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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Shodography
Sainte Bertille (+ vers 710) : elle fait jaillir une source miraculeuse qui n’a jamais tari depuis le VIIIe siècle

Originaire de la région de Soissons (France, Aisne), Bertille, moniale puis abbesse au monastère de Chelles (France, Seine-et-Marne) est une grande sainte de l’époque mérovingienne.

Un jour, pendant les travaux de moisson, des ouvriers travaillant en plein soleil aux alentours du monastère, sont torturés par la soif. La chaleur est accablante. Ces hommes arrêtent brusquement le travail devenu insupportable et s’approchent de la rivière voisine, espérant trouver de quoi se désaltérer. Malheureusement son lit est à sec. Ils ne peuvent reprendre leur souffle. La soif et la fatigue les épuisent.

Ils vont trouver Bertille pour qu’elle les aide et prie pour eux, sans quoi les travaux des champs seront arrêtés. La sainte abbesse demande alors à Dieu de donner à ces malheureux l’eau dont ils ont besoin. Elle frappe le sol avec un bâton et aussitôt une source en jaillit.

Depuis lors, cette source n’a jamais tari. C’est à cet endroit que se rendaient les pèlerins pendant des siècles pour prier et se laver les yeux malades dans l’espoir d’une guérison.

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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 15:00
iStock/Getty Images Plus/Big Joe
Saint Charles Borromée (1538-1584) : il est gratifié d’un miracle le jour de sa naissance

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 1538, les habitants du château d’Arone, près du lac Majeur (Italie et Suisse), se préparent à la naissance d’un nouvel enfant dans la famille Borromée. Famille, domestiques, soldats en faction, tous attendent ce moment.

Vers 2 heures du matin, Margaret Borromée, la mère du futur saint, couchée dans la chambre dite des « trois lacs », réussit à s’endormir. Les lieux sont plongés dans l’obscurité. Dehors, le temps est maussade et les étoiles ne brillent pas.

Soudain, la chambre de Margaret est illuminée par une lumière extrêmement vive mais non aveuglante. La future maman est réveillée en sursaut ; elle appelle au secours tant la luminosité éblouit les murs et le mobilier, du sol au plafond.

Un témoin raconte : « C’était comme une grande splendeur très lumineuse, comme un soleil, large d’environ six brasses (près de 11 mètres), qui s’étendait de part et d’autre de la pièce ». Le phénomène dure plusieurs heures : de deux heures du matin jusqu’au lever du soleil, « faisant de la nuit obscure un jour très clair ».

La source de cette lumière n’a jamais été identifiée. Lors du procès de canonisation de Charles, cinq témoins directs ont témoigné sous serment.

Charles, archevêque de Milan (Italie, Lombardie), cardinal à 22 ans, est béatifié en 1609 par Paul V puis canonisé l’année suivante par ce même pape.

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 15:00
CC0/wikimedia La Vision de saint Hubert par Jan Brughel l’Ancien et Pierre Paul Rubens, 1617, Madrid, musée du Prado.
Saint Hubert de Liège (vers 656/658-727) : il rencontre un cerf portant une croix lumineuse entre ses bois un Vendredi saint

Époux de la fille du roi Dagobert, Hubert est un grand aristocrate qui mène grand train. La chasse est sa passion. Un Vendredi- Saint, n’ayant trouvé personne de son entourage pour l’accompagner, il part seul en forêt.

Soudain, il se trouve face à un magnifique cerf blanc qui porte une croix lumineuse au milieu de ses bois. Le cavalier se met en tête de le poursuivre. En vain ! L’animal parvient à le semer.

Près d’un sous-bois, le chasseur invétéré  s’arrête brusquement : sa proie est là, à quelques mètres de lui. A cet instant, une voix parvient à ses oreilles : « Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? ».

Transi de peur, Hubert se jette à terre et dit : « Seigneur, que faut-il que je fasse ? »

 Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu’il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »

Peu après, Hubert rencontre saint Lambert auprès duquel il jure de se convertir. Il n’a plus jamais chassé et devient un missionnaire exemplaire. Il est élu évêque de Maastricht (Pays-Bas) puis, à la mort de Lambert, monte sur le siège épiscopal de Tongres (Belgique).

