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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 15:00
 
Unsplash/Jametlene Reskp
Saint Humble de Bisignano (1582-1637) : il prophétise à ses frères qu’ils pourront bientôt se nourrir

Humble (Umile), né en Calabre (Italie) où il passe son enfance, est admis au couvent franciscain de Mesurata, près de Catanzaro (Calabre) dès ses 14 ans. Repéré pour la profondeur de sa foi, il prêche plusieurs missions à travers la péninsule italienne. Les papes Grégoire XV et Urbain VIII le consultent.

Un jour, voyageant en direction de Cosenza en compagnie de plusieurs frères, il traverse la « Sila », une épaisse forêt où il est difficile de s’orienter. Au bout de quelques heures de marche, les religieux s’inquiètent. Humble tente de les rassurer, en vain.

Les frères lui font observer que le soir commence à tomber. Et que personne n’a rien mangé depuis le matin !

Le saint leur dit : « Réjouissez-vous ! La sortie de ce bois est toute proche et nous allons rapidement dîner ».

Fatigués mais intrigués par cette promesse, le groupe se remet en route. Quelques instants plus tard, ils pénètrent dans une vaste clairière.

Là, ils aperçoivent un homme à quelques mètres d’eux dont ils ignorent l’identité. L’apparition leur fait signe de la suivre.

La pénombre enveloppe à présent les lieux. Parvenu près d’un gros rocher, l’homme demande aux frères de s’arrêter. Il se penche et tire mystérieusement de l’obscurité pain, oignons et un vase rempli de vin.

Tous mangent en silence. L’un des frères se levant pour remercier le bienfaiteur, reste figé : l’homme a disparu ainsi que le rocher !

Il se jette alors aux pieds d’Humble pour qu’il explique tout ceci. Le saint lui prie de ne révéler ce miracle qu’après sa mort.

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 15:00
Pixabay/VĂN HỒNG PHÚC BÙI
La bienheureuse Elisabeth Achler (1386-1420) : stigmatisée, elle prend comme seule nourriture le Corps du Christ

Une vie enfouie pour Dieu : tel est le portrait de la bienheureuse Elisabeth Achler, surnommée la « Bonne Betta », tertiaire franciscaine, originaire de Souabe (Allemagne), au couvent de Reute.

Au cours des dix dernières années de son existence, Elisabeth ne se nourrit que du Saint-Sacrement. Toute tentative d’absorption d’un quelconque aliment lui provoque nausées et vomissements. C’est un cas d’inédie documenté (inédie : capacité de vivre sans manger ni boire, à l’exception de l’Eucharistie).

Une fois, durant un carême, Elisabeth, immobilisée sur son lit, voit la prieure du couvent entrer dans sa cellule. Celle-ci porte un bol de bouilli de gruau qu’elle lui demande de consommer non par obéissance mais pour prendre un peu de force : peine perdue, elle la rejette aussitôt et tombe en syncope : on craint qu’elle succombe !

Ce phénomène épouse le cycle liturgique de l’Église : elle refuse nourriture et boissons lors des périodes de carême tandis que les stigmates de la Passion apparaissent aux deux mains. Ils disparaissent à Pâques, fête à partir de laquelle elle recommence à manger normalement. Chaque année, à la même période, inédie et stigmates apparaissent de nouveau.

Elisabeth a été béatifiée en 1766 par le pape Clément XIII.

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/artplus
Sainte Walatta Petros (1592-1642) : elle a une vision surnaturelle sur son lit de mort

D’abord mariée à un conseiller du roi d’Ethiopie, Walatta Petros (« la fille de saint Pierre ») connaît ensuite un temps de malheur : tous ses enfants meurent en bas âge.

Elle quitte alors le monde, devient religieuse et fonde plusieurs monastères, attirant à elle beaucoup de fidèles par son exemple et ses miracles.

Mais, un jour, lasse et malade, elle s’alite, entourée de sa communauté.

Immobile, les yeux clos, elle parvient à réciter les prières dites par les autres sœurs présentes dans sa cellule.

Soudain, elle ouvre les yeux et explique ce qu’elle voit : le Christ lui apparaît comme un être de chair et de sang mais transfiguré dans une belle lumière ; se penchant vers elle avec tendresse, la Vierge se tient aux côtés du Seigneur. La scène est indescriptible tant, dit-elle, ce qu’elle observe est d’une beauté qui n’existe pas en ce monde.

La vision s’élargit. A présent, une moniale du nom de Falāsita Krestos, toute proche de Walatta, commence à lire pour elle les Psaumes et l’Évangile.

Puis apparaît Śe’ela Krestos, jeune frère de l’empereur d’Ethiopie devenu moine. C’est lui qui sert d’intermédiaire entre la Vierge et l’agonisante en lui annonçant, de la part de Dieu, qu’elle porterait désormais le titre d’archidiaconesse de l’Église éthiopienne.

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Bianca Grueneberg
La bienheureuse Marguerite de Savoie (+ 1464) : à sa prière, Dieu remplit un tonneau vide

Marguerite, membre de la haute noblesse, devient dominicaine au couvent d’Albe (Italie, Piémont), puis supérieure de celui-ci.

Elle souffre affreusement de la goutte. La médecine du XVe siècle restant impuissante à soulager ses maux, on en vient à lui prescrire un breuvage à base de vin mélangé à de l’eau et d’herbes médicinales. L’effet est positif. On se met à distribuer ce vin aux malades de l’infirmerie puis aux nécessiteux de la ville.

Contrainte d’effectuer un déplacement, mère Marguerite demande qu’en son absence le vin continue d’être distribué. L’ordre est exécuté ; après quelques jours le tonneau est totalement vide.

A son retour, la bienheureuse, fatiguée de son périple, demande qu’on lui apporte un peu de son vin. Les sœurs lui disent : « Il n’en reste plus une goutte. »

- « Allez voir quand même, réplique-t-elle, peut-être s’en trouvera-t-il encore quelques gouttes. » On obéit et, à la stupéfaction de la communauté entière, on constate que le tonneau est rempli jusqu’à la bonde.

Marguerite a été béatifiée en 1671.

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de L’Enterrement de sainte Cécile aux catacombes de Rome, par Luiz de Madrazo, 1852, huile sur toile, musée du Prado, Madrid.
Sainte Cécile de Rome (+ vers 230) : 17 siècles après son martyre, son corps est retrouvé intact et dans la même position

Aristocrate romaine, Cécile est une chrétienne fervente. Elle évangélise son milieu social. Elle convertit son mari. Le pape Urbain Ier vient célébrer la messe à son domicile.

Mais l’empereur Alexandre Sévère persécute les chrétiens et Cécile, malgré sa fortune, est arrêtée. Refusant de renier sa foi, elle est sauvagement assassinée vers 230.

Le pape Urbain Ier fait ériger un oratoire sur l’emplacement de sa demeure, au quartier du Trastevere, lieu mentionné en 499 comme le titulus Ceciliae.

Au VIe siècle, le pape Vigile y célèbre l’eucharistie.

Mais jusqu’au IXe siècle, on perd la trace du lieu de la sépulture de Cécile. En 821, le pape Pascal Ier fait un rêve : la sainte lui apparaît et lui révèle l’emplacement de son tombeau : les catacombes de Saint-Calixte à Rome. L’année suivante, des fouilles mènent à la découverte du sarcophage qui est transféré dans l’église du Trastevere.

En 1599, le cardinal Paolo Emilio Sfondrati organise des fouilles dans cette église. Cécile, future patronne des musiciens, est retrouvée intact. Les témoins de l’exhumation sont frappés par le fait suivant : le corps est resté dans la position identique où il se trouvait le jour du martyre, près de 17 siècles auparavant ! L’année suivante, le sculpteur Stefano Maderno, témoin de l’exhumation, réalise une œuvre totalement conforme à la réalité : Le martyre de sainte Cécile.

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 15:00
 
iStock/Getty Images Plus/fenlan1976
Saint Libéral d’Embrun (vers 870-940) : il est retrouvé assassiné dans une grange éclairée par une lumière éclatante

Fils de Boulanger originaire de Brive (France, Corrèze), Libéral passe plusieurs années dans la solitude et la contemplation.

Sa réputation de sainteté grandit. Malgré son refus, il est sacré archevêque d’Embrun (Hautes-Alpes). Prédicateur hors pair et charitable, il est aimé de tous.

En 930, les Sarrasins pillent la région, le contraignant à fuir Embrun. Après quelques temps passés en montagne, il y retourne, incognito, tant la vie des chrétiens est alors en danger. Là, il mendie sa nourriture comme au temps de sa jeunesse.

Mais un jour, il est retrouvé gisant sur le sol en terre d’une grange à foin. Il vient d’être assassiné. Une femme aperçoit le corps et entre furtivement dans la grange. Le défunt a tout l’air d’un mendiant, hormis un détail : il porte un anneau d’or à un doigt.

A l’aide d’un couteau, elle s’apprête à couper le dit doigt lorsque une lumière éclatante envahit soudainement l’endroit, provoquant en elle une peur incontrôlable. La clarté est magnifique, et elle semble habitée par une présence… Elle reconnaît l’archevêque. Elle s’enfuit et alerte la population. Une église a été bâtie sur l’emplacement du tombeau de saint Libéral.

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/homaru
En Colombie, le Saint-Sacrement stoppe miraculeusement une énorme vague menaçant d’engloutir tout un village

Le village de San Andres de Tumaco, au sud-ouest de la Colombie (province de Narinõ), a été fondé en 1640 par les colons espagnols, au bord de l’Océan Pacifique. Surnommé « la perle du Pacifique » grâce à ses paysages magnifiques, l’endroit est pourtant situé dans l’une des régions parmi les plus pluvieuses au monde et les tremblements de terre ne sont pas rares.

Le 31 janvier 1906, vers dix heures du matin, la terre se met à trembler très fortement, secouant, non seulement la localité elle-même, mais aussi une grande partie de la Colombie. Le séisme dure dix longues minutes. Les habitants sont pris de panique. Rien ne semble devoir résister au phénomène : les maisons se fissurent les unes après les autres, les animaux sont engloutis dans les flots et même l’église paroissiale menace de s’effondrer.

Plus inquiétant encore : la mer, très agitée, se retire anormalement loin : à plus d’1,5 km diront les témoins, formant au bout de l’horizon un gigantesque mur d’eau, un tsunami en puissance.

Abandonnant leurs biens dans la précipitation, les gens se regroupent sur la place centrale du village, près d'une grande croix, et dans ce qu’il reste de l’église. Leur curé, le père Gerardo Larrondo de San José, et son vicaire, le père Julian Moreno de San Nicolas de Tolentino, tous deux récollets, les rejoignent. C’est alors que plusieurs femmes demandent aux deux prêtres d’organiser immédiatement une procession, avec, à sa tête, le Saint Sacrement.

Constatant l’ampleur du tremblement de terre, le curé comprend la gravité de la situation et accepte tout de suite l’idée d’une procession.

Il se précipite dans l’église, s’agenouille devant le tabernacle, l’ouvre, saisit le ciboire et consomme toutes les hosties consacrées, à l’exception d’une seule, de taille importante, qu’il place dans un ostensoir. Puis il sort à toutes jambes de l’Église et dit aux habitants : « Allons tous à la plage, mes enfants, et que Dieu ait pitié de nous ! »

Au large, le « tsunami » s’avance à vive allure vers la plage. Hommes, femmes et enfants emboîtent le pas à leur curé. Tous marchent en procession, d’un pas décidé, plaçant toute leur confiance en Dieu. Des prières sont dites à haute voix. Des chants retentissent. Certains petits pleurent, mais tous suivent les adultes et participent eux-mêmes à la cérémonie improvisée.

Parvenu au bord de la plage, le père Larrondo interrompt la procession et demande aux gens de l’attendre. Accompagné de son vicaire, tenant l’ostensoir élevé au-dessus de sa tête, il marche jusqu’au bord de l’eau. L’énorme vague approche maintenant dangereusement du rivage.

Le curé bénit l’océan redoutable puis élève l’ostensoir aussi haut qu’il peut en tendant les deux bras, avec lequel il trace un grand signe de croix en direction des flots menaçants.

A l’instant même, comme arrêté par une force invisible, la masse d’eau s’arrête net à quelques mètres du prêtre qui est pourtant, selon les témoins, « mouillé jusqu’à la ceinture ». Dans un « fracas assourdissant », l’immense déferlante reflue vers le large. La population se met à crier d’une seule voix : « Miracle ! Miracle !» Les témoins rapportent que l’énorme vague qui menaçait de détruire tout le village s'est brutalement arrêtée sous l’effet d’un « pouvoir surnaturel ».

En un instant, la panique a cédé la place à la joie. Le curé, bouleversé, a regagné l’Église suivi de ses paroissiens. A cet instant, le séisme avait cessé à Tumaco, alors qu’il continuait à ravager des centaines de kilomètres de côtes colombiennes…

D’autres témoins ont raconté qu’après le miracle, les paroissiens sont restés dans l’église pendant de longues heures à prier devant l’hostie miraculeuse.

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Jon Tyson
Sainte Mechtilde de Hackeborn (1241/1242-1298) obtient de Jésus la protection de son monastère

En 1294, pendant la guerre menée par l’empereur du Saint-Empire romain germanique Adolphe de Nassau contre les fils d’Albert de Saxe, les moniales cisterciennes d'Helfta (Allemagne, Saxe) prennent peur devant la violence des combats engagés à une faible distance de leur monastère.

La communauté s'interroge : que faire pour échapper à la fureur des soldats impériaux ?

Après réflexion, l'abbesse et les sœurs demandent à sainte Mechtilde de Hackeborn, née dans une grande famille aristocratique, éducatrice de la future sainte Gertrude et elle-même immense mystique, de prier le Seigneur pour qu'il daigne les protéger. Mechtilde obéit sur le champ et s'installe dans sa cellule. Les yeux fixés sur son crucifix, elle ouvre son cœur à Jésus.

« Tu ne verras pas un seul soldat de cette armée. Pas un seul n’approchera de vos murs, et moi je vous défendrai avec tendresse contre tous. », lui répond le Seigneur tandis qu'elle tombe en extase.

C’est ce qui arriva : le monastère de Helfta n'a jamais été inquiété, quoique beaucoup d’autres communautés aient été la cible des troupes de l’époque.

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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Ioann-Mark Kuznietsov
Saint Odon de Cluny (vers 879-942) : son manuscrit est préservé miraculeusement de la pluie

A l’automne 942, Odon, abbé du puissant ordre monastique de Cluny, séjourne à Rome (Italie), au couvent Saint-Paul. Bien que l’âge et la fatigue se fassent sentir, il ne refuse jamais rien à quiconque. Aussi lorsque l’abbé Baudouin lui demande de corriger le livre de la Vie de saint Martin composée jadis par Sulpice Sévère, il accepte en souriant.

Le scriptorium (bibliothèque) du monastère est assez sombre. Odon demande à un moine copiste de prendre les notes sous sa dictée.

Tandis qu’ils travaillent, on sonne l’office du soir. Or, selon la Règle de saint Benoît, tous les moines doivent tout abandonner à l’instant où ils entendent la cloche pour aller à l’église où l’office va être célébré. Odon et son aide abandonnent ainsi leur manuscrit ouvert.

Dehors, le vent rugit et la pluie battante tombe sur la Ville éternelle. Au matin, certains bâtiments du monastère sont inondés ; l’eau a pénétré dans le scriptorium. De nombreux livres sont perdus.

Mais, fait inexplicable, celui d’Odon est mouillé uniquement autour des marges. Aucune lettre n’a été endommagée !

« C’est Odon qui est à l’origine de ce miracle », entend-t-on alors. Et le saint de répondre : « il n’en est rien. C’est saint Martin qui a intercédé pour notre travail. »

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de saint Jean et de la Vierge issus du tableau La Crucifixion du Pérugin, vers 1482, tempera sur bois, National Gallery of Art, Washington.
Saint Grégoire le Thaumaturge (213-270) voit la Vierge et saint Jean

Au IIIe siècle, Grégoire est évêque de Néocésarée dans la région du Pont, près de la mer Noire (Niksar, Turquie actuelle). Il est un grand défenseur de la foi de l’Eglise.

Une nuit, tandis qu’il prie, la Mère de Dieu et l’apôtre saint Jean lui apparaissent dans une lumière surnaturelle. Tous deux le rassurent sur les craintes qu’il éprouve, sur sa peur de ne pas accomplir correctement son ministère épiscopal, d’être défait par les hérétiques du temps…

Après l’avoir consolé, saint Jean, sur ordre de Marie, montre à Grégoire ce qu’il faut précisément croire et dire sur les mystères de la Trinité et de l’Incarnation, après quoi la vision disparaît.

Revenu à lui, Grégoire s’empresse de noter ce que l’apôtre vient de lui révéler. Ce texte est connu sous le nom de « symbole de saint Grégoire ».

Fortifié par cette vision, délivré de ses angoisses, Grégoire arpente désormais son diocèse avec une fécondité spirituelle sans pareille.

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Andrey Shirobokov
Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301/1302) obtient la fonte de glace par son intercession auprès de Dieu

Une année, au mois de mars, la température s’effondre en quelques heures ; le froid est devenu si terrible que l’on craint pour la santé et la vie des hommes et des bêtes. Succédant à un hiver très pluvieux, cet épisode de gel allait compromettre les récoltes à venir.

Beaucoup se tournent alors vers Gertrude, religieuse cistercienne d’Helfta (Allemagne, Saxe) à qui Dieu accorde des grâces exceptionnelles. On la supplie de prier le Seigneur pour qu’il réchauffe la terre et sauve les gens.

La sainte sait que Jésus se laissera toucher. Elle redouble d’ardeur dans sa prière. Un matin, le Seigneur lui répond : « Sois assurée que toutes tes demandes sont exaucées. »

Ce jour-là, Gertrude, sortie du chœur après la messe, trouve le chemin tout inondé par suite de la fonte des neiges et des glaces. Dans les semaines qui suivent, le temps redevient favorable aux cultures, sans aucune interruption jusqu’à la fin du printemps.

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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/alan swart
La bienheureuse Lucie de Narni (1476-1544) participe à la Passion et reçoit les stigmates

D'abord mariée à un homme violent, Lucie de Narni, née Brocolelli, devient tertiaire dominicaine au couvent de Viterbe (Italie, Latium)..

Dans la nuit du 24 au 25 février 1496, elle tombe en extase dans le chœur de l'église du couvent pendant qu'elle médite l'évangile.

Elle est comme projetée dans l’époque de Jésus et participe à la Passion : « … étourdie, elle resta longtemps hors d'elle-même… et parut mourir d'essoufflement ; Sœur Diambra s'en aperçut et lui prit les mains, et vit qu'au milieu, les os semblaient tirés hors de ses places, et les nerfs tordus ».

La religieuse près d’elle panique : Lucie a eu un spasme et semble morte. Son corps est inerte. Elle ne respire plus. La peau ressemble à du marbre.

Alertées, les autres dominicaines entourent maintenant la bienheureuse. Lorsqu'elle revient à elle au bout de trois heures, celle-ci explique qu'elle a revécu la Passion du Christ, le chemin du Calvaire et chaque scène. Elle a vu Jésus allongé sur la croix tandis que les bourreaux, à coups répétés, enfonçaient les clous...

Les autorités diocésaines, informées du fait, interdisent aux religieuses de toucher aux blessures sans la permission de l'évêque ou de leur confesseur. Puis Mgr Matteo Cybo, évêque de Viterbe, lève cette interdiction.

Après que les pansements soient ôtés, un « parfum suave » sortant des plaies envahit la pièce. Cette fragrance est perçue par toutes les sœurs les mercredis et vendredis.

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14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 15:08
iStock/Getty Images Plus/studio doros Mosaïque de l’archange saint Michel sur la façade d’une église orthodoxe à Trieste.
Le bienheureux Jean Liccio (1400-1511) : il voit la Vierge et l’archange saint Michel

Une nuit de 1487, Jean Liccio, prêtre dominicain originaire de Caccamo (Sicile, Italie), dort paisiblement dans sa cellule du couvent de Palerme (Italie, Sicile), lorsqu’il est réveillé en sursaut par une lueur fantastique qui envahit la pièce. Il se frotte les yeux et voit que cette lumière ne peut venir de l’extérieur, la fenêtre et la porte étant closes.

Soudain, au centre de la clarté, il aperçoit une forme humaine ; une seconde après, la Vierge est là, distante d’à peine deux mètres de lui.

Elle dit : « Retournes dans ton village natal où tu fonderas un nouveau monastère pour tes frères dominicains » puis elle lui désigne un lieu précis où devront commencer les travaux.

Le lendemain matin, Jean raconte sa vision nocturne à son prieur. A sa grande surprise, celui-ci l’autorise à partir sur le champ, sans autre explication.

Parvenu à Caccamo, l’archange saint Michel apparaît à Jean. « Tu trouveras les fondations d’un bâtiment à l’endroit que la Vierge Marie t’a montré ! », lui affirme-t-il.

Jean n’est pas encore au bout de ses surprises. Sur son chemin, il croise des ouvriers qui lui racontent un fait étrange : quelques jours auparavant, un chantier a commencé à l’endroit même que la Vierge avait signalé au bienheureux…

Jean a été béatifié en 1753 par le pape Benoît XIV.

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail du Martyr de Josapha Kuntsevych, de Jozef Simmler, vers 1861, huile sur toile, Musée national de Varsovie.
Saint Josapha Kuntsevych (1580-1623), assassiné, est retrouvé intact cinq ans plus tard

Né dans une famille orthodoxe, le jeune Josaphat devient moine à Vilnius (Lituanie). Âgé d’à peine 30 ans, il devient l’abbé de sa communauté. Peu après, il est sacré évêque gréco-catholique (catholique de rite byzantin) de Polotsk (Biélorussie, Vitebsk).

Là, il met tout en œuvre pour opérer un rapprochement entre catholiques et orthodoxes et faire la paix entre les communautés. Mais ses mesures ne plaisent pas à tout le monde. En 1623, il meurt assassiné à Vitebsk (Biéolorussie) dans des circonstances effroyables. Son corps est jeté dans une rivière. On le retrouve trois jours plus tard.

Très tôt, les fidèles voient en lui un saint. En 1628, cinq ans après son décès, une exhumation officielle de sa dépouille est organisée. Les témoins n’en reviennent pas. Certains s’agenouillent, d’autres fondent en larmes : le corps est intact, malgré le temps passé depuis le trépas et les trois jours au fond de l’eau !

Josaphat est béatifié en 1643 puis élevé sur les autels par Pie IX en 1867, devenant le premier gréco-catholique canonisé par Rome. Ses reliques sont conservées sans la basilique Saint-Pierre de Rome (Italie).

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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Martin Jonas
Saint Bertuin (ou Berthuin, + 698) fonde une abbaye après qu’un ange lui ait dit de tout quitter

Au VIIe siècle, Bertuin est un noble anglais devenu moine bénédictin puis abbé de son monastère d’Othbelle. Grand priant, juste et charitable, les fidèles l’élisent évêque diocésain.

Un jour, un ange lui apparaît et lui dit : « Distribues tous tes biens, quitte ton pays natal et rends-toi dans la vallée de Landuwe (Landoir, Belgique) où tu évangéliseras la région ».

Parvenu à Namur (Belgique, Wallonie), le saint demande à un inconnu le nom des cours d’eau de la région. Parmi ceux cités, il reconnaît celui que lui avait signalé l’ange. Il longe la Sambre jusqu’au confluent du Landoir, où il construit, à côté d’une source, un petit oratoire qu’il dédie à la Vierge Marie.

Plus tard, le roi Pépin II apprenant sa popularité, lui fait don de plusieurs métairies sur lesquelles Berthuin bâtit une nouvelle abbaye.

Son culte est reconnu en 1200.

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10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia Détail de La Rencontre entre Léon le Grand et Attila, par Raphaël, 1514, fresque, musées du Vatican.
Saint Léon le Grand (vers 390/400-461) est miraculeusement accompagné de saint Pierre

En 452, Attila, chef des Huns, surnommé le « fléau de Dieu », pénètre en Italie.

L’empereur Valentinien III envoie auprès de lui une délégation composée du pape saint Léon Ier, d’un préfet et d’un consul romain pour stopper cette invasion et négocier la paix. La rencontre a lieu à Mantoue (Italie, Lombardie).

Ce jour-là, Attila fait preuve de bienveillance et promet de ne pas marcher sur Rome (Italie), moyennant le versement d’un impôt.

« Pourquoi a-t-il montré tant d’empathie à l’égard de nos ennemis ? », s’interrogent les compagnons d’Attila. C’est contraire à ces habitudes !

Ils lui demandent la raison de sa conduite : « Pendant que Léon me parlait, leur dit-il, je voyais à ses côtés un autre homme entouré d’une lumière délicieuse et d'une majesté extraordinaire. Il se tenait debout, ses yeux lançaient des éclairs, et il me menaçait du glaive qu'il tenait. J’ai compris que je ne pourrai rien contre Rome. »

Nous l'avons appris plus tard : ce personnage mystérieux était l’apôtre saint Pierre.

Un an auparavant, le concile de Chalcédoine avait déclaré que « Pierre a parlé par la bouche de Léon », défenseur de la foi, premier pape nommé docteur de l’Eglise au XVIIIe siècle.

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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Diy13
Le bienheureux Louis Morbioli (1433-1485) : il va de ville en ville sur un âne qui s’agenouille lorsque son maître prie

Né dans une famille pieuse de Bologne (Italie, Emilie-Romagne), Louis est un adolescent dissipé et bagarreur. Jusqu’à ses 32 ans, il joue, boit, fréquente prostituées et délinquants.

Il tombe malade à Venise (Italie, Vénétie) et se convertit radicalement.

Monté sur un âne, il passe alors de ville en ville, où il proclame la parole de Dieu, vêtu d’un manteau en toile grossière, avec une croix cousue sur la poitrine, pieds nus, tenant entre les mains un bâton au bout duquel il a fixé une image du Christ en croix.

C’est sous cet aspect que les habitants de Bologne retrouvent le mauvais garçon qu’ils avaient perdu de vue depuis longtemps !

Peu après son arrivée à Bologne, Louis met pied à terre devant une église où il entre pour se recueillir. Intrigués, les passants n’osent pas le suivre.

