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27 novembre 2023 1 27 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/AstroStar
Dans son tombeau, saint Acace (+500) convertit un homme

Le jeune Acace est un moine arménien de la fin du Ve siècle. Il décide de se consacrer à Dieu en devenant moine. En quête d'un directeur spirituel, il fait une bien mauvaise rencontre en la personne d'un ancien religieux du monastère de Sainte-Catherine (Égypte).

En effet, l'homme a un caractère odieux. Il peste chaque jour contre le pauvre novice et le bat parfois, sans que l'infortuné garçon ne se plaigne ni se révolte. Acace est un modèle d'obéissance.

Après neuf ans de ce traitement, Acace meurt. Le directeur spirituel l'enterre à la va-vite puis rejoint un autre religieux, un saint homme, auprès de qui il se lamente de manière hypocrite : « Acace, mon disciple, est mort » - « Je n'en crois pas un mot », lui répond son interlocuteur, « Acace n'est pas mort ».

Les deux hommes se rendent sur la tombe du saint. Parvenus à l'endroit, le moine ancien se met à crier : « Frère Acace, es-tu mort ? ». Une voix venant du tombeau se fait entendre à cet instant : « Je ne suis pas mort ; l'obéissant ne meurt jamais ».

Alors le méchant religieux se met à verser d'abondantes larmes puis décide de finir sa vie dans la repentance, à l'intérieur d'une cellule près de la tombe d'Acace.

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26 novembre 2023 7 26 /11 /novembre /2023 15:00
 
Shutterstock/MARI TERE
Le visage de Jésus apparaît dans une hostie à la Réunion

Le 26 janvier 1902, jour de l’adoration perpétuelle (les quarante heures), l'abbé Henri Lacombe, prêtre à Saint-André, petite ville sur l'île de la Réunion (France), vient d'exposer le Saint Sacrement sur l’autel de l'église paroissiale. Il commence la messe. Jusqu'à la consécration des espèces eucharistiques, et même jusqu'au rite de l'élévation de l'hostie consacrée, tout se déroule normalement.

Après l’élévation, au moment du Notre Père, le prêtre lève les yeux vers l’hostie. A cet instant, il voit une auréole lumineuse autour des rayons de l’ostensoir. ». Le curé est « pris d’un grand trouble ». Il réussit à garder son calme et achève de dire la messe.

« Arrivé au moment de la communion, je regardai de nouveau l’ostensoir. Cette fois je vis dans l’hostie un visage humain avec les yeux baissés et une couronne d’épines sur le front », témoigne-t-il. Ce qui l'émeut le plus, est de voir « l’expression douloureuse peinte sur le visage » de Jésus. Les cils sont « longs et épais ». Il tente de cacher son émotion aux fidèles, surtout ceux assis le plus près du chœur.

La cérémonie achevée, il se rend à la sacristie et appelle immédiatement les enfants de chœur en leur disant d’aller près de l’autel pour observer l’ostensoir avec attention. Les jeunes reviennent presque aussitôt en disant : « Mon père, nous voyons dans l’hostie la tête d’un homme. C’est le Bon Dieu qui se manifeste ».

Le prêtre comprend alors que la vision est authentique et qu'il n'a pas été l'objet d'une hallucination ni même d'une illusion. Il interpelle alors Adam de Villiers, qui a fait ses études en métropole, et lui demande de se rendre près du tabernacle pour voir si quelque chose d'extraordinaire s'y passe. Revenu à toute vitesse, le jeune lui dit : « Père, c’est le Bon Dieu qui apparaît dans l’hostie, je vois son visage divin ». « À partir de ce moment tous mes doutes disparurent », précise le prêtre.

Un autre phénomène se produit tout à coup : le visage dans l’hostie s’anime et la couronne d’épines disparaît. Le curé, craignant des reflets de la lumière, fait éteindre tous les cierges et fermer les volets. Au lieu de disparaître, le phénomène apparaît encore plus net, y compris dans l’obscurité totale. Des lueurs parfaitement visibles émanent du mystérieux visage. Plus tard la vision change encore : un crucifix apparaît dans l’hostie qui couvre toute la surface du Saint-Sacrement.

Se rendant compte que quelque chose d'anormal se produit, les fidèles des premiers rangs rejoignent le célébrant et les enfants de chœur et contemplent le miracle à leur tout. Une heure plus tard, toute la population de Saint-André a investi la petite église. Peu après, les premiers journalistes venus de Saint-Denis (Réunion) y font leur entrée. Enfin, après la bénédiction eucharistique et le chant du Tantum Ergo, la vision disparut.

Parmi les visiteurs, une jeune peintre a le temps de dessiner exactement le visage apparu dans l’hostie.

L'abbé Lacombe a témoigné de ce prodige extraordinaire devant des milliers de personnes durant le Congrès eucharistique d’Angoulême (Charente) en 1904, ainsi qu’à plusieurs groupes de prêtres réunis en retraite à Périgueux  (Dordogne).

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25 novembre 2023 6 25 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Pressmaster
Le miracle eucharistique de la bienheureuse Béatrice d'Ornacieux (1260-1303)

Béatrice d'Ornacieux prend l'habit religieuse à la chartreuse de Parménie ( diocèse de Grenoble) en 1273. Elle devient prieure d'une communauté qu'elle fonde à Eymeux ( Drôme). Dieu la gratifie de charismes extraordinaires.

Nous sommes vers 1300, au temps liturgique de L'Avent. Béatrice est en proie à l’indifférence et à la sécheresse de cœur. Elle pense que Jésus l'a abandonnée. Elle ne peut même plus prier. L'oubli de Dieu, la souffrance qui en résulte et les larmes qu'elle verse l'empêchent d'aller communier.

Un matin, lors de la messe communautaire, une idée lui vient : elle ne peut continuer ainsi car sa vie religieuse en pâtit sérieusement. Alors elle puise au fond d'elle-même la force pour aller communier.

Revenue à sa place, à genoux, près de la grille du chœur, elle sent quelque chose d'anormal dans sa bouche. Elle n'a pas encore avalé l'hostie sainte mais celle-ci se « déforme et se transforme », augmente de volume puis se transforme finalement en toute autre chose, à tel point qu'elle essaye d'approcher une main pour la retirer de sa bouche, mais en vain. A cet instant, une force mystérieuse la tire en arrière tandis qu'elle sent dans sa bouche une « saveur de chair et de sang ».

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24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 15:00
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23 novembre 2023 4 23 /11 /novembre /2023 15:00
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22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 15:00
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21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 15:00
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20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/New Africa
La vision prophétique de la mère de saint Félix de Valois (1127-1212).

Félix de Valois, petit-fils du roi de France Henri Ier (1008-1060), vient au monde le 9 avril 1127. Ce jour-là, une grande fête célèbre la naissance de celui qui allait devenir un des grands saints français du Moyen Âge.

Quelques jours avant l'accouchement, sa mère fait un songe dont elle n'oublie pas le moindre détail : devant elle, un bel enfant qu'elle n'a jamais vu tient une grande croix entre ses mains. Soudain, elle entend une voix qui lui dit : « Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde, il aura la gloire de changer le lys de France pour la Croix de Jésus-Christ. »

Au réveil, troublée par cette vision, elle hésite un moment puis se décide à tout raconter aux siens. A ses yeux, il s'agit d'un rêve prophétique qui concerne son enfant à naître. Elle n'a pas fait erreur.

Félix, aux côtés de Jean de Matha, a fondé un ordre religieux prestigieux, les Trinitaires, chargés du rachat des captifs chrétiens. Il a été canonisé en 1666 par le pape Alexandre VII.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Doidam 10
Saint Martin de Tours apparaît à saint Odon de Cluny (879-944)

Après 909, un soir de novembre, au monastère bénédictin de Cluny  (Saône-et-Loire), récemment fondé, l'abbé Odon s'apprête à quitter l'église après la célébration des Laudes. Il est subitement attiré par une lueur jaillissant sans explication possible de la gauche du chœur.

Il s'approche et tombe à genoux. Face à lui, au centre de la lumière, douce et merveilleuse, il voit un religieux revêtu d'ornements pontificaux qui le fixe du regard. Odon lève les yeux : il reconnaît saint Martin de Tours dont il est un fervent dévot. A cette époque, les ressources du jeune monastère sont presque épuisées. Depuis plusieurs jours, l'abbé ne sait pas comment nourrir ses frères. Il confie son inquiétude à saint Martin. En retour, l'apôtre des Gaules lui promet qu'il intercédera pour Cluny et que les moines n'auront jamais faim ni soif, pendant les deux prochains siècles et au-delà. Puis la vision s'évanouit, plongeant l'église dans l'obscurité.

L'ordre de Cluny est en quelques décennies seulement la plus prestigieuse famille monastique européenne.

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17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Scarc
Saint Grégoire le Thaumaturge vers 213-270) reçoit la visite de la Vierge Marie

Disciple d'Origène, sacré évêque avant ses 30 ans, Grégoire est un homme pieux, dévot de la Vierge Marie.

Certains jours, le jeune prélat doute de ses capacités pour administrer son diocèse et convertir les païens. Une nuit, tandis qu'il prie le Seigneur pour qu'il lui donne la force nécessaire, une « figure humaine », celle d'un homme âgé, lui apparaît. Il porte des vêtements royaux et il est entouré d'une lumière incroyable. Soudain, à côté de cette auguste personne, la Mère de Dieu se montre à son tour. Grégoire reconnaît alors le premier personnage : c'est saint Jean l’Évangéliste.

Grégoire ne sait que dire. Il supplie intérieurement que le ciel vienne à son aide. Saint Jean le rassure et lui confirme que sa mission est d'instruire les fidèles dans l'amour du Christ. Marie n'a pas parlé mais a posé un regard d'infinie tendresse sur Grégoire.

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16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Jesus Cervantes
Le Christ visite sainte Gertrude d'Helfta (1256-1302)

Le 27 janvier 1281, après l'office des complies célébré par les Bénédictines du couvent d'Helfta (Allemagne), sœur Gertrude grimpe l'escalier menant au dortoir de la communauté.

Parvenue à l'étage, elle salue comme de coutume une religieuse âgée puis poursuit son chemin.

L'instant d'après, elle lève le regard et voit devant elle un bel adolescent inconnu. Surprise, elle se demande comment cet individu a pu s'introduire dans le monastère. Elle s'apprête à lui parler lorsque celui-ci lui dit : « Pourquoi te laisses-tu sécher de tristesse ? Ne crains pas. Je te délivrerai. » ; puis d'ajouter : « Reviens à moi. Je t'enivrerai de mes délices célestes.»

Gertrude est décontenancée : à cette époque, elle néglige parfois la Bible au profit de la littérature profane ! Mais comment ce garçon sait-il cela ? Elle s'approche et tente de toucher la vision de la main. Aussitôt, une « haie d'épines » apparaît entre l'adolescent et elle. Le beau jeune homme approche alors une main près des siennes. Gertrude découvre à la surface de la peau de l'adolescent une plaie sanglante, comme si un clou y avait été enfoncé. Elle le reconnaît : c'est Jésus en personne.

A compter de ce jour, Gertrude abandonne les lettres pour se consacrer seulement à Dieu. Le Christ lui révélera ultérieurement que la « haie d'épines » symbolisait ses péchés.

L’Église a proclamé la sainteté de Gertrude en 1627.

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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 15:00
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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 15:00
Unsplash/José Alejandro Cuffia
Saint Mélaine de Rennes (+505) met fin à la sécheresse

En 1675, Rennes et sa région subissent des pluies incessantes provoquant des inondations et des désolations agricoles comme personne n'en a encore vu. L'ombre de la disette apparaît dans les esprits. Le clergé local, en particulier les desservants de la paroisse rennaise de Saint-Mélaine, organisent des prières publiques et des processions afin de supplier le Seigneur de venir à l'aide.

Le 10 juillet 1675, malgré l'averse permanente, une procession est faite autour du cloître jouxtant l'église de Saint-Mélaine. A cette occasion, la châsse de saint Amand de Rennes est portée par les prêtres, suivie par une foule de fidèles. Le silence et le recueillement impressionnent les témoins.

Mais en fin de journée, le ciel est toujours autant sombre et rien ne laisse présager la moindre amélioration. Vers 21 heures, la pluie baisse d'intensité, sans signe avant-coureur. Mais cette accalmie durera-t-elle ? Le lendemain, le soleil brille sur la cité bretonne. Le beau temps va durer trois semaines. Les récoltes sont sauvées in extremis.

Dès le 11 juillet, clergé et responsables municipaux rendent un vibrant hommage à saint Amand, dont l'intercession a sauvé la région.

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13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 15:00
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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Paul shuang
Saint Martin de Tours (316-397) guérit un enfant handicapé

Au VIe siècle, une femme, originaire du Berry met au monde un fils « perclus, aveugle et muet ». Les gens du voisinage, et le père également, voient dans cet enfant plus un monstre qu’un être humain. La mère fait la promesse de ne pas le rejeter avant qu'il atteigne l'âge de dix ans.

Parvenu à l’âge indiqué, le garçon est confié à des gens de passage qui l’emmènent sur une charrette pour le transformer en une bête de foire, en l’exhibant auprès des populations pour gagner de l’argent.

Le premier spectacle est sur le point de commencer. Installé derrière un rideau qui doit être soulevé un instant plus tard pour qu’il puisse être vu, l’enfant est transi de peur. Soudain, il ressent un choc mystérieux en lui : une douce chaleur envahit son corps chétif.

A ses côtés, les bateleurs n’ont rien remarqué. Mais lorsqu'ils lèvent le rideau, la réaction du « public » n’est pas celle qu’ils attendent : la physionomie du garçon est devenue tout autre ; c’est à présent un jeune en pleine santé, guéri de ses handicaps, le visage radieux.

En expliquant son histoire, le miraculé se souvient qu’il a été amené par ces hommes malveillants un 11 novembre, jour de la fête de saint Martin...

Saint Grégoire de Tours qui rapporte ce miracle, précise : « Je l’ai vu moi-même ; ce n’est pas un récit que je tiens de quelqu’un : c’est de sa propre bouche que je l’ai appris. »

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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 15:00
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9 novembre 2023 4 09 /11 /novembre /2023 15:00
Unsplash/American Heritage Chocolate
La bienheureuse Jeanne de Signa (1266-1307) multiplie la nourriture

L’existence de Jeanne est marquée au sceau de la pauvreté. Née dans une famille de travailleurs agricoles près de Castello di Signa (Italie), elle aide, dès l’âge de sept ans, ses parents aux tâches domestiques et agraires. Ses connaissances en matière de foi se limitent à quelques prières.

Pourtant, dès ses dix ans, elle reçoit des signes extraordinaires de Dieu et, devenue adolescente, elle veut servir Jésus sa vie durant. Elle devient ermite près de son village natal.

Un jour, une certaine Ciava, mère de famille, voisine de l’ermitage de Jeanne, avec laquelle elle est entrée en relation, prépare un gâteau (un « focaccia ») à l’occasion de l’anniversaire de son mari. Après la cuisson, elle en coupe un bon morceau qu’elle apporte à la bienheureuse.

En chemin, elle se rend compte que la taille du gâteau qu’elle transporte est trop grosse : le soir venu, le reste du focaccia ne suffirait pas, sans compter que la bienheureuse jeûne continuellement. Mais elle poursuit son chemin et ne dit mot à son amie ermite.

Rentré chez lui, le mari s'étonne de l'absence de son épouse qui n’est pas encore revenue de l'ermitage. Soudain, une odeur délicieuse provenant de la cheminée parvient à lui. Il s’approche, se penche vers le récipient et découvre à son grand étonnement un magnifique gâteau, plein et entier…

Dès 1383, une fête solennelle est décidée en l’honneur de Jeanne et en 2007, à l’occasion du 700e anniversaire de sa mort, le pape Benoît XVI annonce une indulgence plénière pour les pèlerins de Castello di Signa.

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8 novembre 2023 3 08 /11 /novembre /2023 15:00
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6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/Krikkiat
Les stigmates de la bienheureuse Christine von Stommeln (1242-1312)

Religieuse allemande, Christine est gratifiée de dons extraordinaires dès sa jeunesse. Maints récits de ses phénomènes sont parvenus jusqu’à nous grâce à ses confesseurs et directeurs spirituels, dont le suédois dominicain Pierre de Dacia.

Visions célestes, apparitions du Christ et de Marie, scènes de la Passion, rythment l’existence de Christine dès son entrée au couvent des béguines de Cologne (Allemagne). Parallèlement à ces grâces, elle subit des attaques du diable qui se manifestent à elle sous divers aspects.

Au cours de la Semaine Sainte 1286, elle reçoit les stigmates du Seigneur dans un « ravissement douloureux », devenant ainsi une des premières femmes stigmatisées de l’histoire. L’authenticité de ces plaies aux mains (en forme de croix), aux pieds et à la tête, a été confirmée entre autres par Pierre de Dacia et le curé Jean, proche de la bienheureuse. Les béguines de sa communauté ont évidemment témoigné de l’authenticité du phénomène.

Les stigmates restent visibles après son 46e anniversaire, provoquant, dès le vivant de Christine, une vénération populaire. Saint Pie X a confirmé le culte de la bienheureuse Christine en 1908.

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5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 15:00
Shutterstock/brancoveanumatei
Un miracle eucharistique à Ancône suivi d'une conversion

En 1826, Annina Costantini, fille d'une riche famille juive d'Ancône (Italie), devient pensionnaire chez les religieuses de la congrégation des Maîtresses pies. La fillette avait été baptisée en secret par sa nourrice peu après sa naissance mais ne connaissait pas le moins du monde la foi chrétienne. Elle est heureuse d'évoluer dans son pensionnat car elle y trouve bienveillance et dévouement de la part des sœurs. Curieuse de tout, elle accompagne ses maîtresses jusque dans les cérémonies liturgiques, sans rien saisir.

Le jour de la Fête-Dieu, le Saint-Sacrement est porté en procession par le clergé de la ville, avec, à sa tête, Mgr Membrini Gonzaga, évêque d'Ancône. La fête est belle et Annina ne veut rien manquer. Elle se met à une fenêtre pour voir passer le cortège.

Parvenu à la hauteur de la fenêtre du pensionnat où se tient la fillette, l'évêque s'arrête et d'un beau geste bénit les vaisseaux et la mer qui s'étend au pied des habitations. A cet instant, le regard d’Annina est comme aimanté (involontairement expliquera-t-elle) par l'hostie qui est à quelques mètres d'elle.

« Je vis au milieu de rayons lumineux qui partaient du centre de l'ostensoir, un gracieux petit enfant qui s'est élancé droit vers moi et qui est venu se poser dans mes bras ; il m'a embrassée avec amour et m'a rendue très heureuse… », témoigne-t-elle quelque temps après.

Elle tombe évanouie par terre. Une des maîtresses la retrouve inanimée sur le sol, incapable de parler. Il lui faut de long moments pour revenir à elle.

Elle ne dit d'abord rien de l'événement à ses parents, ni à ses camarades. Mais le temps passant, elle prit la décision de raconter son histoire incroyable. Elle écrivit des lettres admirables aux siens, au clergé diocésain, leur faisant part de sa conversion. Toute sa famille finit par demander le baptême.

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