Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Arthit_Longwilai
La bienheureuse Julienne de Norwich : elle assiste à la Passion du Christ

 

Le 13 mai 1373, Julienne, qui vit en recluse près de l’église Saint-Julien à Norwich (Angleterre, comté du Norfolk), tombe gravement malade. Ses jours sont comptés. Son confesseur lui administre l’extrême-onction. Tout est fini.

Comme le veut la tradition, le prêtre lui présente alors un crucifix près du visage. Soudain, Julienne ouvre les yeux et semble revenue à la vie. Au cours des heures qui suivent, elle a une longue vision du Christ, la première sur les 16 qu’elle aura au cours de sa vie.

La scène de la crucifixion est très réaliste : elle discerne la physionomie de Jésus et celle de sa Mère et de saint Jean. Elle observe le visage ensanglanté du Seigneur, son agonie sur la croix, sa mise au tombeau, la fermeture de celui-ci à l’aide d’une grosse pierre…

A compter de ce jour, son confesseur exige d’elle qu’elle mette par écrit le contenu de ses révélations.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 14:00
 
Pixabay/congerdesign
Saint André-Hubert Fournet : il multiplie les vivres

 

Vers 1818, le monastère des Filles de la Croix, fondé dans le diocèse de Poitiers (France, Vienne), affronte une disette. Les sœurs repoussent leur retraite annuelle par peur de manquer. Le père André-Hubert Fournet, curé de Saint-Pierre-de-Maillé (France, Vienne) et cofondateur de cette communauté, sait la gravité de la situation.

L’une des moniales, sœur Bartholomé, assiste alors à la scène suivante : « Le Serviteur de Dieu grimpa au grenier, où j’étais occupée avec une autre religieuse. Il tourna autour de deux petits tas de grains, l’un de blé, l’autre d’orge. Je ne me souviens pas s’il bénit les tas. Il dit alors, une seconde fois, à notre bonne Mère, d’inviter, sans plus de délais, les sœurs à venir pour la retraite. »

La supérieure fait son office. 200 religieuses et novices débarquent au monastère. Comment leur donner à manger ?

Mais à partir de ce jour, et pendant deux mois et demi, la sœur est témoin d’un fait mystérieux : elle monte chaque jour au grenier et constate que les deux tas ne varient pas !

Or, le jour où le saint a prié dans le grenier, la quantité de grains aurait normalement permis de nourrir 200 personnes, mais pendant une semaine « au maximum ».

Une autre religieuse, sœur Mamertus, témoigne : « Je remarquai que le Serviteur de Dieu se dirigeait vers le grenier [...] je le suivis. Il ferma la porte derrière lui, mais je pus voir ce qu’il faisait par le trou de la serrure. Il s’agenouilla à côté d’un petit tas et se mit à prier avec une grande ferveur. Je ne sais s’il fît quelque chose d’autre, car, dans ma peur qu’il ne me voie l’espionnant, je me retirai… »

Les deux religieuses ont déposé sous serment au cours du procès de béatification.

André-Hubert Fournet a été canonisé le 4 juin 1933 par Pie XI.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/StockHolidays
Saint Léopold de Castelnuovo : il prophétise la destruction de son couvent et la préservation de sa cellule

 

Capucin originaire de Dalmatie (Croatie), Léopold est célèbre à Padoue (Italie, Vénétie) par son humilité. Depuis 1909, il confesse entre 12 et 15 heures par jour dans sa cellule qui lui sert de confessionnal, à côté de l’église Sainte-Croix. Parmi ses pénitents, il reçoit le père Albino Luciani, futur pape Jean-Paul Ier.

En 1940, il reçoit la visite d’un ami avec lequel il évoque les malheurs de la guerre. Le visiteur l’interroge : « Père, ce couvent sera-t-il détruit ? 

-Oui, malheureusement, il sera durement frappé. Mais pas cette cellule, pas elle. Ici le Seigneur a répandu tant de miséricorde pour les âmes. Il faut que cette pièce reste comme un monument en l’honneur de sa bonté. »

En mai 1944, les bombardements alliés ravagent une grande partie du couvent des Capucins de Padoue et l’église Sainte-Croix. La cellule du saint reste étrangement intacte. 

Léopold a été béatifié en 1976 puis canonisé en 1983 par saint Jean-Paul II.

Partager cet article
Repost0
11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/ThitareeSarmkasat
Saint Ignace de Laconi : du sang coule de son sac de provisions ramené de chez un usurier

 

Née en Sardaigne (Italie), Ignace, frère lai entré en 1722 chez les Capucins, exerce la fonction de « questeur » dans son monastère de Cagliari (Italie, Sardaigne) : il va de maison en maison demander l’aumône.

A cette époque, les habitants du quartier remarquent qu’Ignace ne frappe plus à la maison d’un riche prêteur sur gages depuis plusieurs semaines. Celui-ci a une mauvaise réputation : il ne renonce jamais à une dette et il est sans pitié pour les pauvres à qui il prête à des taux usuriers. De surcroît, il se sent offensé lorsqu’il aperçoit le frère Ignace passer devant chez lui.

Un jour, cet homme fortuné vient trouver le supérieur du monastère pour se plaindre du saint. Ignace est convoqué et on lui demande des explications. Le supérieur finit par ordonner à Ignace de ne plus éviter à l’avenir la maison de l’usurier.

Le lendemain, le saint revient au monastère tenant un grand sac de nourriture. Il le dépose sur une table puis en décharge le contenu devant ses frères intrigués par tant de victuailles.

Mais dès que le sac est vide, du sang se met à couler sur la table, jusqu’au sol. Qu’est ceci demandent les religieux ?

« C'est le sang des pauvres », s’exclame alors Ignace, « c’est pourquoi je ne demande jamais rien dans cette maison. »

Pie XII a béatifié Ignace en 1940 puis l’a canonisé le 21 octobre 1951.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/1971yes
Saint Pacôme le Grand : il voit un ange et entend une voix dans le désert

 

Pacôme est né à la fin du IIIe siècle dans une famille païenne près de Nag Hammadi, en Haute-Egypte. Enrôlé de force à 20 ans dans l’armée romaine de Maximin Daïa, il se convertit à la fin de son service militaire, après avoir rencontré des chrétiens fervents de Thèbes. Il se retire dans le désert avec son compagnon saint Palémon pour prier. Puis après avoir vécu un moment avec saint Antoine le Grand, il décide de mener une vie d’ermite dans la plus grande solitude.

En 318, tandis qu’il séjourne à Tabennèse (Haute-Egypte, Thébaïde), un ange apparaît à ses côtés et lui dit : « Pacôme, voici la volonté de Dieu : servir les hommes et les réconcilier avec Dieu. »

Sur le moment, l’ermite ne comprend pas ce que lui demande l’envoyé du Seigneur. Solitaire, comment pourrait-il réconcilier le genre humain avec Dieu ?

Il entend alors une voix près de lui : « Pacôme, reste ici, bâtis un monastère. »

Il a compris : Dieu lui demande de fonder une nouvelle famille de chrétiens, qui vivront dans la charité du Christ, dans l’obéissance à une loi qui prendra le nom de « règle ».

Pacôme a fondé près d’une dizaine de monastères en Haute-Egypte jusqu’à sa mort en 348.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Ake Ngiamsanguan
Sainte Louise de Marillac : elle apparaît à une jeune italienne qu’elle guérit

 

A l’extrême fin du XIXe siècle, Rosa Curb, jeune italienne originaire de Fasano (Italie, Pouilles), souffre d’un abcès qui la fait terriblement souffrir. Dure à la douleur, elle ne consulte aucun médecin. Mais son cas se complique au fil des semaines, passant d’une infection cutanée sans trop de gravité à une inflammation aiguë, avec œdème, fièvre et empoisonnement sanguin. Transportée en urgence dans un hôpital, Rosa est jugée inopérable. « Incurable », affirment tous les praticiens.

Rosa reçoit les derniers sacrements dans la joie. Les siens préparent ses funérailles. Mais la jeune femme a une confiance totale dans le Christ et elle invoque Louise de Marillac depuis son enfance qui est à ses yeux la charité chrétienne en actes. Jour et nuit, elle implore Jésus, Marie et Louise de l’aider à mourir en paix.

Un soir, elle parvient à trouver le sommeil. Sa chambre est plongée dans l’obscurité et la porte fermée. Soudain, elle voit près de son lit une « religieuse » inconnue. L’apparition enlève le pansement qui recouvre l’abcès sans qu’elle éprouve la moindre douleur puis dit à haute voix : « vous êtes guérie ! »

Rosa est frappée d’étonnement. Elle demande à cette mystérieuse visiteuse : « Qui êtes-vous ? 

- Je suis la vénérable mère que vous avez invoquée ».

Au matin, Rosa n’éprouve plus aucune souffrance. Elle trouve pansements et gazes au pied de son lit.

Ce miracle a été authentifié en 1920 par le Saint-Siège lors du procès de béatification de Louise de Marillac. Celle qui fut l’amie spirituelle de saint Vincent de Paul des années durant, est canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Zolnierek
Le miracle eucharistique d’El Cebrero

 

En 1300, aux confins de la Galice et du Léon (Espagne), le paisible village espagnol de Cebrero, situé à 1300 mètres d’altitude, est une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne, Galice). Depuis le XIe siècle, des moines français de Saint-Géraud d’Aurillac ont pour mission de les accueillir dans leur monastère de Sainte-Marie de Zebrero.

Juan Santin, modeste paysan, est un homme apprécié dans la localité. Fervent chrétien, il ne raterait la messe pour rien au monde.

Un jour, alors qu’une forte tempête s’est levée sur la région mêlant averses et vents furieux, Juan quitte sa maison pour se rendre à l’église du monastère. Il y parvient sain et sauf. L’église est vide, les intempéries ayant eu raison de la piété des villageois.

L’un des chapelains vient de dire la prière de consécration du pain et du vin. Le prêtre, surpris de la présence de Juan, se dit au fond de lui : « Que vient donc faire ici cet homme au milieu d’une telle tempête ? Pourquoi se fatigue-t-il autant pour contempler un morceau de pain et une coupe de vin ? »

A cet instant, l’hostie consacrée change complètement d’aspect, se transformant en un morceau de chair sanguinolente. Affolé, le prêtre porte le calice à ses lèvres, laissant couler quelques gouttes d’un liquide rougeâtre sur le corporal disposé sur l’autel où il coagule rapidement. Il n’en revient pas : ce n’est plus du vin, mais du sang !

Les moines sont alertés. Tous rendent grâce. Malgré la tempête, on court de ci, de là pour informer la population.

Dans les jours suivants, les fidèles accourent par centaines pour voir l’hostie miraculeuse. L’un d’eux raconte : « Moi, bien qu’indigne, je suis passé par ce lieu, je suis allé adorer ce saint mystère et j’ai vu les deux ampoules. L’une d’elles contient le sang tel que s’il venait de se cailler, aussi coloré que celui d’un chevreau que l’on viendrait de tuer ; quant à la chair, elle apparaît à travers le verre comme une viande boucanée, colorée et sèche. Le calice que l’on conserve et que l’on montre [surnommé le saint « Graal galicien »] porte encore les traces du sang. »

Ces reliques sont portées en procession le jour de la Fête-Dieu, le 15 août et le 8 septembre (Nativité de la Vierge) de chaque année. On estime entre 10 et 12 000 le nombre des fidèles du Cebrero.

Une bulle du pape Innocent VIII datée de 1487 mentionne les faits. En 1496, une bulle d’Alexandre VI atteste que le vin de la messe fut réellement changé en sang. A l’extrême-fin du XVe siècles, les Rois Catholiques, Isabelle et Ferdinand se sont rendus sur place et ont vénéré les reliques eucharistiques. A cette occasion, ils firent placer la chair et le sang, chacun séparément, dans dans une fiole de cristal de roche que l’on plaça dans une cassette d’argent.

Partager cet article
Repost0
7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 14:00
 
Pixabay/Anissa Can
Saint Thomas Becket : il guérit son ami l’évêque Jean de Salisbury

 

En 1176, le savant anglais Jean de Salisbury, est sacré évêque de Chartres (France, Eure-et-Loir). Il est l’ancien camarade de saint Thomas Becket, archevêque de Canterbury (Angleterre, Kent), chancelier d’Angleterre, assassiné en 1170 et canonisé trois ans plus tard.

Jean est atteint de violentes fièvres qui le contraignent à garder la chambre. Il redoute de ne pouvoir accomplir sa mission. Il sait que les miracles se multiplient sur le tombeau du saint archevêque.

Par précaution, il avait amené à Chartres un flacon en étain dans lequel il avait recueilli quelques gouttes de sang du martyr, et où il avait trempé l’une des lames ayant servi à tuer le saint.

N’y tenant plus, Jean demande à un serviteur d’aller lui chercher le dit flacon. Il avale son contenu d’un trait en priant le saint martyr à voix haute. Aussitôt, il se sent mieux. Il peut se lever seul, marcher, bouger. Sa fièvre a disparu. Il est sauvé.

Jean de Salisbury a rédigé lui-même le récit de sa guérison qu’il a pris soin d’adresser à plusieurs prélats de son temps.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Jupiterimages
Sainte Bénédicte : elle meurt au moment que saint Pierre indique à sa sœur

 

Au début du Ve siècle, Bénédicte et sa sœur Galle, filles du consul romain Symmaque, engagé dans une lutte sans merci contre les chrétiens, sont baptisées. La seconde, devenue veuve, fonde un monastère dans Rome (Italie), près de l’église Saint-Pierre-Apôtre, que la première rejoint peu après. Toutes les deux sont inséparables.

Galle est atteinte d’un cancer du sein. Une nuit, elle voit l’apôtre saint Pierre, debout, devant son lit. Enveloppé dans une lumière surnaturelle, il lui prédit qu’elle va mourir dans les trois jours. Galle lui demande d’avoir la bonté de demander à Dieu de disparaître le même jour que sa sœur de sang.

Trois jours plus tard, Galle meurt dans les circonstances que saint Pierre lui avait dévoilées, laissant Bénédicte dans le désarroi. Mais celle-ci sait qu’elle peut compter sur le Seigneur. Au fond d’elle, une évidence s’impose : elle mourra 30 jours après sa sœur.

Effectivement, sainte Bénédicte, alors en pleine santé, rend son âme à Dieu le trentième jour suivant.

Partager cet article
Repost0
5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/RomoloTavani
Le vénérable Michel Le Nobletz : il voit la Vierge Marie avant de mourir

 

En avril 1652, le père Michel Le Nobletz, missionnaire breton, sent sa fin approcher. Il souffre depuis cinq jours et désire recevoir « son Dieu en forme de Viatique ». On l’aide à descendre de son lit et on le met à genoux au milieu de sa chambre.

Les yeux tournés vers un crucifix, il fait ce récit : « Je me sens obligé de découvrir une grâce qu’il plut à Dieu de me faire dans mon jeune âge. Lorsque je faisais mes études à Agen, la Sainte Vierge eut la bonté de me visiter dans une grande affliction qui m’était survenue. Après m’avoir consolé, elle me dit : “J’ai obtenu de mon Fils ces trois couronnes pour vous : l’une est celle de la virginité, que vous garderez inviolablement jusqu’à la mort. Cette seconde couronne est celle de docteur et de maître de la vie spirituelle, que mon fils a prêchée sur la terre, et qu’il veut apprendre à un grand nombre de personnes par votre moyen. La troisième est celle du mépris du monde, dont vous ferez une profession particulière dans l’état ecclésiastique.” »

Le procès de béatification de Michel a été ouvert en 1701. L’Eglise l’a déclaré vénérable en 1897.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Motortion
Saint Pérégrin Laziosi : il voit le Christ descendre de la croix pour le guérir

 

En 1265, un religieux des Servites de Marie, Pérégrin Laziosi, originaire de Forli (Italie, Emilie-Romagne), est frappé par un mal incurable : sa jambe droite est dévorée par la gangrène. Aucun remède ne peut le soulager. Une seule solution : l’amputation.

La veille au soir de l’opération, Pérégrin prie avec ferveur dans sa cellule. Mais il veut se rendre dans la salle capitulaire de son monastère, où a été installé un grand crucifix devant lequel il veut parler au Seigneur.

Il y parvient à bout de forces. Il lève les yeux vers le crucifix de bois mais, à cet instant, celui-ci disparaît, laissant place à une scène de la crucifixion empreinte de réalisme : le Christ en croix est environné d’une lumière céleste.

Brusquement, la vision change : le Christ descend lentement de la croix, s’approche du saint, et touche sa jambe malade.

Au matin, Pérégrin est retrouvé  agenouillé devant le crucifix. Le médecin venu pour l’amputation ne comprend rien : le membre est à présent normal, sans trace ni cicatrice ! Pérégrin Laziosi a été béatifié en 1609 par Paul V. C’est Benoît XIII qui l’inscrit au catalogue des saints en 1726.

Partager cet article
Repost0
3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 14:00
CC0/Met Deux anges, par Cosmas Damian Asam, vers 1720, Metropolitan Museum of Art, New York.
La bienheureuse Emilie Bicchieri : elle reçoit la communion d’un ange

 

Venue au monde en 1238 dans une famille de la noblesse italienne, Emilie désire se consacrer à Dieu dès l’adolescence. Elle prend l’habit chez les Dominicaines à 18 ans. Elle se révèle rapidement une contemplative exceptionnelle et une travailleuse dévouée jusque dans les tâches les plus humbles.

Un jour, Emilie est appelée à l’infirmerie où l’une des sœurs est alitée, gravement souffrante. Elle lui prodigue soins et soutien. La malade lui fait des confidences à voix basse, tant sa fatigue est extrême, contraignant Emilie à redoubler d’effort pour la comprendre.

Vers 10 heures, les cloches sonnent, prévenant du début de la messe conventuelle. Absorbée par le dialogue avec la mourante, Emilie choisit de ne pas quitter l’infirmerie et de ne pas aller à la messe.

Le temps passe. La malade finit par s’assoupir. Emilie se dépêche et pénètre dans l’église à la fin de la communion. « C’est un difficile sacrifice que je m’impose », se plaint-elle silencieusement au Seigneur.

Face à elle, sans qu’elle ait eu le temps de s’agenouiller, un ange apparaît dans une lumière diaphane. Il tient une hostie d’un blanc immaculé entre ses mains qu’il élève au-dessus du visage de la sainte, puis, se rapprochant d’elle, lui dépose délicatement sur la langue.

Emilie rend son âme à Dieu le 4 mai 1314. Son culte est approuvé en 1769 par Clément XIV.

Partager cet article
Repost0
2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/GDArts
Saint Antonin de Florence : son corps reste incorrompu jusqu’à aujourd’hui

 

Mai 1459. Florence (Italie, Toscane) est en émoi. Exposé à la vénération des fidèles depuis sa mort survenue huit jours avant, le corps d’Antonin, archevêque dominicain de la cité florentine, ne porte aucune trace de décomposition.

De plus, il émane de lui un parfum d’une suavité merveilleuse. On décide de le placer dans un cercueil en verre. Le pape Pie II assiste à ses funérailles. Comme les autres témoins, il constate ce prodige.

En 1525, les examens précédant la canonisation d’Antonin décrivent le même phénomène. Le corps reste étonnamment souple jusqu’en 1589. On observe ensuite un dessèchement partiel des tissus mais n’altérant pas l’impression de vie du corps.

Le 31 octobre 1739, Friedrich IV de Saxe, frère de la dauphine de France, visite l’église Saint-Marc à Florence : « Le Visage est blanc comme celui d’un homme qui serait mort depuis peu. Tout le reste du corps est de même que le visage et malgré qu’il ait été longtemps après sa mort dans un endroit fort humide il n’a pourtant jamais eu le moindre besoin d’être raccommodé. Il y a plus de 300 ans qu’il est au Paradis. »

Il est aujourd’hui desséché mais intact dans sa châsse-reliquaire de l’autel de la chapelle Salviati de la basilique Saint-Marc de Florence. Rome réfléchit à élever Antonin au grade de docteur de l’Eglise.

Partager cet article
Repost0
1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/barbFoto
Près de Fatima, une hostie devient sanglante et lumineuse

 

Santarém (Portugal, Ribatejo), 1247. Parmi les villageois peuplant ce bourg paisible, une mère de famille, dont la postérité n’a pas transmis le nom, vit des moments difficiles. Son négociant de mari, fort apprécié dans la région, est infidèle. Leur ménage est menacé.

Un jour, une amie d’enfance lui explique qu’elle-même a vécu la même chose, mais elle finit par trouver la solution en demandant l’aide d’une sorcière, habile à ramener les époux infidèles dans le droit chemin.

D’abord perplexe, mais désemparée, la femme finit par demander à sa voisine où elle pourrait trouver la jeteuse de sorts. Après une semaine de tergiversations, elle se rend au domicile de cette dernière ; elle la supplie de l’aider.

« Toutes tes contrariétés disparaîtront, ton marasme sentimental ne sera qu’un vieux souvenir, si tu acceptes de m’apporter une hostie consacrée », lui dit la sorcière. Le lendemain, l’épouse éplorée va à la messe dans l’église Saint-Etienne de Santarém. Elle fait mine de communier mais n’avale pas l’hostie. Après l’avoir discrètement retirée de sa bouche à la fin de la cérémonie, elle l’enveloppe dans son fichu et, sans attendre, prend la route du domicile de la sorcière.

Mais sitôt après être sortie du bourg, des gouttes de sang apparaissent à travers l’étoffe où elle a caché l’hostie. Dans un premier temps, elle ne s’aperçoit de rien mais des paysans la croisant l’interrogent : « Êtes-vous blessée ? Pourquoi saignez-vous ainsi ? »

Affolée, elle décide de rentrer chez elle en toute hâte. Là, elle dissimule le voile et l’hostie dans un coffre en bois, en prenant soin de les recouvrir d’une étoffe épaisse.

La nuit suivante, son mari et elle sont réveillés en pleine nuit par un phénomène étrange : des rayons de lumière jaillissent du coffre et viennent éclairer les murs et le plafond de leur chambre. L’épouse, bouleversée, avoue alors ce qu’elle a fait pour essayer de sauver sa famille.

Témoins d’une grâce exceptionnelle, les deux époux passent le reste de la nuit agenouillés devant le coffre sans dire mot. Au matin, un voisin, puis deux, puis trois, sont témoins du phénomène. Le curé de Santarém est alerté. Celui-ci transporte l’hostie dans l’église paroissiale et la place dans une capsule de cire.

L’évêque diocésain a mené une enquête officielle et a reconnu rapidement le prodige de l’église Saint-Etienne, surnommée depuis « église du Miracle ». Le récit le plus ancien de ces faits était jadis conservé dans le cartulaire de l’église. Il datait de la première moitié du XIVe siècle.

En 1810, le reliquaire abritant l’hostie est caché pour le soustraire aux soldats napoléoniens présents dans la région. Il est amené à l’archevêque de Lisbonne qui le transporte dans une chapelle afin que les fidèles le vénèrent. Puis le 2 décembre 1811, le reliquaire rentre à Santarém, après un voyage secret sur le Tage à bord d’une petite embarcation.

Partager cet article
Repost0
30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/KatarzynaBialasiewicz
Saint Jacques : il délivre une jeune fille de l’emprise du démon

 

Au XIIe siècle, une fille, née à Toulouse (France, Haute-Garonne) de parents illégitimes, est vouée à Satan. Son entourage ne se doute de rien, mais un fait étrange les intrigue : elle se nourrit d’herbes crues.

Les prêtres s’inquiètent. A l’âge de 16 ans, ils l’envoient au monastère espagnol de San Juan de la Pena à Jaca (Espagne, province de Huesca). Mais elle ne peut y pénétrer : une force mystérieuse la cloue au sol. L’apôtre saint Jacques lui apparaît et, de son ongle, trace un signe de la croix sur sa main gauche. Le diable, fou furieux, hurle : « Saint Jacques est passé par là ! En aucune manière je ne l’abandonnerai à moins que le Sauveur ou saint Jacques ne l’ait ordonné. »

Alertés par les cris de la possédée, les moines accourent et la transportent à l’intérieur de leur monastère. Là, ils lui donnent des habits convenables, la soignent et lui font manger un peu de pain.

Un an plus tard, elle semble tirée d’affaires. Les moines l’envoient à Oviedo où l’on vénère des reliques de l’apôtre dans la cathédrale. Là, Satan entre dans une colère noire. La pauvre fille hurle. Un chanoine intervient et tente de chasser le démon en posant son étole sur la tête de la fille, mais il se rend vite compte qu’il est impuissant.

Il a une idée : poser les reliques de saint Jacques sur le corps de la possédée.

L’effet est immédiat : après avoir mordu l’exorciste, le diable quitte le corps de l’énergumène en aboyant à la mort.

A partir de ce jour, elle s’est alimentée normalement et n’a plus jamais eu aucune crise. Elle s’est rendue dans plusieurs sanctuaires : Rocamadour, Cantorbéry et Jérusalem.

Partager cet article
Repost0
29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/grace21
Sainte Catherine de Sienne : elle voit le Christ, saint Pierre et saint Paul

 

En 1352, Catherine, originaire de Sienne (Italie, Ombrie), vient de fêter son cinquième anniversaire. C’est une enfant portée à l’intériorité, au silence, à la prière. Dès cette époque, elle confie son souhait de devenir religieuse, malgré la réticence de ses parents.

Un matin, elle se rend à l’église Saint-Dominique de Sienne qui est proche de la maison familiale. Parvenue à quelques dizaines de mètres de l’édifice, Catherine est attirée par une lumière qui couvre la partie supérieure de l’édifice. Interpellée, l’enfant fait une halte et promène son regard autour d’elle. Elle se dit qu’elle doit être la seule à voir la lumière puisque les gens continuent d’aller et venir comme si de rien n’était.

À peine a-t-elle le temps de se remettre en route qu’elle s’arrête net : au-dessus de l’église, trois personnages magnifiques, vivants et « célestes », ont pris la place de la lumière. Catherine les voit avec ses yeux de chair.

Au centre, Jésus, « son Sauveur », revêtu des habits pontificaux ; à ses côtés, l’apôtre saint Paul et saint Jean l’Évangéliste.

Cette vision est prophétique : la sainte vivra de l’amour du Christ toute sa vie, au cours de laquelle elle servira le Pape à travers ses conseils et ses révélations ; sa spiritualité sera profondément basée sur la méditation de la Parole de Dieu.

Canonisée en 1461 - 81 ans après sa mort - par Pie II, elle reçoit le titre de Docteur de l’Église le 3 octobre 1970.

Partager cet article
Repost0
28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 14:00
CC0/wikimedia. Intérieur d’église, par Ludwig Passini, 1863, collection privée.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort : il lit dans le cœur de Marie-Louise Trichet

 

En 1702, une jeune fille de Poitiers (France, Vienne) rentre chez elle après avoir entendu la messe non loin de la maison familiale. Elle est enthousiaste : le prédicateur qu’elle vient d’entendre l’a touché. « Si vous saviez, dit-elle à sa sœur, quel beau sermon j’ai entendu ce soir ! Un vrai saint ! »

« Qui est-ce donc ? », demande l’autre jeune femme, intriguée.

« Un jeune prêtre, qu’on appelle M. de Montfort je crois, qui est depuis peu aumônier de l’hôpital. »

Dès le lendemain, la sœur qui avait reçu cette confidence s’agenouille au confessionnal du dit prédicateur. Elle n’a pas dit mot que celui-ci l’interroge : « Quelle est la personne qui vous a adressée à moi ?

Mon Père, c’est ma sœur !

Non, ce n’est pas votre sœur qui vous envoie, c’est la Sainte Vierge ! »

Sans rien savoir sur sa pénitente, le saint a compris que Dieu venait de lui faire rencontrer la bienheureuse Marie-Louise Trichet (1684-1759) avec qui il fondera les Filles de la Sagesse.

La jeune femme prend le saint comme directeur de conscience, malgré les réserves de sa mère : « Tu deviendras folle comme lui ! » Après avoir reçu l’approbation de l’évêque de Poitiers, Marie-Louise est admise en qualité d’auxiliaire à l’hôpital de la ville où elle se met à soigner malades et indigents. Dans le cœur de saint Louis-Marie, elle est la première religieuse de sa congrégation hospitalière.

Louis-Marie Grignion de Montfort a été béatifié en 1888 puis élevé sur les autels en 1947. Marie-Louise, quant à elle, a été béatifiée en 1993 par saint Jean-Paul II.

Partager cet article
Repost0
27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 14:00
 
 
iStock / Getty Images Plus/asiand
Bienheureuse Osanna de Kotor : elle délivre sa ville des Turcs

 

Née dans une famille orthodoxe serbe, Catherine, humble bergère, est une contemplative dès l’enfance. A 12 ans, sa mère la plaça à Cattaro (aujourd’hui Kotor, Monténégro), près de Dubrovnik, comme servante chez une riche catholique qui la laisse prier à l’église paroissiale. Adolescente, elle se convertit au catholicisme et, à 22 ans, décide de devenir recluse. Elle prend le nom d’Osanna et revêt l’habit d’un tiers ordre dominicain. Comblée de grâces extraordinaires, prêtres, religieux et laïcs la consultent.  

En 1538, Cattaro est assiégée par les Turcs. Les habitants demandent massivement l’aide d’Osanna dans sa cellule exiguë. La cité avait connu plusieurs sièges au cours de son histoire et la bienheureuse sait que le Seigneur n’abandonnera pas ses habitants.

Elle entre alors dans une longue prière de trois jours, et de laquelle personne ne peut l’extraire. Son corps est rigide. Endormie ou morte se demande-t-on ? Elle ne répond à personne et ne s’alimente plus. Les fidèles l’accompagnent en se relayant à l’extérieur de la cellule. Dehors la bataille fait rage.

A la fin du troisième jour, Osanna ouvre les yeux et dit : « Tout est fini. » On n’entend plus aucun bruit ni le moindre cliquetis d’armes. Malgré leur supériorité numérique et tactique, les assaillants ont pris la fuite, comme effrayés par quelque chose d’invisible. Cattaro est libérée. Osanna a été béatifiée en 1927 par Pie XI. 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 14:00
 
CC BY 4.0/Jean-Pol Grandmont. L’Immaculé Conception par Philip Veit, 1830, chapelle Orsini, Rome.
Sainte Aldobrandesca de Sienne : elle voit la Vierge Marie parée de bijoux précieux

 

Originaire de Sienne (Italie, Ombrie), Aldobrandesca (ou Alde) est une jeune fille entièrement donnée au Seigneur. Il lui arrive de voir Jésus, Marie et divers saints. Elle n’espère qu’à une chose : servir l’évangile à travers les pauvres.

Son entourage la contraint à se marier. Jusqu’à l’âge de 30 ans, elle reste une épouse exemplaire. Mais elle devient veuve et distribue ses biens aux nécessiteux. Puis elle entre dans le tiers ordre des Humiliés de Sienne, où elle se dévoue sans compter auprès des malades.

Un jour, tandis qu’elle médite sur la vie de la Vierge Marie, celle-ci lui apparaît, vêtue d’un habit de lin, parée de bijoux précieux, et ornée d’une couronne d’or. Ses pieds reposent sur la lune.

L’apparition demeure silencieuse mais elle tient une tablette à la main où il est inscrit : « Filles, observez la loi de la mère. »

La sainte a compris ce message. Depuis ce jour, sa dévotion à Marie n’a cessé de grandir.

Partager cet article
Repost0
25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Joaquin Ossorio-Castillo
Saint Marc l’Évangéliste : il indique l’endroit précis où se trouvent ses reliques

 

En 826, le doge de Venise (Italie) charge deux négociants de ramener les reliques de saint Marc d’Égypte, où l’évangéliste repose depuis l’an 68. Après avoir échangé le corps du saint avec celui d’un autre chrétien, et dissimulé les reliques dans un panier, sous des feuilles de chou au milieu de viande de porc, ils regagnent la Sérénissime le 31 janvier 828.

Le doge fait installer les reliques au bas d’une colonne de marbre dans une chapelle ducale. Mais on en perd la trace vers 1063, lorsque débute la construction d’une nouvelle basilique. Clergé et fidèles désespèrent de pouvoir les retrouver. Tout Venise s’émeut.

Les années passent. En 1094, alors que le chantier est achevé, les autorités organisent un jeûne solennel de trois jours, suivis d’une grande procession afin d’implorer Dieu de leur faire connaître l’endroit où a été laissé le reliquaire.

L’atmosphère est recueillie. Mais après tant de temps, comment espérer ? Soudain, un des piliers du bras droit du transept s’effrite, laissant apparaître le bras d’un homme à l’intérieur d’un reliquaire. Le membre semble indiquer un point précis dans la basilique. On s’y précipite. On creuse. On prie. Au bout de quelques instants, la châsse de saint Marc est enfin retrouvée après des décennies d’oubli.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !