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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Gianna Bonnello
Le Saint-Sacrement arrête un grave incendie en Italie

Dronero est un petit village bâti sur la rivière Maira, affluent du Pô, dans la province de Coni (Italie, Piémont), loin des grands axes de communication.

Au XVIe siècle, la région a connu des bouleversements politiques et religieux. Dronero appartient au marquisat de Saluces qui était aux mains des Français jusqu’en 1588 et qui avait fait l’objet d’un échange territorial en 1601 avec la maison de Savoie.

Aussi, l’influence du calvinisme français était-elle devenue réalité dans la région malgré les efforts de l’Eglise pour défendre la présence réelle du Christ dans l’eucharistie, comme ce fut le cas du bienheureux évêque Jean-Juvénal Ancine, ami de saint François de Sales.

Le 3 juin 1631, une habitante veut se débarrasser d’un tas d’herbe sèche. Elle y mit le feu sans en mesurer les dangers. Ce jour-là, le soleil brille et le vent souffle fort. L’incendie se propage de tous côtés dans le quartier ancien et vétuste de Dronero.

En peu de temps, 18 maisons sont réduites en cendre. La chapelle du quartier, dédiée à saint Brigitte, commence elle aussi à être la proie du feu. Un capucin présent sur les lieux, le père Maurice de Ceva, se rend compte que l’édifice sera complètement consumé. « Il faut sauver le Corps du Christ dans le tabernacle. », pense-t-il. Qu’à cela ne tienne ! Le prêtre s’élance à travers le brasier, bravant les règles les plus élémentaires de prudence. Dehors, les gens effarés regardent ce spectacle désolant. Tous savent que le religieux ne survivra pas. Certains prient, d’autres hurlent : « Reviens, tout est perdu ! »

Au bout de quelques minutes, qui semblent des heures, le père de Ceva ressort indemne et porte à bout de bras l’ostensoir dans lequel le Saint-Sacrement a été exposé la veille. Il le tend vers les flammes et à mesure qu’il avance ainsi, l’incendie recule ! Les flammes s’éteignent les unes après les autres ! Le récit des faits qui a été rédigé à l’époque explique qu’en un « rien de temps » l’incendie a cessé et que la fumée des cendres éteintes s’évanouissait peu à peu.

Chaque 8 juin, jour de la Fête-Dieu, on organise à Dronero une procession du Saint-Sacrement qui s’achève dans la chapelle de Sainte-Brigitte, miraculeusement préservée des flammes.

En 1844, une plaque de marbre commémorant l’événement a été apposée sur l’un de ses murs.

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 14:00
  Unsplash / Andika Christian
Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) : elle voit un ange qui lui plante un « dard » dans le corps

Depuis 1535, Thérèse, carmélite au couvent de l’Incarnation d’Avila (Espagne, nord-est de Madrid), mène une vie spirituelle ponctuée de grâces exceptionnelles.

En avril 1560, elle fait oraison lorsqu’elle aperçoit un ange auprès d’elle, à sa gauche, « sous une forme corporelle », « petit » et « très beau » précise-t-elle.

Elle poursuit : « Je voyais entre les mains de l’ange un long dard d’or, et dont la pointe à son extrémité portait un peu de feu. »

D’un coup, la créature céleste plonge le dard dans le cœur de Thérèse et « l’enfonce jusqu’aux entrailles », provoquant d’intenses douleurs : c’est la transverbération. « Tout le temps que duraient ces transports, je me trouvais comme hors de moi. », poursuit-elle.

Thérèse, géniale réformatrice du carmel espagnol, va vivre plusieurs phénomènes semblables.

Plusieurs années après sa mort, son cœur est autopsié. On y découvre « une grande plaie qui le traverse de part en part, et deux ou trois autres plus petites ». Le compte-rendu précise que ces plaies paraissent avoir été faites avec un « fer chaud, puisque l’entrée semblait brûlée. »

Béatifiée en 1614 puis canonisée en 1622 par Grégoire XV, Thérèse est la première femme de l’histoire à être promus docteur de l’Eglise en 1970.

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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Christin Hume
Saint Fortunat de Todi (+ vers 542) : il guérit un soldat païen

Au VIe siècle, des Goths, passant sous les murs de Todi (Italie, Ombrie), enlèvent deux enfants de la cité.

Informé, l’évêque Fortunat accepte de recevoir leur chef. Il lui dit : « Que veux-tu que je te donne en retour des enfants que tu as enlevés ? Je les réclame comme témoignage de ta bienveillance. »

« Pour toutes autres choses je suis à tes ordres ; mais ces enfants, je ne vous les rendrai jamais ! », rétorque le chef goth.

Le prélat reprend : « Tu m’attristes, mon fils, en n’écoutant pas ton père. Ne m’afflige pas, car ce ne serait point à ton avantage. » Le Goth persiste et se retire.

Le lendemain, le barbare revient trouver l’évêque. Celui-ci renouvelle sa demande. Face à un nouveau refus, Fortunat change de ton : « Je sais qu’il n’est pas de ton intérêt de me laisser plonger dans l’amertume. »

Le Goth, méprisant ces paroles, met à cheval les deux enfants, reprend sa monture et se dirige vers la sortie de Todi.

Mais parvenu devant l’église Saint Pierre de Todi, sa monture fait un faux pas et tombe de tout son poids. Son cavalier est écrasé sous le poids de l’animal et l’os de sa jambe est fendu en deux ; on le relève à force de bras et on le ramène à son auberge.

Aussitôt il fait venir les enfants et supplie qu’on aille demander au saint d’envoyer son diacre. Fortunat acquiesce.

Le diacre arrivant près de son lit, le Goth lui remet les enfants : « Allez, et dites à l’évêque : ‘Tu m’as maudit, et j’ai été frappé ; mais reçois les enfants, et daigne intercéder pour moi. »

Le diacre conduit les deux rescapés au prélat qui lui donne une fiole d’eau bénite en ajoutant : « Allez vite, et jetez de cette eau sur le blessé. »

Le diacre obéit et asperge la jambe meurtrie. A peine l’eau bénite a-t-elle touché la cuisse que le membre fracturé se consolide et le Goth est rétabli dans les heures qui suivent.

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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Ben White
Saint Géraud d’Aurillac (+ 909) : il protège miraculeusement une femme agressée

Au lieu-dit appelé « Fontrouge » près d’Aurillac (France, Cantal), s’élevait jadis un grand rocher qui avait en son milieu une ouverture béante qui suscitait une véritable attirance chez ceux qui passaient par là : on devait lancer autant de pierres à l’intérieur de l’anfractuosité pour éviter « honte et déshonneur ». Tout le monde y prenait part, prêtres et moines compris !

Un jour, des fidèles se rendant au sanctuaire de saint Géraud pour y prier, passent devant le fameux rocher ; aussitôt, ils commencent à y jeter des cailloux.

L’un d’entre eux, fort maladroit, est moqué par ses camarades. Rouge de honte, il est pris d’un accès de fureur et, brandissant le bâton qu’il tient à la main, il frappe violemment la femme qui l’accompagne et tente de la tuer.

Mais celle-ci ne bouge pas et s’écrie : « Ne craignez rien, ne vous attristez pas : je n’éprouve aucune douleur, je ne sens aucun coup ».

Elle montre alors ses bras et son visage aux gens autour d’elle : ils ne portent pas la moindre égratignure.

« Comment est-ce possible ? » demande l’agresseur ?

-« Je me suis placée sous la protection de saint Géraud, rien n’aurait pu m’arriver. »

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12 octobre 2022 3 12 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / undefindsundefind
Le bienheureux Carlo Acutis (1991-2006) : il guérit un garçon brésilien condamné par la médecine

Mattheus Vianna est brésilien. Il est né en 2009 avec une grave anomalie appelée « pancréas annulaire ». Il est incapable de se nourrir normalement et vomit constamment. À l’âge de quatre ans, il ne pèse que 9 kilos : sa seule alimentation consiste en une boisson vitaminée et protéinée, l’une des rares choses que son corps tolère. Les médecins sont unanimes : son espérance de vie est très réduite.

Un prêtre ami de la famille, le père Marcelo Tenorio, découvre sur le web la vie de Carlo Acutis, ce jeune italien surnommé le « cyber-apôtre », pour avoir réalisé un site internet sur les miracles eucharistiques et les apparitions mariales. Il se met à prier pour la béatification du jeune italien. Il entre en contact avec la mère de Carlo qui lui offre une relique de son fils.

Puis le prêtre invite ses paroissiens à prier pour la béatification. De son côté, Luciana, la mère de Mattheus fait une neuvaine également pour la même cause et prie Carlo d’intercéder pour son fils.

Le 12 octobre 2013, Luciana emmène Mattheus à l’église du père Tenorio. Ce jour-là, les fidèles viennent toucher à tour de rôle l’image de Carlo. S’approchant de cette image, Mattheus exprime un souhait : « je voudrais pouvoir arrêter de vomir autant ».

Aussitôt, le garçon n’éprouve plus de douleur. Il regagne sa place. Là, il dit à sa mère qu’il se sent bien. À la maison, il demande des frites, du riz, des haricots et un steak !

Le père Nicola Gori, promoteur de la cause de Carlo, a indiqué aux médias que la physiologie du pancréas malade avait changé…

Le 21 février 2020, le pape François a reconnu le caractère miraculeux de cette guérison. Carlo a été béatifié le 10 octobre suivant.

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Leon Bliss
Saint Jean XXIII (1881-1963) : il guérit une religieuse italienne sur le point de mourir

Le miracle qui a ouvert la voie à la béatification du pape Jean XXIII a eu lieu le 25 mai 1966, en faveur d'une religieuse italienne, sœur Caterina Capitani, de la congrégation des Filles de la Charité.

En 1966, sœur Caterina tombe malade. Rien ne le laissait présager tant sa santé était excellente. Elle perd 24 kg en à peine quelques mois. Elle devient incapable de s’alimenter correctement. Ses proches s’inquiètent. Les médecins  multiplient les examens. On finit par l’hospitaliser en urgence à Agrigente (Italie, Sicile). 

La religieuse souffre d’une péritonite aiguë qui ne lui laisse que quelques jours à vivre. Il est impossible de l’opérer.

Le 18 mai 1966, la malade reçoit le sacrement des malades des mains de l’aumônier de l’hôpital. Sa communauté prie pour elle jour et nuit. Son état reste stationnaire. 

Le 22 mai, sœur Caterina entre en agonie. Tout est désormais prévu pour ses obsèques. C’est alors qu’une religieuse de son monastère lui apporte une petite relique de Jean XXIII, sachant l’attachement de la malade pour ce pape. Puis elle quitte l’hôpital, laissant la moribonde inconsciente. 

Le 25 mai, l’infirmière de service pénètre dans la chambre où repose la religieuse apparemment sans vie. Elle manque de défaillir et tombe à genoux : Caterina est assise au bord de son lit, souriante… « Je me sens guérie », dit-elle. 

Les analyses médicales confirment son impression. 

Angelo Giuseppe Roncalli, 261e successeur de saint Pierre sous le nom de Jean XXIII a été béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II puis canonisé le 27 avril 2014 par le pape François. 

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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Ben White
Saint André de Totma (1638-1673) : il pose le pied sur de la neige qui sert à guérir un aveugle

Installé près de l’église de la résurrection à Totma (Russie, Vologda), André est un fol en Christ : les biens de ce monde l’indiffèrent complètement.

Un jour d’hiver, par une température extérieure glaciale, il marche pieds nus pour rejoindre une église non loin de Totma.

Sur la route, il rencontre Ajbakaï, chef d’un village voisin dont les habitants ne sont pas chrétiens. Mais cet homme, à demi-aveugle, croit en la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et il a entendu parler d’André.

« André, André, veux-tu prier pour moi pour que Dieu me guérisse ? »

Le saint ne s’arrête pas, non par indifférence mais, parce que dans sa profonde humilité il se sent le plus méprisable des pécheurs.

Le chef de village regarde André s’éloigner dans la brume puis il frotte ses yeux malades avec de la neige que le saint vient de fouler.

Lorsqu’il rouvre les paupières, sa vision est devenue parfaite.

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Laura Allen
Une hostie consacrée déposé dans un sac verse du sang en 1317

Le 25 juillet 1317, le curé de l’église de Viversel (Belgique, Limbourg) est appelé au chevet d’un paroissien gravement malade afin de lui donner les derniers sacrements. L’homme vit ses derniers instants.

Arrivé sur place, le prêtre pose machinalement sur une table de l’entrée son sac contenant le ciboire avec le Corps du Christ et va confesser le malade. Quelqu’un de la famille, attiré par ce sac, l’ouvre discrètement sans qu’on l’aperçoive. Il sort le ciboire, soulève délicatement le couvercle et introduit sa main. Il réalise alors qu’une hostie est à l’intérieur. Aussi remet-il rapidement tout à sa place.

Entre-temps, le prêtre est sorti de la chambre du mourant pour prendre l’hostie et lui donner la communion. Il prend le sac, l’ouvre en grand, s’empare du ciboire. C’est alors la stupéfaction : l’hostie, consacrée par lui-même pendant la messe, quelques instants auparavant, est recouverte de sang et, de ce fait, reste collée au linge recouvrant le fond du récipient.

« Troublé et épouvanté », prenant un vague prétexte, il se précipite dehors et court chez le curé de Lummen (Belgique, Limbourg) à qui il raconte les faits. Celui-ci lui conseille d’apporter l’hostie à l’abbaye bénédictine de Herkenrode (Belgique, Limbourg), non loin de là.

Le 1er août 1317, le prêtre prend le chemin de ce monastère en emmenant avec lui le ciboire et, le long du chemin, des faits extraordinaires se multiplient. Arrivé au monastère, il montre à tous les religieux les taches de sang couvrant le Saint-Sacrement. A ce moment, le « visage du Christ couronné d’épines » apparaît à l’intérieur de l’hostie. 

Le « Saint Sacrement du miracle », qui avait été placé dans un reliquaire et exposé à la vénération des fidèles, a été l’auteur de guérisons et a protégé à plusieurs reprises le monastère de Herkenrode de graves incendies.

La relique eucharistique a été conservée dans l’abbaye jusqu’en 1796 puis transférée en 1804 dans l’église Saint-Quentin de Hasselt (Belgique, Limbourg). En 1854 une famille pieuse a fait édifier une petite chapelle dans la zone appelée « Sacramentsberg » en souvenir du prodige.

Au cours des siècles, des vérifications successives ont été entreprises pour vérifier la conservation miraculeuse de l’hostie d’où jaillit du sang ; parmi elles, notons en particulier, les investigations menées à partir du XVIIe siècle par le nonce apostolique en Flandre Decio Carafa, l’évêque de Liège (Belgique), ou encore l’archevêque de Malines (Belgique).

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Arseny Togulev
Saint Hugues Canefro (1148-1233) : il fait jaillir une source d’eau

Plusieurs femmes lavent le linge des malades dans la salle commune de la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem de Gênes (Italie, Ligurie). C’est l’été et le soleil tape fort. La fontaine du monastère s’est tarie depuis peu.

Il faut aller loin pour puiser de l’eau. Le personnel soignant est inquiet. Leur administrateur, Hugues, autrefois croisé, fait confiance à Dieu.

Des plaintes éclatent. Les infirmières disent qu’elles ne peuvent plus travailler. Elles se mettent à pleurer : « tout le monde va mourir d’épuisement à cause du travail et de la chaleur » !

Que vont devenir les malades ? Le ton monte. Le saint entend les éclats de voix et rejoint le groupe immédiatement.

En le voyant, elles le supplient de leur donner de l’eau. Mais il ignore comment faire. « Quoi ? Vous ne pourriez pas en obtenir de Dieu ? », lui répondent-elles.

Hugues leur dit ces mots : « Je ne suis pas le Seigneur. Il a dit que la foi fait des miracles. Avez-vous la foi ? »

-« Oui, nous l’avons. Dieu nous vienne en aide ! »

A ces mots, Hugues invoque le Tout-Puissant, fait un signe de la croix et à cet instant, de l’eau jaillit à profusion du rocher de la fontaine tarie.

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / DDB
Notre-Dame du Rosaire : la Vierge sculpte elle-même une statue miraculeuse

En ce jour où l'Eglise fête Notre-Dame du Rosaire, voici un miracle de Marie portant ce vocable…

Le 10 juillet 1068, Rumolde, sculpteur français de renom, travaille dans son atelier, près de l'abbaye Saint-Maur des Fossés (France, Val-de-Marne). Quelques jours auparavant, l'abbé de ce monastère, Guillaume de Corbeil, lui a commandé une statue sur bois de Marie. Son œuvre est encore à peine ébauchée.

Soudain, il entend une voix qui prononce son nom à l'extérieur. Surpris, il sort mais il ne trouve personne. Il se remet à la tâche.

Une seconde fois, la même voix l'appelle : « Rumolde, Rumolde… »

Il se précipite, mais il ne voit âme qui vive.

Revenu dans son atelier, il manque de défaillir : la sculpture, qui n'était encore qu'une vague esquisse une minute plus tôt, est devenue en quelques secondes une œuvre belle et achevée !

Au XIIIe siècle, cette statue miraculeuse est honorée sous le vocable de Notre-Dame des Miracles puis sous celui de Notre-Dame du Rosaire. L'abbaye Saint-Maur-des-Fossés devient un important lieu de pèlerinage. Des guérisons sont enregistrées jusqu'à la fin du XIXe siècle au moins.

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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Geraldine Duke
Sainte Enimie (+ vers 628) : elle est guidée par un ange jusqu’à une source d’eau où elle recouvre la santé

Enimie est une princesse belle et convoitée. Mais elle est moquée par son père, le roi Clotaire II car elle n’aime ni la richesse ni les parures mais seulement Dieu ; ses prétendants se heurtent tous à un refus.

Ses parents ne l’entendent pas de cette oreille et comptent lui imposer un époux. On prépare même les noces lorsque Enimie, n’y tenant plus, demande au Seigneur de lui ôter sa beauté naturelle afin de préserver sa pureté.

Son vœu est exaucé : au moment où on vient la chercher pour la cérémonie, la lèpre envahit son corps et son visage.

Enimie passe plusieurs années dans cet état de souffrance. Un jour, un ange lui apparaît et dit : « Dieu veut vous rendre votre santé. Vous la retrouverez en allant vous laver dans la fontaine de Burle, en Gévaudan ».

Le lendemain, elle fait part de cette vision aux siens qui s’empressèrent de lui fournir l’argent nécessaire pour le voyage et quelques hommes pour l’accompagner.

Parvenue aux frontières du Gévaudan (France, Lozère), une inconnue l’informe : « À quelque distance d’ici, il y a une source dont les eaux ont une vertu efficace. »

Plus tard, à Bagnols-les-Bains (France, Lozère), un ange lui apparaît de nouveau : « Les eaux de Bagnols ne sont pas celles qu’il faut ; Dieu veut vous guérir par sa propre vertu, au moyen d’une eau froide et pure ; il vous faut aller un peu plus loin ».

Après avoir fait encore six lieues, elle accède à la vallée où coule la Fontaine-de-Burle. Des bergers lui confirment sa position.

Arrivée près de la fontaine, elle se plonge dans les eaux tandis que, au même moment, le rocher au-dessus de la source, ouvre ses nombreuses fentes et laisse échapper une eau abondante qui arrose copieusement la sainte.

Celle-ci regarde ses mains : elles ne portent plus aucune trace de la lèpre.

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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 14:00
CC BY-SA 4.0 / HistoryIsResearch Détail de la peinture du Roi de la Miséricorde Divine par Eugeniusz Kazimirowski, 1934.
Sainte Faustine (1905-1938) : elle voit la Vierge qui lui prédit qu’elle tombera malade

Sœur Faustine Kowalska, religieuse du couvent de Notre-Dame de la Miséricorde de Varsovie (Pologne), mène depuis l’enfance une vie mystique impressionnante. Jésus et Marie lui apparaissent régulièrement.

Au printemps de 1934, la Vierge Marie apparaît à quelques mètres d’elle. « Elle était triste et avait les yeux baissés. Elle me fit comprendre qu’elle avait quelque chose à me dire… », explique la sainte.

Faustine veut que Marie lui dise pourquoi elle est venue jusqu’à elle : « J’ai commencé à la prier de me parler et de me regarder. Un moment après, elle me regarda avec un affectueux sourire et dit : “Tu vas éprouver certaines souffrances du fait de la maladie et des médecins. Beaucoup de souffrances te viendront aussi à cause de cette image [le Christ miséricordieux vu en février 1931 et reproduit en peinture]. Mais ne crains rien…” »

Le lendemain, Faustine tombe malade…

Celle qui est surnommée « l’apôtre de la miséricorde divine » a été canonisée en 2000 par saint Jean-Paul II.

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / mstroz
Saint François d’Assise (1181 ou 1182-1226) : il prophétise qu’un enfant romain deviendra pape

Lors d’un séjour à Rome (Italie), le grand aristocrate Matteo Rosso Orsini dit le Grand invite saint François à bénir son dernier-né, un petit garçon nommé Jean Gaetan. Le saint jouit déjà d’une large réputation à travers la péninsule italienne. L’approcher est une grâce.

François se montre très attentionné lorsque le petit garçon lui est présenté. Il se met à prier pour lui à haute voix. Puis il ferme les yeux un long instant avant de le bénir avec amour en faisant sur lui le signe de la croix.

Le prenant dans ses bras, et en le regardant avec une sorte de respect, il lui dit : « Petit enfant, Dieu a de grandes vues sur vous. Un jour, vous serez son vicaire ici-bas et le chef de son Église. D’avance je vous recommande mon ordre et mes frères ; vous leur serez bienveillant, et je vous demande pour eux la protection du Siège Apostolique. »

Cette prière prophétique se réalise en 1277, lorsque Jean-Gaëtan Orsini monte sur le trône de saint Pierre sous le nom de Nicolas III.

François a été canonisé par le pape Grégoire IX en 1228, seulement deux ans après sa mort.

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Aaron Burden
Saint Gérard de Brogne (vers 898-959) : il guérit un garçon de 8 ans 550 ans après sa mort

Né non loin de Namur (Belgique), Gérard fonde une abbaye bénédictine en 909 à Brogne, aujourd’hui Saint-Gérard (Belgique, province de Namur). Il meurt en paix à Brogne, en odeur de sainteté. A la mi-juin 1610, un enfant de 8 ans, originaire de Rebecq (Belgique, Brabant wallon), fils de Jean du Ray et de Martine Heue, appelé Jean comme son père, souffre d’une grave maladie contre laquelle les médecins de l’époque ne peuvent rien. Bientôt, ces praticiens refusent carrément de suivre davantage l’enfant.

Famille et amis tombent d’accord : il n’y a plus d’espoir. Pendant huit jours, l’enfant demeure privé de connaissance et de l’usage de la parole. A chaque instant, on s’attend à le voir rendre son dernier soupir.

Un soir, ses parents ont tous les deux la même idée : ils promettent d’effectuer un pèlerinage à l’abbaye de Brogne si leur fils guérissait. A l’instant, comme s’il s’était réveillé d’un profond sommeil, Jean revient à lui. Il demande à boire et à manger.

Le pèlerinage ne tarde pas à s’accomplir et l’enfant recouvre entièrement la santé. Toute sa vie, il a gardé une excellente santé. Il exerce le métier de charpentier.

Peu de jours après cette la guérison, le père, la mère et un clerc de Rebecq, Jean Rogerie, ont envoyé au prieur de Brogne le récit de ce miracle, signés de leurs mains. Le 10 septembre 1618, un acte authentique est signée en présence des notables de Rebecq,

Le pape Innocent II a inscrit Gérard au catalogue des saints en 1131.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 14:00
Pixabay / StockSnap
En 1370, une hostie se change en chair et en sang et fait des miracles

En 1370, le père Thomas est le curé du petit village de Cimballa (Espagne, Aragon). La vie quotidienne est rude et l’endroit guère accessible. Vivent ici quelques dizaines de paysans modestes.

Seul clerc des environs, l’abbé Thomas vit comme un ermite. De terribles tentations contre la foi l’assaillent périodiquement. L’eucharistie, en particulier, est devenue sujet de perplexité pour lui.

Un jour, en célébrant la messe, il se met à douter de la présence réelle du Christ dans l’hostie qu’il vient de consacrer. Une seconde plus tard, la même hostie se change en un morceau de chair ; du sang s’écoule jusque sur le corporal.

Thomas se met à pleurer et, convaincu qu’il est un pécheur, demande à Dieu de lui pardonner ses doutes.

Les fidèles présents dans l’église ce jour-là s’étonnent de voir leur curé verser des larmes. On s’approche de l’autel pour s’informer et tous voient l’hostie devenue chair et sang.

Celle-ci est mise dans un lieu sûr et on construit rapidement un tabernacle en pierre où elle est déposée.

Le père Thomas préfère se retirer dans un monastère pour y faire pénitence.

L’évêque de Tarazona (Espagne, Aragon), Mgr Pedro de Cerbuna, alerté des faits, se rend au village. Il désire que l’hostie soit placée dans un lieu plus digne. Les paroissiens de Cimballa construisent à l’extérieur de leur église une petite tour permettant de la contempler aisément. La relique eucharistique reste ainsi pendant 28 ans au village.

En 1398, le roi Martin d’Aragon ordonne d’amener la relique dans sa chapelle royale de Saragosse (Espagne, Aragon). Cimballa est récompensé en retour : le souverain exempte à perpétuité les habitants d’une série de taxes. Quelques mois plus tard, Martin fait don de la relique au monastère royal de Piedra à Nuévalos (Espagne, Aragon).

Au tournant du XIVe siècle, Mgr Diego de Yepes, évêque de Tarazona, demande aux moines de Piedra de lui donner un petit bout du « saint-mystère ». Ce morceau est ensuite confié à la paroisse de Yepes (Espagne, Castille) dont il était originaire ; cette paroisse a été jumelée avec celle de Cimballa.

Plusieurs miracles ont eu lieu au monastère de Piedra en présence de la relique : le 15 juin 1398 puis le 5 juillet 1593, deux orages « épouvantables », avec des « grêlons gros comme des oeufs de poule », cessent brutalement lorsque l’hostie sanglante est portée en procession. Le 12 mars 1427, Catherine, jeune fille possédée, est délivrée…

En mars 1820, le gouvernement libéral supprime les couvents et met les biens religieux à la disposition du juge ordinaire de chaque diocèse. Le « saint-mystère » est alors réclamé par les habitants de Cimballa. Le 12 septembre 1821, la relique fait son entrée dans le village, 423 ans après l’avoir quittée.

En mai 1823, les moines de Piedra peuvent rentrer dans leur abbaye et, à leur tour demandent aux habitants de Cimballa, de leur restituer la relique. Les villageois acceptent. Le 10 juin 1823, l’hostie ressort du village en une procession solennelle.

L’affaire ne s’arrête pas là. Plusieurs habitants de Cimballa écrivent une supplique à leur évêque pour qu’on leur rende ne serait-ce qu’une partie de la relique. Ils obtiennent gain de cause et les moines acceptent de leur donner une portion du corporal sanglant dont le partage a lieu le 24 novembre 1824 au monastère, après une messe solennelle.

Enfin, en 1834, le gouvernement espagnol supprime à nouveau les ordres et les congrégations. Cette fois, Cimballa réclame la totalité du « saint-mystère » !

La relique est transportée jusqu’au village le 17 septembre 1835, où elle est accueillie par une population en joie. Depuis lors, elle n’a plus quitté le village.

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / azur13
Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) : elle voit une statue de la Vierge marie lui sourire

Le 13 mai 1883, Thérèse Martin, souffrante, garde la chambre dans la maison familiale de Lisieux (France, Calvados). Trois de ses sœurs l’entourent - Léonie, Marie et Céline - quand soudainement la statue de Marie posée près de son lit devient comme vivante : « Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau. Son visage respirait une bonté et une tendresse ineffables, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme, ce fut son ravissant sourire. »

Sur les quatre sœurs présentes dans la pièce, seule Thérèse perçoit ce changement. « Toutes mes peines s’évanouirent. Je baissai les yeux et je vis ma sœur Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée », poursuit-elle.

Peu après, Pauline, l’autre sœur de Thérèse, elle-même religieuse au carmel de Lisieux, questionne la sainte au sujet de cette grâce et lui demande en particulier si la Vierge portait l’Enfant Jésus. « La Sainte Vierge m’a semblé très belle et je l’ai vue me sourire. », lui répond-t-elle simplement.

Le cardinal Pacelli, futur pape Pie XII, a déclaré sainte Thérèse de l’Enfant Jésus la « plus grande thaumaturge des temps modernes ». Elle a été canonisée le 17 mai 1925 par le pape Pie XI. Elle est docteur de l’Eglise depuis le 19 octobre 1997.

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 14:00
CC BY-SA 2.5 / Giovanni Dall’Orto Mosaïque byzantine représentant saint Grégoire l’Illuminateur, xvie siècle, Istanbul.
Saint Grégoire l’Illuminateur (257-331) : il est libéré de prison après un rêve des sœurs du roi d’Arménie

Vers 298-299, Khosrovitoukht, la sœur du roi d’Arménie Tiridate IV, fait un songe : Un ange au visage radieux vint et me dit : « Il n’y a pas d’autre moyen de faire cesser les châtiments qui vous accablent, que d’envoyer à la ville d’Ardaschad [Arménie, 20 km de la capitale Erevan], pour y chercher le prisonnier Grégoire. Dès qu’il sera arrivé, il vous indiquera un remède à vos souffrances. »

Mais les gens éclatent de rire : « Es-tu donc devenue folle ? Comment cela se peut-il, puisqu’il y a quinze ans qu’on l’a jeté dans une caverne et tu dis qu’il est encore vivant ? »

Les jours suivants, la sœur de Khosrovitoukht fait le même rêve, cinq fois de suite :

Les deux sœurs envoient Oda, un homme de confiance, à Ardaschad pour libérer Grégoire. Sur place, Oda est questionné sur la raison de sa venue par les habitants. Il répond qu’il est là pour chercher Grégoire.

« Mais il est mort depuis longtemps », rétorquent-ils. « On ignore même si ses os se trouvent encore là ! »

Alors Oda raconte le rêve des deux princesses. Intrigués, des hommes lui apportent des cordes solides. Rompu à cet exercice, Oda descend dans la caverne ténébreuse. Il appelle à haute voix : « Grégoire, où que tu sois, sors, parce que le Seigneur, que tu adores, a commandé qu’on te libère. »

Grégoire, s’étant levé aussitôt, s’incline devant Oda, prend la corde et s’y cramponne. Ceux du dehors le hissent jusqu’à eux. On lui apporte des habits et on l’en revêt, puis on se met en route pour le conduire à Vagharschabad.

Au début du IVe siècle, Tiridate IV se convertit au christianisme sous l’inspiration de Grégoire l’Illuminateur, Catholicos de l’Eglise d’Arménie.

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Julia Kadel
L’archange Gabriel apparaît à l’Île-Bouchard

Le lundi 8 décembre 1947, peu après 13 heures, trois fillettes de l’Île-Bouchard (France, Indre-et-Loire) s’agenouillent dans l’église Saint-Gilles. Soudain, dans « l’angle nord-est du chœur », l’une d’elles voit Marie apparaître, accompagnée d’un « ange » à l’intérieur d’une « lumière vive et blanche, mais non éblouissante ». Ses deux camarades voient aussi.

Le lendemain et le surlendemain, l’apparition est au rendez-vous, ainsi que les 12, 13 et 14 décembre.

Selon la description des voyantes, l’ange Gabriel se tient à 50 cm de Marie, mais en dehors de la petite grotte où se trouve la Mère de Dieu. Il est de même taille qu’elle. Il est agenouillé et entouré d’une lumière « qui ne vient pas de lui ». Ses yeux sont bleus et son visage est « beau et fin ». Les fillettes parlent d’ailes « couleur de lumière ».

Le 8 décembre 2001, un décret de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Tours, autorise le culte public à Notre-Dame de l’Île-Bouchard. C’est le seul lieu d’apparition accepté par l’Eglise où l’ange Gabriel s’est manifesté.

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Nacho Arteaga
Le bienheureux pape Jean-Paul Ier (1912-1978) intercède avec succès pour la guérison d’une fillette argentine

Le 20 mars 2011, Candela Giarda, 11 ans, habitante de Parana (Argentine, Entre Rios), se plaint d’un fort mal de tête. La douleur persiste une semaine sans aucune interruption. Le 27 mars, la migraine est si intense qu’elle peut à peine marcher. La fièvre apparaît, suivie de vomissements, de troubles du comportement et de la parole. Candela est admise aux urgences de l’hôpital de Paraná.

Les examens révèlent une « encéphalopathie inflammatoire aiguë sévère, une épilepsie réfractaire maligne et un choc septique ». On l’intube. Placée sous respirateur artificiel, elle sombre dans le coma. « Elle a eu des convulsions et aucun médicament n’a fonctionné », explique sa mère, Roxanna.

Le 26 mai, sans aucune amélioration, la fillette est transférée à la Fondation Favaloro de Buenos Aires (Argentine). Le 22 juillet, son pronostic vital est engagé en raison d’une infection des bronches. Les praticiens convoquent la famille pour les préparer à un décès imminent.

En sortant de l’établissement, Roxanna fait une halte à la paroisse Nuestra Señora de la Rabida, située à un jet de pierre. Elle y avait rencontré jadis le père José Dabusti, lié au pape Jean-Paul Ier.

Le père est présent ce jour-là. Roxanna lui demande de venir voir sa fille sans attendre.

« Lorsqu’il s’est approché du lit de Candela, il a prié, m’a dit de mettre mes mains sur elle et l’a confiée au pape Jean Paul Ier », précise Roxanna.

Le lendemain, les praticiens constatent une amélioration anormalement rapide de l’état de Candela. Le 8 août, elle n’est plus intubée et le 5 septembre, elle quitte l’hôpital. Son épilepsie a disparu.

Ce miracle a ouvert la voie à la béatification de Jean-Paul Ier, célébrée le 4 septembre 2022.

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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Jacob Bentzinger
Saint Vincent de Paul (1581-1660) : il apparaît en 1824 à la future Catherine Labouré

En 1824, Catherine Labouré, 18 ans, surnommée « Zoé » par les siens, s’occupe du ménage et des animaux dans la ferme paternelle de Fain-lès-Moutiers (France, Côte-d’Or), depuis la mort de sa mère neuf ans auparavant. Elle espère devenir religieuse mais son père s’y oppose. De surcroît, elle hésite sur le choix de la congrégation.

Une nuit, Zoé fait un rêve. Elle se voit dans l’église de Fain pendant la messe mais elle ne reconnaît pas le prêtre qui la célèbre. Il est âgé et il la regarde fixement, avec un regard plein de bonté. Zoé a l’impression qu’il lit en elle comme dans un livre. Elle s’enfuit en courant.

Brutalement réveillée, elle comprend que son rêve est impossible : l’église du village n’est plus desservie depuis la Révolution ! Elle se rendort et fait un second rêve : elle se rend au chevet d’une voisine qui est malade. En entrant dans la chambre, elle se fige : au pied du lit, le vieux prêtre qui disait la messe dans l’église de Fain est là, à un mètre d’elle…

L’homme se tourne vers elle : « Ma fille, c’est bien de soigner les malades. Vous me fuyez maintenant mais un jour, vous serez heureuse de venir à moi. Dieu a des desseins sur vous. Ne l’oubliez pas. »

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