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21 mai 2023 7 21 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/James Coleman
Un miracle eucharistique lors d’une messe célébrée par saint Grégoire le Grand

Construite dans les années 500/510, à l’emplacement d’une église elle-même bâtie au IVe siècle sur le lieu de la maison du sénateur Pudens qui offrit jadis l’hospitalité à l’apôtre Pierre, la basilique de Sainte Pudentienne de Rome (Italie, Latium), conserve sur les marches de l’autel de la chapelle Caetani, l’empreinte et la tache de sang laissée par une hostie tombée jadis au cours d’une messe.

Un dimanche de l’an 595, le pape saint Grégoire le Grand revêt ses habits liturgiques dans la sacristie de cette basilique. Il doit y célébrer une messe solennelle et, à cette occasion, les fidèles et le clergé romain sont venus très nombreux.

Le pape est aidé de plusieurs clercs pour donner la communion. Une aristocrate romaine s’avance jusqu’à lui pour recevoir le Saint-Sacrement. Mais, étrangement, elle se met à rire bruyamment.

Troublé par ce comportement, Grégoire lui demande la raison de son hilarité. « Je ne peux croire que le pain préparé de mes propres mains ce matin deviennent le corps et le sang de Jésus-Christ », lui répond-t-elle.

Troublé par ce manque de foi, le pape supplie Jésus de lui dire quoi faire et finit par lui refuser la communion.

Aussitôt, le pain et le vin consacrés se transforment en chair et en sang, sous les yeux du saint, de la femme et de dizaines de prêtres et de laïcs.

L’impénitente, qui à cette époque aide à la fabrication du pain pour la messe dominicale comme le veut la coutume romaine, tombe à genoux et se met à pleurer.

Aujourd’hui, une partie de ces reliques eucharistiques est conservée dans l’abbaye bénédictine Saint-Boniface d’Andechs (Allemagne, Bavière) où elles auraient été transportées depuis Rome en 955 par saint Rasso pour les mettre à l’abri.

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20 mai 2023 6 20 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Aaron Burden
La dépouille de saint Bernardin de Sienne (1380-1444) verse du sang

Quelques semaines après le décès du prédicateur franciscain Bernardin à L’Aquila (Italie, Abruzzes), quatre habitants de cette ville sont condamnés à mort et exécutés sur ordre des magistrats municipaux, sans procès digne de ce nom.

La colère gronde. Une révolte éclate : les magistrats sont jetés en prison et, à leur tour, condamnés à la peine capitale. Ils sont conduits les yeux bandés sur une grande place pour y être exécutés.

Lorsque le bourreau s’apprête à leur trancher la tête, une voix enfantine, d’une merveilleuse beauté, se fait entendre par tous les gens présents : « Arrêtez ! Ne versez pas de sang innocent. Allez plutôt à l’église des franciscains. Là, vous y trouverez ce qui fait l’objet de vos désirs criminels. »

L’exécution est suspendue ; on amène les magistrats en lieu sûr et on court à l’église franciscaine, où se trouve le tombeau de Bernardin.

Parvenu près du tombeau de Bernardin, quelqu’un s’exclame : « Du sang ! ». Un liquide rougeâtre semblant sortir de la sépulture jonche le sol.

On ouvre le tombeau puis le cercueil. La seconde d’après, on crie au miracle : du sang coule abondamment du nez du saint dont le corps est en parfait état de conservation. Le cercueil en est rempli et les vêtements en sont trempés.

On s’agenouille, on demande pardon à Dieu et on prie Bernardin d’intercéder en faveur des habitants de la cité. Soudain, un grand silence succède aux voix et aux gémissements : le sang s’est arrêté de couler.

Bernardin a été proclamé saint en 1450 par le pape Nicolas V.

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19 mai 2023 5 19 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Jon Tyson
Saint Yves (vers 1250-1303) dialogue avec saint Tugdual mort au VIe siècle

Le breton Yves Hélori, juriste, est considéré comme un saint par ses contemporains. Un jour, il dort dans la sacristie de la cathédrale de Tréguier (France, Côtes-d’Armor) aux côtés du sonneur de cloches.

