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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/paseven
Sainte Claire de Montefalco (1268-1308) : l’examen de son cœur révèle la présence miraculeuse de stigmates intérieurs

Née à Montefalco (Italie, Ombrie), Claire, religieuse augustine, est une grande mystique. Elle rend son âme à Dieu le samedi 17 août 1308.

L’une de ses sœurs en religion émet l’idée qu’il faut embaumer le corps et, qu’à cet effet, il est nécessaire de l’ouvrir. L’opération est pratiquée par sœur Françoise en présence de trois autres augustines.

Lorsque sœur Françoise parvient au cœur de Claire, c’est la stupeur : l’organe est « d’une grandeur extraordinaire ». Il est alors placé dans une écuelle de bois qui est déposée provisoirement dans une boîte.

Le lendemain, après les obsèques, sœur Françoise, entourée de trois religieuses, retire le cœur de la boîte où il avait été placé et le fend avec un rasoir.

« Invraisemblable », « insensé » : les religieuses n’ont pas de mot pour parler de ce qu’elles découvrent. « La figure d’un crucifix, formé de chairs entremêlées de filaments, placé dans une cavité ayant elle-même la forme d’une croix » !

Poursuivant l’investigation, sœur Françoise découvre un autre nerf à l’intérieur du cœur qui « faisait saillie sur la paroi intérieure ; en l’observant, les religieuses reconnaissent qu’il a la figure du fouet avec lequel le Sauveur, attaché à la colonne, a été flagellé. »

La sœur Marine s’est alors souvenu qu’en 1301, Claire lui avait raconté que le Seigneur lui était apparu sous l’aspect d’un pèlerin portant une croix sur l’épaule et lui avait dit vouloir la planter dans son cœur.

Claire a été canonisée en 1883 par Léon XIII. La découverte des instruments de la Passion retrouvés dans son cœur a été retenue comme le premier miracle par le Saint-Siège.

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16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 14:00
CC0/Wellcome collection Saint Roch au lazaret, par le Tintoret, 1549
Saint Roch (vers 1348-1380) : son ange gardien l’assiste lorsqu’il est en danger

Roch, né à Montpellier (France, Hérault), connaît durant sa jeunesse les malheurs de la Guerre de Cent Ans et la Peste noire qui à partir de 1348 dévaste l’Europe.

Ses parents meurent avant ses 18 ans. Après avoir étudié la médecine, et s’être engagé dans un tiers ordre franciscain, il vend ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part en pèlerinage pour Rome.

Parvenu en Italie à l’été 1367, il fait une halte à Acquapendente (Italie, Latium), village frappé par la peste. Roch propose ses services à l’hôpital municipal. Bien vite, on s’aperçoit qu’il guérit surtout les malades en faisant le signe de la croix sur eux.

Il se rend ensuite à Cesena (Italie, Emilie-Romagne) où il guérit un cardinal qui s’empresse de rapporter les faits à Urbain V. Peu après, ce pape accueille Roch en lui disant : « Il me semble que tu viens du paradis ! »

Roch reste trois ans à Rome puis repart sur les routes. Il soigne nombre de malades mais à Plaisance (Italie, Emilie-Romagne), il est contaminé à son tour par la peste.

Une nuit, un ange apparaît au chevet de son lit et lui dit : « Roch, très dévot à Notre Seigneur Jésus-Christ, éveille-toi et lève-toi, connais maintenant que tu es saisi de pestilence. »

Mais le lendemain, des habitants malintentionnés le chassent de la ville. Démuni de tout, il est contraint de se réfugier dans la forêt. Pour apaiser sa fièvre et soigner sa pestilence, l’ange apparu la veille vient à sa rencontre et fait jaillir une source.

Avec l’apôtre Jacques, Roch, canonisé par Urbain VIII en 1629, est le saint le plus fréquemment représenté dans les églises ou au bord des rues ou sentiers de la route menant à Compostelle (Espagne).

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 14:00
CC0/wikimedia Sainte Barbe et la Sainte Famille, par Veronese, 1564.
Saint Stanislas Kostka (1550-1568) : il est assisté par deux anges le jour de sa mort

Au cours de sa brève existence, Stanislas, novice jésuite polonais, a édifié ses contemporains.

En décembre 1566, tandis qu’il séjourne à Vienne (Autriche) chez un sénateur luthérien nommé Kimberker, il tombe gravement malade. Les médecins venus à son chevet désespèrent vite et l’abandonnent.

Un soir, il demande à recevoir la communion. Mais Kimbeker refuse de recevoir des ecclésiastiques catholiques chez lui et fait savoir à Stanislas qu’il n’en ait pas question.

Sentant sa fin approcher, le garçon se met à supplier Jésus, la Vierge et sainte Barbe, martyre du début du IVesiècle, pour laquelle il a une grande dévotion. Il ne veut pas mourir sans avoir communié une ultime fois.

Une heure passe. Stanislas ne peut s’endormir tant il souffre. Soudain, à côté de son lit, à moins d’un mètre de lui, sainte Barbe apparaît, accompagnée de deux anges magnifiques. L’un d’eux porte le Saint-Sacrement.

Stanislas sent la vie revenir en lui. Il se redresse et s’agenouille sur son lit. Il prévient Kimbeker en hurlant et le prie d’adorer le Seigneur. Puis, après que l’ange lui ait donné la communion, il se remet au lit, où il reste longtemps dans un silence et dans un recueillement qui impressionnent les témoins.

Le pape Paul V a déclaré Stanislas bienheureux en 1605 puis il a été canonisé le 31 décembre 1726 par Benoît XIII.

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/David eucharistia
Une hostie miraculeusement protégée de la chaleur flotte au-dessus des flammes

Amsterdam (Pays-Bas), 16 mars 1345. En ce jour de mardi-saint, Ysbrand Dommer, habitant la rue Kalverstraat (rue du Calvaire), est très malade. Les médecins le disent aux portes de la mort et son entourage ne sait plus quoi faire pour l’aider.

Après l’office des vêpres, le curé de la paroisse Saint-Nicolas, voisine de son domicile, lui apporte la communion en viatique. Mais Ysbrand est pris de vomissements au bout de quelques instants. La femme qui s’occupe de lui vide alors le contenu de ce qu’il vient de rendre, sans s’apercevoir qu’il a rejeté l’hostie.

Le lendemain matin, cette femme se prépare à attiser le feu dans la cheminée qui, après une nuit entière, ne dégage plus qu’une faible chaleur. Elle aperçoit alors l’hostie jetée la veille, d’une blancheur immaculée, intacte, en train de flotter littéralement au-dessus des flammes.

Elle parvient à s’en emparer et la dépose sur un linge propre qu’elle range dans un coffre en bois. Puis, elle court prévenir le curé à toute allure.

Celui-ci tombe à genoux : un miracle ! Il transporte délicatement le Saint-Sacrement jusqu’au presbytère où il prend soin de l’enfermer dans un vase fermé à clé.

Mais une heure après, il constate que le précieux bien a disparu alors même que le vase qui l’abrite n’a été ni ouvert ni déplacé !

Pris de panique, il se rend chez Ysbrand où il retrouve la relique dans le coffre ! Le prodige se répète par trois fois. Le prêtre comprend alors que la place de l’hostie est bien ici et non dans une église.

Le lendemain, Jeudi saint, les témoins font leur déposition et le chevalier Van Boeckhorst, bailli du pays d’Amstel, certifie l’authenticité de leurs récits. De son côté, Jean, évêque d’Utrecht (Pays-Bas) ouvre une enquête. Il conclura au miracle après plusieurs mois de réflexion.

Entretemps, Ysbrand a recouvré la santé et il a offert son terrain pour qu’on y bâtisse une chapelle en mémoire des faits. En attendant la fin du chantier, l’hostie miraculeuse est conservée dans l’église Saint-Nicolas (Oude Kerk). Elle est ensuite amenée en procession dans la nouvelle chapelle baptisée « Lieu saint » (Heilige Steide). Une procession commémore l’événement une fois l’an.

Des miracles sont allégués dans le quartier. En 1452, un incendie ravage la chapelle mais épargne de manière inexpliquée la sainte hostie.

En 1482, l’empereur Maximilien d’Autriche, alors malade, accomplit le pèlerinage. Il en revient totalement guéri.

En 1578, Amsterdam devient protestante. Les processions sont interdites. Au siècle suivant, un ecclésiastique fait bâtir une petite chapelle où il dépose la relique. A cette date, les processions annuelles redémarrent, mais en silence, sans croix ni bannières.

