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18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 14:00

 

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Sainte Elisabeth de Schönau : elle parle latin sans jamais l’avoir appris

A partir de 1152, Elisabeth, bénédictine au monastère de Schönau-im-Taunus, près de Trèves (Allemagne, Rhénanie-Palatinat), attire les regards. Jésus et Marie lui apparaissent. Les dimanches et jours de fête, elle tombe en extase et ne revient à elle que par obéissance envers son abbesse.

Un dimanche, l’église abbatiale de Schönau est bondée. A son habitude, la sainte est ravie hors d’elle-même lors de la consécration eucharistique. Lorsqu’elle recouvre ses sens, la messe s’achève à peine. Les religieuses lui trouvent un air inhabituel. Elle ne dit rien, comme perdue dans ses pensées.

Tout d’un coup, elle se met à parler mais l’entourage est saisi de stupeur : elle prononce de longs passages de la Bible dans un latin parfait, langue qu’elle n’a jamais apprise, hormis les prières de la vie monastique ! Tout y passe, des psaumes aux évangiles !

Ce prodige va continuer jusqu’en 1156, avant de disparaître peu à peu.

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16 juin 2022 4 16 /06 /juin /2022 14:00
 
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Saint Jean François Régis : il guérit un prêtre malade des yeux

 

Jean-François Régis, jésuite canonisé en 1737, a accompli d’innombrables miracles. En 1832, l’abbé Dellorcour, curé de Saint-Blandin (France, Isère) rapporte le fait suivant remontant huit ans auparavant :

« Je me fais aujourd’hui un devoir de rapporter ici une guérison d’yeux que je ne puis regarder que comme miraculeuse. Après avoir consulté les médecins les plus habiles pendant six mois, n’obtenant par ces moyens aucun soulagement, souffrant de tiraillements de nerfs épouvantables, il me vint subitement à l’esprit d’avoir recours à saint Jean-François Régis.

Je lui vouai sur-le-champ une neuvaine que je commençai par la confession et la communion. Je me sentis d’abord un peu soulagé ; ce soulagement alla de mieux en mieux jusqu’à la fin de la neuvaine que j’eus le bonheur de terminer comme j’avais commencé, c’est-à-dire par la confession et la sainte communion.

Je fit célébrer ce même jour la messe dans l’église de Saint-Antoine, diocèse de Grenoble (France, Isère). Il est à noter que, pendant tout le cours de la maladie, j’étais obligé de porter des lunettes de verre bleu ou un bandeau devant les yeux. Avant de faire la sainte communion, je quitte mes lunettes dont jusqu’à présent je n’ai jamais eu besoin de me servir. Après mon action de grâces, je remonte à ma chambre, je reprends le cours de mes études suspendues depuis six mois, et je n’ai point discontinué depuis ce temps-là. Je n’ai jamais plus éprouvé aucun mal, et aujourd’hui j'exerce le ministère dans la paroisse de Saint-Blandin. »

Il termine ainsi : « Je pourrais apporter à l'appui de ce fait au moins mille témoins et le témoignage de plusieurs médecins qui connaissaient ma maladie, et qui ont été dans le plus grand étonnement en apprenant ma guérison aussi prompte. ».

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images plus /ChristinLola
Sainte Germaine Cousin : elle guérit une enfant d’un mal incurable

 

En 1828, Jacqueline Catala, née en 1821 à Toulouse (France, Haute-Garonne), tombe « dans un état de défaillance totale et dans un extrême abandon de ses forces ». Son ventre enfle, ses chevilles et les rotules de ses genoux gonflent tandis que les muscles de ses jambes se dessèchent. Son extrême faiblesse la contraint à rester allongée. La fillette paraît « un squelette osseux revêtu de peau ».

Sa mère, Louise, promet à Germaine Cousin, laïque morte en 1601, de venir par trois fois en pèlerinage sur sa tombe à Pibrac (France, Haute-Garonne) si sa fille guérissait par son intercession.

Louise s’exécute. Mais elle attend des semaines qu’une amélioration permette de transporter sa fille.

Le jour venu, installée dans un panier porté à dos d’âne, entourée de sa mère, d’un frère et d’une sœur, Jacqueline est amenée dans l’église de Pibrac pour la messe dominicale.

Louise fait asseoir Jacqueline entre son frère et elle. « A peine on eut agité la sonnette qui donnait le signal du Sanctus, que Jacqueline poussa un cri, et j’entendis dans le même moment un craquement que je crus avoir été produit dans les articulations des os de ma fille. »

Au moment de la communion, Louise confie Jacqueline à son frère. Dès qu’elle atteint la balustrade, « voilà que Jacqueline, qui s’était échappée des mains de son frère, vient se mettre à genoux à côté de moi sans que personne la soutînt. Lorsque je retournai à ma place, la petite fille me suivit, s’assit d’elle-même et resta ainsi assise sans avoir besoin du secours de personne pour se soutenir. J’observai que ses pieds avaient repris leur situation naturelle. »

Cette guérison inexpliquée, reconnue par l’Eglise, a permis la béatification de Germaine Cousin en 1854. Pie IX l’a élevée sur les autels en 1867.

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14 juin 2022 2 14 /06 /juin /2022 14:00
 
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Saint Niphon : une eau miraculeuse coule de son reliquaire

 

Vers 1502, Niphon II, patriarche de Constantinople, réside à la cour de Radu le Grand, prince de Valachie (Roumanie). Ce dernier lui a demandé de l’aider à réformer le clergé de son pays. Mais les deux hommes se brouillent au sujet d’une affaire matrimoniale.

Après sa mort, les reliques de Niphon sont transportées au Mont-Athos (Grèce). Radu disparaît en 1508. Il est inhumé au monastère de Dealu près de Târgoviste (Roumanie, région de Dâmbovita) qu’il avait fait bâtir.

Vers 1512/1515, Neagoe Basarab V, successeur de Radu et dévot de Niphon, fait venir la châsse contenant les reliques de ce dernier au monastère de Dealu pour que le saint et son prédécesseur se réconcilient au-delà du tombeau.

Le prince Neagoe dépose une relique de Niphon sur la tombe du prince puis organise une veillée nocturne de prière. Le lendemain, après l’office des matines, il fait ouvrir le cercueil de Radu. La mort a commis ses ravages : le corps est méconnaissable.

Une seconde plus tard, tous les regards sont dirigés vers la châsse de Niphon. De celle-ci jaillit une « eau sainte », pure et abondante. Un témoin se propose de l’utiliser pour arroser la dépouille de Radu.

Aussitôt que le mystérieux liquide touche la peau noircie de l’ancien prince, les tissus semblent se reconstituer, l’odeur pestilentielle disparaît et les outrages de la nature s’estompent.

Niphon est canonisé en 1517.

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 14:00
CC0/wikimedia Le Miracle de la mule par Antoine van Dyck, 1627-1630, palais des Beaux-Arts de Lille.
Saint Antoine de Padoue : il convertit un incroyant grâce à une mule

 

En 1225, Antoine de Padoue, prêtre franciscain, grand prédicateur, arrive à Bourges (France, Cher) où il doit participer à un synode ecclésiastique.

Il y croise un incroyant, entêté dans son incrédulité, Zacharie le Guillard. Celui-ci est pauvre et son quadrupède n’a que la peau sur les os, n’ayant rien mangé depuis des jours. Antoine est touché par sa sincérité.

« Allez, convertis-toi », lui prie Antoine.

-« Non ! Je le ferais le jour où ma mule laissera tomber son avoine pour adorer Jésus », rétorque l’homme, signifiant par là qu’il ne deviendra jamais chrétien.

Antoine accepte de relever le défi et propose à Zacharie de faire manger l’animal en lui donnant un récipient d’avoine qui se trouvait là.

Puis il sort une hostie consacrée qu’il portait sur lui et l’élève à environ trois ou quatre mètres des naseaux de la mule.

Brusquement, l’animal interrompt son repas, se détourne du récipient et vient s’agenouiller devant le Saint-Sacrement.

A la vue de ce miracle, Zacharie demande à être rapidement baptisé.

Antoine est canonisé quatre ans après sa mort. Il est Docteur de l’Eglise depuis 1946.

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images plus / Joerg Siegert
Des hosties volées sont retrouvées intactes après plusieurs semaines passées dans l’eau

 

Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1686, Pieter Bogaert, Frans Husdain et Jan Melijn, connus des services de police, s’apprêtent à commettre un vol dans l’église de Saint-Martin de Courtrai (Belgique).

Rompus aux cambriolages et receleurs d’objets sacrés, ils espèrent faire un « coup ». De fait, le butin est à la hauteur de leurs espoirs : trois ciboires et un ostensoir en or et en argent sont ainsi dérobés.

Une fois leur forfait commis, portant les sacs contenant les objets liturgiques, les individus prennent la route de Gand. La nuit est sombre. Parvenus à Maelte, sur la paroisse de Sint-Denijs (Saint-Denis), ils s’aperçoivent qu’ils se sont trompés de direction et qu’ils viennent de poser le pied dans un champ où paissent des moutons.

A leur grande surprise, ces animaux se comportent étrangement : loin de craindre leur présence, ils entourent les trois voleurs, se rapprochent d’eux jusqu’à les toucher, et forment un cercle autour d’eux, comme s’ils voulaient les protéger. Plusieurs vont jusqu’à frotter leur tête sur les sacs. D’autres restent figés.

Les voleurs prennent peur. «  ll faut tout cacher, sans quoi nous serons attrapés. » Ils aperçoivent une mare à proximité. « Elle fera l’affaire ! » Les objets du cambriolage se retrouvent ainsi immergés dans un bon mètre d’eau.

Mais après enquête, la police met la main sur les trois larrons, déjà connus pour divers larcins. Ils sont exécutés sur la place du Marché aux grains à Gand le 17 janvier 1687.

Au cours de leur procès, ils ont avoué où ils avaient dissimulé les sacs qu’ils croyaient récupérer par la suite.

Les ciboires sont retrouvés intacts, comme l’ostensoir. A l’intérieur de celui-ci, une grande hostie consacrée n’a subi aucune dégradation malgré un séjour de plusieurs semaines dans l’eau. On la rapporta à Courtrai au cours d’une procession solennelle. Les autres hosties contenues dans les ciboires sont restées également inchangées.

Le père Maurus Verschueren, abbé de Saint-Pierre de Courtrai, a obtenu de l’évêque trois de ces hosties. Pour les conserver dignement, il a fait construire en 1687 la chapelle du Petit-Puits sur le lieu de leur découverte, où à partir de 1758, une procession annuelle est organisée le quatrième dimanche après la Pentecôte. Elle a cessé à la Révolution française puis a repris en 1862.

En 1936, une cérémonie a marqué le 250e anniversaire du prodige.

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11 juin 2022 6 11 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /GDArts
Saint Etienne Bandelli : il apparaît au-dessus de la cité de Saluces

 

En 1450, les obsèques de celui qui fut surnommé « l’autre saint Paul », le bienheureux Etienne Bandelli, dominicain de Saluces (Italie, Piémont), donnent lieu à de belles cérémonies. Des miracles se produisent sur sa tombe.

En 1483, Saluces entre en conflit avec le duc Charles Ier de Savoie. Les échauffourées se multiplient. La cité devient un enjeu politique et la guerre perdure.

Quatre ans plus tard, la cité est prise d’assaut. Les habitants parviennent à empêcher les adversaires de pénétrer dans la ville, mais ils désespèrent tant leur nombre est inférieur à celui des assaillants. Pris au piège, ils implorent Dieu de leur venir en aide.

Après deux jours de siège, par une journée ensoleillée, une silhouette humaine apparaît au-dessus de l’église du couvent des Dominicains. En un bref instant, l’apparition devient majestueuse. Un religieux se met à crier : « Frère Etienne ! Frère Etienne ! »

Au-dessus du couvent, le bienheureux, environné d’une lumière surnaturelle, est devenu visible de tous, y compris des ennemis de Saluces qui déguerpissent sans demander leur reste.

Une fête annuelle a longtemps commémoré l’événement. Le culte du bienheureux a été confirmé en 1856 par le pape Pie XI.

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /shuang paul wang
Le bienheureux Henri de Bolzano : il soigne un homme incrédule

 

Le 10 juin 1315, Henri meurt à Trévise (Italie, Vénétie). Originaire de Bolzano (Italie, Trentin-Haut-Adige), il a travaillé toute sa vie comme simple bûcheron. Père de famille sans le sous, pénitent aimé de tous, Dieu l’a comblé de grâces extraordinaires.

A peine a-t-il rendu l’âme qu’une foule accourt à l’église du quartier où repose son catafalque. On touche son corps. Les guérisons se comptent par dizaines ! En 10 mois, 30 000 personnes viennent prier sur son tombeau.

Mais quelques habitants doutent de ces prodiges. Trois jours après le trépas, un responsable municipal se dispute avec son épouse au sujet de cet enthousiasme populaire autour de la dépouille d’Henri. Elle croit fermement que le saint intercédera en sa faveur, purifiera son âme et soulagera son pied douloureux si elle se rend à l’église pendant la nuit.

L’homme s’y oppose. « Je ne t’ouvrirai pas, tu resteras dehors au cas où tu sortirais », lui lance-t-il. Triste, l’épouse n’a d’autre choix que de renoncer à son projet.

A la nuit tombée, le mari impitoyable constate qu’il a subitement du mal à marcher : une très forte douleur paralyse son pied droit, lui faisant ressentir la même souffrance que son épouse.

Plusieurs jours passent. L’incrédule boîte à présent. N’y tenant plus, il autorise sa femme à se rendre sur le tombeau du bienheureux mais il l’accompagnera.

Parvenu dans l’église, l’homme, après s’être agenouillé avec difficulté à côté du tombeau, tant la douleur est aiguë, sent en lui quelque chose d’étrange : il a l’impression d’un mieux-être, d’une joie inconnue. Son pied ne le fait plus souffrir. Il avertit sa femme qui, à ses côtés, vient aussi d’être guérie.

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /art plus
La bienheureuse Anne-Marie Taïgi : elle a une vision céleste unique dans l’histoire

 

Originaire de Sienne (Italie, Toscane), Anne-Marie passe sa jeunesse à Rome (Italie) où elle accompagne ses parents démunis. Dès ses jeunes années, Dieu lui fait grâce de dons charismatiques rares. En 1790, elle épouse Domenico, valet de chambre puis entre dans le tiers-ordre des Trinitaires.

Cette année-là, un événement va changer sa vie. Pendant un moment de recueillement, elle a la vision d’un disque lumineux, semblable à un soleil, dont la lumière douce n’éblouit pas, et au centre duquel se tient un être majestueux, assis sur une sorte de trône ; deux rayons lumineux sortent de son front.

Le soleil est entouré d’épines, à la manière de la couronne du Christ. Deux d’entre elles descendent des deux côtés de l’astre et finissent par se croiser au-dessous de lui.

La vision persiste plusieurs minutes, plusieurs heures… Peu à peu, des « images » apparaissent au centre du soleil. Son directeur spirituel l’invite à décrire ce qu’elle perçoit.

Le disque lumineux accompagne dorénavant Anne-Marie partout où elle va. Il en sera ainsi jusqu’à sa mort en 1837 ! Les scènes apparaissant en son centre constituent autant de prophéties diverses extrêmement précises : la chute de Napoléon Ier et son exil à Sainte-Hélène, l’élection du pape Pie IX alors que celui-ci n’était même pas cardinal, etc.

Anne-Marie a été béatifiée le 30 mai 1920 par Benoît XV.

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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /Alexia Khruscheva
Saint Médard de Noyon : il donne un cheval à un pauvre sans diminuer son troupeau

 

Au VIe siècle, Médard est le fils d’un noble de la cour du roi franc Childéric Ier. Alors qu’il vient d’atteindre sa 10e année, son père, revenant de la campagne avec plusieurs chevaux, le charge de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l’arrivée de ses domestiques.

Tout à coup, Médard aperçoit un villageois chargé de harnais qu’il porte à grand-peine.

« Eh ! mon ami, lui dit l’enfant, pourquoi vous chargez-vous d’un si lourd fardeau 

C’est, répondit le paysan, que mon cheval vient de mourir par accident ; j’emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre animal car je suis trop pauvre », lui répond le pauvre homme.

L’enfant, ému, prend alors un des chevaux que son père vient de lui confier et le donne à l’inconnu.

Le soir venu, le jeune Médard rentre dans la maison de ses parents après avoir ramené les animaux. « Mais comment faire comprendre à mon père mon geste de charité ? », se demande-t-il en chemin.

Il trouve en lui le courage de tout raconter. Le chef de famille, fort mécontent, sort dehors et s’empresse de compter le nombre de chevaux que son fils a ramenés. Mais contre toute attente, il se retourne vers Médard et lui dit d’un ton joyeux : « C’est à n’y rien comprendre ! Le compte y est ! Pas un cheval n’a disparu ! »

Par la suite, Médard deviendra évêque de Noyon (France, Oise) et fréquentera la cour de Clovis.

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 14:00
 
CC0/wikimedia Vitrail de Claude de Besançon dans la basilique Saint-Nicolas-de-Port, Meurthe et Moselle.
Saint Claude de Besançon : son corps est incorrompu depuis 699

 

Surnommé le « faiseur de miracles » de son vivant, Claude, d’abord soldat, devient moine à l’abbaye de Condat (France, Jura), où il est élu abbé vers 650. Peu après, il est sacré évêque de Besançon (France, Doubs).

Un demi-millénaire après sa mort, le pèlerinage sur son tombeau gagne en popularité : son corps, exhumé et étudié par les autorités de la région, est intégralement conservé, sans signe de détérioration, comme si Claude dormait depuis des siècles !

Les fidèles sont si nombreux que la relique est exposée à leur vénération deux fois par jour. A partir du XIIe siècle, les miracles se multiplient à proximité. Louis XI, sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales, viennent s’y recueillir.

En 1754, un groupe de médecins examinent le corps et certifient son inexplicable conservation : élasticité des tissus, souplesse des membres, fraîcheur…

Mais en 1794, le corps est brûlé, à l’exception d’un avant-bras gauche, authentifié par l’un des médecins qui avaient procédé à l’examen officiel 50 ans plus tôt. Ce membre est conservé aujourd’hui dans la cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul de Saint-Claude, dans un reliquaire conçu par l’orfèvre géorgien Goudji.

 

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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus / Julien Favier
Le Saint-Sacrement arrête une grave inondation

 

Le lundi 29 novembre 1433, la cité d’Avignon (France, Vaucluse) connaît une grave inondation. Des pluies torrentielles s’abattent sur la région. Débordant de son lit, le Rhône, dont les eaux sont gonflées en quelques heures par celles de la Sorgue et de la Durance, envahit les bas-quartiers, où vivent les plus pauvres. La chapelle de la confrérie des Pénitents gris, rue des Teinturiers, l’une des sept confréries que compte alors la ville, est inondée lorsque débute la récitation des vêpres, en fin d’après-midi.

Le lendemain, c’est la catastrophe : le niveau des eaux ne cesse de croître d’heure en heure. Il faudra attendre plus de 48 heures pour voir leur niveau baisser.

Mais en ce 30 novembre 1433, c’est autre chose qui frappe les avignonnais. « A l’heure de prime », une vingtaine de fidèles se rendent à la dite chapelle inondée. A leur tête, maître Armand et maître Jean de Pouzilhac-Faure, responsables de la confrérie des Pénitents gris, marchent d’un pas décidé.

En pénétrant dans l’édifice, tous s’arrêtent brusquement. Ce qu’ils voient les sidèrent. Ecoutons le procès-verbal : « De la part des deux parois, à droite et à gauche, étaient les eaux de quatre pieds de haut, si bien que les coffres où étaient les habits de la Confrérie furent mouillés, tandis que l’eau était plus haute de deux pieds vers la paroi que les bancs. Et là venait ladite eau pendant comme fait une taulisse… »

En d’autres termes, la dénivellation des eaux du mur jusqu’aux bancs avait une inclinaison semblable à celle d’un toit de maison ! Aussi, « la moitié des bancs du côté du mur furent pleins d’eau et l’autre moitié n’était point mouillée, si bien qu’au milieu de la nef de ladite chapelle, il n’y avait point d’eau, mais était tout sec et aussi devant l’autel ».

Le prodige ne s’arrête pas là : les documents officiels, les parchemins, les nappes et reliquaires qui étaient conservées sous l’autel, sont également miraculeusement préservés !

Arnaud et Jean demandent d’aller chercher des Franciscains de la ville pour leur montrer le phénomène. Peu après, quatre d’entre eux - dont trois docteurs en théologie - parviennent au lieu-dit. Tous constatent le prodige. Un détail est consigné : la moitié du banc « devant le mur » est trempée tandis que l’autre moitié, préservée de l’inondation, reste complètement sèche.

L’original du procès-verbal qui a été dressé par les autorités de la Confrérie et le clergé avignonnais a été perdu mais une copie datant de 1510 est conservée aux archives départementales.

Les membres de la Confrérie des Pénitents décidèrent de fêter une fois l’an, le jour de la saint André, ce miracle extraordinaire. Corde au cou et pieds nus, à genoux, ils parcourent depuis cette époque le chemin préservé par le Seigneur dans la chapelle, du commencement de la nef jusqu’à l’autel. Avant la bénédiction du Saint-Sacrement, ils chantent le cantique de Moïse évoquant le passage miraculeux des Hébreux à travers la mer Rouge (Ex 15, 1-18).

La « loyale et dévote Confrérie » des Pénitents gris d’Avignon a vu le jour au XIIIe siècle pour accomplir une mission particulière : promouvoir et assurer l’Adoration du Saint-Sacrement, perpétuellement exposé dans leur chapelle.

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4 juin 2022 6 04 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/Mariusz Zysk
La vénérable Francisca de las Llagas : sa tombe est miraculeusement préservée

 

Le monastère de la Divine Providence de Badalone (Espagne, Catalogne, région de Barcelone) est édifié en 1849 pour accueillir une communauté de Clarisses.

A la fin du XIXe siècle, la sœur Francisca de las Llagas, jeune mystique doué de charismes extraordinaires, y prend l’habit. Elle y meurt en 1899, à 39 ans.

En 1936 et 1937, la guerre civile n’épargne rien. Le couvent de Badalone est copieusement bombardé. Il est détruit à plus de 80 %. Les bâtiments conventuels, l’église et le cimetière sont par endroits méconnaissables.

Le cimetière…hormis la tombe de Francisca ! Celle-ci est épargnée sans que quiconque puisse expliquer de quelle manière ce petit espace a pu être préservé de la guerre pendant des mois.

La cause de Francisca a été introduite dès 1925. Le 19 mai 2018, le pape François a signé le décret reconnaissant ses vertus héroïques.

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/gorodenkoff
Saint Jean XXIII guérit une religieuse des Filles de la Charité

 

En 1966, sœur Caterina Capitani, religieuse italienne des Filles de la Charité, perd 24 kilos en à peine quelques mois. Incapable de se nourrir correctement, son état inquiète tout le monde, à commencer par les médecins qui décident de l’hospitaliser en urgence à Agrigente (Italie, Sicile).

La jeune femme souffre d’une péritonite aiguë qui ne lui laisse que quelques jours à vivre. Aucune intervention chirurgicale n’est possible dans de telles conditions. La médecine renonce.

Le 18 mai 1966, l’aumônier de l’hôpital lui donne le sacrement des malades. Ses sœurs en religion et sa famille prient pour elle avec ferveur. Dans les heures qui suivent, son état reste stationnaire.

Le 22 mai, tandis qu’elle entre en agonie, une religieuse de son monastère lui apporte une petite relique de Jean XXIII, sachant la grande affection de Caterina pour ce pape. Puis elle repart, sans que la moribonde n’ait repris conscience.

Trois jours plus tard, l’infirmière de service pénètre dans la chambre où repose la religieuse apparemment sans vie et tombe à genoux : Caterina est assise au bord du lit, souriante, comme si rien n’était ! « Je me sens guérie », avance-t-elle. Les analyses médicales confirment sa sensation dans les heures suivantes.

Suite à ce miracle, Jean XXIII a été béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II.

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 14:00
 
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Saint Clair : il détruit des statues païennes par la prière

 

Venu d’Afrique au IVe siècle pour évangéliser l’Aquitaine sur ordre du pape saint Sirice, Clair devient le premier évêque d’Albi (France, Tarn). Aimé des fidèles, on le considère comme un saint. Il s’installe à Lectoure (France, Gers).

C’est là que les Romains l’arrêtent et tentent de lui faire sacrifier aux divinités païennes. Ils le traînent de force au temple de Diane (ou de Jupiter). Mais là, rien ne se passe comme ils l’espèrent. L’évêque refuse d’apostasier. Les soldats le frappent. Le saint ne cherche même pas à se défendre.

Tandis que ses geôliers s’apprêtent à l’occire, Clair se met à prier et tourne son regard vers les statues des divinités romaines situées à quelques mètres de lui. En une fraction de seconde, celles-ci se disloquent et tombent sur le sol avec fracas.

Les Romains, apeurés par ce prodige, ramènent Clair en prison où ils le maltraitent. Quelques heures plus tard, il est décapité avec ses compagnons.

Le culte de saint Clair s’est répandu dans le Midi de la France. Ses reliques sont transportées à l’église Sainte Eulalie de Bordeaux (France, Gironde) au IXe siècle, lors des invasions vikings. Elles le resteront jusqu’en 1858, année au cours de laquelle elles retournent à Lectoure. Au XVIIe siècle, le cardinal François de Sourdis a fait fabriquer un buste reliquaire pour conserver le chef du saint. On portait cette relique en procession tous les ans, le premier dimanche suivant la fête de saint Clair.

Le lieu du martyre, appelé « Croix de Saint-Clair », ou « Fontaine d’Elie » (du fait de la présence de Carmes au Moyen Âge), a été honoré pendant des siècles.

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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock/Getty Images Plus/naumoid
Le bienheureux Hannibal Marie Di Francia guérit un bébé atteint d’une méningite

 

Le 28 janvier 1993, Charisse Nicole Diaz naît à l’hôpital Saint-Paul d’Iloilo City (Philippines), d’une grossesse à terme sans difficulté. Ses parents sont tous deux médecins.

Mais à partir du 6e jour, le bébé est victime de convulsions. Sa température grimpe anormalement. Les symptômes de la méningite apparaissent : pleurs, vomissements, raideur de la nuque, léthargie. Le diagnostic tombe : méningite bactérienne à pseudomonas. Une échographie cérébrale montre une hydrocéphalie avec, pour conséquence, une atrophie du cortex cérébral.

La bactérie ayant résisté aux soins, on a recours à l’Imipenem, un puissant antibiotique. Quelle erreur ! Ce produit ne doit pas être administré à des sujets de moins de 12 ans, et, de surcroît, il est interdit pour le traitement des méningites !

La situation est sans issue. Au mieux, la fillette survivrait avec des troubles psychomoteurs invalidants. Les parents songent aux funérailles.

Un parent, religieux Rogationniste du Cœur de Jésus, propose alors une neuvaine pour obtenir l’aide de son fondateur, le bienheureux Hannibal Marie Di Francia. Parallèlement, ce religieux dépose une relique du bienheureux sur le corps du bébé.

Le surlendemain, tous les paramètres médicaux sont redevenus normaux. La fillette, examinée sous tous les angles, est tirée d’affaires.

Elle rentre à la maison après 36 jours d’hospitalisation. Complètement guérie, elle conserve une légère atrophie du cortex cérébral (sans difficulté psychomotrice).

Le 15 octobre 2003, le Conseil Médical de la Congrégation pour les Causes des Saints a unanimement reconnu l’aspect inexplicable de la guérison.

Hannibal a été béatifié en 1990 puis canonisé le 16 mai 2004 par saint Jean-Paul II.

 

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 14:00
 
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Sainte Mechtilde de Diessen : elle change l’eau en vin à trois reprises

 

Au XIIe siècle, Mechtilde, religieuse douée de charismes extraordinaires, est la cousine de l’empereur germanique Frédéric Barberousse. En 1153, le pape Anastase IV la fait nommer abbesse de l’abbaye bénédictine d’Edelstetten, en Souabe, où la discipline monastique avait disparu.

Admirée de tous, elle est un jour conviée à un repas à la cour impériale. Elle y est bien accueillie. Tous se réjouissent de voir une bienheureuse.

Mais Mechtilde demande une faveur : elle désire manger exclusivement des légumes et boire un peu d’eau, les autres convives pouvant se nourrir à leur guise.

Son vœu est exaucé : une assiette de légumes pour elle, et une foule de plats pour l’empereur et les siens. Mechtilde supporte avec difficulté la vue de ce luxe. Elle se met à prier Dieu de l’aider.

Le maître d’hôtel lui apporte alors un pichet d’eau mais à peine a-t-elle trempé ses lèvres dans le gobelet qu’elle le repousse, disant qu’il s’agit d’un excellent vin ! Mechtilde tend la coupe à l’homme en le priant de lui apporter de l’eau pure.

Une seconde fois, elle avale quelques gouttes du breuvage, mais c’est encore du vin. N’y tenant plus, le maître d’hôtel goûte à son tour le mystérieux liquide. « Oui, c’est le vin le plus fameux de ceux que j’ai bu jusqu’à présent », s’écrie-t-il.

Il se précipite lui-même jusqu’à la fontaine et rapporte un pichet d’eau à la sainte. En vain : au contact de Mechtilde, l’eau s’est transformée en vin !

Témoins du prodige, l’empereur et les convives n’osent rien dire en présence de la sainte.

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 14:00
 
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Saint Joseph Marello : il ramène un jeune séminariste à la vie

 

En 1944, Aldo Falconetti, jeune séminariste italien, de la congrégation des Oblats de Saint-Joseph fondée par saint Joseph Marello, souffre d’une méningite tuberculeuse. Depuis quelques jours, sa santé s’est détériorée. Son médecin ne sait plus quoi faire. On songe à le transporter à l’hôpital le plus proche mais son état est si grave que cela ne ferait que le faire souffrir encore plus.

Allongé sur son lit, entouré de ses parents et du praticien, Aldo prie les yeux fermés. Accablé par la fièvre, il supplie le Seigneur de venir le délivrer. Les siens se penchent vers lui pour comprendre les bribes de phrases qu’il prononce de temps à autre.

Le médecin conseille de lui donner l’extrême-onction au plus vite. A la fin de la journée, on s’organise pour veiller Aldo pendant la nuit, même si chacun sait qu’il sera probablement décédé au matin.

Peu avant 20 heures, plusieurs séminaristes, amis d’Aldo, demandent à leur fondateur, Joseph Marello, d’intercéder pour leur frère malade à qui on dépose sur le corps une minuscule relique du saint accompagnée d’une image pieuse le représentant.

Le lendemain, Aldo se réveille normalement et se sent parfaitement bien. Après des examens médicaux approfondis, on conclut à une guérison totale et inattendue, naturellement inexplicable.

La congrégation pour les causes des saints a authentifié ce miracle le 2 avril 1993. Saint Jean-Paul II a béatifié Joseph Marello le 26 septembre 1993, puis l’a canonisé le dimanche 25 novembre 2001.

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 14:00
 
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Un prince protestant assiste à la messe dite par saint Joseph de Cupertino et se convertit

 

Le prince allemand Jean-Frédéric de Brunswick, luthérien, est heureux d’entrer dans la ville d’Assise (Italie, Ombrie) en cette journée ensoleillée du 5 février 1651. Depuis quelques semaines, il s’était mis à douter de sa foi protestante, déplorant que les pasteurs négligent l’enseignement traditionnel des Pères de l’Eglise. On lui avait parlé de saint Joseph de Cupertino, un moine capucin qui lévitait… Prétextant un voyage d’agrément, il rejoint l’Italie pour rencontrer ce personnage qui pourrait l’éclairer sur la vérité du catholicisme.

Accueilli comme il se doit par les franciscains du couvent d’Assise, Jean-Frédérique prend la décision de repartir dès le lendemain matin. Un des religieux, le père César de Roccasecca lui dit : « Vous ne pouvez vous en aller, si vous désirez parler avec le frère Joseph ».

-« Je le rencontrerai, mais je me bornerai à un simple entretien avec lui », répond le prince.

-« Ne voulez-vous pas le voir célébrer la messe ? »

A court d’argument, le prince accepte.

On lui fait gravir un petit escalier intérieur jusqu’à la chapelle du couvent, où il prend discrètement place, sur la dernière rangée de bancs.

La messe du saint a commencé bien avant son arrivée. La communauté et quelques fidèles se préparent à réciter le Pater noster.

Soudain, des cris fusent: après que l’hostie lui soit sortie des mains, Joseph de Cupertino s’élève de terre à une distance de « quatre pas ». Son visage ruisselle de larmes. Il est en extase et le Saint-Sacrement flotte littéralement au-dessus de l’autel.

Puis, comme s’il sortait d’un rêve, le saint reprend sa place initiale, et, après quelques secondes d’hésitation, brise l’hostie miraculeuse.

Après la messe, le père César rencontre le saint qui lui explique qu’il ne connaît pas les personnes qui ont assisté à sa messe au fond de la chapelle, en ajoutant : « Ceux que tu m’as envoyés ce matin à la messe ont le coeur dur ; ils ne croient rien de ce que croit l’Eglise. C’est pour cela que ‘l’Agneau’ s’est endurci entre mes mains, au point que je ne pouvais le briser. »

Le frère César informe alors Joseph de l’identité du visiteur et lui explique que c’est à lui que Dieu demande de le convertir. Or, le saint est un homme d’une grande humilité ; il ne sait pas s’exprimer correctement et ignore les codes de la politesse.

Son supérieur lui confie alors des lettres de cardinaux recommandant le prince. Joseph les amène dans sa cellule et les dépose au pied de son crucifix en disant : « Seigneur, à toi d’agir. A toi l’inspiration, à toi l’action ! ».

Dans l’après-midi du 5 février, une première rencontre est tenue entre le saint et Jean-Frédéric. Elle dure plusieurs heures. L’entourage commence à s’impatienter. Le « moine volant » a déclaré au prince protestant : « Prince, je ne désire rien d’autre que le salut de votre âme. »

Le lendemain, Jean-Frédéric assiste à la messe célébrée par le frère Joseph de Cupertino. Soudain, son voisin le pousse brutalement du coude pour qu’il lève le regard : le saint, soulevé de terre, tient entre ses mains une hostie d’une blancheur immaculée à l’intérieur de laquelle apparaît nettement une croix noire.

Le cœur ouvert à la grâce, Jean-Frédérique se met à pleurer.

Dans les heures qui suivirent ce prodige, le prince accepta de porter le cordon franciscain que lui remit Joseph en disant : « Je te lis pour le paradis ! ». Puis il assista à l’office des vêpres et aux complies.

La nuit suivante, Jean-Frédérique abjura le protestantisme dans la cellule du saint, en présence du père Ange Scarinci de Casalmaggiore.

D’abord connue de seuls cardinaux, la conversion du prince fut définitive. Jusqu’à sa mort en 1689, il demeura dans la foi de saint Pierre.

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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 14:00
 
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Saint André le Fol : il voit le paradis et le Christ sur un trône

 

Au Xe siècle, André dit le Fol est un ermite byzantin. Sa vie est jalonnée de charismes surprenants.

Un jour, il se sentit tiré hors de lui. Commence alors cette vision : « Je vis que j’étais dans un jardin beau et merveilleux. Je ne savais si j’étais dans mon corps ou bien hors de mon corps ! Mais je me voyais vêtu d’un vêtement léger qui semblait fait d’éclairs de lumière tissés. Tandis que je marchais là, j’ai aperçu un grand fleuve. Sur l’autre rive, il y avait une vigne. Ses plants étaient couverts de feuilles d’or et de grappes dorées. »

Après cela, le récit prend un tour différent : « Un jeune homme dont le visage était brillant comme le soleil marchait devant moi. Je vis une belle et grande croix. Le guide mystérieux s’en approcha, l’embrassa et me fit signe de faire de même. »

« J’ai peur de tomber dans l’abîme !, lui crie André.

-N’aie pas peur, nous devons aller plus haut. »

« Nous approchâmes d’un rideau brillant comme l’éclair. Devant se tenaient de grands jeunes gens dont les visages brillaient plus encore que le soleil. »

Le guide dit : « Quand le rideau sera levé, tu verras le Seigneur Christ, incline-toi devant le trône de sa gloire. »

« Une main flamboyante écarta le rideau et je vis mon Seigneur, assis sur un trône, entouré de séraphins, vêtu de pourpre. Son visage brillait d’une lumière indicible. »

Jésus prononce alors « trois paroles divines ». Une seconde après, le saint est à nouveau en train de fouler le sol du paradis.

Pourquoi la Vierge n’est-elle pas venue ? s’interroge-t-il. Un « homme léger comme un nuage » portant une croix lui apparaît et dit : « Elle n’est point ici à présent. Elle est allée dans ce monde troublé afin d’aider les hommes. Tu dois retourner à l’endroit d’où tu es venu. »

A ces paroles André réintègre la pièce où l’extase l’avait saisi.

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