Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 mars 2022 6 12 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/cyrano666
Le bienheureux Denys le Chartreux : il reçoit une vision particulière du mystère de l’Église

 

En février 1454, la chartreuse de Notre-Dame de Ruremonde (Pays-Bas, Limbourg) est une communauté prospère, bien que l’Église de ce temps vient de traverser une crise très grave : le Grand Schisme d’occident.

Le jour de la fête de la purification de la Vierge Marie, 40 jours après Noël, les moines, assis dans les stalles du chœur, prient d’une seule voix.

Parmi eux, Denys le Chartreux, théologien respecté, tombe en extase, les yeux clos, le corps inanimé, inconscient de son entourage.  

« Ravi en Dieu, après avoir contemplé la lumière incréée et la plus que très parfaite Trinité, il [Denys parle de lui à la troisième personne] commença à prier de tout son coeur la clémence de Dieu pour toute l’Église militante et pour sa réforme en toutes choses [...]. Le Seigneur de majesté toute-puissante lui répondit alors tout aussitôt en vision intellectuelle [...]. Cette vision une fois terminée, le religieux commença à revenir à lui-même, à reprendre peu à peu les forces de son corps, et à rentrer dans ses sens. »

Denys décrit une vision « intellectuelle ». En soi, c’est un miracle, car il s’agit tout autant d’une perception visuelle que d’un enseignement sans apprentissage, sans médiation, indescriptible et prophétique, sur la vérité de l’Évangile, au-delà des images, des formes, des idées et des mots dont les hommes se servent pour parler de Dieu.

Partager cet article
Repost0
11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/R. Igor
Saint Euloge de Cordoue : martyrisé, des prêtres apparaissent autour de son cadavre

 

Le 11 mars 859, Euloge, évêque de Cordoue (Espagne, Andalousie), premier théologien latin à lire et comprendre le Coran, meurt en martyr, décapité pour sa foi, après avoir refusé deux fois de renier le Christ comme lui avait demandé l’émir de la ville. 57 autres chrétiens le suivent dans la mort.

Les fidèles parviennent à récupérer sa tête mais son corps est abandonné dans un lieu retiré.

La nuit suivante, un soldat musulman prend son tour de garde dans le palais de l’émir. Vers minuit, l’homme a soif. Il veut se désaltérer. Il se rend à l’aqueduc qui transporte les eaux du fleuve jusqu’à la ville.

Arrivé sur place, il se souvient que le corps d’Euloge a été jeté à proximité. Tournant son regard ici et là, il cherche à l’apercevoir mais la nuit est épaisse. Au bout d’un moment, à quelques dizaines de mètres de lui, il repère une forme sombre jonchant le sol.

Subitement, la nuit s’éclaircit : le garde, terrorisé, observe autour du cadavre des hommes vêtus d’habits magnifiques, plus blancs que neige, à la manière des prêtres chrétiens qu’il a déjà vus à Cordoue.

Ils tiennent à la main des lampes brillantes et chantent des psaumes, avec ferveur et majesté. Le garde s’enfuit à toutes jambes et réveille son compagnon puis tente de lui raconter ce qu’il vient de voir.

Les deux hommes prennent leur courage à deux mains et se rendent sur place, mais tout a disparu. Seul le corps du martyr jonche encore la terre andalouse.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Elis Blanca
Sainte Marie-Eugénie Milleret : une enfant guérit d’un syndrome incurable

 

En février 1995, Carmela Thérèse-Eugénie Bondoc, appelée Risa par les siens, naît aux Philippines dans une famille catholique fervente.

Quelques jours après la naissance, les médecins posent un diagnostic terrible. L’enfant est atteint du syndrome de nystagmus (mouvements des globes oculaires saccadés et incessants), suite à une grave malformation cérébrale : les deux hémisphères de son cerveau ne se touchent pas.

Si elle vit, Risa sera incapable de marcher, de voir et de parler.

Sa mère adoptive, ancienne élève de la congrégation des religieuses de l’Assomption, fondée par la Française sainte Marie-Eugénie Milleret, lui fait porter une petite relique de cette religieuse. En vain, l’état s’aggrave.

Désespérés, les parents vont aux États-Unis où le bébé est examiné. Les praticiens sont unanimes : le premier diagnostic est malheureusement le bon.