Cette seconde chapelle existe toujours. A l’intérieur, deux séries de tableaux illustrent les faits miraculeux. La procession se déroule au cours de la nuit précédant le dimanche des Rameaux.

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Niserin
Saint Hippolyte de Rome (vers 170-236) : il apparaît à un homme aux côtés de la Vierge Marie qu’ils guérissent

Au milieu du IIIe siècle, un bouvier de Rome (Italie), nommé Pierre, atèle ses bœufs à son char en périphérie de la cité puis se dirige vers le Forum. Il y a beaucoup de monde et Pierre presse son attelage en proférant des malédictions. 

Soudain, un orage éclate. Tout à coup, la foudre tombe sur le char. C’est l’accident. Le bouvier est touché. Il ressent des douleurs atroces dans tout le corps. Les chairs et les nerfs de sa jambe sont atteints et ses « os paraissent à découvert ». Enfin sa jambe finit par se séparer de sa jointure.

Il trouve malgré tout la force d’entrer dans une église proche, où il dissimule sa jambe dans un trou en priant la Vierge de lui venir en aide.

A peine a-t-il achevé sa prière que Marie apparaît, aux côtés de saint Hippolyte, mort en martyr quelques années auparavant.

La Mère de Dieu demande à Hippolyte de guérir le bouvier qui souffre tant. Aussitôt le saint s’empare de la jambe sectionnée et la replace sur le corps du malheureux, « comme une greffe qu’on met sur un arbre ».

A cet instant, Pierre se met à hurler si puissamment que des passants pénètrent dans l’église. Tous observent l’homme encore couché sur le sol, avec ses deux jambes…

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Fayzal Sugi
Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) : son âme monte au ciel selon saint Vincent de Paul

Le 12 décembre 1641, la mère Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation avec saint François de Sales, est éreintée. Elle vient d’accomplir son dernier voyage en litière, de Moulins (France, Allier) à Pont-à-Mousson (France, Meurthe-et-Moselle) qui l’a mise au plus mal.

Elle meurt en odeur de sainteté le lendemain. Le 14 décembre, saint Vincent de Paul vient lui rendre visite. Il se recueille et prie devant sa dépouille mortuaire. Le fondateur des Lazaristes a rencontré Jeanne de Chantal des années auparavant et il a toujours vu en cette femme une sainte chrétienne.

Soudain, il tombe en extase et voit un « globe de feu» s’élever au-dessus du corps de la défunte, jusqu’à atteindre le plafond de la pièce. Après un moment, ce globe se joint à un « autre globe », plus grand et plus lumineux, jusqu’à ne faire qu’un avec lui. Puis, il a la vision de ces deux « globes » unis s’abîmant dans une « mer de feu » lumineuse.

En même temps, Vincent de Paul reçoit un message en locution expliquant que le premier globe est « l’âme » de sainte Chantal, le second, celle de saint François de Sales, et que la mer de feu représente « l’essence divine ».

Jeanne de Chantal a été élevée sur les autels le 16 juillet 1797 par le pape Clément XIII.

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/lukbar
Sainte Claire d’Assise (vers 1194-1253) : elle voit l’Enfant Jésus dans la crèche

La nuit de Noël 1252, sainte Claire est alitée dans sa cellule, tant sa fatigue lui interdit désormais tout effort. Elle ne peut se rendre à la chapelle avec ses sœurs pour l’office des matines.

Elle médite alors sur le mystère de l’Incarnation et sur la fragilité humaine de l’Enfant-Jésus dans la crèche de Bethléem. Le silence est total dans la communauté.

Mais subitement, juste après le commencement des Matines, Claire entend très distinctement les chants des religieux franciscains dans l’église Saint-François.

Elle s’interroge : « Comment cela se peut-il ? L’église des frères n’est pas assez proche pour qu’il soit humainement possible d’entendre quoi que ce soit ! »

L’instant d’après, son regard se met à fixer un point précis de la cellule : devant elle, l’Enfant-Jésus, sous l’aspect d’un nourrisson couché dans une crèche, la regarde et lui sourit.

Puis, Claire se sent mystérieusement transportée dans l’église des franciscains où elle reçoit la communion.

Ce prodige, rapporté unanimement par plusieurs témoins du procès de canonisation, a valu à Claire d’être proclamée « patronne de la télévision » par le pape Pie XII.

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/tomertu
Le bienheureux Archange Piacentini (vers 1400-1460) : il voit la Vierge Marie dans une grotte sicilienne

Archange est né à Calatafimi-Segesta (Italie, Sicile) dans une famille aristocratique. Son père envisage pour lui le métier des armes. Mais l’adolescent ne désire qu’une chose : donner sa vie au Seigneur.

Parvenu à l’âge adulte, il quitte la maison paternelle pour s’installer dans une grotte minuscule, non loin de l’église Sainte-Marie du Giubino, près de Calatafimi. Rapidement, il est visité par nombre de fidèles et ses parents tentent de le ramener chez eux, en vain.

Un jour, tandis qu’il prie au-dessus d’un cyprès à côté de sa grotte, la Vierge lui apparaît. Elle ne dit mot. Archange est subjugué par sa beauté et la lumière qui l’entoure. Il n’ose bouger ni remuer les lèvres. En une seconde, tout disparaît.

Le lendemain, Marie se tient à nouveau devant lui. Ses pieds ne touchent pas le sol. Elle le regarde et lui dit, sans prononcer aucun mot, qu’il doit devenir fils de saint François d’Assise.

Sa vocation est née. Il demande son admission au couvent franciscain de Palerme (Italie, Sicile) et est ordonné prêtre. En 1430, ses supérieurs l’autorisent à fonder un couvent à Alcamo (Italie, Sicile, province de Trapani).

Archange a été béatifié le 9 septembre 1836 par le pape Grégoire XVI.

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Karina Cubillo
Saint Roman le Portier (ou le Geôlier, + 258) : il voit un ange pendant le martyre de son ami saint Laurent et demande le baptême

Roman est né dans une famille païenne. Dans sa jeunesse, il fait paître des moutons dans les Alpes du Sud. Mais en 253, il est enrôlé de force dans l’armée de l’empereur Valérien et amené à Rome (Italie).

Le 10 août 258, Roman, en armes, monte la garde sur le lieu du martyr de saint Laurent, diacre du pape Sixte II.

Le saint diacre fait preuve d’une résistance physique hors du commun, à tel point que ses bourreaux redoublent de cruauté. Mais rien n’y fait.

Roman est intrigué par cet homme martyrisé pour sa foi. « Comment peut-il résister à tant de souffrances ? », se demande-t-il.

Soudain, celui-ci cligne des yeux : une sorte d’éclair aveuglant vient de le frapper. Un bref instant après, la lumière violente cède la place à une douce et transparente luminosité au centre de laquelle un ange, aux traits humains, se tient à deux mètres du sol. L’être céleste parle à Laurent et soutient son corps meurtri.

Une immense joie, inconnue jusqu’alors, étreint Roman : la foi du martyre est donc vraie…

Aussitôt il s’empare d’une cruche remplie d’eau et s’approche du lieu de supplice pour éteindre le feu qui torture saint Laurent !

Il voit alors l’ange protecteur le bénir et tracer un signe de croix sur lui.

Surpris de sa démarche, les autres soldats romains le repoussent et, devant sa volonté de secourir saint Laurent, l’arrêtent et le ligotent.

Il est décapité le 10 août 258 pour avoir confessé sa foi au Christ.

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Couleur
Saint Dominique (1170-1221) : il multiplie les pains dans un couvent, aidé par deux anges

A l’automne 1215, saint Dominique se rend à Rome (Italie) où se tient le concile de Latran IV. A cette occasion, il rend visite aux dominicains du couvent Saint-Sixte.

A cette époque, l’ordre des Prêcheurs vient seulement d’être fondé et les religieux manquent parfois du nécessaire. C’est le cas de la communauté romaine.

Un jour, le procureur du couvent, Jacques de Melle, déclare à ses frères qu’il n’a plus de pain à leur donner.

Plusieurs d’entre eux sortent dans la rue pour demander l’aumône. Mais après avoir fait le tour du quartier, ils rentrent bredouille. C’est la panique. Que faire pour le repas ?

Jacques de Melle a une idée : aller trouver Dominique, qui travaille alors dans sa cellule et lui exposer le désastre.

« L’homme de Dieu » exulte en esprit et bénit Dieu, le visage plein de joie ; puis, comme « réconforté d’en haut », il donne l’ordre de partager et de distribuer sur la table le peu de pain qu’on possède. Au signal, les frères viennent au réfectoire, poursuivent « jusqu’au bout d’une voix joyeuse la bénédiction de la table » et s’asseyent.

Or tandis que chacun rompt la bouchée de pain qu’il trouve devant lui, voici que « deux jeunes gens », de « même costume et de figure semblable », entrent au réfectoire. Ils portent dans le pli d’une cape qui pend à leur cou une belle quantité de pains. Ils les déposent en silence au sommet d’une table près de laquelle est assis Dominique, puis disparaissent subitement.

Saint Dominique, tendant sa main de tous côtés, dit alors  : « Et maintenant, mes frères, mangez ! »

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Beerphotographer
Saint Abel de Lobbes (+ vers 770) délivre un énergumène du démon

Appelé par Pépin le Bref sur le siège épiscopal de Reims (France, Marne), Abel, moine du monastère de Lobbes (Belgique, Hainaut), n’est pas préparé à la fonction d’archevêque. Pieux, fuyant les honneurs et amoureux de la solitude, il démissionne au bout de trois ans et retourne dans son abbaye.

Dieu le rappelle à lui un 5 août. Son corps est inhumé dans l’église de Saint-Ursmard, dans la chapelle dédiée à saint Jacques.

C’est là que, quelques mois plus tard, deux hommes robustes, accompagnés de plusieurs prêtres, transportent un jeune garçon dont le corps, totalement rigide, est lié par des cordes. Les traits de son visage si creusés qu’on le croit mort.

Parvenus à un mètre de la châsse de saint Abel, les prêtres manquent de défaillir : le garçon a ouvert ses yeux et ses pupilles sont si dilatées qu’il n’a plus un aspect humain.

Puis, il se met à hurler et à gesticuler si violemment qu’il est projeté sur le sol avec une violence inouïe.

Tombé face contre terre, à quelques centimètres du reliquaire, il peine à relever la tête. Mais les témoins n’en reviennent pas : il a retrouvé un aspect humain : le démon a fui en présence des reliques du saint archevêque.

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4 août 2022 4 04 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/sedmak La Prière des âmes, par Sallelli, fresque de l’église Saint-Marc, Milan.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) : il révèle à une femme ce que son mari est devenu après sa mort

Au milieu du XIXe siècle, la modeste église d’Ars (France, Ain) est régulièrement pleine de monde et le confessionnal pris d’assaut par les pèlerins qui, venant de près ou de loin, veulent se confier au saint curé.

Un jour, une femme en pleurs arrive à Ars. Elle désire rencontrer le curé que beaucoup rangent parmi les grands saints. Mais elle ne le connaît pas et ne l’a même jamais vu. La pauvre semble perdue et son visage est marqué d’une profonde tristesse. Elle est hantée par l’idée que son mari soit en enfer car celui-ci s’est suicidé en se jetant dans une rivière et menait une existence éloignée de la foi.

Dès qu’elle entre dans l’église, le saint curé interrompt la conversation qu’il tient avec un pénitent, s’approche d’elle et lui dit à l’oreille : « Il est sauvé, oui, il est sauvé! »

— « Mais comment pouvez-vous savoir? »s’exclame-t-elle, stupéfaite.

Et le saint curé d’ajouter : « Il est en purgatoire et il faut prier pour lui. Entre le parapet du pont et l’eau, il a eu le temps de se repentir! »

Jean-Marie Vianney, patron de tous les curés, a été canonisé en 1925 par le pape Pie XI.

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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Zbynek Pospisil
Saint Antoine le Romain (1067-1147) : il guérit l’épouse d’un prêtre orthodoxe

Antoine est issu d’une riche famille de Rome (Italie). Dès l’adolescence, il se réfugie dans la solitude. Ermite pendant vingt ans, il décide de quitter son pays natal et voyage jusqu’à Novgorod (Russie) où il fonde un monastère. Dès son vivant, sa réputation de thaumaturge est immense.  

Mais après sa mort, on perd trace de ses reliques. Elles sont retrouvées providentiellement le 1er juillet 1597, intactes« comme si elles gisaient vivantes ».

Peu après, l’épouse d’un prêtre de Novgorod, nommée Irina, tombe gravement malade. Elle est incapable de contrôler les tremblements de ses membres et perd l’usage de la parole. On songe à ses obsèques.

Une nuit, Irina rêve d’un « vieil homme aux cheveux gris » qui lui dit de se rendre au monastère de la ville pour vénérer les reliques de saint Antoine.

Le lendemain, la femme, soutenue par les siens, se recueille dans la crypte de l’église abbatiale. Soudain, elle voit l’homme vêtu de gris qui lui est apparu en songe la nuit précédente. L’instant d’après, elle est guérie et retourne chez elle sans aucune aide.

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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Choreograph
Saint Giustino Maria Russolillo (1891-1955) : il guérit un homme plongé dans un coma profond

Le 18 avril 2016, un jeune religieux malgache né en 1984, membre de la Société des vocations divines de Pozzuoli (Italie, Campanie), fondée par saint Giustino Maria Russolillo, est pris d’un violent mal de tête après le dîner communautaire.

Le lendemain matin, un frère le découvre dans sa chambre, gisant par terre, au milieu d’une flaque de sang.

Inconscient, il est transporté immédiatement aux urgences de l’hôpital de Pozzuoli. On l’intube. Rien n’y fait. Il sombre dans un coma profond et son pronostic vital est engagé. On parle de mort cérébrale.

Le supérieur provincial de la congrégation lui rend visite, à la suite de quoi il envoie un message traduit en cinq langues à toute la congrégation, demandant à tous ses membres de prier leur fondateur pour la guérison du jeune religieux.

Peu après avoir été admis en service de réanimation, un religieux pose une image du père Giustino sur la poitrine du moribond.

Le 21 avril, à la stupéfaction de tous, il sort du coma, ouvre les yeux et se met à parler ! Le 3 mai 2016, il quitte l’hôpital, totalement guéri.

Giustino a été béatifié le 7 mai 2011.

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/JoseManueldeLàa
Saint Alphonse de Liguori (1696-1787) : il avoue que la Vierge Marie lui est apparue dans sa jeunesse

une très grande prudence vis-à-vis des visions et des révélations privées.

Mais le 19 octobre 1789, alors qu’il est souffrant, il fait venir le père G.B. DI Costanzo, son dernier confesseur. La conversation s’engage sur la vie spirituelle parmi les rédemptoristes.

Au bout d’un moment, Alphonse approche son visage du confesseur et dit : « je dois vous confier quelque chose que je n’ai encore dit à personne ».

 « De quoi s’agit-il ? »

 « Dans ma jeunesse, la Vierge Marie m’a plusieurs fois honoré de sa présence. Elle apparaissait dans la grotte de Scala (Italie, Campanie) où j’aimais aller prier. Plus tard, elle venait jusqu’à moi et me donnait des conseils pour ma congrégation ».

Fermant les yeux, il ajoute : « Elle me disait des choses si belles ! »

 « Quelles choses, père ? »

 « Tant de choses, et si belles ! », reprit-il avant de garder le silence.

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31 juillet 2022 7 31 /07 /juillet /2022 14:00
Pixabay/daves19387
1010 : le sang du Christ bouillonne dans un calice à Ivorra

Un jour de l’an 1010, le père Bernart Olivier, curé d’Ivorra (Espagne, Catalogne), célèbre la messe dans une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie.

Après avoir prononcé les paroles de consécration, ce prêtre est subitement envahi par un doute : est-il vrai que sous ces apparences de pain et de vin se cachent le corps et le sang du Christ ? Est-il possible que des mots simples aient eu la puissance de faire descendre Jésus sur l’autel ? Et d’ajouter intérieurement : « C’est impossible ! C’est absurde ! »

A cet instant, le père manque de s’étrangler et pousse un cri : le sang de Jésus contenu dans le calice se met à « bouillonner », à emplir tout le récipient et à déborder sur les corporaux, coulant jusqu’au sol.

Les fidèles présents accourent jusqu’à l’autel et voient le phénomène. Les uns tombent à genoux tandis que les autres crient au miracle.

Deux heures plus tard, saint Ermengol (+ 1035), évêque de la Seu d’Urgel (Espagne, Pyrénées catalanes), diocèse d’où dépend à cette époque le village d’Ivorra, arrive sur place. Comme chacun, il est émerveillé par l’événement. Il observe en silence le calice et les corporaux maculés de sang pendant de longs moments.

Devant se rendre à Rome (Italie), il prend avec lui ce calice et ces linges liturgiques qu’il glisse avec un soin extrême dans ses bagages.

Après un voyage éprouvant, il rencontre le pape Serge IV à qui il montre les précieuses reliques eucharistiques. Le Souverain pontife se montre enthousiaste et après réflexion décide de garder à Rome calice et corporaux, en échange de quoi il confie à saint Ermengol d’insignes reliques qui sont conservées derrière le maître-autel de la chapelle d’Iborra, dans un reliquaire, lui-même protégé dans une niche grillagée : un fragment du doigt de l’apôtre saint André, une relique de saint Pierre, un morceau de l’anneau de sainte Catherine de Sienne…

Enfin, Serge IV a promulgué ensuite une bulle décrétant l’authenticité des faits.

A la fin du XVIe siècle, le comte de Cardona, seigneur d’Ivorra, et le curé de l’époque, Arnaud de Salabert, demandent au cardinal de Foix, nonce apostolique, de confirmer les indulgences et privilèges accordés par la bulle de Serge IV.

Le 17 avril 1476, le cardinal envoie l’abbé du monastère Saint-Vincent de Cardona à Ivorra pour étudier les reliques. Mais ce dernier meurt avant d’avoir rempli sa tâche. Son successeur, le prieur de l’abbaye Saint-Vincent, émet peu après un avis favorable. Le cardinal-légat confirme alors le miracle que l’on désigne sous le nom de « saint doute».

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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/cristofolux
Saint Pierre Chrysologue (vers 380-450) : il est sacré évêque après une vision

En 433, Ursus, évêque de Ravenne (Italie, Emilie-Romagne), disparaît. Le diocèse n’a plus de pasteur. Le clergé et le peuple s’assemblent pour lui élire un successeur. Un certain Jean est ainsi désigné.

Chacun est persuadé qu’il se montrera digne de cette charge. Des prêtres sont envoyés à Rome (Italie) pour obtenir la confirmation du pape Sixte III.

Tandis que les clercs approchent de la Ville éternelle, Sixte III a une vision: l’apôtre saint Pierre et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne, apparaissent et l’avertissent de ne pas confirmer Jean qui vient d’être élu, mais de nommer à sa place le diacre Pierre, dont ils lui font le portrait.

Troublé, le Souverain pontife déclare l’élection caduque aux représentants du diocèse de Ravenne car celle-ci n’est pas agréable à Dieu, en ajoutant que le Seigneur vient de désigner le diacre Pierre à la place de Jean.

Rentrés à Ravenne, les délégués expliquent aux fidèles ce changement en précisant qu’il s’agit d’une grâce céleste. Les habitants ont d’abord un peu de peine à comprendre cette modification mais, voyant qu’il s’agit d’un choix céleste, ils l’acceptent de bon cœur.

Pierre Chrysologue (ce qui signifie «à la parole d’or») est devenu docteur de l’Eglise en 1729.

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29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/fizkes
Saint Loup de Troyes (395-479) : il guérit une femme paralysée depuis deux années

Au début du Ve siècle, Loup, d’abord moine à l’abbaye de Lérins (France, Alpes-Maritimes), est élu évêque de Mâcon (France, Saône-et-Loire) par les chanoines et les fidèles de la ville. Peu après, il est pris en otage par Attila, chef des Huns, qui menace de ruiner Châlon. Loup est emmené près du Rhin où Attila finit par le libérer.

Il est alors suspecté d’avoir pactisé avec les Huns et doit s’exiler deux ans.

De retour à Mâcon après cet exil forcé, un prêtre nommé Rustique l’interpelle en chemin. L’homme est triste: sa sœur, mère de famille, est souffrante depuis dix mois et rien ne la soulage. Perclue de douleurs, elle est incapable du moindre effort. Alitée, elle ne peut remuer ni les mains ni les pieds et refuse de s’alimenter.         

Réfléchissant sur la manière dont les fidèles vont l’accueillir après deux ans d’absence, Loup se demande ce qu’il peut faire pour cette pauvre femme ? En tous cas, il est hors de question de dévier de l’itinéraire prévu…

C’est alors que lui reviennent en mémoire les paroles de Jésus à la femme souffrant d’hémorragies: « Confiance ma fille ! Ta foi t’a sauvée » (Mt 9, 22). Il accepte sur-le-champ d’accompagner Rustique au domicile de sa sœur.

Là, il trouve enfants et voisins regroupés autour du lit de la femme. Il leur demande de s’écarter. Il s’approche, s’agenouille puis impose ses mains sur le corps blessé en récitant une prière à mi-voix, les yeux clos.

La femme ouvre les yeux et sourit au saint. Nul n’ose bouger. Une paix a envahi la pièce. La femme se lève comme si de rien n’était. 

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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 14:00
Unsplah/Adrien Stachowiak
Saint Samson de Dol (vers 495-565) : il guérit un camarade d’une morsure de serpent

Amon et Anna sont remplis d’une joie sans pareille lorsque Samson, leur enfant si désiré, vient au monde dans la région de Glamorgan, près de Cardiff (Pays-de-Galles). Attiré très tôt par la vie contemplative, l’enfant grandit en sagesse et force. 

Un jour d’été, il entreprend une promenade à travers les bois en compagnie de l’un de ses camarades. Il fait chaud et les deux amis décident de trouver un peu de fraîcheur en empruntant un sous-bois.

Soudain, l’ami de Samson s’arrête d’avancer, comme saisi d’effroi.

- « Qu’y a-t-il ? Pourquoi ne marches-tu plus ? » lui demande le saint.

- « Quelque chose m’a piqué ! Ma jambe, c’est horrible ! »

Samson s’approche et sursaute en surprenant une vipère à deux mètres de lui qui s’enfuit après avoir mordu son ami.   

L’infortuné garçon est pris de malaise. Il s’évanouit. Samson localise la plaie occasionnée sur l’une des jambes par les deux crocs du reptile. Il s’inquiète: son ami ne donne plus de signe de vie.

Le saint se met alors à prier à voix haute. Puis subitement, il se souvient qu’il avait glissé un petit flacon rempli d’eau bénite dans son sac. Il en verse alors le contenu sur la plaie.

Son ami ouvre les yeux à la seconde où le liquide touche sa peau. Après quelques instants, il se tient debout, prêt à repartir.

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Zbynek Pospisil
Saint Siméon Stylite l’Ancien (vers 389-459) : il entend Jésus lui dire le sens de sa vocation

Vers 402, le jeune Siméon, humble berger comme son père, assiste à la messe dans une église, quelque part dans la région d’Alep (Syrie). Ce jour-là, le prêtre prêche sur les béatitudes : « Heureux les pauvres de cœur : le royaume de Dieu est à eux… » (Mt 5).

Siméon se sent rempli de joie. Il ferme les yeux et se met à prier. Mais vaincu par la fatigue, il s’endort.

Il fait un songe : « Il me semblait que je creusais les fondements d’un édifice. Quand je crus la fosse assez profonde, je m’arrêtai : ‘creuse encore !’ me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m’arrêtai, et par quatre fois j’entendis la même parole : ‘creuse encore !’ »

A cet instant, le jeune garçon sent qu’il est incapable par lui-même de poursuivre ce travail et sent ses forces décliner. La voix lui dit alors : « C’est assez ! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu’il te plaira ».

Au réveil, il sait ce que le Seigneur lui demande : vivre au sommet d’un lieu surélevé, loin du monde, près du Ciel…

Devenu ermite sur le mont Laïloun (Syrie du Nord), il est visité par une foule de gens qui troublent son ascèse. Il découvre un pilier de pierre avec une plate-forme d’environ un mètre carré à son sommet. Se souvenant des paroles entendues jadis dans l’église, il passe les 39 dernières années de sa vie au sommet de cette colonne haute d’environ 3 mètres.

Vénéré dès son vivant, Siméon donna sa tunique de berger à l’empereur byzantin Léon Ier et le roi de Perse lui voua une grande admiration.

Un bout de sa colonne était toujours visible jusqu’à l’éclatement de la guerre civile en 2011.

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