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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Jametlene Reskp
Saint Jean de Brébeuf (1593-1649) : il rencontre le démon sous l’aspect d’une vieille dame

Le 9 mai 1637, le missionnaire jésuite en Nouvelle-France (Canada), Jean de Brébeuf, séjourne dans le village de Saint-Joseph (Québec, Laurentides, région des Deux-Montagnes) où il mène une mission d’évangélisation auprès des Indiennes de la région.

Il prie dans l’église paroissiale lorsqu’il tombe en extase. « Je me suis soudain retrouvé ravi par des puissants actes d’amour de Dieu, et je me sentais poussé vers Dieu pour l’embrasser », note-t-il.

Jean est un mystique et il a déjà vécu plusieurs de ses phénomènes. Mais ce jour-là, quelque chose d’inhabituel se produit: à la vision merveilleuse qui vient de ravir le saint, succède celle d’une «vieille dame» qu’il ne connaît pas. Cette personne est modestement vêtue et son visage reflète douceur et bonté.

Tout d’abord, précise Jean, «elle me serra dans ses bras», dans un geste d’accueil. Mais, en une seconde, le missionnaire sent sa force décupler.

Soudain, elle prend la tête de Jean entre ses bras, à la manière d’un étau, et la cogne violemment  contre son propre corps, à tel point qu’il éprouve une vive douleur! De la femme âgée, il ne reste rien. Dorénavant, le saint a face à lui un être haineux et vociférant

Pris de panique, et «soupçonnant que cette dame était en réalité le diable, je fis le signe de croix». Immédiatement, l’inconnue recule puis disparaît sans laisser de trace.

Béatifié en 1925, Jean est inscrit au catalogue des saints le 29 juin 1930 par le pape PieXI.

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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / Delpixart Grotte de Massabielle, Lourdes.
Jeanne Frétel est guérie miraculeusement après avoir communié

En 1938, Jeanne Frétel, 24 ans, habitante de Rennes (France, Ille-et-Vilaine), tombe gravement malade : péritonite tuberculeuse.

Jeanne subit dans les années qui suivent sept opérations chirurgicales à l’abdomen qui n’améliorent pas son état. Depuis 1945, elle est alitée jour et nuit.

Le 4 octobre 1948, elle se rend au pèlerinage du Rosaire à Lourdes (France, Hautes-Pyrénées). A cette date, son état est jugé extrêmement grave : vomissements, ventre ballonné, douleurs atroces. On l’a placée sous morphine.

Les 6 et 7 octobre sont les pires journées que Jeanne a vécu depuis longtemps. Conduite à la grotte et aux piscines, elle endure un véritable calvaire.

Le lendemain, elle est mourante. On la transporte à la messe des malades de 7h30 à l’autel de sainte Bernadette.

Du fait de ses vomissements continus, le prêtre hésite à ce qu’elle reçoive l’eucharistie. Le brancardier insiste. Une petite parcelle d’hostie est posée sur sa langue...

Jeanne parvient à avaler le Corps du Christ. En quelques secondes, un changement se fait en elle : les vomissements cessent, les douleurs disparaissent et elle reprend peu à peu conscience.

« J’avais toujours le ventre dur et ballonné, mais je ne souffrais plus du tout. On me donna une tasse de café au lait que je pris avec appétit et que je gardai », précise-t-elle.

Après la messe, Jeanne est conduite à la grotte de Massabielle sur son brancard. Parvenue à cet endroit, c’est le choc : « J’eus la sensation qu’une personne me prenait sous les bras pour m’aider à m’asseoir. Je me suis trouvée assise. Je me suis retournée pour voir qui avait pu m’aider, mais je n’ai vu personne. Aussitôt assise, j’ai eu la sensation que les mêmes mains qui m’avaient aidée à m’asseoir, me prenaient les mains pour me les mettre sur le ventre. Je me suis aperçue que mon ventre était redevenu normal. »

Dans les minutes qui suivent, Jeanne est prise d’une « faim extraordinaire ».

L’après-midi, la miraculée se lève seule et s’habille normalement. Le voyage de retour vers Rennes n’entraîne aucune fatigue.

Le 20 novembre 1950, après avis favorable du Bureau médical de Lourdes, Mgr Roques, archevêque de Rennes, a déclaré miraculeuse la guérison de Jeanne Frétel.

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24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Josh Applegate
Syméon l’Athonite (1866-1938) : il voit le Christ dans une chapelle

Syméon naît dans une famille nombreuse, pauvre et illettrée de la paysannerie russe. A l’âge de 19 ans, il veut devenir moine. Son père refuse : il reste dans son village natal, où il mène une vie normale avec les amis de son âge : fêtes, vodka, filles… et bagarres ! 

Puis Syméon est affecté dans le bataillon du génie de la Garde impériale pour son service militaire. Au terme de cette parenthèse militaire, il réalise enfin son dessein et parvient au monastère de Saint Pantéléimon au Mont-Athos (Grèce) à l’automne de 1892 où il change de nom pour l'éternité, devenant Silouane. Là, il est affecté au moulin.

Bientôt des tentations, des doutes et des pensées de vanité l’envahissent. Des démons apparaissent devant lui. Le désespoir envahit son âme.

Une fin d’après-midi, tandis qu’il est dans sa cellule, avant les Vêpres, il se dit en lui-même : « Dieu est inexorable, on ne peut pas le fléchir ! » Il passe une heure dans cet état.

L’heure des Vêpres vient de sonner. Silouane rejoint la communauté dans la chapelle du prophète Elie. Il tente de calmer son angoisse mais ne parvient pas à prier ni même à chanter. Soudain, à droite des Portes Royales, près de l’icône du Sauveur, Silouane voit le Christ vivant, baigné d’une lumière merveilleuse. Son regard doux rayonne de joie. Le jeune novice se sent totalement attiré vers lui. Alors le Seigneur disparaît. Mais cette vision terminée, Silouane tombe en extase, comme transporté vers le ciel.

Le patriarche de Constantinople a canonisé Silouane le 26 novembre 1987.

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Anissa Can
Saint Padre Pio (1887-1968) : loin de son couvent, des témoins sentent un parfum extraordinaire après lui avoir rendu visite

En octobre 1919, le docteur Festa, de Rome (Italie), est de passage au couvent de San Giovanni Rotondo (Italie, Pouilles), où il a été invité pour observer les stigmates du jeune capucin Padre Pio. Son rapport établit pour la première fois que ces plaies sont incompréhensibles d’un point de vue naturel.

En partant, le médecin emporte avec lui un linge du religieux imbibé de sang qu’il enferme avec soin dans un petit récipient. Il veut en faire une analyse au microscope.

Après plusieurs dizaines de kilomètres, les amis qui accompagnent le médecin dans sa voiture, sentent un parfum dont la source est inconnue.

« Je suis personnellement dépourvu de tout odorat. Je n’ai remarqué aucune émanation de ce linge ; cependant, un officier distingué et d’autres personnes qui, revenant de San Giovanni, se trouvaient dans l’automobile, à côté de moi, ne sachant pas pourtant que je portais avec moi ce linge enfermé dans une boîte, et malgré l’intense ventilation que produisait la marche rapide du véhicule, en éprouvèrent très bien la fragrance et m’affirmèrent qu’elle correspondait parfaitement au parfum qui émanait de la personne de Padre Pio. », explique le docteur Festa.

Ce mystérieux parfum traverse le temps : « Arrivé à Rome, dans les jours qui suivirent et pendant longtemps, ce même linge rangé dans un meuble de mon bureau en parfuma tellement l’atmosphère que, parmi les personnes qui venaient me consulter, nombreuses furent celles qui m’en demandèrent l’origine. », précise-t-il encore.

Padre Pio a été béatifié en 1999 puis canonisé le 16 juin 2002 par saint Jean-Paul II.

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22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Elia Pellegrini
Sainte Salaberge (VIIe siècle) : née aveugle, elle recouvre la vue par miracle

Au VIIe siècle, saint Eustaise, deuxième abbé de Luxeuil (France, Haute-Saône), parvient dans l’est de la France au terme d’un voyage éprouvant. Il pénètre dans un grand domaine agricole situé près de la Meuse (France, Haute-Marne), possédé par Gondoin, laboureur aisé.

Le propriétaire des lieux reconnaît immédiatement le saint et l’invite à se joindre à lui et à sa famille.

Eustaise bénit la maison puis demande à saluer les enfants. Les deux fils font bonne impression sur le voyageur.

« Tu as d’autres enfants ? » demande-t-il au chef de famille.

-« Non, non, je n’en ai pas d’autre… hormis une fille aveugle nommée Salaberge.

-"Fais-la venir" ».

Salaberge est intimidée. Eustaise l’interroge : « Veux-tu consacrer ta vie à Dieu ?  »

-« Oui, je le veux », réplique l’enfant à la surprise de son père.

A ces mots, le saint sort un flacon de son sac, rempli d’huile, qu’il applique sur les yeux de la fillette. Aussitôt, Salaberge recouvre la vue.

Des années plus tard, elle devient religieuse après être devenue veuve et fonde l’abbaye féminine Saint-Jean-Baptiste à Laon (France, Aisne).

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Hasan Almasi
Saint Castor d’Apt (vers 350-423) : il libère miraculeusement des prisonniers injustement condamnés

Originaire de Nîmes (France, Gard), Castor est un ermite devenu évêque d’Apt (France, Vaucluse). Il le reste pendant 13 ans.

Une année, il prend fait et cause pour des prisonniers injustement condamnés dans son diocèse. Il envisage de les faire libérer et, pour ce faire, il a la ferme intention de tout mettre en œuvre.

Or, Pâques approche. Le saint s’interroge : « Si je parviens à leur venir en aide, ils se convertiront avec l’aide de Dieu et pourront participer à la Semaine pascale »

Castor sollicite d’abord le juge qui a prononcé la sentence mais celui-ci ne veut rien entendre. Il décide alors d’organiser une procession jusqu’à la prison avec son clergé et des fidèles.

Parvenus devant la prison, tous se mettent à prier mais, au bout d’un moment, un épais silence enveloppe les lieux. 

A l’intérieur de l’édifice, les prisonniers injustement condamnés ont entendu les chants. Mais ils croient que leur sort est scellé.

Soudain, leurs chaînes en fer se brisent et les portes des cellules s’ouvrent, sans aucune intervention humaine. Les hommes, ivres de joie, rejoignent Castor, devant leurs gardiens qui n’osent bouger.

Un oratoire a été édifié sur l’emplacement de la prison située près de la Tour de l’Horloge actuelle.

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Ben White
La bienheureuse Marie-Thérèse de Saint-Joseph (-1938) : elle intercède et obtient la guérison d’une femme

Marie-Thérèse, née Tauscher van den Bosch, vient au monde dans la province de Brandebourg (Allemagne), dans une famille protestante. D’abord directrice de l’asile de Cologne, elle se convertit à la foi catholique en 1888, entre au carmel puis fonde la congrégation des Carmélites du Divin Cœur de Jésus pour l’aide aux pauvres dans les hôpitaux et les hospices qui sera rattaché bientôt au Carmel.

En 1996, une femme pieuse, Maria Giuseppina Pieters-Mass, assiste à une retraite donnée par le père carme Bonifacio Honings à Sittard (Pays-Bas, Limbourg), au Généralat des Sœurs Carmélites du Divin Cœur de Jésus.

Mais la pauvre femme souffre de dermatomyocose, onychomycose et acrodynie, induisant des douleurs insupportables aux pieds. Elle ne peut assister à toutes les conférences et s’en trouve désolée. Voyant cela, le père Bonifacio lui conseille de faire une neuvaine à la fondatrice dont le tombeau se trouve dans la chapelle.

De retour chez elle, madame Pieters-Maas commence la neuvaine, avec son mari, en récitant la prière inscrite sur une carte sur laquelle a été imprimé le portrait de Marie-Thérèse.

Lors du troisième jour, le 16 décembre 1996, la dame est frappée par une phrase de cette prière : « Que ta volonté soit faite ».

Aussitôt, les douleurs cessent brusquement et madame Pieters-Maas se sent remplie de joie. En un éclair, elle se lève, sans aucune aide, et se met à marcher à vive allure dans la pièce. Les ongles de ses pieds qui avaient failli être rongés par la maladie ont recommencé à pousser. La maladie n’est jamais revenue.

Le 19 décembre 2005, Benoît XVI a reconnu par décret le miracle de la guérison de madame Pieters-Mass.

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Procession de saint Javier à Naples pendant une éruption du Vésuve, par Antoine Jean-Baptiste Thomas, 1822, huile sur toile, Château de Versailles.
Saint Janvier de Naples (272-305) : son sang se liquéfie devant des foules de témoins jusqu’à deux fois l’an

D’abord prêtre puis évêque de Bénévent (Italie, Campanie), Janvier est martyrisé pour sa foi.

Ses restes sont transportés jusqu’à Naples (Italie, Campanie) où ils sont déposés dans une châsse.

Lors de ce transfert, le sang se liquéfie pour la première fois à l’instant où les deux récipients dans lequel il a été versé sont mis au contact de son corps.

Le sang mystérieux est conservé aujourd’hui dans deux fioles de verre hermétiques, disposées sur l’autel de la chapelle du Trésor, dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation de Naples.

Chaque année, le 2 mai (jour anniversaire de la translation des reliques), le 19 septembre (date du martyre du saint), et le 16 décembre (date anniversaire de l'éruption volcanique du Vésuve en 1631), ce sang devient liquide lors d’une cérémonie présidée par l’archevêque de Naples. Plus rarement, il se met à bouillonner.

Certaines fois, la liquéfaction n’a pas lieu : c’est l’annonce de malheurs à venir pour la cité napolitaine.

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Pajala
Au Mexique, une hostie se serait mise à battre à la manière d’un cœur humain

Le 22 juillet 2022, à la demande de quelques fidèles, l’abbé argentin Carlos Spahn, fondateur et supérieur de la Famille religieuse du Cœur Immaculé et de la Miséricorde Divine, bénit une photographie du bienheureux Carlo Acutis, décédé en 2006 et béatifié en 2020, surnommé le « geek de Dieu », en raison de son travail d’information sur internet au sujet des miracles eucharistiques acceptés par l’Eglise.

Soudain, plus personne n’ose dire mot : de l’huile commence à suinter sur le cliché qui est pourtant sous verre !

Quelques heures plus tard, le prêtre, encore bouleversé par cet événement, préside un service d’adoration eucharistique dans l’église de la paroisse de Notre-Dame du Rosaire à Zapotlanejo (Mexique, Jalisco, archidiocèse de Guadalajara).

« Nous avons exposé le Saint-Sacrement ; j’ai dit les prières pour l’exposition, et quand je me suis levé pour aller à la sacristie, cela a commencé à se produire », explique le père. De fait, à peine l’abbé a-t-il ôté le voile recouvrant l’ostensoir et commencer à prier que le regard de plusieurs fidèles est attiré par une manifestation hors du commun : l’hostie exposée semble douée de vie et battre comme un cœur humain, reproduisant les mouvements systoliques/diastoliques de cet organe. Le phénomène dure entre 20 et 30 secondes au maximum.Deux enregistrements vidéo, réalisés par téléphone portable, ont été transmis au père Spahn. Selon ce dernier, un médecin a comparé ces mouvements inexpliqués (particulièrement frappants au ralenti) aux phases systole-diastole du cycle cardiaque, ressemblance également notée par le cardiologue américain Thomas Lanzilotti.

D’autre part, ces enregistrements, explique l’abbé, ont été réalisés par « des personnes qui ont rapidement sorti leur téléphone portable » et qui les lui ont immédiatement transmises « pour qu’ils ne les modifient pas en quoi que ce soit. »

Peu après, Antonia Acutis, la mère du bienheureux Carlo, visionne ces vidéos et écoute le témoignage du père Spahn qu’elle contacte dans la foulée. Tous les deux estiment que ces événements sont inexplicables pour la science.

Sachant que l’Eglise ne s’est pas encore prononcée sur les faits, le père Spahn a parlé de « signe divin » mais sans jamais utiliser le mot « miracle ». Il a d’ailleurs ajouté que l’Eglise peut ne jamais se prononcer pour diverses raisons. De son côté, le cardinal-archevêque de Guadalajara, Mgr Robles Ortega, a appelé à la prudence en soulignant la nécessité d’une enquête rigoureuse et approfondie.

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Détail du Christ de Diego Velasquez, 1631, musée du Prado, Madrid.
La bienheureuse Mechtilde de Magdebourg (vers 1207-vers 1282) : elle voit le Cœur de Jésus

D’abord béguine à Magdebourg (Allemagne, Saxe), Mechtilde, issue de parents nobles, mène une vie mystique d’une rare densité. Elle a sa première vision à 12 ans !

Dans l’un de ses ouvrages, elle raconte ses rencontres avec le Christ sous l’aspect du Crucifié. Un jour, tandis qu’elle prie, il lui montre les « plaies de son Cœur » et dit : « Vois comme on m’a fait souffrir ! »

Elle répond à Jésus : « Pourquoi souffrez-vous à ce point, pourquoi votre sang est-il répandu en si grande abondance ? Votre prière ne suffisait-elle pas à racheter le monde ? »

-« Non, cela ne suffit pas à mon Père… les cieux ne s’ouvrirent qu’au moment où le sang de mon Cœur s’écoula jusqu’à terre. »

Cette rencontre préfigure le culte du Sacré-Cœur, 400 ans avant les révélations de sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial (France, Saône-et-Loire).

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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Carlynn Alarid
Sainte Catherine (1447-1510) : elle ne prend aucune nourriture à l’exception de l’eucharistie

Originaire de Gênes (Italie, Ligurie), Catherine est mariée à un homme violent mais qui finit par se convertir. Noble de naissance, elle soigne les malades à l’hôpital Pammatone de sa ville natale.

Le 20 mars 1473, elle vit une conversion radicale : désormais toute sa vie sera donnée à Dieu. Le surlendemain, Jésus lui dit qu’il veut qu’elle fasse son carême en lui « tenant compagnie au désert ».

Ce jour-là, manger devient pour elle impossible. Son jeûne absolu commence le jour de l’Annonciation et dure jusqu’au Samedi saint inclus, soit du 25 mars au 17 avril, Pâques tombant cette année 1473 le 18 avril : soit 24 jours d’affilée. Elle peut ensuite manger du dimanche au mardi de Pâques (« les trois jours de fête »), sans problème de digestion. Après quoi, le jeûne reprend et se poursuit jusqu'au 6 mai.

Ce phénomène, nommé inédie, est étroitement lié au calendrier liturgique. Il se poursuit de la sorte pendant « vingt-trois carêmes et autant d’avents ».

Lors de ces absences d’alimentation, il arrive à Catherine de boire un peu d’eau mélangée à du vinaigre et à un peu de sel pilé. Sa seule nourriture est l’eucharistie quotidienne.

Chez elle, l’inédie n’est pas un jeûne volontaire mais une grâce qui la configure au Christ.

Cette impuissance à rien prendre lui donna d’abord beaucoup d’inquiétude, car elle n’en connaît pas la cause. Parfois, pour ne pas se faire remarquer, elle essaye d’avaler quelque chose, mais aussitôt elle est contrainte de tout rejeter. 

Dans ces périodes où elle ne peut rien absorber, elle se sent plus forte et vaque à ses tâches quotidiennes.

Catherine a été béatifiée en 1675. Le pape Clément XII l’a inscrite au catalogue des saints le 23 avril 1737.

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/MarinaVitale
Saint Pierre de Tarentaise (vers 1102-1174) : il guérit longtemps après sa mort une femme aveugle

Moine cistercien au monastère de Bonnevaux (France, Isère), Pierre devient le premier abbé de Notre-Dame de Tamié (France, Savoie). Il est ensuite désigné comme archevêque de Tarentaise, sous le nom de Pierre II, ce qui soulève en lui une tempête d’interrogations, tant son humilité est grande.   

Après sa mort, son corps est inhumé à l’abbaye de de Notre-Dame de Bellevaux (France, Haute-Saône). De multiples guérisons surviennent alors sur son tombeau. Voici l’une d’elles, consignée par les autorités ecclésiastiques du temps : 

Un abbé d’un monastère suisse avait ouï-dire que Pierre accomplissait des miracles. Une femme de son entourage, devenue aveugle suite à une terrible maladie, semblait désespérée. L’abbé décida de l’emmener en pèlerinage sur le tombeau du saint. 

Parvenus sur place, il commence par demander aux moines de Bellevaux de lui procurer un petit morceau de la coule du saint. 

Tous deux se recueillirent de longs instants près du tombeau. Puis l’abbé plaça le morceau d’étoffe sur les yeux de la femme. Ensemble, ils récitèrent un Pater et un Ave. Aux derniers mots de cette prière, celle qui était privée de sa vue depuis des années, s’exclama : « Je vois, je vois, père ! »

Pierre de Tarentaise a été canonisé dès 1191 par le pape Célestin III.

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/William Farlow
Saint Jean Chrysostome (344/349-407) : la relique de son crâne guérit une femme à la jambe cassée

En novembre 2007, l’église Saint Jean-Chrysostome de Nicosie (Chypre) connaît une effervescence inconnue.

Peu de jours avant, l’une des reliques parmi les plus vénérées à travers le monde orthodoxe - le crâne de saint Jean Chrysostome -, y a été installée après son arrivée du Mont Athos (Grèce).Des centaines de fidèles chypriotes-grecs font la queue devant l’entrée de l’édifice. On raconte qu’il se produit des miracles.

Le curé, le père Paraskevas, a rapporté à la presse l’histoire suivante : une femme de 42 ans, qui s’était cassé la jambe en sortant de l’église le samedi précédent l’arrivée de la relique, a pu dire « adieu à son plâtre et à ses béquilles » après être retournée quelques heures plus tard sur les lieux où elle a longuement prié le saint d’intervenir en sa faveur. Elle est sortie de l’église en faisant une « pirouette » !

« Elle marche désormais naturellement, sans béquilles », a assuré le prêtre. « C’est un miracle lumineux » a-t-il commenté.

Le métropolite de Chypre, Chrysostome II, a suivi cette guérison de près. Le fait qu’il n’y ait eu besoin d’aucune intervention médicale, a rendu le phénomène digne d’une grande attention.

Père de l'Église orthodoxe, saint Jean Chrysostome a été surnommé « Jean bouche d’or », tant son art de l’éloquence était exceptionnel.

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Gregor Ritter
Saint Guy d’Anderlecht (vers 950-1012) : il entend la voix du Seigneur sur son lit de mort

Au soir du 11 septembre 1012, Guy, surnommé le « pauvre d’Anderlecht », se prépare à rendre son dernier souffle.

Originaire du duché de Brabant (Belgique), c’est un laïc resté célibataire sa vie durant. Dès ses 15 ans, il s’est rendu célèbre pour sa charité. Sacristain à la chapelle de Laeken (Belgique, Bruxelles), il a effectué un long et fatiguant pèlerinage de sept ans à Rome (Italie) et à Jérusalem (Israël).

Il est tombé malade à son retour de Terre sainte.

La nuit s’installe sur Anderlecht. A présent, Guy se sent légèrement mieux. Il ouvre les yeux et converse avec les amis prêtres qui l’entourent.

Soudain, sa chambre est remplie d’une « lumière céleste ». Les murs, le plafond, les objets, tout a disparu, englouti par cette clarté mystérieuse.

Au centre de celle-ci, le saint aperçoit une « colombe » d’un blanc indescriptible. Puis une voix, dont il ignore la provenance, lui dit ces mots : « Que notre bien-aimé vienne maintenant recevoir la couronne d’une allégresse éternelle, parce qu’il a été fidèle. »

Quelques instants plus tard, Guy quitte ce monde.

Il a été canonisé le 24 juin 1112.

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11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Zoltan Tasi
Un tabernacle et une statue du Sacré-Coeur échappent à un incendie destructeur

Dans la nuit du 31 décembre 1977 au 1er janvier 1978, l’église de Laveline-devant-Bruyère (France, Vosges), construite en 1908, est la proie d’un épouvantable incendie.

L’intervention rapide d’une quarantaine de pompiers n’y peut rien : l’édifice et une partie du presbytère sont détruits. La charpente en bois très sec est dévorée par les flammes. Les cinq cloches ont totalement fondu. On estime les dégâts à un million de francs de l’époque.

Vers minuit quinze, l’abbé Michel Aubry, curé du village, de retour à son domicile, a senti des odeurs de fumée. Il jette machinalement un coup d’œil sur la chaudière du chauffage central : celle-ci fonctionne normalement. Il effectue alors un rapide tour de ronde à l’extérieur.

Dehors, il voit le clocher en train de brûler. Il donne l’alerte. Les pompiers de Gérardmer (France, Vosges), équipés d’une grande échelle, prêtent main-forte, mais en vain.

Moins d’une heure après le début de l’incendie, le clocher s’effondre. Ce qui reste de la toiture tombe dans la nef, ne laissant plus aucune chance à l’édifice.

Le lendemain matin, l’église a l’allure d’un foyer à peine éteint malgré le froid qui règne à cette époque de l’année : ornements calcinés, maître-autel réduit en cendres…

Le père Aubry est effondré. Il se tient malgré tout au milieu de ce désastre, prêt à sauver quelque chose que le feu aurait épargné…

Le soleil vient de se lever et une douce lumière éclaire maintenant ce qui était encore hier une église. Soudain, le curé aperçoit une statue du Sacré-Coeur en plâtre, à quelques mètres de son piédestal. Il se précipite. Il n’en revient pas : la statue a été entièrement préservée !

Il tourne machinalement son regard vers le chœur de l’église où plus rien ne semble exister. Mais sous un tas de plâtre et de cendres, il exhume le petit tabernacle en bois contenant des hosties consacrées.

Évidemment, le Saint-Sacrement a disparu, pense-t-il en lui-même. Il parvient à ouvrir le vase sacré et là, stupeur : les hosties ont été préservées !

Le tabernacle intact et la statue du Sacré-Cœur ont été disposés dans la salle servant de chapelle provisoire.

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Aarón Blanco Tejedor
Saint Nicolas de Tolentino (1245-1305) : il guérit l’avant-bras d’un homme

En 1648, soit 343 ans après la disparition de Nicolas de Tolentino, religieux italien, chanoine de l’Ordre des ermites de saint Augustin, Poitevin, laquais au service du marquis de Polignac, sort de sa chambre de fonction pour aller dîner.

Mais il croise peu après l’homme de chambre du même marquis, qui lui dit : « Poitevin, allez porter des flambeaux à Monsieur. »

Le laquais lui répond qu’il est de garde ce soir-là et qu’il lui est impossible de déroger à sa fonction.

La discussion s’envenime. L’homme de chambre tire son épée de son fourreau et porte un coup à son interlocuteur. Celui-ci a le réflexe de lever la main pour parer l’attaque mais la lame frappe durement son avant-bras, à la jointure du poignet. Les nerfs et les veines sont tranchés, « si bien que son bras ne tient plus qu’à un peu de peau ».

Arrive alors mademoiselle Simonin, attachée à la comtesse de Montrevel. Celle-ci bande le bras blessé du pauvre Poitevin et fait appeler un chirurgien.

C’est certain : il faut couper le bras.

Poitevin, très croyant, se jette à genoux et implore l’aide de Dieu et de saint Nicolas. Il promet à ce saint, s’il intercède en sa faveur, de venir en pèlerinage sur son tombeau à Tolentino (Italie, Marches).

Il est aussitôt guéri : sa peau porte un grande cicatrice mais son bras fonctionne de plus bel.

Saint Nicolas a été canonisé par Eugène IV en 1446.

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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Mattheus Ferrero
La bienheureuse Alphonse-Marie Eppinger (1814-1867) : elle guérit une jeune femme d’un abcès du foie

Au début de 1939, une habitante du Territoire de Belfort (France), Marie-Thérèse Guyot, née Schild en 1889, tombe gravement malade. Les médecins diagnostiquent un abcès du foie et une congestion pulmonaire.

Des ballonnements épouvantables orientent les praticiens vers une intervention chirurgicale. Opérée le lendemain, le chirurgien constate de surcroît une appendicite perforée. Il a pratiqué l’ablation d’un ovaire et de 20 centimètres d’intestin.

Mais l’état de la malade empire. Cinq jours après avoir quitté le bloc opératoire, on installe un drain dans l’intestin.

Le 26 mai 1939, Marie-Thérèse est opérée une seconde fois. Son état est catastrophique. La mère supérieure d’un couvent alsacien des Sœurs du Très Saint-Sauveur, propose d’entreprendre une neuvaine à sa fondatrice, Alphonse-Marie Eppinger.

Une relique de la vénérable est placée sous l’oreiller de Marie-Thérèse.

La guérison est foudroyante, totale et définitive. La miraculée sort de la clinique six semaines après sa seconde opération qui n’avait rien apporté.

« Avant la maladie, je ne connaissais pas la servante de Dieu », a témoigné Marie-Thérèse.

Ce miracle a été reconnu par le Saint-Siège le 26 octobre 2017, ouvrant la voie à la béatification d’Alphonse-Marie, qui eut lieu à la cathédrale de Strasbourg (France, Bas-Rhin) le 9 septembre 2018.

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8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Saint Thomas de Villeneuve par Mateo Cerezo, vers 1660, musée du Louvre, Paris.
Saint Thomas de Villeneuve (1486-1555) : sa naissance stoppe net une épidémie de peste

Castillan d’origine, Thomas est un grand prélat et un mystique exceptionnel.

Nous sommes en 1486. Après leur mariage, ses parents s’installent près de Tolède (Espagne, Castille). Quelques mois plus tard, une maladie contagieuse sème la mort dans toute la province. Les médecins savent qu’il s’agit de la peste mais ignorent comment en guérir.

Le père du saint, Alphonse, croit devoir déménager pour mettre les siens à l’abri. Son épouse est sur le point d’accoucher de Thomas. Le couple se retire au bourg de Font-Plain, auprès d’un oncle de Thomas. Celui-ci voit le jour dans sa maison.

Le jour même où Thomas vient au monde, jour de son baptême également, la peste qui sévit dans les alentours disparaît subitement, sans cause apparente, en quelques heures. Les habitants, dans un « élan unanime de reconnaissance », demandent au clergé de transformer la chambre de Thomas en chapelle.

Thomas, dit l’Aumônier, prêtre et philosophe, deviendra le prédicateur préféré de l’empereur Charles-Quint et archevêque de Valence.

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Wenping Zheng
Saint Cloud (522-560) : son manteau, donné à un mendiant, devient lumineux

Petit-fils de la reine mérovingienne Clotilde, Cloud (ou Clodoald) est promis  à un avenir prestigieux. Mais la politique ne l’intéresse guère et il espère seulement vouer sa vie à Dieu. Il est tonsuré et devient moine à Ginouillac, près de Rocamadour (France, Lot) puis dans le Valais suisse.  

Un jour, un mendiant vient jusqu’à lui pour demander l’aumône. Le saint ne possède rien et ne sait comment satisfaire son visiteur. Refusant de le laisser repartir sans rien, Cloud lui offre sa « cuculle » (son capuchon de moine).

Le soir, le miséreux trouve l’hospitalité d’une chaumière. A peine a-t-il fermé les yeux que sa chambre est envahie d’une lumière puissante et mystérieuse qui semble sortir du vêtement du saint. Cette « clarté surnaturelle » illumine toute la maison.

L’événement est rapidement connu et les fidèles se précipitent chez saint Cloud pour obtenir qui une prière, qui une guérison. Le bienheureux se rend ensuite à Paris (France) où il se lie avec saint Séverin.  

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/jchizhe
Le bienheureux Bertrand de Garrigues (+ 1230) : son corps ne présente aucune trace de corruption 331 ans après sa mort

Bertrand est l’un des premiers compagnons de saint Dominique. Né dans le Gard (France), il passe sur les bancs de la prestigieuse université de Paris (France), il est nommé prieur du couvent dominicain de Toulouse (France, Haute-Garonne) et provincial du midi de la France.

Après sa mort en odeur de sainteté, son corps est vénéré par une foule de fidèles, d’aristocrates et d’ecclésiastiques.

Bertrand est inhumé plusieurs jours après son décès sans que son cadavre présente le moindre signe d’altération. Sa peau semble celle d’un être vivant et la souplesse de ses membres frappe tout le monde.

En 1253, une exhumation est entreprise sur ordre du clergé. Les témoins observent exactement le même phénomène, 23 ans après la mort : Bertrand dormirait-il ?

En 1398, on décide de transférer sa dépouille au monastère d’Orange (France, Vaucluse). Une seconde exhumation montre « un corps entier et sans corruption aucune ».

Enfin, en 1561, les reliques sont exhumées par les huguenots qui n’en reviennent pas : l’incorruption est à cette date complète.

En 1870, Mgr Francis Guelette, évêque de Valence (France, Drôme), approuve le culte de saint Bertrand dans son diocèse.

L’homme de Dieu est béatifié en 1881.

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