Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 15:00
© CC0/Thorvaldsens Museum, Thomas de Cori en lévitation, gravure de Domenico Cunego d’après Antonio Cavallucci, Thorvaldsens Museum, Copenhague.
Saint Thomas de Cori s’élève mystérieusement à plusieurs mètres du sol

 

A partir de 1684, Thomas de Cori, prêtre franciscain du couvent de Civitella (aujourd’hui Bellagra, Italie, Latium), mène une vie mystique d’une grande densité. Il est fréquemment « saisi » par le Seigneur en de longs ravissements. Ses frères l’entendent parler à des êtres invisibles.

Un jour, tandis qu’il donne la communion dans l’église conventuelle, il lève soudainement les yeux au ciel puis tombe en extase. Sans que quiconque ait le temps de bouger, Thomas s’élève doucement jusqu’au sommet de la nef, plusieurs mètres au-dessus du sol, sans aucune aide humaine, comme si son corps ne pesait plus rien. Le prodige est sidérant.

Chaque témoin l’atteste : Thomas reste ainsi suspendu dans les airs plusieurs minutes. Ses frères craignent qu’il se soit broyé le crâne contre les chevrons du plafond. Mais quelques instants après, il retombe avec lenteur, tenant toujours le ciboire d’une main ferme, une hostie entre le pouce et l’index dans l’autre main.

Revenu à lui, Thomas ne se souvient de rien.

Jusqu’à sa mort en 1729, le frère sera sujet à des lévitations identiques.

En 1786, le peintre italien Antonio Cavallucci a peint une Lévitation de Thomas de Cori, aujourd’hui conservée au musée eucharistique du Hiéron, à Paray-le-Monial (France, Bourgogne).

Saint Jean-Paul II l’a canonisé le 21 novembre 1999.

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/Wellcome Collection Saint Guillaume de Bourges gravé par F. Dinger d’après A. Müller, Wellcome Collection.
L’âme de saint Guillaume s’élève comme une boule de feu

 

« Je ne suis qu’un pauvre pécheur », aime dire saint Guillaume Berruyer (ou Donjoeon), archevêque de Bourges (France, Cher) depuis 1199, à tous ceux qu’il rencontre. « Voici l’humilité faite homme » pense-t-on autour de lui.

Guillaume est un prince de l’Eglise. Mais le moine cistercien qu’il fut vit toujours en lui.

En ce 10 janvier 1209, sentant que sa vie terrestre prend fin, il demande aux siens de l’allonger sur un lit de cendre. Il a vécu en pénitent. Il entend mourir ainsi.

Malgré des interrogations autour de lui - comment un prince de l’Eglise, peut-il paraître si effacé ? - il est exaucé.

Une foule compacte, constituée d’évêques, abbés, prêtres, religieux divers, et de milliers de laïcs, accompagne Guillaume dans son dernier voyage. La cathédrale est archicomble. La cérémonie achevée, un clerc lève brusquement les bras en direction du ciel. « Regardez, regardez, hurle-t-il, là au-dessus du clocher… »

Les témoins tournent leur regard dans la direction indiquée et n’en reviennent pas : une grosse boule lumineuse, comme un feu incandescent, s’élève au-dessus de l’édifice, monte dans l’azur, avant de disparaître aux regards.

L’âme de Guillaume est parvenue à Dieu.

Il est canonisé neuf ans plus tard.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 15:00
 
 
© iStock/Getty Images Plus Cathédrale Saint-Quentin d’Hasselt où est conservée la relique eucharistique du Saint-Sacrement depuis 1804.
Le « Saint-Sacrement du miracle » (Herkenrode, 1317)

 

En 1182, les premières religieuses cisterciennes de Belgique s’installent à Herkenrode (Belgique, Limbourg), non loin de Hasselt, cité dépendante de l’évêché de Liège (Belgique). 

Ce monastère possédait des œuvres d’art qui ont été dispersées sous la Révolution française. Certaines d’elles ont été récupérées, comme les tableaux représentant le miracle eucharistique qui eut lieu ici en 1317 et dont voici l’histoire :

Un prêtre, vicaire de la ville voisine de Lummen, est appelé en urgence à Viversel pour y administrer les derniers sacrements à un homme très malade.

Après avoir revêtu ses habits sacerdotaux dans une pièce adjacente à la chambre du moribond, le prêtre s’apprête à rejoindre celui-ci lorsqu’il s’aperçoit qu’il vient d’y oublier les hosties consacrées contenues dans un ciboire.

« Peu importe, j’y retournerai après l’avoir confessé », pense-t-il à voix basse.

Le sacrement de réconciliation s’éternise car le pauvre homme parle avec difficulté. Le prêtre a du mal à comprendre ses paroles.

Entretemps, une personne restée incognito a pénétré dans la pièce, s’est emparé du ciboire, l’a ouvert, laissant tomber les saintes espèces dans la paume de ses mains.

C’est alors que l’inexplicable se produisit : les hosties consacrées se mirent à répandre du sang en abondance, laissant le visiteur indélicat dans un état inhabituel. Pris de panique, il les déposa sur un linge et s’enfuit à vive allure.

La confession achevée, le vicaire retourne chercher le Saint-Sacrement laissé par inadvertance. A son tour, il constate le phénomène et ne peut contenir sa joie d’être le témoin d’un tel miracle.

Avant même de donner la communion au malade, et après avoir remis les hosties ensanglantées dans le ciboire, il se précipite chez le curé de Lummen.

Celui-ci lui conseille d’apporter ce Saint-Sacrement miraculeux chez les cisterciennes de Herkenrode. Là, les moniales lui feront rencontrer leur conseiller spirituel, le père Simon, moine de l’abbaye d’Alne, expérimenté dans ce type de faits extraordinaires.

Le vicaire, tout ébahi de ces merveilles, prend la route du monastère en serrant discrètement le ciboire contre lui.

Parvenu à Herkenrode, il pénètre dans l’église abbatiale où une messe est en train d’être célébrée. Bravant le recueillement de la communauté, il parvient à déposer les hosties sanglantes sur l’autel. La seconde d’après, les religieuses et le célébrant, sidérés par ce qu’ils voient, tombent à genoux : la figure du Christ couronné d’épines est apparue sur l’autel, au-dessus des hosties sanglantes.

Le « Saint-Sacrement du miracle » est déposé pieusement dans un reliquaire. Depuis lors, fidèles et prêtres viennent prier devant lui. Certains sont guéris. D’autres se convertissent. Plusieurs incendies menaçant le monastère sont stoppés dès que les sœurs implorent Dieu aux pieds du reliquaire.

Cette relique eucharistique a été conservée dans l’abbaye jusqu’en 1796. Pour la sauver des profanations de l’époque, on l’enferma dans une petite boîte d’étain qui fut murée dans la cuisine d’une habitation privée.

En 1804, elle fut placée dans un nouveau reliquaire que les autorités ecclésiastiques confièrent à l’église Saint-Quentin d’Hasselt, qui allait devenir la cathédrale de cette ville en 1967.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/BnF Vue de l’ancienne abbaye de Saint-Lucien de Beauvais par Tavernier de Jonquières, vers 1778, dessin à la plume et encre brune, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Saint Lucien de Beauvais et le miracle de son sang

 

« Frères et fils bien-aimés, Dieu veut que bientôt je me sépare de vous. Demeurez fermes dans votre foi… ». Telles sont les paroles que Lucien, premier évêque de Beauvais, adresse en 290 à ses fidèles avant de fuir les soldats de Dioclétien qui sont à sa recherche.

Romain d’origine, ordonné évêque par le pape saint Fabien, il évangélise le Beauvaisis (France, Oise) depuis plus de trente ans et obtient la conversion de 30 000 personnes, quand les hommes de l’empereur redoublent de zèle dans leur persécution contre les chrétiens.

Averti du danger encouru, Lucien, accompagné de deux compagnons, trouvent refuge sur la colline de Montmille. Mais les trois hommes sont retrouvés puis décapités sur le champ.

Les témoins oculaires observent des faits inexplicables : aussitôt après l’exécution, une lumière surnaturelle enveloppe complètement le corps de saint Lucien, transfigurant son apparence. A plusieurs endroits, près de son cadavre, des gouttes de sang tombées sur le sol, se sont transformées en roses de couleur vermeil. Une voix jaillit des cieux : « Courage, bon et fidèle serviteur, qui n’a pas craint de verser ton sang pour moi, viens recevoir la couronne qui t’a été promise. »

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-NC-ND 2.0/Fr Lawrence Lew, O.P. Vitrail de saint Raymond de Penyafort dans l’église saint Vincent-Ferrer, New York.
Saint Raymond de Penafort guérit un compatriote catalan

 

En 1236, le catalan Raymond de Pennafort est célèbre. Appelé à Rome par Grégoire IX six ans auparavant, ce dominicain, docteur en droit, futur maître général de son ordre, connaît un succès grandissant bien que fuyant honneurs et mondanités.

Il tombe alors malade, épuisé par son activité à la Curie. Le pape l’autorise à rejoindre son pays natal pour se reposer.

Raymond débarque dans le port de Tossa de Mar (Catalogne, province de Gérone). A peine a-t-il posé le pied sur la digue, que son regard est attiré par un homme gisant à terre, à quelques mètres de lui. Il s’approche et tente de lui adresser un mot. Aucune réponse. L’individu est abattu. Ses jambes et ses bras sont raides. Sa tête semble enfoncée dans un corps inerte. Raymond prend la mesure de son état lorsque ses deux yeux, d’où la vie semble avoir déserté, se posent sur lui.

Le saint n’a ni argent ni connaissance dans les environs. L’inconnu va succomber. Seul le Seigneur peut faire quelque chose, ici et maintenant. Raymond dépose ses affaires sur le sol, s’empare de sa Bible, en lit un court extrait, puis pose la main sur le crâne de l’homme dont il apprendra ultérieurement le nom : Barcelon du Fare.

« Jésus, en toi je mets toute ma confiance. Prends pitié de ce pauvre…

Après un silence, au cours duquel seul le vent chante à l’oreille du saint, l’homme se met à sourire, se lève, rendant grâce à Dieu, comme l’avait fait, voici plus de douze siècles, le paralytique de l’évangile.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 15:00
 
©CC0/wikimedia. Procession des saints de Bretagne, saint Mélaine en deuxième position, par Alphonse Hénaff, 1871-1876, déambulatoire de la cathédrale de Rennes
Saint Mélaine de Rennes ressuscite un enfant

 

L’Eglise fête aujourd’hui l’Epiphanie, soit l’apparition, le surgissement de Dieu en ce monde, comme dans ses miracles, à l’image de celui qu’il accorda à saint Mélaine, le saint du jour.

Mort en 530, Mélaine (Melanius) est le premier évêque de Rennes (France, Ille-et-Vilaine). Il participe au concile d’Orléans (France, Loiret) qui avait été convoqué par Clovis, dont il est l’un des conseillers.

Un jour, un responsable municipal de Vannes (France, Morbihan) perd son fils dans d’atroces souffrances. L’agonie du garçon, possédé par le diable, n’en finit pas.

L’homme entend une voix au fond de lui : « Soulevez ce cadavre, portez-le à Mélaine, il saura bien le ressusciter. »

Un véritable cortège funéraire se met en route. Plusieurs heures plus tard, la maison du saint est en vue.

« A quoi vous sert d’être témoin de tant de prodiges opérés par Jésus-Christ, puisque vous refusez obstinément de croire ?», demande Mélaine à voix haute, ému par ces gens attristés.

L’un répond : « Homme de Dieu, si tu ressuscites l’enfant qui est étendu là, sois assuré que nous pourrons croire au Dieu que tu nous prêches ! »

Levant les yeux au ciel, Mélaine pose alors une croix en bois sur la poitrine de l’enfant défunt. Celui-ci se lève d’un bond. L’assistance se met à genoux. Le père reste muet.

Ce jour-là, saint Mélaine a baptisé plusieurs de ces bretons.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Détail du Diptyque de Wilton, 1395-1399, National Gallery, Londres. De gauche à droite : saint Édouard le Confesseur, Richard II d’Angleterre, saint Jean-Baptiste.
Saint Edouard le Confesseur

 

Saint Edouard est roi d’Angleterre de 1042 à  sa mort en 1066. Il est l’exemple d’un laïc à qui Dieu donne le don des miracles en abondance (en autres, celui de guérison).

En 1102, l’évêque de Rochester (Angleterre, Kent) organise l’exhumation canonique de sa dépouille après que de nombreux miracles aient été allégués sur son tombeau.

Ce jour-là, les témoins oculaires savent qu’ils vivent un moment de grâce particulier. Tous tombent d’accord. Tous sont sous le choc.

Le corps est retrouvé entier. Les membres sont flexibles, la peau souple, les traits incroyablement conservés. Nulle trace de corruption ni aucun signe de dégradation naturelle. Les habits du roi semblent neufs.

36 ans après sa mort, c’est un phénomène d’incorruption évident en lequel l’Eglise voit une manifestation de la sainteté.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/leonardodesign21 Cathédrale Saint-Félicien de Foligno
Saint François d’Assise trouve un confesseur à la bienheureuse Angèle de Foligno

 

Angèle (+ 1309), née en Ombrie (Italie), est d’abord mariée et mère de famille. Après son veuvage, elle entre dans un tiers ordre franciscain et mène une vie mystique de premier plan.

Peu après la mort de son époux, elle prend conscience de son état de pécheresse. Un jour, elle communie sans s’être confessée : « j’allai à la sainte table, et ce fut avec mes péchés que j’ai reçu le corps de Jésus-Christ. » Cet épisode la taraude au point d’en perdre le sommeil.

Un soir, elle demande à saint François d’Assise de lui trouver un confesseur en qui elle pourra avoir totalement confiance.

Quelques instants après, le Poverello lui apparaît et dit :

« Ma soeur, si tu m’avais appelé plus tôt, je t’aurais exaucé plus tôt. Ce que tu demandes est fait. »

Le lendemain, Angèle entre dans l’église Saint-Félicien de Foligno, où un franciscain est en train de prêcher. Après la messe, elle va à sa rencontre. Elle lui demande de la recevoir en confession et lui explique sa vision de la veille. Intrigué, le religieux accepte. Il lui donne l’absolution et une pénitence.

Angèle sait que ce frère l’accompagnera dans son aventure intérieure.

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 15:00
 
©CC0/Rijksmuseum Érasme recevant le livre de la vérité, par Jacobud Baptist d’Après Willem van Mieris, 1703-1706, gravure, Rijksmuseum, Amsterdam.
Erasme est guéri par sainte Geneviève de Paris

 

Dans les derniers jours de 1490, le jeune Erasme de Rotterdam séjourne à Paris, au collège Montaigu, où il prend de la documentation pour ses futurs livres. 

Mais depuis quelques jours, ses capacités baissent considérablement : insomnies, vertiges, moments de fébrilité l’empêchent de travailler.

Les médecins consultés sont inquiets après avoir diagnostiqué une fièvre « quarte » au « prince des humanistes » : des accès de température revenant par intermittence sans que quiconque ne comprenne l’origine du mal.

Erasme s’interroge : ne serais-je pas la proie d’une maladie incurable ? Croyant (il sera bientôt ordonné prêtre), il décide de s’en remettre à Dieu.

Le 12 janvier 1491, il assiste à une procession de la châsse contenant les reliques de sainte Geneviève (+ 512), organisée par le clergé et les responsables municipaux pour mettre fin aux inondations qui, à cette date, frappent la capitale.

Isolé dans la foule, courbaturé par la fièvre, il attend de voir ce prestigieux coffre, et, peut-être, de pouvoir toucher celle qui a sauvé Paris tant de fois. 

Enfin, il voit de ses yeux le magnifique reliquaire. Humblement, il se signe et prie la sainte de le délivrer de sa fièvre afin qu’il continue son labeur intellectuel.

Comme il l’attestera plus tard, il est guéri subitement lorsque le reliquaire parvient à sa hauteur, sans qu’il n’entende ni ne perçoive rien.

Son médecin, Guillaume Copus, premier médecin du roi, lui déclare : « Vous n’avez plus besoin de mes services. Quel que soit le saint que vous avez invoqué, il est plus habile que tous les médecins ensemble ! »

Erasme a remercié sainte Geneviève en composant une ode en vers latins que l’humaniste cite en 1500 à l’un de ses correspondants.

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-NC-ND 2.0/Fr Lawrence Lew, O.P. Procession mariale aux flambeaux à Lourdes.
Lourdes, 1920. Récit de mère Marie du Christ, guérie par le Saint-Sacrement

 

En janvier 1920, Raymonde Bonnenfant, 13 ans, est transportée d’urgence à l’hôpital Bellier de Nantes (France, Loire-Atlantique). Le diagnostic est sérieux : crise d’appendicite aiguë.

L’état de santé de l’adolescente est préoccupant. Elle ne peut être opérée car son organisme est jugé trop faible pour supporter une intervention.

Il faut attendre le 23 février suivant. A cette date, son état a empiré. L’appendicite s’est transformée en péritonite et une tuberculose intestinale a attaqué ce qui restait de vitalité à Raymonde. Ses os subissent dorénavant les assauts redoutables du mal de Pott.

Pour les médecins, la situation est claire : Raymonde n’a plus guère d’espérance de vie.

Sa famille n’entend pas se résigner pour autant. L’ultime espoir prend la forme d’un pèlerinage à Lourdes en août 1920. Lorsqu’elle parvient dans la cité mariale, Raymonde est à bout. Elle témoigne :

« De notre maison à la gare, il y avait environ trois cents mètres. On m’étendit sur un matelas dans une petite charrette à bras ; le trajet fut des plus pénibles. Un docteur, un prêtre, une religieuse ne quittèrent plus mon chevet à partir de Bordeaux. A Lourdes, on dut porter mon brancard à bras pour éviter toutes les secousses. Chaque jour l’état s’aggravait. La souffrance était indescriptible. »

Le troisième jour du pèlerinage, l’infirmière qui l’accompagne lui frotte le front avec l’eau de la grotte, les médecins ayant interdit qu’elle soit baignée aux piscines. 

Le lendemain, son état s’étant encore dégradé, on interdit même ces lotions ainsi que son transport sur l’esplanade du sanctuaire pour la procession du Saint-Sacrement.

Clouée dans son lit de douleur, Raymonde s’aperçoit brusquement que tous les lits autour d’elle sont vides : les malades ont été amenés sur l’esplanade, tous, sauf elle !

« Malgré le sang qui me bouchait en particulier la gorge, je m’écriais : “Je veux le voir avant de mourir…” », explique-t-elle.

Elle parvient « par signes » à faire comprendre à l’infirmière de garde qu’elle veut assister à la procession. Sachant la situation, celle-ci part à toute allure demander l’autorisation au médecin, qui lève l’interdiction, pensant qu’il s’agit là de la dernière volonté de la malade…

La suite, c’est l’évangile :

« La souffrance était si vive que je m’évanouissais fréquemment. Mon brancard était inondé de sang [...]. Le curé de Saint-Nicolas de Nantes, qui portait le Saint-Sacrement s’arrêta en face de moi. Je vis Jésus. Un bras me souleva doucement - on me dit ensuite que personne ne m’avait touchée -. Brusquement, comme un coup de couteau, une douleur me frappa au cœur : j’étais guérie. Un des brancardiers, qui ne pratiquait pas, tomba à genoux. Il venait de retrouver la foi.

Raymonde est devenue religieuse sous le nom de mère Marie du Christ.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC0/artvee Saint Jean-François Régis par Camille Rusconi, 1723, Museum Kunstpalast, Düsseldorf.
Les portes du paradis s’ouvrent pour saint Jean-François Régis

 

« Votre Canada sera le Vivarais ! » avait répondu le Supérieur général des jésuites au jeune Jean-François qui se voyait déjà missionnaire en Nouvelle-France.

L’homme impressionne du haut de ses 1,92 m. Celui que l’on allait surnommé l’apôtre du Vivarais (France, Ardèche) est un athlète de Dieu dont la vie est mise au service de l’Evangile et des hommes.

A la mi-décembre 1640, tandis qu’il prêche à Montregard (France, Haute-Loire), il entend une « voix » qui le prévient de sa mort prochaine.

Il se rend rapidement à La Louvesc (France, Ardèche) où la pression des pénitents est telle qu’il est contraint d’entendre les confessions jusque dans la sacristie où une fenêtre cassée laisse entrer l’air froid de l’hiver.

Le 31 décembre 1640, exténué, Jean-François se souvient de sa « voix ». Il sent sa fin proche. Peu avant minuit, il s'allonge quelques instants. Le frère Claude Bideau, compagnon de mission, est à ses côtés.

Brusquement, ses traits se figent. Claude est décontenancé.

Puis, en une seconde, le visage du saint change complètement, comme touché par une grâce invisible.

Tournant les yeux vers son compagnon, Jean-François dit : « Ah, mon frère, je vois Notre-Seigneur et Notre-Dame qui m’ouvrent le paradis. »

Puis, en guise d’adieu à ce monde : « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains. »

Jean-François Régis est élevé sur les autels par le pape Clément XII en 1737.

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY 2.0/Jules & Jenny Détail du vitrail représentant le miracle de la clé de saint Egwin, église Saint-Laurent, Evesham, Worcestershire.
Le miracle de la clé de saint Egwin retrouvée dans le ventre d’un poisson

 

Troisième évêque de Worcester (Angleterre, comté du Worcestershire), Egwin est un prélat apprécié par les prêtres et les fidèles.

Mais sa popularité, et le zèle qu’il déploie en faveur du célibat ecclésiastique lui causent des inimitiés. On le dénonce à l’archevêque de Cantorbéry. Bien qu’innocent, Egwin est contraint de se démettre.

Pour prouver sa bonne foi, il décide de se rendre à Rome pour solliciter le jugement du pape Constantin.

Avant de partir, il s’entrave les chevilles avec une chaîne en fer fermée par un cadenas dont il jette la clé dans la rivière Avon. 

Il s’embarque à Douvres, accompagné de deux compagnons. Les trois hommes entrent dans la Ville éternelle après des semaines d’efforts intenses.

Parvenu au tombeau de saint Pierre, Egwin invite ses amis à pêcher dans le Tibre quelques poissons pour le dîner. Pendant ce temps, il priera l’apôtre Pierre.

Quelques minutes se passent. Egwin est extrait de son recueillement par les cris d’un compagnon : « Egwin, Egwin, nous avons attrapé un poisson dans lequel nous avons trouvé cette clé ! »

Le saint reconnaît la clé qu’il a lui-même jetée dans l’Avon. Est-ce possible ? Il la tourne et la retourne entre ses mains puis, n’y tenant plus, l’approche du cadenas… Au premier tour, il s’ouvre !

Egwin obtient satisfaction auprès du Souverain pontife. Libre et lavé de tout soupçon, il rentre en Angleterre où il fonde l’abbaye bénédictine d'Evesham.

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/frankpeters Vue de Palerme
Une femme possédée est libérée par les reliques du bienheureux Gérard Cagnoli

 

Aux yeux de ses contemporains, le frère franciscain Gérard de Valenza (appelé Cagnoli), modeste portier du couvent de Palerme (Italie, Sicile), était un paradoxe vivant. Jamais son humilité n’a jamais été prise en défaut, comme cela aurait pu être le cas, tant il multipliait les miracles.

En avril 1343, une habitante de Pise (Italie, Toscane) est possédée par le démon. Son cas, jugé sévère, inquiète les autorités ecclésiastiques.

Son mari, confiant en Dieu, est un tertiaire françiscain. Il connaît Gérard et la puissance avec laquelle Dieu agit en lui. Un soir, la pauvre énergumène lui dit : « Seul le bienheureux sera capable de me libérer. »

Comprenant que le prince des ténèbres craindrait le moindre objet appartenant à Gérard, il alla trouver celui-ci dans son monastère.

Le bienheureux lui offrit un petit sac de tissu contenant quelques-uns de ses cheveux et un grain de son chapelet et dit à Gérard de le poser discrètement sur la tête de sa femme pendant son sommeil.

La nuit venue, l’homme mît le précieux cadeau sur le front de sa bien-aimée qui fût prise aussitôt de convulsions horribles, et devînt incapable d’arrêter de hurler d’affreuses injures. Puis, au bout d’un instant, elle s’apaisa, se tût, et se rendormit. Les traits de son visage étaient redevenus ceux que son mari avait toujours connus. Une paix surnaturelle baignait son être. Satan avait déguerpi.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC0/artvee Le Fuite en Égypte par Jean-Léon Gérôme, 1897, collection particulière.
La Sainte Famille et le paysan

 

En ce jour de la fête des saints Innocents, nous sommes heureux de vous présenter un miracle lié directement à cet événement.

Prévenu en songe par l’ange du Seigneur que le roi Hérode allait chercher à faire périr les enfants de moins de deux ans, Joseph se leva, prit avec lui Marie et Jésus, et prit la direction de l’Egypte pour échapper au massacre.

Après quelques heures de marche, la Sainte Famille rencontra un paysan nommé Amadus qui était en train de semer du blé dans son lopin de terre.

Marie lui demanda le chemin de l’Egypte. Amadus, heureux de rendre service, lui détailla l’itinéraire avec précision. 

Au moment de repartir, Joseph s’approcha du paysan et lui tînt ce langage : « mon Fils me fait vous dire que les soldats d’Hérode vont venir, et qu’ils vous demanderont sans ménagement si vous avez vu des voyageurs. Vous répondrez : oui ».

A peine Joseph avait-il achevé ces mots qu’une troupe de cavaliers parvînt à la hauteur d’Amadus.

« As-tu croisé trois individus ? »  lui demandèrent-ils.

- Oui, j’ai vu une famille, un homme, une femme et un nourrisson quand je semais mon blé.

A cet instant, le paysan tourna la tête en direction de son champ qu’il était en train de planter. Mais le blé avait mystérieusement poussé jusqu’au point d’être prêt pour la récolte.

Les soldats d’Hérode rebroussèrent chemin sans mot dire.

Le lendemain, Amadus voulut retrouver la Sainte Famille. Il réussit à la rejoindre après bien des efforts.

En sa présence, il se convertit.

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 15:00
 
© CC BY-NC-SA 2.0/jean louis mazieres Saint Jean bénissant la coupe de poison censée l’empoisonner par Wilhelm Stetter, 1519, musée d'Unterlinden.
L’apôtre saint Jean survit au poison et ressuscite deux hommes

 

Le 18 septembre 96, l’empereur romain Domitien, persécuteur des chrétiens, est assassiné. L’apôtre saint Jean, fils de Zébédée, exilé sur l’île de Patmos, peut revenir à Ephèse où il a vécu.

Mais les autorités craignent cet homme dont la popularité ne cesse de grandir. Ils cherchent à se débarrasser de lui.

Un jour, Aristodème, grand-prêtre du sanctuaire d’Ephèse, convoque Jean au temple de la déesse Diane. Il lui déclare : « Je te donnerai du poison à boire, et si tu n’en ressens pas les atteintes, ton Seigneur sera évidemment le vrai Dieu. »

Il ajoute : « Auparavant, je veux que tu voies mourir d’autres hommes pour que ta crainte augmente. »

Aristodème demande au proconsul de lui amener deux condamnés à mort auxquels il fait boire un poison préparé à base d’animaux venimeux.

Les deux malheureux s’effondrent, morts.

Jean fait alors un signe de croix, s’empare de la coupe empoisonnée qu’il vide d’un trait. A la stupéfaction de tous les gens présents, rien ne se passe : l’apôtre n’est en rien affecté.

Tournant son regard vers les cadavres, Jean quitte son manteau qu’il dépose sur eux. Aussitôt les deux victimes reviennent à la vie. Aristodème est consterné.

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 15:00
 
 
© CC BY-SA 4.0/SamrinaM1FLERéunion Église Saint-André, La Réunion.
L’apparition de Jésus à Saint-André de la Réunion (1905)

 

En 1904, l’abbé Lacombe, curé de la paroisse de Saint-André, située à trente de kilomètres de Saint-Denis de la Réunion (France, île de la Réunion, dans l’océan indien ), est invité au congrès eucharistique d’Angoulême (France, Charente) où il témoigne d’un miracle survenu deux ans auparavant dans son église et dont il a été le premier témoin. Il réitère son récit peu après lors d’une retraite sacerdotale des prêtres de Périgueux (France, Dordogne). Sa version des faits est identique à celle de centaines d’autres témoins.

Au matin du 26 janvier 1902, les fidèles participent à la messe paroissiale de huit heures. Le père Lacombe vient d'exposer le Saint-Sacrement.

Au cours de la célébration eucharistique, poussé par une force qu’il n’explique pas, le célébrant tourne la tête en direction de l’ostensoir. C’est la stupéfaction : à la place de l’hostie, il voit le visage d’un homme, cheveux longs, barbu, plein de tristesse, les yeux clos, la tête penchée sur la droite. Des larmes coulent sur ses joues. Il ne s’agit pas d’une image plate, mais d’une apparition en relief, nette et vivante.

Le père Lacombe se ressaisit. J’ai dû être victime d’une hallucination, pense-t-il. 

Après la messe, tandis qu’il retire ses habits sacerdotaux dans la sacristie, un fidèle lui demande de bénir une médaille. Le curé l’envoie d’abord prier devant le Saint-Sacrement exposé.

Quand l’homme revient, il est comme hors de lui : il a vu le « visage de Jésus » dans l’ostensoir.

L’abbé demande alors aux enfants de chœur de se rendre devant le Saint-Sacrement et de lui rapporter ce qu’ils observent. Leur réponse le foudroie : la « Sainte Face » est visible à la place de l’hostie.

Ensuite, deux dames septuagénaires font la même constatation. Leur nièce, Marie Le Vaillant, sept ans, les accompagne. Elle témoignera : « Je ne peux oublier ce souvenir ; cette vision ne s’efface pas. Cela m’a marquée pour toute l’existence. »

Cette fois, l’abbé le sait : il n’a pas eu la berlue !  

Les heures suivantes, la foule envahit les lieux. Le maire de Saint-André, M. Duménil, agnostique, voit également, ce dont il témoignera ultérieurement.

Le miracle se prolonge jusqu’à quinze heures, début de la bénédiction du Saint-Sacrement. A cette heure, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans l’église.

Vers quatorze heures, l’apparition se modifie : le visage disparaît, laissant place à un « crucifix » dont les parties supérieure et inférieure débordent de l’hostie.

Le prodige présente deux caractéristiques : le visage du Christ est visible à la fois devant et derrière l’autel ; une fois l’église plongée dans l’obscurité (cierges éteints et volets clos), le visage s’illumine et ses traits gagnent en précision.

De plus, certains ne voient rien (comme la mère Edouard, religieuse de Saint-Joseph de Cluny), tandis que des athées et des non catholiques constatent l’apparition !

Certains perçoivent le visage instantanément, mais d’autres seulement après avoir prié un moment. Cette modalité évoque des apparitions de Jésus ou de la Vierge Marie : des témoins voient, d’autres, non ; certains entendent, d’autres non ; quelques-uns voient ponctuellement, d’autres de manière permanente.

Enfin, plusieurs tentent de regarder l’ostensoir de Saint-André à l’aide de jumelles. Mais le visage est moins net qu’à l’œil nu.

Alerté, l’évêque de Saint-Denis, a diligenté une enquête, rencontré l’abbé Lacombe et différents témoins. Il a pris connaissance des centaines de témoignages signés par les témoins oculaires et demandé que l’hostie miraculeuse soit conservée en lieu sûr.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 12:00
 
© domaine public/Rijksmuseum Sainte Tarsile et sainte Émilienne par Antonio Tempesta, 1565-1630, Rijksmuseum, Amsterdam.
Le ciel appelle sainte Tarsile

 

En 550, sainte Tarsile est une vierge chrétienne, aimée des fidèles de Rome par la vérité de sa vie placée sous le regard de Dieu. Elle est l’une des trois tantes paternels du pape saint Grégoire le Grand qui la décrit ainsi : « la plus assidue à l’oraison, la plus sévère pour l’abstinence, la plus humble dans sa modestie » (Homélie 37 sur les Evangiles). 

Mais sa santé décline. Elle sait au fond d’elle que sa fin est proche.

Un soir, le pape de la fin du Ve siècle, Félix III, bisaïeul de saint Grégoire, lui apparaît et lui montre une vaste demeure « remplie d’une clarté admirable », puis lui dit : 

« Venez, parce que c’est dans ce lieu de lumière que je vous reçois. »

Le lendemain, une fièvre épouvantable terrasse la sainte, l’emportant au seuil de la mort.

Ses proches, parents et amis, décident de l’accompagner dans son agonie. Ils sont nombreux à se réunir autour de sa couche. Sa sœur, Sylvie, mère de saint Grégoire, est présente.

Tout à coup, Tarsile élève la voix et dit : « Retirez-vous, et faites place, je vois Jésus qui vient à moi. » Tandis que ses yeux fixent un point près d’elle, comme si un être invisible s’approchait d’elle, elle rend son âme à Dieu.

Un parfum merveilleux a envahi la pièce à l’instant où la sainte prononça ses dernières paroles.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 15:00
 
© domaine public/bibliothèque valencienne digitale Nicolas Factor par Vicente Capilla Gill, 1780-1800, Bibliothèque valencienne Nicolau Primitiu.
La danse des hosties du bienheureux Nicolas Factor (+ 1583)

 

Le frère Nicolas Factor, franciscain espagnol du XVIe siècle, mène une vie de dénuement dans les couvents madrilains où il séjourne. Son genre de vie est empreint d’un extrême dénuement : ne marche-t-il pas pieds nus et ne reste-t-il pas des jours durant sans manger pour distribuer la nourriture aux pauvres ?

Les grâces extraordinaires qu’il reçoit de Dieu font de lui un prédicateur estimé. Pourtant Nicolas se montre très prudent en matière d’extraordinaire car l’inquisition de son époque veille au grain…

Les gens accourent au monastère de Santa Clara, où il est nommé directeur spirituel sur ordre de Jeanne d’Autriche, la sœur du roi. Là, en pleine journée, on le surprend en extase, dans la cuisine ou ailleurs, parfois le corps surélevé à plusieurs centimètres au-dessus du sol. Quelqu’un lui enfonce une aiguille dans le talon. Il ne réagit pas…

Un matin, après avoir célébré la messe, il distribue la communion aux fidèles venus en nombre dans l’espoir de l’approcher. Il est seul et il commence à se demander si le nombre d’hosties consacrées suffiront pour la vaste assemblée. Mais il n’a pas le temps de les compter ni de retourner vers le tabernacle.

Soudain, les hosties posées sur la patène prennent vie en se mettant à « bouger » et à effectuer un mouvement rotatoire. En un éclair, elles viennent se placer dans les mains du bienheureux, facilitant ainsi la communion eucharistique, sans qu’il fasse le moindre geste. Nicolas est heureux : chacun reçoit le Corps du Christ, le nombre d’hosties dont il dispose étant exactement identique à celui des fidèles. Toute l’assistance a été témoin du phénomène.

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 15:00
 
© Shalom Stavsky Mémorial de sainte Françoise-Xavière Cabrini, Battery Park City, New York.
Sainte Françoise-Xavière Cabrini sauve deux fois un enfant !

 

Peter Smith, est né le 14 mars 1921 dans un hôpital new yorkais fondé par sainte Françoise-Xavière Cabrini, morte trois ans auparavant, fondatrice des Soeurs missionnaires du Sacré-Coeur, première sainte catholique des Etats-Unis, proclamée patronne des immigrants par Pie XII en 1950.

A sa naissance, Peter est en bonne santé. Mais quelques heures plus tard, tandis qu’on s’apprête à faire sa toilette, une infirmière projette involontairement dans ses yeux une solution de nitrate d’argent à 50 %. Le taux normal est de 1 % : les cornées sont détruites, constatent les deux médecins accourus sur place.

La directrice de l’établissement pose une petite relique de la fondatrice sur les yeux du nourrisson. Dans le même temps, les religieuses présentes prient la nuit entière dans la chapelle de l’hôpital.

Le lendemain, on éclaire les yeux de Peter avec une lampe électrique. C’est le choc : tout est redevenu normal. L’enfant n’a aucune séquelle organique.

Le surlendemain, c’est un nouvel affolement : la température de Peter a grimpé jusqu’à dépasser 41°. Des analyses établissent qu’il est atteint d’une pneumonie grave. Le pronostic vital est engagé.

Les sœurs se relaient dans la chapelle une seconde fois. Dieu, à l’intercession de François-Xavière, guérit une seconde fois l’enfant.

Peter Smith a assisté à la béatification de François-Xavière le 13 novembre 1938, puis à sa canonisation, huit ans plus tard. Il est devenu prêtre pour le diocèse texan de Brownsville (Etats-Unis, Texas) en 1965.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 15:00
 
© domaine public/Rijksmuseum Gravure de Pierre Canisius par Jérôme Wierix, 1563-1619, Rijksmuseum, Amsterdam.
Saint Pierre Canisius

 

En 1864, le Saint-Siège reconnaît quatre guérisons miraculeuses obtenues à l’intercession de Pierre Canisius (+ 1597), prêtre néerlandais, l’un des premiers jésuites, canonisé et promu Docteur de l’Eglise par Pie XI en 1925.

L’une d’elles est stupéfiante.

En 1740, alors que rien ne laisse prévoir une aggravation de son état de santé, Elisabeth von der Veit, habitante du comté de Fribourg (Suisse), est prise de nausées et de douleurs extrêmement violentes au côté droit et à l’estomac.

La jeune femme consulte un premier médecin, puis, face à l’impuissance de celui-ci, demande l’aide de plusieurs de ses confrères, spécialisés dans les pathologies digestives.

Mais rien ni personne ne parvient à diminuer ses souffrances qui empirent au fil des jours. Elisabeth se rend même en France où elle est examinée par des professeurs, en vain.

Elle doit l’admettre : ses jours sont comptés. La médecine ne peut plus rien pour elle.

Catholique fervente, portant un grand amour à saint Pierre Canisius qui a œuvré pour l’évangélisation de sa région, elle lui demande son aide dans un ultime espoir.

Quelques heures plus tard, alors que ses proches songent à organiser ses funérailles, elle se rend à l’évidence : sa maladie a disparu. Elle se lève, marche, danse, loue Dieu. Sa guérison est instantanée et complète.

L’étude du dossier montre les pathologies dont souffrait Elisabeth : obstruction du foie incurable provoquant un grave abcès, convulsions, hydropisie, autant de dérèglements absolument inguérissables à cette époque.

Le docteur Viale, professeur de médecine à la faculté de Rome, et médecin particulier de Pie IX, et le docteur Joseph de Rossi, médecin hospitalier à Rome, ont affirmé sous serment le caractère fatal des troubles d’Elisabeth.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !