26 septembre 2026
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Sainte Thérèse Couderc (1805-1885) reçoit l’effusion de l’Esprit Saint
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En 1866, Thérèse Couderc prie dans une petite église de Lyon (France) à la fin de la messe quotidienne. Elle est émerveillée à l’époque par la bonté de Dieu, qui est Bonté, source de toute bonté, sans laquelle il n’y aurait aucun amour.
Elle se sent soudainement envahie par une paix surnaturelle, qu’elle n’a jamais connue à un tel degré. Son corps est immobile, ses yeux tournés vers le crucifix au-dessus de l’autel. Elle voit alors écrit comme en lettres d’or le mot Bonté partout autour d’elle. Ce qui l’environne, l’édifice, les murs, les lumières, tout lui apparaît dans une douceur indescriptible. Elle voit même cette bonté inscrite sur les êtres, les fidèles autour d’elle mais aussi l’humanité entière. « Je l’ai vu même sur la chaise que j’utilisais pour m’agenouiller », ajoute-t-elle. Elle précise : « J’ai compris que tout ce que ces créatures ont de bien et tous les services et l’aide que nous recevons d’elles sont une bénédiction que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de son infinie bonté, afin que nous puissions la rencontrer en tout et partout. »
Cette expérience constitue un tournant important dans la vie de la sainte. Désormais, plus jamais rien ne sera comme avant car rien n’est sans l’amour du Christ.
La fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle de Lalouvesc (Ardèche) a été béatifiée en 1951 puis élevée sur les autels par le pape saint Paul VI en 1970.
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Une Merveille par Jour
25 septembre 2026
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La première vision de saint Nicolas de Flüe (1417-1487)
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Un jour de l’été 1466, Nicolas, père de famille suisse, paysan et soldat, s’occupe de son bétail dans son pré prévu à cet effet. Assis par terre, il prie en fermant les yeux, comme absorbé par la sagesse de Dieu. Puis il s’endort.
Soudain, il voit en songe un lys blanc avec un parfum merveilleux jaillir littéralement de sa bouche et croître en hauteur dans une proportion incroyable. Dans le même temps, il aperçoit un cheval magnifique avançant vers lui.
Lorsqu’il parvient à sa hauteur, l’équidé s’arrête net, tourne la tête vers le lys prodigieux, puis se précipite sur lui et le dévore énergiquement. Aussitôt, Nicolas s’éveille, choqué par l’issue de son rêve et intimement persuadé qu’il vient de recevoir une grande grâce.
Un prêtre de ses amis lui explique le sens de sa vision onirique : le lys symbolise la pureté de la vie contemplative, qui ne peut être vécue par celles et ceux qui sont étouffés par les soucis du monde ; le cheval, bête assurant le travail de la terre, mange la fleur à l’image des préoccupations terrestres engloutissant les temps de prière et de louange.
Cette vision est à l’origine de la vocation d’ermite de Nicolas. Après elle, il quitte tout avec le consentement de son épouse, Dorothée Wiss, et part fonder un ermitage où il passe 19 ans sans autre nourriture que l’eucharistie.
Patron de la Suisse, il a été canonisé le 15 mai 1947 par le pape Pie XII.
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23 septembre 2026
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La première bilocation du saint Padre Pio (1887-1968)
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Le 18 janvier 1905, le futur Padre Pio, humble frère capucin du couvent de San Giovanni Rotondo (Italie, Pouilles) qui n’est, à cette époque, pas encore diacre, témoigne d’une aventure étrange.
Tandis qu’il prie vers 23 heures dans le chœur de l’église conventuelle, en compagnie du frère Anastasio, il explique s’être retrouvé « tout à coup dans une maison bourgeoise » où le père de famille est en train de mourir. » En même temps, dans une autre pièce, une femme met au monde un nouveau-né.
La Vierge Marie lui apparaît alors et dit : « Je te confie cette créature. C’est une pierre précieuse à l’état brut : polis-la, rends la plus lumineuse possible parce qu’un jour je voudrai m’en orner. Ne doute pas, c’est elle qui viendra vers toi, mais d’abord tu la rencontreras à Saint-Pierre. »
Brusquement, la vision disparaît et le capucin se retrouve à nouveau dans le chœur, à sa place initiale. Sur l’instant, le jeune frère ne comprend rien.
En 1922, une jeune femme, dénommée Giovanna Rizzani, se rend dans la basilique Saint-Pierre à Rome (Italie) où elle se confesse à un prêtre capucin. Ce dernier lui conseille de faire une retraite au couvent de San Giovanni Rotondo. Giovanna écoute son confesseur et fait le voyage. Sur place, elle tombe nez-à-nez avec le prêtre qui l’a confessée plusieurs mois avant dans la basilique Saint-Pierre. C’est lui, elle en est sûre, c’est Padre Pio. Oui… mais… Le saint ne s’est jamais rendu à Rome en 1922…
Giovanna, devenue fille spirituelle du Padre Pio, est née le 18 janvier 1905.
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22 septembre 2026
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Saint Ignace de Santhià (1686-1770) prend sur lui la maladie d’un frère
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Après avoir été prêtre diocésain, Ignace, originaire de Santhia (Italie), a réalisé son projet : devenir capucin. Il est à présent maître des novices au couvent de Mondovi (Italie).
Pourtant il a été informé que l’un de ses meilleurs amis, le père Bernardino Ignazio de la Vezza, missionnaire au Congo, est tombé gravement malade. Une forte fièvre détériore sa santé et on craint une issue fatale. Il ne peut se rendre en Afrique mais il sait que Dieu n’abandonne aucun des siens.
Il va un jour se prosterner devant le Saint-Sacrement dans l’église de son couvent afin de s’offrir au Seigneur pour que le père Bernardino guérisse : « Jésus, si vous désirez que le mal dont souffre ce bon ouvrier tombe sur moi qui suis un bon à rien, faites-le. Je l’accepte volontiers pour votre plus grande gloire ».
Un mois plus tard, Ignace reçoit une lettre du missionnaire qui lui annonce son rétablissement complet, sans aucune intervention humaine… Entre-temps, le futur saint a été pris de fièvres et de vertiges horribles, le contraignant à garder la chambre et à cesser son travail.
Il est béatifié en 1966 par saint Paul VI puis inscrit au catalogue des saints en 2002 par saint Jean-Paul II.
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21 septembre 2026
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La Vierge Marie guérit saint Joseph de Zaonikiev (+1612)
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Au début du XVIIe siècle, Joseph est un humble paysan russe du village de d’Oboukhovo (Russie). Sa foi est indestructible.
Un mal terrible le frappe : il perd progressivement la vue. Sa famille va-t-elle sombrer dans la misère ? Il ne perd pas espoir et se rend dans les églises de la région pour demander aux prêtres d’intercéder pour lui.
Un dimanche, parvenu sur le parvis de l’église du village, il voit un homme inconnu, tout de blanc vêtu, qui lui dit se prénommer Côme. Celui-ci le bénit et lui promet de guérir rapidement. Le lendemain, le paysan reprend le chemin de l’église. Arrivé à quelques mètres de l’édifice, deux personnes auréolées d’une lumière magnifique lui apparaissent. Il reconnaît aussitôt l’apparition de la veille. Pas de doute : il s’agit des deux saints Côme et Damien, martyrisés en 303 ! Ils lui expliquent qu’ils sont envoyés par la Vierge qui veut qu’il guérisse.
Une seconde plus tard, une icône de Marie apparaît à côté des deux saints, brillante comme les rayons du soleil. Une voix en sort, demandant qu’on nettoie l’endroit et qu’on y plante une croix. Joseph se signe, vénère l’image et recouvre la vue aussitôt.
Alerté, l’évêque décide de bâtir un monastère sur le lieu de l’apparition. Joseph décline sa proposition le nommant l’higoumène (l’abbé) de cette communauté.
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19 septembre 2026
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Le bras de saint Arnoux de Gap (+ vers 1078) continue de saigner après sa mort
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À sa mort, Arnoux, évêque de Gap ( Hautes-Alpes), mort en odeur de sainteté, est inhumé dans la chapelle Saint-Jean-le-Rond de sa cité. Les miracles se multiplient sur sa tombe. Devant cette popularité, son successeur, l’évêque Armand, trente ans après la mort du bienheureux, fait transporter son corps dans un endroit plus digne de la cathédrale de Gap.
On procède à l’ouverture du tombeau et on découvre le corps d’Arnoux totalement intact. Un détail surpasse tout ce qui peut se concevoir : son bras est encore sanglant.
Armand ordonna alors la mutilation de la main de ce bras afin de constituer des reliques authentiques que les fidèles puissent vénérer.
Plus de trois décennies auparavant, un seigneur sans foi ni loi, téméraire fils d’iniquité, séduit par un esprit démoniaque, s’en était pris personnellement à Arnoux et lui avait à moitié tranché le bras d’un coup d’épée.
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18 septembre 2026
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Les lévitations de saint Joseph de Copertino (1603-1633) vues par un futur pape
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Joseph, originaire de la région des Pouilles (Italie), a toutes les difficultés du monde à entrer en religion tant on le juge inculte et inapte à la vie communautaire. Admis en 1625 parmi les Franciscains conventuels, grâce à l’appui d’un oncle, il est vite marginalisé : ses charismes incroyables le desservent aux yeux de ses supérieurs. Accusé de sorcellerie, l’Inquisition lui intente un procès. Mais ses juges ne retiennent aucune charge contre lui. Reconnaissant qu’il est un chrétien exemplaire mais atypique, ils le mettent à l’isolement.
Les pièces du procès de béatification font état de 70 lévitations dans la seule ville de Copertino (Italie). Le pape Urbain VIII en personne a été témoin de l’une d’elles.
Au siècle suivant, le cardinal Prosper Lambertini, impliqué dans ce procès (après être monté sur le trône pontifical sous le nom de Benoît XIV, il proclame la sainteté de Joseph), écrit : « Alors que je remplissais la charge de promoteur de la foi, la cause du vénérable serviteur de Dieu, Joseph de Copertino, vint en discussion devant la Sacrée Congrégation des Rites. Après mon départ, on parvînt à une conclusion favorable : dans cette cause, les témoins oculaires, d’une honnêteté indiscutable, attestèrent les fameuses élévations au-dessus du sol et les vols prolongés du serviteur de Dieu sus-nommé, alors qu’il était ravi en extase. »
L’auteur de ces mots a donc béatifié le moine volant en 1753. Quatorze ans plus tard, Clément XIII l’inscrit au catalogue des saints.
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16 septembre 2026
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Saint Vital de Savigny (vers 1060-1122) ressuscite son frère
Vers 1110, Vital, ancien chapelain de la famille de Guillaume le Conquérant, ancien ermite et prédicateur, réalise son vœu le plus cher : édifier un nouveau monastère à Savigny ( Manche) après qu’un riche aristocrate lui ait donné des terres.
Le chantier se déroule vite et bien jusqu’au jour où une grosse pièce de charpente échappe au contrôle des ouvriers et tombe plusieurs mètres en contrebas, tuant l’un des moines qui surveillait les opérations.
Ce moine est le frère de Vital. La pièce de bois l’a tué d’un coup. Les religieux qui se tenaient à ses côtés ont eu le temps de s’écarter, à la dernière seconde. Parmi eux, Vital semble ne pas réaliser ce qui vient de se passer. Ses yeux de chair regardent le corps de son frère sans comprendre. Soudain, il dirige son regard vers le ciel, étend les bras et commence à prier à voix haute, demandant à Jésus de venir au secours de son frère…
Quelques secondes se passent, dans un silence de plomb. Puis le moine accidenté ouvre les yeux et se met à crier à tue-tête qu’il est en vie.
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15 septembre 2026
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Le corps de sainte Catherine de Gênes (1447-1510) reste incorrompu des dizaines d’années
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Le 15 septembre 1510, Catherine Fieschi meurt à Gênes (Italie), la ville où elle est née, après une vie comblée de faveurs mystiques. Autour d’elle, un groupe de personnes désire honorer sa mémoire car, pense-t-on, elle est morte en odeur de sainteté.
En mars 1511, les autorités ecclésiastiques réalisent la première exhumation de son corps. Clercs et médecins témoignent tous du caractère totalement préservé du corps, de souplesse des tissus, de l’élasticité des membres et de l’absence de raideur cadavérique. Les traits du visage sont ceux d’une femme vivante.
En 1593, jugeant que les restes ne sont pas correctement placés, on fait une seconde exhumation. Les résultats sont identiques. Le 17 mai 1602, la sacrée congrégation des rites autorise le clergé à sortir le corps de la châsse pour le placer dans un nouveau reliquaire d’argent afin qu’il soit visible par tous les fidèles. Rien n’a changé : Catherine semble dormir.
En 1642, quand est réalisé un nouveau tombeau, une nouvelle exhumation aboutit au même résultat, sans aucun changement. Le 23 août 1708, le pape Clément XI, tenu informé, ordonne que les vieux habits de Catherine soient remplacés par des vêtements convenables. En 1737, année de sa canonisation par Clément XII, on place le corps sous une châsse de verre dans l’église Santissima Annunziata di Portariade à Gênes.
Une commission canonique et médicale constate en 1960 la continuation parfaite du phénomène inexplicable.
En 1991, son corps est toujours incorrompu mais il est à présent noirci et desséché.
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14 septembre 2026
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Jésus donne à la bienheureuse Marie-Céleste Crostarosa (1696-1755) l’habit de son futur ordre
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Le 27 avril 1725, une jeune napolitaine, novice au couvent des Visitandines de La Scala (Italie), vient de communier dans l’église de la communauté. Revenue à sa place, elle s’agenouille et prie à voix basse. Seules ses lèvres remuent.
Soudain, son visage s’illumine et exprime un sentiment de joie profonde. Elle expliquera qu’à cet instant le Christ lui est apparu dans une lumière ineffable. Après l’avoir saluée et réconfortée, Jésus lui parle du futur ordre religieux qu’elle fondera ultérieurement, à une date qu’elle ignore encore totalement.
Ce jour-là, un détail frappe Marie-Céleste : le Seigneur est vêtu de manière inhabituelle : tunique rouge et manteau bleu ciel. Elle ne peut faire d’erreur. Cette vision prend tout son sens six ans plus tard, lorsqu’elle fonde, aux côtés de saint Alphonse de Liguori, l’ordre du Très saint Rédempteur, dont l’habit et les règlements lui ont été directement communiqués par Jésus lui-même au fil du temps.
Le pape François l’a proclamée bienheureuse en 2016.
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12 septembre 2026
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La bienheureuse Marie-Louise Prosperi (1799-1847) est stigmatisée
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En 1847, la veille du dimanche des Rameaux, Marie-Louise Prosperi, abbesse bénédictine du couvent de Trevi (Italie) tombe subitement malade. Elle se met à suffoquer. Le Jeudi saint, elle est contrainte de s’aliter tant son corps est perclus de douleurs. Paralysée dans son lit, elle ne bouge presque plus. Les religieuses sont extrêmement inquiètes. Le médecin venu à son chevet est incapable de poser un diagnostic.
Brusquement, son être se raidit et sa physionomie change : on la croit même à l’agonie. Ses traits sont tirés et son visage devient blanc comme un cierge. Soudain, elle prononce des mots incompréhensibles comme si elle dialoguait avec des gens invisibles. La situation reste inchangée au fil des heures. Le Vendredi saint, elle écarte les bras comme si elle était clouée sur une croix.
Les témoins racontent : « Autour de la tête, la mère abbesse avait comme des marques en forme de couronne d’épines ; près du cœur, il y avait une plaie ouverte pleine de sang frais ; dans les mains est apparue une marque de clou au milieu ». Après Pâques, l’état de Marie-Louise s’est brusquement amélioré.
Elle a été proclamée bienheureuse par l’Église en 2012.
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11 septembre 2026
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La vision intellectuelle de la vénérable Jeanne Chézard de Matel (1596-1670)
Originaire du Forez (Loire), la vénérable Jeanne-Chézard de Matel est surtout connue pour avoir fondé l’ordre du Verbe incarné.
Un jour, dans son couvent parisien, « mon esprit fut ravi, mon corps se trouvait en état d’être privé de la forme qui l’enfermait, souffrait des grandes peines car il devint glacé et comme privé de sa vie, excepté au sommet de la tête, où je sentais une chaleur qui me montrait qu’il n’était pas hors de mon corps… », témoigne-t-elle à la demande de son directeur spirituel, le père jésuite Pierre Coton, ancien confesseur du roi Henri IV.
Il lui semble alors que son être de chair l’empêche de rejoindre Dieu, mais la force qui attirait l’esprit était si puissante qu’il ne pouvait ni devait résister.
Soudain, elle entend : « Courage ! » Puis une paix surnaturelle l’envahit. Elle aperçoit alors sept lumières – symbolisant les sept dons de l’Esprit Saint - au milieu desquelles le Seigneur avance dans sa direction. Mais la forme de ces luminaires lui échappe : « forme que je ne peux représenter par des choses que l’imagination ou la vue corporelle puissent comprendre ».
Lorsqu’elle revient à elle, son corps est brisé, froid et presque rigide, et il lui faut plusieurs heures pour se mettre au lit, pour reprendre force et chaleur. Il lui semble que sa chair est devenue une charge insupportable.
Le pape saint Jean-Paul II a reconnu l’héroïcité de ses vertus en 1992.
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9 septembre 2026
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Une femme guérie par la bienheureuse Alphonse-Marie Eppinger (1814-1867)
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Religieuse alsacienne, Alphonse-Marie Eppinger (née Élisabeth Eppinger), surnommée la fleur précieuse de l’Alsace, est la fondatrice de la congrégation des Sœurs du Très-Saint-Sauveur ou Sœurs de Niederbronn. Ces religieuses se sont particulièrement distinguées par leur assistance aux plus pauvres lors de l’épidémie de choléra en 1854, à tel point que leur congrégation a été reconnue d’utilité publique la même année par Napoléon III.
La cause de béatification de mère Alphonse-Marie est introduite en 1951. En 1960, une habitante de Mulhouse ( Haut-Rhin), âgée de plus de 72 ans, souffre de maux digestifs très graves lui occasionnant des douleurs insupportables. Hospitalisée par son médecin traitant, les analyses révèlent un cancer métastasé incurable. La seule échéance envisagée est la mort dont seule la date est ignorée.
La dame, d’origine alsacienne, est croyante et connaît Alphonse-Marie Eppinger qu’elle aime et dont elle connaît le dévouement sans limite auprès des malades. Ne pourrait-elle pas la secourir aussi ?
Elle est accueillie dans un couvent des sœurs du Très-Saint-Sauveur, au pied des Vosges. Quelques jours passent. Son état ne fait qu’empirer mais, certaine de l’amour inconditionnel de Dieu, elle prie sans cesse et implore la fondatrice de venir à son secours.
Un matin, comme sortant d’un long cauchemar, elle retrouve subitement sa sérénité. Elle ne ressent plus aucune douleur. Les paramètres physiologiques sont redevenus normaux. Elle ne se souvient plus très bien mais elle sent qu’elle a été touchée dans son cœur et dans son corps par une religieuse alsacienne amie du Seigneur. Elle est définitivement guérie.
L’Église a proclamée Alphonse-Marie bienheureuse en septembre 2018 lors d’une magnifique cérémonie dans la cathédrale de Strasbourg.
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8 septembre 2026
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Le corps de la bienheureuse Serafina (vers 1434-1478) est retrouvé intact
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Sveva da Montefeltro (ou Serafina Sforza), originaire d’Urbino (Italie), appartient à l’aristocratie italienne. Elle grandit surtout à Rome où son oncle maternel, le pape Martin V, lui assure une éducation soignée. Elle épouse Alessandro Sforza, condottiere, prince de Pesaro et frère du seigneur de Milan. Mais celui-ci la répudie après dix ans de mariage et elle prend alors l’habit religieux chez les Clarisses de Pesaro (Italie). Dieu la gratifie de charismes divers et elle ne tarde pas à acquérir une réputation de sainteté parmi les religieuses et même au dehors.
Une exhumation est réalisée plusieurs années après sa mort. Les témoins rapportent tous les mêmes observations, sans l’ombre d’une variante : peau souple, joues roses, teint frais, élasticité des membres, aucune rigidité cadavérique. Serafina est comme endormie. L’impression de vie est absolument frappante.
Sa dépouille, toujours intacte, est conservée dans la cathédrale Sainte-Marie de l'Assomption où elle continue d’être vénérée. En 1754, le pape Benoît XIV proclame Sérafina bienheureuse.
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7 septembre 2026
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Sur son lit de mort, saint Étienne de Châtillon (+ 1208) guérit une incurable
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Au début du XIIIe siècle, Étienne est un homme de Dieu aimé et respecté. Prieur de la chartreuse des Portes et évêque de Die ( Drôme), prêtres, moines et laïcs viennent de loin pour lui demander conseil. Il prédit la date de sa mort plusieurs années auparavant.
Allongé sur son lit de souffrances, entouré des siens et des chanoines de Die, il prie humblement le Seigneur de l’admettre parmi les siens. Soudain, des cris se font entendre dans le couloir menant à sa cellule. Une voix de femme est clairement perçue ; les frères entourant le saint se précipitent pour constater ce qui se passe.
Une inconnue, vêtue pauvrement, gesticule et hurle comme pour échapper aux bras des religieux qui tentent de la canaliser et d’avancer. Elle se débat et affirme qu’elle est venue pour voir saint Étienne, et qu’elle ne quitterait les lieux qu’à la condition d’avoir été reçue par lui, sans quoi, elle mourrait bientôt.
Las, Étienne parvient tout de même à comprendre les paroles de cette inconnue et dit à l’un des frères de la laisser entrer. A peine entrée dans la pièce, elle se jette aux pieds du saint et l’implore d’intercéder pour elle auprès du Seigneur car sa maladie est plus forte que la médecine et les hommes de l’art l’ont condamnée à une mort prochaine, ajoutant qu’elle est pécheresse et qu’elle sera damnée sans avoir eu le temps de demander pardon à Dieu.
Pris de pitié, Étienne lui fait signe d’approcher. Il étend son bras droit sur elle, sa main venant se poser sur sa tête. Puis il prie à voix basse.
Aussitôt, l’inconnue sent en elle un nouveau souffle de vie ; sa physionomie change, ses douleurs disparaissent et la seule envie qui lui reste à présent est de rendre grâce à Dieu. Convertie, elle mènera dès lors une vie évangélique de premier plan.
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5 septembre 2026
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Dieu parle à sainte Raïssa (IVe siècle) avant son martyre
Vers l’an 300, Raïssa est une jeune égyptienne née à Tamma, près d’Alexandrie, dans une famille chrétienne. Son père, Pierre, est prêtre copte et toute la fratrie se dévoue pour les pauvres de la ville.
À 12 ans, elle descend jusqu’au Nil pour puiser de l’eau et laver le linge quand elle voit un bateau qui accoste, bondé de gens enchaînés, tous visiblement prisonniers.
Elle demande à une personne présente sur les lieux qui sont ces malheureux. On lui répond que ce sont des chrétiens, majoritairement des prêtres, des diacres et des moines arrêtés et destinés au martyre.
Une voix, dont elle ignore tout, se fait entendre en elle, avec autorité. Elle entend clairement les mots suivants qu’elle répète à son tour à voix haute avec une joie surnaturelle : « Moi aussi je suis chrétienne ! Je ne crois pas aux idoles ! »
Les gens présents tentent de la raisonner : « Tu ne sais pas ce que tu dis ! Tu n’es qu’une enfant ! Tu ne sais pas ce qui t’attend si tu montes sur ce bateau ! »
Mais rien n’y fait. L’Esprit Saint vient de lui témoigner sa présence dans son cœur.
Elle est rapidement interpellée puis conduite devant le préfet Lucianus qui l’interroge sans ménagement sur sa religion et son refus d’adorer les divinités païennes. Raïssa le défie tout en priant pour lui.
Battue, torturée, elle est décapitée avec les autres prisonniers. Elle a eu le temps de pardonner à ses bourreaux.
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4 septembre 2026
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La Passion selon la bienheureuse Catherine Mattei (1487- 1547)
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Tertiaire dominicaine, Catherine, née à Racconigi (Italie) admire dès sa jeunesse sainte Catherine de Sienne et son amour qu’elle porte au Christ crucifié. Sa vie est une suite de difficultés diverses qu’elle surmonte admirablement, en restant totalement confiante en Dieu.
Après une erreur de discernement, ses charismes extraordinaires la font accuser de sorcellerie mais ses juges la déclarent innocente et elle trouve un protecteur en la personne de Jean-François Pic de la Mirandole, neveu du célèbre philosophe. Celui est témoin de sa stigmatisation, en particulier de la couronne d’épines : « Elle avait tout autour du crâne un cercle formé par un enfoncement assez large et assez profond pour qu’un enfant pût y mettre le petit doigt, et autour duquel étaient comme des bourrelets où il y avait du sang amassé. Elle me raconta qu’ils saignaient souvent et en abondance. Moi-même, je l’ai vu souffrir fréquemment, à cause de cette couronne, les douleurs les plus vives, et ses yeux se couvraient alors d’un nuage sanglant. » (déposition au procès de béatification).
Voyante de Jésus et de Marie dès l’âge de cinq ans, Catherine, a été proclamée bienheureuse par le pape Pie VII en 1808.
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2 septembre 2026
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Saint Habib (+322), plus fort que les flammes
Au début du IVe siècle, Habib (ou Abibo) est diacre à Edesse (Turquie actuelle). Lui et ses compagnons sont violemment persécutés par les Romains en raison de leur foi après l’avènement de l’empereur Licinius Valerius (250-325).
Arrêté, battu, il parvient d’abord à fausser compagnie à ses bourreaux. Mais refusant de vivre dans la clandestinité, il se rend volontairement à Teotecne, gouverneur romain de la province. Interrogé sans ménagement, il demeure insensible aux menaces et autres intimidations. On le torture, en vain : sa foi en Jésus est plus forte que tout. Il est finalement condamné à être brûlé vif. Le saint rend son âme à Dieu dans d’atroces souffrances. Mais un phénomène extraordinaire se produit une poignée de secondes après sa mort : les flammes épargnent miraculeusement son corps.
Le bûcher éteint, les chrétiens de la ville peuvent ainsi recueillir sa dépouille qu’ils mettent à l’abri puis qu’ils embaument. Son corps est ensuite enterré aux côtés des autres martyrs d’Edesse.
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La vision de sainte Douceline de Digne (vers 1214-1274)
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Née dans une famille originaire de Digne (Alpes de Haute-Provence), réputée pour sa charité envers les plus pauvres et les malades, Douceline n’a qu’un projet : faire de sa vie une offrande au Seigneur. Elle connaît la pauvreté et le dénuement car son père, avant de mourir, recueillait les indigents et les amenait chez lui pour les aider.
Un jour, sur le chemin du retour de l’hôpital d’Hyères (Var), elle assiste à une scène mystérieuse qui la marque à vie : Voilà que devant elle apparaissent deux humbles dames dont elle ignore l’identité. Elles marchent modestement et se ressemblent, comme deux sœurs de sang, pense Douceline. Leur visage est couvert par un voile de toile blanche, ce qui fait croire à la sainte qu’il s’agit de religieuses.
N’y tenant plus, Douceline s’approche et demande à l’une d’elles qui elles sont et à quel ordre elles appartiennent. En guise de réponse, l’une des deux passantes montre son voile du doigt et dit : « Prends-ceci et suis-nous ». Puis elles disparaissent toutes deux subitement, laissant Douceline dans un désarroi incroyable.
Quelque temps plus tard, elle prit le voile et entra chez les béguines, nouvelle forme de vie communautaire à cette époque.
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Publié par : Caro
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31 août 2026
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14:00
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Saint Raymond Nonnat (1204-1240), incorrompu après sa mort
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« Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains » : tels sont les derniers mots prononcés par saint Raymond Nonnat, religieux catalan de l’ordre de la Merci, qui s’était librement livré aux sarrasins en échange de la libération de chrétiens rendus en esclavage.
Après sa mort, ses frères en religion l’allongent sur un catafalque. A l’extérieur du couvent, les fidèles attendent le signal pour venir dire un dernier adieu à celui que beaucoup considèrent déjà comme un grand saint. Voici cinq heures que Raymond a rendu son âme à Dieu. Or, observent les religieux, il ne ressemble aucunement à un trépassé mais à un homme vivant et bien portant, assoupi et serein. Sa peau garde toute sa souplesse, le teint est rose et, malgré l’absence de soins de conservation et de momification, aucun signe de corruption des chairs n’est apparu. Le phénomène est d’autant plus troublant que la chaleur estivale de ce jour-là est étouffante.
Soudain, selon les témoins directs, son visage devient « beau et éclatant comme celui de Moïse ». « Miracle, c’est un miracle », s’exclament-ils, avant d’ouvrir les portes aux fidèles en les prévenant du prodige. Plusieurs heures plus tard, malgré la foule défilant devant la dépouille, le confinement de la pièce et l’air devenu irrespirable des lieux, le corps demeure toujours intact. En fin de journée, une « odeur plus suave que le baume et que les parfums les plus précieux » est sentie par tous les gens présents.
Le pape Alexandre VII a élevé Raymond sur les autels en 1657.
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