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25 juillet 2023 2 25 /07 /juillet /2023 14:00
Suiveur de Jérome Bosch, Saint Christophe portant l'Enfant Jésus, huile sur bois vers 1525. CC0/wikimedia
Saint Christophe (IIIe siècle) fait traverser une rivière à l’Enfant-Jésus

Christophe, originaire de Lycie (sud de la Turquie actuelle) est devenu chrétien après qu’un ermite lui ait enseigné la foi chrétienne. À son exemple, il mène une vie retirée dans une cabane en bois, près d’une « rivière tumultueuse » où il aide les gens de passage à traverser.

Un jour, tandis qu’il prie chez lui, il entend la voix d’un enfant à l’extérieur qui lui demande de lui faire traverser la rivière. Surpris, il sort mais ne voit personne. Rentré chez lui, il entend à nouveau la « voix ». Mais dehors il n’y a personne s’étonne-t-il. Une troisième fois, il perçoit cette voix douce et enfantine. Il ressort et voit cette fois un petit garçon assis sur la berge.

« Que fait ce gamin ici ? », s’inquiète-t-il. Il s’approche, le hisse doucement sur ses épaules et commence la traversée de la rivière. À mesure qu’il avance, l’enfant devient de plus en plus lourd sans qu’il soit possible de savoir pourquoi, et la rivière se fait de plus en plus menaçante. Il faut plusieurs minutes au saint pour  parvenir à poser le pied sur la rive opposée.

Une fois le jeune inconnu déposé à terre, il lui dit: « Tu me fais prendre des risques, et tu pèses si lourd que j’ai eu l’impression d’avoir le poids du monde sur moi. - Ne sois pas étonné, Christophe : tu n’as pas eu seulement le monde sur toi, mais tu as porté Celui par qui le monde a été créé. Je suis le Christ, à qui tu as en cela rendu service. Et pour que tu saches que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre devant ta cabane, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits. »

L’enfant disparaît alors. Le lendemain, le saint trouve son bâton fleuri et environné de fruits magnifiques.

Le prénom Christophe signifie « Porteur du Christ ».

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24 juillet 2023 1 24 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Apostolos Vamvouras
Saint Charbel Maklouf guérit une personne aveugle

Dafné Gutierrez, américaine de Phoenix (Etats-Unis, Arizona), de confession maronite, souffre depuis son adolescence de malformations diverses et d’un œdème papillaire à la sortie du nerf optique. Une opération chirurgicale avait été tentée, en vain. À l’automne 2014, elle perdit l’usage de l’œil gauche.

Un an plus tard, l’œil droit fut atteint à son tour, plongeant Dafné dans une nuit totale que même les rayons du soleil ne parvenaient plus à percer. « Cécité irréversible » indiqua le procès-verbal médical.

À cette époque, une relique de saint Charbel Maklouf était de passage dans l’église maronite Saint-Joseph de Phoenix à l’occasion du 50e anniversaire de sa béatification.

Le 16 janvier 2016, accompagnée d’un parent qui l’aide à marcher, Dafné se rend à l’église pour vénérer cette relique. « J’ai posé ma main sur sa tête, puis sur ses deux yeux, et j’ai demandé à Dieu de la guérir, par l’intercession de saint Charbel », raconte le père Wissam Akiki, curé de la paroisse. Le lendemain, Dafné assiste à la messe, puis rentre chez elle au bras de son accompagnateur. Le matin du 18, « l’inexplicable survient » : elle a totalement recouvré la vue !

La jeune femme a été examinée par plusieurs éminents spécialistes américains et mexicains, dont le Docteur Jimmy Saadé. Selon ce dernier, la guérison défie toute explication scientifique.

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23 juillet 2023 7 23 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Eric Mok
En 1430, une hostie se met à saigner à Dijon

En 1430, une femme dont nous ignorons le nom, appartenant à la noblesse bourguignonne, fait un voyage jusqu’à la principauté de Monaco. Au gré de ses rencontres, un homme propose de lui vendre un bel ostensoir. La transaction est immédiatement réalisée.

De retour chez elle à Dijon (France, Côte-d’Or), elle se met à laver l’objet puis à l’essuyer pour lui faire retrouver son éclat d’antan. Soudain, c’est la surprise. Après avoir ôté la couche de poussière à la surface du verre, elle découvre à l’intérieur de l’emplacement prévu pour le Saint-Sacrement lors des adorations publiques, une hostie ronde et légèrement grisâtre. Combien de temps est-elle restée coincée ainsi, se demande-t-elle ?

Une idée surgit dans son esprit : le négociant n’a rien dit ; peut-être l’ignorait-il ? S’il savait, l’ostensoir a été volé à coup sûr et cet homme est un receleur…

Ignorant si l’hostie avait été consacrée ou non, la femme tente de l’extraire de l’ostensoir avec un couteau pointu. À peine la lame effleure-t-elle l’hostie que cette dernière se met à suinter du sang frais. Étrangement, le sang sèche aussitôt en imprimant sur l’hostie une image du Christ assis sur un trône, avec de chaque côté, les instruments de la Passion.

La femme pousse un cri qui retentit jusqu’à dehors. Bouleversée, elle se précipite chez le chanoine Anelon à qui elle rend compte de son aventure. Ce prêtre décide de conserver l’hostie miraculeuse jusqu’au moment où l’évêque du diocèse aura vu lui-même l’objet.

En réalité, le chanoine est tellement bouleversé qu’il alerte non seulement l’évêque, mais aussi tous les prêtres de Dijon, les religieuses et les religieux et nombre de fidèles. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et quelques semaines après le miracle, le pape Eugène IV est mis au courant.

Des enquêtes sont menées. On examine l’ostensoir sous toutes les coutures et on fait comparaître l’acheteuse et premier témoin. Au bout de quelques mois, on est obligé d’admettre qu’aucune explication naturelle n’est en mesure de rendre compte des faits.

En 1433, Eugène IV offre l’hostie miraculeuse au duc Philippe de Bourgogne, qui, à son tour, la donne à Dijon. La sainte relique y est conservée dans une chapelle qui deviendra l’église Saint-Bénigne. Un pèlerinage accueille des milliers de pèlerins pendant 350 ans.

Le 8 janvier 1791, au cours d'une procession, avec l'assistance des responsables de la ville de Dijon, la sainte hostie est transférée dans l’église Saint-Michel Archange où elle est placée sur le maître-autel. On l’enferme ensuite avec son ostensoir dans un coffre d’or, placé dans la chapelle de la Sainte-Vierge.

À cette époque, les fidèles priant devant la précieuse hostie sont si nombreux que les autorités civiles font installer une grille en fer pour les contenir, au pied de laquelle trois lampes, dont une d’argent, brûlent jour et nuit.

En 1794, l’hostie miraculeuse est brûlée par cinq agents du conseil communal. Une étoile sera dessinée ultérieurement devant l’église Saint-Michel où s’est déroulé ce sacrilège.

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22 juillet 2023 6 22 /07 /juillet /2023 14:00
Basilique de San Zanipolo à Venise vue du Campo San Zanipolo. / CC BY-SA 4.0/Didier Descouens
Le corps du bienheureux Augustin Fangi de Biella (1430-1493) est retrouvé intact

Prêtre dominicain italien, prieur du monastère de Soncino (Italie, Lombardie), Augustin Fangi défend sa vie durant la stricte observance des règles monastiques. Gratifié de charismes extraordinaires - extases, lévitations, etc. - beaucoup de gens voient en lui un saint.

Il passe les dix dernières années de sa vie à Venise (Italie, Vénétie) où il est enterré dans la crypte humide de l’église Saint-Jean-et-Saint-Paul (basilique San Zanipolo), sujette aux inondations comme une grande partie de la Sérénissime.

Dans les années 1530, des ouvriers travaillant à la réfection du bâtiment découvrent son cercueil flottant sur l’eau qui s’était infiltrée dans la chambre funéraire située dans la crypte de l’édifice.

Une fois ouvert, les témoins rendent grâce : le corps et les vêtements d’Augustin sont en parfait état de conservation, dans un tel milieu !

Le bienheureux pape Pie IX a béatifié Augustin le 5 septembre 1872.

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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/artplus
Les interventions célestes lors du martyr de saint Victor de Marseille (IIIe siècle)

Né dans une famille noble, Victor, baptisé jeune, est d’abord soldat au service de l’empereur Maximien. Mais vers 388, celui-ci vient dans la cité phocéenne pour persécuter la communauté chrétienne. Victor refuse de recevoir sa solde et se désolidarise de ses compagnons. Jour après jour, il accompagne les martyrs jusqu’au lieu de leur supplice.

Il est arrêté à son tour et conduit devant l’empereur. Inébranlable devant les menaces, il proclame haut et fort le Christ seul vrai Dieu.

Furieux, Maximien décide de le faire mourir. Étendu sur un chevalet pour qu’on lui lacère les chairs, le Christ lui apparaît, tenant en main une croix. Il lui promet une « couronne immortelle ».

La nuit suivante, trois anges apparaissent à leur tour dans son cachot. Ses gardiens, saisis par la clarté qui les enveloppent, se convertiront et mourront également en martyrs.

Trois jours plus tard, Victor est amené au lieu de son exécution par décapitation. Lorsque le glaive le frappe, une voix céleste se fait entendre : « Victor, tu as vaincu ! ».

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20 juillet 2023 4 20 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/Tinnakorn Jorruang
La vision de sainte Marguerite d’Antioche (vers 289- vers 305)

Originaire d’Antioche de Pisidie (actuelle Antakya, Turquie), Marguerite se convertit dès l’âge de 12 ans et, dorénavant, se sent prête à donner sa vie pour Jésus. Famille, amies, autorités publiques vont la persécuter pour qu’elle apostasie mais rien n’y fait. Devant son refus obstiné de trahir le Christ, elle est jetée en prison et doit comparaître devant un tribunal.

Devant sa persistance à rester dans la foi chrétienne, le préfet Olybrius la fait suspendre à un chevalet et torturer, en vain : Marguerite ne change en rien sa promesse faite au Seigneur.

Elle est reconduite dans sa cellule. Là, tandis qu’elle prie avec le peu de force qui lui reste, elle a une vision effrayante d’un énorme chien noir prêt à la dévorer de la tête aux pieds.

Mais elle a le temps de se saisir d’une croix qu’elle a fabriquée de ses mains et la dresse devant les yeux de la bête qui, aussitôt, s’évanouit mystérieusement. Une grande lumière illumine alors son cachot et une colombe apparaît lui annonçant qu’elle rejoindra bientôt le Christ.

Quelques heures plus tard, martyrisée, elle entrait dans la vie éternelle.

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18 juillet 2023 2 18 /07 /juillet /2023 14:00
 
Unsplash/Reiseuhu
Saint Arnoul de Metz (582-640) et le miracle de la bière

Issu de la noblesse franque, Arnoul est d’abord un personnage public, administrateur de provinces, précepteur du futur roi Dagobert, avant d’être sacré évêque de Metz (France, Moselle) puis de devenir ermite dans une forêt à partir de 628 où il s’occupe des lépreux et des pauvres. C’est dans ce modeste ermitage qu’il trouve la mort en 640.

L’année suivante, clergé et fidèles de la région mènent une expédition pour rapatrier le corps de leur évêque défunt depuis son ermitage jusqu’à Metz.

Ce jour-là, une longue procession constituée de 700 personnes, dirigée par le duc de Nothon, s’étire le long de la voie reliant la forêt du bienheureux à la cité des Messins. Nous sommes en plein mois de juillet et la chaleur devient étouffante.

Malheureusement, le responsable de l’intendance a omis d’emporter la boisson nécessaire aux participants ! La route est encore longue et la rumeur enfle…

Subitement, le duc de Nothon a une idée : il demande à ses compagnons de prier leur saint évêque, Arnoul, en espérant un miracle.

À l’instant même, les tonneaux se remplissent de bière, permettant à tout le monde de se désaltérer et ainsi de terminer l’expédition !

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17 juillet 2023 1 17 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Mohamed Nohassi
Le pape saint Léon IV (vers 790-855) arrête un incendie par un signe de croix

Vers 847, quelques mois seulement après une attaque menée par les sarrasins, un violent incendie éclate dans le quartier populaire du Borgo à Rome (Italie). Renforcées par les rafales de vent, les flammes se propagent à grande vitesse et les premières victimes du feu sont évacuées tant bien que mal.

En quelques minutes, le brasier est hors de contrôle et la basilique vaticane est bientôt menacée.

Le pape Léon IV, intronisé peu de temps avant, décide d’agir courageusement. Repoussant les conseils de son entourage cherchant à le protéger, il se rend sur le balcon extérieur de la basilique. Là, seul, il se met à prier à genoux. Puis il se relève, fixe les flammes du regard et trace dans leur direction un grand signe de croix.

Dès cet instant, l’incendie perd en intensité. Les flammes diminuent à vue d’œil et quelques instants plus tard, le désastre est circonscrit.

Entre 1514 et 1517, Raphaël réalise une grande fresque représentant le miracle de saint Léon IV au Palais du Vatican.

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16 juillet 2023 7 16 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash/Matea Gregg
En 1902, le Sacré-Cœur apparaît en Martinique

Le matin du 8 mai 1902, fête de l’Ascension, le volcan de la Montagne Pelée entre en éruption, commençant à vomir lave et cendre.

La lave atteint immédiatement le bourg de Saint-Pierre (Martinique, France) qui est complètement détruit, tandis que le village de Morne-Rouge, situé sur les pentes du volcan, à seulement 5 kilomètres de Saint-Pierre, reste mystérieusement épargné.

Cet événement prodigieux a été accompagné de l’apparition de Jésus et de son Sacré-Cœur dans le Saint-Sacrement exposé dans l’église paroissiale de Morne-Rouge. De nombreux témoins, accourus dès les premières minutes de l’éruption, ont assisté au phénomène.

Les premières prières furent adressées à Notre-Dame de la Délivrance, très honorée dans la localité. Le curé, le père Mary, a ensuite donné l’absolution générale aux fidèles, distribué la communion et exposé le Saint-Sacrement pour l’adoration. À un certain moment une femme s’est mise à crier : « Le Sacré-Cœur de Jésus est dans l’hostie ! » Un très grand nombre de personnes furent témoins de cette apparition de Jésus qui montrait son Sacré-Cœur couronné d’épines. Certains fidèles ont dit avoir vu le sang couler du Cœur du Christ. La vision a duré plusieurs heures et n’a finalement cessé qu’au moment où l’ostensoir fut remis dans le tabernacle.

Ce prodige a permis aux habitants de Morne-Rouge de revenir à Dieu et de se préparer ainsi aux catastrophes à venir : le 30 août suivant, une violente éruption du volcan détruisit le village de Morne-Rouge.

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15 juillet 2023 6 15 /07 /juillet /2023 14:00
CC BY-SA 3.0 / Aristoi / L'externat Saint-Joseph-de-Cluny à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.
La vision fondatrice de la bienheureuse Anne-Marie Javouhey (1779-1851)

Adolescente, Anne-Marie Javouhey cherche Dieu en fréquentant plusieurs couvents. Consacrée à Dieu en pleine tourmente révolutionnaire, lors d’une messe clandestine, elle fait une halte chez les Sœurs de la Charité de Besançon (France, Doubs).

Un soir, elle a une vision : des hommes de couleur se tiennent autour d’elle et lui tendent des mains implorantes. Or, elle n’a jamais vu aucun noir de son existence ! Une voix retentit à ses oreilles : « Ce sont les enfants que Dieu te donne. Je suis sainte Thérèse et je serai la protectrice de ton ordre.» La vocation missionnaire d’Anne-Marie Javouhey est née.

En 1804, l’évêque d’Autun l’encourage à rédiger les règles d’une nouvelle communauté qui va vite regrouper autour d’elle quelques jeunes filles et ses trois sœurs de sang. En 1807, ce groupe prononce des vœux à Châlons-sur-Saône (France, Saône-et-Loire).

La communauté déménage en 1812 dans l’ancien couvent des Récollets de Cluny, devenu bien national, qui a été racheté par Balthazar Javouhey. La congrégation prend désormais le nom de Saint-Joseph de Cluny : c’est la toute première congrégation féminine missionnaire. Les missions outre-mer démarrent en 1817 : île Bourbon (Réunion), Sénégal, Martinique, Guinée, Guadeloupe et Guyane où les sœurs remportent un franc succès.

Anne-Marie a été proclamée bienheureuse par le pape Pie XII en 1950.

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13 juillet 2023 4 13 /07 /juillet /2023 14:10
Unsplash/Eric Ward
Saint Eugène de Carthage (+505) guérit un aveugle

À l’extrême fin du Ve siècle, un aveugle de Carthage (actuelle Tunisie), nommé Félix, vient trouver Eugène, l’évêque de la ville, et lui dit : « Je viens ici sur l’ordre de Dieu, et je n’en sortirai pas avant que vous ne m’ayez rendu la vue.»

Habitué aux fidèles avides de merveilleux, Eugène commence par le repousser doucement, protestant qu’il n’est pas homme à faire des miracles et que seule la foi le sauvera.

Mais l’aveugle insiste : « Venez à mon aide. Que Dieu ait pitié de moi ! »

Le saint trace alors un signe de croix sur les yeux clos. Aussitôt ceux-ci s’ouvrent à la lumière.

Malgré le bruit de ce prodige dans le pays, les Vandales vont persécuter les fidèles de Carthage malgré qu’Eugène les traite toujours avec une grande charité, comme les Ariens qui finiront par l’exiler dans le désert libyen, puis le condamner à mort en 495 mais sa peine est commuée en exil. C’est à côté d’Albi que le saint parvient à fonder un nouveau monastère avant de rendre son âme à Dieu.

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11 juillet 2023 2 11 /07 /juillet /2023 14:00
CC0/ wikimedia / Saint Benoit en prière (détail), 1530, maître Meßkirch, Staatsgalerie (Stuttgart).
Saint Benoît de Nursie (vers 480-547) guérit le futur pape saint Léon IX

Au début du XIe siècle, le jeune lorrain Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, futur pape saint Léon IX, tombe malade. Son visage, sa gorge et sa poitrine gonflent au point qu’il devient incapable de se lever de son lit et de s’exprimer. Il demeure deux longs mois dans cet état.

Un jour, tandis qu’il est étendu sur le dos, il voit, éveillé et les yeux ouverts, sortir de sa couche quelque chose qui ressemble à une échelle lumineuse qui, après être passée à travers une fenêtre, s’éleva jusqu’au ciel.

Sur cette échelle se tient un homme âgé, de « grande noblesse et de vénérable vieillesse », portant un habit de moine, et tenant dans sa main droite une grande croix au bout d’une longue hampe.

Parvenu près du malade, pendant qu’il tient l’échelle de sa main gauche, il pose d’abord la croix sur la bouche de Bruno de l’autre main, puis il marque de cette même croix les parties tuméfiées sur son corps.

Repartant aussitôt par le chemin par lequel il était venu, il laisse le malade qui se sent déjà mieux.

Quelques heures plus tard, un clerc nommé Adalbéron se rend au chevet de Bruno. Celui-ci l’interroge sur le sens de sa vision. Mais en entrant dans la pièce, le visiteur ne peut ouvrir la bouche : la maladie de l’enfant a disparu comme par enchantement.

Le futur pape n’a jamais eu la moindre séquelle.

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10 juillet 2023 1 10 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/niromaks
Des pourceaux obéissent au vénérable Antoine Kowalczyk (1866-1947)

En 1897, Antoine, ancien apprenti forgeron, est devenu missionnaire au Canada. Cette année-là, il est envoyé à la mission Saint-Paul-de-Métis pour aider le père Thérien, responsable du lieu. Il va y rester dix ans, à la fois comme ingénieur, mécanicien et jardinier.

Une année, les averses torrentielles entraînent le débordement subit des cours d’eau ; l’eau inonde les terres vivrières. Bientôt, la nourriture vient à manquer.

Pour pallier cette pénurie, le père Thérien décide que, désormais, la mission élèvera des porcs. Mais peu après une tempête de grêle détruit ce qu’il reste des surfaces ensemencées et les porcs finissent affamés à leur tour.

Le supérieur ordonne alors à Antoine de mener les malheureux cochons dans le champ de navets qui a moins mal résisté aux intempéries. Or, pour atteindre cet endroit, il faut d’abord traverser un premier champ sur lequel a été planté de l’avoine. « Vous irez par le sentier qui traverse le champ d’avoine ! Mais prenez garde à ce qu’aucun animal n’en mange !  Mais, mon Père, c’est impossible !  Impossible ? Ce mot n’est pas français ! Allez ! »

Le frère obéit. Les cochons affamés se bousculent allègrement pour sortir de l’enclos. Arrivés au champ d’avoine, Antoine, pris de panique, se met à prier pour qu’aucune bête ne piétine ni ne dévore ce qui reste de céréale.

Puis il se lève et dit aux cochons : « Je vous défends bien de toucher à cette avoine ! », provoquant l’hilarité des frères, du supérieur et des métis en train de l’observer depuis l’entrée de la mission.

Au bout de quelques secondes, un silence de plomb met fin à leurs rires : le troupeau de pourceaux vient de traverser le champ d’avoine sans s’arrêter, en file indienne, comme si une main invisible guidait les animaux !

Le pape François a proclamé le frère Antoine vénérable en 2015.

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9 juillet 2023 7 09 /07 /juillet /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/OmegaFotoDK
Au VIIe siècle, des anges apparaissent lors de la première messe célébrée au monastère de Fuchaux

Ordonné évêque au VIe siècle par le pape Martin, Etton reçoit la mission d’évangéliser la Thiérache en Gaule Belgique (Wallonie et Ardennes françaises), région inhospitalière à l’époque et peuplée de païens, ignorant la foi chrétienne, rendant un culte à Toutatis et pratiquant des rites magiques sous la direction de druides.

L’endroit est alors quasi désert hormis quelques esclaves de Jovin, le seigneur du lieu. C’est pourtant là qu’Etton et ses compagnons, au nombre d’une douzaine, décide d’établir une communauté.

Les travaux sont épuisants : écoulement des eaux, assèchement de la vallée, aménagement de la forêt voisine, défrichage des pentes environnantes, percement des exutoires pour évacuer l’eau des marais putrides et réalisation de rigoles, de tranchées et de fossés, construction d’un moulin, créations de bassins pour l’élevage de poissons… tout en ne perdant jamais de vue la mission essentielle : prier et chanter la louange de Dieu. Au bout de quelques mois, le sol devint fertile et les premiers habitants du futur village de Dompierre-sur-Helpe s’installèrent autour du monastère naissant.

« La vue de l’édifice sacré réjouit son cœur » écrivent les chroniqueurs. Etton voulut attirer sur son œuvre les bénédictions de Dieu en commençant par célébrer une messe dans la petite chapelle.

Il le fit avec une grande ferveur, répandant « d’abondantes larmes ». Les fidèles qui l’entouraient admiraient la foi extraordinaire de cet homme qui était parvenu à ériger un monastère dédié à Saint Pierre et saint Paul dans une contrée si sauvage.

Au moment de la consécration, Etton retînt son souffle : l’hostie qu’il venait de consacrer apparut comme un « soleil éblouissant, environnée d’une multitude d’anges, d’une beauté radieuse. Le saint garda la patène élevée plusieurs minutes en l’air, absorbé en Dieu, sans mesurer le temps qui passait. Les fidèles, agenouillés, contemplaient eux aussi le prodige.

Le monastère d’Etton fut détruit par les raids des Normands au IXe siècle.

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8 juillet 2023 6 08 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Avi Theret
Le cheval du bienheureux Pierre Vigne (1670-1740) se cabre devant le Saint-Sacrement

Originaire du Vivarais (France), surnommée la « petite république huguenote » à cause du nombre importants de protestants qui y vivent au XVIIe siècle, Pierre voit le jour lui-même dans une famille calviniste bien que ses parents le fassent baptiser dans la paroisse catholique Saint Thomas de Privas (France, Ardèche).

Adolescent, Pierre redécouvre la foi des siens. En 1686, il se rend à Genève (Suisse) pour suivre des études qui doivent lui permettre de devenir un pasteur protestant. Sur la route, il rencontre un prêtre catholique qui apporte le viatique à un malade. Les deux hommes échangent quelques mots puis le prêtre lui explique ce qu’il est en train de transporter. Par respect de l’Eucharistie, il demande à Pierre de s’arrêter, de descendre de cheval et de s’incliner. Pierre refuse par trois fois. Il est protestant et les siens n’admettent pas la présence réelle de Jésus dans les hosties consacrées.

Alors le prêtre brandit le petit ostensoir qu’il porte dans une sacoche et aussitôt le cheval de Pierre plie les deux pattes avant, désarçonnant son cavalier, qui, une seconde plus tard, se retrouve par terre. Pierre est fortement ému par l’événement, à un point tel qu’il décide de changer de destination : au lieu de Genève, ce sera Viviers (France, Ardèche), où il entre bientôt au séminaire pour devenir prêtre catholique.

Il prêche plus de 200 missions en 40 ans, à pied, à cheval, à dos de mulet, en Savoie, dans le Vivarais et le Dauphiné. Il édifie des calvaires et des chemins de croix.

Il a été proclamé bienheureux en 2004 par  saint Jean-Paul II.

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7 juillet 2023 5 07 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Jackson David
Le Christ apparaît à sainte Kyriaqui (IIIe siècle)

Sous le règne de Dioclétien, un couple de chrétiens, sans enfants, supplient Dieu de leur accorder une progéniture. Leur prière est exaucée : leur fille naît un dimanche : ils la nomment Kyriaqui (« Dimanche » en grec). L’ayant baptisée, ils l’élèvent dans la foi chrétienne.

Un jour, un riche païen, ayant entendu vanter la beauté de Kyriaqui, entreprend de la marier à son fils. Mais la sainte lui déclare qu’elle est épouse du Christ.

Furieux, l’homme dénonce toute la famille à l’empereur Dioclétien. Celui-ci expédie les parents à Mélitène (Turquie actuelle), et Kyriaqui, à son gendre, Maximien, qui, à son tour, s’en débarrasse en la confiant à Hilarion, gouverneur de Bithynie (Turquie), un homme cruel.

Celui-ci la menace mais la jeune fille lui répond qu’il serait plus aisé d’amollir le fer, plutôt que de la soumettre ! Après avoir été brûlée sauvagement, elle est jetée dans un cachot.

La nuit suivante, le Christ apparaît à ses côtés. Il guérit ses blessures, la réconforte et lui promet de la délivrer de toutes ses épreuves.

Au matin, le tyran s’étonne de la voir indemne. Il la fait conduire au temple des idoles. En entrant dans ce lieu, la sainte s’agenouille et prie. Aussitôt l’édifice s’ébranle et les idoles tombent à terre, se brisant en mille morceaux. Un éclair fend le ciel et brûle le visage du gouverneur qui, tombant de son siège, meurt.

Son successeur, Apollonios, décide de la faire mourir par le glaive. Mais parvenue sur le lieu de son martyre, elle expire avant même que le bourreau ne remplisse son office.

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6 juillet 2023 4 06 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Camerauthor Photos
Trois fontaines apparaissent à l’endroit où retombe le sang de sainte Noyale (VIe siècle)

Le père de Noyale est inflexible: elle doit épouser l’homme qu’il a lui-même choisi. Il est roi de Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre) et ne peut consentir au projet de sa fille qui désire se consacrer à Dieu.

 l’âge de 20 ans, elle s’enfuit un beau jour en compagnie de sa servante, Hemborth. Les deux jeunes femmes posent le pied en Bretagne après une traversée maritime longue et dangereuse.

Parvenue à l’embouchure de la rivière Le Blavet (France, Morbihan), Noyale décide d’installer son ermitage à cet endroit, isolé et sûr. Mais un chef local nommé Nizan apprend la présence des deux femmes sur ses terres. Il les rejoint, avec plusieurs soldats. Il découvre la beauté de Noyale et lui demande de l’épouser sur le champ. Il est éconduit. Une colère sourde s’empare de lui et condamne la sainte à être décapitée immédiatement.

Lorsque le bourreau tranche la tête de Noyale, du sang gicle puis retombe sur le sol à trois endroits ; à ces trois emplacements, trois fontaines jaillissent.

Depuis cette époque, le culte de sainte Noyale n’a jamais disparu. Les trois fontaines ont été restaurées en 1818 et un calvaire a été érigé à côté en 1961. L’une des grandes croix porte la date de 1600.

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5 juillet 2023 3 05 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / David Levêque
Saint Antoine-Marie Zaccaria (1502-1539) dit sa première messe : une lumière surgit

Antoine-Marie Zaccaria, jeune médecin italien, dont la réputation de charité n’est plus à faire, est ordonné prêtre. Il désire célébrer sa première messe dans la solitude, sans solennité, ni fidèles.

Mais il est déjà connu et les fidèles le suivent de près. L’église où il doit célébrer est bientôt finit par être localisée et, le jour venu, en fait d’être seul, il est entouré de dizaines de personnes.

Au moment de la consécration, pendant que les assistants émus ont le regard fixé sur lui, une clarté éblouissante enveloppe tout à coup l’autel et le chœur. Au milieu de cette clarté, une multitude d’anges, beaux et doux, forment un cercle autour de l’hostie qu’Antoine-Marie vient de consacrer ; ils s’inclinent avec respect et restent en adoration jusqu’après la communion.

Le bruit de ce miracle ne fît qu’augmenter la réputation de sainteté d’Antoine-Marie, fondateur de l’ordre des Barnabites qu’on appelle déjà « l’ange de Dieu » ou « l’homme angélique ».

Le pape Léon XIII le proclame bienheureux en 1890 puis, sept ans plus tard, l’inscrit au catalogue des saints.

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4 juillet 2023 2 04 /07 /juillet /2023 14:00
Unsplash / Ben White
La bienheureuse Lucia Maria Ripamonti (1909-1954) sauve une fillette

Le 26 avril 1967, Irene Zanfino, 7 ans, marche tranquillement dans une rue de Bolsena (Italie, Latium), où elle vit avec sa famille. Voulant passer sur le trottoir d’en face, elle s’engage d’un air distrait sur la chaussée sans bien regarder la circulation. C’est le drame. Un véhicule arrivant à une vitesse soutenue la percute de plein fouet.

Lorsqu’elle est admise à l’hôpital de la ville, Irene, suite à un arrêt cardiaque après le choc, est restée cliniquement morte pendant un long moment et les médecins pensent son cas désespéré.

On songe aux funérailles. Les parents, très croyants, ne peuvent se résigner à la mort de leur fille. Dieu va leur venir en aide. Dans la famille Zanfino, on a une dévotion pour la religieuse Lucia Ripamonti, sœur des Servantes de la Charité de Brescia (Italie, Lombardie). On décide de faire une neuvaine en son honneur afin de lui demander d’intercéder pour Irene.

Il ne se passe rien pendant six jours. Irene reste plongée dans un coma profond. Le jour suivant, elle ouvre les yeux, prononce quelques mots et appelle autour d’elle : les infirmières la découvrent totalement guérie. Elle n’a aucune séquelle physique ou neurologique.

Le Docteur Alberto Cuno Steger, professeur de médecine qui avait accueilli Irene à l’hôpital, n’avait jamais assisté à une telle guérison.

Le 13 mai 2019, le pape François a signé le décret reconnaissant la guérison d’Irene comme authentiquement surnaturelle. Il a proclamé sœur Lucia bienheureuse le 23 octobre 2021.

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3 juillet 2023 1 03 /07 /juillet /2023 14:09
Unsplash / Piotr Usewicz
L’apôtre saint Thomas (Ier siècle), un miracle connu des Hindous

Un récit conservé par les chrétiens d’Inde, évangélisés par saint Thomas, attribue à cet apôtre le miracle que voici :

Un roi indien et les brahmanes qui le conseillent s’opposent au Ier siècle de toutes leurs forces au projet qu’a l’apôtre d’élever une église en l’honneur de Jésus-Christ. Un jour, la mer rejette sur le rivage une poutre énorme, que le roi veut employer dans la construction d’un de ses palais. On réunit en vain les éléphants et les machines pour transporter la pièce de bois ; on ne peut la faire bouger de place.

Parvenu sur place, l'apôtre s'écrie : « Je m'offre à la traîner seul jusqu’à la ville, si l’on consent à me la donner pour bâtir mon église. » Le souverain, sceptique, accepte la proposition. Thomas attache sa ceinture à la poutre, fait sur elle un signe de croix et, en présence de tout le peuple, la traîne avec facilité.

Gagné par ce miracle, le roi se convertit et contribue à l’édification de l’église chrétienne.

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