à 20 pieds de hauteur. Et, une fois élevée, elle m’apparaissait, à peu près, à 30 pieds de hauteur ».

La vision est riche de détails : la croix, « d’un bois précieux », sur laquelle Jésus agonisait, « la couronne d’épines sur la tête », portant une plaie au flanc droit de « trois travers de doigt de longueur », était couverte d’un crêpe noir ; elle était portée par des « hommes à la figure courroucée, répandant la terreur dans les cœurs. » Une voix dit : « Le sang coule !, l’innocent meurt, le pasteur donne sa vie pour ses brebis. »

Selon Catherine, il fallait ériger cette croix au centre de Paris, sur le « parvis de la cathédrale Notre-Dame ». Le père Aladel ne la suivit pas.

Catherine a été béatifiée en 1933 et inscrite au catalogue des saints en 1947 par le pape Pie XII.

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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 15:00

 

Pixabay/Kyle McKaskle
En 1592, une hostie profanée se met à verser du sang

A la fin du XVIe siècle, Maurice de Nassau, prince protestant, poursuit l’entreprise commencée par son père : chasser les Espagnols présents aux Pays-Bas depuis 1556.

Pour l’aider, un groupe de marins néerlandais combat à ses côtés contre le roi d’Espagne : les « Gueux de mer », groupe de mercenaires aguerri aux combats navals commettant souvent des exactions contre les populations civiles.

En 1592, ces hommes s’emparent de la ville de Gorcum (Pays-Bas, Limbourg). Ivres de colère, ils s’en prennent au clergé catholique et aux fidèles puis à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à la foi catholique.

Après avoir défoncé les portes de la cathédrale, renversé les statues et jeté à terre le mobilier liturgique, ils se ruent vers le maître-autel qu’ils martèlent à coups de masse.

Puis l’un d’eux assure que leur « mission » ne prendra fin que lorsque le tabernacle contenant les hosties consacrées sera brisé et les Saintes espèces piétinées.

Chose dite, chose faite. Les hosties sont répandues sur le sol de l’église et foulées au pied.

Tandis qu’ils s’apprêtent à sortir de l’édifice, l’un des pillards remarque une grosse tache rougeâtre à même le sol, à l’endroit où la grande hostie contenue dans la custode avait été profanée. Il s’approche, demande aux autres de regarder : du sang perle à la surface de l’hostie martyrisée et s’écoule aux alentours. L’un des témoins observe trois taches sanguinolentes réparties sur le Saint-Sacrement, formant trois « cercles rouges ».

Les « Gueux », épouvantés, se précipitent dehors. L’un d’entre eux invective un prêtre catholique qui avait trouvé protection dans une maison proche : « Cours vite jusqu’à la cathédrale… » lui lance-t-il.

Le prêtre découvre le miracle eucharistique puis alerte Jan van der Delft, doyen des chanoines de la cathédrale, qui recueille l’hostie et informe l’évêque.

Cette sainte relique, appelée Sagrada Forma, est offerte quelque temps après au roi d’Espagne Philippe II qui, à son tour, en confie la protection aux moines hiéronymites du palais royal de l’Escurial (Espagne).

Là, dans la sacristie, Francisco Filipini a sculpté des bas-reliefs figurant la profanation. En 1690, un beau reposoir (ou « sépulcre », support en forme d’autel servant à poser le Saint-Sacrement lors des processions) est installé près de la relique.

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