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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/barbFoto
Près de Fatima, une hostie devient sanglante et lumineuse

 

Santarém (Portugal, Ribatejo), 1247. Parmi les villageois peuplant ce bourg paisible, une mère de famille, dont la postérité n’a pas transmis le nom, vit des moments difficiles. Son négociant de mari, fort apprécié dans la région, est infidèle. Leur ménage est menacé.

Un jour, une amie d’enfance lui explique qu’elle-même a vécu la même chose, mais elle finit par trouver la solution en demandant l’aide d’une sorcière, habile à ramener les époux infidèles dans le droit chemin.

D’abord perplexe, mais désemparée, la femme finit par demander à sa voisine où elle pourrait trouver la jeteuse de sorts. Après une semaine de tergiversations, elle se rend au domicile de cette dernière ; elle la supplie de l’aider.

« Toutes tes contrariétés disparaîtront, ton marasme sentimental ne sera qu’un vieux souvenir, si tu acceptes de m’apporter une hostie consacrée », lui dit la sorcière. Le lendemain, l’épouse éplorée va à la messe dans l’église Saint-Etienne de Santarém. Elle fait mine de communier mais n’avale pas l’hostie. Après l’avoir discrètement retirée de sa bouche à la fin de la cérémonie, elle l’enveloppe dans son fichu et, sans attendre, prend la route du domicile de la sorcière.

Mais sitôt après être sortie du bourg, des gouttes de sang apparaissent à travers l’étoffe où elle a caché l’hostie. Dans un premier temps, elle ne s’aperçoit de rien mais des paysans la croisant l’interrogent : « Êtes-vous blessée ? Pourquoi saignez-vous ainsi ? »

Affolée, elle décide de rentrer chez elle en toute hâte. Là, elle dissimule le voile et l’hostie dans un coffre en bois, en prenant soin de les recouvrir d’une étoffe épaisse.

La nuit suivante, son mari et elle sont réveillés en pleine nuit par un phénomène étrange : des rayons de lumière jaillissent du coffre et viennent éclairer les murs et le plafond de leur chambre. L’épouse, bouleversée, avoue alors ce qu’elle a fait pour essayer de sauver sa famille.

Témoins d’une grâce exceptionnelle, les deux époux passent le reste de la nuit agenouillés devant le coffre sans dire mot. Au matin, un voisin, puis deux, puis trois, sont témoins du phénomène. Le curé de Santarém est alerté. Celui-ci transporte l’hostie dans l’église paroissiale et la place dans une capsule de cire.

L’évêque diocésain a mené une enquête officielle et a reconnu rapidement le prodige de l’église Saint-Etienne, surnommée depuis « église du Miracle ». Le récit le plus ancien de ces faits était jadis conservé dans le cartulaire de l’église. Il datait de la première moitié du XIVe siècle.

En 1810, le reliquaire abritant l’hostie est caché pour le soustraire aux soldats napoléoniens présents dans la région. Il est amené à l’archevêque de Lisbonne qui le transporte dans une chapelle afin que les fidèles le vénèrent. Puis le 2 décembre 1811, le reliquaire rentre à Santarém, après un voyage secret sur le Tage à bord d’une petite embarcation.

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/KatarzynaBialasiewicz
Saint Jacques : il délivre une jeune fille de l’emprise du démon

 

Au XIIe siècle, une fille, née à Toulouse (France, Haute-Garonne) de parents illégitimes, est vouée à Satan. Son entourage ne se doute de rien, mais un fait étrange les intrigue : elle se nourrit d’herbes crues.

Les prêtres s’inquiètent. A l’âge de 16 ans, ils l’envoient au monastère espagnol de San Juan de la Pena à Jaca (Espagne, province de Huesca). Mais elle ne peut y pénétrer : une force mystérieuse la cloue au sol. L’apôtre saint Jacques lui apparaît et, de son ongle, trace un signe de la croix sur sa main gauche. Le diable, fou furieux, hurle : « Saint Jacques est passé par là ! En aucune manière je ne l’abandonnerai à moins que le Sauveur ou saint Jacques ne l’ait ordonné. »

Alertés par les cris de la possédée, les moines accourent et la transportent à l’intérieur de leur monastère. Là, ils lui donnent des habits convenables, la soignent et lui font manger un peu de pain.

Un an plus tard, elle semble tirée d’affaires. Les moines l’envoient à Oviedo où l’on vénère des reliques de l’apôtre dans la cathédrale. Là, Satan entre dans une colère noire. La pauvre fille hurle. Un chanoine intervient et tente de chasser le démon en posant son étole sur la tête de la fille, mais il se rend vite compte qu’il est impuissant.

Il a une idée : poser les reliques de saint Jacques sur le corps de la possédée.

L’effet est immédiat : après avoir mordu l’exorciste, le diable quitte le corps de l’énergumène en aboyant à la mort.

A partir de ce jour, elle s’est alimentée normalement et n’a plus jamais eu aucune crise. Elle s’est rendue dans plusieurs sanctuaires : Rocamadour, Cantorbéry et Jérusalem.

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/grace21
Sainte Catherine de Sienne : elle voit le Christ, saint Pierre et saint Paul

 

En 1352, Catherine, originaire de Sienne (Italie, Ombrie), vient de fêter son cinquième anniversaire. C’est une enfant portée à l’intériorité, au silence, à la prière. Dès cette époque, elle confie son souhait de devenir religieuse, malgré la réticence de ses parents.

Un matin, elle se rend à l’église Saint-Dominique de Sienne qui est proche de la maison familiale. Parvenue à quelques dizaines de mètres de l’édifice, Catherine est attirée par une lumière qui couvre la partie supérieure de l’édifice. Interpellée, l’enfant fait une halte et promène son regard autour d’elle. Elle se dit qu’elle doit être la seule à voir la lumière puisque les gens continuent d’aller et venir comme si de rien n’était.

À peine a-t-elle le temps de se remettre en route qu’elle s’arrête net : au-dessus de l’église, trois personnages magnifiques, vivants et « célestes », ont pris la place de la lumière. Catherine les voit avec ses yeux de chair.

Au centre, Jésus, « son Sauveur », revêtu des habits pontificaux ; à ses côtés, l’apôtre saint Paul et saint Jean l’Évangéliste.

Cette vision est prophétique : la sainte vivra de l’amour du Christ toute sa vie, au cours de laquelle elle servira le Pape à travers ses conseils et ses révélations ; sa spiritualité sera profondément basée sur la méditation de la Parole de Dieu.

Canonisée en 1461 - 81 ans après sa mort - par Pie II, elle reçoit le titre de Docteur de l’Église le 3 octobre 1970.

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 14:00
CC0/wikimedia. Intérieur d’église, par Ludwig Passini, 1863, collection privée.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort : il lit dans le cœur de Marie-Louise Trichet

 

En 1702, une jeune fille de Poitiers (France, Vienne) rentre chez elle après avoir entendu la messe non loin de la maison familiale. Elle est enthousiaste : le prédicateur qu’elle vient d’entendre l’a touché. « Si vous saviez, dit-elle à sa sœur, quel beau sermon j’ai entendu ce soir ! Un vrai saint ! »

« Qui est-ce donc ? », demande l’autre jeune femme, intriguée.

« Un jeune prêtre, qu’on appelle M. de Montfort je crois, qui est depuis peu aumônier de l’hôpital. »

Dès le lendemain, la sœur qui avait reçu cette confidence s’agenouille au confessionnal du dit prédicateur. Elle n’a pas dit mot que celui-ci l’interroge : « Quelle est la personne qui vous a adressée à moi ?

Mon Père, c’est ma sœur !

Non, ce n’est pas votre sœur qui vous envoie, c’est la Sainte Vierge ! »

Sans rien savoir sur sa pénitente, le saint a compris que Dieu venait de lui faire rencontrer la bienheureuse Marie-Louise Trichet (1684-1759) avec qui il fondera les Filles de la Sagesse.

La jeune femme prend le saint comme directeur de conscience, malgré les réserves de sa mère : « Tu deviendras folle comme lui ! » Après avoir reçu l’approbation de l’évêque de Poitiers, Marie-Louise est admise en qualité d’auxiliaire à l’hôpital de la ville où elle se met à soigner malades et indigents. Dans le cœur de saint Louis-Marie, elle est la première religieuse de sa congrégation hospitalière.

Louis-Marie Grignion de Montfort a été béatifié en 1888 puis élevé sur les autels en 1947. Marie-Louise, quant à elle, a été béatifiée en 1993 par saint Jean-Paul II.

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 14:00
 
 
iStock / Getty Images Plus/asiand
Bienheureuse Osanna de Kotor : elle délivre sa ville des Turcs

 

Née dans une famille orthodoxe serbe, Catherine, humble bergère, est une contemplative dès l’enfance. A 12 ans, sa mère la plaça à Cattaro (aujourd’hui Kotor, Monténégro), près de Dubrovnik, comme servante chez une riche catholique qui la laisse prier à l’église paroissiale. Adolescente, elle se convertit au catholicisme et, à 22 ans, décide de devenir recluse. Elle prend le nom d’Osanna et revêt l’habit d’un tiers ordre dominicain. Comblée de grâces extraordinaires, prêtres, religieux et laïcs la consultent.  

En 1538, Cattaro est assiégée par les Turcs. Les habitants demandent massivement l’aide d’Osanna dans sa cellule exiguë. La cité avait connu plusieurs sièges au cours de son histoire et la bienheureuse sait que le Seigneur n’abandonnera pas ses habitants.

Elle entre alors dans une longue prière de trois jours, et de laquelle personne ne peut l’extraire. Son corps est rigide. Endormie ou morte se demande-t-on ? Elle ne répond à personne et ne s’alimente plus. Les fidèles l’accompagnent en se relayant à l’extérieur de la cellule. Dehors la bataille fait rage.

A la fin du troisième jour, Osanna ouvre les yeux et dit : « Tout est fini. » On n’entend plus aucun bruit ni le moindre cliquetis d’armes. Malgré leur supériorité numérique et tactique, les assaillants ont pris la fuite, comme effrayés par quelque chose d’invisible. Cattaro est libérée. Osanna a été béatifiée en 1927 par Pie XI. 

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 14:00
 
CC BY 4.0/Jean-Pol Grandmont. L’Immaculé Conception par Philip Veit, 1830, chapelle Orsini, Rome.
Sainte Aldobrandesca de Sienne : elle voit la Vierge Marie parée de bijoux précieux

 

Originaire de Sienne (Italie, Ombrie), Aldobrandesca (ou Alde) est une jeune fille entièrement donnée au Seigneur. Il lui arrive de voir Jésus, Marie et divers saints. Elle n’espère qu’à une chose : servir l’évangile à travers les pauvres.

Son entourage la contraint à se marier. Jusqu’à l’âge de 30 ans, elle reste une épouse exemplaire. Mais elle devient veuve et distribue ses biens aux nécessiteux. Puis elle entre dans le tiers ordre des Humiliés de Sienne, où elle se dévoue sans compter auprès des malades.

Un jour, tandis qu’elle médite sur la vie de la Vierge Marie, celle-ci lui apparaît, vêtue d’un habit de lin, parée de bijoux précieux, et ornée d’une couronne d’or. Ses pieds reposent sur la lune.

L’apparition demeure silencieuse mais elle tient une tablette à la main où il est inscrit : « Filles, observez la loi de la mère. »

La sainte a compris ce message. Depuis ce jour, sa dévotion à Marie n’a cessé de grandir.

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25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Joaquin Ossorio-Castillo
Saint Marc l’Évangéliste : il indique l’endroit précis où se trouvent ses reliques

 

En 826, le doge de Venise (Italie) charge deux négociants de ramener les reliques de saint Marc d’Égypte, où l’évangéliste repose depuis l’an 68. Après avoir échangé le corps du saint avec celui d’un autre chrétien, et dissimulé les reliques dans un panier, sous des feuilles de chou au milieu de viande de porc, ils regagnent la Sérénissime le 31 janvier 828.

Le doge fait installer les reliques au bas d’une colonne de marbre dans une chapelle ducale. Mais on en perd la trace vers 1063, lorsque débute la construction d’une nouvelle basilique. Clergé et fidèles désespèrent de pouvoir les retrouver. Tout Venise s’émeut.

Les années passent. En 1094, alors que le chantier est achevé, les autorités organisent un jeûne solennel de trois jours, suivis d’une grande procession afin d’implorer Dieu de leur faire connaître l’endroit où a été laissé le reliquaire.

L’atmosphère est recueillie. Mais après tant de temps, comment espérer ? Soudain, un des piliers du bras droit du transept s’effrite, laissant apparaître le bras d’un homme à l’intérieur d’un reliquaire. Le membre semble indiquer un point précis dans la basilique. On s’y précipite. On creuse. On prie. Au bout de quelques instants, la châsse de saint Marc est enfin retrouvée après des décennies d’oubli.

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/TimArbaev
Guérison d’un muet par l’Eucharistie

 

Le jour de Pâques 1461, l’église paroissiale Saint-Barthélémy de La Rochelle (France, Charente-Maritime) est bondée. Parmi les fidèles, Bertrand Leclerc, 8 ans, fils d’une famille bourgeoise connue, observe les préparatifs de la messe pascale.

Totalement muet, le garçon souffre aussi de troubles auditifs graves depuis que, âgé alors d’un an, sa nourrice perdit l’équilibre un soir d’orage et tomba lourdement sur le sol, entraînant l’enfant dans sa chute. Sa tête heurta un meuble. Depuis lors, son état reste stationnaire. Ses parents le conduisent souvent à l’église dans l’espoir que Dieu le guérisse.

Au moment de la communion, sa mère le prend dans ses bras et avance vers le célébrant. Elle désire que son fils communie.

Mais le curé s’y refuse car, avance-t-il, Bertrand ne s’est pas confessé au préalable. Madame Leclerc devient triste à l’idée que son fils malade soit ainsi écarté de la communion. Elle demande à une paroissienne à côté d’elle de s’occuper de son fils une seconde. Elle s’agenouille près du prêtre, les mains jointes, en le suppliant d’accepter.

Ému de ce geste, le prêtre accède à la requête de la mère. Ce dernier se met à genoux et reçoit le « précieux corps de Notre Seigneur ».

Mais quelque chose d’anormal se passe. Bertrand ne se relève pas, comme ses parents lui ont appris à le faire après la communion. Il demeure agenouillé, le regard braqué sur l’autel de l’église. La mère retient son souffle en voyant les traits du visage de son fils changer. Une joie soudaine semble avoir envahi sa personne. Celui qui était souffrant l’instant d’avant, rayonne mystérieusement.

Le prêtre esquisse un geste en sa direction pour le faire se relever. A ce moment, chacun entend distinctement l’enfant prononcer les mots suivants, les premiers dans sa bouche depuis sa naissance : « Adjutorium nostrum in nomine Domini ! » (« Notre secours est dans le nom du Seigneur ! ») : le psaume 103 !

Madame Leclerc demande à Bertrand : « Tu as parlé ?

Oui, maman, il faut remercier Dieu ! »

Informé, le clergé diocésain se précipite à l’église Saint-Barthélémy et entonne un Te Deum pour cette guérison inespérée.

Jusqu’à la fin, Bertrand a mené une vie chrétienne exemplaire. Sa mort a été édifiante : il invoqua le nom du Seigneur et celui de Marie, en tenant un crucifix entre ses mains.

Convaincu de l’authenticité du miracle, Mgr Louis Rouault de Ganaches, évêque de Maillezais, d’où dépendait La Rochelle, encourage les fidèles à se rendre dans l’église Saint-Barthélémy et charge son clergé de les recevoir.

Jusqu’à l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, la paroisse célébrait le « miracle du muet » chaque lundi de Pâques. La papauté avait accordé des indulgences à ceux qui participaient à cette fête. Un manuscrit, enchâssé dans un tableau accroché dans l’église, relate les faits.

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 14:00
 
CC0/wikimedia Saint Georges et le Dragon, par Gustave Moreau, 1889-1890, huile sur toile, National Gallery, Londres.
Saint Georges de Lydda délivre un jeune chrétien

 

Une église de Mytilène, ville sur l’île de Lesbos (Grèce, mer Egée) est dédiée à saint Georges de Lydda, martyrisé le 23 avril 303 par l’empereur Dioclétien. Une fois l’an, le jour de la fête du saint, les pèlerins viennent y prier.

En 1462, l’armée du sultan Mehmet II envahit Mytilène. Une persécution contre les chrétiens est organisée. La population est réduite en esclavage.

L’année suivante, le jour de la fête de saint Georges, un jeune chrétien se rend dans l’église en question. Il est aussitôt fait prisonnier par les occupants, ligoté et mené devant le sultan qui vit alors en Crète (Grèce). Celui-ci, intrigué par sa foi inébranlable dans le Christ, lui laisse la vie sauve mais en fait l’un de ses serviteurs.

Une année passe encore. Les parents du jeune ont perdu tout espoir de revoir leur fils en bonne santé. Cependant, ils continuent fidèlement d’organiser un repas chez eux le jour de la saint Georges.

Peu avant de manger, la mère se lève de table et, devant ses convives, se tourne vers une icône de saint Georges qu’elle supplie d’aider son fils à recouvrer la liberté. Puis, comme si de rien n’était, elle retourne à table et commence à servir le plat. Emu de cette scène, l’un des hôtes lève son verre et boit en l’honneur du « Grand-Martyr ».

A cet instant, le fils apparaît au milieu d’eux, tenant un décanteur à vin entre ses mains. C’est un séisme : comment as-tu réussi à t’échapper ? Il répond : « Je m’apprêtais à servir le vin de mon maître en Crète lorsqu’un cavalier apparut dans la pièce, venant de je ne sais où ; il me fit monter et m’emporta jusqu’ici en un éclair. »

Saint Georges a été canonisé par le pape Gélase Ier en 494.

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Pixel-68
Sainte Opportune voit la Vierge et deux saintes sur son lit d’agonie

 

En cette nuit de 770, les Bénédictines du monastère d’Almenêches (France, Orne) veillent Mère Opportune, leur abbesse malade depuis douze jours. La sainte leur a adressé une dernière exhortation spirituelle puis la « grosse fièvre » a eu raison de ses forces.

A l’aube, une lumière d’une « merveilleuse clarté » envahit la chambre et un parfum mystérieux, d’une suavité inouïe, est perçu par toutes. 

Opportune se relève soudainement, comme si elle venait de voir quelqu’un entrer par la porte. Les religieuses lui entendent dire ces mots : « Sainte Cécile, sainte Lucie. »

Ces deux bienheureuses, « toutes lumineuses », se penchent vers elle : « Ma sœur, la Vierge nous a envoyé vous rendre visite de sa part, et vous dire qu’il est temps de venir la voir dans le Ciel. »

Soudain, cette vision disparaît, laissant place à une lumière encore plus belle, dans laquelle la mourante voit Marie s’approcher d’elle. Lorsqu’elles voient ainsi leur abbesse tendre les bras vers une présence invisible, les moniales s’agenouillent.

L’instant d’après, Opportune a rendu son âme à Dieu.

Le monastère d’Almenêches a été détruit par les Vikings au IXe siècle mais la mémoire de sainte Opportune n’a jamais disparu.

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 14:00
 
Pixabay/winterseitler
Saint Anselme de Cantorbéry dissipe un brouillard épais sur la Manche

 

Moine bénédictin, Anselme, abbé du monastère normand du Bec en 1079 puis archevêque de Cantorbéry (Angleterre, Kent), Docteur de l’Église, est l’un des grands auteurs du Moyen Âge.

Peu après 1100, un de ses amis, le comte Arnoul, fils de Roger de Montgomery, achève un séjour en Normandie. Il veut revenir en Angleterre avec ses hommes sur une embarcation de taille modeste. La première moitié de la traversée se passe sans encombre. Mais un brouillard épais envahit soudainement l’horizon. Le vent tombe. Arnoul et les siens ne peuvent ni se diriger ni avancer.

La peur succède à la surprise et, au bout de quelques heures, les hommes perdent patience.

Deux jours après, rien n’a changé : un brouillard à couper au couteau empêche toute manœuvre et toute décision opportune.

Soudain, Arnoul pense à Anselme dont les prières parviennent à maîtriser les éléments. Il dit à ses soldats : « Tournons notre langue et notre cœur vers notre père et pontife Anselme que nous avons souvent vu, à qui nous étions attachés, implorons la bonté de son cœur que nous connaissons pour qu’il demande la fin de ce très grave ennui que nous subissons. »

Tous acquiescent. D’une voix unanime, ils se mettent à prier. Un instant plus tard, le brouillard s’évanouit aussi vite qu’il est venu, le ciel s’éclaircit et tous se réjouissent d’apercevoir la côte de leur pays. Arnoul gagne la cour du roi Henri Ier de Beauclerc où il raconte ce que Dieu a fait pour lui et les siens à la prière du saint archevêque.

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/ZvonimirAtleti Vierge Marie avec l’enfant Jésus entourés de Catherine de Sienne et d’Agnès de Montepulciano sur la façade de l’église dominicaine à Vienne, Autriche.
Sainte Agnès de Montepulciano voit un ange peu avant sa mort

 

En 1306, Agnès, religieuse dominicaine, fonde un petit monastère à Montepulciano (Italie, Toscane) où Dieu la gratifie de faveurs extraordinaires.

Un dimanche de février 1317, tandis que, souffrante, elle sommeille dans sa cellule, un ange d’une grande beauté lui apparaît. Il est entouré d’une belle lumière. Elle ressent une paix inégalable lorsqu’il s’approche d’elle.

Il la prend par la main et la conduit par un chemin long et inconnu jusque sous un olivier. Là, il lui rappelle en détail l’agonie de Jésus au jardin de Gethsémani, mais, ce jour-là, le Christ ne se montre pas.

En revanche, l’ange lui tend un calice et lui demande d’en boire le contenu, ce qu’elle fait sans attendre, en mémoire du sacrifice du Seigneur.

Agnès comprend que Dieu l’a averti de sa fin prochaine. Cette vision se renouvelle neuf dimanches de suite, à la suite de quoi la sainte quitte ce monde dans la paix le 20 avril 1317.

Elle est canonisée en 1608 par Clément VIII. Benoît XIII la déclare sainte en 1726.

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Philip Steury
Le bienheureux Conrad d’Ascoli est associé à la Passion du Christ

 

Le franciscain Conrad est issu d’une famille noble italienne. Un religieux avait prédit à sa mère que son fils deviendrait un saint.

Enfant, il a un camarade nommé Girolamo devant lequel il lui arrive de s’agenouiller respectueusement. Quand on lui demande la raison de ce geste, il répond qu’il a vu les « clés du Ciel » dans les mains de son ami. Girolamo deviendra Pape sous le nom de Nicolas IV.

Conrad enseigne la théologie à Rome et à Paris, en menant une vie de prière exceptionnelle. Chaque Vendredi saint, il semble accompagner Jésus jusqu’à la Croix, étape après étape.

Ce jour-là, le Christ lui apparaît, souffrant, couronné d’épines. Peu après minuit, le bienheureux ressent d’atroces douleurs dans les paumes des mains, dans les pieds, au côté et à la tête. Du sang coule de ses blessures. Ravi en extase, Conrad gémit et prie. Les Franciscains de son monastère observent qu’il se comporte comme s’il gravissait un chemin pentu en portant un objet d’un poids énorme.

Son martyre dure toute la nuit. Vers 9 heures du matin, il se tait, son corps devient raide et tout indique qu’il entre en agonie.

Dans l’heure qui suit, Conrad revient à lui ; ses plaies se sont refermées d’elles-mêmes, sans aucune intervention humaine. Ce phénomène épouse parfaitement le temps liturgique de l’Église.

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/umbertoleporini
Le bienheureux Andrea Hibernon se laisse guider par son ange gardien

 

Andrea Hibernon est né en 1534 à Murcie (Espagne), dans une famille noble. Devenu frère convers au couvent franciscain d’Albacete (Espagne, Castille-La Manche), il mène de front une vie de travail et de grande proximité avec Dieu qui le gratifie de dons exceptionnels. Tour à tour garde-malade, portier, cuisinier, ses frères ont l’habitude de le voir ravi en extase.

Mais Andrea a besoin de sommeil. Certains jours, il s’éveille avec difficulté, et il arrive parfois en retard à l’office des Matines. Soucieux de rattraper cet inconvénient, il travaille davantage que les autres religieux pendant la journée.

Un matin, tandis qu’il ouvre à peine les yeux, une voix inhabituelle retentit à ses oreilles. Elle lui dit : « Fra’Andrea, il est temps d’aller prier ». Tournant la tête vers la porte de sa cellule, il voit celle-ci inondée de lumière, avec, en son centre, un ange d’une merveilleuse beauté.

Quelques instants plus tard, il sert la première messe de la journée dans l’église, puis une seconde, et une troisième… À la cuisine, les frères chargés des provisions s’interrogent : « Où est-il donc ? C’est son tour aujourd’hui de préparer les plats. »

Absorbé en Dieu, Andrea a oublié ses tâches quotidiennes. L’ange apparu quelques instants auparavant, se manifeste à nouveau et lui demande de se rendre expressément en cuisine où l’attendent ses frères. La vision met fin au ravissement et le bienheureux se précipite à l’endroit où on l’attend de pied ferme. Doué d’une énergie inconnue, il rattrape le temps perdu en une demi-heure.

Pie VI l’a béatifié le 13 mai 1791.

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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/wideonet
Une jeune religieuse est guérie à l’instant où elle communie

 

Âgée de 23 ans, Françoise-Geneviève Philippe, jeune professe au Carmel de Pontoise (France, Oise), est à l’article de la mort. Les religieuses ont préféré la renvoyer dans sa famille pour qu’elle y meure en paix. Venue au monde « sous de fâcheux auspices » - sa mère fait une chute lorsqu’elle est enceinte d’elle - elle est en proie à des maladies graves et variées.

Le 4 juillet 1784, son état empire. Des médecins sont appelés à son chevet : « Je perdis connaissance pendant cinq à six minutes. Revenue à moi, je fis des efforts pour vomir, efforts tels que malgré le soutien de quatre personnes des plus robustes, on entendait le craquement des os et je vomis une grande quantité de bile et ensuite le sang tout pur en plus grande abondance encore. Hors d’état de proférer une parole ni même de répondre par signes, je m’entendis dire : “Madame, Madame, recommandez votre âme à Dieu…” » Les heures suivantes de « violentes convulsions », une « vue altérée » et une « extinction de voix » font craindre le pire. « Il n’y avait pas la plus petite partie de mon corps qui ne fût en souffrance », témoigne-t-elle.

Elle demande soudain qu’on la ramène au carmel de Pontoise. Le voyage en litière est épouvantable.

Les sœurs lui rendent visite. Après elles, deux prêtres viennent la saluer. Étonnée de leur présence, la malade leur demande leur identité. Ils lui répondent qu’ils doivent assister à l’exhumation officielle du corps de la vénérable Marie de l’Incarnation, prévue le 16 juillet prochain, en la fête de Notre-Dame du Carmel, l’Église voulant sa béatification. Ceci dit, elle leur demande d’entreprendre avec elle une neuvaine en l’honneur de la future bienheureuse à partir du 7 juillet.

Le 15 juillet au soir, son médecin l’ausculte comme à l’ordinaire. Il la trouve légèrement mieux mais il la contredit après qu’elle lui ait avoué son envie de se rendre le lendemain dans l’église de la communauté. « Autant, j’approuve les prières, autant je condamne et m’oppose à votre dessein. Faites, mademoiselle, ce qu’il vous plaira, je ne le prends pas sous ma responsabilité », rétorque-t-il.

Tôt le lendemain, elle demande qu’on la transporte. Les porteurs sont effrayés par « l’affreux tremblement » de ses membres, « la tête tombée de côté », la « pâleur de la mort sur le visage ». Parvenus dans l’église, ils placent sa chaise au bas des marches du grand autel, à droite, près de la grille du chœur. A cinq heures tapantes, le célébrant commence l’exposition du Saint Sacrement puis célèbre la messe. Au moment de l’élévation du calice, la jeune malade éprouve des « douleurs internes vives et aiguës », une « sueur froide » se répandant sur tout le corps. Elle pense qu’elle va mourir. Elle demande à Dieu de la garder en vie jusqu’à qu’elle ait communié.

En lui apportant le Corps du Christ, le prêtre est frappé par « l’altération » de ses traits et la « pâleur du visage ». Il lui adresse alors les paroles que l’Église dit aux agonisants, et il lui demande de répondre par un hochement de tête si elle les entend. Incapable d’ouvrir correctement la bouche, elle fait un signe de tête à peine visible. Le prêtre doit avancer le ciboire près de ses lèvres.

L’instant d’après, c’est l’Évangile. Subitement, ses forces reviennent, ses bras et ses jambes retrouvent souplesse et force. Elle cligne des yeux : elle ne rêve pas et n’est pas le jouet d’une illusion. Pour la première fois depuis tant d’années, elle peut remuer normalement sa tête, sa poitrine… Son estomac est devenu indolore. Elle vient d’être guérie à l’instant où elle a communié.

Aussitôt, Françoise-Geneviève demande qu’on la mène à la chapelle où repose la dépouille de Marie de l’Incarnation. Effrayés, les porteurs refusent, prétextant que la clé de la chapelle venait d’être subtilisée par la sœur tourière partie faire une course. Face à leur perplexité, elle se lève d’un bond et dit : « Je vous remercie, je n’ai pas besoin de votre secours. »

Ce jour-là, la jeune miraculée est examinée par plusieurs médecins, par les magistrats de Pontoise, le lieutenant, M. de Monthiers, le procureur du roi, M. de la Forêt, et le notaire apostolique qui dressent un procès-verbal après un long interrogatoire. Les garde-malades, les religieuses et les domestiques sont questionnés. Tous prêtent serment. Le notaire apostolique lui demande d’écrire un mot au pape Pie VI pour lui raconter son histoire. Enfin, on lui ordonne de ne pas quitter la ville pendant un mois.

La miraculée a rédigé sous serment ce que Dieu a fait pour elle ce jour-là et son manuscrit a été envoyé à M. de Châtenois, postulateur de la cause de béatification de Marie de l’Incarnation. En 1788, elle prononce ses vœux au Carmel de Compiègne, sous le nom de sœur Joséphine-Marie de l’Incarnation.

En 1794, en pleine Terreur, elle échappe à l’échafaud que gravissent 16 de ses sœurs. Depuis le jour de cette guérison, elle a vécu 52 ans de joie et de paix.

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 14:00
 
Pixabay/Norbert Staudt
Sainte Lydwine de Schiedman : distingue une hostie non consacrée

 

En 1413, un bruit circule dans Schiedman (Pays-Bas méridionaux) : Lydwine, 33 ans, dont la réputation de sainteté ne cesse de grandir, ne s’alimente plus, absorbant uniquement comme nourriture une hostie consacrée une fois par semaine. Le curé du bourg, l’abbé André, homme terre-à-terre et froid, refuse d’ajouter foi aux charismes extraordinaires de sa paroissienne.

Le jeudi 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de Marie, Lydwine lui demande de communier. Le prêtre imagine un stratagème : il lui donnera une hostie non consacrée pour voir sa réaction et la mettre à l’épreuve.

Parvenu chez elle, il reçoit sa confession puis, comme de rien n’était, place une simple hostie sur la langue de la jeune femme. Mais contrairement à ce qu’il avait prévu, celle-ci recrache cet aliment.

Il la réprimande. Comment peut-elle traiter Jésus ainsi ? « Mon père, répond-t-elle, me croyez-vous dénuée de jugement et incapable de discerner le corps de mon Sauveur d’avec du pain ordinaire ? Je peux prendre et avaler facilement le corps de Jésus, mais je ne peux garder, sans le rendre aussitôt, du pain ordinaire. »

Cette faculté de distinguer un objet béni d’un objet quelconque, ou une hostie non consacrée du Saint-Sacrement, est l’un des nombreux charismes que Dieu a accordé à Lydwine, « la Vierge remarquable » (selon le pape Benoît XIV), canonisée le 14 mars 1890.

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 14:00
 
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Sainte Ide de Louvain participe à la Passion du Christ

 

Issue d’une famille prospère, Ide, née en 1212, se retire à l’abbaye cistercienne de Roosendaal (Belgique, diocèse d’Anvers), où elle mène une vie de pénitence ponctuée de grâces extraordinaires.

Vers 1235/1240, elle médite sans cesse sur le mystère de l’Incarnation. Un jour, elle prie devant l’autel de l’église abbatiale. Elle se sent attirée par Dieu. Elle perd conscience et se retrouve dans un lieu merveilleux, baigné d’une lumière séraphique où elle distingue un homme blessé aux mains, aux pieds, au flanc et à la tête, d’où sortent des rayons lumineux. Il s’approche. Subitement, elle défaillit : les traits de lumière la frappent aux mains, aux pieds, à la tête et au côté, provoquant une douleur intenable. Son corps saigne. Elle vient de recevoir les plaies de la Passion.

Le confesseur d’Ide et les religieuses notent une foule de détails. Ses stigmates sont de forme circulaire et occasionnent des trous profonds dans l’épiderme. La plaie du flanc, aussi large que longue, laisse passer l’air « jusque dans la région du foie ». La tête d’Ide est ceinte par le stigmate de la couronne d’épines d’où coule beaucoup de sang non en permanence mais seulement lors de la Semaine sainte.

Le martyrologe cistercien évoque Ide comme une chrétienne « comblée de dons célestes, à qui Notre Seigneur imprima, comme témoignage de son amour particulier, les signes sacrés des Cinq Plaies ».

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Anna_Om
Sainte Thérèse des Andes ramène à la vie Marcela Antunez Riveros

 

Le 7 décembre 1988, la classe de 5e du collège Las Condes de l’Institution Teresiana va au stade de la Banque du Chili à Santiago (Chili) pour un moment de détente avant Noël. Marcela Antunez Riveros, 11 ans, est l’une des élèves.

A midi, Marcela mange bien. Peu après, une idée lui vient : elle ne sait pas nager mais elle va plonger dans le grand bassin.

A peine pénètre-t-elle dans l’eau qu’elle est prise d’un malaise. Elle se débat, hurle, mais personne ne l’entend. Elle avale de l’eau, coule et commence à étouffer.

Le moniteur de la piscine l’extrait de l’eau au bout de plusieurs minutes. Son état est grave. Les massages cardiaques ne servent à rien. Elle reste allongée, sans vie, jusqu’à ce que les secours arrivent. Ses camarades en pleurs implorent la bienheureuse Thérèse des Andes : « C’est la seule qui peut la sauver. »

Marcela est admise dans la clinique Allemande à 15h34, soit plus de 25 minutes après sa sortie hors de l’eau. Après l’avoir auscultée, le docteur Gabriel Munoz est « très pessimiste ».

Une heure plus tard, tandis qu’elle est transférée des urgences aux soins palliatifs, Marcela rouvre les yeux. Sa respiration redevient normale, invalidant le pronostic du médecin. Elle récupère en quelques minutes.

Selon les praticiens, Marcela est restée sous l’eau : au moins cinq minutes, auxquelles il convient d’ajouter le temps pour la repêcher, celui pour l’arrivée des secours et, enfin, la durée du trajet en ambulance.

Or, au-delà de quatre minutes, un arrêt cardio-respiratoire entraîne des dommages neurologiques très souvent définitifs…

Cinq médecins ont examiné Marcela à Rome. Leur conclusion remise au Saint-Siège est unanime : guérison scientifiquement inexplicable.

Thérèse des Andes, carmélite chilienne, a été canonisée par saint Jean-Paul II en 1993.

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 14:00
 
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Sainte Gemma Galgani reçoit les stigmates du Christ pour la première fois

 

Lucques (Italie, Toscane), 8 juin 1899. En fin de journée, Gemma Galgani, 22 ans, souvent gratifiée de charismes rares, prie dans sa chambre au domicile parental.

Elle est seule mais ne trouve pas la paix. Une terrible douleur morale la fait souffrir. Elle ressent le poids de ses « péchés » infligés au Seigneur.

Soudain, une joie ineffable la submerge. Elle est ravie en extase. La Vierge, avec, à sa droite, un ange, lui apparaît puis lui dit : « Jésus, mon fils, t’aime tant et veut te faire une grâce ; sauras-tu t’en rendre digne ? »

A cet instant, Jésus crucifié se montre à elle. Elle décrit la scène : « De ces plaies ne sortait plus du sang, mais comme des flammes de feu qui en un instant vinrent me toucher les mains, les pieds et le cœur. Je me sentais mourir. [...] tout disparut, et je me retrouvai à genoux par terre. Mais je sentais encore une forte douleur aux mains, aux pieds et au cœur. Je me levai pour me mettre au lit et m’aperçus qu’il sortait du sang des endroits où j’avais mal. [...] Le matin, je pus aller communier avec peine et je mis une paire de gants pour me cacher les mains [...] Ces douleurs durent jusqu’à trois heures le vendredi, fête solennelle du Sacré-Cœur de Jésus. »

Surnommée la « victime crucifiée avec Jésus », Gemma a été béatifiée 30 ans après sa mort. Pie XII l’a inscrite au catalogue des saints en 1940.

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10 avril 2022 7 10 /04 /avril /2022 14:00
 
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La rose miraculeuse d’Ettiswil

 

Le 23 mai 1447, les habitants du village d’Ettiswil (Suisse, canton de Lucerne) sont inquiets en apprenant le vol du Saint-Sacrement dans leur église paroissiale.

Ils partent à la recherche de l’hostie. On ne néglige aucun endroit, aucune piste. Mais l’espoir de la retrouver est mince.

Au bout de quelques instants, Marguerite Schulmeister, une jeune gardienne de cochons, repère un objet inhabituel près d’une barrière, non loin de l’église où a été commis le délit. Elle s’approche et découvre que le dit objet, gisant à terre parmi les orties, est en fait une sorte de « fleur rayonnante ».

A cet endroit, les porcs de Marguerite s’agglutinent et refusent étrangement de bouger. La jeune femme note leur comportement inhabituel. Une habitante passant près de la barrière s’approche de Marguerite mais les deux femmes ne parviennent pas à repousser le troupeau.

Au bout d’un moment, elles réussissent à aplatir les touffes d’herbes et les orties autour de la « fleur rayonnante ». Ce qu’elles découvrent les bouleverse : il ne s’agit pas d’une fleur, mais d’une hostie rayonnante de lumière, divisée en sept parcelles dont six forment comme des pétales de rose. La septième d’entre elles est posée sur les autres.

Alerté, le curé d’Ettiswil part récupérer le Saint-Sacrement à l’endroit indiqué, entouré de ses paroissiens. Là, il dépose les six parcelles en forme de pétales sur une patène. Mais lorsqu’il tente de s’emparer de la dernière, celle-ci s’enfonce dans la terre aux yeux de tous.

Cette manifestation est interprétée comme un signe : une pierre est posée à cet emplacement puis des barrières sont disposées tout autour. Le chœur de la chapelle construite en l’honneur du prodige est élevé à l’endroit exact de la découverte des parcelles dérobées. Son autel est consacré le 28 décembre 1448. Quatre ans plus tard, le clergé diocésain célèbre la dédicace de la chapelle actuelle.

Les six parcelles sont conservées dans une monstrance (ancêtre de l’ostensoir) de laiton avec, à l’intérieur, une custode d’argent, remplacée plus tard par une nouvelle monstrance d’argent plus luxueuse mais qui est dérobée en 1555. Des guérisons inexpliquées sont alléguées. On célèbre jusqu’à sept messes quotidiennes dans la chapelle du miracle. En 1898, une confrérie de prière est établie à Ettiswil et, en 1947, Pie XII accorde des indulgences aux visiteurs de ce sanctuaire.

Une enquête de police est ouverte pour découvrir les voleurs. Anna Vögtli, habitante de Bischoffingen (Allemagne, Bade-Württemberg), est arrêtée. Conduite au château seigneurial, elle passe aux aveux devant le juge Hermann von Rüssegg secondé par douze assesseurs laïcs

Elle a passé un pacte avec le démon. Au fil des mois, elle dérobe nombre d’hosties dans son propre village et dans les parages. Une fois ses forfaits commis, ses amis sorciers profanent le précieux « butin ». Contrainte de fuir son village suite à des accusations, Anna a gagné Ettiswil où elle s’est laissée enfermer dans l’église pour s’emparer tranquillement du Saint-Sacrement conservé dans un corporal.

Mais parvenue le long du cimetière, l’hostie se met à peser si lourd qu’elle ne peut la porter ! Elle la jette alors dans les orties en gardant le corporal sur elle. C’est celui-ci qui provoque son arrestation.

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