Sur le chemin du retour, la famille fait une étape à Paris. Là, ils emmènent Risa dans la maison-mère des religieuses de l’Assomption où repose la sainte Marie-Eugénie. Ils allongent leur fille sur l’autel de la chapelle dédié à la sainte et se mettent à prier avec ferveur.

Au bout d’un instant, Risa se met à sourire, ouvre ses yeux, devenus normaux, et saute dans les bras de ses parents.

Risa a fait de bonnes études et mène une vie bien remplie.

Le pape Benoît XVI a reconnu ce miracle le 16 décembre 2006 et Marie-Eugénie Milleret a été canonisée l’année suivante.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/ZvonimirAtleti Vierge Marie avec l’enfant Jésus, vitrail de la basilique de l’Assomption de la Vierge Marie à Marija Bistrica, Croatie
Sainte Catherine de Bologne : elle voit le démon sous l’aspect de Jésus et Marie

 

Née à Bologne (Italie, Emilie-Romagne), Catherine est douée pour les études. Mais dès l’âge de 19 ans, seul Dieu l’intéresse. Elle revêt l’habit religieux chez les Clarisses où elle mène une vie mystique dense.

Vers 1435/1440, tandis qu’elle fait oraison dans sa cellule, Catherine sent une présence inattendue près d’elle.

Soudain, à un mètre d’elle, elle voit le Christ crucifié et, près de lui, la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus. Les yeux de Catherine ne peuvent quitter cette scène si belle.

Elle voit Jésus dans son humanité. Ses blessures saignent. Marie est d’une beauté inouïe, lui semble-t-elle. Une lumière douce entoure l’apparition qui reste silencieuse. Catherine est persuadée que le Ciel lui fait don de sa présence.

Un détail attire pourtant son attention. D’habitude, lorsque le Seigneur se montre à elle, elle connaît une joie sans pareil ; le Christ l’enseigne, la réconforte, la sanctifie. Cette fois, il ne dit mot et la fixe de ses yeux pénétrants.

Catherine tend alors les bras pour toucher la robe de Marie, effleurer le pied de l’Enfant-Jésus, mais tout disparaît soudainement…

Déçue et troublée, elle doute puis s’interroge : « Suis-je le jouet d’illusions ? »

Elle raconte tout à son confesseur. Après avoir prié avec son confesseur, elle retrouve la paix : ni Jésus ni Marie ne sont apparus ce jour-là, mais le diable a pris leur aspect.

Partager cet article
Repost0
8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 15:00
©CC0/wikimédia Manuel Gómez-Moreno González, Saint Jean de Dieu sauvant les malades de l’incendie, vers 1880, huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Grenade
Saint Jean de Dieu : protégé par l’archange saint Raphaël, il sort indemne d’un incendie

 

Vers 1536, un incendie épouvantable démarre en pleine nuit dans l’enceinte de l’hôpital royal de Grenade (Espagne, Andalousie).

Le Portugais Jean de Dieu, converti après avoir mené une existence aventureuse, est présent. Il vit au milieu des sans-abris et des aliénés. Surnommé le « pauvre des pauvres », il sert le Christ en chacun d’eux.

Les flammes atteignent une hauteur prodigieuse. D’abord effrayé par la situation, Jean veut porter secours aux personnes restées coincées dans les bâtiments. Mais comment ?

Soudain, il entend une voix inconnue et très belle : « Jean, je suis l’archange Raphaël, envoyé par Dieu pour vous assister. Le Seigneur m’a confié la garde de votre personne et de tous ceux qui s’associeront à vous. »

A ces mots, bravant tout danger, il s’élance dans la fournaise sans protection. Les personnes présentes se signent. Jean est devenu fou !

Quelques instants plus tard, alors que chacun pense que tout est fini, il apparaît, portant un homme sur ses épaules qu’il dépose à terre. Puis, sans attendre, il retourne dans les flammes…

Cette nuit-là, Jean sauve plusieurs hommes hospitalisés. Certains l’ont vu ouvrir les fenêtres des chambres pour soustraire au feu les lits et vêtements des malades. 

Au total, il est resté 30 minutes exposé à une chaleur meurtrière. Il ne porte aucune brûlure, à l’exception des sourcils.

Ce miracle a été retenu pour sa canonisation en 1690. Jean a été nommé patron des infirmières et des infirmiers en 1930.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/shuang paul wang
Sainte Thérèse-Marguerite Redi : abîmé par l’agonie, son corps retrouve éclat et vie après la mort

 

Le mardi 6 mars 1770, Thérèse-Marguerite du Cœur de Jésus (née Redi), 22 ans, carmélite au couvent Sainte-Thérèse de Florence (Italie, Toscane), dîne au réfectoire quand une forte douleur abdominale la contraint à sortir.  

Elle peine à gravir l’escalier menant à sa cellule. Parvenue à sa porte, elle s’écroule.

Le docteur Pellegrini, prévenu par la prieure diagnostique une fin imminente.

Le lendemain, à 15 heures, Thérèse-Marguerite, livide, reçoit les derniers sacrements. Elle meurt en embrassant son crucifix.

Très vite, la peau se décolore et le corps devient anormalement rigide, comme si le processus de décomposition subissait une accélération. Les funérailles sont avancées. 

Trois heures après le décès, le corps est méconnaissable. Affolée, Mère Victoria l’asperge d’eau bénite. Puis il est porté dans la crypte du couvent.

Là, c’est la stupeur : le visage, les mains et les pieds ont repris l’aspect de ceux d’un vivant !

Le 9 mars, 52 heures après la mort, la peau est belle et fraîche ; les joues sont colorées, les membres flexibles : Thérèse-Marguerite semble dormir, disent les témoins.

Sur ordre de la prieure, un dessinateur fait le portrait de la défunte. A l’instant où il achève son travail, un parfum merveilleux est senti par les personnes présentes.

Une semaine plus tard, le corps reste totalement incorrompu, note le docteur Romiti, chirurgien.

L’archevêque de Florence, Mgr Francesco Icontri, se rend sur place le 21 mars 1770, soit deux semaines après le trépas. Accompagné du chancelier épiscopal, de deux médecins et d’un chirurgien, il constate les faits : les yeux sont ceux d’une femme vivante.

A leur tour, ils sentent la fragrance délicieuse.

Le corps est aujourd’hui encore exposé aux fidèles. Thérèse-Marguerite a été canonisée par Pie XI en 1934. 

Partager cet article
Repost0
6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Krzysztof Winnik
Coincée dans un bréviaire, une hostie saigne

 

Nous sommes en 1330. En ce temps-là, le curé de Cascia (Italie, Ombrie), originaire de la République de Sienne, est tourmenté : le Christ est-il présent dans l’hostie consacrée ? Comment une telle chose est-elle possible ?, s’interroge-t-il sans cesse. Au fil des mois, il se met à douter de la Présence réelle en célébrant la messe.

Parallèlement, il fait preuve de charité, aidant les démunis et visitant les malades. Un jour, une pauvre femme, épouse d’un paysan infirme, vint le supplier de porter la communion à son époux au seuil du trépas.

Notre curé accepta. Avant de partir, il s’aperçut qu’il avait laissé le ciboire dans la sacristie. Comment ferai-je pour transporter le Saint-Sacrement, pensa-t-il en lui-même ? Il réfléchit et conclut : « Je vais perdre un temps précieux pour me rendre dans la sacristie. Tant pis ! Je vais prendre une hostie conservée dans la réserve eucharistique dans ma chambre que je mettrai dans mon bréviaire. L’affaire sera faite. »

Après avoir parcouru une bonne distance, il parvint chez l’homme souffrant, son bréviaire sous son bras, l’hostie coincée entre les pages. Touché par l’état de cette personne, il lui demanda de prier avec lui et entendit sa confession.

Le paysan était prêt à recevoir le Corps du Seigneur. Le prêtre se leva, ouvrit son bréviaire, tourna les pages jusqu’à l’endroit où il avait laissé la sainte hostie…

Le choc fut rude : la petite hostie (4 cm de diamètre) avait changé d’allure ; désormais, elle était recouverte de tâches rouges et les deux pages entre lesquelles elle fût placée par négligence du prêtre étaient maculées d’un liquide identique à du sang.

Oubliant la communion pour laquelle il était venu, l’ecclésiastique referma le bréviaire et sortit précipitamment. En quelques minutes, il déboula dans le couvent des Augustiniens de Sienne où il savait qu’il obtiendrait de l’aide.

Il demanda à parler au père Simon Fidati de Cascia (qui sera béatifié en 1833) : celui-ci n’en revint pas. A ses yeux, il s’agissait d’ un vrai miracle qui, dit-il, ne manquera pas de pousser le curé incrédule à croire en la Présence réelle.

Le bienheureux donna l’absolution au curé et informa les autorités diocésaines. Il accorda à son pénitent bouleversé par ce qu’il venait de vivre, le droit de conserver les deux pages du bréviaire tachées de sang.

Au départ, l’une d’elles, perdue depuis lors, fut conservée à Cascia. L’autre pouvait être vénérée en l’église Saint-Augustin de Pérouse (Italie, Ombrie). Cette dernière, conservée dans un ostensoir depuis 1930, est un parchemin de 5,2 cm sur 4,4 cm sur lequel une observation à la loupe permet d’identifier des traces de coagulation sanguine.

En 1387, les statuts communaux de Cascia mentionnèrent le prodige et rendirent obligatoire la participation chaque année à une grande procession eucharistique le jour de la Fête-Dieu.

Le 10 janvier 1401, une bulle du pape Boniface IX parle de fait « miraculeux » et accorde des indulgences aux fidèles se rendant dans l’église Saint-Augustin de Cascia à la Fête-Dieu. L’hostie miraculeuse est conservée aujourd’hui dans la basilique Sainte-Rita de Cascia, construite au début du XXe siècle.

Les reconnaissances pontificales du miracle se sont succédées jusqu’à Pie VII, au début du XIXe siècle.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 15:00
 
©Manseok Kim/Pixabay
Saint Jean-Joseph de la Croix : l’abricotier miraculeux

 

Un soir de février 1730, Jean-Joseph de la Croix (Charles-Gaëtan Calosinto), prêtre franciscain au couvent Santa Lucia al Monte dans la région napolitaine (Italie), accueille un humble marchand des environs, venu lui demander de prier pour son épouse, parvenue au terme de sa grossesse, mais très malade. 

« Elle souhaite manger des abricots !

-En cette saison ?, répond le saint.

-Oui.

-Qu’elle attende un peu. Le bon Dieu y pourvoira. »

Après avoir pris congé du visiteur, Jean-Joseph demande à un frère de prendre trois branches d’un châtaignier et de les planter dans la terre d’un pot de fleur posé sur la fenêtre de sa cellule. 

Le frère, dubitatif, obéit.

Le lendemain, le saint trouve les branches ainsi plantées couvertes de feuilles verdoyantes, portant chacune un bel abricot, apparu pendant la nuit.

Après les avoir mangés, l’épouse du marchand recouvra la santé.

Jean-Joseph a été canonisé par le pape Grégoire XVI en 1839.

Partager cet article
Repost0
4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 15:00
 
©Ri Butov/Pixabay
Saint Giovanni Antonio Farina : perdue pour la médecine, une religieuse guérit miraculeusement

 

En 1978, la sœur équatorienne Inès Torres Cordova, des Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée Filles du Sacré-Coeur, fondées par saint Giovanni Antonio Farina, évêque de Trévise puis de Vicence (Italie), est aux portes de la mort.

Depuis plusieurs mois, sa santé décline, empêchant toute activité physique et intellectuelle. Elle ne peut se rendre à la chapelle de son couvent. Elle est alitée et les paramètres médicaux inquiètent les médecins. Son pronostic vital est bientôt engagé.

L’année précédente, une tumeur est apparue dans le système digestif. Depuis, sa taille a triplé et de nombreuses métastases ont envahi l’organisme : cancer en phase terminale.

Les religieuses du couvent savent que le temps est compté pour Inès. C’est une communauté fervente dans laquelle on prie le fondateur, le bienheureux Giovanni Antonio.

Une neuvaine est organisée en son honneur. Mais la malade a perdu conscience.

Les sœurs se relaient sans discontinuer à la chapelle et dans l’infirmerie où repose Inès, inconsciente.

Au bout de quelques heures, un cri retentit dans la pièce : Inès a ouvert les yeux  puis est parvenue à se redresser dans son lit, seule, sans aucune aide.

Quelques semaines plus tard, elle quittait définitivement l’infirmerie, complètement guérie.

Giovanni Antonio a été canonisé en 2014 par le pape François.

Partager cet article
Repost0
3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/ysbrandcosijnexclusive
Saint Gervin : la tempête apaisée

 

En février 1068, l’abbé bénédictin Gervin séjourne en Normandie (France), où il doit embarquer pour l’Angleterre en compagnie du moine Saxovabus et de quelques familiers. Ces hommes doivent visiter les domaines cédés peu avant à l’abbaye Saint-Riquier (France, Somme), fondée par le gendre de Charlemagne, où ils sont religieux.

Le jour venu, le temps est favorable à la navigation : soleil brillant et mer d’huile.

