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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 15:00
 
©Ri Butov/Pixabay
Saint Giovanni Antonio Farina : perdue pour la médecine, une religieuse guérit miraculeusement

 

En 1978, la sœur équatorienne Inès Torres Cordova, des Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée Filles du Sacré-Coeur, fondées par saint Giovanni Antonio Farina, évêque de Trévise puis de Vicence (Italie), est aux portes de la mort.

Depuis plusieurs mois, sa santé décline, empêchant toute activité physique et intellectuelle. Elle ne peut se rendre à la chapelle de son couvent. Elle est alitée et les paramètres médicaux inquiètent les médecins. Son pronostic vital est bientôt engagé.

L’année précédente, une tumeur est apparue dans le système digestif. Depuis, sa taille a triplé et de nombreuses métastases ont envahi l’organisme : cancer en phase terminale.

Les religieuses du couvent savent que le temps est compté pour Inès. C’est une communauté fervente dans laquelle on prie le fondateur, le bienheureux Giovanni Antonio.

Une neuvaine est organisée en son honneur. Mais la malade a perdu conscience.

Les sœurs se relaient sans discontinuer à la chapelle et dans l’infirmerie où repose Inès, inconsciente.

Au bout de quelques heures, un cri retentit dans la pièce : Inès a ouvert les yeux  puis est parvenue à se redresser dans son lit, seule, sans aucune aide.

Quelques semaines plus tard, elle quittait définitivement l’infirmerie, complètement guérie.

Giovanni Antonio a été canonisé en 2014 par le pape François.

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/ysbrandcosijnexclusive
Saint Gervin : la tempête apaisée

 

En février 1068, l’abbé bénédictin Gervin séjourne en Normandie (France), où il doit embarquer pour l’Angleterre en compagnie du moine Saxovabus et de quelques familiers. Ces hommes doivent visiter les domaines cédés peu avant à l’abbaye Saint-Riquier (France, Somme), fondée par le gendre de Charlemagne, où ils sont religieux.

Le jour venu, le temps est favorable à la navigation : soleil brillant et mer d’huile.

Mais ils n’ont pas quitté la rive qu’un vent d’une rare violence se lève brusquement ; le ciel s’assombrit et une tempête menaçante empêche dorénavant tout départ.

Peu aguerris, les hommes refusent de poser le pied dans le bateau. Tous interpellent Gervin qu’ils considèrent comme un saint et lui demandent conseil.

Celui-ci leur demande de rester serein, de prier et d’aller à la messe dans l’église voisine.

Ils lui obéissent. 

Après l’office, tous les regards se tournent vers le ciel. Ils n’en reviennent pas : la tempête a laissé subitement la place à un ciel d’azur.

Ils embarquent tranquillement.

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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/thanasus
Sainte Angela de la Cruz : convertie par la vision d’une croix

 

En 1871, par un acte privé, Angela de la Cruz (Maria de los Angeles Guerrero Gonzalez), originaire de Séville (Espagne, Andalousie), s’engage à vivre selon l’évangile.

Elle frappe à la porte du Carmel mais sa tentative échoue.

Deux ans plus tard, ne sachant quel engagement prendre, elle prie des heures durant dans sa chambre, devant son crucifix.

Un soir, tandis qu’elle demande à Dieu de l’éclairer sur sa vocation, une lumière mystérieuse entoure subitement son crucifix placé à un mètre d’elle.

Puis il devient invisible, comme si la matière avait été absorbée par la lumière.

Angela vit une grande croix, nue, sans le Christ, qui, à son tour, disparut au bout d’une minute ou deux. Tout se passe dans le silence.

Angela sait que le Seigneur vient de toucher son cœur. Elle est retournée. Sa vie devient un don pour le Christ crucifié et le salut des hommes. Elle sera « pauvre avec les pauvres ».

En 1875, elle fonde les Sœurs de la compagnie de la Croix, agrégées à l’ordre franciscain en 1908. Elle est élevée sur les autels en 2003.

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 15:00
 
©CC BY-SA 3.0/Touring Club Italiano - WW1 dentro la Grande Guerra Statue miraculée de Giovanna Maria Bonomo.
Bienheureuse Giovanna Maria Bonomo : par miracle, sa statue échappe à la guerre

 

Le bourg d’Asiago (Vénétie, province de Vicence) compte à l’époque environ 4500 âmes. La bienheureuse Giovanna Maria Bonomo, béatifiée en 1783, y vit le jour au début du XVIIe siècle. Devenue religieuse à Bassano, elle est morte en odeur de sainteté et les habitants lui portent une grande vénération depuis quatre siècles. En 1908, ses habitants et le curé installent une grande statue de Giovanna devant sa maison natale.

En mai 1916, la région est le théâtre d’affrontements entre Austro-hongrois et italiens. C’est « l’offensive du Trentin ».

Les morts se comptent par milliers de part et d’autre, les blessés par dizaines de mille. Les dégâts matériels sont énormes, les terres agricoles dévastées, les villages incendiés et pillés.

Asiago n’échappe pas à la fureur des hommes. Des clichés de l’époque montrent les habitations pulvérisées et les rues jonchées de gravats. Les rues et les infrastructures sont méconnaissables. Après la bataille, et son déluge de feu, le village est presque rayé de la carte.

Presque…

Le bombardement a totalement épargné la statue de la bienheureuse. Autour d’elle, ce n’est que ruines et débris. L’image de la bienheureuse est intacte.

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/molchanovdmitry
Bienheureux Carlo Gnocchi : un homme électrocuté miraculeusement sauvé

 

Le 17 août 1979, Sperandino Aldeni, électricien de 45 ans, habitant Villa D’Adda (Italie, Lombardie de Bergame), se rend sur son lieu de travail en retard.

Il ne faut pas traîner. Sperandino veut terminer sa tâche en fin de journée.

Dans la précipitation, il fait une fausse manœuvre : il est aussitôt foudroyé par une décharge électrique de 15 000 volts, soit une puissance infiniment supérieure à ce que peut supporter un organisme humain.

Les services d’urgence prévenus par son fils Marzio, 18 ans, transportent le corps d’un homme mort à l’hôpital le plus proche.  

Mais les ultimes tests médicaux surprennent : Sperandino n’est pas mort, comme tout l’indiquait dans l’ambulance. Son pouls est très faible, mais il est en vie.

Son état ne fera que s’améliorer les semaines suivantes. Le 20 octobre 1979, l’électricien, aidé de béquilles, portant quelques traces de l’accident au thorax, aux mains et aux pieds, quittait l’hôpital.

Le mois suivant, il se rend, seul, sur la tombe du bienheureux Carlo Gnocchi pour le remercier…

Son fils Marzio, présent au moment du drame, l’a entendu dire : « O Seigneur, regarde ! Vierge Marie ! Don Gnocchi ! »

Puis ces mots sortis de la bouche d’un homme qui n’était déjà plus de ce monde : « Aide maman et tes petits frères. »

Don Gnocchi, mort en 1956, instaurateur de la Fondation Pro mutilata enfance, a été béatifié en 2009 par Benoît XVI.

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 15:00
 
©Robert Cheaib/Pixabay
Le miracle de Legnica : la science au secours de la foi

 

Il fait froid en ce soir de Noël 2013. Toutefois, le père Andrzej Ziomba, curé de la paroisse Sainte-Hyacinthe de Legnica (Pologne, Basse-Silésie) s’apprête à célébrer la messe de minuit en présence de plusieurs centaines de fidèles.

Au moment de la communion, une femme laisse maladroitement tomber sur le sol une hostie consacrée. Le prêtre s’en aperçut et, une fois la cérémonie terminée, s’empressa de la ramasser et de la déposer dans un récipient rempli d’eau qu'il plaça dans le tabernacle, comme la règle l’exige en pareil cas.

Le 5 janvier 2014, le père Andrzej, accompagné de ses vicaires, ouvre le tabernacle et sort le petit bocal.

C’est la stupeur : l’hostie, dont la consistance est devenue anormale, est en partie de couleur rouge sang (1/5e de sa surface préciseront les analyses) !

A partir de ce jour, les divers témoins ont noté une évolution chromatique de l’hostie, passée du « rouge intense » au « rouge foncé », comme si le sang coagulait peu à peu. 

Le curé alerta Mgr Stefan Cichy, évêque de Legnica, qui ouvrit une enquête. La commission était composée de théologiens et de scientifiques.

Des prélèvements eurent lieu le 26 janvier. Ils furent confiés à deux instituts médico-légaux polonais indépendants, l’un à Wroclaw, l’autre à Szczecin.

Toute la procédure, du début à la fin, a été filmée et photographiée. Chaque étape des investigations, dans les deux laboratoires, a fait l’objet d’une description stricte. Chaque échantillon a été rigoureusement isolé, décrit, conditionné et transporté. Généticiens, histopathologistes et pathomorphologistes ont participé à l’enquête. Aucun des deux centres d’analyse n’avait connaissance de l’origine des échantillons.

On employa des moyens technologiques puissants : des microscopes puissants et le procédé dit d’amplification qui a permis de déceler des traces d’ADN humain à deux reprises.

Plus tard, en avril 2016, l’un des membres de la commission, le Docteur Barbara Engel, cardiologue, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle expliqua les détails des opérations.

Elle conclut ainsi : « l’échantillon était un fragment de muscle strié “très similaire” au myocarde avec des altérations liées à l’agonie du porteur… »

Les analyses de l’ADN prélevé indiquent qu’il s’agit d’un myocarde humain.

Le dossier relatant faits et analyses a été envoyé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui a souligné la réalité d’un « événement ayant les caractéristiques d’un miracle eucharistique» , en donnant son assentiment aux autorités diocésaines pour déclarer officiellement ce prodige, ce qui fut accompli le 10 avril 2014 dans un communiqué du nouvel évêque diocésain, Mgr Zbigniew Kiernikowski.

A cette occasion, le prélat a formulé le sens du miracle : « un acte extraordinaire d’amour et de bonté de Dieu qui vient vers les hommes dans une suprême humiliation. »

Il a demandé au curé de la paroisse d’aménager un endroit pour que les fidèles puissent vénérer la relique.

Notons ce fait surprenant : l’église Sainte-Hyacinthe de Legnica, ancien temple protestant bâti au début du XXe siècle par l’empereur Guillaume II de Prusse, avait été utilisée comme écurie en 1945 par l’armée soviétique

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/LittleBee80
Sainte Paule Montal Fornés de Saint-Joeph de Calesanz : Une fillette sauvée de fièvres mortelles

 

Paule Montal Fornés est une sainte espagnole, originaire de Barcelone (Espagne, Catalogne). Elle fonde en 1847 les Filles de Marie des écoles pies, mouvement promis à un bel avenir.

Saint Jean-Paul II l’a béatifiée le 18 avril 1993. Le miracle nécessaire à sa canonisation remonte au mois de septembre 1993. Voici les faits :

Natalia Garcia Mora, 8 ans, vit dans une famille pauvre de Medellin (Colombie), dans le quartier de Blanquizal, à la mauvaise réputation. Ses habitants vivent dans la peur, entre trafics divers et bandes armées. La violence et les armes à feu sont leur lot quotidien.

A la fin de l’été 1993, Natalia, souffrant de multiples pathologies dès ses premières années, ne quitte plus la pièce minuscule qui lui sert de chambre, qu’elle partage avec ses frères et sœurs. Sa température dépasse 40°c et ses parents n’ont pas d’argent pour appeler un médecin. Lorsqu’elle ne grelotte pas de fièvre, son corps semble se durcir et reste immobile. L’enfant est au plus mal. Bientôt, si rien n’est fait, elle mourra.

La famille est pieuse. Tout le monde aime l’école du quartier, inspirée par la sainte espagnole, Paule. On l’implore de venir au secours de la petite. Une neuvaine en son honneur débute autour de Natalia.

A la fin du second jour, à la grande surprise de tous, la fièvre baisse sans intervention thérapeutique. Dans les heures qui suivent, elle sourit à ses parents. Peu après, elle demande à manger. Saint Jean-Paul II a approuvé cette guérison subite et définitive le 1er juillet 2000.

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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/gpointstudio
Bienheureux Robert d’Arbrissel : La conversion miraculeuse du bandit Evraud

 

En 1096, Robert d’Arbrissel, fondateur de l’abbaye de Fontevraud (France, l’un des phares monastiques du Moyen-Âge, s’en retourne de Tours où il vient de participer à un concile. 

Gagné par la fatigue, il pénètre dans une forêt épaisse, entre Saumur et Chinon, où il trouve une source pour désaltérer sa soif. Puis il s’endort.

A son réveil, un homme inconnu se tient face à lui. Le prêtre, surpris et quelque peu inquiet, lui demande de le laisser seul. 

« Pourquoi me repousses-tu loin de toi, s’écrie l’inconnu ? N’es-tu pas Robert d’Arbrissel ? » « Si » répond le bienheureux. « Je suis ici par devoir, celui de ramener à Dieu une brebis égarée, le bandit Evraud qui vit non loin d’ici »

A ces mots, l’homme rétorque : « Viens, je vais te conduire moi-même à la demeure d’Evraud. »

Parvenus près de cette maison, six individus armés, la hache à la main, se précipitent sur Robert. 