Les deux hommes sont réveillés en pleine nuit par un vacarme épouvantable. Bougie en main, ils se rendent vaillamment dans la nef afin de voir ce qui s’y passe. Parvenu devant le maître-autel, Yves tourne le dos à son compagnon et va s’agenouiller près du tombeau de saint Tugdual, le fondateur du diocèse de Tréguier.

Pendant ce temps, le sonneur parcourt l’édifice. Soudain, il se met à percevoir la voix d’Yves qui parle tout seul dans l’obscurité ! Il se rapproche doucement… A quelques mètres de distance, il entend distinctement une conversation entre Yves et un homme inconnu et invisible dont la voix est parfaitement audible !

Une minute plus tard, Yves rejoint le sonneur et lui annonce qu’il vient de faire la paix avec le patron de la cathédrale, saint Tugdual, avec qui il a eu une conversation passionnante !

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18 mai 2023 4 18 /05 /mai /2023 14:00
CC0/wikimedia Félix de Cantalice, par le cercle de Rubens, XVIIe siècle.
Le jour de sa mort, saint Félix de Cantalice (1515-1587) voit la Vierge Marie et des anges

À 72 ans, Frère Félix, capucin italien, prédit la date de sa propre mort à plusieurs de ses frères. Atteint par une forte fièvre, son état se dégrade et la maladie semble devoir l’emporter.

Le 18 mai 1587, allongé sur son grabat, il reçoit les derniers sacrements tandis que ses frères en religion chantent et prient autour de lui.

Soudain, il lève les mains au ciel et son visage devient resplendissant. Le supérieur du couvent se penche alors vers lui et lui demande ce qui se passe. Felix répond : « Je vois la Vierge Marie entourée d’une multitude d’anges. Que c’est beau ! ».

Puis ses mains retombent sur la couche et son visage devient pâle et cireux. Une minute plus tard, il rend son âme à Dieu en chantant : « Ô Sacrum convivium ».

Félix, surnommé le frère « Deo gracias », a été béatifié par le pape Urbain VIII en 1625 et canonisé par Clément XI le 22 mai 1712. Il est le premier saint de l’Ordre des Frères mineurs capucins.

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17 mai 2023 3 17 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Biegun Wschodni
Des anges apparaissent à saint Pascal Baylon (1540-1592)

Pascal est un berger heureux. Il prie Dieu et ses saints pendant de longues heures en faisant paître son troupeau.

Un jour, il remarque deux nuages hauts dans le ciel, très proches l’un de l’autre. Subitement, ils s’éloignent, laissant tomber une lumière merveilleuse sur la nature environnante.

Quelque chose intrigue Pascal. Au milieu de cette lumière, il voit plusieurs anges d’une grâce indescriptible. Ils s’approchent de lui en souriant.

Pascal s’agenouille et se met à prier le Seigneur devant ce spectacle extraordinaire. Soudain, deux anges soutenant un ostensoir serti de pierres précieuses apparaissent à son regard. A l’intérieur, une hostie éblouissante de blancheur darde des rayons de lumière.

Né en Aragon, Pascal deviendra religieux franciscain. Surnommé le « Séraphin de l’Eucharistie » par le pape Léon XIII qui l’a nommé patron des Congrès eucharistiques, il a été proclamé bienheureux en 1618 par Paul V puis canonisé en 1690 par Alexandre VIII.

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16 mai 2023 2 16 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Kamila Maciejewska
Une femme aveugle recouvre la vue le jour de la béatification d’Hardini (1808-1858)

Habitante de Ehden (Liban), Rose Saad est une femme âgée, fervente et pieuse. En 1986, elle perd la vue suite à un diabète très important. Depuis, la médecine ne lui laisse aucun espoir.

Le 10 mai 1998, jour de la béatification du moine maronite Nehmétallah Hardini, elle se rend sur le tombeau de celui-ci, au monastère de Saint Cyprien et de Sainte Justine à Kfifan (Liban, Batroun), appuyée sur le bras de sa fille.

