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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 15:00
 
©CC0/wikimedia Portrait de la Bienheureuse Josefa Naval Girbés, auteur inconnu.
Bienheureuse Josefa Naval Girbès : Son corps incorrompu 53 ans après sa mort

 

Josefa Naval Girbès est l’une des rares femmes laïques d’Espagne à avoir été béatifiée (le 25 septembre 1988). Membre d’un tiers-ordre carmélitain, elle passe littéralement sa vie à prier et à aider les pauvres de son entourage, leur prodiguant des biens matériels mais surtout des conseils évangéliques. Son modèle, c’est Marie.

Elle rend son âme à Dieu le 24 février 1893, après avoir porté secours à des personnes victimes du choléra.

Son corps, vêtu de l’habit du tiers-ordre carmélitain, est placé dans un cercueil très rudimentaire, simplement drapé avec des rubans blancs ; il est ensuite porté dans une niche provisoire.

Le 20 octobre 1946, on procède à une exhumation officielle, avant de transférer la dépouille de son tombeau provisoire jusqu’à la basilique Saint-Jacques d’Algemesi (Espagne, province de Valencia), dans une châsse de verre et d’acier permettant aux fidèles de la vénérer.

Les témoins présents font un constat unanime : le corps ne laisse apparaître aucune trace de décomposition, 53 après son décès. La peau est souple et d’un teint remarquable. Josefa n’est pas morte, elle semble dormir.

La dépouille de la bienheureuse est transférée dans une châsse de verre et d’acier, où les fidèles peuvent la vénérer.

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 15:00
 
©Pexels de Pixabay
Sainte Giuseppina Vannini : Un ouvrier sauvé d'une chute de trois étages

 

Dans les années 80, Arno Celson Klauck, ouvrier du bâtiment à Sinop (Brésil, Mato Grosso), est un homme heureux. De condition modeste, c’est un croyant plein d’espérance et de charité. Il fait l’admiration des siens et de ses collègues.

Un matin, il arrive sur son lieu de travail le sourire aux lèvres : « Certes, la journée va être dure, mais la vie est si belle… »

Il doit placer des poutres en bois à l’intérieur d’une cage d’ascenseur d’un vieil immeuble. Ce n’est pas une tâche difficile pour lui. C’est un ouvrier expérimenté.

Mais soudain, c’est le drame. Il n’a pas pris le temps de respecter toutes les mesures de sécurité. Croyant poser son pied sur un endroit stable, sa jambe tombe dans le vide, perd l’équilibre, et chute… trois étages plus bas. Sa tête heurte la paroi à plusieurs reprises.

Avant que son corps tombe lourdement sur le sol, des témoins l’ont entendu crier : « Giuseppina, Giuseppina, aide-moi ! ».

Il est retrouvé indemne. Seuls quelques hématomes sans gravité témoignent de la chute.

Giuseppina Vannini, fondatrice des Filles de Saint-Camille, a été canonisée le 13 octobre 2019 par le pape François.

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22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Maridav
Bienheureuse Isabelle de France : elle guide les pas d'une jeune vierge

 

Peu après 1270, l’abbaye royale de Longchamp, située en Île-de-France (France, région parisienne), fondée par la bienheureuse Isabelle de France, sœur du roi saint Louis, va être le théâtre d’un événement mystérieux.

Une jeune fille vierge vit alors à « deux lieues » de ce monastère. Elle est terrorisée par des hommes qui la harcèlent et veulent attenter à sa virginité. Son seul réconfort, elle le trouve en Dieu dans une prière fervente.

Une nuit, alors qu’elle vient de trouver le sommeil à grand peine, la bienheureuse Isabelle lui apparaît, dans une lumière magnifique, et lui dit : « Lève-toi, cours à l’abbaye de Longchamp, je te guiderai. Là, tu seras délivrée »

La pauvre fille se lève, ne comprenant rien à cette vision extraordinaire. Une fois franchie le seuil de sa demeure, elle s’élance à corps perdu, droit devant elle.

Mais la nuit est épaisse. Elle perd bientôt le sens de l’orientation, ne sachant plus vers où se diriger. Elle se met à courir en tous sens. La panique la gagne.

Soudain, elle entend la voix qu’elle a déjà perçue quelques instants auparavant : « Par là ! » lui dit-elle.

Elle parvient à l’abbaye où les sœurs lui font bon accueil et lui offrent protection.

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/boonyachoat
Saint Georges d’Amastris : Les russes païens vaincus par le saint

 

Les funérailles de Georges, évêque d’Amastris (Turquie actuelle, Paphlagonie, mer Noire), donnent lieu à des cérémonies superbes auxquelles tous les habitants de la cité participent. Par sa solennité, la procession funéraire est exceptionnelle. Le troisième jour suivant la mort, on dépose le corps du défunt dans le cercueil.

Dorénavant Georges, enseveli dans sa tombe « comme il convient à un saint » (Ignace le Diacre), attend la Résurrection.

Peu après, les habitants d’Amastris sont pris de panique : une armée russe, encore païenne, menace d’envahir la région. Chacun implore le Seigneur et on demande à Georges de protéger les personnes et les biens.

Rien n’y fait. Les soldats pénètrent dans Amastris et se précipitent au tombeau de Georges pour le saccager.

Le saint apparaît face à eux. Levant les yeux et étendant ses bras, il prie le Christ de délivrer la ville de ses envahisseurs.

Aussitôt, les hommes se figent sur place, paralysés dans leurs mouvements ; certains tombent à terre et sentent leurs mains et leurs jambes ligotées par des liens invisibles. Pris de panique, tous s’enfuient.

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/d70photographie
Miracle de Blanot : c’est ici le précieux sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Le jour de Pâques 1331, après l’office de prime, vers 8 heures du matin, le père Hugues de Baulmes, vicaire à Blanot, au diocèse d’Autun (France, actuel département de la Côte-d’Or), achève de célébrer la messe. L’église de Saint-Andoche-et-Saint-Thyrse est bondée. C’est une fête non seulement religieuse mais aussi un moment où se réjouissent tous les habitants de la petite cité. 

Le prêtre a presque fini de distribuer la communion lorsque Jacqueline d’Effours, l’une des fidèles paroissiennes, s’approche de lui.

Pressée de recevoir le Corps du Seigneur, la femme laisse choir une parcelle de l’hostie consacrée sur la nappe tenue par deux « prud’hommes », servant justement à recueillir le Saint-Sacrement dans une pareille situation. 

Thomas Caillot, l’un des deux porteurs, s’aperçoit alors de quelque chose d’anormal. Il s’adresse au vicaire : « Père, père, tournez-vous d’ici, parce qu’il y a le Corps de Notre Seigneur qui est tombé de la bouche de cette femme sur la nappe.» 

Mais avant que le prêtre ait eu le temps de s’emparer du fragment d’hostie, celui-ci disparaît aux yeux des témoins, laissant place à une « goutte de sang », non pas imprimée sur le tissu de la nappe, mais « saillante », de sorte que, comme l’ont attesté sous serment Guyot Besson et Regnaudin de Baulnes, deux notables de la région présents dans l’église ce jour-là, « on aurait pu l’en séparer avec un couteau ou quelque autre léger instrument ».

Le vicaire s’empara de la nappe et courut en direction de la sacristie. Là, il essaya de laver le tissu à l’eau claire. Rien n’y fit : la tache sanguinolente resta identique.

« Mais, après qu’il l’eût ainsi lavée et bien frottée avec ses deux doigts [...] cinq fois, et encore davantage, tant plus il lavait la partie de la nappe où l’on voyait ce sang, tant plus cette partie devenait rouge et quelque peu plus large, tellement qu’il ne pût ôter la rougeur. L’eau que lui versait un de ses clercs [...] distillait toujours plus claire », précise le compte-rendu épiscopal.

A cet instant, un silence étouffant régnait dans la sacristie. Le prêtre emprunta le couteau d’une personne présente avec lequel il découpa la partie de la nappe tachée par le sang et plaça celle-ci dans un reliquaire en s’exclamant : « Bonnes gens, vous pouvez le croire, c’est ici le précieux sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, car j’ai eu beau le laver et le presser, il n’y a pas eu moyen de le séparer de cette nappe. »

Quelques heures après, le cardinal Pierre Bertrand, évêque d’Autun, apprit les faits. « Le dimanche après la quinzaine de Pâques », il dépêcha sur place son official, le père Jean Lavroisier, qui se rendit à Blanot entouré de l’archiprêtre de Lucenay (France, Rhône), d’un notaire royal, Etienne Angovrand, et de quelques laïcs. 

Ils interrogèrent plusieurs fois et séparément les témoins oculaires, dont Jacquette, qui a fourni un récit circonstancié de ce qu’elle venait de vivre. 

Tous ont déclaré que « clairement, expressément, oculairement, manifestement, ils ont vu cette partie de l’hostie se changer en une goutte de sang ».

L’official puis le cardinal Bertrand ont admis l’origine surnaturelle du prodige.

En 1332, le pape Jean XXII accorda des indulgences à tous ceux qui feraient dire des messes dans l’église de Blanot, ou offriraient des ornements, ainsi qu’à ceux accompagnant les processions eucharistiques.

La relique de la nappe maculée du précieux sang, placée dans un tube de cristal, fut le but d’un beau pèlerinage régional pendant quatre siècles.

Au XVIIIe siècle, Mgr Antoine de Malvin de Montazet, évêque d’Autun, examina la nappe ensanglantée et déclara qu’elle était de couleur rouge-sang et parfaitement conservée malgré l’humidité de l’église.

A l’occasion du cinquième centenaire du miracle, (1831), une fête solennelle a été organisée à Blanot autour du clergé diocésain.

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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/mrvsrc
Bienheureux Alvare de Zamora : Découverte miraculeuse d’un crucifix

 

La vie de Alvare de Zamora, considéré comme « l’apôtre de l’Andalousie » à la fin du XVIe siècle, est un roman.

Né près de Léon (Espagne, Léon), il entre chez les dominicains du couvent Saint-Pierre de Cordoue (Espagne, Andalousie). Avec l’appui du roi Jean II de Castille, dont il est le confesseur, il fonde non loin de là un nouveau monastère : la Scala Caeli (Échelle du ciel).

Un jour, il trouve un mendiant mourant dans une rue de Cordoue. Le pauvre homme n’a plus de force. Il grelotte. Alvare l’enveloppe dans son manteau et le porte dans ses bras jusqu’à son couvent, en priant Dieu de le soulager. Le malheureux est si maigre qu’il n’éprouve aucune peine à le prendre ainsi.

Parvenu au monastère, il le pose à terre, ouvre son manteau et… ne bouge plus, interdit par ce qu’il voit à cet instant : un crucifix de belle facture est caché dans les plis du vêtement, signifiant la présence de Jésus parmi ses humbles serviteurs.

Alvare en est certain : ce crucifix, que l’on vénère aujourd’hui encore à la Scala Caeli, n’existait pas quelques minutes auparavant !

Alvare a été béatifié le 22 septembre 1741 par le pape Benoît XIV.

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/rafalulicki
Bienheureux Johann Philipp Jeningen obtient la guérison d’un grand malade

 

Le jour de Noël 1984, un citoyen allemand âgé d’une cinquantaine d’années, résidant à Ellwangen (Allemagne, Bade-Wurtemberg), resté anonyme, ressent des douleurs inhabituelles à l’abdomen.

Cinq jours plus tard, son état se dégradant, il est hospitalisé. Le 1er janvier 1985, il reçoit les derniers sacrements.

