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22 octobre 2023 7 22 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Foto Católica
La lumière miraculeuse de Larche

Le jeudi 17 août 1871, la petite église paroissiale de Larche, au diocèse de Tulle  (Corrèze), accueille nombre de fidèle pour la bénédiction du Saint-Sacrement. Bien qu'à cette époque, une vague d'anticléricalisme vienne porter un coup aux traditions religieuses de la région, les habitants des villages restent fidèles à la dévotion Eucharistique.

Au début de la cérémonie, le curé monte à l'autel afin de prendre à l'intérieur du tabernacle l'ostensoir contenant une grande hostie consacrée. A peine a-t-il ouvert sa porte qu'il s'arrête net, incapable de bouger et de prononcer un mot. La grande est devenue « transparente », « d'une telle diversité de nuances » qu'il croit d'abord à une détérioration.

Ne quittant pas l'hostie des yeux, il descend et procède à l'encensement de l'ostensoir. Mais il ne parvient toujours pas à détacher son regard de l'hostie : celle-ci est devenue de « couleur ravissante, indéfinissable » ; « elle brille d'un éclat inconcevable » et des « rayons » lumineux inexplicables l'entourent bientôt.

Un enfant de chœur se tient à la droite du curé, à quelques pas. Le prêtre lui demande à voix basse de regarder l'ostensoir. Émerveillé par ce qu'il vient de voir, le garçon lève les mains et s'écrie : « Eh ! Que c'est beau ! ». Les autres enfants de chœur observent à leur tour la lumière mystérieuse sortant de l'hostie. Pendant ce temps, les fidèles assis dans les premières rangées ont compris qu'il se passait quelque chose. Les deux religieuses institutrices et plusieurs adultes scrutent la scène en n'osant dire mot.

Après la bénédiction, pendant laquelle, tous les fidèles constatent la réalité du fait, le curé se précipite à l'autel et enferme l'ostensoir à double tour dans le tabernacle.

Lorsqu'il pénètre dans sa sacristie, plusieurs fidèles sont déjà là. On l'assaille de questions. « C'est un miracle, Monsieur le curé ? ». Prudent et sage, le prêtre de Larche leur demande de garder le silence jusqu'à nouvel ordre.

Le jeudi 30 août, le même phénomène est dûment constaté, au même endroit, à la même heure. Elle se renouvelle le dimanche 3 septembre. A cette date, quelques témoins bavards ont propagé la rumeur d'un miracle, mais l'affaire n'est pas encore parvenue aux oreilles de l'évêque...

Le jeudi 7 septembre 1871 se répand la nouvelle dans toute la région, et même au-delà. Ce jour-là, tout le village et les hameaux des alentours se sont donné rendez-vous à l'église de Larche. Au moment où il sort l'ostensoir du tabernacle, le curé change de physionomie : l'hostie est devenue un morceau de chair sanguinolent, mais cette fois, sans plus aucune lumière ni couleurs magnifiques.

Reprenant ses sens, le prêtre parvient à encenser l'hostie miraculeuse. Après l'antienne O Salutaris, il remonte subitement à l'autel, abandonnant la liturgie habituelle, et demande aux fidèles des premières rangées de le rejoindre pour observer ce que ses yeux de chair voient. Mal compris, c'est un groupe de 250 personnes qui s'approche. Tous, sans exception, distinguent parfaitement dans l'ostensoir un morceau de chair rosée et fraîche. Pendant une heure, tous les fidèles viennent admirer le prodige.

Cette fois, la nouvelle du miracle se répand dans tout le diocèse. les jours suivants, le curé, avec des témoins triés sur le volet, examinent minutieusement l'ostensoir, de jour comme de nuit, à la lumière du soleil et avec un cierge allumé. Rien n'y fait : le prodige de Larche n'a aucune explication naturelle. Le doigt de Dieu est là.

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21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Priscilla Du Preez 🇨🇦
Le bienheureux Charles Ier d'Autriche (1887-1922) et la prophétie de Vicencia

Vicencia Fauland, religieuse ursuline du couvent de Sopron (actuelle Hongrie) est gratifiée par Dieu de charismes extraordinaires : stigmatisée, elle jouit entre autre du don de prophétie. Elle prédit au jeune Charles de Habsbourg, qui a passé dans sa jeunesse plusieurs séjours à Sopron, qu'il deviendrait empereur d'Autriche-Hongrie.

Un jour de 1894, après la messe de la communauté, elle prie dans la chapelle depuis de longues minutes. Elle ressent brusquement une impression étrange à travers son corps. Elle a froid et se demande ce qui se passe.

Tournant son regard vers le tabernacle, elle s'aperçoit que la réalité matérielle de l'endroit - murs, objets liturgiques, bancs, ont comme disparu. Soudain, elle reçoit un message en locution intérieure qu'elle ne comprend pas : le prince Charles de Habsbourg aura beaucoup à souffrir et sera violemment attaqué jusqu'à en mourir.

L'année suivante, un groupe de prière se constitue autour de Vicencia pour soutenir Charles dans la prière.

Effectivement, Charles, époux de l'impératrice Zita, devenu l'héritier du trône en 1914, sera contraint de quitter son pays après la Première Guerre mondiale. Il meurt en exil, malade.

Saint Jean-Paul II le proclame bienheureux en 2004, en soulignant ses tentatives de négociations de paix en 1917 ainsi que son soutien apporté au pape Benoît XV en faveur de l'arrêt des combats.

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20 octobre 2023 5 20 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Joshua Sortino
L'inédie de saint Gérasime (+1579)

Moine grec, ordonné prêtre à Jérusalem, où il passe douze ans au service du patriarche Germain Ier, Gérasime cherche continuellement Dieu dans la solitude. Mais sa réputation de sainteté l’accompagne et il est contraint de voyager incessamment pour fuir les fidèles venant à lui.

Après avoir prié et jeûné quarante jours dans le désert du Jourdain, il quitte Jérusalem pour Alexandrie (Egypte) puis visite Damas (Syrie) avant de faire voile pour la Crète. De là, il s'embarque pour l'île de Zakynthos, à l’ouest de la Grèce continentale.

Il s’y installe dans une grotte éloignée de tout, où, selon lui, personne, ne viendra jamais le solliciter. Il y passe cinq années dans un dénuement matériel absolu.

Il finit cependant par être rejoint par des chrétiens qui commencent à le vénérer comme un bienheureux. Plusieurs d’entre eux observent un phénomène extraordinaire : pendant les 60 mois que dure son séjour sur l'île, personne n’a jamais vu Gérasime prendre d'autres aliments que de rares légumes qu’il fait pousser lui-même et qu’il mange crus, sans pain ni sel.

Averti de manière surnaturelle qu’il doit une fois encore déménager pour préserver la paix intérieure, il quitte Zakynthos pour un lieu plus éloigné du monde.

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19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Guillaume de Germain
Saint Paul de la Croix (1694-1775) convertit un criminel

En 1750, saint Paul de la Croix, fondateur des Passionnistes, prêche une mission près de Camerino (Italie).

Cette ville est alors la proie d'une bande de malfaiteurs, commandée par Horace, chef de contrebandiers spécialisé dans les fraudes douanières et criminel à ses heures.

Un jour, Horace demande à assister aux exercices religieux du missionnaire, au grand étonnement de ses acolytes. Il écoute en silence les paroles de Paul qui le captivent. Il finit par réaliser la noirceur de son âme. Il décide de se confesser, non à Paul, mais au prêtre qui l’accompagne.

Doué du charisme de lecture des âmes, Paul se dit alors que l’absolution qu'Horace vient de recevoir sera insuffisante pour qu’il se convertisse définitivement. Il fait appeler l'homme, plante son regard dans le sien puis lui énumère tous les péchés commis depuis son enfance ! Le caporal n’en revient pas : il n’a jamais rencontré ce prêtre !

Troublé, Horace lui dit : « Tout cela est vrai, mais je viens de me confesser. » Le saint lui explique qu’il n’y a aucune contrition dans son cœur.

Cette parole a l’effet d’un coup de tonnerre. Horace s’agenouille et, les larmes aux yeux, demande au saint de l’entendre en confession.

Voyant le changement impensable survenu chez Horace, ses complices supplient Paul à leur tour de les absoudre.

Paul a adressé par la suite une supplique au pape Benoît XIV, afin qu’il accorde pardon et grâce à l’ancien malfaiteur.

Horace s’est radicalement converti depuis ce jour, vivant en chrétien jusqu’à sa mort, quinze ans plus tard.

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18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Guillaume de Germain
Saint Pierre d'Alcantara (1499-1562) ne dort plus

Espagnol de naissance, prêtre franciscain, provincial de son ordre, Pierre est un modèle spirituel, y compris pour sainte Thérèse d'Avila elle-même, qui l'a très bien connu, et dont elle parle comme d'un « homme très saint et spirituel ». Elle a reçu de sa part des conseils importants et fructueux quand elle a entrepris sa réforme du Carmel.

Fondateur lui aussi de monastères, auteur de livres religieux importants, Pierre passe son existence dans un grand dénuement ; ses contemporains observent la rigueur de son ascèse non sans étonnement.

Dans son autobiographie, sainte Thérèse raconte que Pierre lui a un jour expliqué que parmi les pénitences qu'il s'imposait pour racheter les pécheurs, le manque de sommeil constituait sans nul doute la plus dure, en particulier dans ses jeunes années.

Thérèse, surprise, le relança sur le sujet. Il finit par lui avouer que depuis 40 ans, il ne dormait « qu'une heure et demie en tout » chaque 24 heures.

Pierre d'Alcantara, béatifié en 1622 par le pape Grégoire XV, a été élevé sur les autels le 4 mai 1669 par Clément IX.

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17 octobre 2023 2 17 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Marek Studzinski
Jésus apparaît à sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

Le 27 décembre 1673, en la fête de saint Jean, sœur Marguerite-Marie, religieuse au couvent des Visitandines de Paray-le-Monial  (Saône-et-Loire), est en prière dans la chapelle de la communauté depuis déjà un long moment.

Brusquement, tout bascule. Le Christ est là, devant elle. Elle a déjà vu plusieurs fois le Sauveur mais ce jour-là, il lui découvre son Cœur qu’elle va décrire comme un trône de feu et de flammes, « plus brillant et plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal »

Elle ajoute : « La plaie qu’il reçut sur la croix y paraissait visiblement. Il était environné d’une couronne d’épines qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que, dès les premiers instants de son incarnation, c’est-à-dire dès lors que ce Sacré Cœur fut formé, la croix y fut plantée ».

Jésus pose sur elle un regard tendre et lui demande que les hommes le vénèrent ainsi car il les aime tant qu’il refuse qu’un seul d’entre eux se perde.

Cette vision mystique annonce la grande révélation du Sacré-Coeur qui eut lieu deux ans plus tard au même couvent.

L’Église a béatifié Marguerite-Marie en 1864. Sa sainteté a été proclamée par le pape Benoît XV le 13 mai 1920.

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16 octobre 2023 1 16 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Michal Bar Haim
Saint Gérard Majella (1726-1755) sauve une femme

Originaire de la région de Naples (Italie), Gérard devient religieux rédemptoriste en 1749. Un jour, tandis qu’il séjourne dans la ville d’Oliveto Citra (Italie), il rend visite à la famille Pirofalo dont les membres sont tous de pieux fidèles aimant la personnalité de Gérard qu’ils admirent.

Au moment de partir, il voit la plus jeune des enfants s’approcher avec un mouchoir dans la main. « C’est le vôtre, monsieur, c’est le vôtre, vous l’avez oublié lui dit la fillette ». Gérard lui sourit et lui demande de le garder car il lui sera bien utile lorsqu’elle sera devenue grande.

Des années plus tard, cette petite fille est devenue une épouse. Elle attend bientôt son premier enfant mais la grossesse tourne mal et elle faillit mourir en couche. Son état est très grave.

Soudain, elle se rappelle les paroles du saint qu’elle n’a pourtant jamais revu depuis lors. Elle demande à son époux de lui ramener coûte que coûte le mouchoir qu’il lui avait donné.

Le lendemain, c’est chose faite. Elle prie alors une infirmière d’étaler le tissu sur son ventre. Aussitôt les douleurs cessent, la fièvre tombe, ses forces reviennent. Quelques heures plus tard, son enfant naît sain et sauf.

Le sanctuaire de Materdomini (Italie) est décoré par de nombreux nœuds colorés qui rappellent les grossesses ayant abouti sans problème grâce à la protection de Gérard Majella.

Béatifié par Léon XIII en 1893, Gérard est inscrit par saint Pie X en 1904 au catalogue des saints.

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15 octobre 2023 7 15 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Thays Orrico
Eucharistie et révélation surnaturelle à Marseille

Marseille, 1718. Peu avant le début du carême, lors de la séquence liturgique des Quarante-Heures, le Saint-Sacrement est exposé dans l'église des Cordeliers de la cité phocéenne.

L'édifice ne désemplit pas depuis la veille. Malgré la vigueur du commerce maritime, les Marseillais s'inquiètent des difficultés sociales et des troubles à l'ordre public qui se multiplient à cette époque, ainsi que l'émergence des idées jansénistes parmi les membres du clergé. L'heure est au recueillement et à la supplication.

Au terme de la seconde après-midi, le Christ apparaît soudainement dans l'hostie contenue dans l'ostensoir. Les dimensions de l'église étant modestes, tout le monde peut voir le prodige. Maints témoins expliquent que le visage du Seigneur est "éblouissant de majesté", "son regard est doux et sévère à la fois". Le phénomène est assez bref : guère plus que trois à quatre minutes.

A l'instant où Jésus est ainsi apparu dans l'église des Cordeliers, à l'autre bout de la ville, la vénérable Anne-Madeleine Rémusat, religieuse visitandine, a une révélation ineffable de ce qui vient de se passer dans l'ostensoir. Dieu lui révèle de surcroît que si Marseille refusait de se convertir, un châtiment allait s'abattre sur elle.

Anne-Madeleine raconte immédiatement à sa supérieure, la mère Anne-Théodore Nogaret, ce qu'elle vient de recevoir. Celle-ci alerte aussitôt Mgr de Belsunce, évêque de Marseille.

Quelques instants plus tard, arrive à la Visitation l'abbé Milley, ami et confesseur d'Anne-Madeleine ; celle-ci le tient au courant de l'avertissement divin et le prie de transmettre cette nouvelle de vive voix à l'évêque.

Sachant les grâces reçues par celle qu'on appellera plus tard "l'apôtre du Sacré-Coeur", le père Milley prend sur le champ la route de l'évêché.

En chemin, il entre au Carmel de Marseille où il a l'habitude de se recueillir. Là, il rencontre une religieuse qu'il dirige aussi et qui, à sa grande surprise, lui raconte mot pour mot ce que vient de lui dire Anne-Madeleine. Les deux religieuses, cloîtrées chacune, ne se connaissent pas...

Lorsque le père Milley achève son récit, Mgr de Belsunce lève les bras au ciel et se met à prier intérieurement. Quelques instants avant que le prêtre ne parvienne à lui, un témoin oculaire des faits l'avait déjà prévenu. les deux récits se recoupent parfaitement, à la lettre près !

Sans attendre, le prélat prend la direction du couvent des Cordeliers. Les jours suivants, il interroge lui-même 70 personnes, femmes, hommes, vieillards et enfants et recueille leur témoignage sous serment. Après s'être assuré qu'il ne pouvait s'agir d'une illusion ou d'une tromperie, il dresse un procès-verbal établissant l'authenticité des faits.

Mai 1720. Un navire venu du Proche-Orient entre dans le port de Marseille. Sans que les marins le sachent, il transporte le bacille responsable de la peste. Il va tuer entre 30 et 40 000 habitants en quelques mois.

Le 1er novembre suivant, Anne-Madeleine de Rémusat fait consacrer Marseille en plein désarroi au Sacré-Coeur de Jésus par Mgr de Belsunce.

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14 octobre 2023 6 14 /10 /octobre /2023 14:00
Unspmash/Gianna Bonello
Un exorcisme de saint Fortunat de Todi (+565)

Evêque de Todi (Italie), Fortunat est un chrétien exemplaire. Pasteur attentif à tous, sa charité est sans limite. Sa réputation d'exorciste dépasse largement sa province.

Un jour, une chrétienne originaire de Toscane (Italie) invite sa bru à la cérémonie de consécration d'une église dédiée à saint Sébastien. Elle ignore jusqu'à lors que l'épouse de son fils est possédée par le démon.

Parvenue dans l'église, la belle-fille est prise de convulsions à l'instant où le prêtre dépose les reliques du martyr sur l'autel. Aussitôt, le célébrant se saisit de la nappe de l'autel pour la mettre sur sa tête. Mais à l'instant, il est attaqué à son tour. Les gens parviennent tant bien que mal à maîtriser la jeune femme qui est traînée hors de l'édifice.

Pensant la soulager, la famille appelle à l'aide des magiciens. La pauvre bru est alors soumise à des rituels d'enchantement qui ne font qu'aggraver son cas. Elle hurle, se tord de douleur, écume de rage. Le cas est jugé très grave par le clergé.

Apprenant les déconvenues de leur fille, ses parents, pieux chrétiens, demandent à l'évêque Fortunat de venir en aide à leur fille possédée. Le saint accepte immédiatement.

La pauvre énergumène se met à vociférer quand elle aperçoit Fortunat. Celui-ci commence à prier en posant ses mains sur la tête. En un instant, tout redevient calme. La femme a été délivrée et elle choisit bientôt d'offrir sa vie à Dieu.

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13 octobre 2023 5 13 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Ben White
L'inédie de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa (1904-1955)

Alexandrina, mystique portugaise originaire de la région de Porto (Portugal), outre les grâces extraordinaires que Dieu lui accorde (visions de Jésus et de Marie, messages célestes, charisme de connaissance, etc.), écrit chaque jour une œuvre spirituelle importante.

Le 27 mars 1942, elle ne prend aucune nourriture. Son entourage s'étonne. Mais depuis quelques semaines, son alimentation était devenue très rudimentaire. C'est le commencement d'un prodige qui va durer 13 ans et sept mois. Jusqu'à sa mort, la jeune femme ne se nourrit exclusivement que de l'Eucharistie quotidienne. Des centaines de personnes ont été témoins directs des faits.

Le phénomène est examiné par plusieurs médecins successifs. Des moyens de contrôles draconiens ont été pris : surveillance permanente (jour et nuit), vérification de tous les flacons à proximité de la bienheureuse, mesure de la quantité d'eau prise pour les soins de la bouche, etc.

Tout aussi frappant est le sourire permanent d'Alexandrina, y compris aux heures les plus difficiles de son existence.

Saint Jean-Paul II l'a béatifiée le 25 avril 2004.

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Ben White
Le bienheureux Carlo Acutis (1991-2006) intercède pour sauver un enfant

En juillet 2O18, l’Église diligente une enquête au sujet d'une guérison miraculeuse attribuée à l'intercession de Carlo Acutis, le « geek de Dieu ».

Les enquêteurs découvrent un prodige incroyable. En 2010, un enfant brésilien vient au monde avec une malformation grave du pancréas. Ce problème morphologique affecte les fonctionnalités de l'organe. Des risques de complication à différents niveaux sont fortement envisagés. Les pronostics des médecins sont tous négatifs, sans exception. Certains d'entre eux envisagent une opération chirurgicale pourtant hautement risquée. Pour les autres, l'enfant est condamné.

Les parents, catholiques fervents, se tournent vers Carlo dont ils connaissent l'histoire exceptionnelle. Ils demandent au reste de la famille, aux amis, au personnel soignant où est hospitalisé leur enfant, de les accompagner.

Quelques heures plus tard, les médecins observent une amélioration subite et inattendue de l'état de l'enfant. Tout rentre dans l'ordre d'un point de vue fonctionnel, réalité qu'aucun praticien n'explique.

Dans les jours qui suivent, le pancréas est redevenu totalement normal, sans aide chirurgical ni aucun traitement.

Carlo a été proclamé bienheureux le 10 octobre 2020, en présence de ses parents, Antonia et Andrea.

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11 octobre 2023 3 11 /10 /octobre /2023 14:00
Pixabay/Manuel Darío Fuentes Hernández
sainte Bertille de Maroeuil (+697) fait jaillir une source

Mariée au seigneur Guthland, Bertille est au VIIe siècle une aristocrate pieuse et charitable. Devenue veuve, sans enfants, elle distribue tous ses biens, à l'exception de terres agricoles à Maroeuil (Pas-de-Calais), où elle se retire dans la solitude et où elle fait construire une chapelle dédiée à saint Amand. Elle s'occupe, soigne et nourrit du mieux qu'elle peut les tenanciers et les serfs travaillant pour elle.

Un jour d'été, la chaleur est si intense que les hommes ne peuvent plus travailler. La sécheresse a tari les eaux de la rivière La Scarpe qui longe le champ dont ils s'occupent ; le bétail est mal en point.

Alertée, Bertille les rejoint sans attendre. Elle s'aperçoit immédiatement que les hommes sont à bout, exténués. La sainte, sans même dialoguer, se met à prier le Seigneur avec une immense foi.

Soudain, près du lit desséché de la rivière, de l'eau jaillit du sol. Une source d'eau fraîche vient d'apparaître.

Depuis, cette source n'a jamais tari. Les pèlerins s'y rendent depuis des siècles pour prier et demander l'aide de Dieu.

Bertille a été canonisée en 1081.

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10 octobre 2023 2 10 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Thomas Franke
Saint Jean Twenge (1320-1379) change l'eau en vin

Ancien étudiant d'Oxford (Angleterre), Jean est prieur du couvent des Augustins de Bridlington.  C'est un fervent catholique, respecté et aimé.

Un jour, il reçoit à sa table un seigneur de la plus haute extraction. Ce dernier souhaite goûter le vin produit par la communauté de Bridlington. Jean, lui, ne boit jamais d'alcool. Par conséquent, les deux coupes d'argent que lui tend un frère à son signal sont remplies d'eau pure...

Jean, par humilité, ne veut pas que l'on sache qu'il est abstinent. Son hôte l'ignore. Aussi il bénit les deux coupes et, les yeux clos, prie le Seigneur de lui venir en aide. La seconde d'après, Jean est félicité pour la qualité de son vin par son illustre invité.

Canonisé en septembre 1401, Jean est le dernier anglais à avoir l'honneur des autels avant le schisme anglican.

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9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Josh Bean
Saint John Henry Newman (1801-1890) sauve une femme enceinte

Fin avril avril 2013, Melissa Villalobos, américaine résidant près de Chicago, (Etats-Unis), apprend qu'elle est enceinte d'un cinquième enfant.

Le 1er mai suivant, une hémorragie la contraint à consulter son obstétricien. Celui-ci découvre un déchirement du placenta ayant occasionné un hématome, deux fois plus gros que l'embryon.

Les jours suivants, les saignements redoublent. Le 10 mai, la jeune femme est admise aux urgences de l'hôpital local. Les médecins lui ordonnent un repos strict et disent que si la grossesse parvient à son terme, le nouveau-né serait prématuré.

Le 15 mai, Melissa s'effondre sur le carrelage de sa salle de bain. Elle n'a même pas la force de crier et a laissé son téléphone dans une autre pièce. Ses quatre enfants prennent leur petit déjeuner dans la cuisine.

Elle se met à prier : « S'il vous plaît, cardinal Newman, arrêtez le saignement ! » En un éclair, l'hémorragie cesse. Elle se relève, sent qu'il va se passer quelque chose d'extraordinaire, descend les escaliers quatre à quatre jusqu'à la cuisine.

En fin de journée, une échographie montre l'état très satisfaisant de la maman et du bébé, Gemma, née normalement, ainsi que deux autres enfants après elle.

Le pape François a approuvé ce miracle le 13 février 2019 et a canonisé le cardinal Newman le 13 octobre suivant.

Trois ans auparavant, Melissa avait assisté à la cérémonie de béatification de celui qui venait de la sauver.

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8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Marco Ceschi
La guérison de la Fête-Dieu à Senlis

Au printemps 1802, les fidèles de Créteil sont en liesse en cette veille de la Fête-Dieu. Les préparatifs vont bon train et chacun est heureux de célébrer cette solennité qui tombe le même jour que la fête patronale de la paroisse.

Augustine Mourette, jeune paroissienne, est tombée malade depuis deux ans. Elle est complètement paralysée depuis 18 mois. Les médecins qui l'ont examinée sont unanimes : elle ne guérira pas. Mais Augustine est une croyante fervente et elle espère de plus belle en la miséricorde de Jésus.

Une autre paroissienne, Henriette Crété, en parfaite santé quant à elle, veut aider Augustine. Elle se souvient des guérisons du Christ dans les évangiles. Pourquoi Dieu ne réaliserait-il pas à nouveau de tels prodiges ? Demain, à la Fête-Dieu, le Seigneur passera devant les maisons, verra les malades et les estropiés... Aidée d'amies, Henriette prévient Augustine qu'elle sera transportée le lendemain à proximité du Saint-Sacrement.

Elle est ainsi emportée dans un fauteuil porté par quatre paroissiennes puis installée près du reposoir central où le prêtre posera l'ostensoir.

Une fois la procession parvenue au pied de l'autel champêtre, le célébrant bénit la foule avec le Saint-Sacrement. A cet instant, Augustine est enlevée de son fauteuil puis déposée par les porteuses improvisées en face du reposoir. Deux des porteuses s'agenouillent à gauche et à droite d'Augustine et prient le Seigneur qu'il intervienne en faveur de la jeune femme paralysée.

Le prêtre, ému, s'avance vers elle et improvise une prière : « Seigneur, vous avez dit : "là où deux ou trois personnes sont réunies en mon nom, je suis là au milieu d'elles"... Donnez à ces nombreux fidèles assemblés en votre nom et unis dans leurs vœux, un témoignage de votre présence parmi nous, afin qu'ils croient que vous êtes dans la sainte Eucharistie celui même qui autrefois délivrait les affligés de toutes sortes d'infirmités… »

L'assistance, nombreuse et recueillie, répond « Amen ». Une seconde après, Augustine se lève de son fauteuil, sans aucun soutien, s'agenouille pour rendre grâce puis va prendre place aux côtés de ses amies parmi les premiers rangs des fidèles.

Ce jour-là, elle suit la procession jusqu'à son terme.

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7 octobre 2023 6 07 /10 /octobre /2023 14:00
iStock/Getty Image Plus/francescoch
Le bienheureux Giuseppe Toniolo (1845-1918) guérit un homme donné pour mort

Dans la nuit du du samedi 3 au dimanche 4 juin 2006, Francesco Bortomonio, directeur d'une entreprise familiale d'ingénierie, participe à une fête entre amis à Barbisano (Italie). Tard dans la soirée, l'un d'eux aperçoit par la fenêtre un drapeau hissé en haut d'un grand poteau planté dans un terrain proche de sa maison. Francesco fait le pari qu'il réussira à décrocher l'étendard.

En une seconde, il est sur place et commence à gravir l'obstacle sans difficulté. Mais parvenu presque au sommet, il perd l'équilibre et tombe sur le sol, quatre mètres plus bas. Sa tête frappe violemment le bitume. Quelques minutes plus tard, il est transporté à l'hôpital Santa Maria dei Battuti de Conegliano, où on le plonge dans un coma artificiel. « Il est perdu », avoue l'un des médecins.

Les heures suivantes, son état s'aggrave, au point que l'on commence à songer aux obsèques.

Le mercredi 7 juin, Don Giuseppe, curé de Pieve di Soligo, donne à la famille de Francesco une image de Giuseppe Toniolo, à laquelle est attachée une petite relique (un fil de la couverture de ce grand laïc italien). Une neuvaine est entreprise, sans grand espoir pour certains.

Le dimanche 11 juin, tous les paramètres médicaux s'inversent. Francesco sort du coma, se met à parler et réclame bientôt à manger. C'est une guérison miraculeuse, imprévisible et impensable aux yeux des médecins.

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6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Jonathan Pielmayer
Saint Bruno (vers 1035-1101) fait disparaître un plat de viande

A la fin du XIe siècle, Saint Hugues, évêque de Grenoble, envoya aux premiers chartreux un plat de viande pour le dimanche de la Quinquaségime (dimanche précédant le premier dimanche de carême).

Or, saint Bruno avait prescrit l'usage de la viande dans sa communauté. Il demanda qu'on renonce à consommer cet aliment. Mais quatre religieux refusèrent, sous prétexte que Jésus avait dit dans l'évangile : « Mangez ce qu'on vous servira ».

Quelques instant plus tard, les moines attablés sombrèrent dans un sommeil mystérieux que rien ne put dissiper.

Saint Bruno finit par se scandaliser et parvint à réveiller les frères endormis. Il les pria une nouvelle fois de renoncer à l'usage de la viande et ordonna qu'on débarrasse le plat de l'évêque. Il se leva, étendit les deux mains dans la direction de la viande et se mit à prier. Soudain le contenu du récipient s'évanouit littéralement, laissant la communauté grandement étonnée devant un tel prodige.

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5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 14:00
iStock/Getty Image Plus/PeopleImages
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938) guérit une femme gravement malade

Madame Maureen Digan, catholique américaine, mère de famille, souffre depuis son adolescence de diverses pathologies, dont un lymphoedème (gonflement permanent des membres occasionné par un dysfonctionnement circulatoire) qui la contraint à subir une cinquantaine d'opérations chirurgicales entre 15 et 20 ans. A 19 ans, on opère sa colonne vertébrale, à la suite de laquelle elle reste paralysée deux ans durant. L'année suivante, elle subit l'amputation d'une jambe.

Son mari fait confiance à sainte Faustine. Il propose à Maureen d'aller à Cracovie (Pologne) afin de pouvoir prier sur ses saintes reliques.

Le 28 mars 1981, madame Digan se confesse à Cracovie, pour la première fois depuis des années. Cette femme ne croit pas aux miracles, contrairement à son époux.

Le soir, le couple se recueille dans la chapelle des Sœurs, sur la tombe de sainte Faustine. « Eh bien, Sœur Faustine, fais quelque chose de tout cela ! », dit madame Digan.

Soudain, elle ne ressent plus aucune douleur. L’œdème du pied a disparu ! Elle pense d'abord qu'il s'agit de « symptômes nerveux ». Mais au bout de quelques minutes, elle se sent parfaitement en forme. Elle est contrainte de mettre un mouchoir dans son soulier pour que personne ne remarque que l'enflure énorme a disparu.

Puis elle cesse de prendre le moindre médicament. Elle consulte quatre médecins qui lui certifient successivement que son mal était incurable, sans espoir de rémission.

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4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 14:00
Saint François d'Assise recevant les stigmates, par Giotto, 1297-1299, musée du Louvre, Paris. / CC0/wikimedia
Les stigmates de saint François d'Assise (1182-1226)

En 1223, François d'Assise passe le Carême sur le mont Alverne. Là, il demande deux grâces au Seigneur avant de quitter ce monde : ressentir dans son âme et dans son corps la douleur que Jésus a lui-même ressentie lors de sa Passion, mais aussi vivre la paix surnaturelle qu'il a connue jusque sur la croix.

Le 17 septembre 1224, suite à une vision au cours de laquelle un être céleste, sans doute un séraphin, enflamme ses chairs, il reçoit les blessures, les stigmates de la Passion.

Des « bourrelets de chair noire » sont apparus subitement dans les mains et dans les pieds. La plaie du côté saigne abondamment. Son flanc est « empourpré de sang » selon le témoignage de Thomas Celano, son premier biographe.

François rend son âme à Dieu deux ans plus tard. Ses frères en religion ont vénéré ses plaies avant comme après sa disparition. Le pape Grégoire IX l'inscrit au catalogue des saints en 1228.

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3 octobre 2023 2 03 /10 /octobre /2023 14:00
Statue de saint Pierre par Pierre-Étienne Monnot, basilique Saint-Jean-de-Latran, Rome. / CC BY 2.5/Jastrow
Saint Pierre apparaît à saint Gérard de Brogne (vers 898-959)

Gérard est un jeune noble à la cour du comte de Namur. Il se destine aux métiers des armes. Mais un jour, à la fin d’une partie de chasse, il se recueille dans une ancienne chapelle appartenant à sa famille, dans le bois dit de la Marlagne, entre Sambre-et-Meuse.

Tandis qu’il prie dans le jour qui décline, il aperçoit la silhouette d’un homme à l’intérieur d’une belle lumière. Les contours de l’apparition se précisent. Gérard n’en croit pas ses yeux : saint Pierre est devant lui.

L’apôtre lui demande de renoncer à la vie mondaine, de démolir la chapelle où il se trouve pour y construire à la place une église digne d’accueillir de saintes reliques, puis de devenir moine.

Dès le lendemain, Gérard prend le chemin du monastère royal de Saint-Denis,  près de Paris, où il prend l’habit bénédictin. Il y séjourne quelques années et, une fois ordonné prêtre, il revient à Brogne (Mettet, actuelle Belgique), emportant avec lui de précieuses reliques comme saint Pierre le lui avait demandé. Le chantier de son monastère débute en 923. Gérard en sera le premier abbé.

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