Mais ils n’ont pas quitté la rive qu’un vent d’une rare violence se lève brusquement ; le ciel s’assombrit et une tempête menaçante empêche dorénavant tout départ.

Peu aguerris, les hommes refusent de poser le pied dans le bateau. Tous interpellent Gervin qu’ils considèrent comme un saint et lui demandent conseil.

Celui-ci leur demande de rester serein, de prier et d’aller à la messe dans l’église voisine.

Ils lui obéissent. 

Après l’office, tous les regards se tournent vers le ciel. Ils n’en reviennent pas : la tempête a laissé subitement la place à un ciel d’azur.

Ils embarquent tranquillement.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/thanasus
Sainte Angela de la Cruz : convertie par la vision d’une croix

 

En 1871, par un acte privé, Angela de la Cruz (Maria de los Angeles Guerrero Gonzalez), originaire de Séville (Espagne, Andalousie), s’engage à vivre selon l’évangile.

Elle frappe à la porte du Carmel mais sa tentative échoue.

Deux ans plus tard, ne sachant quel engagement prendre, elle prie des heures durant dans sa chambre, devant son crucifix.

Un soir, tandis qu’elle demande à Dieu de l’éclairer sur sa vocation, une lumière mystérieuse entoure subitement son crucifix placé à un mètre d’elle.

Puis il devient invisible, comme si la matière avait été absorbée par la lumière.

Angela vit une grande croix, nue, sans le Christ, qui, à son tour, disparut au bout d’une minute ou deux. Tout se passe dans le silence.

Angela sait que le Seigneur vient de toucher son cœur. Elle est retournée. Sa vie devient un don pour le Christ crucifié et le salut des hommes. Elle sera « pauvre avec les pauvres ».

En 1875, elle fonde les Sœurs de la compagnie de la Croix, agrégées à l’ordre franciscain en 1908. Elle est élevée sur les autels en 2003.

Partager cet article
Repost0
1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 15:00
 
©CC BY-SA 3.0/Touring Club Italiano - WW1 dentro la Grande Guerra Statue miraculée de Giovanna Maria Bonomo.
Bienheureuse Giovanna Maria Bonomo : par miracle, sa statue échappe à la guerre

 

Le bourg d’Asiago (Vénétie, province de Vicence) compte à l’époque environ 4500 âmes. La bienheureuse Giovanna Maria Bonomo, béatifiée en 1783, y vit le jour au début du XVIIe siècle. Devenue religieuse à Bassano, elle est morte en odeur de sainteté et les habitants lui portent une grande vénération depuis quatre siècles. En 1908, ses habitants et le curé installent une grande statue de Giovanna devant sa maison natale.

En mai 1916, la région est le théâtre d’affrontements entre Austro-hongrois et italiens. C’est « l’offensive du Trentin ».

Les morts se comptent par milliers de part et d’autre, les blessés par dizaines de mille. Les dégâts matériels sont énormes, les terres agricoles dévastées, les villages incendiés et pillés.

Asiago n’échappe pas à la fureur des hommes. Des clichés de l’époque montrent les habitations pulvérisées et les rues jonchées de gravats. Les rues et les infrastructures sont méconnaissables. Après la bataille, et son déluge de feu, le village est presque rayé de la carte.

Presque…

Le bombardement a totalement épargné la statue de la bienheureuse. Autour d’elle, ce n’est que ruines et débris. L’image de la bienheureuse est intacte.

Partager cet article
Repost0
28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/molchanovdmitry
Bienheureux Carlo Gnocchi : un homme électrocuté miraculeusement sauvé

 

Le 17 août 1979, Sperandino Aldeni, électricien de 45 ans, habitant Villa D’Adda (Italie, Lombardie de Bergame), se rend sur son lieu de travail en retard.

Il ne faut pas traîner. Sperandino veut terminer sa tâche en fin de journée.

Dans la précipitation, il fait une fausse manœuvre : il est aussitôt foudroyé par une décharge électrique de 15 000 volts, soit une puissance infiniment supérieure à ce que peut supporter un organisme humain.

Les services d’urgence prévenus par son fils Marzio, 18 ans, transportent le corps d’un homme mort à l’hôpital le plus proche.  

Mais les ultimes tests médicaux surprennent : Sperandino n’est pas mort, comme tout l’indiquait dans l’ambulance. Son pouls est très faible, mais il est en vie.

Son état ne fera que s’améliorer les semaines suivantes. Le 20 octobre 1979, l’électricien, aidé de béquilles, portant quelques traces de l’accident au thorax, aux mains et aux pieds, quittait l’hôpital.

Le mois suivant, il se rend, seul, sur la tombe du bienheureux Carlo Gnocchi pour le remercier…

Son fils Marzio, présent au moment du drame, l’a entendu dire : « O Seigneur, regarde ! Vierge Marie ! Don Gnocchi ! »

Puis ces mots sortis de la bouche d’un homme qui n’était déjà plus de ce monde : « Aide maman et tes petits frères. »

Don Gnocchi, mort en 1956, instaurateur de la Fondation Pro mutilata enfance, a été béatifié en 2009 par Benoît XVI.

Partager cet article
Repost0
27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 15:00
 
©Robert Cheaib/Pixabay
Le miracle de Legnica : la science au secours de la foi

 

Il fait froid en ce soir de Noël 2013. Toutefois, le père Andrzej Ziomba, curé de la paroisse Sainte-Hyacinthe de Legnica (Pologne, Basse-Silésie) s’apprête à célébrer la messe de minuit en présence de plusieurs centaines de fidèles.

Au moment de la communion, une femme laisse maladroitement tomber sur le sol une hostie consacrée. Le prêtre s’en aperçut et, une fois la cérémonie terminée, s’empressa de la ramasser et de la déposer dans un récipient rempli d’eau qu'il plaça dans le tabernacle, comme la règle l’exige en pareil cas.

Le 5 janvier 2014, le père Andrzej, accompagné de ses vicaires, ouvre le tabernacle et sort le petit bocal.

C’est la stupeur : l’hostie, dont la consistance est devenue anormale, est en partie de couleur rouge sang (1/5e de sa surface préciseront les analyses) !

A partir de ce jour, les divers témoins ont noté une évolution chromatique de l’hostie, passée du « rouge intense » au « rouge foncé », comme si le sang coagulait peu à peu. 

Le curé alerta Mgr Stefan Cichy, évêque de Legnica, qui ouvrit une enquête. La commission était composée de théologiens et de scientifiques.

Des prélèvements eurent lieu le 26 janvier. Ils furent confiés à deux instituts médico-légaux polonais indépendants, l’un à Wroclaw, l’autre à Szczecin.

Toute la procédure, du début à la fin, a été filmée et photographiée. Chaque étape des investigations, dans les deux laboratoires, a fait l’objet d’une description stricte. Chaque échantillon a été rigoureusement isolé, décrit, conditionné et transporté. Généticiens, histopathologistes et pathomorphologistes ont participé à l’enquête. Aucun des deux centres d’analyse n’avait connaissance de l’origine des échantillons.

On employa des moyens technologiques puissants : des microscopes puissants et le procédé dit d’amplification qui a permis de déceler des traces d’ADN humain à deux reprises.

Plus tard, en avril 2016, l’un des membres de la commission, le Docteur Barbara Engel, cardiologue, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle expliqua les détails des opérations.

Elle conclut ainsi : « l’échantillon était un fragment de muscle strié “très similaire” au myocarde avec des altérations liées à l’agonie du porteur… »

Les analyses de l’ADN prélevé indiquent qu’il s’agit d’un myocarde humain.

Le dossier relatant faits et analyses a été envoyé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui a souligné la réalité d’un « événement ayant les caractéristiques d’un miracle eucharistique» , en donnant son assentiment aux autorités diocésaines pour déclarer officiellement ce prodige, ce qui fut accompli le 10 avril 2014 dans un communiqué du nouvel évêque diocésain, Mgr Zbigniew Kiernikowski.

A cette occasion, le prélat a formulé le sens du miracle : « un acte extraordinaire d’amour et de bonté de Dieu qui vient vers les hommes dans une suprême humiliation. »

Il a demandé au curé de la paroisse d’aménager un endroit pour que les fidèles puissent vénérer la relique.

Notons ce fait surprenant : l’église Sainte-Hyacinthe de Legnica, ancien temple protestant bâti au début du XXe siècle par l’empereur Guillaume II de Prusse, avait été utilisée comme écurie en 1945 par l’armée soviétique

Partager cet article
Repost0
26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/LittleBee80
Sainte Paule Montal Fornés de Saint-Joeph de Calesanz : Une fillette sauvée de fièvres mortelles

 

Paule Montal Fornés est une sainte espagnole, originaire de Barcelone (Espagne, Catalogne). Elle fonde en 1847 les Filles de Marie des écoles pies, mouvement promis à un bel avenir.