« J’ai vu cette femme entrer à l’église appuyée sur le bras de sa fille, ne pouvant pas se déplacer seule », raconte le père Boutros Mansour de Mastita, témoin de la scène. Rose s’agenouille devant le tombeau et se met à prier pendant de longues minutes.

Soudain, Rose pousse un cri qui retentit dans tout l’édifice ; les personnes présentes se tournent vers elle. « Je vois ! J’ai retrouvé la vue ! », dit-elle alors.

« Je reviendrai bientôt au couvent avec toutes les preuves nécessaires », a-t-elle ajouté, entourée de sa famille en pleurs, en précisant le nom de ses médecins.

Professeur de saint Charbel, Hardini, surnommé « Nimatullah » (« Grâce de Dieu ») a été canonisé par saint Jean-Paul II en 2004.

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15 mai 2023 1 15 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Warren Wong
Saint Isidore le Laboureur (vers 1070-1170) est aidé par deux anges

Un matin de très bonne heure, non loin de Madrid (Espagne), Juan de Vergas sort de chez lui et se cache à l’extrémité d’un champ d’où il peut, sans être vu, observer le travail de son serviteur, Isidore, pauvre laboureur marié à Maria Torribia, car selon lui, l’homme est paresseux.

Après une heure d’attente, tandis que le soleil est déjà haut dans le ciel, Isidore paraît. Jean se précipite hors de sa grotte pour l’accabler de reproches.

Tandis qu’il avance dans le champ, il aperçoit deux charrues, tirées l’une et l’autre par des bœufs blancs ; chacun des deux attelages est dirigé par un jeune homme aux longs vêtements blancs et au visage « merveilleusement beau ». Entre les deux charrues se trouve celle d’Isidore. Toutes les trois creusent le sol sur lequel elles semblent glisser avec une inexplicable rapidité.

À ce spectacle, Juan s’arrête, frappé de stupeur. Puis il reprend sa marche, regarde de nouveau, mais, cette fois, il ne voit plus qu’Isidore, labourant seul.

Il s’approche de lui et l’interroge : « Quels étaient ces compagnons qui, tout à l’heure, te prêtaient leur concours ? J’en ai vu deux qui t’aidaient et travaillaient avec toi, mais, en un clin d’œil, ils ont disparu. »

« Devant Dieu que je m’efforce de servir, je n’ai rien à me reprocher dans l’accomplissement de mon travail envers vous, et je vous assure que je n’ai appelé ni vu que Dieu seul avec moi dans ce champ ; c’est lui que j’invoque, c’est lui que j’implore, et c’est lui qui vient toujours à mon aide », lui répond le saint.

Isidore a été canonisé en 1622.

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14 mai 2023 7 14 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Rey Proenza
Aux Pays-Bas, du vin de messe se transforme en sang humain

Le 1er mai 1429, un prêtre appelé Folkert, ancien soldat, auteur d’actes violents dans les années passées qu’il a caché à ses professeurs, célèbre sa première messe dans l’église Saint-Laurent de Alkmaar (Pays-Bas).

Le curé Volpert Schult assiste à la célébration. Peu après avoir prononcé les paroles de la consécration, le père Folkert renverse par mégarde le vin blanc contenu dans le calice sur sa chasuble et, à sa place, apparaît du sang vif.

La messe finie, paniqué, le prêtre découpe la partie de la chasuble tachée de sang et la brûle. Puis il décide de recoudre lui-même ce vêtement liturgique.

Il vient de finir de la coudre lorsque des taches de sang apparaissent à nouveau à sa surface. Il avertit aussitôt le père Volpert Schult qui accourt. Les deux hommes ne savent que faire. Folkert a une idée : amener de ce pas la chasuble chez l’évêque d’Utrecht, Mgr Zweder de Culemborg. Le prélat reçoit les deux prêtres et écoute attentivement leur récit. Il diligente une enquête sur les lieux et un examen rigoureux de la chasuble est décidé.

Après 4 ans d’investigation, le rapport de la commission d’enquête est très favorable et Mgr Zweder de Culemborg reconnaît publiquement le miracle en 1433. Il est décidé que la chasuble miraculeuse sera exposée jour et nuit dans l’église Saint-Laurent d’Alkmaar (Grote Sint-Laurenskerk). On fait fabriquer à cet effet un reliquaire en forme d’ange contenant le vêtement imprégné du sang miraculeux.

En 1572, les troupes protestantes remportent une victoire importante dans la région. Le culte catholique est interdit. Le clergé cache la relique dans une Schuilkerk, sorte d’église confidentielle aménagée à l’intérieur d’une maison d’habitation.

En 1897, Mgr Gaspard Bottemanne, évêque catholique de Haarlem (Pays-Bas), rétablit le culte de la relique miraculeuse.

Elle est aujourd’hui conservée dans l’église Saint-Laurent d’Alkmaar, à l’intérieur d’un reliquaire en or serti de diamants et d’argent.

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13 mai 2023 6 13 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Jake Nackos
Saint André-Hubert Fournet (1752-1834) est guidé par une force mystérieuse

Exilé en Espagne sous la Révolution française, le père André-Hubert retourne en France en 1797 où il est contraint d’exercer son ministère de manière clandestine.

Un matin, il enfourche un petit cheval andalou prêté par des fidèles pour se rendre de Maillé (France, Vienne) où il habite à Poitiers (France, Vienne). Le trajet, long de plus de 50 km, est très dangereux : des troupes républicaines occupent la région et les autorités cherchent à l’arrêter.

Mais il arrive à Poitiers sain et sauf. Là, un fidèle, très informé sur la présence des émissaires de la République, le sermonne : « Quelle folie ! La guillotine est partout. Vous vous exposez à une mort certaine ! » - « Celui qui m’a conduit ici, saura bien m’en délivrer. », répond le saint, laissant son interlocuteur sans voix.

Contre toute attente, le voyage de retour à Maillé se déroule sans encombre. Or, sur le plan géographique, il n’avait aucune chance d’échapper aux soldats républicains. Le saint explique simplement qu’il a prié le temps du voyage, et qu’il ignore le chemin qu’il a emprunté ainsi que la durée de périple ! Poussé par une force mystérieuse, son cheval a fait le reste !

Béatifié par Pie XI en 1926, André-Hubert est proclamé saint par le même pape sept ans plus tard.

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Raghavendra V. Konkathi
Dieu révèle à la bienheureuse Jeanne de Portugal (1452-1490) le jour et l’heure de sa mort

Fille du roi Alphonse V du Portugal, Jeanne a une vocation religieuse très précoce, ce qui lui occasionne maints soucis car son entourage ne voit en elle que la future souveraine.

A 16 ans, elle demande à son père la permission d’entrer en religion. Il refuse, mais l’autorise à mener une vie retirée dans le palais royal. Trois ans plus tard, elle reçoit enfin la permission de prendre le voile chez les dominicaines d’Aveiro (Portugal, région ouest).

Au début de mai 1490, sa santé se dégrade et elle doit s’aliter sans attendre. Profitant d’un moment de solitude, elle demande au Seigneur de lui dire si elle a bien agi au cours de sa vie. Jésus la réconforte et lui assure qu’il viendra l’accueillir le 12 mai suivant, au moment où, entourée de ses sœurs, elle récitera la litanie des saints.

Au jour et à l’heure que le Christ lui a indiqué, tandis que la communauté récite la litanie des saints, Jeanne se sent enveloppée d’une douce lumière. Arrivées à l’invocation : « Tous les saints innocents, priez pour nous », elle lève les yeux au ciel et expire doucement.

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11 mai 2023 4 11 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Samantha Sophia
Saint François Jérôme de Girolamo (1642-1716) prophétise la sainteté du petit Alphonse de Liguori

Jésuite italien, François Jérôme est l’un des grands missionnaires du XVIIIe siècle. Les fidèles, puissants ou non, demandent son aide spirituelle et ses prières.

Un jour d’octobre 1696, il est appelé par les époux Giuseppe Liguori et Anna Maria Caterina Cavalieri, originaires de la région de Brindisi (Italie, Pouilles), dans leur résidence d’été de Marianella, un quartier napolitain, pour bénir leur fils, Alphonse, âgé d’un mois à peine.

François Jérôme prend l’enfant dans ses bras, lui sourit, et, contre toute attente, prononce les mots suivants : « Cet enfant vivra vieux, il ne mourra pas avant les années 90 : il sera évêque et saint et fera de grandes choses pour Jésus-Christ ».

Cette prophétie s’est révélée totalement exacte : Alphonse, effectivement mort en 1787, fut évêque, un grand saint et a été proclamé Docteur de l’Église. 

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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Natalie Grainger
Saint Damien de Molokaï (1840-1889) obtient la guérison d’une sœur

En février 1895, sœur Simplicie, née Yvonne Hué, âgée de 37 ans, contracte une mauvaise grippe qui se complique rapidement en de graves problèmes gastro-intestinaux. Dès le mois de juin, l’état de la malade est si détérioré que sa communauté bretonne de Saint-Servan (France, Ille-et-Vilaine) croit que l’issue du mal va être fatale.

Transportée à l’infirmerie, la religieuse entame le 8 septembre une neuvaine pour demander sa guérison. Elle embrasse une image du Père Damien, missionnaire belge mort six ans plus tôt de la lèpre. Elle l’implore ainsi : « Père, prie pour nous et guéris-moi ».

En se réveillant le 12 septembre, vers 1h30 du matin, la malade ne ressent plus aucune douleur. Elle appelle aussitôt l’infirmière : « Je suis guérie, mon mal a disparu ». Les forces lui reviennent vite et elle peut bientôt reprendre ses activités ordinaires.

La conclusion des médecins qui ont examiné ce cas est sans appel : « la guérison rapide de Sœur Simplicie échappe aux lois d’une guérison naturelle ».

La miraculée est morte en 1932 à l’âge de 74 ans.

Le père Damien a été béatifié en 1995 par saint Jean-Paul II. Le pape Benoît XVI l’a élevé sur les autels en 2009.

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9 mai 2023 2 09 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Liz Martin
Un ange apparaît à saint Pacôme (vers 292-348) et lui dit de fonder un monastère

Originaire d’Égypte, Pacôme le Grand est élevé dans une famille païenne. Adulte, il se convertit. Saisi par le Christ, il rejoint saint Antoine le Grand au désert. Puis, il s’installe seul dans une grotte à Tabennèse (Haute-Égypte).

Là, il ne cesse de prier. Un soir, une lumière jaillit d’on ne sait où et Pacôme, effrayé, aperçoit au centre de celle-ci un ange d’une beauté surnaturelle.

Celui-ci lui dit doucement : « Pacôme, maintenant que tu as mis en ordre tes affaires personnelles, tu es demeuré trop longtemps dans ta caverne. Va donc réunir tous les jeunes moines, demeure avec eux et porte-leur des lois selon le modèle qui t’est donné. »

Puis l’ange lui tend une tablette sur laquelle est gravée en lettres d’or la règle monastique que le saint se chargera d’enseigner les années suivantes en fondant plusieurs monastères.

Aujourd’hui, Pacôme est considéré comme l’initiateur de la vie communautaire des religieux chrétiens.

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8 mai 2023 1 08 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Tommy Van Kessel
La bienheureuse Miriam Teresa Demjanovich (1901-1927) guérit un enfant perdant la vue

En 1970, Michael Mencer est un jeune américain souffrant de dégénérescence maculaire d’origine congénitale : un mal incurable conduisant à la cécité. Au quotidien, Michael est lourdement handicapé : il échappe de justesse à plusieurs accidents de la circulation et sa scolarité est aléatoire.

A cette époque, l’un de ses professeurs, fervent catholique admiratif de la vénérable Miriam Teresa Demjanovich, lui donne une brochure contenant la vie de cette sœur et des petits morceaux de ses cheveux. L’enfant ne parvient même pas à les distinguer.

Il rentre chez lui en serrant son cadeau contre lui. Parvenu dans sa chambre, tout change soudain : son acuité visuelle s’améliore du tout au tout ; il voit nettement les cheveux de la bienheureuse. Entrée dans sa chambre, sa mère sanglote.

Les jours suivants, Michael est amené dans une clinique ophtalmologique où les médecins demandent à ses parents la raison pour laquelle ils ont amené un enfant jouissant d’une vision de 20/20 !

Le Dr Mary Mazzarella, consultante médicale de la cause, a recherché tous les dossiers médicaux disponibles, y compris au Wills Eye Institute (États-Unis, Pennsylvanie), un célèbre centre ophtalmologique traitant les cas difficiles.

Quatre médecins - deux ophtalmologistes pédiatriques et deux généralistes ont contribué à cette cause de béatification. Ils ont déclaré unanimement, sans s’être concertés au préalable, ignorer l’existence d’un cas de guérison d’une dégénérescence maculaire.

Au total, 19 spécialistes ont étudié ce dossier ; tous ont affirmé que cette guérison est inexplicable.

Marie Thérèse Demjanovich, religieuse d’origine slovaque, a été proclamée bienheureuse le 4 octobre 2014 dans la basilique du Sacré Cœur de Newark (Etats-Unis, New Jersey) : la première cérémonie de ce type sur le sol américain.

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7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Timothy Eberly
En 1570, l’Enfant-Jésus apparaît dans une hostie consacrée en Italie

Mardi saint, 1570. Comme chaque année à la même date, clergé et paroissiens de l’église Saint-Erasme à Veroli (Italie, Latium) préparent activement les célébrations pascales.

Ce jour-là, on se prépare à l’adoration publique des Quarante heures, célébrée avant le mercredi des Cendres.

Pour l’occasion, le Saint-Sacrement est exposé dans une châsse cylindrique avec un couvercle à charnière, posée dans un grand calice recouvert d’une patène. L’ensemble est enveloppé dans un drap de soie. Au XVe siècle, la tradition veut que chaque confrérie de la ville adore le Corps du Seigneur à tour de rôle pendant une heure.

Les membres de la confrérie de la Miséricorde, vêtus de lourds sacs noirs, précèdent ce jour-là la confrérie du Corpus Domini et celle de la Vierge Marie. Ils s’agenouillent et se mettent à prier lorsqu’un cri retentit soudain dans le silence : une nuée blanche est apparue au-dessus du calice au-dessus de laquelle se tient l’Enfant-Jésus.

Le phénomène dure plusieurs minutes. Puis Jésus disparaît et le calice devient transparent, comme du cristal. Les personnes présentes voient alors luire une étoile surmontée d’une hostie au sommet du calice.

Le document le plus détaillé sur ce miracle a été rédigé par l’évêché quelques heures seulement après les faits. Il est conservé dans les archives paroissiales de Saint-Erasme. La déposition très complète d’un des premiers témoins, Giacomo Meloni, membre de la confrérie de la Miséricorde, relate l’événement de la manière suivante : « En levant les yeux vers le calice, je vis au pied du vase sacré une des plus splendides étoiles que l’on puisse concevoir. Elle était comme attachée à l’hostie et avait la grandeur des hosties que le prêtre utilise en général pour la messe… La merveille s’acheva lorsqu’on vit autour de l’hostie consacrée des enfants en adoration, pareils à de petits anges ».

Des guérisons inexpliquées ont été alléguées parmi les témoins oculaires ou en faveur de leurs proches.

Aujourd’hui encore, on commémore chaque mardi de Pâques le souvenir du prodige par une cérémonie solennelle à laquelle prend part l’évêque. Le calice avec la patène où fut exposé le Saint-Sacrement a été conservé parmi les reliquaires des saints de l’église. Les saintes espèces de Veroli ont été consommées en 1682.

À l’occasion du 4e centenaire du prodige, en 1970, s’est tenu le troisième congrès eucharistique du diocèse de Veroli-Frosinone.

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4 mai 2023 4 04 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Allef Vinicius
Le Christ guérit saint Pérégrin Laziosi (1265-1345) lors d’un rêve

En 1325, Pérégrin, prêtre italien, membre de l’Ordre des Servites, tombe subitement malade : la gangrène apparaît sur sa jambe droite.

Aucun médecin ne peut le soulager. Pendant plusieurs jours, le saint essaye de trouver un remède efficace, mais rien n’y fait. Il sait désormais qu’il va devenir lourdement handicapé. Ses prières redoublent. Ses frères l’assistent du mieux qu’ils peuvent. L’amputation est décidée, sinon c’est la mort assurée dans les heures qui suivent.

La nuit précédant l’opération, Pérégrin se traîne jusqu’à la salle du chapitre, au pied d’une peinture du Christ crucifié où il prie avec ferveur le Seigneur de lui accorder la guérison.  La douleur est si vive qu’il perd conscience. Il se met à rêver. Soudain, il voit le Christ descendre de la Croix pour lui toucher sa jambe malade.  

Lorsqu’il se réveille, il constate sa totale guérison. Le médecin chargé de l’amputation n’y comprend rien. 

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3 mai 2023 3 03 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Alexander Grey
Le bienheureux Thomas Acerbis d’Olera (1563-1631) guérit un travailleur

En 1906, Valerio Bortolo Valentino, cultivateur de Thienne (Italie, Vénétie), âgé de 32 ans, travaille au couvent des Capucins où les frères lui confient des travaux domestiques.

Quelques jours plus tard, il se sent mal. Il respire difficilement et une fièvre anormale apparaît, le clouant au lit.

Le médecin rendu à son chevet diagnostique une forme de typhus gravissime, avec des complications pulmonaires. « Il n’y a plus rien à faire », ajoute le praticien. On transporte Valerio à l’hôpital le plus proche.

Peu après, un frère capucin visite Valerio pour lui administrer l’extrême-onction. Il porte sur lui une image de frère Tommaso Acerbis qu’il place sous l’oreiller du moribond et il invite sa famille à prier.

Le lendemain matin, 30 janvier 1906, Valerio Bortolo Valentino s’éveille, libéré de la maladie, complètement guéri.

Cette guérison miraculeuse a permis la béatification de Thomas, capucin autrichien, surnommé le « petit Padre Pio », en 2013.

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2 mai 2023 2 02 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Neil Bates
Le corps de saint Antonin de Florence (1389-1459) reste souple un siècle après sa mort

On ne parle que de cela dans Florence (Italie, Toscane). Le corps de l’archevêque, Antonin, exposé à la vénération des fidèles depuis sa mort, survenue huit jours auparavant, ne porte aucune trace de décomposition. On rapporte qu’il émane de lui un parfum d’une « suavité merveilleuse ».

La dépouille est placée dans un cercueil en verre. Le pape Pie II assiste aux funérailles. Comme les autres, il constate ce phénomène.

En 1525, les personnes présentes à la première exhumation officielle du corps du bienheureux décrivent le même prodige : souplesse totale, absence de rigidité cadavérique, physionomie d’une personne endormie…

Le corps reste en cet état jusqu’en 1589. On observe ensuite un dessèchement partiel des tissus mais n’altérant pas l’impression de vie.

Le 31 octobre 1739, Friedrich IV de Saxe, frère de la dauphine de France, visite l’église Saint-Marc à Florence. Il écrit : « Le visage est blanc comme celui d’un homme qui serait mort depuis peu. Tout le reste du corps est de même que le visage et malgré qu’il ait été longtemps après sa mort dans un endroit fort humide il n’a pourtant jamais eu le moindre besoin d’être raccommodé. Il y a plus de 300 ans qu’il est au paradis. »

Il est aujourd’hui desséché mais intact, toujours conservé dans sa châsse-reliquaire dans la chapelle Salviati de la basilique Saint-Marc de Florence, à gauche du cœur.

Antonin, archevêque dominicain, a été canonisé en 1531 par le pape Adrien VI.

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1 mai 2023 1 01 /05 /mai /2023 14:00
Unsplash/Vince Fleming
Saint Richard Pampuri (1897-1930) guérit un jeune garçon blessé gravement

Le 4 janvier 1982, les parents de Manuel Cifuentes Rodenas, 10 ans, vivant à Alcadozo (Espagne, La Castille-La Manche), sont alertés : leur fils vient d’être gravement blessé à l’œil gauche par une branche d’amandier.

Le médecin de famille puis un ophtalmologue examinent l’enfant. L’œil blessé est perdu. Une intervention chirurgicale n’aurait que d’infimes chances de réussir.

Dans la nuit du 4 au 5 janvier, Manuel parvient à s’endormir après des heures de souffrances. Son père, très proche dans la prière du bienheureux Richard Pampuri, médecin italien, place une petite image de celui-ci sous le pansement de son fils.

Lorsque Manuel se réveille quelques heures plus tard, son œil est guéri : ni trace de blessure ni lésion interne !

Après l’approbation de cette guérison par les médecins de la Congrégation pour les causes des saints le 19 octobre 1988, Richard a été canonisé l’année suivante par saint Jean-Paul II. 

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30 avril 2023 7 30 /04 /avril /2023 14:00
Unsplash/Jacob Bentzinger
En 1643, une hostie consacrée résiste aux flammes et au métal en fusion

Vers midi, le Jeudi saint de 1643, les fidèles de Pressac (France, Vienne) quittent l’église paroissiale où la messe vient d’être célébrée.

À la fin de la cérémonie, le curé pose le calice sur le reposoir, lui-même disposé près de l’autel de la Vierge, et soutenu par quatre montants de bois qui entourent une plaque de marbre sur laquelle est posé un ciboire. Un voile recouvre le calice et deux cierges sont allumés aux pieds du reposoir. Tout est en ordre. Le sacristain ferme la porte de l’église.

Deux heures plus tard, les voisins aperçoivent une épaisse fumée noire sortir des fenêtres de l’édifice qui avaient été par inadvertance laissées ouvertes, et les flammes des bougies avaient déclenché l’incendie. Le sacristain est appelé pour ouvrir l’église et tous peuvent constater les dégâts : le reposoir et le tableau sont détruits. Il ne reste que la plaque de marbre, le ciboire et la base du calice.

Les premières observations révèlent que le calice, au moment de la fusion, a reçu la presque totalité de la coupe sous la forme de « gouttes d’étain ». Sur la pomme du calice une bulle d’étain s’est formée sous laquelle se trouvait l’hostie… intacte !

Le Saint-Sacrement a résisté aux flammes et à la fusion du métal, ce qui est totalement impossible !

Le vicaire de Poitiers (France, Vienne), Simon Sauvage, se rend immédiatement sur les lieux et apporte le calice brûlant sur le maître-autel pour le montrer à tout le monde. L’hostie n’est que très légèrement roussie sur les bords. Elle est consommée le lendemain pendant la liturgie du Vendredi Saint.

Le curé d’Availles-Limouzine, François du Theil, a recueilli tous les témoignages qu’il a transmis en main propre à l’évêque de Poitiers, Mgr Henri Louis Chastagnier de la Roche-Posay, qui a autorisé le culte par un acte solennel qui disait en substance : « les Mystères sacrés sont incompréhensibles si la splendeur de la grâce n’illumine pas l’esprit afin de les élever à la pleine connaissance des effets admirables de la puissance divine. Pour obliger l’homme à adorer Dieu, la bonté ineffable se manifeste parfois d’une façon extraordinaire en accomplissant des miracles dans l’Église afin de confirmer la foi catholique et confondre les erreurs des esprits infidèles ».

Les vitraux de l’église de Pressac représentent les différentes phases de ce miracle.

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