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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 14:00
 
Pixabay/RD Law
Saint Vinebault fait jaillir une source miraculeuse

 

Au VIIe siècle, Vinebault mène la vie tranquille d’un modeste gardien de bœufs près de Villeneuve-la-Lionne (France, Marne) où il voit le jour. C’est un jeune sensible et doué. Il fréquente les bancs de l’école de la Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne).

Un jour, tandis qu’il descend une côte près de son village natal, pour mener ses bœufs à une rivière proche, il rencontre une femme inconnue qui porte un récipient d’eau. Il lui demande de lui en donner pour ses bêtes mais elle refuse : « Je n’ai pas fait tout ce chemin pour la distribuer à des bestiaux ! »

Vinebault poursuit son chemin. Quelques minutes plus tard, il croise une autre femme à qui il réitère sa demande. Celle-ci accepte. Le jeune homme plante alors sa baguette dans la terre, à l’endroit où se tient l’inconnue, et dit : « Vous n’irez plus chercher de l’eau plus loin, car voici une source ici ! » Aussitôt jaillit une quantité d’eau claire et pure.

Des guérisons inexpliquées ont été alléguées après la consommation de cette eau. En 1793, des habitants voulurent utiliser l’eau pour laver du linge. La source s’est tarie en quelques heures.

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/wenping Zheng
Saint Guillaume de Calme, manchot, voit un ange qui fait repousser sa main

 

Guillaume (ou Guilhem) est un berger originaire d’Eygliers (France, Hautes-Alpes), né manchot. Il va souvent au monastère voisin de Notre-Dame des Calmes où il aime entendre le chant des moines.

En cette journée ensoleillée de mai 1202, il est assis paisiblement et regarde ses moutons aller et venir sur l’herbe verte. Tout est calme.

Soudain, son regard est attiré par une lumière indescriptible au centre de laquelle il aperçoit un « ange ». L’apparition l’invite à prévenir l’abbé de Notre-Dame des Calmes : il faut évacuer les lieux au plus vite car une crue de la rivière proche va tout emporter. Selon la vision, la communauté trouvera asile au pied du Mont-Dauphin.

Le garçon obtempère. Mais l’abbé rechigne à obéir à une prétendue vision et croit qu’il a été le jouet d’une illusion. Il lui déclare : « Guillaume, occupe-toi de tes moutons et laisse à Dieu le soin de régler le ciel et la terre ! »

Le lendemain, le même scénario se reproduit : apparition de l’ange, démarche du berger, refus de l’abbé.

Le jour suivant, Guillaume, persuadé de l’authenticité de ce prodige, se demande comment convaincre le religieux. L’ange se montre à lui et lui explique qu’il va donner un signe prouvant la vérité des faits.

Aussitôt, le berger sent quelque chose d’anormal dans ses membres. Il se penche et découvre, stupéfait, qu’il a désormais deux mains valides !

Après avoir demandé pardon pour son endurcissement, l’abbé ordonne à ses frères de quitter le monastère. Quelques heures plus tard, la Durance en crue balaie tout sur son passage.

Guillaume meurt en 1046. Il devint prieur du monastère de Notre-Dame des Calmes.

 

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/flyparade
Saint Rieul de Senlis : il fait disparaître une statue de Mercure

 

Originaire de Grèce, Rieul devient le premier évêque de Senlis (France, Oise) à la fin du IVe siècle. Un jour, il chemine de Paris (France) à Senlis. Parvenu à la hauteur de Louvres (France, Val-d’Oise), il rencontre un groupe de paysans en train de vénérer une statue de Mercure.

Il les interpelle. Aucun ne répond à son appel. Il s’adresse une seconde fois à eux sur un ton plus ferme, en les priant d’interrompre leur rite idolâtre .

Mais rien n’y fait. Les hommes s’agacent. Ils commencent à mal prendre l’intervention de ce chrétien venu perturber leur cérémonie.

Rieul s’interpose entre eux et la statue qu’il effleure avec son bâton de marche. Puis il fait un grand signe de croix et, le regard tourné vers le ciel, prononce à voix haute le nom de « Jésus ».

Aussitôt, la statue tombe par terre, sans que rien n’y l’aide. Le choc est violent : elle est réduite en poussière. Devant ce prodige, les paysans se convertissent.

Après 496, Clovis vint se recueillir sur le tombeau de saint Rieul.

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 08:08
 
Pixabay/adamtepl
Bienheureux Hugues de Vaucelles parle à son oiseau

 

Au tournant du XIIIe siècle, Hugues est un prêtre heureux. Comblé de grâces extraordinaires par Dieu, il a été nommé doyen de l’église de Cambrai (France, Nord) d’où il est originaire.

