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15 juillet 2023 6 15 /07 /juillet /2023 14:00
CC BY-SA 3.0 / Aristoi / L'externat Saint-Joseph-de-Cluny à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.
La vision fondatrice de la bienheureuse Anne-Marie Javouhey (1779-1851)

Adolescente, Anne-Marie Javouhey cherche Dieu en fréquentant plusieurs couvents. Consacrée à Dieu en pleine tourmente révolutionnaire, lors d’une messe clandestine, elle fait une halte chez les Sœurs de la Charité de Besançon (France, Doubs).

Un soir, elle a une vision : des hommes de couleur se tiennent autour d’elle et lui tendent des mains implorantes. Or, elle n’a jamais vu aucun noir de son existence ! Une voix retentit à ses oreilles : « Ce sont les enfants que Dieu te donne. Je suis sainte Thérèse et je serai la protectrice de ton ordre.» La vocation missionnaire d’Anne-Marie Javouhey est née.

En 1804, l’évêque d’Autun l’encourage à rédiger les règles d’une nouvelle communauté qui va vite regrouper autour d’elle quelques jeunes filles et ses trois sœurs de sang. En 1807, ce groupe prononce des vœux à Châlons-sur-Saône (France, Saône-et-Loire).

La communauté déménage en 1812 dans l’ancien couvent des Récollets de Cluny, devenu bien national, qui a été racheté par Balthazar Javouhey. La congrégation prend désormais le nom de Saint-Joseph de Cluny : c’est la toute première congrégation féminine missionnaire. Les missions outre-mer démarrent en 1817 : île Bourbon (Réunion), Sénégal, Martinique, Guinée, Guadeloupe et Guyane où les sœurs remportent un franc succès.

Anne-Marie a été proclamée bienheureuse par le pape Pie XII en 1950.

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13 juillet 2023 4 13 /07 /juillet /2023 14:10
Unsplash/Eric Ward
Saint Eugène de Carthage (+505) guérit un aveugle

À l’extrême fin du Ve siècle, un aveugle de Carthage (actuelle Tunisie), nommé Félix, vient trouver Eugène, l’évêque de la ville, et lui dit : « Je viens ici sur l’ordre de Dieu, et je n’en sortirai pas avant que vous ne m’ayez rendu la vue.»

Habitué aux fidèles avides de merveilleux, Eugène commence par le repousser doucement, protestant qu’il n’est pas homme à faire des miracles et que seule la foi le sauvera.

Mais l’aveugle insiste : « Venez à mon aide. Que Dieu ait pitié de moi ! »

Le saint trace alors un signe de croix sur les yeux clos. Aussitôt ceux-ci s’ouvrent à la lumière.

Malgré le bruit de ce prodige dans le pays, les Vandales vont persécuter les fidèles de Carthage malgré qu’Eugène les traite toujours avec une grande charité, comme les Ariens qui finiront par l’exiler dans le désert libyen, puis le condamner à mort en 495 mais sa peine est commuée en exil. C’est à côté d’Albi que le saint parvient à fonder un nouveau monastère avant de rendre son âme à Dieu.

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11 juillet 2023 2 11 /07 /juillet /2023 14:00
CC0/ wikimedia / Saint Benoit en prière (détail), 1530, maître Meßkirch, Staatsgalerie (Stuttgart).
Saint Benoît de Nursie (vers 480-547) guérit le futur pape saint Léon IX

Au début du XIe siècle, le jeune lorrain Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, futur pape saint Léon IX, tombe malade. Son visage, sa gorge et sa poitrine gonflent au point qu’il devient incapable de se lever de son lit et de s’exprimer. Il demeure deux longs mois dans cet état.

Un jour, tandis qu’il est étendu sur le dos, il voit, éveillé et les yeux ouverts, sortir de sa couche quelque chose qui ressemble à une échelle lumineuse qui, après être passée à travers une fenêtre, s’éleva jusqu’au ciel.

Sur cette échelle se tient un homme âgé, de « grande noblesse et de vénérable vieillesse », portant un habit de moine, et tenant dans sa main droite une grande croix au bout d’une longue hampe.

Parvenu près du malade, pendant qu’il tient l’échelle de sa main gauche, il pose d’abord la croix sur la bouche de Bruno de l’autre main, puis il marque de cette même croix les parties tuméfiées sur son corps.

Repartant aussitôt par le chemin par lequel il était venu, il laisse le malade qui se sent déjà mieux.

Quelques heures plus tard, un clerc nommé Adalbéron se rend au chevet de Bruno. Celui-ci l’interroge sur le sens de sa vision. Mais en entrant dans la pièce, le visiteur ne peut ouvrir la bouche : la maladie de l’enfant a disparu comme par enchantement.

Le futur pape n’a jamais eu la moindre séquelle.

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10 juillet 2023 1 10 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/niromaks
Des pourceaux obéissent au vénérable Antoine Kowalczyk (1866-1947)

En 1897, Antoine, ancien apprenti forgeron, est devenu missionnaire au Canada. Cette année-là, il est envoyé à la mission Saint-Paul-de-Métis pour aider le père Thérien, responsable du lieu. Il va y rester dix ans, à la fois comme ingénieur, mécanicien et jardinier.

Une année, les averses torrentielles entraînent le débordement subit des cours d’eau ; l’eau inonde les terres vivrières. Bientôt, la nourriture vient à manquer.

Pour pallier cette pénurie, le père Thérien décide que, désormais, la mission élèvera des porcs. Mais peu après une tempête de grêle détruit ce qu’il reste des surfaces ensemencées et les porcs finissent affamés à leur tour.

Le supérieur ordonne alors à Antoine de mener les malheureux cochons dans le champ de navets qui a moins mal résisté aux intempéries. Or, pour atteindre cet endroit, il faut d’abord traverser un premier champ sur lequel a été planté de l’avoine. « Vous irez par le sentier qui traverse le champ d’avoine ! Mais prenez garde à ce qu’aucun animal n’en mange !  Mais, mon Père, c’est impossible !  Impossible ? Ce mot n’est pas français ! Allez ! »

Le frère obéit. Les cochons affamés se bousculent allègrement pour sortir de l’enclos. Arrivés au champ d’avoine, Antoine, pris de panique, se met à prier pour qu’aucune bête ne piétine ni ne dévore ce qui reste de céréale.

Puis il se lève et dit aux cochons : « Je vous défends bien de toucher à cette avoine ! », provoquant l’hilarité des frères, du supérieur et des métis en train de l’observer depuis l’entrée de la mission.

Au bout de quelques secondes, un silence de plomb met fin à leurs rires : le troupeau de pourceaux vient de traverser le champ d’avoine sans s’arrêter, en file indienne, comme si une main invisible guidait les animaux !

Le pape François a proclamé le frère Antoine vénérable en 2015.

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9 juillet 2023 7 09 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/OmegaFotoDK
Au VIIe siècle, des anges apparaissent lors de la première messe célébrée au monastère de Fuchaux

Ordonné évêque au VIe siècle par le pape Martin, Etton reçoit la mission d’évangéliser la Thiérache en Gaule Belgique (Wallonie et Ardennes françaises), région inhospitalière à l’époque et peuplée de païens, ignorant la foi chrétienne, rendant un culte à Toutatis et pratiquant des rites magiques sous la direction de druides.

L’endroit est alors quasi désert hormis quelques esclaves de Jovin, le seigneur du lieu. C’est pourtant là qu’Etton et ses compagnons, au nombre d’une douzaine, décide d’établir une communauté.

Les travaux sont épuisants : écoulement des eaux, assèchement de la vallée, aménagement de la forêt voisine, défrichage des pentes environnantes, percement des exutoires pour évacuer l’eau des marais putrides et réalisation de rigoles, de tranchées et de fossés, construction d’un moulin, créations de bassins pour l’élevage de poissons… tout en ne perdant jamais de vue la mission essentielle : prier et chanter la louange de Dieu. Au bout de quelques mois, le sol devint fertile et les premiers habitants du futur village de Dompierre-sur-Helpe s’installèrent autour du monastère naissant.

« La vue de l’édifice sacré réjouit son cœur » écrivent les chroniqueurs. Etton voulut attirer sur son œuvre les bénédictions de Dieu en commençant par célébrer une messe dans la petite chapelle.

Il le fit avec une grande ferveur, répandant « d’abondantes larmes ». Les fidèles qui l’entouraient admiraient la foi extraordinaire de cet homme qui était parvenu à ériger un monastère dédié à Saint Pierre et saint Paul dans une contrée si sauvage.

Au moment de la consécration, Etton retînt son souffle : l’hostie qu’il venait de consacrer apparut comme un « soleil éblouissant, environnée d’une multitude d’anges, d’une beauté radieuse. Le saint garda la patène élevée plusieurs minutes en l’air, absorbé en Dieu, sans mesurer le temps qui passait. Les fidèles, agenouillés, contemplaient eux aussi le prodige.

Le monastère d’Etton fut détruit par les raids des Normands au IXe siècle.

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8 juillet 2023 6 08 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Avi Theret
Le cheval du bienheureux Pierre Vigne (1670-1740) se cabre devant le Saint-Sacrement

Originaire du Vivarais (France), surnommée la « petite république huguenote » à cause du nombre importants de protestants qui y vivent au XVIIe siècle, Pierre voit le jour lui-même dans une famille calviniste bien que ses parents le fassent baptiser dans la paroisse catholique Saint Thomas de Privas (France, Ardèche).

Adolescent, Pierre redécouvre la foi des siens. En 1686, il se rend à Genève (Suisse) pour suivre des études qui doivent lui permettre de devenir un pasteur protestant. Sur la route, il rencontre un prêtre catholique qui apporte le viatique à un malade. Les deux hommes échangent quelques mots puis le prêtre lui explique ce qu’il est en train de transporter. Par respect de l’Eucharistie, il demande à Pierre de s’arrêter, de descendre de cheval et de s’incliner. Pierre refuse par trois fois. Il est protestant et les siens n’admettent pas la présence réelle de Jésus dans les hosties consacrées.

Alors le prêtre brandit le petit ostensoir qu’il porte dans une sacoche et aussitôt le cheval de Pierre plie les deux pattes avant, désarçonnant son cavalier, qui, une seconde plus tard, se retrouve par terre. Pierre est fortement ému par l’événement, à un point tel qu’il décide de changer de destination : au lieu de Genève, ce sera Viviers (France, Ardèche), où il entre bientôt au séminaire pour devenir prêtre catholique.

Il prêche plus de 200 missions en 40 ans, à pied, à cheval, à dos de mulet, en Savoie, dans le Vivarais et le Dauphiné. Il édifie des calvaires et des chemins de croix.

Il a été proclamé bienheureux en 2004 par  saint Jean-Paul II.

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7 juillet 2023 5 07 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Jackson David
Le Christ apparaît à sainte Kyriaqui (IIIe siècle)

Sous le règne de Dioclétien, un couple de chrétiens, sans enfants, supplient Dieu de leur accorder une progéniture. Leur prière est exaucée : leur fille naît un dimanche : ils la nomment Kyriaqui (« Dimanche » en grec). L’ayant baptisée, ils l’élèvent dans la foi chrétienne.

Un jour, un riche païen, ayant entendu vanter la beauté de Kyriaqui, entreprend de la marier à son fils. Mais la sainte lui déclare qu’elle est épouse du Christ.

Furieux, l’homme dénonce toute la famille à l’empereur Dioclétien. Celui-ci expédie les parents à Mélitène (Turquie actuelle), et Kyriaqui, à son gendre, Maximien, qui, à son tour, s’en débarrasse en la confiant à Hilarion, gouverneur de Bithynie (Turquie), un homme cruel.

Celui-ci la menace mais la jeune fille lui répond qu’il serait plus aisé d’amollir le fer, plutôt que de la soumettre ! Après avoir été brûlée sauvagement, elle est jetée dans un cachot.

La nuit suivante, le Christ apparaît à ses côtés. Il guérit ses blessures, la réconforte et lui promet de la délivrer de toutes ses épreuves.

Au matin, le tyran s’étonne de la voir indemne. Il la fait conduire au temple des idoles. En entrant dans ce lieu, la sainte s’agenouille et prie. Aussitôt l’édifice s’ébranle et les idoles tombent à terre, se brisant en mille morceaux. Un éclair fend le ciel et brûle le visage du gouverneur qui, tombant de son siège, meurt.

Son successeur, Apollonios, décide de la faire mourir par le glaive. Mais parvenue sur le lieu de son martyre, elle expire avant même que le bourreau ne remplisse son office.

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6 juillet 2023 4 06 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Camerauthor Photos
Trois fontaines apparaissent à l’endroit où retombe le sang de sainte Noyale (VIe siècle)

Le père de Noyale est inflexible: elle doit épouser l’homme qu’il a lui-même choisi. Il est roi de Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre) et ne peut consentir au projet de sa fille qui désire se consacrer à Dieu.

 l’âge de 20 ans, elle s’enfuit un beau jour en compagnie de sa servante, Hemborth. Les deux jeunes femmes posent le pied en Bretagne après une traversée maritime longue et dangereuse.

Parvenue à l’embouchure de la rivière Le Blavet (France, Morbihan), Noyale décide d’installer son ermitage à cet endroit, isolé et sûr. Mais un chef local nommé Nizan apprend la présence des deux femmes sur ses terres. Il les rejoint, avec plusieurs soldats. Il découvre la beauté de Noyale et lui demande de l’épouser sur le champ. Il est éconduit. Une colère sourde s’empare de lui et condamne la sainte à être décapitée immédiatement.

Lorsque le bourreau tranche la tête de Noyale, du sang gicle puis retombe sur le sol à trois endroits ; à ces trois emplacements, trois fontaines jaillissent.

Depuis cette époque, le culte de sainte Noyale n’a jamais disparu. Les trois fontaines ont été restaurées en 1818 et un calvaire a été érigé à côté en 1961. L’une des grandes croix porte la date de 1600.

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5 juillet 2023 3 05 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / David Levêque
Saint Antoine-Marie Zaccaria (1502-1539) dit sa première messe : une lumière surgit

Antoine-Marie Zaccaria, jeune médecin italien, dont la réputation de charité n’est plus à faire, est ordonné prêtre. Il désire célébrer sa première messe dans la solitude, sans solennité, ni fidèles.

Mais il est déjà connu et les fidèles le suivent de près. L’église où il doit célébrer est bientôt finit par être localisée et, le jour venu, en fait d’être seul, il est entouré de dizaines de personnes.

Au moment de la consécration, pendant que les assistants émus ont le regard fixé sur lui, une clarté éblouissante enveloppe tout à coup l’autel et le chœur. Au milieu de cette clarté, une multitude d’anges, beaux et doux, forment un cercle autour de l’hostie qu’Antoine-Marie vient de consacrer ; ils s’inclinent avec respect et restent en adoration jusqu’après la communion.

Le bruit de ce miracle ne fît qu’augmenter la réputation de sainteté d’Antoine-Marie, fondateur de l’ordre des Barnabites qu’on appelle déjà « l’ange de Dieu » ou « l’homme angélique ».

Le pape Léon XIII le proclame bienheureux en 1890 puis, sept ans plus tard, l’inscrit au catalogue des saints.

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4 juillet 2023 2 04 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Ben White
La bienheureuse Lucia Maria Ripamonti (1909-1954) sauve une fillette

Le 26 avril 1967, Irene Zanfino, 7 ans, marche tranquillement dans une rue de Bolsena (Italie, Latium), où elle vit avec sa famille. Voulant passer sur le trottoir d’en face, elle s’engage d’un air distrait sur la chaussée sans bien regarder la circulation. C’est le drame. Un véhicule arrivant à une vitesse soutenue la percute de plein fouet.

Lorsqu’elle est admise à l’hôpital de la ville, Irene, suite à un arrêt cardiaque après le choc, est restée cliniquement morte pendant un long moment et les médecins pensent son cas désespéré.

On songe aux funérailles. Les parents, très croyants, ne peuvent se résigner à la mort de leur fille. Dieu va leur venir en aide. Dans la famille Zanfino, on a une dévotion pour la religieuse Lucia Ripamonti, sœur des Servantes de la Charité de Brescia (Italie, Lombardie). On décide de faire une neuvaine en son honneur afin de lui demander d’intercéder pour Irene.

Il ne se passe rien pendant six jours. Irene reste plongée dans un coma profond. Le jour suivant, elle ouvre les yeux, prononce quelques mots et appelle autour d’elle : les infirmières la découvrent totalement guérie. Elle n’a aucune séquelle physique ou neurologique.

Le Docteur Alberto Cuno Steger, professeur de médecine qui avait accueilli Irene à l’hôpital, n’avait jamais assisté à une telle guérison.

Le 13 mai 2019, le pape François a signé le décret reconnaissant la guérison d’Irene comme authentiquement surnaturelle. Il a proclamé sœur Lucia bienheureuse le 23 octobre 2021.

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3 juillet 2023 1 03 /07 /juillet /2023 14:09
Unsplash / Piotr Usewicz
L’apôtre saint Thomas (Ier siècle), un miracle connu des Hindous

Un récit conservé par les chrétiens d’Inde, évangélisés par saint Thomas, attribue à cet apôtre le miracle que voici :

Un roi indien et les brahmanes qui le conseillent s’opposent au Ier siècle de toutes leurs forces au projet qu’a l’apôtre d’élever une église en l’honneur de Jésus-Christ. Un jour, la mer rejette sur le rivage une poutre énorme, que le roi veut employer dans la construction d’un de ses palais. On réunit en vain les éléphants et les machines pour transporter la pièce de bois ; on ne peut la faire bouger de place.

Parvenu sur place, l'apôtre s'écrie : « Je m'offre à la traîner seul jusqu’à la ville, si l’on consent à me la donner pour bâtir mon église. » Le souverain, sceptique, accepte la proposition. Thomas attache sa ceinture à la poutre, fait sur elle un signe de croix et, en présence de tout le peuple, la traîne avec facilité.

Gagné par ce miracle, le roi se convertit et contribue à l’édification de l’église chrétienne.

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2 juillet 2023 7 02 /07 /juillet /2023 14:00

 

Unsplash / Sylvain Brison
Le miracle eucharistique à Amsterdam en 1345

16 mars 1345. En ce Mardi saint, Ysbrand Dommer, habitant dans la Kalverstraat (rue du Calvaire) à Amsterdam (Pays-Bas) ne pense qu’à une chose : guérir. Le pauvre est très malade et les médecins du temps n’ont pas réussi à soulager ses maux.

Après l’heure des vêpres, en fin d’après-midi, un prêtre lui apporte la communion en viatique. Mais quelques instants plus tard, Ysbrand est pris de vomissements. Son épouse, qui reste à son chevet, vide alors le contenu du seau dans le feu de la cheminée sans s’apercevoir qu’il a involontairement rejeté l’hostie.

Le lendemain, le temps est froid et cette femme veut attiser le feu. Parvenue dans la cuisine, elle pousse un cri : l’hostie, intacte à quelques centimètres au-dessus des flammes, resplendit d’une belle lumière. Elle parvient à s’en emparer et la dépose sur un linge propre, qu’elle place dans un coffre en bois puis court chercher le curé de sa paroisse, Saint-Nicolas.

Le prêtre constate les faits et décide d’emporter l’hostie jusqu’à son église. Il la dépose dans un petit récipient et part. Parvenu à mi-chemin, il se rend compte que l’hostie a disparu ! Pourtant, le récipient est resté clos ! Il rebrousse chemin et retrouve le Corps du Seigneur dans le coffre en bois où la maîtresse de maison l’avait mis. Le curé tente par trois fois d’emporter l’hostie hors de la maison : il la retrouve à chaque fois à son emplacement initial.

Le lendemain, Jeudi saint, les témoins du miracle déposent sous serment ; le bailli du pays d’Amstel et le chevalier Van Boeckhorst certifient l’authenticité de leurs récits. La semaine suivante, Jan van Arckel, évêque d’Utrecht (Pays-Bas), enquête sur place. Quelques mois plus tard, il promulgue un document attestant l’origine surnaturelle des faits et autorise la divulgation de ceux-ci. Pendant ce temps, Ysbrand recouvre la santé. Pour remercier le ciel, il offre au clergé le terrain sur lequel est bâtie sa maison afin qu’on y érige une chapelle où sera déposée la sainte hostie. En attendant la fin des travaux, celle-ci est exposée à la vénération dans l’église Saint-Nicolas.

L’hostie miraculeuse est bientôt transportée en procession de l’église paroissiale à la nouvelle chapelle nommée le « Lieu saint », itinéraire baptisé « voie sainte ». Une cérémonie de ce type se tient alors une fois l’an. En 1452, un incendie ravage la chapelle mais l’ostensoir contenant l’hostie du miracle est totalement préservé des flammes sans que l’on comprenne comment. En 1665, le conseil municipal d’Amsterdam autorise le père Jan van der Mey à transformer en chapelle une des salles d’un ancien couvent. On y transfère alors le précieux ostensoir qui est volé peu après.

Aujourd’hui encore, une procession silencieuse a lieu chaque année en mémoire de ce miracle, dans la nuit précédant le dimanche des Rameaux.

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1 juillet 2023 6 01 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Zulmaury Saavedra
Saint Cybard (504-581) libère des prisonniers par la prière

Cybard, vers l’âge de 18 ans, est initié aux affaires par son aïeul, jadis nommé gouverneur de Périgueux (France, Dordogne) par Clovis. Mais le jeune homme ne songe qu’à devenir moine. Il passe cinq ans dans un monastère mais sa réputation de sainteté attire une foule de visiteurs brisant la solitude à laquelle il aspire. Il quitte sa communauté et va à Angoulême pour trouver un lieu de solitude. L’évêque Aptone lui désigne une grotte creusée sous le rempart de la cité Angoumoise. Le saint accepte. Il y passera 39 ans.

Un jour, tandis qu’il se rend chez l’évêque, il passe près de la prison. Il entend les gémissements des prisonniers de guerre qui, n’ayant pu être rachetés, n’ont d’autre perspective que d’être retenus captifs, ou vendus comme esclaves. Pris de pitié, il s’approche de la porte centrale et demande à quelques détenus qui passent la tête par les barreaux s’ils veulent prier avec lui. Personne ne lui répond. Alors, il s’agenouille et prie en silence quelques instants, seul. Un silence de mort règne dans les lieux. Soudain, sous les yeux des geôliers, la lourde porte s’ouvre, la barre de fer qui l’entrave se brise. Devant ce prodige, les gardiens se mettent à leur tour à louer Dieu tandis que les prisonniers se précipitent vers l’église d’Angoulême pour y chercher refuge et remercier Dieu de leur délivrance.

Une heure après, Aptone et les habitants apprennent l’événement. Lorsque Apotone conduit Cybard dans sa grotte, il est accompagné par toute la population !

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30 juin 2023 5 30 /06 /juin /2023 14:00

 

CC BY-SA 3.0/NonOmnisMoriar Saint Michel terrassant le Démon (guerre des anges), fontaine Saint-Michel, place Saint-Michel, Paris 6e, par Francisque Duret, 1860.
L’archange saint Michel apparaît à saint Bertrand du Mans (540-623)

Au début du VIIe siècle, les habitants du Mans (France, Sarthe), sont heureux et fiers de leur évêque, Bertrand, un « vrai saint » ! L’Eglise dont il est pasteur, et les hommes dont il est le frère, peuvent compter sur lui à chaque instant.

Un soir, il prend le chemin de la muraille gallo-romaine qui enserre la cité pour aller se recueillir dans l’une des tours, comme il a l’habitude de le faire. Il passe la nuit entière en prière.

A l’aube, il est soudainement inondé de lumière. L’archange saint Michel vient d’apparaître. L’être céleste lui désigne un lieu voisin entouré de champs appelé Vivereus ("domaine du Vivier") , à environ 600 mètres de la muraille gallo-romaine, où, dit-il, Dieu veut être honoré et servi. « C’est à toi qu’incombe la tâche », ajoute-t-il avant de disparaître.

Bertrand se met au travail sans plus attendre et, en quelques années, sort de terre un nouveau monastère dédié aux apôtres saint Pierre et saint Paul, qui deviendra plus tard la fameuse abbaye Saint-Pierre de la Couture, important centre monastique de l’Ouest de la France à laquelle le roi franc Clotaire II fit d’importantes donations.

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29 juin 2023 4 29 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Benjamin Davies
Le bienheureux Francesco Mottola (1901-1969) guérit un jeune diacre

Felice Palamara, jeune diacre romain, souffre atrocement au soir du 13 mai 2010. Atteint de rétention urinaire grave et de multiples pathologies affectant les organes vitaux, il se sait condamné à très brève échéance. Les médecins lui ont dit. Mais jamais il ne se laisse gagner par le désespoir : Dieu lui viendra en aide au moment voulu.

Il repasse dans sa tête les moments-forts de sa vie, ses engagements auprès des pauvres, son ordination sacerdotale dont la date avait été programmée… Il s’endort, éreinté. Il fait un rêve étrange : Don Francesco Mottola, prêtre calabrais, fondateur des Oblats du Sacré-Cœur en faveur des sans-abris, est là, à ses côtés, nimbé de lumière. Il le reconnaît aussitôt car il a une grande dévotion pour lui. Lorsqu’il s’éveille quelques heures plus tard, il ne ressent plus aucune douleur et se lève d’un bond ! Il est guéri.

Il sera ordonné prêtre et rejoindra les Oblats de Don Francesco. Francesco, surnommé la « perle du clergé calabrais », a été béatifié le 10 octobre 2021.

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28 juin 2023 3 28 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Gregory Pappas
Le corps de sainte Vincenza Gerosa (1784-1847) reste incorrompu

Née près de Brescia (Italie, Lombardie), Vincenza est la cofondatrice des Sœurs de la Charité de Lovere. Elle rend son âme à Dieu le 20 juin 1847. Dans les heures qui suivent, les religieuses de son couvent réalisent toilette mortuaire et soins habituels.

Les deux sœurs, chargées de ses tâches, remarquent quelque chose d’étrange : la physionomie de la défunte ne change pas le moins du monde et sa peau reste souple et fraîche. Le lendemain, le processus physiologique normal de rigidité cadavérique est absent. Personne ne peut expliquer le phénomène. Dans les jours suivants, rien n’évolue. La même impression de vie et de santé est observée par maints témoins, religieux et laïcs, pendant des mois. Une première exhumation officielle a lieu en 1856. Le constat est sans appel : corps « souple et intact ». La seconde exhumation date de 1858 : même résultat ! Peu après, le corps est transféré dans la chapelle de la Casa Gaia, dite « chapelle des origines » car reposent en ce lieu sainte Vincenza et l’autre fondatrice de la congrégation, sainte Bartolomea Capitanio. La troisième exhumation est réalisée en 1871. La dépouille est totalement préservée. On décide de l’exposer à la vénération des fidèles à l’intérieur d’une châsse vitrée.

En 1938, les deux corps sont transportés dans une nouvelle chapelle du couvent construite à cet effet. Mais seul celui de Vincenza est incorrompu, sans jamais avoir été l’objet de la moindre technique de conservation. Vincenza est béatifiée par le pape Pie XI en 1933 puis proclamée sainte par son successeur, Pie XII, le 18 mai 1950.

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27 juin 2023 2 27 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Brian Patrick Tagalog
Quand Marguerite Bays (1815-1879) revient à elle, ses stigmates disparaissent

Le vendredi 8 décembre 1854, le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception.

Ce jour-là, Marguerite Bays, couturière au hameau de La Pierraz, à Siviriez (Suisse, canton de Fribourg), est guérie miraculeusement d’un cancer à l’abdomen. En début d’après-midi, elle est prise de vertiges et doit regagner sa chambre. Une fois couchée, elle perd connaissance et entre dans un état étrange : une sorte de catalepsie. Soudain, peu avant 15 heures, des taches rouges apparaissent sur ses mains, aux pieds et sur sa poitrine. Dans la demi-heure qui suit, ces taches, qui ont considérablement augmenté de taille, laissent la place à des blessures ouvertes : les stigmates de la Passion que la sainte revivra chaque vendredi.

Le 11 avril 1873, le préfet du canton, Jules Grangier, demande au Docteur Alexis Pégairaz, de Bulle (Suisse, canton de Fribourg), de se rendre au chevet de Marguerite afin de dresser un compte-rendu médical le plus rigoureux qu’il soit. Le praticien, personnellement sceptique, accepte. Ce qu’il observe le laisse sans voix : l’état cataleptique, qui dure de 15 h à 16 heures, est total : Marguerite semble morte à tous points de vue. Il voit aussi les plaies se former devant ses yeux ; il les juge « identiques » aux mains et aux pieds. Mais ce qui le déroute le plus, c’est la disparition de ces mêmes plaies profondes sans cause naturelle, après que Marguerite ait recouvré ses esprits !

Marguerite a été proclamée bienheureuse en 1995. Le pape François l’a inscrite au catalogue des saints en 2019.

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26 juin 2023 1 26 /06 /juin /2023 14:00

 

Unsplash/Leon Contreras
Les lampes miraculeuses de saint Anthelme de Chingnin (1107-1178)

Lorsqu’il meurt, Anthelme est une personne célèbre : la Providence a fait de ce savoyard le prieur de la Grande chartreuse et l’évêque de Belley (France, Ain), malgré ses supplications.

La cité entière assiste à ses obsèques dans la cathédrale romane. Clergé, moines et chanoines, et, à leur suite, les fidèles venus en nombre.

Au moment où l’on se dispose à descendre le corps de saint Anthelme à l’intérieur du monument funéraire, l’une des trois lampes placées en face du crucifix, comme symbole de la Sainte Trinité, qu’on allume à cette époque lors des grandes fêtes, se met à briller spontanément en répandant une immense clarté dans tout l’édifice.

Les regards sont comme aimantés par cette lumière. Au même instant, les deux autres lampes s’allument à leur tour, sans intervention humaine ! Elles projettent une lumière éblouissante et surnaturelle sur l’assemblée.

Ce prodige est attesté par les chroniqueurs du temps dont plusieurs furent des témoins oculaires.

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25 juin 2023 7 25 /06 /juin /2023 08:47

 

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Une hostie transportée dans un livre ensanglante ses pages

En 1330, un prêtre de Sienne (Italie, Toscane), est appelé en urgence pour aller porter les derniers sacrements à un vieil homme souffrant, dans un village voisin.

L’ecclésiastique doute depuis quelque temps de la réalité de la présence réelle de Jésus dans le sacrement de l’eucharistie. Pressé par le temps, il place négligemment une hostie consacrée entre deux pages de son bréviaire qu’il emporte sous le bras. « Le trajet est court », pense-t-il en lui-même, « et je serai bientôt revenu à mes affaires. »

Après avoir confessé le malade, il ouvre son bréviaire pour prendre l’hostie et la lui donner mais il reste confondu : l’hostie s’est comme « liquéfiée » et du sang s’en écoule, tachant les deux pages de l’ouvrage entre lesquelles elle était disposée.

Le clerc referme le bréviaire, oublie qu’il doit communier le vieil homme et repart pour Sienne, prenant conscience de la désinvolture avec laquelle il a agi envers le Seigneur. Or, à ce moment-là, le bienheureux Simon Fidati, ermite de Saint-Augustin, prédicateur célèbre à l’époque, est en train de parler au peuple siennois. Le prêtre, haletant, vient à sa rencontre puis, après lui avoir tendu son bréviaire ensanglanté, lui confesse son péché.

Avant de lui accorder l’absolution, Simon lui demande de lui prêter le bréviaire afin qu’il le place sur un petit autel confectionné dans sa cellule. C’est chose faite mais le bienheureux, en accord avec le prêtre, conserve finalement le livre du miracle après avoir donné une des deux pages maculées de sang au couvent des Augustins de Pérouse (Italie, Ombrie). L’autre page est confiée aux religieux de l’église Saint Augustin de Cascia où repose le corps de sainte Rita et aujourd’hui celui du bienheureux Simon Fidati.

En 1387, les autorités civiles de Cascia décident que chaque année, lors de la Fête-Dieu, une procession sera organisée à travers la ville, avec la présence « obligatoire » de la municipalité et du clergé, pendant laquelle on portera la sainte relique. A son retour dans l’église, une messe solennelle sera dite.

Le 10 janvier 1401, le pape Boniface IX accorde l’indulgence de la Portioncule aux fidèles qui, le jour de la Fête-Dieu, visiteront l’église Saint-Augustin de Cascia. Plusieurs de ses successeurs accordent de nouvelles indulgences : Grégoire XII, Sixte IV, Innocent XIII, Clément XII et même Pie VII (1800-1823), à un moment très difficile de l’histoire européenne.

En 1930, un congrès eucharistique international s’est tenu à Cascia ; à cette occasion la relique eucharistique - d’environ 4 centimètres de diamètre - est déposée dans un bel ostensoir spécialement fabriqué.

En utilisant une loupe, on observe les traces de la coagulation sanguine dont la couleur apparaît alors plus rougeâtre qu’à l’œil nu. Certains affirment avoir vu à sa surface les traits d’un visage humain, en utilisant une loupe très puissante.

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24 juin 2023 6 24 /06 /juin /2023 08:29
Unsplash/Jeremy Perkins
La vision de saint Barthélémy de Farne (+ 1193)

Tostig est son nom d’origine. Né de parents d’origine scandinave, cet ermite rattaché à l’ordre des Bénédictins, a parcouru plusieurs milliers de kilomètres, d’abord en Norvège puis dans toute l’Europe, ralliant Rome et bien d’autres lieux de pèlerinage.

Vers 1150, las de tant de pérégrinations, il retourne à Durham (Royaume-Uni) où il entra jadis dans l’abbaye bénédictine. Il est heureux de retrouver ses frères et de goûter à la paix du cloître. Une nuit, saint Cuthbert (+ 687), à qui il voue une grande dévotion, apparaît dans sa cellule. Il le voit comme un être de chair et de sang mais extraordinairement beau et entouré d’une belle lumière. L’apparition lui dit que Dieu connaît sa piété et qu’il ne l’abandonnera jamais. Puis il le prie de quitter Durham et de gagner le monastère implanté sur l’île de Farne (Angleterre, au large de Northumberland) où il lui faudra occuper la cellule qui avait été la sienne de son vivant sur la terre.

Frère Barthélémy se rend dès le lendemain jusqu’au lieu indiqué. Il passera 42 années dans la cellule de saint Cuthbert.

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