Saint Jean-Paul II l’a béatifiée le 18 avril 1993. Le miracle nécessaire à sa canonisation remonte au mois de septembre 1993. Voici les faits :

Natalia Garcia Mora, 8 ans, vit dans une famille pauvre de Medellin (Colombie), dans le quartier de Blanquizal, à la mauvaise réputation. Ses habitants vivent dans la peur, entre trafics divers et bandes armées. La violence et les armes à feu sont leur lot quotidien.

A la fin de l’été 1993, Natalia, souffrant de multiples pathologies dès ses premières années, ne quitte plus la pièce minuscule qui lui sert de chambre, qu’elle partage avec ses frères et sœurs. Sa température dépasse 40°c et ses parents n’ont pas d’argent pour appeler un médecin. Lorsqu’elle ne grelotte pas de fièvre, son corps semble se durcir et reste immobile. L’enfant est au plus mal. Bientôt, si rien n’est fait, elle mourra.

La famille est pieuse. Tout le monde aime l’école du quartier, inspirée par la sainte espagnole, Paule. On l’implore de venir au secours de la petite. Une neuvaine en son honneur débute autour de Natalia.

A la fin du second jour, à la grande surprise de tous, la fièvre baisse sans intervention thérapeutique. Dans les heures qui suivent, elle sourit à ses parents. Peu après, elle demande à manger. Saint Jean-Paul II a approuvé cette guérison subite et définitive le 1er juillet 2000.

Partager cet article
Repost0
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/gpointstudio
Bienheureux Robert d’Arbrissel : La conversion miraculeuse du bandit Evraud

 

En 1096, Robert d’Arbrissel, fondateur de l’abbaye de Fontevraud (France, l’un des phares monastiques du Moyen-Âge, s’en retourne de Tours où il vient de participer à un concile. 

Gagné par la fatigue, il pénètre dans une forêt épaisse, entre Saumur et Chinon, où il trouve une source pour désaltérer sa soif. Puis il s’endort.

A son réveil, un homme inconnu se tient face à lui. Le prêtre, surpris et quelque peu inquiet, lui demande de le laisser seul. 

« Pourquoi me repousses-tu loin de toi, s’écrie l’inconnu ? N’es-tu pas Robert d’Arbrissel ? » « Si » répond le bienheureux. « Je suis ici par devoir, celui de ramener à Dieu une brebis égarée, le bandit Evraud qui vit non loin d’ici »

A ces mots, l’homme rétorque : « Viens, je vais te conduire moi-même à la demeure d’Evraud. »

Parvenus près de cette maison, six individus armés, la hache à la main, se précipitent sur Robert. 

A cet instant, touché par la grâce de Dieu, le mystérieux guide du religieux qui n’est autre qu’Evraud en personne, s’interpose entre Robert et ses acolytes en hurlant : « Misérables, c’est l’homme de Dieu , c’est Robert d’Arbrissel ! »

Partager cet article
Repost0
24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 15:00
 
©CC0/wikimedia Portrait de la Bienheureuse Josefa Naval Girbés, auteur inconnu.
Bienheureuse Josefa Naval Girbès : Son corps incorrompu 53 ans après sa mort

 

Josefa Naval Girbès est l’une des rares femmes laïques d’Espagne à avoir été béatifiée (le 25 septembre 1988). Membre d’un tiers-ordre carmélitain, elle passe littéralement sa vie à prier et à aider les pauvres de son entourage, leur prodiguant des biens matériels mais surtout des conseils évangéliques. Son modèle, c’est Marie.

Elle rend son âme à Dieu le 24 février 1893, après avoir porté secours à des personnes victimes du choléra.

Son corps, vêtu de l’habit du tiers-ordre carmélitain, est placé dans un cercueil très rudimentaire, simplement drapé avec des rubans blancs ; il est ensuite porté dans une niche provisoire.

Le 20 octobre 1946, on procède à une exhumation officielle, avant de transférer la dépouille de son tombeau provisoire jusqu’à la basilique Saint-Jacques d’Algemesi (Espagne, province de Valencia), dans une châsse de verre et d’acier permettant aux fidèles de la vénérer.

Les témoins présents font un constat unanime : le corps ne laisse apparaître aucune trace de décomposition, 53 après son décès. La peau est souple et d’un teint remarquable. Josefa n’est pas morte, elle semble dormir.

La dépouille de la bienheureuse est transférée dans une châsse de verre et d’acier, où les fidèles peuvent la vénérer.

Partager cet article
Repost0
23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 15:00
 
©Pexels de Pixabay
Sainte Giuseppina Vannini : Un ouvrier sauvé d'une chute de trois étages

 

Dans les années 80, Arno Celson Klauck, ouvrier du bâtiment à Sinop (Brésil, Mato Grosso), est un homme heureux. De condition modeste, c’est un croyant plein d’espérance et de charité. Il fait l’admiration des siens et de ses collègues.

Un matin, il arrive sur son lieu de travail le sourire aux lèvres : « Certes, la journée va être dure, mais la vie est si belle… »

Il doit placer des poutres en bois à l’intérieur d’une cage d’ascenseur d’un vieil immeuble. Ce n’est pas une tâche difficile pour lui. C’est un ouvrier expérimenté.

Mais soudain, c’est le drame. Il n’a pas pris le temps de respecter toutes les mesures de sécurité. Croyant poser son pied sur un endroit stable, sa jambe tombe dans le vide, perd l’équilibre, et chute… trois étages plus bas. Sa tête heurte la paroi à plusieurs reprises.

Avant que son corps tombe lourdement sur le sol, des témoins l’ont entendu crier : « Giuseppina, Giuseppina, aide-moi ! ».

Il est retrouvé indemne. Seuls quelques hématomes sans gravité témoignent de la chute.

Giuseppina Vannini, fondatrice des Filles de Saint-Camille, a été canonisée le 13 octobre 2019 par le pape François.

Partager cet article
Repost0
22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Maridav
Bienheureuse Isabelle de France : elle guide les pas d'une jeune vierge

 

Peu après 1270, l’abbaye royale de Longchamp, située en Île-de-France (France, région parisienne), fondée par la bienheureuse Isabelle de France, sœur du roi saint Louis, va être le théâtre d’un événement mystérieux.

Une jeune fille vierge vit alors à « deux lieues » de ce monastère. Elle est terrorisée par des hommes qui la harcèlent et veulent attenter à sa virginité. Son seul réconfort, elle le trouve en Dieu dans une prière fervente.

Une nuit, alors qu’elle vient de trouver le sommeil à grand peine, la bienheureuse Isabelle lui apparaît, dans une lumière magnifique, et lui dit : « Lève-toi, cours à l’abbaye de Longchamp, je te guiderai. Là, tu seras délivrée »

La pauvre fille se lève, ne comprenant rien à cette vision extraordinaire. Une fois franchie le seuil de sa demeure, elle s’élance à corps perdu, droit devant elle.

Mais la nuit est épaisse. Elle perd bientôt le sens de l’orientation, ne sachant plus vers où se diriger. Elle se met à courir en tous sens. La panique la gagne.

Soudain, elle entend la voix qu’elle a déjà perçue quelques instants auparavant : « Par là ! » lui dit-elle.

Elle parvient à l’abbaye où les sœurs lui font bon accueil et lui offrent protection.

Partager cet article
Repost0
21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/boonyachoat
Saint Georges d’Amastris : Les russes païens vaincus par le saint

 

Les funérailles de Georges, évêque d’Amastris (Turquie actuelle, Paphlagonie, mer Noire), donnent lieu à des cérémonies superbes auxquelles tous les habitants de la cité participent. Par sa solennité, la procession funéraire est exceptionnelle. Le troisième jour suivant la mort, on dépose le corps du défunt dans le cercueil.

Dorénavant Georges, enseveli dans sa tombe « comme il convient à un saint » (Ignace le Diacre), attend la Résurrection.

Peu après, les habitants d’Amastris sont pris de panique : une armée russe, encore païenne, menace d’envahir la région. Chacun implore le Seigneur et on demande à Georges de protéger les personnes et les biens.

Rien n’y fait. Les soldats pénètrent dans Amastris et se précipitent au tombeau de Georges pour le saccager.

Le saint apparaît face à eux. Levant les yeux et étendant ses bras, il prie le Christ de délivrer la ville de ses envahisseurs.

Aussitôt, les hommes se figent sur place, paralysés dans leurs mouvements ; certains tombent à terre et sentent leurs mains et leurs jambes ligotées par des liens invisibles. Pris de panique, tous s’enfuient.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !