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24 septembre 2023 7 24 /09 /septembre /2023 14:00

 

Unsplash/Grant Whitty
Un prodige Eucharistique au Carmel

Une nuit de mai 1725, peu après minuit, deux hommes, fraîchement évadés d'un bagne, escaladent une fenêtre de l'église du couvent du carmel d'Alhama (Espagne), près de Grenade.

Alertes et déterminés, ils fracassent les vitraux à leur portée, pénètrent dans l'édifice où ils s'emparent en quelques minutes d'un tapis d'autel en damas brodé d'argent, d'une nappe de communion de grande valeur et de deux lampes d'argent. Ils s'en prennent enfin au tabernacle dont ils forcent l'ouverture, s'emparent du ciboire contenant des hosties consacrées et prennent la fuite. Ils trouvent refuge dans une maison de Grenade.

Au matin, le sacristain du couvent donne l'alerte : on a pillé l'église ! Le prieur fait tendre l'édifice de noir, en signe de deuil, fait sonner les cloches et envoie un frère prévenir les autorités civiles.

Le lendemain, le clergé local organise une procession solennelle : douze enfants suivent pieusement la statue de Notre-Dame du Mont-Carmel, vêtue d'un habit de deuil pour l'occasion.

Le 19 mai, un homme d'allure suspecte attire l'attention de la police. Il est suivi discrètement, et, au soir, il est arrêté en sortant de son logement à Grenade. On fouille les lieux. L'un des policiers trouve une pièce d'argent massif servant à orner le ciboire dérobé, mais rien d'autre.

On s'apprête à quitter les lieux lorsque l'un des hommes présents pose la main sur une pierre d'un mur de la maison. Celle-ci cède, livrant aux regards une cachette qui avait été creusée dans la paroi. Un sac y est trouvé. On l'ouvre et c'est la stupéfaction : des hosties brisées en petits morceaux sont entassées au fond du récipient improvisé. Elles sont rapportées dans l'heure au Père franciscain Luc de Navas, qui les expose sur l'autel de son église et va prévenir Mgr Felipe de los Tueros y Huerta, archevêque de Grenade.

Parallèlement, une perquisition est faite chez Andréa Soriano, épouse d'un homme repris de justice, que l'on soupçonne d'avoir pris part au vol. L'entreprise est couronnée de succès : on retrouve chez elle des débris de lampes et du ciboire ainsi que la nappe de communion.

Les auteurs du larcin du carmel viennent d'être identifiés. Apprenant cela, l'archevêque ordonne une procession pour rapporter les hosties profanées au carmel d'Alhama. Le 25 mai, des centaines de fidèles parcourent le trajet d'une quarantaine de kilomètres séparant Grenade du carmel en liesse.

Longeant une colline escarpée, le cortège manque de subir une catastrophe : une énorme pierre se détache du sommet et roule jusqu'à quelques mètres du Saint-Sacrement quand, subitement, sans cause naturelle, elle change de direction, passe par-dessus la tête des premiers rangs des fidèles et va se jeter dans un ravin.

Un autre miracle survient lors de l'entrée dans les murs du carmel d'Alhama : les images de la Vierge Marie qui avaient été apportées en procession se « découvrent de leurs couronnes au passage des saintes hosties ».

Le surlendemain, au moment où l'on dépose solennellement les hosties sur l'autel du carmel, une « voix » se fait entendre : « C'est ici le lieu de mon repos, et j'y habiterai par ce que je l'ai choisi. »

L'archevêque de Grenade a fait placer une plaque de marbre dans le logement des voleurs, à l'emplacement où les hosties avaient été cachées. Plus tard, un ermitage est édifié à cet endroit : le « Couvent du Saint-Sacrement ».

Les reliques eucharistiques ont été réparties entre le monastère des clarisses, le carmel et dans une paroisse d'Alhama dont le curé porte chaque année au cou la clé d'or du reliquaire où elles sont conservées. A l'occasion de la fête du Sacré-Cœur, une messe est chantée en mémoire du miracle de 1725.

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23 septembre 2023 6 23 /09 /septembre /2023 14:00
Unsplash/Hollie Santos
La première bilocation du saint Padre Pio (1887-1968)

Le 18 janvier 1905, le futur Padre Pio, humble frère capucin du couvent de San Giovanni Rotondo (Italie) qui n’est, à cette époque, pas encore diacre, témoigne d’une aventure étrange.

Tandis qu’il prie vers 23 heures dans le chœur de l’église conventuelle, en compagnie du frère Anastasio, il explique s’être retrouvé « tout à coup dans une maison bourgeoise » où le père de famille est en train de mourir. » En même temps, dans une autre pièce, une femme met au monde un nouveau-né.

La Vierge Marie lui apparaît alors et dit : « Je te confie cette créature. C’est une pierre précieuse à l’état brut : polis-la, rends la plus lumineuse possible parce qu’un jour je voudrai m’en orner. Ne doute pas, c’est elle qui viendra vers toi, mais d’abord tu la rencontreras à Saint-Pierre. »

Brusquement, la vision disparaît et le capucin se retrouve à nouveau dans le chœur, à sa place initiale. Sur l’instant, le jeune frère ne comprend rien.

En 1922, une jeune femme, dénommée Giovanna Rizzani, se rend dans la basilique Saint-Pierre à Rome où elle se confesse à un prêtre capucin. Ce dernier lui conseille de faire une retraite au couvent de San Giovanni Rotondo. Giovanna écoute son confesseur et fait le voyage. Sur place, elle tombe nez-à-nez avec le prêtre qui l’a confessé plusieurs mois avant dans la basilique Saint-Pierre. C’est lui, elle en est sûre, c’est Padre Pio. Oui… mais… Le saint ne s’est jamais rendu à Rome en 1922…

Giovanna, devenue fille spirituelle du Padre Pio, est née le 18 janvier 1905.

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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 14:00
Unsplash/Jacob Bentzinger
Saint Ignace de Santhià (1686-1770 prend sur lui la maladie d’un frère

Après avoir été prêtre diocésain, Ignace, originaire de Santhia (Italie), a réalisé son projet : devenir capucin. Il est à présent maître des novices au couvent de Mondovi (Italie).

Pourtant il a été informé que l’un de ses meilleurs amis, le père Bernardino Ignazio de la Vezza, missionnaire au Congo, est tombé gravement malade. Une forte fièvre détériore sa santé et on craint une issue fatale. Il ne peut se rendre en Afrique mais il sait que Dieu n’abandonne aucun des siens.

Il va un jour se prosterner devant le Saint-Sacrement dans l’église de son couvent afin de s’offrir au Seigneur pour que le père Bernardino guérisse : « Jésus, si vous désirez que le mal dont souffre ce bon ouvrier tombe sur moi qui suis un bon à rien, faites-le. Je l’accepte volontiers pour votre plus grande gloire ».

Un mois plus tard, Ignace reçoit une lettre du missionnaire qui lui annonce son rétablissement complet, sans aucune intervention humaine. Entre temps, le futur saint a été pris de fièvres et de vertiges horribles, le contraignant à garder la chambre et à cesser son travail.

Il est béatifié en 1966 par saint Paul VI puis inscrit au catalogue des saints en 2002 par saint Jean-Paul II.

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21 septembre 2023 4 21 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/jasony00
La Vierge Marie guérit saint Joseph de Zaonikiev (+1612)

Au début du XVIIe siècle, Joseph est un humble paysan russe du village de d’Oboukhovo (Russie). Sa foi est indestructible.

Un mal terrible le frappe : il perd progressivement la vue. Sa famille va-elle sombrer dans la misère ? Il ne perd pas espoir et se rend dans les églises de la région pour demander aux prêtres d’intercéder pour lui.

Un dimanche, parvenu sur le parvis de l’église du village, il voit un homme inconnu, tout de blanc vêtu, qui lui dit se prénommer « Côme ». Celui-ci le bénit et lui promet de guérir rapidement. Le lendemain, le paysan reprend le chemin de l’église. Arrivé à quelques mètres de l’édifice, deux personnes auréolées d’une lumière magnifique lui apparaissent. Il reconnaît aussitôt l’apparition de la veille. Pas de doute : il s’agit des deux saints Côme et Damien, martyrisés en 303 ! Ils lui expliquent qu’ils sont envoyés par la Vierge qui veut qu’il guérisse.

Une seconde plus tard, une « icône » de Marie apparaît à côté des deux saints, « brillante comme les rayons du soleil ». Une voix en sort, demandant qu’on nettoie l’endroit et qu’on y plante une croix. Joseph se signe, vénère l’image et recouvre la vue aussitôt.

Alerté, l’évêque décide de bâtir un monastère sur le lieu de l’apparition. Joseph décline sa proposition le nommant l’higoumène (l’abbé) de cette communauté.

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20 septembre 2023 3 20 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/Liudmila Chernetska
La bienheureuse Marie-Thérèse de Saint-Joseph (1855-1938) guérit une femme

En 1953, Mgr Lemmens de Roermond, évêque néerlandais, ouvre la cause de béatification de Marie-Thérèse de Saint Joseph, fondatrice des Carmélites du Divin Cœur de Jésus. Après la rédaction de la Positio sur les vertus en 1992, le processus s’est arrêté en raison de l’absence de miracle.

Lors d’une retraite à Sittard (Pays-bas, Limbourg), dans la Maison généralice des Sœurs Carmélites du Divin Cœur de Jésus, Madame Maria Josephine Pieters-Maas, chrétienne pieuse et engagée, s’aperçoit qu’elle ne pourra assister aux conférences en raison de troubles graves du pied. Les médecins lui ont unanimement diagnostiqué plusieurs pathologies : « dermatomycose, onychomycose et acrodynie ». Son cas est incurable.

Le père carme Boniface Honings lui suggère de faire une neuvaine à la fondatrice, Marie-Thérèse de Saint-Joseph dont le tombeau se trouve dans la chapelle. De retour chez elle, Mme Pieters-Maas débute la dite neuvaine avec son mari. Tous deux récitent la prière écrite sur l’image de la fondatrice. La femme se souvient aujourd’hui encore d’un passage de cette prière: « Que ta volonté soit faite. »

Rien ne se passe pourtant. Le couple fait une seconde neuvaine puis une troisième. Le 16 décembre 1996, les douleurs cessent soudainement ; la femme peut marcher à nouveau sans difficultés. L’état de santé s’améliore de façon subite et inexplicable. En 2006, des analyses médicales confirment la disparation complète des pathologies sans cause naturelle.

Le 19 décembre 2005, le pape Benoît XVI a promulgué le décret sur ce miracle. Marie-Thérèse de Saint-Joseph a été béatifiée l’année suivante.

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19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 14:00
Unsplash/Mika Korhonen
Le bras de saint Arnoux de Gap (+ vers 1078) continue de saigner après sa mort

À sa mort, Arnoux, évêque de Gap (Hautes-Alpes), mort en odeur de sainteté, est inhumé dans la chapelle Saint-Jean-le-Rond de sa cité. Les miracles se multiplient sur sa tombe. Devant cette popularité, son successeur, l’évêque Armand, trente ans après la mort du bienheureux, fait transporter son corps dans un endroit plus digne de la cathédrale de Gap.

On procède à l’ouverture du tombeau et on découvre le corps d’Arnoux totalement intact. Un détail surpasse tout ce qui peut se concevoir : son bras est encore sanglant.

Armand ordonna alors la mutilation de la main de ce bras afin de constituer des reliques authentiques que les fidèles puissent vénérer.

Plus de trois décennies auparavant, un seigneur sans foi ni loi, « téméraire fils d’iniquité », « séduit par un esprit démoniaque », s’en était pris personnellement à Arnoux et lui avait à moitié tranché le bras d’un coup d’épée.

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18 septembre 2023 1 18 /09 /septembre /2023 14:00
Unsplash/Kid Circus
Les lévitations de saint Joseph de Copertino (1603-1633) vues par un futur pape

Joseph, originaire de la région des Pouilles (Italie), a toutes les difficultés du monde à entrer en religion tant on le juge inculte et inapte à la vie communautaire. Admis en 1625 parmi les Franciscains conventuels, grâce à l’appui d’un oncle, il est vite marginalisé : ses charismes incroyables le desservent aux yeux de ses supérieurs. Accusé de sorcellerie, l’Inquisition lui intente un procès. Mais ses juges ne retiennent aucune charge contre lui. Reconnaissant qu’il est un chrétien exemplaire mais atypique, ils le mettent à l’isolement.

Les pièces du procès de béatification font état de 70 lévitations dans la seule ville de Copertino (Italie, Pouilles). Le pape Urbain VIII en personne a été témoin de l’une d’elles.

Au siècle suivant, le cardinal Prosper Lambertini, impliqué dans ce procès (après être monté sur le trône pontifical sous le nom de Benoît XIV, proclamera la sainteté de Joseph), écrit : « Alors que je remplissais la charge de promoteur de la foi, la cause du vénérable serviteur de Dieu, Joseph de Copertino, vint en discussion devant la Sacrée Congrégation des Rites. Après mon départ, on parvint à une conclusion favorable : dans cette cause, les témoins oculaires, d’une honnêteté indiscutable, attestèrent les fameuses élévations au-dessus du sol et les vols prolongés du serviteur de Dieu sus-nommé, alors qu’il était ravi en extase. »

L’auteur de ces mots a donc béatifié le « moine volant » en 1753. Quatorze ans plus tard, Clément XIII l’inscrit au catalogue des saints.

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17 septembre 2023 7 17 /09 /septembre /2023 14:00

 

iStock/Getty Images Plus/Krzysztof Winnik
Une hostie oubliée dans un hôtel resplendit de lumière

Au début du XXe siècle, lors d’une soirée terriblement orageuse, un prêtre de la petite ville d’Albany (États-Unis, État de New York), se prépare à effectuer un long trajet à travers la campagne car il a été appelé au chevet d’un homme mourant. Il ouvre le tabernacle de sa petite église, prend une hostie consacrée dans le ciboire qu’il dépose avec respect dans une custode, protégée elle-même par une bourse en cuir qu’il met dans la poche intérieure de sa veste.

Dehors, le temps est épouvantable. Le vent souffle fort et à mesure qu’il avance, les pattes de sa monture s’enfoncent dans le sol, boueux et inondé. Le prêtre interrompt sa course pour ménager le cheval à bout de forces. Il parvient tant bien que mal devant une auberge où il demande l’hospitalité pour la nuit. Avant de s’endormir, il dépose la custode contenant l’hostie dans un tiroir de la commode de la chambre.

Lorsqu’il se réveille, le temps est redevenu calme. Il faut repartir. Après avoir effectué quelques kilomètres, c’est le drame : il s’aperçoit qu’il a oublié la custode à l’auberge. Il vérifie. Sa poche est bien vide. Il se demande s’il retrouvera l’hostie car le patron de l’établissement est protestant. De ce fait, aura-t-il conservé le Saint-Sacrement ?

Parvenu à l’auberge, il demande si la chambre dans laquelle il a passé la nuit est encore libre. « Mais oui, lui répond l’hôtelier, sur un ton un peu fâché. C’est bien que vous soyez revenu car je suis ennuyé. Mon employé et moi avons tout fait pour ouvrir la porte de chambre, en vain ! Qu’avez-vous fait ? La clé tourne dans la serrure mais la porte ne s’ouvre pas. Et nous avons vu apparaître une lumière à travers le trou de cette serrure ! Nous avons pensé qu’il y avait le feu ! ».

« Dieu soit loué » dit le prêtre en gravissant les marches de l’escalier menant à la chambre. Suivis par l’hôtelier et son employé, il se précipite sur la serrure qu’il tourne aisément. La porte s’ouvre d’elle-même et les trois hommes assistent alors à un phénomène extraordinaire : la commode est entourée d’une lumière surnaturelle. Le prêtre fait un signe de croix et se met à genoux.

Une longue discussion s’engage entre lui et les deux protestants. Le miracle de la commode les a tellement impressionnés qu’ils se convertissent les jours suivants à la foi catholique.

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16 septembre 2023 6 16 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/pcess609
Saint Vital de Savigny (vers 1060-1122) ressuscite son frère

Vers 1110, Vital, ancien chapelain de la famille de Guillaume le Conquérant, ancien ermite et prédicateur, réalise son vœu le plus cher : édifier un nouveau monastère à Savigny ( Manche) après qu’un riche aristocrate lui ait donné des terres.

Le chantier se déroule vite et bien jusqu’au jour où une grosse pièce de charpente échappe au contrôle des ouvriers et tombe plusieurs mètres en contrebas, tuant l’un des moines qui surveillait les opérations.

Ce moine est le frère de Vital. La pièce de bois l’a tué d’un coup. Les religieux qui se tenaient à ses côtés ont eu le temps de s’écarter, à la dernière seconde. Parmi eux, Vital semble ne pas réaliser ce qui vient de se passer. Ses yeux de chair regardent le corps de son frère sans comprendre. Soudain, il dirige son regard vers le ciel, étend les bras et commence à prier à voix haute, demandant à Jésus de venir au secours de son frère…

Quelques secondes se passent, dans un silence de plomb. Puis le moine accidenté ouvre les yeux et se met à crier à tue-tête qu’il est en vie.

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15 septembre 2023 5 15 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/kieferpix
Le corps de sainte Catherine de Gênes (1447-1510) reste incorrompu des dizaines d’années

Le 15 septembre 1510, Catherine Fieschi meurt à Gênes, la ville où elle est née, après une vie comblée de faveurs mystiques. Autour d’elle, un groupe de personnes désire honorer sa mémoire car, pense-t-on, elle est morte en odeur de sainteté.

En mars 1511, les autorités ecclésiastiques réalisent la première exhumation de son corps. Clercs et médecins témoignent tous du caractère totalement préservé du corps, de souplesse des tissus, de l’élasticité des membres et de l’absence de raideur cadavérique. Les traits du visage sont ceux d’une femme vivante.

En 1593, jugeant que les restes ne sont pas correctement placés, on fait une seconde exhumation. Les résultats sont identiques. Le 17 mai 1602, la Sacrée congrégation des Rites autorise le clergé à sortir le corps de la châsse pour le placer dans un nouveau reliquaire d’argent afin qu’il soit visible par tous les fidèles. Rien n’a changé : Catherine semble dormir.

En 1642, quand est réalisé un nouveau tombeau, une nouvelle exhumation aboutit au même résultat, sans aucun changement. Le 23 août 1708, le pape Clément XI, tenu informé, ordonne que les vieux habits de Catherine soient remplacés par des vêtements convenables. En 1737, année de sa canonisation par Clément XII, on place le corps sous une châsse de verre dans l’église Santissima Annunziata di Portaria de Gênes.

Une commission canonique et médicale constate en 1960 la continuation parfaite du phénomène inexplicable.

En 1991, son corps est toujours incorrompu mais il est à présent noirci et desséché.

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14 septembre 2023 4 14 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images PLus/Daniel Christel
Jésus donne à la bienheureuse Marie-Céleste Crostarosa (1696-1755) l’habit de son futur ordre

Le 27 avril 1725, une jeune napolitaine, novice au couvent des Visitandines de La Scala (Italie, Campanie), vient de communier dans l’église de la communauté. Revenue à sa place, elle s’agenouille et prie à voix basse. Seules ces lèvres remuent.

Soudain, son visage s’illumine et exprime un sentiment de joie profonde. Elle expliquera qu’à cet instant le Christ lui est apparu dans une lumière ineffable. Après l’avoir saluée et réconfortée, Jésus lui parle du futur ordre religieux qu’elle fondera ultérieurement, à une date qu’elle ignore encore totalement.

Ce jour-là, un détail frappe Marie-Céleste : le Seigneur est vêtu de manière inhabituelle : tunique rouge et manteau bleu ciel. Elle ne peut faire d’erreur. Cette vision prend tout son sens six ans plus tard, lorsqu’elle fonde, aux côtés de saint Alphonse de Liguori, l’ordre du Très saint Rédempteur, dont l’habit et les règlements lui ont été directement communiqués par Jésus lui-même au fil du temps.

Le pape François l’a proclamée bienheureuse en 2016.

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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 14:00
iStcok/Getty Images Plus/Elena Uskova
La Vierge Marie apparaît à l’évêque d’Angers, saint Maurille (364-453)

En 430, Maurille, ancien moine et disciple de saint Martin de Tours, est un évêque aimé de tous.

Un jour, après avoir visité le monastère du mont Glonne, entre Angers (France, Maine-et-Loire) et Nantes (Loire-Atlantique), il se retire au pied d’un coteau, au lieu-dit La Croix du Pichon, pour prier.

Il est soudain « environné d’une lumière céleste ». Un instant après, la Vierge Marie lui apparaît dans un grand peuplier, tenant l’Enfant Jésus dans ses bras Elle s’adresse à Maurille en ces mots : « La volonté de Dieu et le bon plaisir de mon Fils, c’est que tu établisses en ton diocèse une fête solennelle du jour de ma naissance, le 8 septembre. »

Un petit oratoire est rapidement bâti - Notre-Dame du Marillais - , à l’emplacement de la future commune éponyme. L’empereur Charlemagne a attribué l’une de ses victoires à la Vierge du Marillais qui y est vénérée depuis lors presque sans interruption.

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12 septembre 2023 2 12 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/artplus
La bienheureuse Marie-Louise Prosperi (1799-1847) est stigmatisée

En 1847, la veille du dimanche des Rameaux, Marie-Louise Prosperi, abbesse bénédictine du couvent de Trevi (Italie, Ombrie) tombe subitement malade. Elle se met à suffoquer. Le Jeudi saint, elle est contrainte de s’aliter tant son corps est perclus de douleurs. Paralysée dans son lit, elle ne bouge presque plus. Les religieuses sont extrêmement inquiètes. Le médecin venu à son chevet est incapable de poser un diagnostic.

Brusquement, son être se raidit et sa physionomie change : on la croit même à l’agonie. Ses traits sont tirés et son visage devient blanc comme un cierge. Soudain, elle prononce des mots incompréhensibles comme si elle dialoguait avec des gens invisibles. La situation reste inchangée au fil des heures. Le Vendredi saint, elle écarte les bras comme si elle était clouée sur une croix.

Les témoins racontent : « Autour de la tête, la mère abbesse avait comme des marques en forme de couronne d’épine ; près du cœur, il avait une plaie ouverte pleine de sang frais ; dans les mains est apparue une marque de clou au milieu ». Après Pâques, l’état de Marie-Louise s’est brusquement amélioré.

Elle a été proclamée bienheureuse par l’Église en 2012.

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11 septembre 2023 1 11 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/Ig0rZh
La vision intellectuelle de la vénérable Jeanne Chézard de Matel (1596-1670)

Originaire du Forez (France, Loire), la vénérable Jeanne-Chézard de Matel est surtout connue pour avoir fondé l’ordre du Verbe incarné.

Un jour, dans son couvent parisien, « mon esprit fut ravi, mon corps se trouvait en état d’être privé de la forme qui l’enfermait, souffrait des grandes peines car il devint glacé et comme privé de sa vie, excepté au sommet de la tête, où je sentais une chaleur qui me montrait qu’il n’était pas hors de mon corps… », témoigne-t-elle à la demande de son directeur spirituel, le père jésuite Pierre Coton, ancien confesseur du roi Henri IV.

Il lui semble alors que son être de chair l’empêche de rejoindre Dieu, mais « la force qui attirait l’esprit était si puissante qu’il ne pouvait ni devait résister. »

Soudain, elle entend : « Courage ! » Puis une paix surnaturelle l’envahit. Elle aperçoit alors sept lumières – symbolisant les sept dons de l’Esprit Saint - au milieu desquelles le Seigneur avance dans sa direction. Mais la forme de ces luminaires lui échappe : « forme que je ne peux représenter par des choses que l’imagination ou la vue corporelle puissent comprendre ».

Lorsqu’elle revient à elle, son corps est brisé, froid et presque rigide, et il lui faut plusieurs heures pour se mettre au lit, « pour reprendre force et chaleur ». Il lui semble que sa chair est devenue une « charge insupportable ».

Le pape saint Jean-Paul II a reconnu l’héroïcité de ses vertus en 1992.

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9 septembre 2023 6 09 /09 /septembre /2023 14:00
Unsplash/Gianna Bonello
Une femme guérie par la bienheureuse Alphonse-Marie Eppinger (1814-1867)

Religieuse alsacienne, Alphonse-Marie Eppinger (née Élisabeth Eppinger), surnommée la « fleur précieuse de l’Alsace », est la fondatrice de la congrégation des Sœurs du Très-Saint-Sauveur ou Sœurs de Niederbronn. Ces religieuses se sont particulièrement distinguées par leur assistance aux plus pauvres lors de l’épidémie de choléra en 1854, à tel point que leur congrégation a été reconnue d’utilité publique la même année par Napoléon III.

La cause de béatification de mère Alphonse-Marie est introduite en 1951. En 1960, une habitante de Mulhouse (France, Haut-Rhin), âgée de plus de 72 ans, souffre de maux digestifs très graves lui occasionnant des douleurs insupportables. Hospitalisée par son médecin traitant, les analyses révèlent un cancer métastasé incurable. La seule échéance envisagée est la mort dont seule la date est ignorée.

La dame, d’origine alsacienne, est croyante et connaît Alphonse-Marie Eppinger qu’elle aime et dont elle connaît le dévouement sans limite auprès des malades. Ne pourrait-elle pas la secourir aussi ?

Elle est accueillie dans un couvent des sœurs du Très-Saint-Sauveur, au pied des Vosges. Quelques jours passent. Son état ne fait qu’empirer mais, certaine de l’amour inconditionnel de Dieu, elle prie sans cesse et implore la fondatrice de venir à son secours.

Un matin, comme sortant d’un long cauchemar, elle retrouve subitement sa sérénité. Elle ne ressent plus aucune douleur. Les paramètres physiologiques sont redevenus normaux. Elle ne se souvient plus très bien mais elle sent qu’elle a été touchée dans son cœur et dans son corps par une religieuse alsacienne amie du Seigneur. Elle est définitivement guérie.

L’Église a proclamée Alphonse-Marie bienheureuse en septembre 2018 lors d’une magnifique cérémonie dans la cathédrale de Strasbourg.

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8 septembre 2023 5 08 /09 /septembre /2023 14:00
Cathédrale Notre-Dame de L'Assomption de Pesaro. / CC BY 2.0/Helene Brasseur
Le corps de la bienheureuse Serafina (vers 1434-1478) est retrouvé intact

Sveva da Montefeltro (ou Serafina Sforza), originaire d’Urbino(Italie, Marches), appartient à l’aristocratie italienne. Elle grandit surtout à Rome où son oncle maternel, le pape Martin V, lui assure une éducation soignée. Elle épouse Alessandro Sforza, condottiere, prince de Pesaro et frère du seigneur de Milan. Mais celui-ci la répudie après dix ans de mariage et elle prend alors l’habit religieux chez les Clarisses de Pesaro (Italie, Marches). Dieu la gratifie de charismes divers et elle ne tarde pas à acquérir une réputation de sainteté parmi les religieuses et même au dehors.

Une exhumation est réalisée plusieurs années après sa mort. Les témoins rapportent tous les mêmes observations, sans l’ombre d’une variante : peau souple, joues roses, teint frais, élasticité des membres, aucune rigidité cadavérique. Serafina est comme endormie. L’impression de vie est absolument frappante.

Sa dépouille, toujours intacte, est conservée dans la cathédrale Sainte-Marie de l'Assomption où elle continue d’être vénérée. En 1754, le pape Benoît XIV proclame Sérafina bienheureuse.

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7 septembre 2023 4 07 /09 /septembre /2023 14:00
istock/Getty Images Plus/kieferpix
Sur son lit de mort, saint Étienne de Châtillon (+ 1208) guérit une incurable

Au début du XIIIe siècle, Étienne est un homme de Dieu aimé et respecté. Prieur de la chartreuse des Portes et évêque de Die (France, Drôme), prêtres, moines et laïcs viennent de loin pour lui demander conseil. Il prédit la date de sa mort plusieurs années auparavant.

Allongé sur son lit de souffrances, entouré des siens et des chanoines de Die, il prie humblement le Seigneur de l’admettre parmi les siens. Soudain, des cris se font entendre dans le couloir menant à sa cellule. Une voix de femme est clairement perçue ; les frères entourant le saint se précipitent pour constater ce qui se passe.

Une inconnue, vêtue pauvrement, gesticule et hurle comme pour échapper aux bras des religieux qui tentent de la canaliser et d’avancer. Elle se débat et affirme qu’elle est venue pour voir saint Étienne, et qu’elle ne quitterait les lieux qu’à la condition d’avoir été reçue par lui, sans quoi, elle mourrait bientôt.

Las, Étienne parvient tout de même à comprendre les paroles de cette inconnue et dit à l’un des frères de la laisser entrer. A peine entrée dans la pièce, elle se jette aux pieds du saint et l’implore d’intercéder pour elle auprès du Seigneur car sa maladie est plus forte que la médecine et les hommes de l’art l’ont condamnée à une mort prochaine, ajoutant qu’elle est pécheresse et qu’elle sera damnée sans avoir eu le temps de demander pardon à Dieu.

Pris de pitié, Étienne lui fait signe d’approcher. Il étend son bras droit sur elle, sa main venant se poser sur sa tête. Puis il prie à voix basse.

Aussitôt, l’inconnue sent en elle un nouveau souffle de vie ; sa physionomie change, ses douleurs disparaissent et la seule envie qui lui reste à présent est de rendre grâce à Dieu. Convertie, elle mènera dès lors une vie évangélique de premier plan.

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6 septembre 2023 3 06 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images Plus/thanasus
Le bienheureux Olinto Marella (1882-1969) guérit un homme aux portes de la mort

En 1985, Piero Nobilini, artisan italien, souffre de coliques douloureuses et de problèmes digestifs récurrents. Il a subi une opération du pancréas l’année précédente mais son état de santé se dégrade régulièrement.

Les médecins diagnostiquent un cancer du pancréas, jugé incurable. Une ultime opération de la dernière chance est tout de même programmée. Celle-ci se déroule sans encombre mais une semaine plus tard, Piero est aux portes de la mort: une hémorragie abondante éclate tandis qu’il se remet à peine. La situation est catastrophique : température élevée, pouls très faible, peu ou pas de réactions au stimuli extérieurs...

Le miraculé explique la suite : se croyant mourant, il s’est mis à invoquer le père Marella, qui l’avait jadis accueilli lorsqu’il était enfant. Il s’est souvenu avoir dit à la religieuse qui l’assistait, qu’il voyait « quelque chose » sur le mur de sa chambre, devant lui ; pour la religieuse, cela ressemblait à une tâche, mais il était convaincu que c’était le père Marella qui lui rendait visite. Une fois la vision disparue, il s’est senti infiniment mieux et put très vite se lever et marcher. Piero a vécu encore vingt ans après ce prodige.

La commission médicale de la congrégation pour les causes des saints a examiné la documentation au sujet de ce phénomène le 4 juillet 2013. Après avoir rendu un avis positif, la béatification du père Marella, rendue possible par cette guérison miraculeuse de Piero, a été célébrée le 4 octobre 2020 à Bologne (Italie, Emilie-Romagne).

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5 septembre 2023 2 05 /09 /septembre /2023 14:00
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Dieu parle à sainte Raïssa (IVe siècle) avant son martyre

Vers l’an 300, Raïssa est une jeune égyptienne née à Tamma, près d’Alexandrie, dans une famille chrétienne. Son père, Pierre, est prêtre copte et toute la fratrie se dévoue pour les pauvres de la ville.

À 12 ans, elle descend jusqu’au Nil pour puiser de l’eau et laver le linge quand elle voit un bateau qui accoste, bondé de gens enchaînés, tous visiblement prisonniers.

Elle demande à une personne présente sur les lieux qui sont ces malheureux. On lui répond que ce sont des chrétiens, majoritairement des prêtres, des diacres et des moines arrêtés et destinés au martyre.

Une voix, dont elle ignore tout, se fait entendre en elle, avec autorité. Elle entend clairement les mots suivants qu’elle répète à son tour à voix haute avec une joie surnaturelle : « Moi aussi je suis chrétienne ! Je ne crois pas aux idoles !  »

Les gens présents tentent de la raisonner : « Tu ne sais pas ce que tu dis ! Tu n’es qu’une enfant ! Tu ne sais pas ce qui t’attend si tu montes sur ce bateau !  »

Mais rien n’y fait. L’Esprit Saint vient de lui témoigner sa présence dans son cœur.

Elle est rapidement interpellée puis conduite devant le préfet Lucianus qui l’interroge sans ménagement sur sa religion et son refus d’adorer les divinités païennes. Raïssa le défie tout en priant pour lui.

Battue, torturée, elle est décapitée avec les autres prisonniers. Elle a eu le temps de pardonner à ses bourreaux.

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4 septembre 2023 1 04 /09 /septembre /2023 14:00
iStock/Getty Images PLus/Dmitriy Sidor
La Passion selon la bienheureuse Catherine Mattei (1487- 1547)

Tertiaire dominicaine, Catherine, née à Racconigi (Italie, Piémont) admire dès sa jeunesse sainte Catherine de Sienne et son amour qu’elle porte au Christ crucifié. Sa vie est une suite de difficultés diverses qu’elle surmonte admirablement, en restant totalement confiante en Dieu.

Après une erreur de discernement, ses charismes extraordinaires la font accuser de sorcellerie mais ses juges la déclarent innocente et elle trouve un protecteur en la personne de Jean-François Pic de la Mirandole, neveu du célèbre philosophe. Celui ci est témoin de sa stigmatisation, en particulier de la couronne d’épines : « Elle avait tout autour du crâne un cercle formé par un enfoncement assez large et assez profond pour qu’un enfant pût y mettre le petit doigt, et autour duquel étaient comme des bourrelets où il y avait du sang amassé. Elle me raconta qu’ils saignaient souvent et en abondance. Moi-même, je l’ai vu souffrir fréquemment, à cause de cette couronne, les douleurs les plus vives, et ses yeux se couvraient alors d’un nuage sanglant. » (déposition au procès de béatification).

Voyante de Jésus et de Marie dès l’âge de cinq ans, Catherine, a été proclamée bienheureuse par le pape Pie  VII en 1808.

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