Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Hans
Saint Fiacre (vers 590-vers 670) : il s’assied sur une pierre qui, depuis, conserve l’empreinte de son corps

Élevé par saint Conan, évêque de Sadorne, Fiacre est un ermite d’origine irlandaise. Il fonde, une communauté religieuse dans la Brie (France) après que saint Faron, évêque de Meaux (France, Seine-et-Marne), lui ait donné une parcelle de son domaine agraire.

Là, il déploie un vaste savoir en herboristerie, à un point tel qu’une foule de personnes viennent le trouver.

Certains jours, les visiteurs sont si nombreux que l’anachorète ne peut ni les loger ni les nourrir, ni même s’en occuper.

Il fait part de ces difficultés à saint Faron, qui lui accorde alors dans la forêt voisine, tout le terrain qu’il pourra défricher et environner de fossés pendant vingt-quatre heures.

Sur cette parole, le saint trace sur la terre, avec sa bêche, l’enceinte qu’il se propose de joindre à son ermitage. A mesure qu’il avance, les arbres tombent de part et d’autre et le fossé se creuse de lui-même.

Soudain Fiacre aperçoit une femme non loin de lui, appelée Becnaude. Étonnée de ce qu’elle voit, elle charge le saint d’opprobres et court l’accuser de sorcellerie.

Fiacre, livré à la tristesse, abandonne son ouvrage et s’assied sur une pierre qui se trouve auprès de lui : aussitôt la pierre s’amollit « comme la cire » et reçoit l’empreinte de son corps.

L’injuste Becnaude est confondue.

Une grosse pierre de « figure ronde et creusée vers le centre de sa surface », placée à gauche en entrant dans la nef de l’église abbatiale, est conservée jusqu’en 1793 au monastère de Saint-Fiacre-en-Brie.

Partager cet article
Repost0
29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/thekopmylife
Saint Crispin de Viterbe (1668-1750) : il apparaît à un frère religieux après sa mort

« Savez-vous, frère, ce que je ferai en arrivant au paradis, si, comme je l’espère de la miséricorde divine, j’y suis admis malgré mes péchés ? »

-« Eh ! Que ferez-vous ? »

-« Je demanderai à Dieu qu’il me permette de vous apparaître. »

Ce dialogue a lieu au printemps de 1750 à l’hospice du couvent capucin d’Orvieto (Italie, Ombrie), entre le frère Christophore et le frère Crispin. Ce jour-là, ce dernier, malade et âgé, est alité et son compagnon Christophore de La Valteline, lui prodigue des soins avec une grande charité.

Quelques jours plus tard, Christophore quitte son ami pour rejoindre l’infirmerie du couvent de Rome (Italie).

Le 19 mai 1750, celui-ci fait la sieste dans sa cellule, comme chaque après-midi. Il se réveille soudainement, comme si quelqu’un l’avait appelé.

Levant les yeux, il aperçoit Crispin « au-dessus d’un nuage qui semble le soutenir ». Une lumière « resplendissante » environne la scène.

« Il souriait en me regardant, et il était si beau que je me précipitai vers lui pour l’embrasser : mais frère Crispin, sans que je remarque le moindre mouvement, se retira vers la fenêtre, et de là, il s’éleva, sur son nuage blanc, vers le ciel où j’aurais bien voulu le suivre ! », explique Christophore qui se rend ensuite à Orvieto où il raconte l’apparition.

Le surlendemain, une lettre venue de Rome informe les religieux de la mort du saint. Son décès a précédé de quelques heures seulement l’apparition à Christophore.

Partager cet article
Repost0
28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Sérgio Alexandre de Carvalho
Dans les Pyrénées orientales, des hosties échappent pendant des décennies à toutes formes de dégradation

En septembre 1793, lors de la Terreur révolutionnaire, l’abbé Jacques Pérone, curé de Pézilla-la-Rivière (France, Pyrénées-Orientales), et son vicaire, l’abbé Honoré Siuroles, fuient en Espagne pour ne pas être arrêtés.

A ses risques et périls, le curé revient cependant au bourg pour célébrer la messe dominicale du 15 septembre. Mais le surlendemain, il doit reprendre la route de l’exil tant sa vie est menacée.

Avant de partir, il n’a pas le temps de consommer les hosties restées dans le tabernacle de l’église. Parvenu à la frontière espagnole, le curé songe en lui-même : « Ah ! Que ne donnerais-je pas pour pouvoir revenir à Pézilla ». Il est inquiet : les objets du culte ont été inventoriées par la force publique et ils sont menacés d’être fondus.

A cet instant, il aperçoit Rose Llorens, une jeune fille de Pézilla qu’il connaît bien et dont il sait l’attachement à la foi.

La conversation s’engage. Par prudence, le curé décide de poursuivre son exil et prie Rose d’essayer de l’informer de la situation à Pézilla quand elle le pourra.

Après le départ contraint de l’abbé Pérone, l’église paroissiale a été fermée et la clé est dorénavant entre les mains du maire, Marc Estrade, surveillé de près par les révolutionnaires pour avoir laissé le curé célébrer la messe du 15 septembre.

Mais le 26 décembre, une nouvelle équipe municipale est élue. Jean Bonafos devient le nouveau maire. Celui-ci est très croyant.

Rose se rend alors chez lui et, le 7 février 1794, Bonafos décide d’ouvrir l’église et le tabernacle.

Celui-ci contient cinq hosties : une grande dans l’ostensoir et quatre petites, dont une divisée en deux moitiés, dans le ciboire.

Bonafos conserve chez lui la grande hostie, qu’il dépose dans un coffre en bois, fermé à clé, qu’il cache sous le plancher de sa maison. Il confie les quatre petites hosties à Rose. La mère de celle-ci les enferme dans un placard creusé dans un mur de son habitation. Plus tard, sur conseil d’une religieuse de Perpignan (France, Pyrénées-Orientales), rentrée à Pézilla durant la Terreur, ces quatre hosties sont déposées dans un compotier de verre fermé d’un couvercle, enveloppé d’un sac de soie rouge.

Enfin, le maire et Rose parviennent à informer le curé de ces événements.

Le Consulat autorise le clergé à rentrer d’exil. Le 5 décembre 1800, le vicaire de Pézilla, premier revenu, s’empare des quatre hosties cachées dans le placard de Rose. La surprise est totale : la coupe du vase et le rebord intérieur du couvercle ont changé de teinte, passant du blanc translucide au brun foncé ! De surcroît, aucune des hosties n’a subi la moindre altération !

Quatre jours plus tard, l’abbé Pérone, lui aussi rentré, retire la grande hostie enfermée dans l’ostensoir. Il lève les yeux au ciel en constatant que le Saint-Sacrement n’a connu aucune dégradation ni aucun signe de décomposition, pendant ces sept années !

Plusieurs enquêtes sont menées par les autorités diocésaines. Toutes confirment la vérité du miracle.

L’évêque de Perpignan sollicite ensuite toutes les paroisses de son diocèse pour se rendre en pèlerinage à Pézilla. Mgr de Saunhac-Belcastel autorise une fête en l’honneur des hosties sauvegardées et son successeur, Mgr Gerbet, en institue une autre, le troisième dimanche de septembre.

Quant à Mgr de La Bouillerie, évêque de Carcassonne (France, Aude), il compose un cantique en l’honneur du prodige.

En 1893, la nouvelle église de Pézilla est inaugurée avec solennité. Un nouvel ostensoir finement ciselé abrite la grande hostie, et les quatre petites, tout autour, en forme de croix.

Le compotier de verre, devenu doré « par Jésus-Christ », est placé dans un reliquaire, offert par l’association réparatrice de Paray-le-Monial (France, Saône-et-Loire).

Malheureusement, peu après 1930, les hosties ont été déplacées dans un nouveau tabernacle situé près du maître-autel. Mais ce lieu humide a entraîné l’altération rapide des reliques eucharistiques. Quant au compotier, un prêtre âgé l’a laissé tomber par terre. Seul le couvercle est resté intact. Les morceaux épars ont été pieusement recueillis.

Partager cet article
Repost0
27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 14:00
Unsplash/Olivier Giboulot
Sainte Monique (331 ou 332-387) : elle est visitée par un ange

En 373, saint Augustin, fils de sainte Monique, est encore loin d’être l’illustre évêque, penseur et Père de l’Église que nous connaissons. Avant sa conversion au christianisme 13 ans plus tard, il est manichéen, au grand dam de sa mère.

Un jour de colère, celle-ci met son fils à la porte de la maison familiale de Thagaste (Algérie), ainsi que sa concubine et leur enfant.

Mais Monique est déchirée et regrette amèrement son geste. Elle s’interroge : « Seigneur, que dois-je faire pour sauver mon fils de lui-même ? ».

Tard dans la nuit, elle finit par trouver le sommeil. Elle fait un rêve étrange : tandis qu’elle pleure toutes les larmes de son corps, une voix l’interpelle : « Monique, pourquoi pleures-tu ? »

En levant les yeux, elle aperçoit un « être de lumière » d’une grande beauté qui lui sourit.

- « Mon fils s’éloigne de plus en plus de Dieu. Je ne sais plus quoi faire ».

- « Ne sois pas inquiète. Vois ton enfant. Il est là où tu te trouves. »

Monique se retourne. En effet, Augustin est là, dans sa chambre, juste derrière elle. Puis elle se réveille en sursaut dans son lit, au moment même où une servante pénètre dans sa chambre, lui demandant si tout va bien.

Ce rêve prophétique s’est réalisé en 386 lorsque saint Augustin a quitté les manichéens.

Partager cet article
Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 14:00
Unsplash/Tahiro Achoub
Sainte Marie de Jésus Crucifié (1846-1878) : après sa mort, son cœur porte la cicatrice d’une blessure causée par une pointe de fer

Constellée de faits extraordinaires (stigmates, apparitions, guérisons inexpliquées, lévitations, prophéties, etc.) la vie de la palestinienne Mariam Baouardy, devenue carmélite sous le nom de Marie de Jésus Crucifié, tient du miracle : elle n’a que 12 ans lorsqu’un forcené lui tranche la gorge dans une rue d’Alexandrie (Egypte) après qu’elle ait refusé un mariage forcé organisé par son propre oncle. Elle aura toute sa vie une voix brisée et portera une cicatrice de 10 cm de large.

Le 24 mai 1868, le Christ lui fait don de la transverbération du cœur, souvent évoqué sous le nom de « blessure d’amour » : la personne voit son cœur percé par un objet effilé tenu par un ange ou par Jésus lui-même et ressent une forte douleur dans la poitrine.

Le 26 août 1876, Marie est victime d’un accident. Le docteur Carpani, chirurgien de Jérusalem (Israël), entreprend une autopsie.

Ce qu’il découvre le stupéfie. Son rapport médical indique : « Le cœur portait la cicatrice d’une blessure qu’on aurait dit produite par une large pointe de fer. Les deux lèvres de la plaie étaient desséchées, signe de l’ancienneté de la blessure. » Puis de conclure : « Il est difficile de donner une explication scientifique ».

Béatifiée en 1983 par saint Jean-Paul II, le pape François l’élève sur les autels le 17 mai 2015.

Partager cet article
Repost0
25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Sasiistock
Saint Louis (1214-1270) : il guérit une enfant venant de se noyer

Saint Louis meurt de la peste devant la ville de Tunis (Tunisie). 53 miracles lui sont attribués dans les années qui suivent sa disparition selon le chroniqueur Guillaume de Saint-Pathus. Tous ont lieu auprès de son tombeau dans la basilique de Saint-Denis (France, Seine-Saint-Denis), comme celui-ci :

Une fillette de trois ans et demi, nommée Marotte, en promenade près de la maison familiale perd l’équilibre et tombe dans un ruisseau. Elle est emportée sans connaissance au fil de l’eau.

Lorsqu’elle est repêchée, elle est en « mort apparente » : son corps est noir et gonflé, avec de l’écume aux lèvres et ne respirant plus. Un passant d'origine anglaise, nommé Jehan Le Peletier, parvient à la hisser sur la berge et lui donne aussitôt les premiers secours, la déshabille et lui met la tête en bas pour lui faire régurgiter l’eau qu’elle a avalée.

Sa mère survient à ce moment, épouvantée. La pauvre femme promet aussitôt à saint Louis une quantité de blé égale au poids de sa fille si celle-ci revenait à la vie.

Personne n’ose dire mot. Quelques secondes après, les premiers signes de vie apparaissent. On met tout en œuvre pour réchauffer la victime avec des fourrures puis on l’emmène dans la maison où on l’installe devant un feu de cheminée.

L’enfant se remet rapidement. Aucune cause scientifique n’est en mesure d’expliquer ce retour à la vie normale après une telle noyade avec « syncope bleue ».

Louis IX a été canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII.

Partager cet article
Repost0
24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/bystudio
Saint Ouen (vers 603-684) : il apparaît à un pèlerin et le guérit  

Saint Ouen, évêque de Rouen (France, Seine-Maritime), ami de saint Eloi et conseiller de la reine mérovingienne Bathilde, jouit d’une solide réputation de thaumaturge dès son vivant. 

Au tournant du VIIe siècle, il est de plus en plus vénéré et nombreux sont les fidèles qui font le pèlerinage jusqu’à la basilique Saint-Pierre de Rouen (aujourd’hui abbaye Saint-Ouen). 

Un jour, un modeste auvergnat, très croyant, malade depuis de longues semaines, décide d’aller sur le tombeau de saint Martin, à Tours (France, Indre-et-Loire) pour demander que ce saint intercède en sa faveur.

Mais en chemin, pendant la nuit, saint Ouen lui apparaît, paré des ornements épiscopaux, entouré d’une lumière superbe. Il enjoint au malade d’abandonner son projet et de se rendre toutes affaires cessantes en Normandie, sur le tombeau de saint Ouen, afin d’y recouvrer la santé. 

L’homme écoute le conseil venu d’en-haut. Le lendemain, il change de chemin et se fait porter jusqu’à Rouen. Là, près des reliques de saint Ouen, il demande à Dieu de lui venir en aide et au saint de prier pour lui. 

Il sort guéri de l’église et rentre chez lui à pied. 

Partager cet article
Repost0
23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Hans
Sainte Rose de Lima (1586-1617) : peu avant sa béatification, une pluie de roses tombe sur le bureau de Clément IX

Née à Lima (Pérou) Rose est une religieuse dominicaine dont la popularité est très importante parmi les fidèles d’Amérique latine. Miracles, apparitions, don de prophétie, autant de grâces que Dieu lui fait dans sa vie de recluse.

Quelques heures après sa mort en odeur de sainteté, à la date qu’elle avait prévue, son corps est transporté à l’église de Saint-Dominique. L’édifice est alors surveillé par les gardes du vice-roi du Pérou car on craint que les fidèles se ruent pour arracher quelques reliques…

Le procès de béatification débute dans la foulée mais, pour diverses raisons, traîne en longueur. En 1668, les enquêtes étant bouclées, tout laisse présager qu’elle sera prochainement béatifiée.

Mais il manque encore un miracle pour que le pape Clément IX puisse signer le décret de confirmation.

Or, ce Souverain pontife a été surpris par la vie extraordinaire de cette humble péruvienne, d’autant qu’à cette époque le Nouveau Monde n’a pas encore donné de saints à l’Eglise.

Un soir, seul dans son bureau, n’y tenant plus, il en vient à s’exclamer à haute voix : « Sainte et de Lima ? J’en donnerai bien une pluie de roses ! »

A cet instant, des pétales de rose parfumés tombent doucement sur le bureau du Saint-Père qui s’agenouille et fait un signe de croix.

Clément IX recommande dans son testament de faire bâtir une chapelle en l’honneur de la sainte dans sa ville natale de Pistoia (Italie, Toscane).

Après sa canonisation en 1671, Rose est consacrée patronne des Amériques et des Philippines.

Partager cet article
Repost0
22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/RD Law
Saint Philippe Bénizi (1233-1285) : il fait jaillir une source en frappant le sol avec un bâton

En 1269, la ville de Viterbe (Italie, Latium) accueille les cardinaux réunis en conclave pour élire le successeur du pape Clément IV, décédé peu avant.

Le père Philippe Bénizi, supérieur général de l’Ordre des Servites, y séjourne alors. Connu pour ses qualités humaines et sa foi exceptionnelle, son nom commence à circuler parmi les candidats, faisant de lui un « papabilable » !

Lorsqu’il apprend cette rumeur, Philippe s’enfuit à toute vitesse ! Il se voit comme un pécheur indigne.

Il gagne le Mont Amiata (Italie, Toscane), un volcan éteint où il fait pénitence dans la solitude. 

L’été suivant, la canicule frappe la région et l’eau vient à lui manquer. Souffrant de la soif, Philippe veut rejoindre la vallée la plus proche. Il demande à Dieu ce qu’il doit faire. 

A cet instant, son esprit est envahi par la parole de Dieu dite à Moïse : « Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira. » (Ex 17, 6). 

Qu’à cela ne tienne. Philippe saisit son bâton et frappe à trois reprises un gros rocher près de lui. Aussitôt, une source d’eau pure jaillit à ses pieds ! Baptisée les « bains de Saint-Philippe », l’endroit est devenu un lieu de pèlerinage. 

Béatifié en 1645, Philippe a été élevé sur les autels le 12 avril 1671 par le pape Clément X.

Partager cet article
Repost0
21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Alex Muzzi
Le miracle eucharistique de sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de la Visitation de Paray-le-Monial (France, Saône-et-Loire), est universellement connue en sa qualité d’apôtre du culte du Sacré-Cœur qu’elle a réussi à diffuser dans toute l’Eglise, avec l’appui de personnalités exceptionnelles comme saint Jean Eudes.

Un dimanche de 1680, elle se réjouit : elle va pouvoir communier. Le sacrement de l’eucharistie est pour elle le sommet de la vie chrétienne, l’instant où se réalise en elle l’union mystique avec le Christ.

La messe communautaire est fervente à son habitude et Marguerite-Marie prie et chante avec ses sœurs avec enthousiasme.

Les mois précédents, Jésus lui est apparu plusieurs fois, souvent sous l’aspect du Crucifié souffrant.

Arrive le moment de la communion. Chaque religieuse se rend jusqu’à la grille séparant l’autel de l’espace des moniales, et s’y agenouille en attendant le passage du prêtre apportant la communion.

C’est au tour de la sainte. Voici en quels termes elle décrira plus tard ce qui lui arrive à ce moment : « Allant à la sainte communion, la sainte hostie me parut resplendissante comme un soleil dont je pouvais supporter l’éclat, et Notre-Seigneur au milieu tenant une couronne d’épines, laquelle il me mit sur la tête, un peu après que je l’eus reçue, en me disant : ‘Reçois, ma fille, cette couronne, en signe de celle qui te sera bientôt donnée par conformité avec moi’ ».

Marguerite-Marie redoute d’être victime de son imagination ou du diable. A t-elle rêvé ? Est-ce une ruse du Malin ?

Un instant plus tard, tandis que l’hostie est toujours enveloppée d’une merveilleuse lumière, elle ressent physiquement la couronne du Christ sur sa tête : « Je ne compris pas d’abord ce que cela voulait dire, mais je le sus bientôt, par les effets qui s’ensuivirent, de deux terribles coups que je reçus par la tête, en telle sorte qu’il me semble depuis avoir tout le tour de la tête entouré de très poignantes épines de douleur, dont les piqûres ne finiront qu’avec ma vie… ».

Effectivement, ces douleurs crâniennes, manifestations du stigmate de la couronne d’épines, vont durer plusieurs années sans qu’aucun remède n’en vienne à bout.

Partager cet article
Repost0
20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Karen Warfel
Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) : avant sa naissance, Dieu fait une prophétie à sa mère

En 1090, Tescelin le Roux et son épouse, sainte Alèthe de Montbard, propriétaires du château de Fontaine-lès-Dijon (France, Côte-d’Or), attendent leur troisième enfant.

Quelques jours seulement avant la naissance de Bernard, sa mère sent en elle une impression étrange, comme une « présence » inconnue. Une après-midi, elle s’assoupit. Aussitôt, elle voit en songe un petit chien blanc qui vient jusqu’à elle puis elle reçoit ce message : « Vous serez la mère d’un excellent chiot, qui deviendra le gardien de la maison de Dieu. Il sera un éminent prédicateur et, comme un bon chien, grâce à sa langue guérisseuse, il guérira chez beaucoup de nombreuses plaies de l’âme. »

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, est devenu l’un des religieux parmi les plus influents du monde chrétien au Moyen Âge.

Il a été proclamé docteur de l’Église en 1830 par le pape Pie VIII.

Partager cet article
Repost0
19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Ridofranz
Saint Jean Eudes (1601-1680) : il guérit une religieuse missionnaire en Colombie

Au début du XXe siècle, la sœur Jeanne Béatrice Londono, de la congrégation des Sœurs de la Charité Dominicaine de la Présentation de Tours est envoyée en mission en Colombie où elle parvient après plusieurs semaines de traversée.

Son point de chute est Manizales (Colombie, département de Caldas), au centre du pays, ville récemment construite à plus de 2000 mètres d’altitude non loin d’un volcan. Malgré des conditions de vie difficiles, elle y déploie un travail immense en faveur des nécessiteux. 

Mais rapidement, sa santé se dégrade. Elle souffre de gastralgie (douleurs à l’estomac) et d’un grave diabète, avec des complications rénales, néphrite, furoncles et abcès.

Les diagnostics médicaux sont très alarmants. La religieuse est prématurément usée par le labeur et la maladie.  

S’organise alors une neuvaine de prière au bienheureux Jean Eudes. Toutes les sœurs prient d’une voix unie. Des prêtres et des fidèles, émus du malheur frappant Jeanne Béatrice, se joignent à la communauté.

Au dernier jour, contre toute vraisemblance scientifique, la religieuse retrouve toutes ses forces en un court laps de temps. Tous les symptômes ont disparu.

Cette guérison, bientôt complétée par un second miracle, a ouvert le chemin des autels à Jean Eudes, l’un des maîtres de l’Ecole française de spiritualité et initiateur du culte liturgique des cœurs de Jésus et de Marie.  

Partager cet article
Repost0
18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/RomoloTavani
Sainte Hélène (vers 250-330) : elle découvre la vraie croix de la Passion dont l’authenticité est montrée par la guérison miraculeuse d’une femme

Hélène, impératrice romaine, mère de Constantin Ier, se convertit à la foi chrétienne à Rome (Italie) dans les premières années du IVe siècle.

Elle se rend en Terre sainte vers 326-328, après avoir appris, par révélation, que la croix sur laquelle avait été crucifié Jésus fut enfouie dans un des caveaux du sépulcre de Notre Seigneur.

A Jérusalem, elle consulte les anciens qui lui indiquent le lieu où, selon eux, et selon les dires de leurs pères, la vraie croix a été enfouie. Après avoir creusé l’endroit, on exhume les instruments de la Passion (croix, clous, l’écriteau placé au-dessus de la tête du Christ crucifié…).

