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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/CreativaImages
Bienheureuse Rosalie : elle guérit une sœur de sa congrégation, 96 ans après sa disparition

 

Depuis sa disparition en 1856, la réputation de sainteté de Rosalie Rendu, religieuse des Filles de la Charité, n’a jamais fléchi. Le lendemain de sa mort, Mgr de Bonald, cardinal-archevêque de Rouen, pose sa croix pectorale contre son corps, exposé dans une chapelle ardente.

En 1950, Sœur Thérèse, institutrice des Filles de la Charité, se plaint de troubles moteurs. Une paralysie sévère des membres inférieurs apparaît, rendant sa locomotion difficile. Sa communauté et ses élèves sollicitent sa guérison par l’intercession de Rosalie.

À l’hiver 1951, Sœur Thérèse est transportée à l’hôpital Saint Joseph de Paris (France). Le professeur Thomas diagnostique une syringomyélie et prescrit des applications de radium sur la colonne vertébrale deux fois par semaine.

Rien n’y fait. Au soir du 31 janvier 1952, les douleurs sont insupportables. Elle ne peut plus bouger. Elle sent sa fin proche.

Mais le lendemain matin, à 9h15, elle saute du lit, s’habille et une fois habillée, se rend compte qu’elle est complètement guérie !

« Je fais deux ou trois fois le tour de ma chambre en gambadant. Sœur Madeleine vient me voir, je danse devant elle, ébahie ! “Vous êtes folle !” “Non, je suis guérie”... Quant à mes élèves, que je vais voir ensuite, elles courent comme des folles dans tout le quartier en criant à tout venant : “Sœur Thérèse est guérie !” »

La suite est tout aussi improbable : « Je commence mes pèlerinages par le Sacré-Cœur de Montmartre. Nous grimpons jusqu’à la basilique, à pied bien sûr... Je reste à genoux avant de redescendre à pied et en métro. (...) Depuis... Je marche toujours. C’était il y a 44 ans ! »

Le décret d’approbation de ce miracle a été lu en présence de saint Jean-Paul II le 12 avril 2003 et Sœur Rosalie a été proclamée bienheureuse sept mois plus tard.

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 15:00
© David Eucaristía de Pixabay
1405, en Belgique, des gouttes de sang jaillissent d’un fragment d’hostie

 

Près de Nivelles (Belgique, Brabant wallon), en pleine forêt, la modeste chapelle de Bois-Seigneur-Isaac date du XIe siècle. Elle abrite à l’époque une image de Notre-Dame de Grâce et de Consolation qui, après avoir été portée en procession en 1336, mit fin à une terrible épidémie.

Le mardi avant la Pentecôte de 1405, vers minuit, le seigneur du lieu, Jean de Huldenberghe (ou Jean du Bois), est réveillé par une voix qui l’appelle par son nom. À cet instant, Jean voit devant lui un homme âgé d’une trentaine d’années, vêtu d’un manteau bleu doublé d’hermine, entouré d’une belle lumière.

Jean n’est pas rassuré. Il demande à cet homme de dire son nom. Sans rien dire, celui-ci ouvre son manteau, laissant apparaître son corps couvert de plaies.

Il dit : « Regarde, comme j’ai été maltraité [...] Comment ne serais-je pas tout couvert de blessures puisque chaque jour on m’en occasionne de nouvelles ? » Il montre alors à Jean une plaie au côté semblable à celle du Christ crucifié. 

Enfin, la vision ajoute : « Si tu ne peux me procurer d’autre remède, au moins porte ta main sur mes plaies afin de les adoucir. Fais ce que tu peux et je t’en saurai gré jusqu’à ce que tu puisses faire mieux et qu’alors je pardonne au monde. »

Le lendemain, la même scène se reproduit. L’homme s’adresse ainsi à Jean : « Faudra-t-il me courroucer contre un monde qui reste sourd à mes plaintes ? »

La nuit suivante, Jean, inquiet de ce qu’il vient de vivre, demande à son frère de dormir dans sa chambre. L’apparition se manifeste pour la troisième fois. Jean reçoit ce message : « Prends la clé de la chapelle et rends-toi là. Tu m’y trouveras et tu sauras qui je suis. »

À cet instant, le seigneur se sent comme projeté en rêve dans la chapelle où il aperçoit le Christ ensanglanté au-dessus de l’autel. Cette vision le ramène à lui. Il en est sûr : Jésus lui a parlé. Il s’habille et se rend en hâte à la chapelle.

Cette nuit-là, tandis qu’il dort paisiblement, Pierre Ost, le curé de la paroisse voisine, entend : « Lève-toi et va de suite dire la messe dans la chapelle du Bois-Seigneur-Isaac. » Le prêtre doute. Il doit célébrer le lendemain un office dans sa paroisse sans visiter la chapelle.

Il obéit cependant à la voix. Parvenu dans la chapelle où il retrouve Jean, il débute la célébration non sans appréhension.

À l'offertoire, lorsqu’il déplie le corporal, il aperçoit une parcelle d’hostie qui adhère au linge. Il veut la prendre pour la consommer à la communion, en vain : elle demeure collée au tissu. « Elle est restée là depuis la dernière messe, pense-t-il.

À cet instant, son regard se fixe sur le corporal : des gouttes de sang jaillissent du fragment d’hostie. Il vacille. Jean s’approche pour le soutenir et lui souffle : « Cette merveille vient de Dieu. » 

À la fin de la messe, le morceau d’hostie saignante est toujours là. L’écoulement sanguin est impressionnant. Les deux hommes préviennent leur entourage. Des dizaines, puis des centaines de fidèles accourent.

Le saignement dure quatre jours, jusqu’au mardi de la Pentecôte. Tout le corporal est maculé de sang, sur une épaisseur « d’un doigt sur trois de largeur ». Après cette date, il coagule. À partir du jeudi de la Fête-Dieu, il est complètement sec.

Informé, Pierre d’Ailly, évêque de Cambrai, demande à examiner le corporal. Il lui fait subir des bains de vin, d’eau, de lait, de lessive… Rien n’y fait. Le sang ne part pas !

À la demande de Jean du Bois, le prélat rend la relique eucharistique à la chapelle de Bois-Seigneur puis le 3 mai 1411, il la fait consacrer en l’honneur du Saint-Sang, de la Vierge et du Précurseur.

Pierre d’Ailly, ancien chancelier de l’université de Paris et confesseur de Charles VI, est créé cardinal peu après. Jean lui demande de reconnaître officiellement le miracle, ce que Pierre approuve. Le 23 septembre 1413, trois prêtres de Nivelles débutent une enquête canonique au cours de laquelle de nombreux témoins sont auditionnés.

Le 10 septembre 1413, Pierre, devenu légat du Pape, publie une bulle confirmant l’authenticité des faits « en vertu de l’autorité apostolique ». Des indulgences sont accordées aux fidèles venant à la chapelle pour vénérer le corporal le jour anniversaire du phénomène. Une procession est prévue chaque année à Bois-Seigneur, le dimanche après le 8 septembre.

Après une interruption, de la Révolution française à 1896, la procession du Saint-Sang a repris et la relique, tachée de sang, est toujours exposée dans la chapelle.

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 15:00

 

 
© iStock/Getty Images Plus/Motortion. Le Christ apparaît.
Bienheureuse Élisabeth Canori Mora : en 1820 le Christ lui apparaît et lui parle

 

Elle est malheureuse sur le plan matrimonial. Parallèlement, elle mène une vie chrétienne exemplaire, pleine de grâces extraordinaires.

Le 8 décembre 1820, le Christ lui apparaît et lui fait part des difficultés rencontrées à cette époque par le pape, en ajoutant : « Je frapperai les hommes d’un grand châtiment si les hommes, et, en particulier, les ennemis de son Église, continuaient d’ourdir des complots contre elle. »

Elisabeth s’offre à cet instant comme victime expiatoire pour la réconciliation de tous. Le visage de Jésus rayonne alors d’une lumière surnaturelle. Ses traits expriment une paix inconnue ici-bas. Il dit : « Fille bénie de mon Père, ta prière m’est très agréable. Ton sacrifice et tes mérites m’apaisent. Je suspends le châtiment mérité et je fais place à ma miséricorde. »

Elisabeth quitte ce monde cinq ans plus tard, après des dizaines de visites de Jésus et de Marie.

Elle est béatifiée en 1994.

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 15:00

 

 
© CC0 Claude Mellan, La Sainte Face, 1649, gravure, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Sainte Véronique : en 1849 le visage de Jésus apparaît mystérieusement sur un linge à Rome

 

En ce jour où l’Eglise célèbre sainte Véronique, voici le récit d’un prodige trop peu connu en France.

Au milieu du XIXe siècle, l’Église traverse une grave crise. Exilé pendant 17 mois hors de Rome (Italie), Pie IX est confronté à des troubles révolutionnaires qui secouent la péninsule italienne. Les catholiques prient pour leur avenir.

Le samedi 6 janvier 1849, la basilique Saint-Pierre est comble. Les chanoines y ont exposé des reliques, dont le voile de sainte Véronique qui avait essuyé le visage du Christ avec ce morceau de tissu sur le chemin du calvaire, visage qui était depuis lors miraculeusement imprimé sur le tissu. Agenouillé, chacun supplie le Seigneur de lui venir en aide.

C’est la stupéfaction : en un instant, l’image du Christ sur la relique devient nette, laissant apparaître les traits d’un homme vivant avec une précision inexplicable. Les déformations causées par le temps ont disparu. Un détail frappe : l’image n’est pas plate, à la manière d’un portrait ou d’une photographie, mais chaque trait est en relief, dessinant une figure comme détachée du tissu.

Les faits sont mentionnés dans le journal de la basilique Saint-Pierre. Un graveur a reproduit l’image qui a été dupliquée sur papier et sur tissu. Ces reproductions ont été données par les chanoines avec un certificat d’authenticité portant le sceau rouge de leur chapitre.

Le 1er octobre 1885, un bref de Léon XIII fait mention de ce phénomène.

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 15:08

 

 
© iStock/Getty Images Plus/bubutu- Sainte Jeanne est guérie.
Sainte Jeanne de Lestonnac : au terme d’une neuvaine, une religieuse est miraculeusement guérie

 

Une religieuse est guérie en 1867 par l’intercession de d’abord épouse, mère de cinq enfants, puis veuve, Jeanne de Lestonnac, nièce du philosophe Montaigne, fonde à Bordeaux (France, Gironde) en 1607 la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l’éducation des jeunes filles défavorisées.

Le 14 août 1867, Zelie Bayssade, religieuse de la Compagnie de Marie Notre-Dame au couvent de Toulouse (France, Haute-Garonne), espère en Dieu mais désespère des médecins : son épine dorsale, abîmée par une grave pathologie, et sa paraplégie occasionnée par une méningite, ne lui laissent aucune chance de survie. Pour la science, son sort est scellé.

Zelie sait qu’elle va bientôt quitter ce monde. Mais elle veut mourir chrétiennement. Elle entreprend une neuvaine à Jeanne de Lestonnac qui, à cette époque n’est pas canonisée (elle le sera 82 ans plus tard).

Au terme de la neuvaine, la sœur se sent mieux. Deux heures plus tard, elle se lève, marche, court et demande qu’on lui apporte quelque chose à manger. Elle vient d’être guérie, subitement, totalement, définitivement, sans aucune aide thérapeutique et sans amélioration préalable de sa santé.

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/RomoloTavani Catherine de Ricci et la Passion du Christ.
Sainte Catherine : elle revit la Passion du Christ

 

Née dans une famille patricienne de Florence (Italie, Toscane), Catherine de Ricci est une mystique dominicaine exceptionnelle. Les grâces extraordinaires qu’elle reçoit sa vie durant ne l’empêchent pas d’occuper des fonctions de responsabilité au sein de sa communauté.

Vers midi, en ce premier jeudi de février 1542, Catherine, alors âgée de 20 ans, vit « l’extase de la Passion ». Elle « assiste » et participe activement à chaque étape de la Passion du Christ : depuis le départ de Béthanie jusqu’à la descente de croix. La jeune mystique est plongée dans une extase totale, déconnectée de son environnement habituel, immobile jusqu’à la rigidité.

Selon son témoignage, elle voit ces scènes non comme dans un rêve, mais de manière réelle, avec ses yeux. Elle n’est pas spectatrice de ce qu’elle voit et entend, elle n’assiste pas à une pièce, mais participe activement, touchant les personnages qu’elle rencontre, échangeant avec eux comme avec des êtres vivants. Elle ressent les souffrances physiques de Jésus dans son corps mais aussi dans son âme. Elle se sent immergée dans l’évangile.

Ce phénomène prit fin le lendemain, vendredi, à 16 heures. Il s’est renouvelé toutes les semaines pendant 12 ans.

Catherine a été canonisée en 1746 par le pape Benoît XIV.

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 15:00

 

 
© iStock/Getty Images Plus/GDArts Le Miracle des oiseaux.
Saint André : il ressuscite des oiseaux

 

Mort en 1302, le bienheureux André de Segni, éminent théologien, est un fils spirituel de saint François d’Assise dont il a rejoint l’ordre.

Sa vie entière est placée sous le regard de Dieu. Humble - bien que neveu du pape Alexandre IV, il refuse d’être nommé cardinal - et compatissant - son entourage connaît son amour pour chaque créature, André sert le Christ dans l’effacement.

Un jour, cloué au lit par un mal éprouvant, on lui apporte des petits oiseaux tués par un chasseur, afin de « réveiller » son estomac affadi. Mais devant le spectacle de ces créatures ensanglantées, le bienheureux se souvient du dialogue entre son maître saint François et les oiseaux d’Assise.

Envahi par une grande pitié envers ces êtres innocents, il traça sur eux un grand signe de croix en priant le Seigneur de leur redonner vie. Dès qu’il eût fini son oraison, les oiseaux se mirent à bouger, à s’agiter, puis battirent des ailes et s’envolèrent. 

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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/AIPortraiture Le Miracle de la multiplication des pains.
Saint Jean Bosco : la multiplication des pains !

 

En 1860, les jeunes salésiens du couvent de Turin (Italie, Piémont) ne sont pas à la fête. Le pain vient à manquer et le boulanger du quartier refuse toute livraison tant que sa créance de 10 000 lires restera due.

Plusieurs religieux alertent leur fondateur, saint Jean Bosco, qu’il n’y a plus rien à manger pour le déjeuner. Mais il est alors en train de confesser et cette information ne semble guère le perturber. Il se contente de dire : « Ramassez tous les morceaux de pain et les miettes que vous trouverez dans la maison. J’en ferai la distribution. »

A l’heure du déjeuner, le jeune Francis Dalmazzo prend place derrière Don Bosco. Là, il va être le témoin privilégié (mais non le seul) d’un prodige incroyable.

Chacun à leur tour, 300 étudiants commencent à défiler devant le saint pour obtenir un morceau de pain.

« Mon regard se posa sur le panier et je vis qu’il contenait 15 ou 20 pains, tout au plus », explique Francis. Sans rien y comprendre, il observe Don Bosco distribuer un « pagnotelle » (petit pain) à chacun, sans que la quantité de pain contenue à l’intérieur du panier ne diminue!

« Comment cela se peut-il ? » s’interroge le jeune : personne n’a apporté de pains supplémentaires et le panier n’a pas été changé !

A la vue de ce miracle, Francis décide de devenir un salésien. Plusieurs témoins ont attesté sous serment de l’authenticité des faits lors du procès de béatification en 1929.

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 15:00
© iStock/Getty Images Plus/Sidney de Almeida Eucharistie.
1751, à Paris, Voltaire est informé d’un miracle eucharistique !

 

L’avocat parisien Edmond-Jean Barbier, célèbre commentateur du règne de Louis XV, débute ainsi sa chronique du mois de juin 1725 : « Il y avait longtemps que Dieu n’avait pas fait de miracles. Nous en avons eu un à Paris, le dernier mai, à la procession de la grande Fête-Dieu… »

Anne La Fosse (née Charlier), 45 ans, est une femme de condition modeste habitant le faubourg Saint-Antoine à Paris (France). Elle est profondément catholique. Mais sa santé s’est dégradée au fil du temps. Elle est paralytique et victime d’hémorragies depuis plusieurs années.

Elle place ses espoirs en Dieu. A l’approche de la Fête-Dieu de 1725, bien qu’incapable de se déplacer elle-même, elle envisage de se faire porter par une tierce personne jusqu’au seuil de son immeuble afin de voir le Saint-Sacrement qui, selon elle, la guérira.

Son état est alors alarmant. Même son confesseur lui déconseille d’essayer de sortir. Pugnace, Anne réussit à convaincre ses voisins de la descendre de chez elle.

La procession approche. Un dais protège l’ostensoir porté par l’abbé Goy, curé de Sainte-Marguerite.

Anne le sait. Jésus va l’aider.

Lorsque le dais parvient à sa hauteur, Anne se jette par terre, se traîne sur le sol jusqu’au prêtre qui n’en revient pas. Les gens l’entendent crier : « Seigneur, tu peux me guérir si tu le veux. »

L’abbé Goy ne sait pas quoi dire à cette femme sortie tout droit de l’Evangile. Il tourne la tête vers les fidèles aux alentours, comme pour leur demander de l’aider, de la relever. 

Mais d’assistance, Anne n’en a plus besoin. Après avoir senti un tremblement terrible dans son corps, elle se lève subitement, comme si elle n’avait jamais souffert. A la vue de tous, elle suit la procession jusqu’à l’église paroissiale de Sainte-Marguerite.

Bientôt informé, le cardinal-archevêque de Paris, Louis-Antoine de Noailles, diligente une enquête. Une centaine de témoins sont entendus. Chaque détail du prodige est scruté avec attention. Cinq médecins auscultent la miraculée, sans rien expliquer.

Le 10 juin 1725, le cardinal de Noailles publie un mandement reconnaissant le prodige. Un Te Deum est chanté dans l’église Sainte-Marguerite, et une procession célèbre le miracle, de cette paroisse jusqu’à Notre-Dame : première procession dite de « Madame de La Fosse » qui sera renouvelée chaque année jusqu’à la Révolution. Anne y prit part jusqu’en 1751.

Un homme pour le moins inattendu reçut le mandement des mains de son auteur, le père Couet, grand vicaire de l’archevêque de Paris : Voltaire. L’auteur du Dictionnaire philosophique a rencontré Anne La Fosse, certainement deux ou trois fois.

Dans Paris, une rumeur court en ce début de XVIIIe siècle : Voltaire l’incrédule s’est converti…

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés/Antonio Quattrone Antonio Rossellino, Bienheureuse Villana de Botti.
Bienheureuse Villana de Botti : son corps reste incorrompu 37 jours après sa mort

 

Le 29 janvier 1360, Villana de Botti, la trentaine, née à Florence (Italie, Toscane), épouse devenue membre d’un tiers-ordre dominicain (les Sœurs de la Pénitence), gratifiée de grâces extraordinaires comme les stigmates, agonise. Elle a 30 ans.

Allongée sur son lit de souffrance, elle demande à ses sœurs de lui lire une dernière fois le récit de la Passion. Elle rend son âme à Dieu lorsqu’elle entend les mots : « Inclinant la tête, il remit l’Esprit. » (Jn 19, 30)

Une foule se presse dès le lendemain pour voir et, si possible, toucher le corps de la bienheureuse. On s'agenouille, on prie, on tente d’arracher un bout de ses vêtements…

Mais rien ne se passe comme prévu. Au bout d’une journée, le corps de Villana ne présente aucun signe de corruption cadavérique.

Trois jours passent. Sa dépouille demeure rigoureusement identique. On se souvient qu’aucun traitement de conservation des tissus ou de momification n’a été appliqué.

Au terme de la première semaine, le bruit de son incorruption se répand à travers la région. Appelés à la rescousse, des médecins constatent la réalité du phénomène.

Le corps reste dans cet état pendant 37 jours : frais, souple, vivant.

Villana est béatifiée le 27 mars 1824.

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Le Triomphe de saint Thomas d’Aquin par Francisco Zurbarán, 1631, musée provincial des Beaux-Arts, Séville.
Saint Thomas d’Aquin : le Christ en croix lui apparaît

 

En 1273, Thomas d’Aquin n’a plus que quelques mois à vivre. Proche de la cinquantaine, il est l’un des plus grands intellectuels de son époque. Son œuvre est célèbre d’un bout à l’autre de l’Europe.

Le chapitre provincial des Dominicains de Florence (Italie, Toscane) l’a chargé d’organiser une école de théologie. Le pape Grégoire X l’invite au concile de Lyon (France) qu’il est sur le point de convoquer.

Si son zèle pour Dieu et l’Église demeure intact, Thomas sent la fatigue l’envahir peu à peu.

Le 6 décembre 1273, jour de la fête de saint Nicolas, tandis qu’il célèbre la messe dans la chapelle dédiée à ce saint au couvent dominicain de Naples (Italie), le « Docteur angélique » tombe en extase. Après quelques instants, il revient à lui, achève la cérémonie puis retourne à la sacristie où il rencontre son secrétaire, le frère Réginald de Piperno.

Le saint lui fait part de ce qu’il vient de vivre : une expérience unique. Le Christ en croix s’est montré à lui, entouré d’une lumière indescriptible, avec son humanité souffrante.

Puis il annonce à Réginald, interloqué, qu’il n’écrira plus ! « Je ne peux plus. Tout ce que j’ai écrit me semble comme un fétu de paille, en comparaison de ce que j’ai vu. »

Thomas rend son âme à Dieu quelques mois plus tard. Il est devenu Docteur de l’Église en 1567.

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-SA 3.0/Benoit Lhoest Sainte Angèle Mérici, XVIIe siècle.
Sainte Angèle Merici : elle sauve un homme de la mort

 

En 1768, Biago Beschi, ouvrier de son état, est un jeune homme de forte corpulence, à la stature imposante. Il est chargé de la décoration intérieure de l’église des Ursulines de Desenzano (Italie, Lombardie), près de Brescia, où sainte Angèle Mérici, fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule, est morte 228 ans plus tôt. La paroisse organise une solennité en l’honneur de la bienheureuse fondatrice.

Plein d’élan, Biago se saisit d’une longue échelle qu’il dispose sur l’une des parois de la nef puis grimpe allégrement.

Parvenu presque au sommet, c’est le drame : un barreau se rompt. L’homme est déséquilibré. Il fait une chute d’une vingtaine de mètres. C’est la fin. L’arrière de sa tête a violemment heurté un banc en contrebas.

Au moment de la chute, une Ursuline présente sur les lieux crie de toutes ses forces : « Sainte Angèle ! » Elle détourne son regard, pensant à l’horrible spectacle du corps sans vie, jonchant le sol.

Elle rouvre les yeux et se met à hurler, comme hors de contrôle. Ce qu’elle voit alors dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer : Biago s’est relevé, indemne !

Quelques jours plus tard, des examens médicaux certifient que l’homme est bien vivant et qu’il ne porte ni contusion ni fracture.

Angèle est canonisée en 1807 par Pie VII.

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés Saint José Gabriel Brochero.
Saint José Gabriel Brochero : il guérit miraculeusement un enfant gravement accidenté

 

José Gabriel Brochero (+ 1914), surnommé le « curé Brochero », est le premier saint argentin. Mort lépreux et aveugle, il a passé sa vie à soulager les malades, parcourant des centaines de kilomètres sur sa mule « Mauvaise-Tête », vêtu d’un poncho coloré.

En 2000, le petit Nicolas Flores, âgé de 11 mois à peine, est victime d’un terrible accident de voiture. Dans le crash, son grand-père maternel trouve la mort ; sa mère, Sandra Violino, et sa grand-mère sont dans un état critique.

Parvenus sur les lieux, les pompiers constatent la mort de Nicolas puis s’aperçoivent qu’il respire encore, très faiblement. Son crâne a violemment heurté le sol.

Transporté à l’hôpital, son état s’aggrave encore : son cœur s’arrête de battre par trois fois. Il est réanimé à chaque fois. Dans quelques heures, l’enfant mourra, affirment les praticiens.

Parents et amis connaissent le « curé Brochero », considéré comme un des leurs. On décide de s’en remettre à Dieu et à lui. La nuit suivante, fidèles et religieux du diocèse implorent José Gabriel pendant de longues heures.

Au matin, les médecins tombent des nues : l’enfant a un teint coloré, il respire normalement, il est éveillé, il sourit… Tous les paramètres médicaux sont positifs. Dieu est intervenu en sa faveur à l’intercession du « curé Brochero » que l’Église a béatifié en 2014.

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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia La Conversion de saint Paul par Pieter Brueghel l’Ancien, 1567, huile sur panneau de bois, Kunsthistorisches Museum, Vienne.
Saint Paul : sur le chemin de Damas

 

Vers l’an 35, Saul de Tarse, Juif, citoyen romain de langue grecque, persécute les premiers chrétiens en participant au martyre de saint Étienne. Il passe ensuite un accord avec les chefs du Sanhédrin(1) : il fera prisonnier les Juifs de Damas (Syrie) convertis au christianisme et les ramènera pieds et poings liés à Jérusalem.

Parvenu près de Damas, tandis qu’il chevauche en compagnie de ses compagnons dans la chaleur de midi, il est subitement enveloppé par une nuée lumineuse qui l’environne de son éclat. Il chute à terre. Puis il entend une voix mystérieuse : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

— Qui es-tu, Seigneur ?

— Je suis Jésus, c’est moi que tu persécutes. »

Les compagnons de voyage de Paul entendent la voix mais ne voient personne.

Saul se relève alors, mais il est devenu aveugle.

Trois jours plus tard, Ananias, prévenu par Jésus dans une vision, le guérit de sa cécité en lui imposant les mains.

Trois jours… comme une Résurrection. Saul jette un regard transfiguré sur le monde. Il est devenu saint Paul, l’apôtre des nations.

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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Vitrail de saint François de Sales, église de Saint-Martin de Florac.
Saint François de Sales : une lumière entoure son visage lorsqu’il voit Marie et deux apôtres

 

Le 8 décembre 1602, François de Sales devient évêque de Genève (Suisse) entre les mains de Mgr Vespasien Garibaldi, archevêque émérite de Vienne. La cérémonie est belle et priante, le faste liturgique, remarquable.

Sainte Jeanne de Chantal, future cofondatrice de l’ordre de la Visitation avec François, est présente. Personne ne semble avoir remarqué un fait surprenant, survenu en pleine cérémonie. Jeanne de Chantal a, quant à elle, nettement vu une lumière d’une beauté inconnue, entourer le visage du saint.

Elle lui en fit part. François lui expliqua qu’il avait reçu la visite ce jour-là d’êtres célestes. Voici qu’elle note : « Il lui sembla naïvement que la très adorable Trinité imprimait intérieurement dans son âme ce que les évêques faisaient extérieurement sur sa personne ; de même il lui semblait voir la très sainte Mère de Notre Seigneur qui le mettait sous sa protection, et les apôtres saint Pierre et saint Paul qui le protégeaient. »

En 1877, François de Sales, canonisé en 1665, est élevé au rang de Docteur de l’Église par le pape Pie IX.

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/Zolnierek Ostensoir.
Un miracle eucharistique le jour de la Fête-Dieu 1668

 

À la fin du printemps 1668, les fidèles catholiques du village des Ulmes-Saint-Florent (aujourd’hui Muy-Saint-Florent, France, Maine-et-Loire, diocèse d’Angers), près de Saumur, ne pavoisent pas : après avoir renforcé leurs présence régionale depuis la promulgation de l’Édit de Nantes en 1598, les protestants tiennent un synode à Saumur. De surcroît, leur curé, le père Nicolas Nézan, vit en concubinage avec l’une de ses paroissiennes et emploie son propre frère comme vicaire.

Le samedi 2 juin 1668 (octave du Saint-Sacrement), vers 19 heures, 200 fidèles rejoignent l’église paroissiale pour la bénédiction du Saint-Sacrement. Un bel ostensoir, posé sur l’autel, contient une grande hostie consacrée. Le curé et son vicaire sont agenouillés devant l’autel, l’un à côté de l’autre.

On chante l’hymne Pange lingua, quand, à la strophe Verbum caro, un phénomène incroyable méduse l’assistance : à la place de l’hostie apparaît à l’intérieur de l’ostensoir « la forme d’un homme » aux « cheveux bruns clair tombant sur les épaules, le visage éclatant, les mains croisées l’une sur l’autre, la droite sur la gauche, le corps revêtu d’une robe blanche en forme d’aube ».

Le miracle a duré au moins un quart d’heure, selon la lettre pastorale de Mgr Henry Arnauld, évêque d’Angers.

Le père Nézan crut d’abord être le jouet d’une illusion d’optique. Il demanda à son confrère ce qu’il voyait dans l’ostensoir. Ce dernier lui répondit qu’il percevait la figure d’un homme jeune et barbu, aux cheveux longs.

À cet instant, le curé prend l’ostensoir et le montre aux fidèles, en leur disant : « S’il y a quelque incrédule parmi vous, qui doute de la présence réelle de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement, qu’il approche : voilà Notre-Seigneur qui s’y fait voir manifestement ! »

Et d’ajouter : « Mes enfants, demandons pardon de nos péchés, voilà Notre-Seigneur qui paraît. » Les deux prêtres et bien des paroissiens versent alors d’abondantes larmes.

Un témoin, Pierre Rou, explique : « La figure remplissait la rondeur de l’hostie. »

Le père Nézan fit porter un mot à l’évêque d’Angers pour le tenir au courant. Celui-ci envoya sur place le curé de Saumur, l’abbé Nicolas Charpy, de l’Oratoire, qui fit un compte-rendu positif des événements.

Le 20 juin suivant, l’évêque, accompagné de son promoteur René Bréchu, vient au village où il célèbre la messe, examine l’hostie miraculeuse puis interroge 12 témoins qui, le 2 juin précédent, se trouvaient près de l’ostensoir.

Cinq jours plus tard, le prélat publie une lettre pastorale reconnaissant les faits. Il ordonne que l’hostie soit conservée dans l’église paroissiale, « dans une fenêtre bien sûre et dûment ornée qui sera faite à cet effet près du grand autel du côté de l’Évangile ». Une cérémonie d’anniversaire sera organisée chaque année.

Au cours de son épiscopat, Mgr Arnauld se rend par trois fois aux Ulmes. Son successeur, Mgr Michel Poncet de La Rivière s’y recueille le 20 juin 1712.

En 1710, une seconde enquête est diligentée. Ses résultats confirment en tous points les témoignages de 1688.

Malgré certaines critiques formulées contre Mgr Arnauld et la reconnaissance du miracle, des milliers de personnes vénèrent l’hostie miraculeuse jusqu’à la Révolution. Puis elle est dérobée par un prêtre défroqué. On a retrouvé l’ostensoir au Puy-Notre-Dame (France, Maine-et-Loire) en 1833. Sur ordre de l’évêque d’Angers, l’hostie est alors consommée par le curé du village.

En 1901, le Congrès eucharistique international se tient dans la paroisse des Ulmes.

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés/FMA Chile Laura Vicuña.
Bienheureuse Laura Vicuna : la guérison extraordinaire d’une religieuse chilienne est obtenue par son intercession

 

Le 22 mai 1958, sœur Ofelia del Carmen Lobos Arellano, 26 ans, religieuse chilienne de Marie Immaculée, est au plus mal. Son entourage pense qu’elle va mourir. Son pronostic vital est engagé.

Elle souffre d’une péribronchite chronique fibreuse. Elle a été opérée à deux reprises en 1955, non pour guérir mais pour diminuer ses douleurs. Son cas est jugé incurable. Depuis plusieurs années, elle est incapable de mener une vie normale tant sa fatigue est intense et continuelle. Placée sous oxygène, elle vit en position assise. Sa déglutition est atteinte. « J’attendais la mort », déclare-t-elle en août 1986.

A nouveau hospitalisée, on songe à la renvoyer dans son couvent pour qu’elle y meurt en paix.

Un soir, elle se met à prier sa compatriote Laura Vicuna, élève des Filles de Marie Auxiliatrice, morte à l’âge de 12 ans en 1904, déclarée vénérable de Dieu. Si le Seigneur lui en donne la force, Ofelia fera une neuvaine…

Vers 22 heures, tandis qu’elle prie, elle sent ses poumons « se dénouer ». Son corps est devenu indolore. Elle se sent si légère qu’elle a envie de se lever et de manger. Elle trouve le sommeil sans médicaments.

Le lendemain matin, sans rien y comprendre, elle se réveille en position allongée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années. Elle se sent parfaitement bien.

Le personnel soignant la retrouve dans cet état. Personne n’ose y croire. Pour leur montrer qu’elle a recouvré la santé, Ofelia arrache son ballon d’oxygène (6 m3 de contenance) qu’elle traîne à travers sa chambre devant les infirmières effarées ! En huit jours, elle récupère son poids normal.

Jusqu’à lors incroyant, le docteur Gondar, témoin oculaire, note : guérison « inexplicable du point de vue scientifique ».

Laura Vicuna a été béatifiée le 3 septembre 1988.

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Marie-Christine de Savoie, XIXe siècle.
Bienheureuse Marie-Christine de Savoie : une domestique est guérie par son intercession

 

En 1867, Maria Vallarino, domestique à Gênes (Italie, Ligurie), constate la présence d’une boule de chair, « grosse comme une noix », sur son sein droit. Le docteur Luigi Garibaldi diagnostique une tumeur dont la taille s'accroît dans les semaines suivantes.

Maria consulte le docteur Oldoino Marengo dont le diagnostic est très sombre : « écoulement mammaire au second degré avec résistances tuberculeuses », autrement dit : tumeur incurable bientôt volumineuse comme un « oeuf de poule ».

Maria place sa confiance en Dieu. Elle refuse toute intervention chirurgicale. Elle fait alors la rencontre de Virginia Lombardo de Rivarolo Ligure, infirmière aimant la vénérable princesse Marie-Christine de Savoie.

Virginia lui donne une petite relique de Marie-Christine qu’elle lui dit de poser sur la tumeur, en priant : « Jésus, ô bon Jésus, glorifiez votre servante », les mots que Marie-Christine de Savoie, morte à 23 ans, répétait au Seigneur. 

Cinq jours plus tard, la tumeur cancéreuse a quasiment disparu. Maria se sent parfaitement bien. Le docteur Marengo constate sa guérison complète sans pouvoir avancer la moindre explication naturelle.

Entre 1870 et 1887, six experts examinent Maria. Tous tombent d’accord : il ne reste rien de la tumeur mortelle.

À l’automne 2013, la congrégation pour les causes des saints, dans son décret de reconnaissance du miracle, indique : « guérison très rapide, complète, durable et inexplicable » d’une pathologie engageant le pronostic vital.

Le pape François a béatifié Marie-Christine de Savoie le 25 janvier 2014.

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 15:00
 
© Diocèse de Messine Chœur de l’église Sainte-Eustochia où est conservée la sainte relique.
Sainte Eustochia : son corps est incorrompu depuis un demi-millénaire

 

Il existe des dizaines de corps incorrompus de saintes et de saints, parfois des décennies après leur mort. Celui de sainte Eustochia Calafato bat tous les records.

Née en 1434 à Messine (Italie, Sicile), fiancée malgré elle à l’âge de 11 ans, veuve, Smeralda entre au couvent des Clarisses de sa ville natale, malgré l’avis de son père ; qui meurt peu après, et celui de ses frères menaçant d’incendier les bâtiments ! Elle devient sœur Eustochia pour l’éternité

En 1464, elle quitte le lieu pour fonder une nouvelle communauté plus respectueuse de la règle de sainte Claire.

Elle rend son âme à Dieu le 20 janvier 1485. Rapidement, des guérisons sont alléguées sur son tombeau.

Quelques heures plus tard, la mort ne semble avoir aucune prise sur elle : peau souple, teint frais, yeux semblables à ceux d’un vivant, élasticité des tissus, etc. En 1487 et 1491, les deux premières exhumations canoniques aboutissent aux mêmes constatations.

Le prodige perdure. Les autorités ecclésiastiques y discernent un signe de Dieu et décident d’exposer le corps à la vénération des fidèles chaque 22 août. Il l’est aujourd’hui deux fois par semaine.

Conservé à la verticale derrière une plaque de verre, le corps, incorrompu depuis cinq siècles, a survécu au tremblement de terre de 1908. Une analyse datant de 1991 a révélé un raidissement des tissus et un noircissement relatif de la peau.

Un détail frappe : depuis le 20 janvier 1485, la main droite d’Eustochia, avec ses deux doigts tendus, semble bénir les fidèles au-delà de la tombe.

En 1782, le pape Pie VI a confirmé le culte et saint Jean-Paul II l’a élevée sur les autels le 11 juin 1988.

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/BnF « Île de Corfou » issu d’Illustrations de Opusculum sanctorum peregrinationum ad spulcrum Christi venerandum de Bernhard de Breydenbach, 1486, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Saint Arsène de Corfou : il fait jaillir une source

 

D’origine palestinienne, devenu moine à l’âge de 12 ans, Arsène devient au Xe siècle le premier évêque orthodoxe de l’île de Corfou (Grèce, mer Ionienne). Les fidèles l’aiment pour sa charité, son zèle pastoral et sa science des Ecritures.

Mais la région est alors en proie à des exactions commises par des bandes de pillards venues par la mer.

L’une d’elles, venue de Bulgarie, débarque un jour sur l’île, incendiant et pillant les maisons, détroussant les habitants, ne respectant pas même les lieux de culte.

Arsène décide d’aller au devant d’eux et de leur parler, dans un esprit de paix.

La rencontre tourne mal et l’évêque est fait prisonnier. On le ligote et on l’emmène sur l’embarcation des pillards.

Apprenant que leur pasteur est en danger, les fidèles partent à sa recherche. Un affrontement naval a lieu entre eux et les Bulgares. Plusieurs hommes sont tués mais Arsène est libéré.

En attendant de pouvoir regagner Corfou, le prélat trouve refuge sur un minuscule îlot en compagnie d’habitants de Corfou.

L’endroit est isolé. La chaleur est accablante et l’absence d’eau se fait cruellement sentir.

Le saint veut secourir ses frères. Il a repéré un rocher. Il s’en approche discrètement, étend ses mains puis prie le Seigneur de lui venir en aide.

A peine a-t-il prononcé ses mots, qu’un bruit inattendu parvient aux oreilles des hommes : un mince filet d’eau ruisselle derrière le rocher. Tous sont sauvés.

Arsène est rappelé par Dieu en 953, après 20 ans d’épiscopat.

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