Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
15 octobre 2023 7 15 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Thays Orrico
Eucharistie et révélation surnaturelle à Marseille

Marseille, 1718. Peu avant le début du carême, lors de la séquence liturgique des Quarante-Heures, le Saint-Sacrement est exposé dans l'église des Cordeliers de la cité phocéenne.

L'édifice ne désemplit pas depuis la veille. Malgré la vigueur du commerce maritime, les Marseillais s'inquiètent des difficultés sociales et des troubles à l'ordre public qui se multiplient à cette époque, ainsi que l'émergence des idées jansénistes parmi les membres du clergé. L'heure est au recueillement et à la supplication.

Au terme de la seconde après-midi, le Christ apparaît soudainement dans l'hostie contenue dans l'ostensoir. Les dimensions de l'église étant modestes, tout le monde peut voir le prodige. Maints témoins expliquent que le visage du Seigneur est "éblouissant de majesté", "son regard est doux et sévère à la fois". Le phénomène est assez bref : guère plus que trois à quatre minutes.

A l'instant où Jésus est ainsi apparu dans l'église des Cordeliers, à l'autre bout de la ville, la vénérable Anne-Madeleine Rémusat, religieuse visitandine, a une révélation ineffable de ce qui vient de se passer dans l'ostensoir. Dieu lui révèle de surcroît que si Marseille refusait de se convertir, un châtiment allait s'abattre sur elle.

Anne-Madeleine raconte immédiatement à sa supérieure, la mère Anne-Théodore Nogaret, ce qu'elle vient de recevoir. Celle-ci alerte aussitôt Mgr de Belsunce, évêque de Marseille.

Quelques instants plus tard, arrive à la Visitation l'abbé Milley, ami et confesseur d'Anne-Madeleine ; celle-ci le tient au courant de l'avertissement divin et le prie de transmettre cette nouvelle de vive voix à l'évêque.

Sachant les grâces reçues par celle qu'on appellera plus tard "l'apôtre du Sacré-Coeur", le père Milley prend sur le champ la route de l'évêché.

En chemin, il entre au Carmel de Marseille où il a l'habitude de se recueillir. Là, il rencontre une religieuse qu'il dirige aussi et qui, à sa grande surprise, lui raconte mot pour mot ce que vient de lui dire Anne-Madeleine. Les deux religieuses, cloîtrées chacune, ne se connaissent pas...

Lorsque le père Milley achève son récit, Mgr de Belsunce lève les bras au ciel et se met à prier intérieurement. Quelques instants avant que le prêtre ne parvienne à lui, un témoin oculaire des faits l'avait déjà prévenu. les deux récits se recoupent parfaitement, à la lettre près !

Sans attendre, le prélat prend la direction du couvent des Cordeliers. Les jours suivants, il interroge lui-même 70 personnes, femmes, hommes, vieillards et enfants et recueille leur témoignage sous serment. Après s'être assuré qu'il ne pouvait s'agir d'une illusion ou d'une tromperie, il dresse un procès-verbal établissant l'authenticité des faits.

Mai 1720. Un navire venu du Proche-Orient entre dans le port de Marseille. Sans que les marins le sachent, il transporte le bacille responsable de la peste. Il va tuer entre 30 et 40 000 habitants en quelques mois.

Le 1er novembre suivant, Anne-Madeleine de Rémusat fait consacrer Marseille en plein désarroi au Sacré-Coeur de Jésus par Mgr de Belsunce.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2023 6 14 /10 /octobre /2023 14:00
Unspmash/Gianna Bonello
Un exorcisme de saint Fortunat de Todi (+565)

Evêque de Todi (Italie), Fortunat est un chrétien exemplaire. Pasteur attentif à tous, sa charité est sans limite. Sa réputation d'exorciste dépasse largement sa province.

Un jour, une chrétienne originaire de Toscane (Italie) invite sa bru à la cérémonie de consécration d'une église dédiée à saint Sébastien. Elle ignore jusqu'à lors que l'épouse de son fils est possédée par le démon.

Parvenue dans l'église, la belle-fille est prise de convulsions à l'instant où le prêtre dépose les reliques du martyr sur l'autel. Aussitôt, le célébrant se saisit de la nappe de l'autel pour la mettre sur sa tête. Mais à l'instant, il est attaqué à son tour. Les gens parviennent tant bien que mal à maîtriser la jeune femme qui est traînée hors de l'édifice.

Pensant la soulager, la famille appelle à l'aide des magiciens. La pauvre bru est alors soumise à des rituels d'enchantement qui ne font qu'aggraver son cas. Elle hurle, se tord de douleur, écume de rage. Le cas est jugé très grave par le clergé.

Apprenant les déconvenues de leur fille, ses parents, pieux chrétiens, demandent à l'évêque Fortunat de venir en aide à leur fille possédée. Le saint accepte immédiatement.

La pauvre énergumène se met à vociférer quand elle aperçoit Fortunat. Celui-ci commence à prier en posant ses mains sur la tête. En un instant, tout redevient calme. La femme a été délivrée et elle choisit bientôt d'offrir sa vie à Dieu.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2023 5 13 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Ben White
L'inédie de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa (1904-1955)

Alexandrina, mystique portugaise originaire de la région de Porto (Portugal), outre les grâces extraordinaires que Dieu lui accorde (visions de Jésus et de Marie, messages célestes, charisme de connaissance, etc.), écrit chaque jour une œuvre spirituelle importante.

Le 27 mars 1942, elle ne prend aucune nourriture. Son entourage s'étonne. Mais depuis quelques semaines, son alimentation était devenue très rudimentaire. C'est le commencement d'un prodige qui va durer 13 ans et sept mois. Jusqu'à sa mort, la jeune femme ne se nourrit exclusivement que de l'Eucharistie quotidienne. Des centaines de personnes ont été témoins directs des faits.

Le phénomène est examiné par plusieurs médecins successifs. Des moyens de contrôles draconiens ont été pris : surveillance permanente (jour et nuit), vérification de tous les flacons à proximité de la bienheureuse, mesure de la quantité d'eau prise pour les soins de la bouche, etc.

Tout aussi frappant est le sourire permanent d'Alexandrina, y compris aux heures les plus difficiles de son existence.

Saint Jean-Paul II l'a béatifiée le 25 avril 2004.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Ben White
Le bienheureux Carlo Acutis (1991-2006) intercède pour sauver un enfant

En juillet 2O18, l’Église diligente une enquête au sujet d'une guérison miraculeuse attribuée à l'intercession de Carlo Acutis, le « geek de Dieu ».

Les enquêteurs découvrent un prodige incroyable. En 2010, un enfant brésilien vient au monde avec une malformation grave du pancréas. Ce problème morphologique affecte les fonctionnalités de l'organe. Des risques de complication à différents niveaux sont fortement envisagés. Les pronostics des médecins sont tous négatifs, sans exception. Certains d'entre eux envisagent une opération chirurgicale pourtant hautement risquée. Pour les autres, l'enfant est condamné.

Les parents, catholiques fervents, se tournent vers Carlo dont ils connaissent l'histoire exceptionnelle. Ils demandent au reste de la famille, aux amis, au personnel soignant où est hospitalisé leur enfant, de les accompagner.

Quelques heures plus tard, les médecins observent une amélioration subite et inattendue de l'état de l'enfant. Tout rentre dans l'ordre d'un point de vue fonctionnel, réalité qu'aucun praticien n'explique.

Dans les jours qui suivent, le pancréas est redevenu totalement normal, sans aide chirurgical ni aucun traitement.

Carlo a été proclamé bienheureux le 10 octobre 2020, en présence de ses parents, Antonia et Andrea.

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2023 3 11 /10 /octobre /2023 14:00
Pixabay/Manuel Darío Fuentes Hernández
sainte Bertille de Maroeuil (+697) fait jaillir une source

Mariée au seigneur Guthland, Bertille est au VIIe siècle une aristocrate pieuse et charitable. Devenue veuve, sans enfants, elle distribue tous ses biens, à l'exception de terres agricoles à Maroeuil (Pas-de-Calais), où elle se retire dans la solitude et où elle fait construire une chapelle dédiée à saint Amand. Elle s'occupe, soigne et nourrit du mieux qu'elle peut les tenanciers et les serfs travaillant pour elle.

Un jour d'été, la chaleur est si intense que les hommes ne peuvent plus travailler. La sécheresse a tari les eaux de la rivière La Scarpe qui longe le champ dont ils s'occupent ; le bétail est mal en point.

Alertée, Bertille les rejoint sans attendre. Elle s'aperçoit immédiatement que les hommes sont à bout, exténués. La sainte, sans même dialoguer, se met à prier le Seigneur avec une immense foi.

Soudain, près du lit desséché de la rivière, de l'eau jaillit du sol. Une source d'eau fraîche vient d'apparaître.

Depuis, cette source n'a jamais tari. Les pèlerins s'y rendent depuis des siècles pour prier et demander l'aide de Dieu.

Bertille a été canonisée en 1081.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2023 2 10 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Thomas Franke
Saint Jean Twenge (1320-1379) change l'eau en vin

Ancien étudiant d'Oxford (Angleterre), Jean est prieur du couvent des Augustins de Bridlington.  C'est un fervent catholique, respecté et aimé.

Un jour, il reçoit à sa table un seigneur de la plus haute extraction. Ce dernier souhaite goûter le vin produit par la communauté de Bridlington. Jean, lui, ne boit jamais d'alcool. Par conséquent, les deux coupes d'argent que lui tend un frère à son signal sont remplies d'eau pure...

Jean, par humilité, ne veut pas que l'on sache qu'il est abstinent. Son hôte l'ignore. Aussi il bénit les deux coupes et, les yeux clos, prie le Seigneur de lui venir en aide. La seconde d'après, Jean est félicité pour la qualité de son vin par son illustre invité.

Canonisé en septembre 1401, Jean est le dernier anglais à avoir l'honneur des autels avant le schisme anglican.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Josh Bean
Saint John Henry Newman (1801-1890) sauve une femme enceinte

Fin avril avril 2013, Melissa Villalobos, américaine résidant près de Chicago, (Etats-Unis), apprend qu'elle est enceinte d'un cinquième enfant.

Le 1er mai suivant, une hémorragie la contraint à consulter son obstétricien. Celui-ci découvre un déchirement du placenta ayant occasionné un hématome, deux fois plus gros que l'embryon.

Les jours suivants, les saignements redoublent. Le 10 mai, la jeune femme est admise aux urgences de l'hôpital local. Les médecins lui ordonnent un repos strict et disent que si la grossesse parvient à son terme, le nouveau-né serait prématuré.

Le 15 mai, Melissa s'effondre sur le carrelage de sa salle de bain. Elle n'a même pas la force de crier et a laissé son téléphone dans une autre pièce. Ses quatre enfants prennent leur petit déjeuner dans la cuisine.

Elle se met à prier : « S'il vous plaît, cardinal Newman, arrêtez le saignement ! » En un éclair, l'hémorragie cesse. Elle se relève, sent qu'il va se passer quelque chose d'extraordinaire, descend les escaliers quatre à quatre jusqu'à la cuisine.

En fin de journée, une échographie montre l'état très satisfaisant de la maman et du bébé, Gemma, née normalement, ainsi que deux autres enfants après elle.

Le pape François a approuvé ce miracle le 13 février 2019 et a canonisé le cardinal Newman le 13 octobre suivant.

Trois ans auparavant, Melissa avait assisté à la cérémonie de béatification de celui qui venait de la sauver.

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Marco Ceschi
La guérison de la Fête-Dieu à Senlis

Au printemps 1802, les fidèles de Créteil sont en liesse en cette veille de la Fête-Dieu. Les préparatifs vont bon train et chacun est heureux de célébrer cette solennité qui tombe le même jour que la fête patronale de la paroisse.

Augustine Mourette, jeune paroissienne, est tombée malade depuis deux ans. Elle est complètement paralysée depuis 18 mois. Les médecins qui l'ont examinée sont unanimes : elle ne guérira pas. Mais Augustine est une croyante fervente et elle espère de plus belle en la miséricorde de Jésus.

Une autre paroissienne, Henriette Crété, en parfaite santé quant à elle, veut aider Augustine. Elle se souvient des guérisons du Christ dans les évangiles. Pourquoi Dieu ne réaliserait-il pas à nouveau de tels prodiges ? Demain, à la Fête-Dieu, le Seigneur passera devant les maisons, verra les malades et les estropiés... Aidée d'amies, Henriette prévient Augustine qu'elle sera transportée le lendemain à proximité du Saint-Sacrement.

Elle est ainsi emportée dans un fauteuil porté par quatre paroissiennes puis installée près du reposoir central où le prêtre posera l'ostensoir.

Une fois la procession parvenue au pied de l'autel champêtre, le célébrant bénit la foule avec le Saint-Sacrement. A cet instant, Augustine est enlevée de son fauteuil puis déposée par les porteuses improvisées en face du reposoir. Deux des porteuses s'agenouillent à gauche et à droite d'Augustine et prient le Seigneur qu'il intervienne en faveur de la jeune femme paralysée.

Le prêtre, ému, s'avance vers elle et improvise une prière : « Seigneur, vous avez dit : "là où deux ou trois personnes sont réunies en mon nom, je suis là au milieu d'elles"... Donnez à ces nombreux fidèles assemblés en votre nom et unis dans leurs vœux, un témoignage de votre présence parmi nous, afin qu'ils croient que vous êtes dans la sainte Eucharistie celui même qui autrefois délivrait les affligés de toutes sortes d'infirmités… »

L'assistance, nombreuse et recueillie, répond « Amen ». Une seconde après, Augustine se lève de son fauteuil, sans aucun soutien, s'agenouille pour rendre grâce puis va prendre place aux côtés de ses amies parmi les premiers rangs des fidèles.

Ce jour-là, elle suit la procession jusqu'à son terme.

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2023 6 07 /10 /octobre /2023 14:00
iStock/Getty Image Plus/francescoch
Le bienheureux Giuseppe Toniolo (1845-1918) guérit un homme donné pour mort

Dans la nuit du du samedi 3 au dimanche 4 juin 2006, Francesco Bortomonio, directeur d'une entreprise familiale d'ingénierie, participe à une fête entre amis à Barbisano (Italie). Tard dans la soirée, l'un d'eux aperçoit par la fenêtre un drapeau hissé en haut d'un grand poteau planté dans un terrain proche de sa maison. Francesco fait le pari qu'il réussira à décrocher l'étendard.

En une seconde, il est sur place et commence à gravir l'obstacle sans difficulté. Mais parvenu presque au sommet, il perd l'équilibre et tombe sur le sol, quatre mètres plus bas. Sa tête frappe violemment le bitume. Quelques minutes plus tard, il est transporté à l'hôpital Santa Maria dei Battuti de Conegliano, où on le plonge dans un coma artificiel. « Il est perdu », avoue l'un des médecins.

Les heures suivantes, son état s'aggrave, au point que l'on commence à songer aux obsèques.

Le mercredi 7 juin, Don Giuseppe, curé de Pieve di Soligo, donne à la famille de Francesco une image de Giuseppe Toniolo, à laquelle est attachée une petite relique (un fil de la couverture de ce grand laïc italien). Une neuvaine est entreprise, sans grand espoir pour certains.

Le dimanche 11 juin, tous les paramètres médicaux s'inversent. Francesco sort du coma, se met à parler et réclame bientôt à manger. C'est une guérison miraculeuse, imprévisible et impensable aux yeux des médecins.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Jonathan Pielmayer
Saint Bruno (vers 1035-1101) fait disparaître un plat de viande

A la fin du XIe siècle, Saint Hugues, évêque de Grenoble, envoya aux premiers chartreux un plat de viande pour le dimanche de la Quinquaségime (dimanche précédant le premier dimanche de carême).

Or, saint Bruno avait prescrit l'usage de la viande dans sa communauté. Il demanda qu'on renonce à consommer cet aliment. Mais quatre religieux refusèrent, sous prétexte que Jésus avait dit dans l'évangile : « Mangez ce qu'on vous servira ».

Quelques instant plus tard, les moines attablés sombrèrent dans un sommeil mystérieux que rien ne put dissiper.

Saint Bruno finit par se scandaliser et parvint à réveiller les frères endormis. Il les pria une nouvelle fois de renoncer à l'usage de la viande et ordonna qu'on débarrasse le plat de l'évêque. Il se leva, étendit les deux mains dans la direction de la viande et se mit à prier. Soudain le contenu du récipient s'évanouit littéralement, laissant la communauté grandement étonnée devant un tel prodige.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 14:00
iStock/Getty Image Plus/PeopleImages
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938) guérit une femme gravement malade

Madame Maureen Digan, catholique américaine, mère de famille, souffre depuis son adolescence de diverses pathologies, dont un lymphoedème (gonflement permanent des membres occasionné par un dysfonctionnement circulatoire) qui la contraint à subir une cinquantaine d'opérations chirurgicales entre 15 et 20 ans. A 19 ans, on opère sa colonne vertébrale, à la suite de laquelle elle reste paralysée deux ans durant. L'année suivante, elle subit l'amputation d'une jambe.

Son mari fait confiance à sainte Faustine. Il propose à Maureen d'aller à Cracovie (Pologne) afin de pouvoir prier sur ses saintes reliques.

Le 28 mars 1981, madame Digan se confesse à Cracovie, pour la première fois depuis des années. Cette femme ne croit pas aux miracles, contrairement à son époux.

Le soir, le couple se recueille dans la chapelle des Sœurs, sur la tombe de sainte Faustine. « Eh bien, Sœur Faustine, fais quelque chose de tout cela ! », dit madame Digan.

Soudain, elle ne ressent plus aucune douleur. L’œdème du pied a disparu ! Elle pense d'abord qu'il s'agit de « symptômes nerveux ». Mais au bout de quelques minutes, elle se sent parfaitement en forme. Elle est contrainte de mettre un mouchoir dans son soulier pour que personne ne remarque que l'enflure énorme a disparu.

Puis elle cesse de prendre le moindre médicament. Elle consulte quatre médecins qui lui certifient successivement que son mal était incurable, sans espoir de rémission.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 14:00
Saint François d'Assise recevant les stigmates, par Giotto, 1297-1299, musée du Louvre, Paris. / CC0/wikimedia
Les stigmates de saint François d'Assise (1182-1226)

En 1223, François d'Assise passe le Carême sur le mont Alverne. Là, il demande deux grâces au Seigneur avant de quitter ce monde : ressentir dans son âme et dans son corps la douleur que Jésus a lui-même ressentie lors de sa Passion, mais aussi vivre la paix surnaturelle qu'il a connue jusque sur la croix.

Le 17 septembre 1224, suite à une vision au cours de laquelle un être céleste, sans doute un séraphin, enflamme ses chairs, il reçoit les blessures, les stigmates de la Passion.

Des « bourrelets de chair noire » sont apparus subitement dans les mains et dans les pieds. La plaie du côté saigne abondamment. Son flanc est « empourpré de sang » selon le témoignage de Thomas Celano, son premier biographe.

François rend son âme à Dieu deux ans plus tard. Ses frères en religion ont vénéré ses plaies avant comme après sa disparition. Le pape Grégoire IX l'inscrit au catalogue des saints en 1228.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2023 2 03 /10 /octobre /2023 14:00
Statue de saint Pierre par Pierre-Étienne Monnot, basilique Saint-Jean-de-Latran, Rome. / CC BY 2.5/Jastrow
Saint Pierre apparaît à saint Gérard de Brogne (vers 898-959)

Gérard est un jeune noble à la cour du comte de Namur. Il se destine aux métiers des armes. Mais un jour, à la fin d’une partie de chasse, il se recueille dans une ancienne chapelle appartenant à sa famille, dans le bois dit de la Marlagne, entre Sambre-et-Meuse.

Tandis qu’il prie dans le jour qui décline, il aperçoit la silhouette d’un homme à l’intérieur d’une belle lumière. Les contours de l’apparition se précisent. Gérard n’en croit pas ses yeux : saint Pierre est devant lui.

L’apôtre lui demande de renoncer à la vie mondaine, de démolir la chapelle où il se trouve pour y construire à la place une église digne d’accueillir de saintes reliques, puis de devenir moine.

Dès le lendemain, Gérard prend le chemin du monastère royal de Saint-Denis,  près de Paris, où il prend l’habit bénédictin. Il y séjourne quelques années et, une fois ordonné prêtre, il revient à Brogne (Mettet, actuelle Belgique), emportant avec lui de précieuses reliques comme saint Pierre le lui avait demandé. Le chantier de son monastère débute en 923. Gérard en sera le premier abbé.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2023 1 02 /10 /octobre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/fizkes
La bienheureuse Jeanne-Emilie de Villeneuve (1811-1854) sauve une fillette électrocutée

Le 5 mai 2008, Emilly Maria de Souza, née le 2 août 2007 à Orocó (Brésil), joue avec le fil d’un ventilateur. Soudain, elle est électrocutée en mettant son doigt dans la prise de courant. Sa mère la découvre dix minutes plus tard, paralysée et « violette ».

Aux urgences de l’hôpital, on constate l’absence de pouls : elle a fait un arrêt cardiaque. « Votre fille est morte, que voulez-vous que je fasse ? » dit un médecin au père qui rétorque : « Elle n’est pas morte. Faites tout ce que vous pouvez ! ».

Le Dr Jairo de Lima Ferreira, le médecin de garde, tente de la réanimer pendant une heure. Le cœur d’Emilly recommence à battre contre toute attente. On la transporte dans un hôpital mieux équipé où elle est admise en soins intensifs. Elle va y rester deux semaines sans que son état s’améliore. Le chef de service explique à ses parents : « Si Emilly sort d’ici en vie, elle ne verra plus, n’entendra plus, ne parlera plus et marchera encore moins. ».

Effectivement, l’enfant rentre chez elle le 20 mai, mais aveugle et muette, sa tête penche d’un côté.

Le lendemain, une neuvaine en l’honneur de la bienheureuse Jeanne-Émilie de Villeneuve commence à l’initiative de sœur Ana Célia de Oliveira, de la congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception. Cette religieuse offre une image de la bienheureuse aux parents d’Emilly qu’ils placent sous la tête de leur fille.

Les premiers jours, rien ne se passe. Mais le 29, à 18 heures, l’état clinique de la fillette change : Emilly retrouve l’usage de ses sens, sa tête se redresse et elle peut sourire aux siens. C’est une guérison subite, définitive, sans séquelle neurologique ou physique.

Les médecins de la commission médicale ont constaté ce miracle à l’unanimité le 6 mars 2014. La bienheureuse Jeanne-Émilie est canonisée le 17 mai 2015 par le pape François.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 14:00
Unsplash/Josh Applegate
L'Enfant-Jésus apparaît en Chine

En 1866, le père Rigaud, prêtre français, est un missionnaire actif et heureux en Chine. Son travail pastoral est difficile mais il sait que Jésus ne l'abandonnera jamais.

Un jour, il se rend à Pai-Chan-Gao, petit village de la province du Sichuan oriental, afin d'y célébrer la messe pour les fidèles du coin. Il est accompagné de son fidèle catéchiste chinois, Li, témoin des faits.

Les deux hommes sont accueillis par un pauvre potier nommé Liéou, qui propose de leur offrir l'hospitalité et, de cette manière, de célébrer l'eucharistie dans sa petite maison. Le prêtre accepte immédiatement et on commence dès lors les préparatifs de la messe au milieu de la pièce de vie de Liéou.

La cérémonie se déroule normalement. Une bonne dizaine de personnes ont pris place autour de l'autel improvisé pour l'occasion.

Au moment de l'élévation de l'hostie, le père Rigaud sent en lui comme un frisson. Soudain, au-dessus du calice, jaillit une belle lumière au centre de laquelle il aperçoit l'Enfant-Jésus, la tête environnée d'une couronne lumineuse. Le célébrant n'ose bouger. Au bout de quelques secondes, il s'aperçoit que l'apparition reste au même endroit. Chancelant d'émotion, il réussit néanmoins à poursuivre la cérémonie.

L'Enfant Jésus ne disparaît qu'après la fin de la communion.

Les personnes présentes ont vu également. Parmi elles, ce jour-là, se trouvaient deux néophytes qui ont témoigné à l'identique du phénomène.

Le père Rigaud est mort en martyr du sang le 2 janvier 1862 lors de la persécution régionale contre les chrétiens orchestrée dans cette région.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 14:00
 
La cathédrale de Nardò. / CC BY-SA 3.0/Freddyballo
Saint Grégoire l’Illuminateur (257-331) sauve les gens d’un tremblement de terre

Le sud de l’Italie conserve plusieurs reliques exceptionnelles de saint Grégoire l’Illuminateur, premier patriarche de l’Église arménienne. Son crâne, volé à Constantinople pour le sauver de la destruction, est conservé dans l’église de Saint Grégoire d’Arménie, à Naples, dans un beau reliquaire en argent. À Nardò (Italie), la cathédrale abrite la relique de l’avant-bras du saint désigné par les habitants patron de la ville depuis le XVIIIe siècle.

En effet, le 20 février 1743, un violent tremblement de terre dévaste la région. Les maisons sont renversées en quelques secondes. La cité est ravagée.

115 personnes ont trouvé la mort. C’est dramatique mais les contemporains estiment alors que Nardò a été préservé miraculeusement par saint Grégoire car sans son intervention céleste, le nombre de tués aurait été naturellement de plusieurs milliers.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2023 4 28 /09 /septembre /2023 08:52

 

iStock/Getty Images Plus/sutlafk
Le bienheureux pape Jean-Paul Ier (1912-1978) sauve une fillette

Candela Giarda, argentine de 11 ans, se porte à merveille jusqu’au 20 mars 2011. Ce jour-là, elle se plaint d’un violent mal de tête qui persiste les jours suivants.

Le 27 mars, douleurs, fièvre, vomissements, troubles du comportement et de la parole apparaissent brusquement. Transportée à l’hôpital de Paraná,  on lui diagnostique une « encéphalopathie inflammatoire aiguë sévère, avec épilepsie réfractaire maligne et choc septique ».

On l’intube. Plongée dans le coma, prise de convulsions, aucun médicament ne fonctionne.

Elle est transférée le 26 mai 2011 à la fondation Favaloro, à Buenos Aires.  Son état est désespérant. Le 22 juillet, son pronostic vital est engagé en raison d’une infection des bronches. Les médecins convoquent la famille. « Nous ne pouvons rien faire d’autre, Candela va mourir ce soir », dit l’un d’eux à Roxanna, la mère de la fillette.

Désespérée, la mère s’arrête à la paroisse Nuestra Señora de la Rabida, située près de la clinique où elle a rencontré le père José Dabusti qui l’accompagne depuis que sa fille est tombée malade. Le prêtre est très lié au pape Jean-Paul Ier. « Cette nuit-là, je lui ai demandé de venir voir ma fille, raconte Roxanna. Lorsqu’il s’est approché du lit de Candela, il a prié, m’a dit de mettre mes mains sur elle et l’a confiée au pape Jean Paul Ier ». Les infirmières présentes ont prié avec eux.

Quelques heures plus tard, l’état de Candela évolue favorablement. Les médecins constatent une nette amélioration du choc septique qui se poursuit avec le rétablissement « de la stabilité hémodynamique et respiratoire ». Le 8 août, la fillette n’est plus intubée ; le 25 suivant, toute trace d’épilepsie a disparu et le 5 septembre, Candela quitte l’hôpital.

Grâce à ce miracle, Jean-Paul Ier est proclamé bienheureux le 4 septembre 2022.

 

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 09:45
La chapelle Saint-Vincent-de-Paul, 95 rue de Sèvres, Paris. / CC BY-SA 4.0/Polymagou
Le corps incorrompu de saint Vincent de Paul (1581-1660)

Fondateur des lazaristes et des Filles de la Charité, aumônier des galères de Louis XIII, « Monsieur Vincent » est le « patron de toutes les œuvres charitables » (Léon XIII).

Il meurt en odeur de sainteté le le 27 septembre 1660. Il est inhumé dans un modeste caveau creusé dans le chœur de la chapelle de la Maison Saint-Lazare à Paris.

L’Église ouvre bientôt un procès de béatification. Une première exhumation est ordonnée en 1712, 52 ans après la mort du saint. Ce jour-là, les témoins présents, ecclésiastiques, médecins et hommes de loi, n’en reviennent pas : le corps, retrouvé intact sauf les yeux et le nez, conserve un aspect de fraîcheur incompréhensible. La peau est souple et il n’existe aucun signe de rigidité cadavérique.

En 1737, la seconde exhumation donne un résultat différent mais également troublant : une partie des chairs ont été réduites en cendres odorantes dont personne n’est capable d’expliquer l’origine et la suavité.

Vincent est béatifié par Benoît XIII en 1729 et canonisé par Clément XII le 16 juin 1737.

Ses reliques ont été déposées dans une châsse en argent en 1830, à l’exception de son cœur, conservé dans la chapelle de la maison mère des Filles de la Charité, et d’une relique de son avant-bras, conservée à Clichy . Aujourd’hui son corps est exposé dans la chapelle des Lazaristes (95, rue de Sèvres, à Paris VIe).

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2023 2 26 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/AppleZoomZoom
Sainte Thérèse Couderc (1805-1885) reçoit l’effusion de l’Esprit Saint

En 1866, Thérèse Couderc prie dans une petite église de Lyon à la fin de la messe quotidienne. Elle est émerveillée à l’époque par la bonté de Dieu, qui est Bonté, « source de toute bonté » sans laquelle il n’y aurait aucun amour.

Elle se sent soudainement envahie par une paix surnaturelle, qu’elle n’a jamais connue à un tel degré. Son corps est immobile, ses yeux tournés vers le crucifix au-dessus de l’autel. Elle voit alors « écrit comme en lettres d’or » le mot « Bonté » partout autour d’elle. Ce qui l’environne, l’édifice, les murs, les lumières, tout lui apparaît dans une douceur indescriptible. Elle voit même cette « bonté » inscrit sur les êtres, les fidèles autour d’elle mais aussi l’humanité entière. « Je l’ai vu même sur la chaise que j’utilisais pour m’agenouiller », ajoute-t-elle. Elle précise : « J’ai compris que tout ce que ces créatures ont de bien et tous les services et l’aide que nous recevons d’elles sont une bénédiction que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de son infinie bonté, afin que nous puissions la rencontrer en tout et partout. »

Cette expérience constitue un tournant important dans la vie de la sainte. Désormais, plus jamais rien ne sera comme avant car rien n’est sans l’amour du Christ.

La fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle de Lalouvesc a été béatifiée en 1951 puis élevée sur les autels par le pape saint Paul VI en 1970.

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2023 1 25 /09 /septembre /2023 14:00

 

Unsplash/Helena Lopes
La première vision de saint Nicolas de Flüe (1417-1487)

Un jour de l’été 1466, Nicolas, père de famille suisse, paysan et soldat, s’occupe de son bétail dans son pré prévu à cet effet. Assis par terre, il prie en fermant les yeux, comme absorbé par la sagesse de Dieu. Puis il s’endort.

Soudain, il voit en songe un « lys blanc » avec un « parfum merveilleux » jaillir littéralement de sa bouche et croître en hauteur dans une proportion incroyable. Dans le même temps, il aperçoit un cheval magnifique avançant vers lui.

Lorsqu’il parvient à sa hauteur, l’équidé s’arrête net, tourne la tête vers le lys prodigieux, puis se précipite sur lui et le dévore énergiquement. Aussitôt, Nicolas s’éveille, choqué par l’issue de son rêve et intimement persuadé qu’il vient de recevoir une grande grâce.

Un prêtre de ses amis lui explique le sens de sa vision onirique : le lys symbolise la pureté de la vie contemplative, qui ne peut être vécue par celles et ceux qui sont étouffés par les soucis du monde ; le cheval, bête assurant le travail de la terre, mange la fleur à l’image des préoccupations terrestres engloutissant les temps de prière et de louange.

Cette vision est à l’origine de la vocation d’ermite de Nicolas. Après elle, il quitte tout avec le consentement de son épouse, Dorothée Wiss, et part fonder un ermitage où il passe 19 ans sans autre nourriture que l’eucharistie.

Patron de la Suisse, il a été canonisé le 15 mai 1947 par le pape Pie XII.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Mortimer
  • : Chrétienne et catholique . La Banquise est une force de prières .
  • Contact

Visites depuis le 14/01/2009

 

religion et spiritualite

Pingouin de la Banquise

 

A copier-coller pour les PPP !