Mais une difficulté surgit : trois croix venaient d’être exhumées : celle de Jésus et celle des deux larrons. Comment savoir laquelle a été celle du Seigneur, rien ne permettant la moindre distinction ?

Saint Macaire, alors évêque de Jérusalem, aide Hélène dans ses fouilles. Il lui vient une idée : parvenu sur les lieux, il fait mettre toutes les personnes en prière, et demande à Dieu de lui révéler quel est le véritable instrument de la Rédemption.

L’instant d’après, il ordonne d’aller chercher une femme de sa connaissance, agonisante. On lui fait toucher deux des trois croix, en vain : la malade gémit de plus belle. Puis on la met en contact avec la troisième croix et en un instant, celle que les médecins croyaient perdue ouvre les yeux, sourit et quitte son grabat d’infortune, revigorée.

Partager cet article
Repost0
17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/paseven
Sainte Claire de Montefalco (1268-1308) : l’examen de son cœur révèle la présence miraculeuse de stigmates intérieurs

Née à Montefalco (Italie, Ombrie), Claire, religieuse augustine, est une grande mystique. Elle rend son âme à Dieu le samedi 17 août 1308.

L’une de ses sœurs en religion émet l’idée qu’il faut embaumer le corps et, qu’à cet effet, il est nécessaire de l’ouvrir. L’opération est pratiquée par sœur Françoise en présence de trois autres augustines.

Lorsque sœur Françoise parvient au cœur de Claire, c’est la stupeur : l’organe est « d’une grandeur extraordinaire ». Il est alors placé dans une écuelle de bois qui est déposée provisoirement dans une boîte.

Le lendemain, après les obsèques, sœur Françoise, entourée de trois religieuses, retire le cœur de la boîte où il avait été placé et le fend avec un rasoir.

« Invraisemblable », « insensé » : les religieuses n’ont pas de mot pour parler de ce qu’elles découvrent. « La figure d’un crucifix, formé de chairs entremêlées de filaments, placé dans une cavité ayant elle-même la forme d’une croix » !

Poursuivant l’investigation, sœur Françoise découvre un autre nerf à l’intérieur du cœur qui « faisait saillie sur la paroi intérieure ; en l’observant, les religieuses reconnaissent qu’il a la figure du fouet avec lequel le Sauveur, attaché à la colonne, a été flagellé. »

La sœur Marine s’est alors souvenu qu’en 1301, Claire lui avait raconté que le Seigneur lui était apparu sous l’aspect d’un pèlerin portant une croix sur l’épaule et lui avait dit vouloir la planter dans son cœur.

Claire a été canonisée en 1883 par Léon XIII. La découverte des instruments de la Passion retrouvés dans son cœur a été retenue comme le premier miracle par le Saint-Siège.

Partager cet article
Repost0
16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 14:00
CC0/Wellcome collection Saint Roch au lazaret, par le Tintoret, 1549
Saint Roch (vers 1348-1380) : son ange gardien l’assiste lorsqu’il est en danger

Roch, né à Montpellier (France, Hérault), connaît durant sa jeunesse les malheurs de la Guerre de Cent Ans et la Peste noire qui à partir de 1348 dévaste l’Europe.

Ses parents meurent avant ses 18 ans. Après avoir étudié la médecine, et s’être engagé dans un tiers ordre franciscain, il vend ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part en pèlerinage pour Rome.

Parvenu en Italie à l’été 1367, il fait une halte à Acquapendente (Italie, Latium), village frappé par la peste. Roch propose ses services à l’hôpital municipal. Bien vite, on s’aperçoit qu’il guérit surtout les malades en faisant le signe de la croix sur eux.

Il se rend ensuite à Cesena (Italie, Emilie-Romagne) où il guérit un cardinal qui s’empresse de rapporter les faits à Urbain V. Peu après, ce pape accueille Roch en lui disant : « Il me semble que tu viens du paradis ! »

Roch reste trois ans à Rome puis repart sur les routes. Il soigne nombre de malades mais à Plaisance (Italie, Emilie-Romagne), il est contaminé à son tour par la peste.

Une nuit, un ange apparaît au chevet de son lit et lui dit : « Roch, très dévot à Notre Seigneur Jésus-Christ, éveille-toi et lève-toi, connais maintenant que tu es saisi de pestilence. »

Mais le lendemain, des habitants malintentionnés le chassent de la ville. Démuni de tout, il est contraint de se réfugier dans la forêt. Pour apaiser sa fièvre et soigner sa pestilence, l’ange apparu la veille vient à sa rencontre et fait jaillir une source.

Avec l’apôtre Jacques, Roch, canonisé par Urbain VIII en 1629, est le saint le plus fréquemment représenté dans les églises ou au bord des rues ou sentiers de la route menant à Compostelle (Espagne).

Partager cet article
Repost0
15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 14:00
CC0/wikimedia Sainte Barbe et la Sainte Famille, par Veronese, 1564.
Saint Stanislas Kostka (1550-1568) : il est assisté par deux anges le jour de sa mort

Au cours de sa brève existence, Stanislas, novice jésuite polonais, a édifié ses contemporains.

En décembre 1566, tandis qu’il séjourne à Vienne (Autriche) chez un sénateur luthérien nommé Kimberker, il tombe gravement malade. Les médecins venus à son chevet désespèrent vite et l’abandonnent.

Un soir, il demande à recevoir la communion. Mais Kimbeker refuse de recevoir des ecclésiastiques catholiques chez lui et fait savoir à Stanislas qu’il n’en ait pas question.

Sentant sa fin approcher, le garçon se met à supplier Jésus, la Vierge et sainte Barbe, martyre du début du IVesiècle, pour laquelle il a une grande dévotion. Il ne veut pas mourir sans avoir communié une ultime fois.

Une heure passe. Stanislas ne peut s’endormir tant il souffre. Soudain, à côté de son lit, à moins d’un mètre de lui, sainte Barbe apparaît, accompagnée de deux anges magnifiques. L’un d’eux porte le Saint-Sacrement.

Stanislas sent la vie revenir en lui. Il se redresse et s’agenouille sur son lit. Il prévient Kimbeker en hurlant et le prie d’adorer le Seigneur. Puis, après que l’ange lui ait donné la communion, il se remet au lit, où il reste longtemps dans un silence et dans un recueillement qui impressionnent les témoins.

Le pape Paul V a déclaré Stanislas bienheureux en 1605 puis il a été canonisé le 31 décembre 1726 par Benoît XIII.

Partager cet article
Repost0
14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/David eucharistia
Une hostie miraculeusement protégée de la chaleur flotte au-dessus des flammes

Amsterdam (Pays-Bas), 16 mars 1345. En ce jour de mardi-saint, Ysbrand Dommer, habitant la rue Kalverstraat (rue du Calvaire), est très malade. Les médecins le disent aux portes de la mort et son entourage ne sait plus quoi faire pour l’aider.

Après l’office des vêpres, le curé de la paroisse Saint-Nicolas, voisine de son domicile, lui apporte la communion en viatique. Mais Ysbrand est pris de vomissements au bout de quelques instants. La femme qui s’occupe de lui vide alors le contenu de ce qu’il vient de rendre, sans s’apercevoir qu’il a rejeté l’hostie.

Le lendemain matin, cette femme se prépare à attiser le feu dans la cheminée qui, après une nuit entière, ne dégage plus qu’une faible chaleur. Elle aperçoit alors l’hostie jetée la veille, d’une blancheur immaculée, intacte, en train de flotter littéralement au-dessus des flammes.

Elle parvient à s’en emparer et la dépose sur un linge propre qu’elle range dans un coffre en bois. Puis, elle court prévenir le curé à toute allure.

Celui-ci tombe à genoux : un miracle ! Il transporte délicatement le Saint-Sacrement jusqu’au presbytère où il prend soin de l’enfermer dans un vase fermé à clé.

Mais une heure après, il constate que le précieux bien a disparu alors même que le vase qui l’abrite n’a été ni ouvert ni déplacé !

Pris de panique, il se rend chez Ysbrand où il retrouve la relique dans le coffre ! Le prodige se répète par trois fois. Le prêtre comprend alors que la place de l’hostie est bien ici et non dans une église.

Le lendemain, Jeudi saint, les témoins font leur déposition et le chevalier Van Boeckhorst, bailli du pays d’Amstel, certifie l’authenticité de leurs récits. De son côté, Jean, évêque d’Utrecht (Pays-Bas) ouvre une enquête. Il conclura au miracle après plusieurs mois de réflexion.

Entretemps, Ysbrand a recouvré la santé et il a offert son terrain pour qu’on y bâtisse une chapelle en mémoire des faits. En attendant la fin du chantier, l’hostie miraculeuse est conservée dans l’église Saint-Nicolas (Oude Kerk). Elle est ensuite amenée en procession dans la nouvelle chapelle baptisée « Lieu saint » (Heilige Steide). Une procession commémore l’événement une fois l’an.

Des miracles sont allégués dans le quartier. En 1452, un incendie ravage la chapelle mais épargne de manière inexpliquée la sainte hostie.

En 1482, l’empereur Maximilien d’Autriche, alors malade, accomplit le pèlerinage. Il en revient totalement guéri.

En 1578, Amsterdam devient protestante. Les processions sont interdites. Au siècle suivant, un ecclésiastique fait bâtir une petite chapelle où il dépose la relique. A cette date, les processions annuelles redémarrent, mais en silence, sans croix ni bannières.

Cette seconde chapelle existe toujours. A l’intérieur, deux séries de tableaux illustrent les faits miraculeux. La procession se déroule au cours de la nuit précédant le dimanche des Rameaux.

Partager cet article
Repost0
13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Niserin
Saint Hippolyte de Rome (vers 170-236) : il apparaît à un homme aux côtés de la Vierge Marie qu’ils guérissent

Au milieu du IIIe siècle, un bouvier de Rome (Italie), nommé Pierre, atèle ses bœufs à son char en périphérie de la cité puis se dirige vers le Forum. Il y a beaucoup de monde et Pierre presse son attelage en proférant des malédictions. 

Soudain, un orage éclate. Tout à coup, la foudre tombe sur le char. C’est l’accident. Le bouvier est touché. Il ressent des douleurs atroces dans tout le corps. Les chairs et les nerfs de sa jambe sont atteints et ses « os paraissent à découvert ». Enfin sa jambe finit par se séparer de sa jointure.

Il trouve malgré tout la force d’entrer dans une église proche, où il dissimule sa jambe dans un trou en priant la Vierge de lui venir en aide.

A peine a-t-il achevé sa prière que Marie apparaît, aux côtés de saint Hippolyte, mort en martyr quelques années auparavant.

La Mère de Dieu demande à Hippolyte de guérir le bouvier qui souffre tant. Aussitôt le saint s’empare de la jambe sectionnée et la replace sur le corps du malheureux, « comme une greffe qu’on met sur un arbre ».

A cet instant, Pierre se met à hurler si puissamment que des passants pénètrent dans l’église. Tous observent l’homme encore couché sur le sol, avec ses deux jambes…

Partager cet article
Repost0
12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 14:00
Pixabay/Fayzal Sugi
Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) : son âme monte au ciel selon saint Vincent de Paul

Le 12 décembre 1641, la mère Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation avec saint François de Sales, est éreintée. Elle vient d’accomplir son dernier voyage en litière, de Moulins (France, Allier) à Pont-à-Mousson (France, Meurthe-et-Moselle) qui l’a mise au plus mal.

Elle meurt en odeur de sainteté le lendemain. Le 14 décembre, saint Vincent de Paul vient lui rendre visite. Il se recueille et prie devant sa dépouille mortuaire. Le fondateur des Lazaristes a rencontré Jeanne de Chantal des années auparavant et il a toujours vu en cette femme une sainte chrétienne.

Soudain, il tombe en extase et voit un « globe de feu» s’élever au-dessus du corps de la défunte, jusqu’à atteindre le plafond de la pièce. Après un moment, ce globe se joint à un « autre globe », plus grand et plus lumineux, jusqu’à ne faire qu’un avec lui. Puis, il a la vision de ces deux « globes » unis s’abîmant dans une « mer de feu » lumineuse.

En même temps, Vincent de Paul reçoit un message en locution expliquant que le premier globe est « l’âme » de sainte Chantal, le second, celle de saint François de Sales, et que la mer de feu représente « l’essence divine ».

Jeanne de Chantal a été élevée sur les autels le 16 juillet 1797 par le pape Clément XIII.

Partager cet article
Repost0
11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/lukbar
Sainte Claire d’Assise (vers 1194-1253) : elle voit l’Enfant Jésus dans la crèche

La nuit de Noël 1252, sainte Claire est alitée dans sa cellule, tant sa fatigue lui interdit désormais tout effort. Elle ne peut se rendre à la chapelle avec ses sœurs pour l’office des matines.

Elle médite alors sur le mystère de l’Incarnation et sur la fragilité humaine de l’Enfant-Jésus dans la crèche de Bethléem. Le silence est total dans la communauté.

Mais subitement, juste après le commencement des Matines, Claire entend très distinctement les chants des religieux franciscains dans l’église Saint-François.

Elle s’interroge : « Comment cela se peut-il ? L’église des frères n’est pas assez proche pour qu’il soit humainement possible d’entendre quoi que ce soit ! »

L’instant d’après, son regard se met à fixer un point précis de la cellule : devant elle, l’Enfant-Jésus, sous l’aspect d’un nourrisson couché dans une crèche, la regarde et lui sourit.

Puis, Claire se sent mystérieusement transportée dans l’église des franciscains où elle reçoit la communion.

Ce prodige, rapporté unanimement par plusieurs témoins du procès de canonisation, a valu à Claire d’être proclamée « patronne de la télévision » par le pape Pie XII.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !