à tous
Saint Constantin 1er le Grand, entouré des Pères de Nicée, avec la profession de foi trinitaire (symbole de Nicée)
Au XVIIe siècle, la musique fut dominée en France par Jean-Baptiste Lully. Les autres compositeurs de l’époque eurent du mal à se faire une place, dans la mesure où Lully décidait à peu près de tout. Parmi ces derniers Marc-Antoine Charpentier, Michel-Richard Delalande ou André Campra sont bien connus. Mais il en est un, pourtant très talentueux, qui demeure souvent ignoré de nos jours : Henri Desmarets (1661-1741). Chronologiquement, il se situe donc entre Lully et Rameau.
Desmarets, qui eut notamment comme maîtres de musique Henri Du Mont et Lully, débuta comme chanteur dans les opéras de ce dernier et commença à composer dès 1678. Il était très apprécié du roi Louis XIV. Mais un scandale fit basculer sa vie. Il était tombé amoureux de la fille du médecin de Gaston d’Orléans. Le père refusa catégoriquement ce mariage. Un enfant étant attendu, le couple s’enfuit en Belgique. Desmarets fut poursuivi en justice pour séduction (aujourd’hui on dirait détournement de mineur ) et rapt. Il fut condamné à mort par contumace et son effigie fut pendue en place de Grève. On ne rigolait pas à l’époque !!! Sa carrrière à la Cour de France était terminée. Louis XIV refusa toujours de le gracier. Il fut engagé par la Cour d’Espagne, puis par le Duc de Lorraine. Il ne revint jamais en France, même après la grâce qui lui fut accordée bien après la mort du roi donc, par le Parlement de Paris.
Il est connu pour ses opéras, mais également pour ses œuvres de musique sacrée, dont voici un exemple : « Laudate Jerusalem ». Ce grand motet, dit « lorrain », fut probablement composé vers 1707-1708, alors qu’il était en exil à Nancy. Il a été écrit pour 4 solistes (soprano, alto, ténor, basse), chœur, orchestre à 5 parties à la française (c’est-à-dire avec 3 pupitres d’alto) et basse continue.
Madame Zouave