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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 15:00

 

 
© iStock/Getty Images Plus/GDArts Le Miracle des oiseaux.
Saint André : il ressuscite des oiseaux

 

Mort en 1302, le bienheureux André de Segni, éminent théologien, est un fils spirituel de saint François d’Assise dont il a rejoint l’ordre.

Sa vie entière est placée sous le regard de Dieu. Humble - bien que neveu du pape Alexandre IV, il refuse d’être nommé cardinal - et compatissant - son entourage connaît son amour pour chaque créature, André sert le Christ dans l’effacement.

Un jour, cloué au lit par un mal éprouvant, on lui apporte des petits oiseaux tués par un chasseur, afin de « réveiller » son estomac affadi. Mais devant le spectacle de ces créatures ensanglantées, le bienheureux se souvient du dialogue entre son maître saint François et les oiseaux d’Assise.

Envahi par une grande pitié envers ces êtres innocents, il traça sur eux un grand signe de croix en priant le Seigneur de leur redonner vie. Dès qu’il eût fini son oraison, les oiseaux se mirent à bouger, à s’agiter, puis battirent des ailes et s’envolèrent. 

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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/AIPortraiture Le Miracle de la multiplication des pains.
Saint Jean Bosco : la multiplication des pains !

 

En 1860, les jeunes salésiens du couvent de Turin (Italie, Piémont) ne sont pas à la fête. Le pain vient à manquer et le boulanger du quartier refuse toute livraison tant que sa créance de 10 000 lires restera due.

Plusieurs religieux alertent leur fondateur, saint Jean Bosco, qu’il n’y a plus rien à manger pour le déjeuner. Mais il est alors en train de confesser et cette information ne semble guère le perturber. Il se contente de dire : « Ramassez tous les morceaux de pain et les miettes que vous trouverez dans la maison. J’en ferai la distribution. »

A l’heure du déjeuner, le jeune Francis Dalmazzo prend place derrière Don Bosco. Là, il va être le témoin privilégié (mais non le seul) d’un prodige incroyable.

Chacun à leur tour, 300 étudiants commencent à défiler devant le saint pour obtenir un morceau de pain.

« Mon regard se posa sur le panier et je vis qu’il contenait 15 ou 20 pains, tout au plus », explique Francis. Sans rien y comprendre, il observe Don Bosco distribuer un « pagnotelle » (petit pain) à chacun, sans que la quantité de pain contenue à l’intérieur du panier ne diminue!

« Comment cela se peut-il ? » s’interroge le jeune : personne n’a apporté de pains supplémentaires et le panier n’a pas été changé !

A la vue de ce miracle, Francis décide de devenir un salésien. Plusieurs témoins ont attesté sous serment de l’authenticité des faits lors du procès de béatification en 1929.

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 15:00
© iStock/Getty Images Plus/Sidney de Almeida Eucharistie.
1751, à Paris, Voltaire est informé d’un miracle eucharistique !

 

L’avocat parisien Edmond-Jean Barbier, célèbre commentateur du règne de Louis XV, débute ainsi sa chronique du mois de juin 1725 : « Il y avait longtemps que Dieu n’avait pas fait de miracles. Nous en avons eu un à Paris, le dernier mai, à la procession de la grande Fête-Dieu… »

Anne La Fosse (née Charlier), 45 ans, est une femme de condition modeste habitant le faubourg Saint-Antoine à Paris (France). Elle est profondément catholique. Mais sa santé s’est dégradée au fil du temps. Elle est paralytique et victime d’hémorragies depuis plusieurs années.

Elle place ses espoirs en Dieu. A l’approche de la Fête-Dieu de 1725, bien qu’incapable de se déplacer elle-même, elle envisage de se faire porter par une tierce personne jusqu’au seuil de son immeuble afin de voir le Saint-Sacrement qui, selon elle, la guérira.

Son état est alors alarmant. Même son confesseur lui déconseille d’essayer de sortir. Pugnace, Anne réussit à convaincre ses voisins de la descendre de chez elle.

La procession approche. Un dais protège l’ostensoir porté par l’abbé Goy, curé de Sainte-Marguerite.

Anne le sait. Jésus va l’aider.

Lorsque le dais parvient à sa hauteur, Anne se jette par terre, se traîne sur le sol jusqu’au prêtre qui n’en revient pas. Les gens l’entendent crier : « Seigneur, tu peux me guérir si tu le veux. »

L’abbé Goy ne sait pas quoi dire à cette femme sortie tout droit de l’Evangile. Il tourne la tête vers les fidèles aux alentours, comme pour leur demander de l’aider, de la relever. 

Mais d’assistance, Anne n’en a plus besoin. Après avoir senti un tremblement terrible dans son corps, elle se lève subitement, comme si elle n’avait jamais souffert. A la vue de tous, elle suit la procession jusqu’à l’église paroissiale de Sainte-Marguerite.

Bientôt informé, le cardinal-archevêque de Paris, Louis-Antoine de Noailles, diligente une enquête. Une centaine de témoins sont entendus. Chaque détail du prodige est scruté avec attention. Cinq médecins auscultent la miraculée, sans rien expliquer.

Le 10 juin 1725, le cardinal de Noailles publie un mandement reconnaissant le prodige. Un Te Deum est chanté dans l’église Sainte-Marguerite, et une procession célèbre le miracle, de cette paroisse jusqu’à Notre-Dame : première procession dite de « Madame de La Fosse » qui sera renouvelée chaque année jusqu’à la Révolution. Anne y prit part jusqu’en 1751.

Un homme pour le moins inattendu reçut le mandement des mains de son auteur, le père Couet, grand vicaire de l’archevêque de Paris : Voltaire. L’auteur du Dictionnaire philosophique a rencontré Anne La Fosse, certainement deux ou trois fois.

Dans Paris, une rumeur court en ce début de XVIIIe siècle : Voltaire l’incrédule s’est converti…

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés/Antonio Quattrone Antonio Rossellino, Bienheureuse Villana de Botti.
Bienheureuse Villana de Botti : son corps reste incorrompu 37 jours après sa mort

 

Le 29 janvier 1360, Villana de Botti, la trentaine, née à Florence (Italie, Toscane), épouse devenue membre d’un tiers-ordre dominicain (les Sœurs de la Pénitence), gratifiée de grâces extraordinaires comme les stigmates, agonise. Elle a 30 ans.

Allongée sur son lit de souffrance, elle demande à ses sœurs de lui lire une dernière fois le récit de la Passion. Elle rend son âme à Dieu lorsqu’elle entend les mots : « Inclinant la tête, il remit l’Esprit. » (Jn 19, 30)

Une foule se presse dès le lendemain pour voir et, si possible, toucher le corps de la bienheureuse. On s'agenouille, on prie, on tente d’arracher un bout de ses vêtements…

Mais rien ne se passe comme prévu. Au bout d’une journée, le corps de Villana ne présente aucun signe de corruption cadavérique.

Trois jours passent. Sa dépouille demeure rigoureusement identique. On se souvient qu’aucun traitement de conservation des tissus ou de momification n’a été appliqué.

Au terme de la première semaine, le bruit de son incorruption se répand à travers la région. Appelés à la rescousse, des médecins constatent la réalité du phénomène.

Le corps reste dans cet état pendant 37 jours : frais, souple, vivant.

Villana est béatifiée le 27 mars 1824.

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Le Triomphe de saint Thomas d’Aquin par Francisco Zurbarán, 1631, musée provincial des Beaux-Arts, Séville.
Saint Thomas d’Aquin : le Christ en croix lui apparaît

 

En 1273, Thomas d’Aquin n’a plus que quelques mois à vivre. Proche de la cinquantaine, il est l’un des plus grands intellectuels de son époque. Son œuvre est célèbre d’un bout à l’autre de l’Europe.

Le chapitre provincial des Dominicains de Florence (Italie, Toscane) l’a chargé d’organiser une école de théologie. Le pape Grégoire X l’invite au concile de Lyon (France) qu’il est sur le point de convoquer.

Si son zèle pour Dieu et l’Église demeure intact, Thomas sent la fatigue l’envahir peu à peu.

Le 6 décembre 1273, jour de la fête de saint Nicolas, tandis qu’il célèbre la messe dans la chapelle dédiée à ce saint au couvent dominicain de Naples (Italie), le « Docteur angélique » tombe en extase. Après quelques instants, il revient à lui, achève la cérémonie puis retourne à la sacristie où il rencontre son secrétaire, le frère Réginald de Piperno.

Le saint lui fait part de ce qu’il vient de vivre : une expérience unique. Le Christ en croix s’est montré à lui, entouré d’une lumière indescriptible, avec son humanité souffrante.

Puis il annonce à Réginald, interloqué, qu’il n’écrira plus ! « Je ne peux plus. Tout ce que j’ai écrit me semble comme un fétu de paille, en comparaison de ce que j’ai vu. »

Thomas rend son âme à Dieu quelques mois plus tard. Il est devenu Docteur de l’Église en 1567.

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-SA 3.0/Benoit Lhoest Sainte Angèle Mérici, XVIIe siècle.
Sainte Angèle Merici : elle sauve un homme de la mort

 

En 1768, Biago Beschi, ouvrier de son état, est un jeune homme de forte corpulence, à la stature imposante. Il est chargé de la décoration intérieure de l’église des Ursulines de Desenzano (Italie, Lombardie), près de Brescia, où sainte Angèle Mérici, fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule, est morte 228 ans plus tôt. La paroisse organise une solennité en l’honneur de la bienheureuse fondatrice.

Plein d’élan, Biago se saisit d’une longue échelle qu’il dispose sur l’une des parois de la nef puis grimpe allégrement.

Parvenu presque au sommet, c’est le drame : un barreau se rompt. L’homme est déséquilibré. Il fait une chute d’une vingtaine de mètres. C’est la fin. L’arrière de sa tête a violemment heurté un banc en contrebas.

Au moment de la chute, une Ursuline présente sur les lieux crie de toutes ses forces : « Sainte Angèle ! » Elle détourne son regard, pensant à l’horrible spectacle du corps sans vie, jonchant le sol.

Elle rouvre les yeux et se met à hurler, comme hors de contrôle. Ce qu’elle voit alors dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer : Biago s’est relevé, indemne !

Quelques jours plus tard, des examens médicaux certifient que l’homme est bien vivant et qu’il ne porte ni contusion ni fracture.

Angèle est canonisée en 1807 par Pie VII.

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés Saint José Gabriel Brochero.
Saint José Gabriel Brochero : il guérit miraculeusement un enfant gravement accidenté

 

José Gabriel Brochero (+ 1914), surnommé le « curé Brochero », est le premier saint argentin. Mort lépreux et aveugle, il a passé sa vie à soulager les malades, parcourant des centaines de kilomètres sur sa mule « Mauvaise-Tête », vêtu d’un poncho coloré.

En 2000, le petit Nicolas Flores, âgé de 11 mois à peine, est victime d’un terrible accident de voiture. Dans le crash, son grand-père maternel trouve la mort ; sa mère, Sandra Violino, et sa grand-mère sont dans un état critique.

Parvenus sur les lieux, les pompiers constatent la mort de Nicolas puis s’aperçoivent qu’il respire encore, très faiblement. Son crâne a violemment heurté le sol.

Transporté à l’hôpital, son état s’aggrave encore : son cœur s’arrête de battre par trois fois. Il est réanimé à chaque fois. Dans quelques heures, l’enfant mourra, affirment les praticiens.

Parents et amis connaissent le « curé Brochero », considéré comme un des leurs. On décide de s’en remettre à Dieu et à lui. La nuit suivante, fidèles et religieux du diocèse implorent José Gabriel pendant de longues heures.

Au matin, les médecins tombent des nues : l’enfant a un teint coloré, il respire normalement, il est éveillé, il sourit… Tous les paramètres médicaux sont positifs. Dieu est intervenu en sa faveur à l’intercession du « curé Brochero » que l’Église a béatifié en 2014.

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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia La Conversion de saint Paul par Pieter Brueghel l’Ancien, 1567, huile sur panneau de bois, Kunsthistorisches Museum, Vienne.
Saint Paul : sur le chemin de Damas

 

Vers l’an 35, Saul de Tarse, Juif, citoyen romain de langue grecque, persécute les premiers chrétiens en participant au martyre de saint Étienne. Il passe ensuite un accord avec les chefs du Sanhédrin(1) : il fera prisonnier les Juifs de Damas (Syrie) convertis au christianisme et les ramènera pieds et poings liés à Jérusalem.

Parvenu près de Damas, tandis qu’il chevauche en compagnie de ses compagnons dans la chaleur de midi, il est subitement enveloppé par une nuée lumineuse qui l’environne de son éclat. Il chute à terre. Puis il entend une voix mystérieuse : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

— Qui es-tu, Seigneur ?

— Je suis Jésus, c’est moi que tu persécutes. »

Les compagnons de voyage de Paul entendent la voix mais ne voient personne.

Saul se relève alors, mais il est devenu aveugle.

Trois jours plus tard, Ananias, prévenu par Jésus dans une vision, le guérit de sa cécité en lui imposant les mains.

Trois jours… comme une Résurrection. Saul jette un regard transfiguré sur le monde. Il est devenu saint Paul, l’apôtre des nations.

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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Vitrail de saint François de Sales, église de Saint-Martin de Florac.
Saint François de Sales : une lumière entoure son visage lorsqu’il voit Marie et deux apôtres

 

Le 8 décembre 1602, François de Sales devient évêque de Genève (Suisse) entre les mains de Mgr Vespasien Garibaldi, archevêque émérite de Vienne. La cérémonie est belle et priante, le faste liturgique, remarquable.

Sainte Jeanne de Chantal, future cofondatrice de l’ordre de la Visitation avec François, est présente. Personne ne semble avoir remarqué un fait surprenant, survenu en pleine cérémonie. Jeanne de Chantal a, quant à elle, nettement vu une lumière d’une beauté inconnue, entourer le visage du saint.

Elle lui en fit part. François lui expliqua qu’il avait reçu la visite ce jour-là d’êtres célestes. Voici qu’elle note : « Il lui sembla naïvement que la très adorable Trinité imprimait intérieurement dans son âme ce que les évêques faisaient extérieurement sur sa personne ; de même il lui semblait voir la très sainte Mère de Notre Seigneur qui le mettait sous sa protection, et les apôtres saint Pierre et saint Paul qui le protégeaient. »

En 1877, François de Sales, canonisé en 1665, est élevé au rang de Docteur de l’Église par le pape Pie IX.

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/Zolnierek Ostensoir.
Un miracle eucharistique le jour de la Fête-Dieu 1668

 

À la fin du printemps 1668, les fidèles catholiques du village des Ulmes-Saint-Florent (aujourd’hui Muy-Saint-Florent, France, Maine-et-Loire, diocèse d’Angers), près de Saumur, ne pavoisent pas : après avoir renforcé leurs présence régionale depuis la promulgation de l’Édit de Nantes en 1598, les protestants tiennent un synode à Saumur. De surcroît, leur curé, le père Nicolas Nézan, vit en concubinage avec l’une de ses paroissiennes et emploie son propre frère comme vicaire.

Le samedi 2 juin 1668 (octave du Saint-Sacrement), vers 19 heures, 200 fidèles rejoignent l’église paroissiale pour la bénédiction du Saint-Sacrement. Un bel ostensoir, posé sur l’autel, contient une grande hostie consacrée. Le curé et son vicaire sont agenouillés devant l’autel, l’un à côté de l’autre.

On chante l’hymne Pange lingua, quand, à la strophe Verbum caro, un phénomène incroyable méduse l’assistance : à la place de l’hostie apparaît à l’intérieur de l’ostensoir « la forme d’un homme » aux « cheveux bruns clair tombant sur les épaules, le visage éclatant, les mains croisées l’une sur l’autre, la droite sur la gauche, le corps revêtu d’une robe blanche en forme d’aube ».

Le miracle a duré au moins un quart d’heure, selon la lettre pastorale de Mgr Henry Arnauld, évêque d’Angers.

Le père Nézan crut d’abord être le jouet d’une illusion d’optique. Il demanda à son confrère ce qu’il voyait dans l’ostensoir. Ce dernier lui répondit qu’il percevait la figure d’un homme jeune et barbu, aux cheveux longs.

À cet instant, le curé prend l’ostensoir et le montre aux fidèles, en leur disant : « S’il y a quelque incrédule parmi vous, qui doute de la présence réelle de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement, qu’il approche : voilà Notre-Seigneur qui s’y fait voir manifestement ! »

Et d’ajouter : « Mes enfants, demandons pardon de nos péchés, voilà Notre-Seigneur qui paraît. » Les deux prêtres et bien des paroissiens versent alors d’abondantes larmes.

Un témoin, Pierre Rou, explique : « La figure remplissait la rondeur de l’hostie. »

Le père Nézan fit porter un mot à l’évêque d’Angers pour le tenir au courant. Celui-ci envoya sur place le curé de Saumur, l’abbé Nicolas Charpy, de l’Oratoire, qui fit un compte-rendu positif des événements.

Le 20 juin suivant, l’évêque, accompagné de son promoteur René Bréchu, vient au village où il célèbre la messe, examine l’hostie miraculeuse puis interroge 12 témoins qui, le 2 juin précédent, se trouvaient près de l’ostensoir.

Cinq jours plus tard, le prélat publie une lettre pastorale reconnaissant les faits. Il ordonne que l’hostie soit conservée dans l’église paroissiale, « dans une fenêtre bien sûre et dûment ornée qui sera faite à cet effet près du grand autel du côté de l’Évangile ». Une cérémonie d’anniversaire sera organisée chaque année.

Au cours de son épiscopat, Mgr Arnauld se rend par trois fois aux Ulmes. Son successeur, Mgr Michel Poncet de La Rivière s’y recueille le 20 juin 1712.

En 1710, une seconde enquête est diligentée. Ses résultats confirment en tous points les témoignages de 1688.

Malgré certaines critiques formulées contre Mgr Arnauld et la reconnaissance du miracle, des milliers de personnes vénèrent l’hostie miraculeuse jusqu’à la Révolution. Puis elle est dérobée par un prêtre défroqué. On a retrouvé l’ostensoir au Puy-Notre-Dame (France, Maine-et-Loire) en 1833. Sur ordre de l’évêque d’Angers, l’hostie est alors consommée par le curé du village.

En 1901, le Congrès eucharistique international se tient dans la paroisse des Ulmes.

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 15:00
 
© droits réservés/FMA Chile Laura Vicuña.
Bienheureuse Laura Vicuna : la guérison extraordinaire d’une religieuse chilienne est obtenue par son intercession

 

Le 22 mai 1958, sœur Ofelia del Carmen Lobos Arellano, 26 ans, religieuse chilienne de Marie Immaculée, est au plus mal. Son entourage pense qu’elle va mourir. Son pronostic vital est engagé.

Elle souffre d’une péribronchite chronique fibreuse. Elle a été opérée à deux reprises en 1955, non pour guérir mais pour diminuer ses douleurs. Son cas est jugé incurable. Depuis plusieurs années, elle est incapable de mener une vie normale tant sa fatigue est intense et continuelle. Placée sous oxygène, elle vit en position assise. Sa déglutition est atteinte. « J’attendais la mort », déclare-t-elle en août 1986.

A nouveau hospitalisée, on songe à la renvoyer dans son couvent pour qu’elle y meurt en paix.

Un soir, elle se met à prier sa compatriote Laura Vicuna, élève des Filles de Marie Auxiliatrice, morte à l’âge de 12 ans en 1904, déclarée vénérable de Dieu. Si le Seigneur lui en donne la force, Ofelia fera une neuvaine…

Vers 22 heures, tandis qu’elle prie, elle sent ses poumons « se dénouer ». Son corps est devenu indolore. Elle se sent si légère qu’elle a envie de se lever et de manger. Elle trouve le sommeil sans médicaments.

Le lendemain matin, sans rien y comprendre, elle se réveille en position allongée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années. Elle se sent parfaitement bien.

Le personnel soignant la retrouve dans cet état. Personne n’ose y croire. Pour leur montrer qu’elle a recouvré la santé, Ofelia arrache son ballon d’oxygène (6 m3 de contenance) qu’elle traîne à travers sa chambre devant les infirmières effarées ! En huit jours, elle récupère son poids normal.

Jusqu’à lors incroyant, le docteur Gondar, témoin oculaire, note : guérison « inexplicable du point de vue scientifique ».

Laura Vicuna a été béatifiée le 3 septembre 1988.

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Marie-Christine de Savoie, XIXe siècle.
Bienheureuse Marie-Christine de Savoie : une domestique est guérie par son intercession

 

En 1867, Maria Vallarino, domestique à Gênes (Italie, Ligurie), constate la présence d’une boule de chair, « grosse comme une noix », sur son sein droit. Le docteur Luigi Garibaldi diagnostique une tumeur dont la taille s'accroît dans les semaines suivantes.

Maria consulte le docteur Oldoino Marengo dont le diagnostic est très sombre : « écoulement mammaire au second degré avec résistances tuberculeuses », autrement dit : tumeur incurable bientôt volumineuse comme un « oeuf de poule ».

Maria place sa confiance en Dieu. Elle refuse toute intervention chirurgicale. Elle fait alors la rencontre de Virginia Lombardo de Rivarolo Ligure, infirmière aimant la vénérable princesse Marie-Christine de Savoie.

Virginia lui donne une petite relique de Marie-Christine qu’elle lui dit de poser sur la tumeur, en priant : « Jésus, ô bon Jésus, glorifiez votre servante », les mots que Marie-Christine de Savoie, morte à 23 ans, répétait au Seigneur. 

Cinq jours plus tard, la tumeur cancéreuse a quasiment disparu. Maria se sent parfaitement bien. Le docteur Marengo constate sa guérison complète sans pouvoir avancer la moindre explication naturelle.

Entre 1870 et 1887, six experts examinent Maria. Tous tombent d’accord : il ne reste rien de la tumeur mortelle.

À l’automne 2013, la congrégation pour les causes des saints, dans son décret de reconnaissance du miracle, indique : « guérison très rapide, complète, durable et inexplicable » d’une pathologie engageant le pronostic vital.

Le pape François a béatifié Marie-Christine de Savoie le 25 janvier 2014.

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 15:00
 
© Diocèse de Messine Chœur de l’église Sainte-Eustochia où est conservée la sainte relique.
Sainte Eustochia : son corps est incorrompu depuis un demi-millénaire

 

Il existe des dizaines de corps incorrompus de saintes et de saints, parfois des décennies après leur mort. Celui de sainte Eustochia Calafato bat tous les records.

Née en 1434 à Messine (Italie, Sicile), fiancée malgré elle à l’âge de 11 ans, veuve, Smeralda entre au couvent des Clarisses de sa ville natale, malgré l’avis de son père ; qui meurt peu après, et celui de ses frères menaçant d’incendier les bâtiments ! Elle devient sœur Eustochia pour l’éternité

En 1464, elle quitte le lieu pour fonder une nouvelle communauté plus respectueuse de la règle de sainte Claire.

Elle rend son âme à Dieu le 20 janvier 1485. Rapidement, des guérisons sont alléguées sur son tombeau.

Quelques heures plus tard, la mort ne semble avoir aucune prise sur elle : peau souple, teint frais, yeux semblables à ceux d’un vivant, élasticité des tissus, etc. En 1487 et 1491, les deux premières exhumations canoniques aboutissent aux mêmes constatations.

Le prodige perdure. Les autorités ecclésiastiques y discernent un signe de Dieu et décident d’exposer le corps à la vénération des fidèles chaque 22 août. Il l’est aujourd’hui deux fois par semaine.

Conservé à la verticale derrière une plaque de verre, le corps, incorrompu depuis cinq siècles, a survécu au tremblement de terre de 1908. Une analyse datant de 1991 a révélé un raidissement des tissus et un noircissement relatif de la peau.

Un détail frappe : depuis le 20 janvier 1485, la main droite d’Eustochia, avec ses deux doigts tendus, semble bénir les fidèles au-delà de la tombe.

En 1782, le pape Pie VI a confirmé le culte et saint Jean-Paul II l’a élevée sur les autels le 11 juin 1988.

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/BnF « Île de Corfou » issu d’Illustrations de Opusculum sanctorum peregrinationum ad spulcrum Christi venerandum de Bernhard de Breydenbach, 1486, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Saint Arsène de Corfou : il fait jaillir une source

 

D’origine palestinienne, devenu moine à l’âge de 12 ans, Arsène devient au Xe siècle le premier évêque orthodoxe de l’île de Corfou (Grèce, mer Ionienne). Les fidèles l’aiment pour sa charité, son zèle pastoral et sa science des Ecritures.

Mais la région est alors en proie à des exactions commises par des bandes de pillards venues par la mer.

L’une d’elles, venue de Bulgarie, débarque un jour sur l’île, incendiant et pillant les maisons, détroussant les habitants, ne respectant pas même les lieux de culte.

Arsène décide d’aller au devant d’eux et de leur parler, dans un esprit de paix.

La rencontre tourne mal et l’évêque est fait prisonnier. On le ligote et on l’emmène sur l’embarcation des pillards.

Apprenant que leur pasteur est en danger, les fidèles partent à sa recherche. Un affrontement naval a lieu entre eux et les Bulgares. Plusieurs hommes sont tués mais Arsène est libéré.

En attendant de pouvoir regagner Corfou, le prélat trouve refuge sur un minuscule îlot en compagnie d’habitants de Corfou.

L’endroit est isolé. La chaleur est accablante et l’absence d’eau se fait cruellement sentir.

Le saint veut secourir ses frères. Il a repéré un rocher. Il s’en approche discrètement, étend ses mains puis prie le Seigneur de lui venir en aide.

A peine a-t-il prononcé ses mots, qu’un bruit inattendu parvient aux oreilles des hommes : un mince filet d’eau ruisselle derrière le rocher. Tous sont sauvés.

Arsène est rappelé par Dieu en 953, après 20 ans d’épiscopat.

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-NC-ND 2.0/José Luis Briz Détail de l’église Sainte-Prisca au Mexique, 1757-1758.
Sainte Prisca : un lion se jette à ses pieds

 

En 270, sainte Prisca (ou Prisque), dite la Romaine, âgée de 13 ans, mène une vie confortable dans la Ville éternelle. Sa naissance et sa condition sociale font d’elle une citoyenne sans histoire… à un détail près : la jeune aristocrate est une chrétienne fervente.

L’empereur Claude II le Gothique pourchasse les fidèles du Christ. Un jour, il apprend que Prisca est l’une d’entre elles. Il veut la voir sacrifier à Apollon. Elle refuse.  

Emprisonnée sans jugement, la sainte est ensuite flagellée et à moitié ébouillantée. On décide de la faire dévorer par un lion.

Ce jour-là, le fauve s’approche de Prisca en rugissant, prêt à la tailler en morceaux. Mais contrairement à toutes les lois naturelles, parvenu à deux mètres de sa proie, il ralentit sa course, s’immobilise quelques secondes, et, mystérieusement, se couche par terre, dans une position de soumission.

Les Romains, furieux, finissent par décapiter Prisca sur la Via Ostiensis. Son corps est inhumé dans les catacombes de Priscille, sur la Via Salaria.Dès le siècle suivant, une église est bâtie en son honneur sur l’Aventin.

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Saint Georges de Joannina par Avral Dichov, 1890.
Saint Georges de Joannina : une lumière mystérieuse entoure son corps intact

 

Georges Touna vient au monde en 1810 au village de Tsourchli (Albanie, province de Grévéna), dans une famille chrétienne. Tôt orphelin, l’enfant n’est pas scolarisé mais se voit contraint d’entrer au service d’un officier turc comme palefrenier.

Marié à Hélène, d’origine grecque, il élève leur enfant Jean dans la foi au Christ.

Après avoir changé de maître, le ménage s’installe à Joannina (Grèce), dans une région occupée par les Ottomans.

Le vizir mène une politique répressive contre les chrétiens. Un jour, Georges se voit reprocher de renier l’Islam en ayant fait baptiser son fils.

Il est traîné manu militari devant un tribunal religieux, emprisonné, torturé et menacé de mort. A trois reprises, on le reconduit dans sa cellule.

Devant son refus d'abjurer sa foi, il est condamné à la peine capitale. Le 17 janvier 1838, à six heures du matin, il est pendu à un platane, au bas de la citadelle de la ville. Pour montrer l’exemple, son corps va rester attaché trois jours durant au gibet.

Au terme de cette durée, des soldats s’approchent de l’arbre pour le détacher. Mais ce qu’ils voient les laisse sans voix : la dépouille de Georges est intacte, ses membres sont souples et les traits de son visage, apaisés. Il semble dormir. Surtout, une belle lumière dont personne n’est capable d’expliquer la provenance, enveloppe le martyr, telle une auréole.

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 15:00
© iStock/Getty Images Plus/rparys Église Saint-Antoine de Sokolka en Pologne, lieu du miracle eucharistique.
2008, en Pologne, une hostie consacrée saigne

 

Depuis des siècles, le bourg tranquille de Sokolka (Pologne, Podlachie, diocèse de Bialystok), célèbre le Seigneur avec allégresse. Ici, à deux pas de la frontière biélorusse, dans cette partie de l’Europe où la catholique Pologne a été si combattue et envahie, la foi n’est pas un vain mot, mais une réalité partagée par tous.

Le 12 octobre 2008, vers 8 h 30 du matin, le père Stanislaw Gniedziejko achève la célébration de la messe matinale dans l’église Saint-Antoine de Padoue. Environ deux cents fidèles sont réunis dans l’église paroissiale qui ne peut en contenir beaucoup plus.

Tandis qu’il distribue la communion, le prêtre laisse tomber par terre une hostie consacrée. Selon la tradition de l’Église, une fois la cérémonie terminée, il ramasse cette hostie qu’il met dans un récipient d’eau et demande à la sacristine, sœur Julie Dubowska, d’enfermer le récipient dans le coffre-fort de la sacristie.

La semaine suivante, curieuse de savoir si cette hostie est dégradée ou non, la religieuse ouvre le coffre-fort. Elle est aussitôt intriguée par un phénomène inhabituel : une forte odeur de pain azyme vient d’envahir la pièce.

Puis, d’une main tremblante, elle retire le récipient. Ce qu’elle découvre la laisse sans voix : l’hostie, non dissoute, présente en son centre une tâche d’un « rouge intense », comme si un caillot de sang était venu se superposer à elle. De plus, l’eau dans laquelle elle baigne depuis une semaine est restée translucide. 

Alerté, le père Stanislaw prévient à son tour Mgr Edward Ozorowski, archevêque métropolitain de Bialystok. Le prélat, accompagné de plusieurs prêtres dont le chancelier de la curie, se rend sur place. Tous constatent le prodige. Tous prient avec ferveur.

Prudent, Mgr Ozorowski ordonne de protéger l’hostie miraculeuse en la mettant à l’abri des regards extérieurs, en attendant de voir la tournure que prendrait le phénomène.

Le 29 octobre 2008, le récipient est transporté dans la chapelle de la Divine-Miséricorde de la maison paroissiale de Sokolka. Le lendemain, l’hostie est retirée de l’eau, déposée sur un corporal puis enfermée dans le tabernacle à double tour. A cette date, la tâche rougeâtre a beaucoup grossi et la ressemblance avec un caillot sanguin est devenue flagrante.

En janvier 2009, l’évêque diocésain demande des examens scientifiques puis, le 30 mars suivant, sollicite l’aide de deux experts, le docteur Stanislaw Sulkowski et Maria Sobaniec-Lotowska, tous deux professeurs de médecine à la faculté de Bialystok.

Les deux médecins travaillent de façon indépendante, en ignorant tous deux l’origine des échantillons qui leur sont envoyés.

Leur conclusion est identique. Elle dépasse la raison : le fragment d’hostie est en tous points identique à un tissu du myocarde d’un homme vivant mais en grand danger ou à l’agonie. Aucune substance pouvant servir à une conservation artificielle de tissus humains n’a été détectée.

Plus troublant : d’autres analyses ont montré une parfaite ressemblance entre le sang prélevé à Sokolka, Lanciano, et sur le Linceul de Turin.

« L’événement de Sokolka n’est pas contraire à la foi de l’Église, mais la confirme », a déclaré Mgr Ozorowski.

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/wikimedia Le Baptême de Clovis par le Maître de Saint-Gilles, vers 1500, National Gallery of Art, Washington.
Saint Rémi  approvisionne un cellier

 

Au début du VIe siècle, Rémi, évêque de Reims, « apôtre des Francs », après avoir baptisé Clovis, visite son diocèse avec un zèle pastoral extraordinaire.

L’une de ses cousines, Celse, vierge consacrée, l’invite chez elle, à Cernay (aujourd’hui Cernay-lès-Reims, France, Marne), pour partager un repas.

Peu avant de se mettre à table, l’intendant de Celse est affolé : il n’y a plus une goutte de vin dans le tonneau conservé au cellier. Saint Rémi le prie de lui montrer les lieux.

Parvenu en ce lieu, l’évêque l’interroge : « Reste-t-il un peu de vin au fond, même en très faible quantité ? »

« Non », répond l’homme dépité. 

Rémi lui ordonne de fermer la porte et de ne plus bouger. 

Il trace alors un signe de croix au-dessus du récipient vide puis se prosterne contre le mur. Soudain, l’intendant est désemparé : un bruit de liquide s’écoulant d’on ne sait où emplit la pièce !

On soulève le couvercle du tonneau. L’intendant manque de s’évanouir : le niveau du liquide rougeâtre augmente de seconde en seconde, comme si le vin coulait à profusion d’un robinet invisible.

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC0/BnF Saint Félix de Nole, issu de la Galerie de Saints et Saintes, De la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Épinal, 1837.
Saint Félix guérit et convertit ses adversaires

 

D’origine syrienne, Félix est né à Naples (Italie) au début du IIIe siècle. Ordonné prêtre, il mène une vie évangélique exemplaire.

Sa foi et ses qualités humaines ne lui valent pas que des approbations. Sous l’empereur Valérien, persécuteur des chrétiens, il est menacé de mort au cas où il refuserait d’apostasier.

Un jour, tandis qu’il travaille dans son petit potager de « trois mesures de terre », grâce auquel il se nourrit et dont il distribue fruits et légumes aux pauvres, des soldats viennent chez lui et, avec brutalité, lui disent qu’il est en état d’arrestation.

Mais au moment de le capturer, ils sont frappés par un mal mystérieux : leurs mains deviennent paralysées et douloureuses, les empêchant de saisir le moindre objet. Ils hurlent et gesticulent, suppliant qu’on vienne à leur secours. 

Félix leur dit d’un ton calme : « Dites que Jésus-Christ est Dieu, et la douleur cessera aussitôt. »

N’y tenant plus, un premier soldat confesse la divinité de Jésus. A la seconde, ses douleurs cessent et ses mains retrouvent leurs capacités. A la vue de ce prodige, ses acolytes s’agenouillent et, les yeux tournés vers le ciel, répètent les mêmes mots. Dans la foulée, tous demandent le baptême.

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 15:00
 
© CC BY-SA 3.0/Johan Bakker Intérieur de la collégiale de Huy, Belique.
Saint Jean l’évangéliste apparaît à sainte Yvette

 

En 1169, Yvette (ou Juette), native de Huy (Belgique, région de Liège), est mariée de force à l’âge de treize ans. Trois enfants naissent dans ce foyer désuni. Mais en 1174, son époux meurt. La jeune veuve décide de consacrer sa vie aux pauvres dans lesquels elle voit le Christ. Elle passe plusieurs années à soigner les lépreux.

En 1194, l’abbé cistercien d’Orval (Belgique, province de Luxembourg), l’autorise à se retirer dans une cellule jouxtant sa léproserie.

Un jour, tandis qu’elle vaque à ses tâches quotidiennes, Yvette se sent élevée jusqu’aux portes du paradis en des « jouissances indicibles », transportée hors de son corps.

Parvenue dans un endroit d’une beauté sans égal, baigné d’une lumière indescriptible, elle voit un homme venir à elle. Il porte une tunique.

Soudain, la scène change : vêtu d’habits sacerdotaux, le personnage qu’elle ne connaît pas, célèbre une messe. Avant de rompre l’hostie, il se tourne vers elle et l’invite à le rejoindre. L’invraisemblable se produit. Sans pouvoir en rendre compte, Yvette, femme illettrée, reconnaît dans les traits de l’inconnu l’évangéliste saint Jean puis, comme une fulgurance, sait désormais que Jésus est présent. Cette vision « intellectuelle » a balayé en elle tout doute et questionnement sur la présence réelle.

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