À la mi-janvier, on le transporte en hélicoptère à Ulm (Allemagne, Bade-Wurtemberg).

Les médecins semblent impuissants. L’état du patient se passe de commentaire : colite aigüe enflammée, septicémie, polmonite avec insuffisance respiratoire, hémorragie digestive, hémophilie et ulcère gastroduodénal.

Sa famille est croyante. Avec ses amis, chacun de ses membres supplie le vénérable jésuite Johann Philipp Jeningen de lui venir en aide, malgré une issue qui apparaît inéluctable.

L’homme est plongé depuis près de trois semaines dans un coma profond lorsqu’il ouvre les yeux le 23 janvier 1985. C’est l’étonnement. Rien ne peut expliquer un tel réveil, à ce stade clinique.

Le 8 février suivant, il quitte l’hôpital et rentre chez lui, guéri.

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/arkira
Bienheureuse Edvige Carbori reçoit les plaies de la Passion

 

Le 16 novembre 1938, Edvige Carbori, 58 ans, laïque originaire de Sardaigne (Italie), gratifiée depuis l’enfance de dons extraordinaires, prie dans sa chambre dans un profond recueillement.

Elle tombe en extase. Jésus lui apparaît et lui dit : « Ma fille, veux-tu souffrir ? »

Elle répond sans attendre : « Oui. Pour l’amour de toi, je veux souffrir. »

En un instant, sa vision change : elle observe à présent le Christ en Croix. De ses blessures jaillissent des rayons de lumière qui atteignent la mystique, la blessant aux mains, aux pieds, à la tête et au côté.

« J’ai ressenti une douleur dans toutes les parties blessées et je suis restée sur le sol pendant plusieurs heures. Quand je me suis réveillée, j’ai vu que du sang coulait de mes blessures [...]. Depuis ce jour, j'ai commencé à méditer sur la Passion matin et soir », a précisé Edvige.

Elle est revenue sur l’instant où s’ouvrit en elle la plaie du cœur : « Tout à coup un ange est apparu et a blessé mon cœur. Je sens toujours cette blessure qui me brûle d'amour pour le Seigneur. »

Des témoins ont observé le fait suivant : au niveau du cœur, la peau d’Edvige était comme brûlée et boursouflée et une « chaleur intense » s’y faisait sentir. Elle portait des chemises de nuit avec des marques de brûlures à ce niveau du corps.

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/Boonyachoat
Bienheureux Mariano Arciero : Son âme monte vers Dieu

 

Depuis 50 ans, les fidèles de la région de Salerne (Italie, Campanie) admirent le père Mariano Arciero, prédicateur et bienfaiteur infatigable, né en 1707 dans une modeste famille. Surnommé la « Bibliothèque de Dieu », tant son savoir est vaste, il est aimé de tous.

Mais le 16 février 1788, l’homme de Dieu est à bout de souffle. Il sait qu’il va mourir ce jour même, comme Jésus le lui a dit précédemment.

Alité, il prie d’une voix faible. Parmi les rares personnes qui l’entourent, une femme stigmatisée, Françoise des Cinq-Plaies (canonisée à son tour en 1867), l’observe sans le quitter des yeux.

Les yeux fermés, Mariano s’est tu. Chacun retient son souffle.

Soudain, Françoise a une vision. Au-dessus de la tête du mourant, elle voit « son âme » transportée jusqu’aux Cieux, entourée de « deux anges » portant « deux couronnes », celle du Christ et celle qu’il a surnommée toute sa vie « Jolie Maman » : la Vierge Marie.

Ils le bénissent et l’accueillent en un geste de grande douceur.

Mariano Arciero, modèle sacerdotal, a été béatifié le 24 juin 2012.

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/SARINYAPINNGAM
Saint Claude de La Colombière : Le Miracle de la chambre 207

 

Dans les derniers jours de décembre 1989, le père John Hole, missionnaire jésuite en Chine, cinq ans prisonnier, victime de mauvais traitements, est admis à l’hôpital Santa Teresita (Etats-Unis, Duarte, Californie), dans un état préoccupant. Souffrant de graves problèmes coronariens, son cœur est épuisé.

Le premier jeudi de février 1990, une bronchoscopie décèle une fibrose pulmonaire : ses jours sont comptés. L’un des médecins déclare : « Je doute fort que le père soit encore en vie d’ici le week-end. »

Passionné par Claude de La Colombière, apôtre du Sacré-Coeur aux côtés de sainte Marguerite-Marie Alacoque, le jésuite Francis Parrish, supérieur du père Hole, demande à plusieurs groupes de prière du Sacré-Coeur de prier pour lui en demandant l’aide du bienheureux Claude.

Le lendemain, le père Hole est inconscient. Parrish le bénit avec une relique de Claude.

24 heures se sont écoulées. Le corps du missionnaire est cyanosé, froid et moite, constate sœur Maria Elia, soignante. On programme l’extrême-onction dans les heures suivantes.

Mais le dimanche matin, son état s’améliore subitement. Il sort du coma et communique avec son entourage.

Le mercredi suivant, il est confortablement assis sur le bord de son lit, lit le journal et dévore une pizza !

« Il était sous oxygène depuis un mois et était de plus en plus affaibli. Alors qu’en tant que médecin, je ne peux pas affirmer ou nier les miracles en tant que tels, je dois dire, et j’ai attesté, qu’il n’y a tout simplement aucune explication médicale au revirement soudain de son état », assure le cardiologue du miraculé.

Un rapport de 200 pages concernant cette guérison a été envoyé à Rome.

Le 31 mai 1992, Claude de La Colombière a été élevé sur les autels.

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/BrianAJackson
Saint Jean-Baptiste de la Conception : Sainte Thérèse d’Avila prophétise à son sujet

 

D’immenses réformes religieuses voient le jour dans l’Espagne du XVIe siècle. Né dans une famille d’Almodovar del Campo (Espagne, Ciudad Real, Castille-La-Manche) le 10 juillet 1561, saint Jean-Baptiste de la Conception est un enfant aimant la solitude et l’étude.

Sainte Thérèse d’Avila séjourne au couvent des carmes déchaussées d’Almodovar du 8 au 11 juin 1576. Le père de Jean-Baptiste, responsable municipal, la reçoit au domicile familial.

Là, la sainte prophétise au sujet de Jean-Baptiste, encore adolescent : « Vous avez là un enfant qui deviendra un grand saint. Il sera le père et le directeur de beaucoup d’âmes et le réformateur d’une grande œuvre que l’on connaîtra en son temps. »

Au mois de septembre suivant, le jeune Jean-Baptiste fait une seconde rencontre décisive, celle de saint Jean de la Croix.

Fondateur des Trinitaires déchaussés, Jean-Baptiste a redonné un formidable élan à l’ordre éponyme fondé au XIIe siècle, en situation de relâchement à son époque.

Le pape Paul VI a canonisé Jean-Baptiste le 25 mars 1975.

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 15:00
 
©iStock/Getty Images Plus/guruXOOX
La Sainte Face apparaît dans une petite église du sud de la France

 

Le vendredi saint 1974, les fidèles de Castelnau-de-Guers (France, Hérault) se rendent à l’église paroissiale de Saint-Sulpice. Comme chaque année, dans ce village d’un millier d’âmes, on arrive en avance pour ne pas manquer le début de l’office. Les retardataires ont peur de ne pas trouver de place dans le petit édifice.

L’abbé François Caucanas, curé du lieu pendant un demi-siècle, a couvert le tabernacle du reposoir d’un voile blanc, devant la balustrade du choeur, sur le côté gauche de l’autel. La cérémonie, simple, mais belle et fervente, débute.