Mais il veut mener une vie contemplative. Pour ce faire, il se tourne vers l’abbaye de Vaucelles qu’il connaît bien, près de Cambrai, fondée par saint Bernard lui-même. Sa demande est acceptée : il va devenir moine cistercien.

Le jour convenu, Hugues se présente à la porterie du monastère portant un faucon domestique sur son épaule qu’il quitte rarement. Ses proches lui ont reproché : les moines n’accepteront pas sa présence.

Entré dans le cloître, l’abbé Gobert le prie d’abandonner le rapace, sa présence étant inadmissible en ces lieux.

Hugues ne fait pas un geste. Il se met à prier et, devant Gobert incrédule, dit à son oiseau : « Oiseau, ici je te quitte, te délie et t’envoie jouir en paix de ta liberté. »

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 07:36
 
iStock / Getty Images Plus/JoselgnacioSoto
Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé : elle prophétise la fin du Grand Schisme

 

D’origine aristocratique, Jeanne-Marie, devenue veuve en 1386, entre au couvent des Cordeliers de Tours (France, Indre-et-Loire). Recluse dans sa cellule, elle prie sans cesse. Le Seigneur lui fait grâce de dons mystiques hors du commun.

Mais, depuis huit ans, une grave crise de la papauté a provoqué un schisme au sein de l’Église catholique. Jeanne-Marie ne peut l’accepter. Jour et nuit, elle supplie Jésus et Marie de mettre fin à cette déchirure.

Un soir, sa cellule s’illumine mystérieusement. La religieuse perd la notion du temps et ne sait plus où elle se trouve. Elle entend une voix masculine, grave, pleine d’autorité et de douceur, lui dire que le Grand Schisme allait bientôt prendre fin grâce à l’élection d’un nouveau Pape qui serait franciscain.

23 ans plus tard, Pierre Phylargis, fils de saint François, monte sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Alexandre V, ramenant peu à peu le calme dans l’Église.

Le culte de Jeanne-Marie a été reconnu 456 ans après sa mort.

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus/Zolnierek
Après avoir été dérobée, une hostie s’élève dans les airs

 

En mai 1453, René d’Anjou envahit le Piémont avec 2000 hommes, fort du soutien du roi de France Charles VII, Dans la vallée d’Oulx (Italie, Piémont), des massacres et des pillages ont lieu.

Le village d’Exilles est mis à sac et, son église, dévalisée. L’ostensoir contenant une grande hostie consacrée est dérobé puis placé dans un vulgaire sac porté par une mule. Les hommes veulent la vendre à Turin (Italie, Piémont).

Ils atteignent la capitale du Piémont le 6 juin suivant. Vers 17 heures, près de l’église Saint-Sylvestre et du marché aux grains, l’animal portant le ciboire s’effondre, exténué. Les sangles du sac se rompent, laissant choir sa précieuse cargaison sur le sol.

L’incroyable se produit alors : l’hostie d’un blanc immaculé s’élève dans les airs, « environnée de rayons resplendissants, lumineuse comme le soleil » Les voleurs n’osent bouger ; les passants s’agenouillent et se mettent à prier à voix forte.

Le père turinois Barthélémy Coconno, témoin oculaire, se rend immédiatement à l’évêché où il est reçu par Mgr Luigi Romagnono.

Le prélat veut en savoir davantage. Vêtu de ses habits épiscopaux, accompagné des chanoines de la cathédrale, il va sur les lieux du prodige.

Là, c’est l’émerveillement : l’hostie est toujours à trois ou quatre mètres du sol. Tous se mettent à genoux. Mgr Romagnono dit : « Reste avec nous, Seigneur ! » en élevant un calice en direction de l’hostie miraculeuse.

Celle-ci se met à descendre lentement et vient se placer à l’intérieur du calice tenu par l’évêque qui est porté l’heure suivante en procession dans la cathédrale Saint-Jean.

Après avoir appris ce miracle, Thomas de Solerio de Riparolis, Turinois alité depuis trois ans par des crises de goutte, promet d’aller prier devant l’hostie et d’offrir un cierge. Aussitôt, il se sent mieux et se lève. Il est guéri, comme l’indique sa déposition faite sous la foi du serment.

Quelques mois plus tard, la municipalité de Turin érige une stèle commémorative sur le lieu du prodige. Puis un nouveau tabernacle est commandé pour conserver la précieuse hostie.

En 1510, le conseil municipal fait bâtir un oratoire près de l’église Saint-Sylvestre, remplacé en 1607 par l’actuelle basilique du Corpus Domini. En 1698, le pape Innocent XII accorde l’indulgence plénière aux pèlerins visitant la basilique le jour anniversaire du miracle.

En 1852, bien que l’hostie ait été consommée sur ordre du Saint-Siège « pour ne pas obliger Dieu à faire un perpétuel miracle en la maintenant incorrompue », on approuve une messe et un office liturgique propres pour commémorer le prodige.

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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 15:00
 
CC BY-SA 4.0/Livioandronico2013 Saint Gabriel, détail de l’Annonciation de Léonard de Vinci, vers 1412, musée des Offices, Florence.
Saint Gabriel archange : il s’entretient avec le père Lamy

 

Le mercredi 19 novembre 1924, vers 22 heures, le comte Paul Biver et son ami le père Jean-Edouard Lamy, ancien curé de La Courneuve (Paris, Seine-Saint-Denis), graissent ensemble l’escalier menant aux chambres, au domicile du prêtre, à Pailly (France, Haute-Marne). Arrivés au palier du premier étage, ils se serrent la main sur le pas de leurs chambres contiguës puis se quittent pour la nuit.

Un quart d’heure plus tard, Paul, couché, la lumière éteinte, surprend une conversation à travers la cloison : trois voix masculines, « nettes et distinctes ».

« Personne n’a monté d’escalier depuis que j’y suis passé. Ses marches de sapin sont si légères et la maison si sonore que, de ma chambre, j’y distinguerais les pas d’une souris », précise le comte.

Le prêtre répond à un interlocuteur dont la voix est « nette, chaude, d’un timbre très viril et très agréable, qui s’exprime sans trace d’accent et sur un ton affirmatif ». Le troisième a une voix « un peu plus sourde », « moins agréable ». Tous trois s’expriment en français.

Au bout de quelques minutes, la maison retombe dans le silence de la nuit.

Le lendemain matin, Paul questionne son hôte : « Mon père, hier soir, après m’avoir dit bonsoir, vous avez parlé. J’ai entendu aussi d’autres voix... C’étaient les saints anges ? »

— « Peut-être bien. Ils sont la consolation du soir. »

Intrigué, Paul l’interroge sur leur identité : c’étaient l’ange gardien du père et saint Gabriel, lui répond-t-il, avant d’ajouter : « Je les entends [les voix] aussi fortes l’une que l’autre. […] Quand le saint archange [Gabriel] veut parler confidentiellement, il parle bas. […] J’ai entendu quelquefois trois, quatre anges ensemble dans l’église de La Courneuve. Souvent, j’entends leurs voix sans les voir. Si nous ne les voyons pas, il s’en faut de si peu ! C’est comme une pellicule qui nous sépare d’eux. »

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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 08:56
 
iStock / Getty Images Plus/wideonet
Sainte Lucia Filippina : elle communie miraculeusement

 

Vers 1700, Lucia Filippina, sœur clarisse, fondatrice d’une congrégation enseignante, les Pieuses Maîtresses, se rend à Pitigliano (Italie, Toscane, province de Grosseto), au nord de Rome, pour visiter une école d’artisanat qu’elle a fondée.

Parvenue au village, elle décide de s’arrêter d’abord à l’église des Franciscains pour y entendre la messe.

La cérémonie se déroule dans une atmosphère de recueillement et l’assistance est émerveillée par le visage radieux de la sainte.

Au moment où le prêtre brise la grande hostie et s’apprête à en placer un fragment dans le calice, ce bout d’hostie lui échappe des mains et « s’envole littéralement dans les airs », sans que l’officiant n’ait fait le moindre mouvement. Le morceau d’hostie est devenu « tout lumineux ». Au bout de quelques secondes, il vient se poser délicatement sur la langue de Lucia, comme transporté par une main invisible.

L’église où eut lieu ce prodige est aujourd’hui administrée par la congrégation des Pieuses Maîtresses.

Lucia a été canonisée en 1930 par Pie XI.

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 15:00
 
iStock / Getty Images Plus/Liudmila Chernetska
Sainte Catherine de Sienne : elle reçoit les stigmates du Christ

 

Originaire de Sienne (Italie, Toscane), Catherine devient membre d’une communauté de tertiaires dominicaines en 1365, où elle mène une existence remplie d’expériences mystiques.

Un jour, elle prie, agenouillée dans sa cellule. Sans que rien ne la prévienne, elle tombe en extase. Un instant plus tard, elle voit le Christ en croix « descendre » vers elle. Il est environné d’une lumière éclatante qui n’aveugle pas.

La sainte cherche instinctivement à se révéler, en vain. Elle poursuit : « Je vis descendre sur moi, des marques de ses blessures très saintes, cinq rayons de sang dirigés vers mes mains, mes pieds et mon cœur, et je m’écriai aussitôt : “Ah, Seigneur mon Dieu, que les marques n’apparaissent pas en dehors sur mon corps !” Je parlais encore, que les rayons, avant de m’atteindre, changèrent leur couleur de sang en blancheur éclatante. C’est sous forme de pure lumière qu’ils me frappèrent aux cinq endroits du corps : aux mains, aux pieds et au cœur. »

Catherine a été canonisée en 1461, Paul VI la déclare docteur de l’Église en 1970, puis saint Jean-Paul II la nomme co patronne de l’Europe en 1999.

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 15:00
 
iStock / Getty Images Plus/kieferpix
Saint Joseph Oriol : il sauve un prêtre d’une chute mortelle

 

Le 6 avril 1806, Barcelone (Espagne, Catalogne) est en fête. Les églises de la ville, resplendissantes de lumière, accueillent des milliers de fidèles venus célébrer la reconnaissance par le Saint-Siège de trois miracles du serviteur de Dieu catalan Joseph Oriol, nécessaires pour sa béatification.

Ce jour-là, un homme traverse d’un pas soutenu le quartier El Call, dans le Barrio Gothic. C’est le père José Mestres, curé, qui s’apprête à célébrer la messe dans sa paroisse située sur la place Saint-Joseph-Oriol.

Son itinéraire le contraint d’emprunter une passerelle extérieure en pierre. Il est habitué à cet endroit et il se réjouit des festivités du jour.

Parvenu au milieu du passage, son pied glisse, il perd l’équilibre et chute sur le sol, cinq ou six mètres plus bas. Des passants assistent à la scène. Ils se précipitent. Mais le père Mestres se relève, sans blessure, hurlant à tue-tête que le nouveau bienheureux l’a sauvé !

C’est inexplicable. Sa chute aurait dû entraîner la mort tant la violence du choc a été dure.

Joseph Oriol a été béatifié cinq mois plus tard puis il a été élevé sur les autels par saint Pie X le 20 mai 1909.

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 15:00
 
Pixabay/klimkin
Saint Diogène : il fait conserver une manne miraculeuse

 

Au IVe siècle, Diogène, Grec de naissance, premier évêque d’Arras (France, Pas-de-Calais), est aimé de ses fidèles et de son clergé. Tous lui témoignent leur admiration et une confiance sans limite.

Dans les derniers jours de juin 369 ou 370, une chaleur étouffante s’abat sur la région. Au bout d’un mois sans pluie, les cours d’eau s’assèchent, la terre devient stérile, les bêtes meurent de soif, l’eau potable vient à manquer, provoquant un début de panique collective.

Des dizaines de personnes viennent trouver l’évêque pour qu’il implore le Seigneur afin de faire cesser cette catastrophe. Le prélat passe des nuits entières en oraison. Il sait que Dieu fera bientôt tomber la pluie.

Un matin d’août, à la surprise générale de tous les témoins, une fraîcheur printanière flotte dans l’atmosphère de la cité et des campagnes. Par terre, une sorte de rosée de couleur blanche protège les sols, à la manière d’un manteau protecteur, tombé pendant la nuit. La sécheresse est vaincue.

Diogène fait conserver des parties de cette manne qui échappe de façon inexpliquée aux exactions barbares dans la région.

Cité par saint Jérôme et saint Vincent de Beauvais, célébré dans la cathédrale d’Arras avant la Révolution française, ce miracle a été comparé à celui de la manne qui sauva les Hébreux dans le désert (Ex 16, 14).

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 15:00
 
CC0/wikimedia Le Chevalier, la mort et le diable, par Albrecht Dürer, 1513, National Gallery of Art, Washington.
Saint Nicolas de Flue : il voit le diable en chair et en os

 

Né en 1417, Nicolas, citoyen suisse, marié et père de dix enfants, entend un jour une voix lui demandant d’obéir à Dieu.

Plus tard, au cours d’une extase, il apprend miraculeusement que le Seigneur attend de lui qu’il mène une vie d’ermite.

Peu avant octobre 1467, il traverse une période de doute. Selon ce qu’il racontera ultérieurement à un prêtre, le père Yssner, c’est à ce moment-là que le démon lui apparaît sous l’aspect d’un « gentilhomme habillé de riches vêtements chamarrés et chevauchant une belle monture ».

Nicolas ne se méfie pas. Il est ébloui par cet individu luxueusement vêtu.

La conversation s’engage entre eux deux. Rapidement, l’être mystérieux évoque le projet de vie de son interlocuteur. Ce dernier lui confie qu’il va être ermite grâce à Dieu.

À ses mots, le diable lui affirme que ce genre de vie est inutile, que la solitude est l’ennemie de l’homme et que vouloir faire ce que disent les prêtres ne mène pas au paradis…

Puis, l’apparition lui dit sur un ton insinueux : « Et ta femme, as-tu pensé à ta femme ? Et tes enfants ? »

Brusquement, le gentilhomme disparut comme il était venu. Nicolas, resté seul, se mit à prier la Vierge Marie qui lui apporta consolation et réconfort.

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 15:00
 
Pixabay/Michelle Scott
Miracle eucharistique de La Courneuve (1918)

 

Le 15 mars 1918, le père Jean-Edouard Lamy, curé de La Courneuve (France Seine-Saint-Denis) depuis huit ans, surnommé le « curé des voyous », ami du philosophe Jacques Maritain, reçoit un message angélique l’informant d’un drame imminent : son église va exploser. Le père se souvient de cet instant :

« J’ai commencé à réciter les litanies [de la Vierge, après la messe quotidienne] quand j’ai appris qu’il y aurait une catastrophe à La Courneuve. [...] Elle [Marie] m’a laissé entrevoir l’explosion [...]. Je lui ai dit : “Sainte Mère de Dieu, sauvez les vies !” Elle n’a pas répondu, mais j’ai considéré la chose comme accordée dès ce moment-là. »

Ce jour-là, le drame fait 900 blessés mais pas un tué n’est à déplorer.

Le père Lamy, quant à lui, a quitté les lieux pour se rendre à Paris afin d’acheter des souvenirs à ses premiers communiants. Peu après son départ, tandis qu’il est parvenu à Aubervilliers, l’édifice est soufflé par l’énorme explosion de 15 millions de grenades entreposées dans un dépôt de munitions (usine Chabert) situé non loin de l’édifice. La voûte s’était brisée, laissant choir sur ce qui restait du sol de la nef, une partie de la toiture et une pluie de tuiles. Les murs tenaient encore debout et une partie du toit était encore en place mais le mobilier liturgique avait subi des dégâts irrémédiables. La dalle du tabernacle et le tabernacle lui-même avaient été arrachés de son emplacement et ne reposait plus que sur un bout de muret brinquebalant. Selon la description du père Lamy, on eût dit qu’il avait été lancé au milieu de l’église par une force surhumaine, ainsi que les candélabres. La table de l’autel avait été soulevée par la force du souffle de l’explosion.

En voyant ce qui restait de son église, le prêtre se mit à prier avec une rare intensité. Mais un détail l’intrigue plus que tout. Écoutons la suite de sa propre bouche :

« Le corporal ne touchait pas aux murs : il n’avait pas la largeur suffisante. Le saint ciboire est resté sur le corporal et le corporal en l’air. Le chanoine de Rochetaillade (archiprêtre de Saint-Denis), après avoir constaté le miracle, a porté le saint ciboire au tabernacle majeur. C’est un petit ciboire en vermeil d’une quarantaine d’hosties. J’ai bien vu le corporal en place, resté en l’air. »

Le prodige ne peut rester inconnu. Certain du fait, observé par deux hommes d’Église expérimentés, le père Lamy, grand mystique comblé par Dieu de dons charismatiques, informe aussitôt les autorités épiscopales.

Mgr Léon-Adolphe Amette (1850-1920), cardinal-archevêque de Paris, apprend la nouvelle sans sourciller. Devant la narration du père Lamy, il conclut l’entretien en lui disant que le Seigneur avait réalisé cela pour ne pas contrister le bon prêtre.

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock / Getty Images Plus/Therd oval
Saint Joseph : la source miraculeuse et le jeune berger

 

Gaspard Ricard, jeune berger de Cotignac (France, Var), mène une vie tranquille. Il croit en Dieu mais n’affiche aucun goût pour le merveilleux.

Le 7 juin 1660, le soleil tape fort. Ce jour-là, Gaspard fait paître son troupeau sur la colline du Bessillon, à trois kilomètres du sanctuaire de Notre-Dame des Grâces, où la Vierge est apparue en 1519.

Gaspard a soif mais il sait qu’il ne trouvera aucun point d’eau dans les alentours. Il se met à prier. Soudain, un « beau vieillard à la figure vénérable et douce » se tient devant lui. L’homme mystérieux lui demande de soulever une grosse pierre sous laquelle, dit-il, il trouvera une source d’eau.

Gaspard examine ce roc qu’il juge bien trop lourd pour lui.

Avec autorité, l’apparition lui dit une seconde fois de la soulever. Contre toute attente, le berger y parvient ; une source d’eau pure jaillit du sol. Le vieillard dit alors à Gaspard son nom : « Joseph ».

L’entourage est rapidement au courant de l’événement. On se précipite sur les lieux. Des guérisons sont alléguées. Le nombre des pèlerins croît chaque jour. Une chapelle provisoire est bâtie, bientôt remplacée par une église consacrée en 1663.

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock / Getty Images Plus/Ackun
Saint Cyrille de Jérusalem : il prophétise un châtiment divin à l’empereur romain

 

En 361, l’empereur romain Julien l’Apostat, neveu de Constantin le Grand, fait rebâtir cités et temples païens qui avaient été détruits à travers l’empire. Tolérant à l’égard des Juifs, dont il admire la piété, il ordonne la reconstruction du Temple de Jérusalem, mis à sac en l’an 70.

L’évêque saint Cyrille est informé de ce projet. Il explique à Julien qu’il est impossible de le rebâtir car Jésus-Christ avait prophétisé lui-même la destruction de ce lieu saint.

Julien se raidit. Comment ces « Galiléens » (nom qu’il donne aux chrétiens) s’autorisent-ils à mettre en cause son autorité ?

Une équipe d’ouvriers est envoyée sur place. À l’instant où les hommes se mettent à creuser le sol, des « tourbillons de flammes sortent de terre », laissant les témoins sans voix. En quelques secondes, les flammes grandissent, jusqu’à atteindre la taille d’un être humain. Un, deux puis tous les travailleurs sont piégés. Pris de panique, tous s’enfuient en courant.

Tenu informé, l’empereur ne croit pas à une intervention surnaturelle mais il renonce à son projet.

Saint Cyrille a été proclamé docteur de l’Église en 1883.

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17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 15:00
 
©CC BY-SA 4.0/Nheyob Saint Patrick, vitrail.
Saint Patrick : délivré miraculeusement des pirates irlandais

 

En 406, Magonus Succatus Patricius, plus connu sous le nom de Patrick, mène une existence paisible au hameau de Bannauem Taburniae, au Pays-de-Galles (Royaume-Uni). Mais des pirates venus d’Irlande déferlent bientôt sur la contrée cette année-là. Fait prisonnier, le jeune homme est emmené en Irlande avec des centaines d’autres personnes. La maison de ses parents est incendiée.

Il passe six années de privation de liberté près de Killala, sur la côte ouest du pays. Il prie sans cesse et offre ses tourments à Dieu.

Un soir, tandis qu’il désespère, une voix parvient à ses oreilles : « Tu as bien fait de jeûner, tu vas bientôt retourner dans ta patrie. »

Peu après, la même voix masculine, douce mais ferme, l’avertit qu’un bateau est prêt à l’accueillir.

Dès le lendemain, Patrick est libéré puis embarqué pour une traversée de trois jours qui le ramène dans son pays natal.

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock / Getty Images Plus/Skyimages
Le bienheureux Torello de Poppi : une ascèse miraculeuse

 

Né à Poppi (Italie, Toscane), Torello est un enfant rêveur et pieux. Mais il change à l’adolescence et s’éloigne de Dieu. Il mène alors une vie dissolue.

Un jour, il prend conscience de son égarement. Il est reçu en confession par un frère franciscain. Il décide aussitôt de quitter le monde. Il ceint ses reins du cordon de saint François et devient ermite dans une grotte située près de son village natal, où, grâce à une petite fenêtre, il voit le prêtre célébrer la messe à l’église abbatiale de Puppio, à un jet de pierre.

Il y passe le restant de ses jours, dans une solitude complète. Dieu lui fait la grâce d’endurer miraculeusement une très rude ascèse.

Il mange une fois par jour quatre onces de pain et des racines et ne boit qu’un peu d’eau. Il dort quelques heures par nuit sur une planche, avec, pour oreiller, une pierre.

Il lui arrive de rester trois jours sans manger et parfois sans dormir, comme certains mystiques contemporains, Marthe Robin ou Thérèse Neumann par exemple. Son inédie (absence de nourriture sans détérioration de l’état de santé) figure parmi les premières alléguées de l’histoire.

Il reste au total 16 ans  sans ressentir le besoin de s’approcher du feu, y compris en hiver. La veille de sa mort en 1282, il se confessa et communia puis rendit son dernier soupir dans la solitude, après avoir prié le Seigneur de protéger les habitants de la région contre tous les fléaux qui les accablaient.

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 15:00
 
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Sainte Louise de Marillac : elle guérit un jeune breton

 

En 1886, Joseph-Marie Héleust, dix ans, fils d’une famille de pêcheurs d’Erquy (France, Côtes-d’Armor), est pris d’une toux violente que rien ne soulage. Quelques mois plus tard, il est anémié et son oreille droite perd toute son acuité.

Dans les dernières semaines de 1891, l’oreille atteinte suppure et devient le siège de vives souffrances. Le diagnostic est alarmant : otite purulente incurable, accompagnée de perforation du tympan, ostéite et périostite dans la région mastoïdienne.

En juillet 1893, un œdème de la grosseur d’une noix apparaît dans la région latérale du cou. Gagné par la fièvre et l’insomnie, Joseph-Marie n’entend plus rien. Sa tête retombe sur l’épaule.

Trois médecins sont appelés à son chevet qui reconnaissent l’impossibilité de le guérir.

À cette époque, une Fille de la Charité d’Erquy, sœur Louise, lui rend visite. Le 18 janvier 1894, elle a une idée : implorer l’aide de Louise de Marillac, sa fondatrice. Peu après, on épingle une médaille de la sainte au béret de laine du jeune homme.

« Nous avons commencé une neuvaine, mon mari, mes deux enfants et moi. Les Filles de la Charité en firent une de leur côté. Mon fils est parvenu à s’endormir. Quand je me suis réveillé au milieu de la nuit, je n’ai pas entendu ses gémissements habituels. Je l’ai cru mort. Dans mon effroi, je me suis approché de son lit et je l’ai secoué, et lui ai demandé comment il se trouvait.

Je ne sens plus de douleur me répondit-il ; laisse-moi me reposer.

Il était environ sept heures du matin quand il s’est réveillé. Il avait faim. Toute trace de mal avait disparu : plus de suppuration ; la tête avait repris sa position normale. La guérison était complète et instantanée », témoigne la mère du miraculé.

Joseph-Marie dit à son entourage qu’il lui semblait « revenir du Paradis ».

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock / Getty Images Plus/Carlone Giovanni
Le bienheureux Jacques Cusmeno : la Vierge l’encourage

 

En 1878, le père Jacques Cusnemo, né à Palerme (Italie, Sicile) sent ses forces faiblir. Une fistule intestinale provoquée par une ascèse sans concession le fait souffrir, et son apostolat auprès des pauvres a ruiné sa santé.

Un soir, n’y tenant plus, il s’allonge sur la croix de bois qui lui tient lieu de lit et s’assoupit. Plongé dans un profond sommeil dont il a perdu l’habitude, il a subitement l’impression d’être parvenu dans un lieu inconnu, mais très réel.

Là, la Vierge Marie apparaît près de lui, vêtue comme une dame de la noblesse, dont le regard doux et profond le marque à jamais.

Un dialogue s’instaure. Le bienheureux demande à Marie de l’aider dans sa mission auprès des plus démunis car il se sent défaillir. À cette époque, il est sur le point de tout abandonner et de transmettre son travail à des religieuses italiennes.

La Mère de Dieu lui dit tendrement de ne pas s’en faire, qu’elle le réconforterait dans les épreuves et que son Fils lui ferait surmonter tous les obstacles.

Deux ans plus tard, Jacques, surnommé « le don Bosco du Sud », lance l’Institut des Sœurs servantes des pauvres puis en 1887, celui des Missionnaires serviteurs des pauvres.

Il rend son âme à Dieu le 14 mars 1888 dans sa ville natale. Il a été béatifié le 30 octobre 1983.

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock / Getty Images Plus/Sidney de Almeida
« Depuis combien de temps met-on des images dans le soleil ? »

 

Le soleil estival caresse la France de Charles X. Le village alsacien d’Hartmannswiller (France, Haut-Rhin), situé à sept kilomètres de Guebwiller, coule des jours paisibles. 

Ses habitants vivent leur foi avec intensité. Ils préparent chaque solennité avec zèle et joie. 

Le 12 juin 1828 (octave de la Fête-Dieu), quatre bénédictions du Saint-Sacrement sont organisées. Les deux premières ont lieu le matin, après la messe, et les deux autres, en soirée, avant et après la récitation du Rosaire.

Ce jour-là, vers 20 heures, l’église Saint-Blaise est pleine à craquer. Le dernier « Je vous salue Marie » est repris par 600 personnes. A cet instant, Jean-Baptiste Burchard, enfant de chœur âgé de 9 ans, placé à côté du père Willig, curé de la paroisse, s’effondre, comme terrassé. Le sacristain se précipite et le porte hors de l’église où ses parents le récupèrent peu après. Ils lui demandent : « Qu’as-tu ? » L’enfant raconte : « Oh ! Quel beau visage j’ai vu dans le soleil de l’ostensoir ! »

Étrangement, une dizaine d’autres jeunes, placés dans le chœur de l’église lors de la bénédiction, déclarent exactement la même chose que Jean-Baptiste, sans qu’il y ait eu le moindre échange entre eux. Ce soir-là, aucun adulte n’a vu quoi que ce soit. 

Le lendemain, fête du Sacré-Coeur, le père Willig termine la récitation du Rosaire et tourne son regard en direction de l’ostensoir. 

Il témoigne : « C’est alors que je commençai moi-même à observer quelque chose d’extraordinaire au Saint-Sacrement. Plus je jetais les yeux sur l’ostensoir, plus je voyais distinctement le buste d’un aimable enfant sous les espèces de l’hostie. Je dis à mon servant de droite de s’approcher pour observer s’il ne voyait rien dans le Saint-Sacrement. Il me dit : "Oh ! M. le curé, je considère déjà depuis longtemps un visage admirable !" Celui de gauche me dit la même chose. Le marguillier, croyant que je l’appelais, s’approcha de moi. Je lui fis la même question : il se mit à genoux en disant : "Oh ! Quel beau visage !" » 

Le prêtre, de plus en plus bouleversé, prie son marguillier de faire venir près de l’autel deux paroissiens pour leur demander s’il ne s’agit pas d’une illusion. Le premier s’agenouille en s’exclamant : « Quel admirable visage ! » Le second fait la même réflexion. Les deux hommes témoigneront sous serment lors de l’enquête.   

Après la cérémonie, le père Willig retrouve un groupe de fidèles à la porte du presbytère. Parmi eux, deux jeunes adultes de 24 ans lui disent : « Nous avons observé de la tribune de l’église, en disant le chapelet, que l’hostie dans l’ostensoir a subi au commencement plusieurs variations jusqu’à ce que le visage a été formé et nous l’avons vu jusqu’à la fin du Salut. »

Le curé fournit des détails supplémentaires : « On pouvait distinguer ses yeux qui jetaient des regards sur le peuple assemblé. Ce qui restait visible de l’hostie, c’étaient les apparences qui entouraient la tête ; elles restaient blanches comme dans une hostie ordinaire. »

Plus tard, il complètera son témoignage en précisant que le visage ressemblait à une esquisse ou à un dessin d’un buste. L’Enfant, dont les bras étaient croisés sur la poitrine, paraissait être âgé d’environ trois ans.

Le lendemain, 14 juin, le phénomène se reproduit avec « au moins trois fois plus de splendeur que le jour précédent ». Le curé ajoute : « En retirant l’ostensoir du tabernacle, j’ai vu reparaître le visage. Les fidèles, assistant en foule, virent aussi cette figure, même plus lumineuse, pendant tout l’office. »

Parmi ces témoins directs, la nièce du père Willig, l’instituteur du village, et tous les autres.

Le phénomène a duré de longues minutes. Le visage mystérieux, d’une beauté céleste, est resté visible tout le temps de l’office, y compris après que l’ostensoir fût descendu du trône d’exposition, en un lieu situé plus bas que les cierges allumés.

Il est resté tout aussi visible pendant la bénédiction et il l’est demeuré jusqu’à ce que le Saint-Sacrement soit replacé dans le tabernacle. Enfin, il l’a été de n’importe quel endroit de l’église.

Le dimanche 15 juin, le père Willig ne voit plus rien. En revanche, le maire, le chef des arquebusiers et deux fidèles assurent avoir aperçu le visage dans l’ostensoir.

Un demi-millier de personnes ont été témoins du phénomène.

Les 6 et 7 août 1828, Mgr Lepape De Trevern, évêque de Strasbourg, diligente une enquête qui est menée par trois prêtres, dont un docteur en théologie. Un procès-verbal est dressé.

Un habitant a posé cette question au curé d’Hartmanswiller : « Depuis quand met-on des images dans le soleil ? »

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