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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Ben White
La bienheureuse Marie-Thérèse de Saint-Joseph (-1938) : elle intercède et obtient la guérison d’une femme

Marie-Thérèse, née Tauscher van den Bosch, vient au monde dans la province de Brandebourg (Allemagne), dans une famille protestante. D’abord directrice de l’asile de Cologne, elle se convertit à la foi catholique en 1888, entre au carmel puis fonde la congrégation des Carmélites du Divin Cœur de Jésus pour l’aide aux pauvres dans les hôpitaux et les hospices qui sera rattaché bientôt au Carmel.

En 1996, une femme pieuse, Maria Giuseppina Pieters-Mass, assiste à une retraite donnée par le père carme Bonifacio Honings à Sittard (Pays-Bas, Limbourg), au Généralat des Sœurs Carmélites du Divin Cœur de Jésus.

Mais la pauvre femme souffre de dermatomyocose, onychomycose et acrodynie, induisant des douleurs insupportables aux pieds. Elle ne peut assister à toutes les conférences et s’en trouve désolée. Voyant cela, le père Bonifacio lui conseille de faire une neuvaine à la fondatrice dont le tombeau se trouve dans la chapelle.

De retour chez elle, madame Pieters-Maas commence la neuvaine, avec son mari, en récitant la prière inscrite sur une carte sur laquelle a été imprimé le portrait de Marie-Thérèse.

Lors du troisième jour, le 16 décembre 1996, la dame est frappée par une phrase de cette prière : « Que ta volonté soit faite ».

Aussitôt, les douleurs cessent brusquement et madame Pieters-Maas se sent remplie de joie. En un éclair, elle se lève, sans aucune aide, et se met à marcher à vive allure dans la pièce. Les ongles de ses pieds qui avaient failli être rongés par la maladie ont recommencé à pousser. La maladie n’est jamais revenue.

Le 19 décembre 2005, Benoît XVI a reconnu par décret le miracle de la guérison de madame Pieters-Mass.

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Procession de saint Javier à Naples pendant une éruption du Vésuve, par Antoine Jean-Baptiste Thomas, 1822, huile sur toile, Château de Versailles.
Saint Janvier de Naples (272-305) : son sang se liquéfie devant des foules de témoins jusqu’à deux fois l’an

D’abord prêtre puis évêque de Bénévent (Italie, Campanie), Janvier est martyrisé pour sa foi.

Ses restes sont transportés jusqu’à Naples (Italie, Campanie) où ils sont déposés dans une châsse.

Lors de ce transfert, le sang se liquéfie pour la première fois à l’instant où les deux récipients dans lequel il a été versé sont mis au contact de son corps.

Le sang mystérieux est conservé aujourd’hui dans deux fioles de verre hermétiques, disposées sur l’autel de la chapelle du Trésor, dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation de Naples.

Chaque année, le 2 mai (jour anniversaire de la translation des reliques), le 19 septembre (date du martyre du saint), et le 16 décembre (date anniversaire de l'éruption volcanique du Vésuve en 1631), ce sang devient liquide lors d’une cérémonie présidée par l’archevêque de Naples. Plus rarement, il se met à bouillonner.

Certaines fois, la liquéfaction n’a pas lieu : c’est l’annonce de malheurs à venir pour la cité napolitaine.

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Pajala
Au Mexique, une hostie se serait mise à battre à la manière d’un cœur humain

Le 22 juillet 2022, à la demande de quelques fidèles, l’abbé argentin Carlos Spahn, fondateur et supérieur de la Famille religieuse du Cœur Immaculé et de la Miséricorde Divine, bénit une photographie du bienheureux Carlo Acutis, décédé en 2006 et béatifié en 2020, surnommé le « geek de Dieu », en raison de son travail d’information sur internet au sujet des miracles eucharistiques acceptés par l’Eglise.

Soudain, plus personne n’ose dire mot : de l’huile commence à suinter sur le cliché qui est pourtant sous verre !

Quelques heures plus tard, le prêtre, encore bouleversé par cet événement, préside un service d’adoration eucharistique dans l’église de la paroisse de Notre-Dame du Rosaire à Zapotlanejo (Mexique, Jalisco, archidiocèse de Guadalajara).

« Nous avons exposé le Saint-Sacrement ; j’ai dit les prières pour l’exposition, et quand je me suis levé pour aller à la sacristie, cela a commencé à se produire », explique le père. De fait, à peine l’abbé a-t-il ôté le voile recouvrant l’ostensoir et commencer à prier que le regard de plusieurs fidèles est attiré par une manifestation hors du commun : l’hostie exposée semble douée de vie et battre comme un cœur humain, reproduisant les mouvements systoliques/diastoliques de cet organe. Le phénomène dure entre 20 et 30 secondes au maximum.Deux enregistrements vidéo, réalisés par téléphone portable, ont été transmis au père Spahn. Selon ce dernier, un médecin a comparé ces mouvements inexpliqués (particulièrement frappants au ralenti) aux phases systole-diastole du cycle cardiaque, ressemblance également notée par le cardiologue américain Thomas Lanzilotti.

D’autre part, ces enregistrements, explique l’abbé, ont été réalisés par « des personnes qui ont rapidement sorti leur téléphone portable » et qui les lui ont immédiatement transmises « pour qu’ils ne les modifient pas en quoi que ce soit. »

Peu après, Antonia Acutis, la mère du bienheureux Carlo, visionne ces vidéos et écoute le témoignage du père Spahn qu’elle contacte dans la foulée. Tous les deux estiment que ces événements sont inexplicables pour la science.

Sachant que l’Eglise ne s’est pas encore prononcée sur les faits, le père Spahn a parlé de « signe divin » mais sans jamais utiliser le mot « miracle ». Il a d’ailleurs ajouté que l’Eglise peut ne jamais se prononcer pour diverses raisons. De son côté, le cardinal-archevêque de Guadalajara, Mgr Robles Ortega, a appelé à la prudence en soulignant la nécessité d’une enquête rigoureuse et approfondie.

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Détail du Christ de Diego Velasquez, 1631, musée du Prado, Madrid.
La bienheureuse Mechtilde de Magdebourg (vers 1207-vers 1282) : elle voit le Cœur de Jésus

D’abord béguine à Magdebourg (Allemagne, Saxe), Mechtilde, issue de parents nobles, mène une vie mystique d’une rare densité. Elle a sa première vision à 12 ans !

Dans l’un de ses ouvrages, elle raconte ses rencontres avec le Christ sous l’aspect du Crucifié. Un jour, tandis qu’elle prie, il lui montre les « plaies de son Cœur » et dit : « Vois comme on m’a fait souffrir ! »

Elle répond à Jésus : « Pourquoi souffrez-vous à ce point, pourquoi votre sang est-il répandu en si grande abondance ? Votre prière ne suffisait-elle pas à racheter le monde ? »

-« Non, cela ne suffit pas à mon Père… les cieux ne s’ouvrirent qu’au moment où le sang de mon Cœur s’écoula jusqu’à terre. »

Cette rencontre préfigure le culte du Sacré-Cœur, 400 ans avant les révélations de sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial (France, Saône-et-Loire).

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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Carlynn Alarid
Sainte Catherine (1447-1510) : elle ne prend aucune nourriture à l’exception de l’eucharistie

Originaire de Gênes (Italie, Ligurie), Catherine est mariée à un homme violent mais qui finit par se convertir. Noble de naissance, elle soigne les malades à l’hôpital Pammatone de sa ville natale.

Le 20 mars 1473, elle vit une conversion radicale : désormais toute sa vie sera donnée à Dieu. Le surlendemain, Jésus lui dit qu’il veut qu’elle fasse son carême en lui « tenant compagnie au désert ».

Ce jour-là, manger devient pour elle impossible. Son jeûne absolu commence le jour de l’Annonciation et dure jusqu’au Samedi saint inclus, soit du 25 mars au 17 avril, Pâques tombant cette année 1473 le 18 avril : soit 24 jours d’affilée. Elle peut ensuite manger du dimanche au mardi de Pâques (« les trois jours de fête »), sans problème de digestion. Après quoi, le jeûne reprend et se poursuit jusqu'au 6 mai.

Ce phénomène, nommé inédie, est étroitement lié au calendrier liturgique. Il se poursuit de la sorte pendant « vingt-trois carêmes et autant d’avents ».

Lors de ces absences d’alimentation, il arrive à Catherine de boire un peu d’eau mélangée à du vinaigre et à un peu de sel pilé. Sa seule nourriture est l’eucharistie quotidienne.

Chez elle, l’inédie n’est pas un jeûne volontaire mais une grâce qui la configure au Christ.

Cette impuissance à rien prendre lui donna d’abord beaucoup d’inquiétude, car elle n’en connaît pas la cause. Parfois, pour ne pas se faire remarquer, elle essaye d’avaler quelque chose, mais aussitôt elle est contrainte de tout rejeter. 

Dans ces périodes où elle ne peut rien absorber, elle se sent plus forte et vaque à ses tâches quotidiennes.

Catherine a été béatifiée en 1675. Le pape Clément XII l’a inscrite au catalogue des saints le 23 avril 1737.

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/MarinaVitale
Saint Pierre de Tarentaise (vers 1102-1174) : il guérit longtemps après sa mort une femme aveugle

Moine cistercien au monastère de Bonnevaux (France, Isère), Pierre devient le premier abbé de Notre-Dame de Tamié (France, Savoie). Il est ensuite désigné comme archevêque de Tarentaise, sous le nom de Pierre II, ce qui soulève en lui une tempête d’interrogations, tant son humilité est grande.   

Après sa mort, son corps est inhumé à l’abbaye de de Notre-Dame de Bellevaux (France, Haute-Saône). De multiples guérisons surviennent alors sur son tombeau. Voici l’une d’elles, consignée par les autorités ecclésiastiques du temps : 

Un abbé d’un monastère suisse avait ouï-dire que Pierre accomplissait des miracles. Une femme de son entourage, devenue aveugle suite à une terrible maladie, semblait désespérée. L’abbé décida de l’emmener en pèlerinage sur le tombeau du saint. 

Parvenus sur place, il commence par demander aux moines de Bellevaux de lui procurer un petit morceau de la coule du saint. 

Tous deux se recueillirent de longs instants près du tombeau. Puis l’abbé plaça le morceau d’étoffe sur les yeux de la femme. Ensemble, ils récitèrent un Pater et un Ave. Aux derniers mots de cette prière, celle qui était privée de sa vue depuis des années, s’exclama : « Je vois, je vois, père ! »

Pierre de Tarentaise a été canonisé dès 1191 par le pape Célestin III.

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/William Farlow
Saint Jean Chrysostome (344/349-407) : la relique de son crâne guérit une femme à la jambe cassée

En novembre 2007, l’église Saint Jean-Chrysostome de Nicosie (Chypre) connaît une effervescence inconnue.

Peu de jours avant, l’une des reliques parmi les plus vénérées à travers le monde orthodoxe - le crâne de saint Jean Chrysostome -, y a été installée après son arrivée du Mont Athos (Grèce).Des centaines de fidèles chypriotes-grecs font la queue devant l’entrée de l’édifice. On raconte qu’il se produit des miracles.

Le curé, le père Paraskevas, a rapporté à la presse l’histoire suivante : une femme de 42 ans, qui s’était cassé la jambe en sortant de l’église le samedi précédent l’arrivée de la relique, a pu dire « adieu à son plâtre et à ses béquilles » après être retournée quelques heures plus tard sur les lieux où elle a longuement prié le saint d’intervenir en sa faveur. Elle est sortie de l’église en faisant une « pirouette » !

« Elle marche désormais naturellement, sans béquilles », a assuré le prêtre. « C’est un miracle lumineux » a-t-il commenté.

Le métropolite de Chypre, Chrysostome II, a suivi cette guérison de près. Le fait qu’il n’y ait eu besoin d’aucune intervention médicale, a rendu le phénomène digne d’une grande attention.

Père de l'Église orthodoxe, saint Jean Chrysostome a été surnommé « Jean bouche d’or », tant son art de l’éloquence était exceptionnel.

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Gregor Ritter
Saint Guy d’Anderlecht (vers 950-1012) : il entend la voix du Seigneur sur son lit de mort

Au soir du 11 septembre 1012, Guy, surnommé le « pauvre d’Anderlecht », se prépare à rendre son dernier souffle.

Originaire du duché de Brabant (Belgique), c’est un laïc resté célibataire sa vie durant. Dès ses 15 ans, il s’est rendu célèbre pour sa charité. Sacristain à la chapelle de Laeken (Belgique, Bruxelles), il a effectué un long et fatiguant pèlerinage de sept ans à Rome (Italie) et à Jérusalem (Israël).

Il est tombé malade à son retour de Terre sainte.

La nuit s’installe sur Anderlecht. A présent, Guy se sent légèrement mieux. Il ouvre les yeux et converse avec les amis prêtres qui l’entourent.

Soudain, sa chambre est remplie d’une « lumière céleste ». Les murs, le plafond, les objets, tout a disparu, englouti par cette clarté mystérieuse.

Au centre de celle-ci, le saint aperçoit une « colombe » d’un blanc indescriptible. Puis une voix, dont il ignore la provenance, lui dit ces mots : « Que notre bien-aimé vienne maintenant recevoir la couronne d’une allégresse éternelle, parce qu’il a été fidèle. »

Quelques instants plus tard, Guy quitte ce monde.

Il a été canonisé le 24 juin 1112.

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11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Zoltan Tasi
Un tabernacle et une statue du Sacré-Coeur échappent à un incendie destructeur

Dans la nuit du 31 décembre 1977 au 1er janvier 1978, l’église de Laveline-devant-Bruyère (France, Vosges), construite en 1908, est la proie d’un épouvantable incendie.

L’intervention rapide d’une quarantaine de pompiers n’y peut rien : l’édifice et une partie du presbytère sont détruits. La charpente en bois très sec est dévorée par les flammes. Les cinq cloches ont totalement fondu. On estime les dégâts à un million de francs de l’époque.

Vers minuit quinze, l’abbé Michel Aubry, curé du village, de retour à son domicile, a senti des odeurs de fumée. Il jette machinalement un coup d’œil sur la chaudière du chauffage central : celle-ci fonctionne normalement. Il effectue alors un rapide tour de ronde à l’extérieur.

Dehors, il voit le clocher en train de brûler. Il donne l’alerte. Les pompiers de Gérardmer (France, Vosges), équipés d’une grande échelle, prêtent main-forte, mais en vain.

Moins d’une heure après le début de l’incendie, le clocher s’effondre. Ce qui reste de la toiture tombe dans la nef, ne laissant plus aucune chance à l’édifice.

Le lendemain matin, l’église a l’allure d’un foyer à peine éteint malgré le froid qui règne à cette époque de l’année : ornements calcinés, maître-autel réduit en cendres…

Le père Aubry est effondré. Il se tient malgré tout au milieu de ce désastre, prêt à sauver quelque chose que le feu aurait épargné…

Le soleil vient de se lever et une douce lumière éclaire maintenant ce qui était encore hier une église. Soudain, le curé aperçoit une statue du Sacré-Coeur en plâtre, à quelques mètres de son piédestal. Il se précipite. Il n’en revient pas : la statue a été entièrement préservée !

Il tourne machinalement son regard vers le chœur de l’église où plus rien ne semble exister. Mais sous un tas de plâtre et de cendres, il exhume le petit tabernacle en bois contenant des hosties consacrées.

Évidemment, le Saint-Sacrement a disparu, pense-t-il en lui-même. Il parvient à ouvrir le vase sacré et là, stupeur : les hosties ont été préservées !

Le tabernacle intact et la statue du Sacré-Cœur ont été disposés dans la salle servant de chapelle provisoire.

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Aarón Blanco Tejedor
Saint Nicolas de Tolentino (1245-1305) : il guérit l’avant-bras d’un homme

En 1648, soit 343 ans après la disparition de Nicolas de Tolentino, religieux italien, chanoine de l’Ordre des ermites de saint Augustin, Poitevin, laquais au service du marquis de Polignac, sort de sa chambre de fonction pour aller dîner.

Mais il croise peu après l’homme de chambre du même marquis, qui lui dit : « Poitevin, allez porter des flambeaux à Monsieur. »

Le laquais lui répond qu’il est de garde ce soir-là et qu’il lui est impossible de déroger à sa fonction.

La discussion s’envenime. L’homme de chambre tire son épée de son fourreau et porte un coup à son interlocuteur. Celui-ci a le réflexe de lever la main pour parer l’attaque mais la lame frappe durement son avant-bras, à la jointure du poignet. Les nerfs et les veines sont tranchés, « si bien que son bras ne tient plus qu’à un peu de peau ».

Arrive alors mademoiselle Simonin, attachée à la comtesse de Montrevel. Celle-ci bande le bras blessé du pauvre Poitevin et fait appeler un chirurgien.

C’est certain : il faut couper le bras.

Poitevin, très croyant, se jette à genoux et implore l’aide de Dieu et de saint Nicolas. Il promet à ce saint, s’il intercède en sa faveur, de venir en pèlerinage sur son tombeau à Tolentino (Italie, Marches).

Il est aussitôt guéri : sa peau porte un grande cicatrice mais son bras fonctionne de plus bel.

Saint Nicolas a été canonisé par Eugène IV en 1446.

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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Mattheus Ferrero
La bienheureuse Alphonse-Marie Eppinger (1814-1867) : elle guérit une jeune femme d’un abcès du foie

Au début de 1939, une habitante du Territoire de Belfort (France), Marie-Thérèse Guyot, née Schild en 1889, tombe gravement malade. Les médecins diagnostiquent un abcès du foie et une congestion pulmonaire.

Des ballonnements épouvantables orientent les praticiens vers une intervention chirurgicale. Opérée le lendemain, le chirurgien constate de surcroît une appendicite perforée. Il a pratiqué l’ablation d’un ovaire et de 20 centimètres d’intestin.

Mais l’état de la malade empire. Cinq jours après avoir quitté le bloc opératoire, on installe un drain dans l’intestin.

Le 26 mai 1939, Marie-Thérèse est opérée une seconde fois. Son état est catastrophique. La mère supérieure d’un couvent alsacien des Sœurs du Très Saint-Sauveur, propose d’entreprendre une neuvaine à sa fondatrice, Alphonse-Marie Eppinger.

Une relique de la vénérable est placée sous l’oreiller de Marie-Thérèse.

La guérison est foudroyante, totale et définitive. La miraculée sort de la clinique six semaines après sa seconde opération qui n’avait rien apporté.

« Avant la maladie, je ne connaissais pas la servante de Dieu », a témoigné Marie-Thérèse.

Ce miracle a été reconnu par le Saint-Siège le 26 octobre 2017, ouvrant la voie à la béatification d’Alphonse-Marie, qui eut lieu à la cathédrale de Strasbourg (France, Bas-Rhin) le 9 septembre 2018.

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8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Saint Thomas de Villeneuve par Mateo Cerezo, vers 1660, musée du Louvre, Paris.
Saint Thomas de Villeneuve (1486-1555) : sa naissance stoppe net une épidémie de peste

Castillan d’origine, Thomas est un grand prélat et un mystique exceptionnel.

Nous sommes en 1486. Après leur mariage, ses parents s’installent près de Tolède (Espagne, Castille). Quelques mois plus tard, une maladie contagieuse sème la mort dans toute la province. Les médecins savent qu’il s’agit de la peste mais ignorent comment en guérir.

Le père du saint, Alphonse, croit devoir déménager pour mettre les siens à l’abri. Son épouse est sur le point d’accoucher de Thomas. Le couple se retire au bourg de Font-Plain, auprès d’un oncle de Thomas. Celui-ci voit le jour dans sa maison.

Le jour même où Thomas vient au monde, jour de son baptême également, la peste qui sévit dans les alentours disparaît subitement, sans cause apparente, en quelques heures. Les habitants, dans un « élan unanime de reconnaissance », demandent au clergé de transformer la chambre de Thomas en chapelle.

Thomas, dit l’Aumônier, prêtre et philosophe, deviendra le prédicateur préféré de l’empereur Charles-Quint et archevêque de Valence.

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Wenping Zheng
Saint Cloud (522-560) : son manteau, donné à un mendiant, devient lumineux

Petit-fils de la reine mérovingienne Clotilde, Cloud (ou Clodoald) est promis  à un avenir prestigieux. Mais la politique ne l’intéresse guère et il espère seulement vouer sa vie à Dieu. Il est tonsuré et devient moine à Ginouillac, près de Rocamadour (France, Lot) puis dans le Valais suisse.  

Un jour, un mendiant vient jusqu’à lui pour demander l’aumône. Le saint ne possède rien et ne sait comment satisfaire son visiteur. Refusant de le laisser repartir sans rien, Cloud lui offre sa « cuculle » (son capuchon de moine).

Le soir, le miséreux trouve l’hospitalité d’une chaumière. A peine a-t-il fermé les yeux que sa chambre est envahie d’une lumière puissante et mystérieuse qui semble sortir du vêtement du saint. Cette « clarté surnaturelle » illumine toute la maison.

L’événement est rapidement connu et les fidèles se précipitent chez saint Cloud pour obtenir qui une prière, qui une guérison. Le bienheureux se rend ensuite à Paris (France) où il se lie avec saint Séverin.  

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/jchizhe
Le bienheureux Bertrand de Garrigues (+ 1230) : son corps ne présente aucune trace de corruption 331 ans après sa mort

Bertrand est l’un des premiers compagnons de saint Dominique. Né dans le Gard (France), il passe sur les bancs de la prestigieuse université de Paris (France), il est nommé prieur du couvent dominicain de Toulouse (France, Haute-Garonne) et provincial du midi de la France.

Après sa mort en odeur de sainteté, son corps est vénéré par une foule de fidèles, d’aristocrates et d’ecclésiastiques.

Bertrand est inhumé plusieurs jours après son décès sans que son cadavre présente le moindre signe d’altération. Sa peau semble celle d’un être vivant et la souplesse de ses membres frappe tout le monde.

En 1253, une exhumation est entreprise sur ordre du clergé. Les témoins observent exactement le même phénomène, 23 ans après la mort : Bertrand dormirait-il ?

En 1398, on décide de transférer sa dépouille au monastère d’Orange (France, Vaucluse). Une seconde exhumation montre « un corps entier et sans corruption aucune ».

Enfin, en 1561, les reliques sont exhumées par les huguenots qui n’en reviennent pas : l’incorruption est à cette date complète.

En 1870, Mgr Francis Guelette, évêque de Valence (France, Drôme), approuve le culte de saint Bertrand dans son diocèse.

L’homme de Dieu est béatifié en 1881.

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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Daniel Reche
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997) : elle guérit une jeune indienne d’une grave tumeur

En 1998, un an pile après la naissance au ciel de Teresa de Calcutta, Monica Besra, une jeune Indienne, lutte depuis plusieurs mois contre une tumeur ovarienne grave.

Le 5 septembre 1998, jour du premier anniversaire de la mort de Mère Teresa, Monica séjourne dans un centre fondé par la bienheureuse. Elle est au plus mal.

« Deux sœurs m’ont transportée à l’église car j’étais trop faible pour me lever », expliquera-t-elle ultérieurement.

Aussitôt parvenue dans le chœur de l’église, Monica aperçoit une lumière indescriptible « sortie de la photo de Mère Teresa » : une « sensation indescriptible » se souvient-elle.

Deux religieuses placent alors dans le lit de la jeune malade un médaillon autrefois béni par Teresa. Quatre heures plus tard, Monica se réveille, et se rend compte, à sa stupéfaction, qu’elle n’éprouve plus aucune douleur. Elle peut marcher normalement.

« J’ai vu que le gonflement avait disparu. Je ne parvenais pas à y croire. J’ai appuyé dessus, pincé : c’était vraiment parti », précise-t-elle.

Teresa a été béatifiée en 2003. Le pape François l’a élevée sur les autels le 4 septembre 2016.

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4 septembre 2022 7 04 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Linhaha_BS
Dans l’Oise, des hosties volées sont préservées des intempéries

Une nuit de décembre 1532, la chapelle de Marseille-en-Beauvaisis (France, Oise), est cambriolée par plusieurs individus qui connaissent bien les lieux. Ils y dérobent un ciboire d’argent doré contenant des hosties consacrées destinées à la communion des malades des environs.

Mais seul le vase richement orné les intéresse. Afin de ne pas s’embarrasser de son contenu, ils déposent les hosties dans le tissu recouvrant le ciboire qu’ils jettent dans un buisson près de la chapelle puis recouvre l’endroit d’une grosse pierre.

Le 1er janvier 1533, Jean Moucque, habitant de Marseille-en-Beauvaisis, fait sa promenade quotidienne à proximité de cet endroit. Il fait très froid et une épaisse couche de neige recouvre le sol.

Soudain, à quelques mètres de lui, Jean aperçoit la grosse pierre posée là par les cambrioleurs. Étrangement, l’endroit est vierge de neige et préservé de toute trace de gel.

Il soulève la pierre et trouve le tissu contenant les hosties, dans un parfait état de conservation.

Jean alerte le curé du bourg, l’abbé Prothais, docteur en théologie. Celui-ci prend délicatement les hosties miraculeusement préservées, d’une blancheur immaculée, et les porte « avec grande joie et dévotion » jusqu’au tabernacle de son église.

Une croix en bois, entourée d’une ceinture d’épines, est rapidement plantée à cet endroit. Dans les semaines qui suivent, des guérisons inexpliquées sont alléguées. Le lieu est de plus en plus fréquenté et en six mois une chapelle y est construite.

Les guérisons se multiplient, comme celle de l’abbé Jacques Sauvage, prêtre à Crèvecoeur (France, Oise), muet et perclus : cet ecclésiastique retrouve en un instant la parole et la forme physique. Une femme, parfaitement connue du seigneur local, y recouvre la vue. Un autre homme, aveugle lui aussi, y voit à nouveau : en signe de reconnaissance, il revient sur place une fois l’an, avec sa viole.

Malheureusement, les Guerres de religion portent un rude coup au lieu. Odet de Coligny, cardinal de Châtillon, après s’être converti au calvinisme, envoie un prêtre sur place pour consommer les hosties. A partir de ce moment, les guérisons miraculeuses cessent.

Au XVIIe siècle, on place une représentation de l’ensevelissement du Christ dans la chapelle afin de réparer cet acte. Une petite excavation contient alors la pierre qui servit à recouvrir le tissu jeté par les voleurs. Celle-ci disparaît à la Révolution.

L’official de Beauvais (France, Oise) a dressé un procès-verbal des événements ; mais ce document a été perdu probablement lors de la destruction des archives de l’évêché de Beauvais.

Les combats de la Seconde Guerre mondiale n’ont pas épargné non plus la chapelle des Saintes-Hosties. Celle-ci a été restaurée en 1949. Les vitraux brisés ont été remplacés.

Chaque 2 janvier, une messe y est célébrée en mémoire de l’événement de 1533.

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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 14:00
CC0/wikimedia Saint Grégoire intercède auprès de la Madone pour la fin de la peste à Rome (détail), par Sebastiano Ricci, basilique Sainte-Justine de Padoue.
Saint Grégoire le Grand (vers 540-604) : il voit deux fois le Christ

Le pape Grégoire Ier dit le Grand a manifesté une charité sans pareille envers les pauvres de Rome (Italie), en qui il n’a cessé de voir des frères humains. Il lui arrive régulièrement d’inviter quelques personnes démunies à sa table.

Un jour, rentrant de promenade, il croise un malheureux en haillons. Il s’approche de lui et lui demande son nom. « Un pauvre pèlerin », lui répond l’inconnu.

Aussitôt, le Souverain pontife lui dit qu’il veut lui laver les pieds. Pour ce faire, il doit aller chercher un bassin et une serviette et demande à l’homme de rester à proximité.

Quelques minutes plus tard, Grégoire revient avec le nécessaire. Mais le pèlerin s’est volatilisé et personne ne l’a vu disparaître

La nuit suivante, le Christ apparaît dans la chambre de Grégoire et lui dit : « Vous me recevez ordinairement en mes membres, mais hier c’est moi-même que vous avez reçu ».

Père de l’Eglise, saint Grégoire le Grand, 64e pape de l’histoire.

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/boonyachoat
Sainte Marguerite de Louvain (1207-1225) : une lumière miraculeuse brille sur le lieu de sa sépulture

Marguerite, surnommée «Fier Magrietje» (« Fière Marguerite), est une vierge et martyre flamande du XIIIe siècle.

Originaire de Louvain (Belgique, Flandre), ses parents la mettent au service d’Amand et de sa femme, propriétaires d’une petite auberge. Ce couple veut rejoindre les moines cisterciens et se prépare à tout quitter. 

Le 2 septembre 1225, veille de leur départ, un groupe de huit hommes, inconnus d’eux, demandent l’hospitalité. Charitable, Arnaud accepte de les loger pour la nuit.

Pendant ce temps, Marguerite est partie chercher du vin. En rentrant, elle pousse un hurlement: ses maîtres gisent sur le sol, couverts de sang.  

Cachés à proximité, les malfaiteurs s’emparent d’elle, la bâillonnent, la frappent et la traînent sans ménagement à l’extérieur de la ville.

La jeune fille tente de résister aux menaces. Elle crie et gesticule. C’en est trop. Ses ravisseurs l’égorgent et jettent son corps dans les eaux de la Dyle. 

Le lendemain, des pêcheurs retrouvent le cadavre de la pauvre enfant. Mais ils prennent peur d’être accusés et, afin d’éviter d’éventuels soupçons, ils l’enterrent sur le rivage. 

La nuit suivante, une lumière mystérieuse éclaire le lieu précis de cette sépulture hâtive. Les restes sont déterrés. Les témoins observent entre les doigts de Marguerite le goulot de la cruche qu’elle portait avant d’être tuée. 

Les reliques de la jeune fille, immédiatement considérée comme martyre, ont été placées dans une chapelle en bois adjacente à l’église de Saint-Pierre. Depuis le XVIesiècle, elles sont conservées près du chœur de l’actuelle collégiale de Louvain, dans un coffre en bois de cèdre, recouvert de plaques de cuivre, sur lequel sont figurées les scènes de son martyre.

Des témoins ont affirmé avoir vu la nuit du crime un corps lumineux flottant sur la Dyle.

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/mgnorrisphotos
Saint Gilles de Narbonne (640-720) : il convertit un chasseur noble en apparaissant nimbé de lumière

Gilles est né à Athènes (Grèce) dans une famille noble, mais c’est dans la Gaule du VIIe siècle qu’il devient ermite, après avoir distribué sa fortune aux pauvres à la mort de ses parents. Il s’installe près de Nîmes (France, Gard) dans une grotte nichée au creux d’une épaisse forêt. Il a pour seule compagnie une biche dont le lait suffit à le nourrir.

Un jour, Wamba, roi d’Hispanie, chasse dans les environs. Un de ses acolytes décoche une flèche en direction de la biche dans l’espoir de la toucher. Mais il rate son tir et la dite flèche va se planter dans la jambe de Gilles. Le saint, durement touché, prie le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal.

Intrigué par une lueur étrange venant de l’intérieur de la cabane de l’ermite, Wamba descend de cheval ; il s’aperçoit que la lumière grandit à mesure qu’il s’approche de l’entrée.

Ce qu’il voit au seuil de la cabane le laisse sans voix : la biche est blottie contre Gilles dont la tête et le corps irradient une lumière merveilleuse et douce qui n’aveugle pas. Le souverain tombe à genoux.

Depuis ce jour, Wamba n’a jamais plus chassé ; il a fait bâtir un monastère dédié à saint Gilles qui devint une étape importante pour les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne).

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31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Karina Kubillo
Saint Raymond Nonnat (1204-1240) : il reçoit avant de mourir la communion de la main d’un ange

D’origine catalane, Raymond est un religieux de l’ordre des Mercédaires, ordre dont il fut le maître.

Il s’embarque pour l’Afrique du Nord où, à l’époque, des chrétiens sont prisonniers des musulmans. Les religieux mercédaires ayant pour mission de prendre la place des esclaves chrétiens, Raymond se livre lui-même. Il est maltraité, enfermé dans d’affreuses conditions et torturé.

Peu après, il est libéré contre rançon et rentre en Espagne. Le pape Grégoire IX le sollicite pour accompagner saint Louis en croisade et le crée cardinal. Mais Raymond est épuisé. Il sent la mort venir et il désire communier une dernière fois. Le prêtre devant lui administrer les derniers sacrements tarde à venir…

A l’heure de son trépas, Raymond ressent une grande douleur morale. «  Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? », songe-t-il.

Soudain, une lumière comme il n’en a encore jamais vu, enveloppe sa cellule. Les murs semblent disparaître, laissant la place à un groupe d’anges d’une beauté surnaturelle, portant l’habit religieux des frères de la Merci. L’un d’eux s’approche du bienheureux, lui sourit, et lui donne le Saint-Sacrement.

Raymond s’endort dans la paix du Christ. Il a été canonisé en 1657 par le pape Alexandre VII.

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