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2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 15:00
Pixabay/congerdesign
Sainte Winefride de Treffynnon (+ 660) : une fontaine jaillit sur l’emplacement de son assassinat

Au VIIe siècle, Winefride, née à Treffynnon (Holywelle en anglais, Royaume-Uni, Pays de Galles, Flintshire), est une jeune noble qui mène une vie chrétienne exemplaire. Nièce du missionnaire saint Beuno, elle prie à chaque instant et se dévoue admirablement pour les pauvres. Elle a décidé de consacrer sa vie au Seigneur et veut devenir religieuse.

Mais sa beauté naturelle lui attire de nombreux prétendants. Parmi eux, Caradog est assurément le plus grossier et le plus maladroit. Il ne se passe pas un jour sans que Winefride ne reçoive ses déclarations.

L’harcèlement de cet homme lui fait peur car il se montre très pressant, de jour comme de nuit.

Un jour, tandis qu’elle marche dans une rue déserte, elle se rend compte que Caradog la suit. Le soir est tombé et elle ne se sent pas en sécurité. Elle se retourne brusquement, surprenant ainsi l’homme qui a l’air étrange. Les traits de son visage sont crispés.

Winefride s’approche pour lui demander la raison de sa présence, à cette heure. Mais à peine est-elle parvenue à sa hauteur qu’il se précipite sur elle et menace de la tuer si elle ne cède pas à ses désirs.

Refusant avec fermeté, l’homme lui assène des coups de couteau puis, dans un excès de rage indescriptible, lui tranche la gorge.

Winefride, ensanglantée, gît sur le sol. Son tueur hésite : s’enfuir ou cacher le corps ? Soudain, à l’emplacement précis où il vient de commettre son forfait, une source d’eau jaillit du sol, inondant les vêtements de la sainte. Caradog prend ses jambes à son cou et demande à un prêtre de l’entendre immédiatement en confession.

Un sanctuaire a été bâti à l’emplacement de la source miraculeuse. Le pèlerinage est resté fréquenté au Moyen Âge.

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 15:00
Unsplash/Grant Whitty
Saint Marcel (+ 436) : il guérit l’évêque de Paris devenu aphone

Prudence, évêque de Paris (France), a pour habitude de désigner lui-même les enfants chargés de chanter pendant les offices. Un jour, son archidiacre, dont l’ambition était forte, choisit pour chanter pendant la messe un autre garçon que celui qu’avait désigné l’évêque.

Furieux, celui-ci décide de rappeler à l’archidiacre qui détient l’autorité dans le diocèse. Après l’avoir convoqué, et lui avoir signifié la gravité de sa désobéissance, le prélat lui dit qu’il n’en restera pas là.

Il convoque sur-le-champ l’enfant protégé par l’archidiacre et le fait fouetter.

Mais au moment où le pauvre garçon commence à crier de douleur, l’évêque perd complètement la voix. Incapable de proférer le moindre mot, il se retire en fulminant encore intérieurement contre son archidiacre.

La perte de sa voix est plus importante qu’elle n’en a l’air. Devenu aphone, Prudence est devenu incapable de remplir certaines de ses fonctions, en particulier de prêcher !

Au bout de trois jours, il fait appeler Marcel, qui n’est encore que sous-diacre, mais dont la réputation de thaumaturge grandit. Celui-ci interpelle l’évêque : « Quoique je comprenne, bon pasteur, que cet accident est la conséquence d’un péché, cependant ce que tu veux, au nom du Seigneur, exprime le par la parole ».

L’évêque retrouve instantanément sa voix : « la parole de saint Marcel était vraiment digne de guider le troupeau du Seigneur, elle qui avait rendu la santé au pasteur ».

De fait, Marcel devient quelques mois après le neuvième évêque de Paris.

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 15:00
Unsplash/Hasan Almasi
Saint Quentin (+ entre 287 et 303) : martyrisé pour sa foi, Dieu s’adresse à lui pour le soutenir

Quentin, fils du sénateur Zénon, est baptisé à la fin du IIIe siècle et devient missionnaire en Gaule. Il connaît un grand succès auprès des populations et baptise des centaines de personnes.

Parvenu à Amiens (France, Somme), il est dénoncé à Rictiovarus, préfet romain qui le fait comparaître devant lui. : « Comment t’appelles-tu ? lui demande-t-il.

- Je m’appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j’ai reçu le nom de Quentin.- Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions !

- La vraie noblesse, c’est de servir Dieu ; la religion chrétienne n’est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles.

- Quitte ces folies et sacrifie aux dieux.

- Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c’est de les adorer. Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme. »

A ces mots, Rictiovarus fait flageller Quentin. Soudain, le saint entend une voix : « Quentin, persévère jusqu’à la fin, Je serai toujours auprès de toi. » En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse.

Jeté dans un cachot sombre, sur le point d’être transféré à Reims par les romains, il est libéré miraculeusement.

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 15:00
Unsplash/Goodfreephotos
En Pologne, des lueurs mystérieuses au-dessus d’un étang signalent la présence d’une hostie volée.

A la fin de 1345, les habitants de Bawol ou Bubal (Pologne, région de Cracovie), tous chrétiens pieux et charitables, sont bouleversés par un fait d’hiver jusqu’ici inconnu dans cette bourgade sans histoire.

Un jour, à la messe du matin, le curé informe ses paroissiens qu’un vol sacrilège a été commis à Cracovie dans l’église de Tous-les-Saints : des voleurs ont dérobé la custode dans laquelle était conservée l’hostie consacrée à la messe dominicale. A Bawol, c’est la consternation.

Quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, un habitant se promène près d’un marais fangeux situé près du village, que d’aucuns considèrent comme peu sûr en raison du risque de noyade.

Soudain, le regard du promeneur est attiré par une lueur au-dessus du marécage à qui s’ajoutent bientôt d’autres clartés ressemblant, selon son témoignage, à des torches portées par des mains invisibles.

La nuit suivante, le même villageois se rend au marais, accompagné d’un groupe d’amis. Le même phénomène se produit, mais avec une plus grande netteté que la veille. Le curé de Bawol et les responsables municipaux sont alertés. L’affaire parvient aussi à l’évêque de Cracovie, Mgr Jan Grot, qui venait d’apprendre le vol de l’hostie dans l’église de sa ville. Maintenant, des lueurs sur un marais…

Le prélat réfléchit un moment. Une idée lui traverse l’esprit : existerait-t-il un lien entre les deux événements ? Pourquoi non ? En effet, les lueurs sont apparues à la fin de la journée où le vol a été constaté. Jamais quiconque n’avait vu auparavant quelque chose de semblable. Le prélat ordonne alors trois jours de prière et de jeûne. Puis il se rend lui-même au marais, accompagné de quelques prêtres et d’habitants de Bawol. Des volontaires se mettent à chercher la custode dérobée parmi les herbes. Pendant ce temps, l’évêque, son clergé et les fidèles prient d’un cœur uni.

Une voix retentit soudain : « J’ai trouvé quelque chose ! Oui, c’est la custode ! » Chacun s’attend à trouver à l’intérieur une hostie en état de décomposition après plusieurs jours passés dans l’eau. Au contraire : elle est intacte et n’a pas été souillée par la boue ! Le Saint-Sacrement est ramené à l’église de Bawol dans une procession joyeuse. Le lendemain, elle est acheminée jusqu’à Cracovie.

Depuis ce jour, plus personne n’a vu la moindre lueur sur le marécage. Le roi de Pologne Casimir III, l’a fait assécher et a fait bâtir une chapelle à l’endroit précis où fut retrouvé le Corps du Christ. En 1392, les chanoines réguliers de Cracovie ont reçu la charge de ce petit sanctuaire.

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 15:00
Unsplash/Gadiel Lazcano
Saint Narcisse de Jérusalem (+ 212)  : il change l’eau en huile pour les lampes des églises

Né en Grèce, Narcisse devient évêque de Jérusalem (Israël) à un âge avancé. C’est un homme pieux, charitable et Dieu lui fait don de charismes divers.

Une année, à l’approche de Pâques, on l’informe que l’huile servant à l’éclairage des églises vient à manquer. Or, à la fin du IIe siècle, les offices du temps pascal sont célébrés au cours de la nuit.

Narcisse demande alors à plusieurs de ses diacres d’aller puiser suffisamment d’eau et de la rapporter. Son initiative paraît étrange aux diacres mais ceux-ci s’exécutent. Revenu près du saint, avec leur chargement rempli, ils s’entendent dire : « Déposez l’eau à côté de moi et ne dites rien ».

Narcisse se met à prier et « avec une foi sincère dans le Seigneur », il étend ses deux mains sur l’eau puis en saisit une petite quantité avec un gobelet qu’il verse dans une lampe. Aussitôt, le liquide se transforme en huile.

Les trois hommes rendent grâce à Dieu. Cette année-là, il y eut assez d’huile pour toutes les lampes sacrées de Jérusalem.

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash/Magdalena
Saint Vincent (+ 304) convertit ses bourreaux en imprimant l’empreinte de son pied sur une pierre dure.

« Partout où s’étend l’empire romain et retentit le nom de chrétien, quel est le pays où l’on ne célèbre avec joie l’anniversaire de Vincent ? », écrit saint Augustin un siècle après le martyr de Vincent, diacre à Valence (Espagne, province de Valence).

Au début du IVe siècle, l’empereur Dioclétien persécute les chrétiens comme jamais. Or, Vincent, aimé de tous, chrétien fervent et charitable, est une cible idéale.

Il est arrêté. Considéré comme « un des plus zélés défenseurs de Jésus-Christ », ses bourreaux tentent de faire vaciller sa foi en le persuadant que c’est pure folie de mourir à son âge pour défendre un homme crucifié...

En réponse, Vincent confesse la divinité du Christ et se moque de Jupiter, « idole incestueuse et adultère ». Le gouverneur romain ordonne qu’on le mène devant une statue de Jupiter afin qu’il lui offre de l’encens, sans quoi il sera mis à mort.

Des soldats se saisissent de lui et l’entraînent au lieu désigné. Parvenus à trois mètres de la statue, Vincent refuse d’avancer.

Une grosse pierre se trouve à cet endroit. Vincent prie Dieu de l’aider puis pose le pied sur le caillou. Celui-ci s’enfonce dans le minéral, comme un sceau dans une cire molle. Il recule légèrement et voit qu’il vient de laisser une empreinte profonde dans la pierre.

Voyant ce prodige, les bourreaux prennent peur et demandent à Vincent de leur parler de Jésus. Pour avoir le temps d’apprendre les mystères de la foi, ils retournent auprès du gouverneur romain et feignent que Vincent demande trois jours pour choisir entre la mort et l’apostasie. Ce délai est accordé : il leur est suffisant pour découvrir l’évangile.

Vincent sera cependant martyrisé peu après. Sa renommée est universelle, comme le montre la dispersion de ses reliques à travers l’Europe entière dès le VIe siècle.

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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 14:00
Pixabay/Ri Butov
La bienheureuse Antoinette de Florence (1400-1472) est retrouvée intacte cinq ans après sa mort

Devenue veuve, Antoinette décide de consacrer sa vie à Dieu. Elle entre chez les Clarisses à Florence (Italie, Toscane). Dans les années suivantes, elle devient abbesse du couvent de Foligno (Italie, Ombrie) puis fonde, soutenue par son père spirituel, saint Jean de Capistran, le premier monastère de Clarisses à L’Aquila (Italie, Abruzzes).

C’est là qu’elle meurt, en odeur de sainteté, déjà vénérée par ses sœurs en religion et par les fidèles, le 29 février 1472, vers 21 heures. Le surlendemain, avant l’enterrement, tout le monde constate que la bienheureuse semble vivre bien qu’elle ne respire plus : son corps est exempt de toute trace de corruption, la peau est claire et souple, les yeux ouverts et brillants sont prodigieux.

Quinze jours plus tard, les religieuses de l’Aquila demandent à l’évêque diocésain, le cardinal Francesco Agnifili, d’exhumer le corps d’Antoinette pour connaître l’état de sa dépouille. Le prélat donne son autorisation. Antoinette est retrouvée dans le même état que lors de ses funérailles !

Le cardinal veut mettre un frein aux vagues de fidèles pénétrant dans l’église des Clarisses pour tenter d’obtenir une relique d’Antoinette. Il ordonne qu’elle soit déplacée et enterrée à l’air libre, hors de l’édifice.

Quelques mois passent. Une nouvelle exhumation est réalisée. Les résultats sont identiques. En 1477, le successeur du cardinal Agnifili sur le siège épiscopal de L’Aquila, Mgr Ludovic Borgio, mène une enquête approfondie et recueille les témoignages de nombreux témoins puis fait exhumer une nouvelle fois la bienheureuse. Son état de conservation est parfait !

Antoinette a été béatifiée par Pie IX en 1848.

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Gajus
Le bienheureux Bonaventure de Potenza (1651-1711) : il guérit un lépreux en le serrant contre lui

Fils d’un tailleur de pierre, Bonaventure est un franciscain du couvent de Naples (Italie, Campanie). Il est d’une grande humilité et n’aspire qu’à rester frère convers toute sa vie pour accomplir les tâches les plus ingrates dans sa communauté.

Pourtant, ses prédications connaissent un succès populaire éclatant. Un jour, alors qu’il achève un prêche dans une rue d’un quartier populaire et insalubre de Naples, il remarque un pauvre homme vêtu de haillons dont l’allure est celle d’un grand malade. Il est solitaire et personne ne se risque à l’approcher.

De sa place, Bonaventure distingue mal de ce dont souffre la personne. Il s’approche et, parvenu à quelques mètres, il s’arrête net : c’est un lépreux.

Le bienheureux prie le Seigneur de l’éclairer sur son devoir : rebrousser chemin, sachant que la lèpre est incurable, ou aller à sa rencontre ?

Un instant plus tard, il fixe le regard du lépreux et parvient à sa hauteur. Des mots lui traversent l’esprit : « Dieu a créé l’homme à son image ». Aussitôt, il le presse sur son cœur, l’embrasse avec amour. A l’instant même, l’homme est délivré de son mal.

Bonaventure a été proclamé bienheureux en 1775 par le pape Pie VI.

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 14:00
Saint Gouesnou (+ 675) : il construit un fossé de 800 mètres de côté en un jour avec une simple houe

Gouesnou est né en Angleterre mais il doit se réfugier en Bretagne avec sa famille pendant l’invasion de son pays par les Anglo-saxons.

La famille s’installe non loin de Lannilis (France, Finistère). Son père et lui décident alors de distribuer tous leurs biens aux pauvres et de consacrer leur vie à Dieu. Gouesnou édifie un petit ermitage et, en quelques mois à peine, les fidèles de la région le considèrent comme un saint.

Comorre, le seigneur des lieux, chassant un jour sur ses terres, découvre l’ermitage. Curieux de connaître son occupant, il frappe à la porte. L’accueil que lui réserve Gouesnou est fraternel et l’homme prend le saint en affection. Il décide de lui offrir un terrain d’une grande superficie pour y bâtir un monastère. Pour ce faire, les dimensions du lieu correspondront à ce que le saint pourra entourer d’un fossé en un jour.

Gouesnou accepte. Il prend une houe et la traînant à terre, il marche « environ 2 lieues », formant un carré de 800 mètres de côté. Au fur et à mesure de sa marche, la terre se soulève de part et d’autre de sa houe, formant ainsi un fossé.

Comorre, témoin du miracle, fait bâtir un monastère à ses frais. Une source, découverte par le saint, fournit aux ouvriers et plus tard à la communauté toute l’eau nécessaire.

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 14:00
CC BY-SA 4.0/Ibex73 Vierge à l'Enfant du trumeau du portail inférieur de la Sainte-Chapelle.
Saint Antoine-Marie Claret (1807-1870) : il voit la Vierge qui l’aide à surmonter ses tentations

En 1831, le jeune catalan Antoine-Marie Claret est un séminariste brillant et pieux. Ses supérieurs lui prédisent un bel avenir, bien qu’il ne soit encore qu’en seconde année de séminaire. Mais brusquement, son enthousiasme décroît et le jeune homme se met à douter de sa vocation. Il a du mal à se recueillir et n’a plus envie de prendre part aux offices.

Son imagination est envahie par des tentations touchant à la chasteté. Ce phénomène l’obsède jour et nuit et l’empêche de prier. Il se confesse malgré tout, mais rien n’y fait. Il songe à quitter le séminaire.

Un soir, étant alité dans sa chambre, il est assailli par une tentation qu’il ne peut chasser de son esprit. Soudain, à un mètre de lui, la Vierge Marie apparaît, belle et souriante, portant une couronne. Elle lui dit, en posant une main sur celle-ci : « Antoine, cette couronne sera à toi si tu parviens à vaincre tes tentations. Je t’y aiderai. » Et tout à coup, les images obsédantes s’évanouissent dans l’esprit du séminariste.

Quatre ans plus tard, Antoine est ordonné prêtre. Il deviendra évêque et fondera les Fils du Cœur Immaculé de Marie. Béatifié en 1934, il est élevé sur les autels par le pape Pie XII le 7 mai 1950.

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23 octobre 2022 7 23 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash/Alberico Bartoccini
Une adolescente condamnée par la médecine recouvre la santé lors d’une procession du Saint-Sacrement

En janvier 1920, le service des urgences de l’hôpital Bellier de Nantes (France, Loire-Atlantique) reçoit Raymonde Bonnenfant, 13 ans, transportée en urgence pour une crise d’appendicite qui tourne mal. La santé de l’adolescente laisse à désirer et elle est trop faible pour que les médecins opèrent.

Les semaines suivantes, Raymonde est placée sous surveillance constante. A la mi-février, son état est jugé inquiétant mais elle semble avoir assez de force pour que l’intervention chirurgicale soit programmée. Elle a lieu le 23 de ce mois.

C’est une catastrophe. L’appendicite s’est muée en péritonite. De surcroît, une tuberculose intestinale a fait son apparition, laissant prévoir une issue fatale à court terme. Au fil des jours, les examens médicaux révèlent que les poumons sont touchés à leur tour, puis, progressivement, les os. Au début de l’été apparaissent les premiers symptômes du mal de Pott.

En août, on décide d’emmener Raymonde en pèlerinage à Lourdes (France, Pyrénées-Atlantiques). Le jour du départ, on l’étend sur un matelas dans une petite charrette à bras. Avec ce mode de transport, les déplacements sont un calvaire : la malade ressent douloureusement chaque aspérité de la chaussée. A partir de Bordeaux (France, Gironde), un médecin, un prêtre et une religieuse l’accompagnent en permanence. Parvenue à Lourdes, son brancard est porté afin d’éviter les secousses de la chaussée. Ce jour-là, « la souffrance était indescriptible », témoigne Raymonde.

Les médecins lui interdisent l’accès aux piscines. Le troisième jour du pèlerinage, on lui frotte juste le front avec l’eau de la grotte. Le lendemain, les lotions lui sont refusées à leur tour. Mais pour Raymonde, il y a pire : on ne l’autorise pas à se rendre sur l’esplanade du sanctuaire pour la procession du Saint-Sacrement. « Ne pas voir Jésus ! », s’écrie-t-elle.

Au quatrième et dernier jour, Raymonde se retrouve seule, entourée des lits vides des autres pèlerins partis à la procession eucharistique.

Elle témoigne : « Malgré le sang qui me bouchait la gorge, je m’écriais : “Je veux le voir avant de mourir !” Par signes, j’arrivais à faire comprendre que je voulais assister à la procession. Le docteur leva alors sa défense pour contenter un désir de mourante. » La douleur est si vive que Raymonde s’évanouit régulièrement. Son brancard est inondé de sang. Le curé de la paroisse Saint-Nicolas de Nantes porte le Saint-Sacrement ce jour-là. Il s’arrête à la hauteur de l’adolescente qui fixe alors du regard le Corps du Christ. Soudain, « un bras me souleva doucement - on me dit ensuite que personne ne m’avait touchée - et brusquement une douleur me frappa au cœur : j’étais guérie ! ».

La miraculée ajoute : « Un des brancardiers, qui ne pratiquait pas, tomba à genoux. Il venait de retrouver la foi. »

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / Johan10 Portrait de Jean-Paul II et le cardinal Wyszyncki.
Saint Jean-Paul II (1920-2005) : il obtient la résurrection d’une américaine morte d’une embolie pulmonaire

En septembre 2007, Eve, américaine à la retraite, épouse de Marian depuis plus de 30 ans, est hospitalisée pour une grave crise respiratoire. Elle subit une batterie d’examens et son entourage est inquiet. Le diagnostic tombe : embolie pulmonaire. Les médecins expliquent à son mari qu’elle n’a plus que quelques heures à vivre.

Marian est un chrétien fervent. Il court à la chapelle de l’établissement hospitalier demander à Jean-Paul II de venir au secours de sa femme car il vénère ce pape. Il lui demande humblement de soulager Eve ou, au moins, la force de survivre à la douleur que sa disparition entraînera.

De retour dans la chambre, il se demande pourquoi Eve est désormais entourée par tant d’infirmières. « Son électrocardiogramme est plat », s’entend-t-il dire. Il comprend. C’est la fin. Hébété, il quitte la pièce en larmes. Le monde s’écroule.

Mais à peine a-t-il tourné les talons qu’un médecin se trouvant près du lit d’Eve lui crie : « Votre femme est vivante ! Elle a ouvert les yeux et a demandé à vous voir ! ».

Quand Marian pénètre dans la chambre, sa femme est assise sur son lit, souriante. Le lendemain, les médecins, stupéfaits, lui font une batterie de tests. C’est la stupéfaction : toutes traces d’embolie et de kyste ovarien ont disparu ! Son système cardiaque est en bonne forme !

D’une voix unie, les médecins parlent d’un cas de résurrection constaté par les machines ! Jean-Paul II a été béatifié en 2011. Le pape François l’a inscrit au livre des saints le 27 avril 2014.

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / Liudmila Chernetska
Le bienheureux Nicolas Barré (1621-1686) : il obtient une guérison 303 ans après sa naissance au ciel

En 1989, une religieuse de l’Institut des Sœurs de l’Enfant-Jésus, fondé au XVIIe siècle par le père Nicolas Barré, perd espoir : une maladie neuro-dégénérative l’accable depuis 17 ans. Clouée sur un fauteuil roulant, son corps ne répond plus. Ses muscles s’atrophient. « J’étais au fil des jours devenue quasiment grabataire », confie l’intéressée.

A cette époque, l’ensemble de sa congrégation connaît son état. La communauté de Madagascar l’apprend à son tour. Les religieuses malgaches se mettent alors à prier leur fondateur commun, Nicolas Barré, en disant chaque jour une prière composée par une sœur française, missionnaire à Madagascar, demandant ma guérison. Elles furent exaucées le 8 décembre 1989.

Le 8 décembre 1989, vers neuf heures du matin, la malade ressent des fourmillements inhabituels dans les deux jambes, la gauche étant paralysée et insensible depuis trois ans. Puis « une grosse chaleur m’a envahie. Je me suis retournée dans mon lit, chose que je ne pouvais pas faire une seconde avant, puis je me suis assise au bord du lit et j’ai senti la force de me mettre debout. Cela faisait 5 ans que je n’avais pas mis un pied par terre ! Puis, j’ai monté les trois étages de la maison sans aucun problème », poursuit-elle.

Cette guérison miraculeuse a été reconnue par la congrégation pour les causes des saints en avril 1997 et, de ce fait, la béatification de Nicolas Barré a pu être célébrée par saint Jean-Paul II le 9 mars 1999.

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20 octobre 2022 4 20 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Aaron Burden
Saint Sindulphe (+ 600) : il obtient la guérison de deux moines priant près de ses reliques

Au IXe siècle, Hincmar, archevêque de Reims, aidé de nombreux fidèles, décide le transfert des reliques de saint Sindulphe, ermite et évangélisateur de la Champagne (France), à l’abbaye bénédictine de Saint-Pierre d’Hautvillers (France, Marne).

Le jour prévu, le convoi transportant le corps du saint fait une halte à la cathédrale de Reims où une messe solennelle est célébrée puis reprend la route jusqu’au monastère d’Hautvillers (France, Marne) où les moines bénédictins attendent de se recueillir près du saint.

Parmi eux, deux frères âgés, devenus malvoyants la même année, s’approchent des reliques installées dans l’église abbatiale en se tenant l’un à l’autre. Plaçant leur espoir dans le Seigneur, ils se mettent à prier en oubliant le monde autour d’eux.

Ils débutent leur oraison lorsque leurs yeux se mettent à verser des larmes de sang. Une vive douleur s’empare d’eux. Que se passe-t-il ? Une seconde après, ils recouvrent la vue ensemble et se réjouissent de pouvoir contempler le tombeau du saint ermite.

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / AntonioGuillem
La bienheureuse Agnès de Langeac (1602-1634) : elle vit un phénomène de bilocation et apparaît à Jean-Jacques Olier

Agnès fait sa profession religieuse chez les dominicaines de Langeac (France, Haute-Loire) en 1625. Depuis l’enfance, Dieu la gratifie de dons extraordinaires. En 1631, la Vierge lui apparaît et lui demande de prier pour un jeune homme qu’elle ne connaît pas, Jean-Jacques Oliver.

Deux ans plus tard, alors qu’il vient d’être ordonné prêtre, l’abbé Olier rencontre une femme près du presbytère de Pébrac (France, Haute-Loire) portant un habit dominicain, avec un crucifix dans une main et un chapelet dans l’autre. Il ne l’a jamais vu.

Surpris de cette rencontre, il s’apprête à lui demander son identité lorsqu’un ange se manifeste au-dessus d’elle. Une minute plus tard, la mystérieuse religieuse est entourée par une lumière ineffable. « Je pleure pour toi », lui dit l’apparition. Puis elle lui annonce que Dieu le destine à jeter les fondements des séminaires français.

Le prêtre est certain : il ne s’agit pas d’une illusion mais d’une rencontre avec une vraie femme, en chair et en os. Pendant ce temps, Agnès est en extase dans son couvent de Langeac, à 12 km de distance ! « Monsieur Olier » fondera la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, devenant le créateur du premier séminaire français. Agnès a été béatifiée le 20 novembre 1994.

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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Andrew Spencer
Saint Pierre d’Alcantara (1499-1562) : il s’élève au-dessus du sol dans un jardin sous les yeux de nombreux témoins

Pierre, prêtre franciscain espagnol, théologien et ami de sainte Thérèse d’Avila, mène parallèlement une vie de prière très dense et une activité humaine rare : à lui tout seul, il réforme l’ordre franciscain de son époque !

Un jour, au couvent du Palancar à Pedroso de Acim (Espagne, Estrémadure), Pierre contemple une croix plantée dans le jardin de cette communauté. Il se tient debout, les yeux clos. quelques frères sont présents se rapprochent de lui, pensant qu’il est si rare de pouvoir observer Pierre en oraison.

Soudain, « on le vit s’élever de terre et demeurer suspendu dans les airs devant la croix », détaille le rédacteur du miracle retenu par l’Eglise lors du procès de canonisation. Et d’ajouter : « de ses yeux partaient des rayons de lumière, et un nuage éclatant environnait sa tête. »

Béatifié en 1622, le pape Clément IX le canonise le 28 avril 1669.

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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 14:00
CC0/wikimedia Le martyre de saint Ignace dans le manuscrit du Ménologe de Basile II (vers l'an 1000).
Ignace d’Antioche (vers 35-vers 107/117) : martyrisé, on extrait son cœur sur lequel est gravé le nom de Jésus

D’origine syrienne, Ignace est le troisième évêque d’Antioche (Turquie actuelle). Il se proclame « Théophore » (ce qui signifie « porteur de Dieu ») ou « Christophore » (« porteur du Christ »), c’est-à-dire celui qui porte l’évangile en son cœur. Grand théologien et pasteur aimé, Ignace a laissé un souvenir impérissable dans l’Église de son temps qui n’avait qu’un demi-siècle d’existence.

Les Romains veulent se débarrasser de lui, comme de tous les chrétiens, qu’ils accusent de troubler l’ordre public. Ignace est arrêté puis déporté à Rome où il passe plusieurs mois dans des conditions affreuses, difficiles. 

Peu avant son martyre dans l’arène, l’empereur Trajan lui demande le sens du mot « héophore ». Le saint lui répond qu’il porte le Christ dans sa poitrine. Lors de son martyre, tandis qu’il est dévoré par les bêtes féroces, il ne cesse d’invoquer le nom de Jésus. Trajan n’est pas satisfait de la réponse d’Ignace. Après sa mort, il fait extraire son cœur sur lequel est inscrit en lettres d’or le nom de Jésus Christ.

Ignace a reçu les enseignements des apôtres saint Jean et saint Pierre et ce dernier l’a sans doute ordonné évêque.

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