Soudain, l’âne, resté à distance, se tourne de lui-même en direction du porche de l’église et s’agenouille ! Il reste dans cette position tout le temps que le bienheureux passe à l’intérieur de l’édifice ! Puis lorsque Louis réapparaît, la bête se relève d’elle-même ! Des gens de Ferrare (Italie, Emilie-Romagne) et de Modène (Italie, Emilie-Romagne) témoignent du même phénomène.

Le pape Benoît XIV nous a laissé un témoignage au sujet de la ferveur populaire de son temps en faveur de Louis. Le 9 novembre 1845, le pape Grégoire XVI a déclaré bienheureux le pénitent bolognais.

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/thanasus
Gersende d’Alphant (vers 1250-1310) : elle apparaît à saint Elzéar et à son épouse sainte Delphine de Digne

Gersende d'Alphant vient au monde à Apt (France, Vaucluse) dans une famille de la haute noblesse provençale. Épouse et mère de famille exemplaire, elle se retire du monde lorsqu’elle perd son mari puis rencontre saint Elzéar et sainte Delphine dont elle devient la fidèle servante. Ces trois fidèles mènent une existence de prière, d’ascèse et de méditation.

Mais Dieu rappelle Gersende à lui peu après. Sainte Delphine la fait inhumer dans l'église des Frères Mineurs d'Apt.

La nuit suivante, tandis que saint Elzéar dort et que son épouse prie au pied du crucifix de leur chambre, Gersende leur apparaît vêtue d'habits magnifiques, entourée d'une lumière resplendissante. Elle les assure tous deux que Dieu veille sur eux, qu'ils ont d'ores et déjà trouvé le bonheur céleste et qu'ils seront à nouveau réunis au Ciel, pour l'éternité.

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7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 15:00
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Saint Lazare le Thaumaturge (+ 1054) prédit le jour et l’année de sa mort quinze ans avant la date de sa disparition

Lazare de Galèsion, dit le Thaumaturge en raison de son don de guérison, naît vers l’an mil, dans une bourgade de la Turquie actuelle. Très tôt, il mène une vie de prière et d’ascèse.

Simple religieux, il effectue un pèlerinage en Terre sainte puis devient stylite près d’Ephèse (Turquie). Beaucoup de fidèles viennent parler avec cet homme de Dieu installé au sommet d’une colonne. Il acquiert une réputation de saint.

Au début de 1039, il annonce à tous qu’il mourra le 8 novembre suivant. C’est la stupéfaction ! On implore le Seigneur de lui donner un supplément de vie.

Lazare demande à la Vierge Marie d’exaucer leurs vœux. Il reçoit en réponse l’assurance qu’il vivra encore quinze ans et mourra un 8 novembre.

Le 31 octobre 1054, soit à huit jours de la date prédite, Lazare fait venir Nicolas, son disciple bien-aimé, à qui il dicte son testament spirituel.

Étrangement, comme le constate Nicolas, le saint ne signe pas le document ce jour-là. Au matin du 8 novembre 1054, il demande à Nicolas de lui apporter son testament sur lequel il appose alors sa signature.

Il rend son âme à Dieu quelques instants plus tard.

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6 novembre 2022 7 06 /11 /novembre /2022 15:00
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En 1370, des hosties volées saignent abondamment en Belgique

A l’automne 1369, Jonathas, habitant de Bruxelles (Belgique) propose à un proche, Jean de Louvain, de voler des hosties pour lui. l’homme s’exécute. Peu après le forfait, Jonathas est assassiné.

Sa veuve et son fils, terrifiés, se réfugient chez des parents auxquels ils remettent les hosties volées. Le 22 mai 1370, veille de l’Ascension, ces personnes, étrangères à la foi, déposent les hosties sur une table et les transpercent avec un couteau. Aussitôt du sang gicle. Les témoins sont frappés d’épouvante.

L’un d’entre eux demande alors à une amie prénommée Catherine, de cacher ces hosties dans un lieu sûr, contre une récompense. La femme, avertie en songe de refuser, se rend chez le curé de Notre-Dame de la Chapelle à qui elle dévoile les faits. Elle lui remet les onze hosties miraculeuses que le prêtre dépose dans le tabernacle de son église.

Des soupçons pèsent sur Catherine : connaîtrait-t-elle les voleurs ? On la fait comparaître devant la justice civile. Grâce à sa déposition devant la justice, les malfrats sont arrêtés, jugés et exécutés. Les hosties, quant à elles, sont transférées à la collégiale Sainte-Gudule.

Un conflit éclate alors entre cette paroisse et le chapitre de Sainte-Gudule, chacune des « juridictions » revendiquant le droit de conserver le précieux dépôt. Robert de Genève, l’archevêque de Cambrai dont dépend Bruxelles à cette époque, tranche en faveur du chapitre de Sainte-Gudule. Par esprit d’apaisement, il accorde à Notre-Dame de la Chapelle, de garder deux des onze hosties. On ignore aujourd'hui ce qu’elles sont devenues.

Fin mai 1370, la collégiale Sainte-Gudule accueille solennellement les neuf hosties miraculeuses. Le chapitre ordonne une procession annuelle. A cette occasion, Charles Le Téméraire, duc de Bourgogne, autorise une coupe d’arbres pour servir aux décorations sur le parcours de la procession. Celle-ci a lieu chaque année jusqu’en 1402.

Lors de la procession de 1400, la pluie endommage les hosties. On les met à l’abri dans un tabernacle et on décide de ne plus les exposer. En 1402, l’évêque diocésain, Mgr Pierre d’Ailly, archevêque de Cambrai, authentifie le miracle de conservation qui perdure depuis plus de trente ans.

Plusieurs sources évoquent les faits : la comptabilité du duché de Brabant qui fait état d’une exécution de six condamnés le 22 mai 1370 sur la place de la Grosse Tour à Bruxelles ; l’enquête épiscopale de 1402 de Pierre d’Ailly ; un document manuscrit rédigé au milieu du XVe siècle puis imprimée à Cologne (Allemagne), en 1532…

Des miracles ont lieu autour de la relique. En 1405, un incendie ravage le quartier de Notre-Dame-de-la-Chapelle : 1400 maisons sont anéanties. La fin du sinistre est attribuée aux reliques eucharistiques : le reste de la ville est épargné.

En 1489, une épidémie de « suette anglaise » frappe Bruxelles : 33000 morts. On porte les hosties en procession : l’épidémie disparaît subitement.

En 1436, suite à une révélation privée, le pape Eugène IV bénit le projet de construction d’une nouvelle chapelle du Très-Saint-Sacrement-du-Miracle, dans la collégiale Sainte-Gudule. En 1450, les hosties désormais au nombre de trois, sont placées dans une croix-reliquaire qui a traversé les siècles jusqu’à nos jours.

Les décennies suivantes sont dignes d’un roman. En 1579, en pleine guerre de religion, les hosties sont dissimulées dans une poutre creuse dans une modeste maison. L’ostensoir précieux est mis à l’abri par un autre habitant : il va rester ainsi caché pendant six ans.

A l’été, après le rétablissement du culte catholique, l’archevêque de Malines, Jean Hauchin, authentifie les hosties sorties de leur cachette, qu’il ramène le 6 juillet à la collégiale Sainte-Gudule. La solennité annuelle en juillet est à nouveau organisée jusque dans les années 1770, sous le patronage des jésuites. Sous le règne de l’impératrice Marie-Thérèse, l’atelier bruxellois Van den Borght fabrique deux tapisseries commémorant l’histoire du miracle afin d’orner le chœur de la Collégiale.

Le Saint Sacrement est malmené sous la Révolution française. Le 25 novembre 1789, il faut précipitamment le mettre à l’abri. Il échappe plusieurs fois à la destruction avant d’être acheminée à Malines (Belgique).

A l’été 1804, la relique est amenée temporairement dans l’église Sainte-Catherine puis solennellement transférée à la collégiale Sainte-Gudule. Dans le contexte de la Restauration, la célébration annuelle du miracle connaît un faste grandissant.

Mais en 1870, les solennités du jubilé n’ont pas lieu par décision du cardinal Deschamps, archevêque de Malines : en proie à une lutte avec les libéraux, le prélat décide de renoncer à ces solennités. La fin du XIXe siècle voit un sérieux déclin du pèlerinage. En 1935, le cardinal-archevêque, Mgr Joseph-Ernest Van Roey, fait porter le Saint-Sacrement à Malines pour le Congrès eucharistique régional. La Seconde Guerre mondiale porte un rude coup aux manifestations diocésaines.

Pourtant, en 1962, l’archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Suenens, donne la bénédiction avec le Très-Saint-Sacrement-du Miracle et deux ans plus tard, la procession se déroule avec un reposoir sur la Grand-Place.

Une plaque de bronze a été placée dans la cathédrale en 1977. L’ostensoir-reliquaire est conservé au musée dans l’ancienne chapelle du Miracle transformée.

En 2018, une enquête ecclésiastique confirme que le reliquaire ne contient plus d’hosties.

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