A cet instant, touché par la grâce de Dieu, le mystérieux guide du religieux qui n’est autre qu’Evraud en personne, s’interpose entre Robert et ses acolytes en hurlant : « Misérables, c’est l’homme de Dieu , c’est Robert d’Arbrissel ! »

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 15:00
 
©CC0/wikimedia Portrait de la Bienheureuse Josefa Naval Girbés, auteur inconnu.
Bienheureuse Josefa Naval Girbès : Son corps incorrompu 53 ans après sa mort

 

Josefa Naval Girbès est l’une des rares femmes laïques d’Espagne à avoir été béatifiée (le 25 septembre 1988). Membre d’un tiers-ordre carmélitain, elle passe littéralement sa vie à prier et à aider les pauvres de son entourage, leur prodiguant des biens matériels mais surtout des conseils évangéliques. Son modèle, c’est Marie.

Elle rend son âme à Dieu le 24 février 1893, après avoir porté secours à des personnes victimes du choléra.

Son corps, vêtu de l’habit du tiers-ordre carmélitain, est placé dans un cercueil très rudimentaire, simplement drapé avec des rubans blancs ; il est ensuite porté dans une niche provisoire.

Le 20 octobre 1946, on procède à une exhumation officielle, avant de transférer la dépouille de son tombeau provisoire jusqu’à la basilique Saint-Jacques d’Algemesi (Espagne, province de Valencia), dans une châsse de verre et d’acier permettant aux fidèles de la vénérer.

Les témoins présents font un constat unanime : le corps ne laisse apparaître aucune trace de décomposition, 53 après son décès. La peau est souple et d’un teint remarquable. Josefa n’est pas morte, elle semble dormir.

La dépouille de la bienheureuse est transférée dans une châsse de verre et d’acier, où les fidèles peuvent la vénérer.

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 15:00
 
©Pexels de Pixabay
Sainte Giuseppina Vannini : Un ouvrier sauvé d'une chute de trois étages

 

Dans les années 80, Arno Celson Klauck, ouvrier du bâtiment à Sinop (Brésil, Mato Grosso), est un homme heureux. De condition modeste, c’est un croyant plein d’espérance et de charité. Il fait l’admiration des siens et de ses collègues.

Un matin, il arrive sur son lieu de travail le sourire aux lèvres : « Certes, la journée va être dure, mais la vie est si belle… »

Il doit placer des poutres en bois à l’intérieur d’une cage d’ascenseur d’un vieil immeuble. Ce n’est pas une tâche difficile pour lui. C’est un ouvrier expérimenté.

Mais soudain, c’est le drame. Il n’a pas pris le temps de respecter toutes les mesures de sécurité. Croyant poser son pied sur un endroit stable, sa jambe tombe dans le vide, perd l’équilibre, et chute… trois étages plus bas. Sa tête heurte la paroi à plusieurs reprises.

Avant que son corps tombe lourdement sur le sol, des témoins l’ont entendu crier : « Giuseppina, Giuseppina, aide-moi ! ».

Il est retrouvé indemne. Seuls quelques hématomes sans gravité témoignent de la chute.

Giuseppina Vannini, fondatrice des Filles de Saint-Camille, a été canonisée le 13 octobre 2019 par le pape François.

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22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Maridav
Bienheureuse Isabelle de France : elle guide les pas d'une jeune vierge

 

Peu après 1270, l’abbaye royale de Longchamp, située en Île-de-France (France, région parisienne), fondée par la bienheureuse Isabelle de France, sœur du roi saint Louis, va être le théâtre d’un événement mystérieux.

Une jeune fille vierge vit alors à « deux lieues » de ce monastère. Elle est terrorisée par des hommes qui la harcèlent et veulent attenter à sa virginité. Son seul réconfort, elle le trouve en Dieu dans une prière fervente.

Une nuit, alors qu’elle vient de trouver le sommeil à grand peine, la bienheureuse Isabelle lui apparaît, dans une lumière magnifique, et lui dit : « Lève-toi, cours à l’abbaye de Longchamp, je te guiderai. Là, tu seras délivrée »

La pauvre fille se lève, ne comprenant rien à cette vision extraordinaire. Une fois franchie le seuil de sa demeure, elle s’élance à corps perdu, droit devant elle.

Mais la nuit est épaisse. Elle perd bientôt le sens de l’orientation, ne sachant plus vers où se diriger. Elle se met à courir en tous sens. La panique la gagne.

Soudain, elle entend la voix qu’elle a déjà perçue quelques instants auparavant : « Par là ! » lui dit-elle.

Elle parvient à l’abbaye où les sœurs lui font bon accueil et lui offrent protection.

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/boonyachoat
Saint Georges d’Amastris : Les russes païens vaincus par le saint

 

Les funérailles de Georges, évêque d’Amastris (Turquie actuelle, Paphlagonie, mer Noire), donnent lieu à des cérémonies superbes auxquelles tous les habitants de la cité participent. Par sa solennité, la procession funéraire est exceptionnelle. Le troisième jour suivant la mort, on dépose le corps du défunt dans le cercueil.

Dorénavant Georges, enseveli dans sa tombe « comme il convient à un saint » (Ignace le Diacre), attend la Résurrection.

Peu après, les habitants d’Amastris sont pris de panique : une armée russe, encore païenne, menace d’envahir la région. Chacun implore le Seigneur et on demande à Georges de protéger les personnes et les biens.

Rien n’y fait. Les soldats pénètrent dans Amastris et se précipitent au tombeau de Georges pour le saccager.

Le saint apparaît face à eux. Levant les yeux et étendant ses bras, il prie le Christ de délivrer la ville de ses envahisseurs.

Aussitôt, les hommes se figent sur place, paralysés dans leurs mouvements ; certains tombent à terre et sentent leurs mains et leurs jambes ligotées par des liens invisibles. Pris de panique, tous s’enfuient.

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/d70photographie
Miracle de Blanot : c’est ici le précieux sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Le jour de Pâques 1331, après l’office de prime, vers 8 heures du matin, le père Hugues de Baulmes, vicaire à Blanot, au diocèse d’Autun (France, actuel département de la Côte-d’Or), achève de célébrer la messe. L’église de Saint-Andoche-et-Saint-Thyrse est bondée. C’est une fête non seulement religieuse mais aussi un moment où se réjouissent tous les habitants de la petite cité. 

Le prêtre a presque fini de distribuer la communion lorsque Jacqueline d’Effours, l’une des fidèles paroissiennes, s’approche de lui.

Pressée de recevoir le Corps du Seigneur, la femme laisse choir une parcelle de l’hostie consacrée sur la nappe tenue par deux « prud’hommes », servant justement à recueillir le Saint-Sacrement dans une pareille situation. 

Thomas Caillot, l’un des deux porteurs, s’aperçoit alors de quelque chose d’anormal. Il s’adresse au vicaire : « Père, père, tournez-vous d’ici, parce qu’il y a le Corps de Notre Seigneur qui est tombé de la bouche de cette femme sur la nappe.» 

Mais avant que le prêtre ait eu le temps de s’emparer du fragment d’hostie, celui-ci disparaît aux yeux des témoins, laissant place à une « goutte de sang », non pas imprimée sur le tissu de la nappe, mais « saillante », de sorte que, comme l’ont attesté sous serment Guyot Besson et Regnaudin de Baulnes, deux notables de la région présents dans l’église ce jour-là, « on aurait pu l’en séparer avec un couteau ou quelque autre léger instrument ».

Le vicaire s’empara de la nappe et courut en direction de la sacristie. Là, il essaya de laver le tissu à l’eau claire. Rien n’y fit : la tache sanguinolente resta identique.

« Mais, après qu’il l’eût ainsi lavée et bien frottée avec ses deux doigts [...] cinq fois, et encore davantage, tant plus il lavait la partie de la nappe où l’on voyait ce sang, tant plus cette partie devenait rouge et quelque peu plus large, tellement qu’il ne pût ôter la rougeur. L’eau que lui versait un de ses clercs [...] distillait toujours plus claire », précise le compte-rendu épiscopal.

A cet instant, un silence étouffant régnait dans la sacristie. Le prêtre emprunta le couteau d’une personne présente avec lequel il découpa la partie de la nappe tachée par le sang et plaça celle-ci dans un reliquaire en s’exclamant : « Bonnes gens, vous pouvez le croire, c’est ici le précieux sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, car j’ai eu beau le laver et le presser, il n’y a pas eu moyen de le séparer de cette nappe. »

Quelques heures après, le cardinal Pierre Bertrand, évêque d’Autun, apprit les faits. « Le dimanche après la quinzaine de Pâques », il dépêcha sur place son official, le père Jean Lavroisier, qui se rendit à Blanot entouré de l’archiprêtre de Lucenay (France, Rhône), d’un notaire royal, Etienne Angovrand, et de quelques laïcs. 

Ils interrogèrent plusieurs fois et séparément les témoins oculaires, dont Jacquette, qui a fourni un récit circonstancié de ce qu’elle venait de vivre. 

Tous ont déclaré que « clairement, expressément, oculairement, manifestement, ils ont vu cette partie de l’hostie se changer en une goutte de sang ».

L’official puis le cardinal Bertrand ont admis l’origine surnaturelle du prodige.

En 1332, le pape Jean XXII accorda des indulgences à tous ceux qui feraient dire des messes dans l’église de Blanot, ou offriraient des ornements, ainsi qu’à ceux accompagnant les processions eucharistiques.

La relique de la nappe maculée du précieux sang, placée dans un tube de cristal, fut le but d’un beau pèlerinage régional pendant quatre siècles.

Au XVIIIe siècle, Mgr Antoine de Malvin de Montazet, évêque d’Autun, examina la nappe ensanglantée et déclara qu’elle était de couleur rouge-sang et parfaitement conservée malgré l’humidité de l’église.

A l’occasion du cinquième centenaire du miracle, (1831), une fête solennelle a été organisée à Blanot autour du clergé diocésain.

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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/mrvsrc
Bienheureux Alvare de Zamora : Découverte miraculeuse d’un crucifix

 

La vie de Alvare de Zamora, considéré comme « l’apôtre de l’Andalousie » à la fin du XVIe siècle, est un roman.

Né près de Léon (Espagne, Léon), il entre chez les dominicains du couvent Saint-Pierre de Cordoue (Espagne, Andalousie). Avec l’appui du roi Jean II de Castille, dont il est le confesseur, il fonde non loin de là un nouveau monastère : la Scala Caeli (Échelle du ciel).

Un jour, il trouve un mendiant mourant dans une rue de Cordoue. Le pauvre homme n’a plus de force. Il grelotte. Alvare l’enveloppe dans son manteau et le porte dans ses bras jusqu’à son couvent, en priant Dieu de le soulager. Le malheureux est si maigre qu’il n’éprouve aucune peine à le prendre ainsi.

Parvenu au monastère, il le pose à terre, ouvre son manteau et… ne bouge plus, interdit par ce qu’il voit à cet instant : un crucifix de belle facture est caché dans les plis du vêtement, signifiant la présence de Jésus parmi ses humbles serviteurs.

Alvare en est certain : ce crucifix, que l’on vénère aujourd’hui encore à la Scala Caeli, n’existait pas quelques minutes auparavant !

Alvare a été béatifié le 22 septembre 1741 par le pape Benoît XIV.

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/rafalulicki
Bienheureux Johann Philipp Jeningen obtient la guérison d’un grand malade

 

Le jour de Noël 1984, un citoyen allemand âgé d’une cinquantaine d’années, résidant à Ellwangen (Allemagne, Bade-Wurtemberg), resté anonyme, ressent des douleurs inhabituelles à l’abdomen.

Cinq jours plus tard, son état se dégradant, il est hospitalisé. Le 1er janvier 1985, il reçoit les derniers sacrements.

À la mi-janvier, on le transporte en hélicoptère à Ulm (Allemagne, Bade-Wurtemberg).

Les médecins semblent impuissants. L’état du patient se passe de commentaire : colite aigüe enflammée, septicémie, polmonite avec insuffisance respiratoire, hémorragie digestive, hémophilie et ulcère gastroduodénal.

Sa famille est croyante. Avec ses amis, chacun de ses membres supplie le vénérable jésuite Johann Philipp Jeningen de lui venir en aide, malgré une issue qui apparaît inéluctable.

L’homme est plongé depuis près de trois semaines dans un coma profond lorsqu’il ouvre les yeux le 23 janvier 1985. C’est l’étonnement. Rien ne peut expliquer un tel réveil, à ce stade clinique.

Le 8 février suivant, il quitte l’hôpital et rentre chez lui, guéri.

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/arkira
Bienheureuse Edvige Carbori reçoit les plaies de la Passion

 

Le 16 novembre 1938, Edvige Carbori, 58 ans, laïque originaire de Sardaigne (Italie), gratifiée depuis l’enfance de dons extraordinaires, prie dans sa chambre dans un profond recueillement.

Elle tombe en extase. Jésus lui apparaît et lui dit : « Ma fille, veux-tu souffrir ? »

Elle répond sans attendre : « Oui. Pour l’amour de toi, je veux souffrir. »

En un instant, sa vision change : elle observe à présent le Christ en Croix. De ses blessures jaillissent des rayons de lumière qui atteignent la mystique, la blessant aux mains, aux pieds, à la tête et au côté.

« J’ai ressenti une douleur dans toutes les parties blessées et je suis restée sur le sol pendant plusieurs heures. Quand je me suis réveillée, j’ai vu que du sang coulait de mes blessures [...]. Depuis ce jour, j'ai commencé à méditer sur la Passion matin et soir », a précisé Edvige.

Elle est revenue sur l’instant où s’ouvrit en elle la plaie du cœur : « Tout à coup un ange est apparu et a blessé mon cœur. Je sens toujours cette blessure qui me brûle d'amour pour le Seigneur. »

Des témoins ont observé le fait suivant : au niveau du cœur, la peau d’Edvige était comme brûlée et boursouflée et une « chaleur intense » s’y faisait sentir. Elle portait des chemises de nuit avec des marques de brûlures à ce niveau du corps.

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Boonyachoat
Bienheureux Mariano Arciero : Son âme monte vers Dieu

 

Depuis 50 ans, les fidèles de la région de Salerne (Italie, Campanie) admirent le père Mariano Arciero, prédicateur et bienfaiteur infatigable, né en 1707 dans une modeste famille. Surnommé la « Bibliothèque de Dieu », tant son savoir est vaste, il est aimé de tous.

Mais le 16 février 1788, l’homme de Dieu est à bout de souffle. Il sait qu’il va mourir ce jour même, comme Jésus le lui a dit précédemment.

Alité, il prie d’une voix faible. Parmi les rares personnes qui l’entourent, une femme stigmatisée, Françoise des Cinq-Plaies (canonisée à son tour en 1867), l’observe sans le quitter des yeux.

Les yeux fermés, Mariano s’est tu. Chacun retient son souffle.

Soudain, Françoise a une vision. Au-dessus de la tête du mourant, elle voit « son âme » transportée jusqu’aux Cieux, entourée de « deux anges » portant « deux couronnes », celle du Christ et celle qu’il a surnommée toute sa vie « Jolie Maman » : la Vierge Marie.

Ils le bénissent et l’accueillent en un geste de grande douceur.

Mariano Arciero, modèle sacerdotal, a été béatifié le 24 juin 2012.

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 15:00
 
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Saint Claude de La Colombière : Le Miracle de la chambre 207

 

Dans les derniers jours de décembre 1989, le père John Hole, missionnaire jésuite en Chine, cinq ans prisonnier, victime de mauvais traitements, est admis à l’hôpital Santa Teresita (Etats-Unis, Duarte, Californie), dans un état préoccupant. Souffrant de graves problèmes coronariens, son cœur est épuisé.

Le premier jeudi de février 1990, une bronchoscopie décèle une fibrose pulmonaire : ses jours sont comptés. L’un des médecins déclare : « Je doute fort que le père soit encore en vie d’ici le week-end. »

Passionné par Claude de La Colombière, apôtre du Sacré-Coeur aux côtés de sainte Marguerite-Marie Alacoque, le jésuite Francis Parrish, supérieur du père Hole, demande à plusieurs groupes de prière du Sacré-Coeur de prier pour lui en demandant l’aide du bienheureux Claude.

Le lendemain, le père Hole est inconscient. Parrish le bénit avec une relique de Claude.

24 heures se sont écoulées. Le corps du missionnaire est cyanosé, froid et moite, constate sœur Maria Elia, soignante. On programme l’extrême-onction dans les heures suivantes.

Mais le dimanche matin, son état s’améliore subitement. Il sort du coma et communique avec son entourage.

Le mercredi suivant, il est confortablement assis sur le bord de son lit, lit le journal et dévore une pizza !

« Il était sous oxygène depuis un mois et était de plus en plus affaibli. Alors qu’en tant que médecin, je ne peux pas affirmer ou nier les miracles en tant que tels, je dois dire, et j’ai attesté, qu’il n’y a tout simplement aucune explication médicale au revirement soudain de son état », assure le cardiologue du miraculé.

Un rapport de 200 pages concernant cette guérison a été envoyé à Rome.

Le 31 mai 1992, Claude de La Colombière a été élevé sur les autels.

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 15:00
 
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Saint Jean-Baptiste de la Conception : Sainte Thérèse d’Avila prophétise à son sujet

 

D’immenses réformes religieuses voient le jour dans l’Espagne du XVIe siècle. Né dans une famille d’Almodovar del Campo (Espagne, Ciudad Real, Castille-La-Manche) le 10 juillet 1561, saint Jean-Baptiste de la Conception est un enfant aimant la solitude et l’étude.

Sainte Thérèse d’Avila séjourne au couvent des carmes déchaussées d’Almodovar du 8 au 11 juin 1576. Le père de Jean-Baptiste, responsable municipal, la reçoit au domicile familial.

Là, la sainte prophétise au sujet de Jean-Baptiste, encore adolescent : « Vous avez là un enfant qui deviendra un grand saint. Il sera le père et le directeur de beaucoup d’âmes et le réformateur d’une grande œuvre que l’on connaîtra en son temps. »

Au mois de septembre suivant, le jeune Jean-Baptiste fait une seconde rencontre décisive, celle de saint Jean de la Croix.

Fondateur des Trinitaires déchaussés, Jean-Baptiste a redonné un formidable élan à l’ordre éponyme fondé au XIIe siècle, en situation de relâchement à son époque.

Le pape Paul VI a canonisé Jean-Baptiste le 25 mars 1975.

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 15:00
 
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La Sainte Face apparaît dans une petite église du sud de la France

 

Le vendredi saint 1974, les fidèles de Castelnau-de-Guers (France, Hérault) se rendent à l’église paroissiale de Saint-Sulpice. Comme chaque année, dans ce village d’un millier d’âmes, on arrive en avance pour ne pas manquer le début de l’office. Les retardataires ont peur de ne pas trouver de place dans le petit édifice.

L’abbé François Caucanas, curé du lieu pendant un demi-siècle, a couvert le tabernacle du reposoir d’un voile blanc, devant la balustrade du choeur, sur le côté gauche de l’autel. La cérémonie, simple, mais belle et fervente, débute.

Quelques instants après, deux paroissiennes, puis une dizaine de personnes installées dans les premiers rangs se lèvent, tendent les bras vers le prêtre tandis qu’une autre femme s’agenouille. Un homme crie : « Là, là, monsieur le curé ! » en montrant du doigt quelque chose près du tabernacle.

S’interrogeant sur la cause de ce remue-ménage, le curé interrompt l’office. Comprenant qu’une chose inhabituelle est en train de se passer, il promène son regard sur les pièces du mobilier liturgique lorsque ses yeux s’arrêtent sur le voile blanc posé sur le tabernacle.

Là, il voit nettement à sa surface une « Sainte Face », le visage du Christ, les traits nets de son visage.

Il ne s’agit ni d’une hallucination (en ce cas, comment expliquer que plusieurs personnes, situées en des endroits différents observent la même chose en même temps ?), ni d’une illusion d’optique (car alors il serait probablement le seul à « voir »). L’objet perçu n’est pas un dessin sur une surface plane, ou un cliché photographique, mais quelque chose « en relief ».

Le visage, tuméfié, est celui du Christ souffrant sa Passion.

Le phénomène dure du début de l’office jusqu’à l’instant où le prêtre vient prendre le ciboire pour distribuer la communion : temps suffisamment long pour écarter toute hypothèse hallucinatoire.

De très nombreux paroissiens ont clairement observé la Sainte Face, plusieurs minutes durant, ceux assis dans les premières travées comme ceux installées au fond de l’église.

Le 17 avril 1974, Mgr Tourel, évêque de Montpellier, et son auxiliaire, Mgr Orchampt, futur évêque d’Angers, publient un communiqué dans lequel ils rappellent qu’à Dieu tout est possible mais qu’il convient de raison garder : « Si le Seigneur le veut, il peut se faire percevoir de manière spéciale. [...] Au long de l’histoire de l’Église, très souvent ce que l’on a eu tendance à qualifier d’apparitions a été, par la suite, expliqué tout autrement [...]. Notre foi est fondée sur la foi des apôtres. Les évêques, successeurs des apôtres, en ont la garde [...]. Gardons à l’égard des manifestations exceptionnelles une attitude de réserve et de grande prudence. »

De fait, aucune enquête canonique n’a été décidée. Mais, en même temps, aucune réserve ni condamnation canonique n’ont été promulguées au sujet des faits.

Le 15 décembre 1979, le père François Caucanas a déclaré : « Je suis celui qui, de tous, ai le moins vu l’apparition, puisque j’étais à l’autel et que je tournais le dos au reposoir. »

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