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2 juillet 2023 7 02 /07 /juillet /2023 14:00

 

Unsplash / Sylvain Brison
Le miracle eucharistique à Amsterdam en 1345

16 mars 1345. En ce Mardi saint, Ysbrand Dommer, habitant dans la Kalverstraat (rue du Calvaire) à Amsterdam (Pays-Bas) ne pense qu’à une chose : guérir. Le pauvre est très malade et les médecins du temps n’ont pas réussi à soulager ses maux.

Après l’heure des vêpres, en fin d’après-midi, un prêtre lui apporte la communion en viatique. Mais quelques instants plus tard, Ysbrand est pris de vomissements. Son épouse, qui reste à son chevet, vide alors le contenu du seau dans le feu de la cheminée sans s’apercevoir qu’il a involontairement rejeté l’hostie.

Le lendemain, le temps est froid et cette femme veut attiser le feu. Parvenue dans la cuisine, elle pousse un cri : l’hostie, intacte à quelques centimètres au-dessus des flammes, resplendit d’une belle lumière. Elle parvient à s’en emparer et la dépose sur un linge propre, qu’elle place dans un coffre en bois puis court chercher le curé de sa paroisse, Saint-Nicolas.

Le prêtre constate les faits et décide d’emporter l’hostie jusqu’à son église. Il la dépose dans un petit récipient et part. Parvenu à mi-chemin, il se rend compte que l’hostie a disparu ! Pourtant, le récipient est resté clos ! Il rebrousse chemin et retrouve le Corps du Seigneur dans le coffre en bois où la maîtresse de maison l’avait mis. Le curé tente par trois fois d’emporter l’hostie hors de la maison : il la retrouve à chaque fois à son emplacement initial.

Le lendemain, Jeudi saint, les témoins du miracle déposent sous serment ; le bailli du pays d’Amstel et le chevalier Van Boeckhorst certifient l’authenticité de leurs récits. La semaine suivante, Jan van Arckel, évêque d’Utrecht (Pays-Bas), enquête sur place. Quelques mois plus tard, il promulgue un document attestant l’origine surnaturelle des faits et autorise la divulgation de ceux-ci. Pendant ce temps, Ysbrand recouvre la santé. Pour remercier le ciel, il offre au clergé le terrain sur lequel est bâtie sa maison afin qu’on y érige une chapelle où sera déposée la sainte hostie. En attendant la fin des travaux, celle-ci est exposée à la vénération dans l’église Saint-Nicolas.

L’hostie miraculeuse est bientôt transportée en procession de l’église paroissiale à la nouvelle chapelle nommée le « Lieu saint », itinéraire baptisé « voie sainte ». Une cérémonie de ce type se tient alors une fois l’an. En 1452, un incendie ravage la chapelle mais l’ostensoir contenant l’hostie du miracle est totalement préservé des flammes sans que l’on comprenne comment. En 1665, le conseil municipal d’Amsterdam autorise le père Jan van der Mey à transformer en chapelle une des salles d’un ancien couvent. On y transfère alors le précieux ostensoir qui est volé peu après.

Aujourd’hui encore, une procession silencieuse a lieu chaque année en mémoire de ce miracle, dans la nuit précédant le dimanche des Rameaux.

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1 juillet 2023 6 01 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Zulmaury Saavedra
Saint Cybard (504-581) libère des prisonniers par la prière

Cybard, vers l’âge de 18 ans, est initié aux affaires par son aïeul, jadis nommé gouverneur de Périgueux (France, Dordogne) par Clovis. Mais le jeune homme ne songe qu’à devenir moine. Il passe cinq ans dans un monastère mais sa réputation de sainteté attire une foule de visiteurs brisant la solitude à laquelle il aspire. Il quitte sa communauté et va à Angoulême pour trouver un lieu de solitude. L’évêque Aptone lui désigne une grotte creusée sous le rempart de la cité Angoumoise. Le saint accepte. Il y passera 39 ans.

Un jour, tandis qu’il se rend chez l’évêque, il passe près de la prison. Il entend les gémissements des prisonniers de guerre qui, n’ayant pu être rachetés, n’ont d’autre perspective que d’être retenus captifs, ou vendus comme esclaves. Pris de pitié, il s’approche de la porte centrale et demande à quelques détenus qui passent la tête par les barreaux s’ils veulent prier avec lui. Personne ne lui répond. Alors, il s’agenouille et prie en silence quelques instants, seul. Un silence de mort règne dans les lieux. Soudain, sous les yeux des geôliers, la lourde porte s’ouvre, la barre de fer qui l’entrave se brise. Devant ce prodige, les gardiens se mettent à leur tour à louer Dieu tandis que les prisonniers se précipitent vers l’église d’Angoulême pour y chercher refuge et remercier Dieu de leur délivrance.

Une heure après, Aptone et les habitants apprennent l’événement. Lorsque Apotone conduit Cybard dans sa grotte, il est accompagné par toute la population !

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30 juin 2023 5 30 /06 /juin /2023 14:00

 

CC BY-SA 3.0/NonOmnisMoriar Saint Michel terrassant le Démon (guerre des anges), fontaine Saint-Michel, place Saint-Michel, Paris 6e, par Francisque Duret, 1860.
L’archange saint Michel apparaît à saint Bertrand du Mans (540-623)

Au début du VIIe siècle, les habitants du Mans (France, Sarthe), sont heureux et fiers de leur évêque, Bertrand, un « vrai saint » ! L’Eglise dont il est pasteur, et les hommes dont il est le frère, peuvent compter sur lui à chaque instant.

Un soir, il prend le chemin de la muraille gallo-romaine qui enserre la cité pour aller se recueillir dans l’une des tours, comme il a l’habitude de le faire. Il passe la nuit entière en prière.

A l’aube, il est soudainement inondé de lumière. L’archange saint Michel vient d’apparaître. L’être céleste lui désigne un lieu voisin entouré de champs appelé Vivereus ("domaine du Vivier") , à environ 600 mètres de la muraille gallo-romaine, où, dit-il, Dieu veut être honoré et servi. « C’est à toi qu’incombe la tâche », ajoute-t-il avant de disparaître.

Bertrand se met au travail sans plus attendre et, en quelques années, sort de terre un nouveau monastère dédié aux apôtres saint Pierre et saint Paul, qui deviendra plus tard la fameuse abbaye Saint-Pierre de la Couture, important centre monastique de l’Ouest de la France à laquelle le roi franc Clotaire II fit d’importantes donations.

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29 juin 2023 4 29 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Benjamin Davies
Le bienheureux Francesco Mottola (1901-1969) guérit un jeune diacre

Felice Palamara, jeune diacre romain, souffre atrocement au soir du 13 mai 2010. Atteint de rétention urinaire grave et de multiples pathologies affectant les organes vitaux, il se sait condamné à très brève échéance. Les médecins lui ont dit. Mais jamais il ne se laisse gagner par le désespoir : Dieu lui viendra en aide au moment voulu.

Il repasse dans sa tête les moments-forts de sa vie, ses engagements auprès des pauvres, son ordination sacerdotale dont la date avait été programmée… Il s’endort, éreinté. Il fait un rêve étrange : Don Francesco Mottola, prêtre calabrais, fondateur des Oblats du Sacré-Cœur en faveur des sans-abris, est là, à ses côtés, nimbé de lumière. Il le reconnaît aussitôt car il a une grande dévotion pour lui. Lorsqu’il s’éveille quelques heures plus tard, il ne ressent plus aucune douleur et se lève d’un bond ! Il est guéri.

Il sera ordonné prêtre et rejoindra les Oblats de Don Francesco. Francesco, surnommé la « perle du clergé calabrais », a été béatifié le 10 octobre 2021.

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28 juin 2023 3 28 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Gregory Pappas
Le corps de sainte Vincenza Gerosa (1784-1847) reste incorrompu

Née près de Brescia (Italie, Lombardie), Vincenza est la cofondatrice des Sœurs de la Charité de Lovere. Elle rend son âme à Dieu le 20 juin 1847. Dans les heures qui suivent, les religieuses de son couvent réalisent toilette mortuaire et soins habituels.

Les deux sœurs, chargées de ses tâches, remarquent quelque chose d’étrange : la physionomie de la défunte ne change pas le moins du monde et sa peau reste souple et fraîche. Le lendemain, le processus physiologique normal de rigidité cadavérique est absent. Personne ne peut expliquer le phénomène. Dans les jours suivants, rien n’évolue. La même impression de vie et de santé est observée par maints témoins, religieux et laïcs, pendant des mois. Une première exhumation officielle a lieu en 1856. Le constat est sans appel : corps « souple et intact ». La seconde exhumation date de 1858 : même résultat ! Peu après, le corps est transféré dans la chapelle de la Casa Gaia, dite « chapelle des origines » car reposent en ce lieu sainte Vincenza et l’autre fondatrice de la congrégation, sainte Bartolomea Capitanio. La troisième exhumation est réalisée en 1871. La dépouille est totalement préservée. On décide de l’exposer à la vénération des fidèles à l’intérieur d’une châsse vitrée.

En 1938, les deux corps sont transportés dans une nouvelle chapelle du couvent construite à cet effet. Mais seul celui de Vincenza est incorrompu, sans jamais avoir été l’objet de la moindre technique de conservation. Vincenza est béatifiée par le pape Pie XI en 1933 puis proclamée sainte par son successeur, Pie XII, le 18 mai 1950.

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27 juin 2023 2 27 /06 /juin /2023 14:00
Unsplash/Brian Patrick Tagalog
Quand Marguerite Bays (1815-1879) revient à elle, ses stigmates disparaissent

Le vendredi 8 décembre 1854, le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception.

Ce jour-là, Marguerite Bays, couturière au hameau de La Pierraz, à Siviriez (Suisse, canton de Fribourg), est guérie miraculeusement d’un cancer à l’abdomen. En début d’après-midi, elle est prise de vertiges et doit regagner sa chambre. Une fois couchée, elle perd connaissance et entre dans un état étrange : une sorte de catalepsie. Soudain, peu avant 15 heures, des taches rouges apparaissent sur ses mains, aux pieds et sur sa poitrine. Dans la demi-heure qui suit, ces taches, qui ont considérablement augmenté de taille, laissent la place à des blessures ouvertes : les stigmates de la Passion que la sainte revivra chaque vendredi.

Le 11 avril 1873, le préfet du canton, Jules Grangier, demande au Docteur Alexis Pégairaz, de Bulle (Suisse, canton de Fribourg), de se rendre au chevet de Marguerite afin de dresser un compte-rendu médical le plus rigoureux qu’il soit. Le praticien, personnellement sceptique, accepte. Ce qu’il observe le laisse sans voix : l’état cataleptique, qui dure de 15 h à 16 heures, est total : Marguerite semble morte à tous points de vue. Il voit aussi les plaies se former devant ses yeux ; il les juge « identiques » aux mains et aux pieds. Mais ce qui le déroute le plus, c’est la disparition de ces mêmes plaies profondes sans cause naturelle, après que Marguerite ait recouvré ses esprits !

Marguerite a été proclamée bienheureuse en 1995. Le pape François l’a inscrite au catalogue des saints en 2019.

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26 juin 2023 1 26 /06 /juin /2023 14:00

 

Unsplash/Leon Contreras
Les lampes miraculeuses de saint Anthelme de Chingnin (1107-1178)

Lorsqu’il meurt, Anthelme est une personne célèbre : la Providence a fait de ce savoyard le prieur de la Grande chartreuse et l’évêque de Belley (France, Ain), malgré ses supplications.

La cité entière assiste à ses obsèques dans la cathédrale romane. Clergé, moines et chanoines, et, à leur suite, les fidèles venus en nombre.

Au moment où l’on se dispose à descendre le corps de saint Anthelme à l’intérieur du monument funéraire, l’une des trois lampes placées en face du crucifix, comme symbole de la Sainte Trinité, qu’on allume à cette époque lors des grandes fêtes, se met à briller spontanément en répandant une immense clarté dans tout l’édifice.

Les regards sont comme aimantés par cette lumière. Au même instant, les deux autres lampes s’allument à leur tour, sans intervention humaine ! Elles projettent une lumière éblouissante et surnaturelle sur l’assemblée.

Ce prodige est attesté par les chroniqueurs du temps dont plusieurs furent des témoins oculaires.

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25 juin 2023 7 25 /06 /juin /2023 08:47

 

Unsplash/Aaron Burden
Une hostie transportée dans un livre ensanglante ses pages

En 1330, un prêtre de Sienne (Italie, Toscane), est appelé en urgence pour aller porter les derniers sacrements à un vieil homme souffrant, dans un village voisin.

L’ecclésiastique doute depuis quelque temps de la réalité de la présence réelle de Jésus dans le sacrement de l’eucharistie. Pressé par le temps, il place négligemment une hostie consacrée entre deux pages de son bréviaire qu’il emporte sous le bras. « Le trajet est court », pense-t-il en lui-même, « et je serai bientôt revenu à mes affaires. »

Après avoir confessé le malade, il ouvre son bréviaire pour prendre l’hostie et la lui donner mais il reste confondu : l’hostie s’est comme « liquéfiée » et du sang s’en écoule, tachant les deux pages de l’ouvrage entre lesquelles elle était disposée.

Le clerc referme le bréviaire, oublie qu’il doit communier le vieil homme et repart pour Sienne, prenant conscience de la désinvolture avec laquelle il a agi envers le Seigneur. Or, à ce moment-là, le bienheureux Simon Fidati, ermite de Saint-Augustin, prédicateur célèbre à l’époque, est en train de parler au peuple siennois. Le prêtre, haletant, vient à sa rencontre puis, après lui avoir tendu son bréviaire ensanglanté, lui confesse son péché.

Avant de lui accorder l’absolution, Simon lui demande de lui prêter le bréviaire afin qu’il le place sur un petit autel confectionné dans sa cellule. C’est chose faite mais le bienheureux, en accord avec le prêtre, conserve finalement le livre du miracle après avoir donné une des deux pages maculées de sang au couvent des Augustins de Pérouse (Italie, Ombrie). L’autre page est confiée aux religieux de l’église Saint Augustin de Cascia où repose le corps de sainte Rita et aujourd’hui celui du bienheureux Simon Fidati.

En 1387, les autorités civiles de Cascia décident que chaque année, lors de la Fête-Dieu, une procession sera organisée à travers la ville, avec la présence « obligatoire » de la municipalité et du clergé, pendant laquelle on portera la sainte relique. A son retour dans l’église, une messe solennelle sera dite.

Le 10 janvier 1401, le pape Boniface IX accorde l’indulgence de la Portioncule aux fidèles qui, le jour de la Fête-Dieu, visiteront l’église Saint-Augustin de Cascia. Plusieurs de ses successeurs accordent de nouvelles indulgences : Grégoire XII, Sixte IV, Innocent XIII, Clément XII et même Pie VII (1800-1823), à un moment très difficile de l’histoire européenne.

En 1930, un congrès eucharistique international s’est tenu à Cascia ; à cette occasion la relique eucharistique - d’environ 4 centimètres de diamètre - est déposée dans un bel ostensoir spécialement fabriqué.

En utilisant une loupe, on observe les traces de la coagulation sanguine dont la couleur apparaît alors plus rougeâtre qu’à l’œil nu. Certains affirment avoir vu à sa surface les traits d’un visage humain, en utilisant une loupe très puissante.

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24 juin 2023 6 24 /06 /juin /2023 08:29
Unsplash/Jeremy Perkins
La vision de saint Barthélémy de Farne (+ 1193)

Tostig est son nom d’origine. Né de parents d’origine scandinave, cet ermite rattaché à l’ordre des Bénédictins, a parcouru plusieurs milliers de kilomètres, d’abord en Norvège puis dans toute l’Europe, ralliant Rome et bien d’autres lieux de pèlerinage.

Vers 1150, las de tant de pérégrinations, il retourne à Durham (Royaume-Uni) où il entra jadis dans l’abbaye bénédictine. Il est heureux de retrouver ses frères et de goûter à la paix du cloître. Une nuit, saint Cuthbert (+ 687), à qui il voue une grande dévotion, apparaît dans sa cellule. Il le voit comme un être de chair et de sang mais extraordinairement beau et entouré d’une belle lumière. L’apparition lui dit que Dieu connaît sa piété et qu’il ne l’abandonnera jamais. Puis il le prie de quitter Durham et de gagner le monastère implanté sur l’île de Farne (Angleterre, au large de Northumberland) où il lui faudra occuper la cellule qui avait été la sienne de son vivant sur la terre.

Frère Barthélémy se rend dès le lendemain jusqu’au lieu indiqué. Il passera 42 années dans la cellule de saint Cuthbert.

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23 juin 2023 5 23 /06 /juin /2023 08:49
Unsplash/Bakak Habibi
La Vierge apparaît à la bienheureuse Marie d’Oignies (1177-1213)

Mariée à un homme en compagnie duquel elle se retire dans la léproserie de Willambroun, près de Nivelles (Belgique, Brabant wallon), pour s’occuper des malades incurables, Marie choisit ensuite une voie plus radicale en s’installant dans une petite maison jouxtant l’église du couvent des Augustins à Oignies-sur-Sambre, au diocèse de Namur (Belgique).

C’est là qu’elle reçoit un jour une « pieuse veuve », souffrante, fiévreuse, le corps perclus de douleurs. La réputation de thaumaturge de Marie n’est plus à faire. Elle laisse sa porte ouverte à tous. Les deux femmes prient ensemble, demandant à Jésus de soulager la visiteuse. Soudain, Marie d’Oignies tourne les yeux vers un point de la maison où est apparue la Vierge Marie entourée d’une magnifique lumière. Elle est seule à percevoir quelque chose et la malade est intriguée par le regard lumineux de son hôte. Marie dira ultérieurement que la Mère de Dieu encouragea la visiteuse et l’assura de son intercession. Effectivement, la femme repart chez elle, totalement guérie.

Ce miracle est cité par saint Alphonse de Liguori dans ses Gloires de Marie.

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21 juin 2023 3 21 /06 /juin /2023 08:12
CC0/Met Détail de La Vocation de Louis de Gonzague par Le Guerchin, vers 1650, The Metropolitan Museum of Art, New York.
Saint Louis de Gonzague (1568-1591) apparaît à sa mère et la guérit

Louis appartient à la prestigieuse famille des Gonzague qui règne très longtemps sur la cité de Mantoue (Italie, Lombardie). Un premier miracle a lieu lorsque, encore jeune, il décide de renoncer aux titres, au pouvoir et à la richesse que lui donne sa naissance pour s’engager dans la Compagnie de Jésus, où, humble frère, il se dévoue au service des pestiférés jusqu’à en mourir.

Trois ans après sa mort, jour pour jour, sa mère tombe dangereusement malade. Rien ne sert de lui faire prendre des remèdes : aucun n’apporte le moindre soulagement. Fièvre et douleurs prennent possession de la pauvre femme. Un soir, pourtant, elle se sent légèrement mieux : si elle souffre toujours autant, sa température a baissé et elle peut s’endormir sans trop de peine.

Allongée sur son lit de souffrances, elle ferme les yeux et se met à penser à son fils, Louis, dont elle connaît la sainteté. Elle l’invoque bientôt pour le prier d’intercéder en sa faveur. Elle s’endort et fait le rêve suivant : Louis entre dans sa chambre entourée d’une lumière inconnue ici-bas, tout resplendissant de gloire. Il s’approche en souriant, il la touche. Aussitôt, elle se réveille. « Ce n’est qu’un songe », dit-elle. Pourtant quelque chose en elle vient de changer : toutes les douleurs se sont envolées. Elle est parfaitement guérie. Cette guérison est le premier miracle reconnu de Louis de Gonzague après sa naissance au ciel.

Il a été béatifié en 1604 et le pape Benoît XIII l’a élevé sur les autels en 1726.

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20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 08:20
Unsplash/Anton Darius
L’Enfant Jésus apparaît à la bienheureuse Marguerite Ebner (1291-1351)

Originaire de Souabe (Allemagne), Marguerite est une religieuse dominicaine gratifiée par Dieu de dons extraordinaires. Humble et obéissante avec ses sœurs en religion, elle est connue et appréciée des plus grands théologiens de son temps.

Parmi ses dévotions personnelles, celle qu’elle voue à l’Enfant Jésus est incroyable. Tous savent la profondeur de sa piété. On lui offre en cadeau un bel enfant Jésus « de Vienne », entouré de quatre anges dorés qu’elle s’empresse d’installer dans sa cellule afin de pouvoir se recueillir devant. Une nuit, elle est réveillée par un bruit insolite. Plongée dans l’obscurité, elle est incapable de déterminer la nature et l’origine de ce vacarme. Elle décide d’allumer une bougie car le bruit continue de plus bel. La lumière faite, elle découvre près de son lit un berceau lumineux dans lequel l’Enfant Jésus joue paisiblement. Cette vision a été mise par écrit dans son ouvrage portant sur ses « révélations ».

Marguerite a été proclamé bienheureuse en 1979 par saint Jean-Paul II.

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19 juin 2023 1 19 /06 /juin /2023 08:11
Unsplash/K. Mitch Hodge
La bienheureuse Elena Aiello (1895-1961) reçoit les stigmates de la Passion

Au matin du 2 mars 1923, premier vendredi du mois, après la messe qui est célébrée dans sa chambre car la maladie l’oblige à être alitée, Elena perçoit une « voix » intérieure qui lui annonce que le Seigneur va lui offrir un cadeau rare.

Vers 15 heures, tandis qu’elle souffre beaucoup à cause d’une plaie carcinomateuse de son épaule gauche, le Christ, vêtu de blanc et portant la couronne d'épines, lui apparaît. Il l’invite à partager ses souffrances, ce à quoi Elena consent. Jésus enlève alors la couronne de sa tête et la pose sur celle d’Elena. À son contact, du sang se met à couler abondamment le long des joues de la bienheureuse.

Dans une autre pièce de la maison, Rosaria, domestique de la famille, s’apprête à rentrer chez elle après son service. Ayant entendu des bruits suspects provenant de la chambre d’Elena, elle monte pour mieux se rendre compte. Surprise, à la vision de tant de sang, elle part de suite prévenir la famille, croyant qu’Elena avait été assassinée.

Dès leur arrivée dans la chambre, constatant la véracité du récit de la domestique, ils préviennent le Docteur Adolfo Turano. Celui-ci tente de laver le cuir chevelu et les tempes d’Elena mais le sang continue mystérieusement de couler. Après trois heures de saignements continus, le phénomène s’arrête de lui-même.

La semaine suivante, peu avant 15 heures, on fait à nouveau appel au Docteur Turano ainsi que d’autres personnes ; tous constatent le même phénomène, exactement à la même heure que la semaine précédente.

Elena, sœur des Filles de la Charité du Précieux Sang a été béatifiée en 2011 par le pape Benoît XVI.

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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 09:17

 

Unsplash/Josh Applegate
En 1228, une hostie devient chair en Italie

Alatri, village italien situé à 25 kilomètres d’Agnani (Italie, Latium), est le théâtre d’un événement incroyable en 1228.

Cette année-là, une jeune habitante de la localité sollicite une magicienne pour l’aider à reconquérir son amant. Cette dernière accepte contre monnaie sonnante et trébuchante et ajoute qu’elle a besoin d’une hostie consacrée afin de confectionner un « philtre d’amour ». La jeune femme se rend le lendemain à la messe et reçoit la communion. Mais elle retire discrètement l’hostie de sa bouche et la cache dans un linge qu’elle glisse dans ses habits.

Sur le chemin menant à la maison de la magicienne, elle se rend compte qu’elle ne sait plus où elle a caché le Saint-Sacrement. Elle ne remet la main dessus qu’après trois jours de recherches. Mais ce qu’elle découvre la foudroie : l’hostie est devenue chair ! Elle alerte « l’instigatrice du sacrilège » et toutes les deux vont aussitôt prévenir l’évêque d’Alatri, Mgr Jean (Giovanni V). Elles lui révèlent le prodige et avouent leurs fautes. L’évêque est indécis : quelle sanction infliger à ces deux femmes ? Il décide d’écrire au pape pour lui demander conseil.

Nous possédons encore la réponse de Grégoire IX, datée du 13 mars 1228. Le Souverain pontife commence par louer le Seigneur qui « renouvelle ses prodiges […] pour qu’en fortifiant la foi de la vérité catholique […], il rappelle à lui les pécheurs, convertisse les incrédules et confonde les erreurs de l’hérésie… ».

Puis il conseille de ne pas trop blâmer la jeune amoureuse qui a agi plus par naïveté que par malice ; la magicienne, quant à elle, ira trouver chacun des évêques de la région à qui elle racontera le miracle en confessant ses péchés et en implorant son pardon. Le même Grégoire IX promulgua une bulle en 1228 attestant la réalité des faits. Ce document est conservé aux archives de l’évêché d’Alatri.

La cathédrale d’Alatri conserve la précieuse relique dans une chapelle du bras droit du transept. Une fresque relate les différents épisodes de ce prodige. L’hostie proprement dite est aujourd’hui plus petite qu’elle ne l’était au Moyen Âge : un des évêques d’Alatri en offrit un bout à un cardinal au cours du XVIe siècle.

De la taille d’un pois chiche, elle est conservée entre deux tampons d’ouate dans un tube de verre de 4 centimètres de long, enfermé dans un ostensoir, lui-même déposé dans une niche au-dessus de l’autel.

Plusieurs « reconnaissances » de cette relique ont été réalisées : en 1688, 1866 et une troisième fois le 28 juin 1960. Une procession a été instituée au cours de laquelle était porté le reliquaire, le jour de la Fête-Dieu. En 1978, une célébration spéciale pour le 750e anniversaire du miracle a attiré à Alatri des milliers de personnes, autour de l’évêque, Mgr Florenzani.

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17 juin 2023 6 17 /06 /juin /2023 08:22
iStock/Getty Images Plus/Caiaimage/Trevor Adeline
Marie-Joseph Cassant (1878-1903) obtient la guérison d’un enfant condamné

« Nul en latin ! ». Cette exclamation, Marie-Joseph l’a souvent entendue au cours de sa scolarité.

Mais Dieu l’attendait à l’abbaye trappiste de Saint-Marie du Désert (France, Haute-Garonne). C’est là qu’il passe sa vie, absorbé dans la prière.

Après sa naissance au ciel, divers témoignages de miracles apparaissent, comme celui-ci, authentifié par l’Église : le jeudi 28 mai 1936, Jean Delibes, jeune français de 9 ans, atteint d’une méningite cérébro-spinale purulente, est hospitalisé à la demande du Docteur Pradel, le médecin de sa famille.

Le lendemain, l’état de l’enfant s’est encore aggravé. Après sa visite à l’hôpital, à l’insu de tous, le Docteur Pradel se met à prier le père Marie-Joseph pour lui demander d’intercéder afin d’obtenir la guérison de Jean.

Le samedi matin, le petit malade sent disparaître la raideur de sa nuque et de ses membres. Il ne souffre plus non plus de la tête. Les médecins hospitaliers à son chevet ne peuvent que constater la réalité du phénomène. « L’enfant est en excellent état, les signes méningés ont disparu et la température est tombée », indique le Docteur Calvet, professeur de médecine.

Le samedi soir, le Docteur Pradel est revenu à l’hôpital pour voir son petit malade. Son étonnement fut à la mesure de l’événement.

Il a déclaré à la mère de Jean : « Il y a ici une force supérieure à la médecine. »

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16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 12:44
iStock/Getty Images Plus/CreativaImages
Saint Jean-François Régis (1597-1640) lit dans les cœurs de ses assassins

L’apôtre du Velay et du Vivarais (France), saint Jean-François Régis, missionnaire jésuite, a reçu de Dieu divers charismes, comme celui de lire dans les cœurs.

Un jour, trois jeunes gens des meilleures familles du Puy (France, Haute-Loire), sont abordés par lui. Il leur parle franchement de leur conduite qu’il déplore. Il les traite d’indignes. En effet, leur mauvaise réputation commence alors à se répandre dans la région et il faut l’intervention de leurs pères respectifs pour calmer la force publique ! Mais ces jeunes prennent bientôt la résolution d’assassiner Jean-François qui, à leur goût, en sait trop sur leurs comptes.

Un soir, à la nuit tombante, ils l’attendent dans un coin pour le frapper. Mais lorsque le saint parvient à leur hauteur, leur plan tombe à l’eau. Prévenu par une lumière intérieure, Jean-François les apostrophe rudement et leur dévoile en détail tout leur projet, du commencement jusqu’à la manière dont ils envisageaient de cacher son corps. Les trois jeunes n’en reviennent pas. Le saint leur promet de ne rien dire à condition qu’ils fassent pénitence et qu’ils reviennent à Dieu. Ils obéissent et depuis ce jour, personne ne s’est jamais plaint d’eux.

Jean-François a été proclamé saint en 1737 par le pape Clément XII.

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15 juin 2023 4 15 /06 /juin /2023 08:53
iStock/Getty Images Plus/stockbusters
Saint Louis-Marie Palazzolo (1827-1886) guérit une femme gravement blessée

En 1959, une italienne de 65 ans, mère de famille de la province de Bergame (Italie, Lombardie), range la bibliothèque familiale. Elle veut jeter un coup d’œil sur un livre de prières qu’elle n’a pas ouvert depuis longtemps, conservé dans un coffre en bois.

Le meuble est posé sur le sol et la femme parvient assez péniblement à soulever le lourd couvercle. Elle se penche pour saisir le livre mais, à cet instant, elle oublie de retenir le dit couvercle qui s’abat violemment sur sa tête.

Elle perd connaissance. Son employée de ménage donne l’alerte et elle est transportée dans un état critique à l’hôpital Palazzolo Institute de Bergame. Le pronostic vital est engagé : traumatisme crânien, avec hémorragie sous-arachnoïdienne présumée.

Elle ne revient pas à elle et l’aumônier lui administre les derniers sacrements.

Elle est constamment suivie par une religieuse infirmière, qui invite ses proches à prier Don Luigi Maria Palazzolo, serviteur de Dieu. Elle place en même temps une petite image de celui-ci sous la tête de la femme, priant avec les malades à proximité.

Au cinquième jour d’hospitalisation, vers 5 heures du matin, l’infirmière de service, entrée dans la chambre pour les contrôles de routine, n’en croit pas ses yeux : la patiente est assise sur son lit, dans un état normal !

Elle adresse la parole à l’infirmière et à sa voisine de chambre pour leur expliquer qu’elle vient d’être guérie par ce « prêtre qui est là, en bas », tout en montrant du doigt la statue de Don Palazzolo dans la cour de l’hôpital !

Saint Jean XXIII, qui admirait beaucoup Don Palazzolo, le béatifie le 19 mars 1963. Le pape François l’a ensuite canonisé le 15 mai 2022.

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14 juin 2023 3 14 /06 /juin /2023 08:40

 

Unsplash/Julia Caesar
Sainte Lydwine de Schiedman (1380-1433) guérit une femme

Gouda (Pays-Bas, Hollande méridionale), fin 1433. Un couvent de religieuses contemplatives abrite en ses murs une pauvre sœur nonne qui avait une jambe plus courte que l’autre et si contractée qu’elle ne pouvait plus marcher.

N’y tenant plus, constatant que ses prières n’étaient pas entendues, elle demande à sa supérieure qu’on la transporte à Delft (Pays-Bas) pour y être examinée par un célèbre médecin de l’époque, le Docteur Wilhelm Sonder-Danck, qui avait soigné une autre sœur de ses amies. Mais la Mère supérieure lui refuse la permission de s’absenter du couvent.

Elle se désespère littéralement quand, une nuit, sainte Lydwine de Schiedman, qu’elle a tant priée, apparaît dans sa cellule et l’invite à engager les moniales de la communauté à réciter, chacune, cinq pater et cinq ave, en l’honneur du Seigneur et aussi pour elle ; ce après quoi, on devra la transporter le dimanche suivant, dans la chapelle du cloître où elle recouvrera la santé.

Il advient comme la sainte l’avait prédit : la sœur estropiée sort, joyeuse, et entièrement guérie, de l’église.

Lydwine a été proclamée sainte en 1890 par le pape Léon XIII.

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13 juin 2023 2 13 /06 /juin /2023 08:10
Unsplah/Fermin Rodriguez Penelas
Saint Antoine de Padoue (1195-1231) ressuscite un enfant

Thomas, âgé de 20 mois, est un enfant de Padoue (Italie, Vénétie) en excellente santé. Sa mère s’en va parfois le laissant jouer, tout seul, à la maison et il n’y a jamais le moindre problème.

Un jour, à son retour, elle le retrouve mort, noyé dans un baquet rempli d’eau.

Désespérée, elle invoque à haute voix l’aide d’Antoine, dont tellement de monde dit le plus grand bien. Elle fait le vœu d’offrir aux pauvres autant de pain que le poids de son enfant, sitôt que celui-ci sera revenu à la vie.

L’instant d’après, Thomas ouvre les yeux : il est miraculeusement ressuscité.

Ce miracle est à l’origine d’une double tradition : celle du « poids de l’enfant », consistant à prier pour obtenir la protection de saint Antoine sur les enfants, en promettant d’offrir aux pauvres la quantité de pain correspondant au poids de l’enfant ; et celle de l’«Œuvre du Pain des Pauvres», association caritative qui, au nom de saint Antoine, apporte nourriture, biens de première nécessité et assistance matérielle aux pauvres du monde entier.

L’humble Frère Antoine a été canonisé dès 1232. À cette date, 40 miracles de guérison sont déjà reconnus.

En 1946, le pape Pie XII l’élève au rang de Docteur de l’Église.

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12 juin 2023 1 12 /06 /juin /2023 09:15
Unsplash/Steven Wright
Une lumière jaillit du puits où est cachée la tête du bienheureux Guy Vignotelli (1185-1245)

Après les obsèques de Guy à Cortone (Italie, Toscane), où il avait vécu en ermite, les autorités municipales font transporter ses reliques en grande pompe jusqu’à l’église paroissiale.

Mais en 1259, cette cité est prise par un seigneur ennemi venu d’Arezzo (Italie, Toscane). Le tombeau du bienheureux disparaît au milieu des incendies et des pillages. Toutefois, le curé de l’église a la présence d’esprit de prendre le chef du bienheureux et de le jeter dans un puits voisin.

Trois ans après, alors qu’on relève les murs de l'église, une grande lumière paraît au fond de ce puits, en plein midi. On s’affole, on s’interroge puis on décide d’affronter ce mystère et de descendre dans la structure.

La tête de Guy est retrouvée enveloppée d’un linge portant une inscription permettant de la reconnaître.

La relique est portée en procession jusqu’à l’église paroissiale puis mise dans une châsse d’argent. De nombreux miracles s’y sont opérés au cours du temps.

Guy avait offert un jour l’hospitalité à saint François d’Assise.

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