Quelques instants après, deux paroissiennes, puis une dizaine de personnes installées dans les premiers rangs se lèvent, tendent les bras vers le prêtre tandis qu’une autre femme s’agenouille. Un homme crie : « Là, là, monsieur le curé ! » en montrant du doigt quelque chose près du tabernacle.

S’interrogeant sur la cause de ce remue-ménage, le curé interrompt l’office. Comprenant qu’une chose inhabituelle est en train de se passer, il promène son regard sur les pièces du mobilier liturgique lorsque ses yeux s’arrêtent sur le voile blanc posé sur le tabernacle.

Là, il voit nettement à sa surface une « Sainte Face », le visage du Christ, les traits nets de son visage.

Il ne s’agit ni d’une hallucination (en ce cas, comment expliquer que plusieurs personnes, situées en des endroits différents observent la même chose en même temps ?), ni d’une illusion d’optique (car alors il serait probablement le seul à « voir »). L’objet perçu n’est pas un dessin sur une surface plane, ou un cliché photographique, mais quelque chose « en relief ».

Le visage, tuméfié, est celui du Christ souffrant sa Passion.

Le phénomène dure du début de l’office jusqu’à l’instant où le prêtre vient prendre le ciboire pour distribuer la communion : temps suffisamment long pour écarter toute hypothèse hallucinatoire.

De très nombreux paroissiens ont clairement observé la Sainte Face, plusieurs minutes durant, ceux assis dans les premières travées comme ceux installées au fond de l’église.

Le 17 avril 1974, Mgr Tourel, évêque de Montpellier, et son auxiliaire, Mgr Orchampt, futur évêque d’Angers, publient un communiqué dans lequel ils rappellent qu’à Dieu tout est possible mais qu’il convient de raison garder : « Si le Seigneur le veut, il peut se faire percevoir de manière spéciale. [...] Au long de l’histoire de l’Église, très souvent ce que l’on a eu tendance à qualifier d’apparitions a été, par la suite, expliqué tout autrement [...]. Notre foi est fondée sur la foi des apôtres. Les évêques, successeurs des apôtres, en ont la garde [...]. Gardons à l’égard des manifestations exceptionnelles une attitude de réserve et de grande prudence. »

De fait, aucune enquête canonique n’a été décidée. Mais, en même temps, aucune réserve ni condamnation canonique n’ont été promulguées au sujet des faits.

Le 15 décembre 1979, le père François Caucanas a déclaré : « Je suis celui qui, de tous, ai le moins vu l’apparition, puisque j’étais à l’autel et que je tournais le dos au reposoir. »

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/Yelena Rodriguez Mena
Bienheureux Réginald d'Orléans : Marie lui apparaît et le guérit avec de l’huile sainte

 

Originaire du Languedoc (France), docteur en théologie, le bienheureux Réginald enseigne le droit canonique à l’université de Paris au début du XIIIe siècle. 

Mais en 1218, il cherche encore sa vocation. Il décide d’entreprendre un pèlerinage qui doit le mener jusqu’en Terre Sainte. 

Parvenu à Rome, il fait la connaissance de saint Dominique qui l’encourage à entrer dans l’ordre qu’il vient de fonder. Ce projet lui plaît. Il s’en remet à Dieu.

Mais peu après, Reginald est pris de fortes fièvres et se retrouve à l’article de la mort. Une nuit, tandis qu’il sent la vie le quitter, la Vierge Marie apparaît dans sa cellule, accompagnée de sainte Cécile et de sainte Catherine d’Alexandrie. La Mère de Dieu porte une flasque d’huile dans ses mains.

« Que veux-tu ? », lui demande Marie. 

— « Grande Reine, je ne désire qu’une chose, c’est que votre volonté soit accomplie sur moi, pour la vie ou pour la mort », répondit le bienheureux.

S’emparant du récipient, la Vierge fait alors une onction avec l’huile sainte sur ses yeux, ses narines, ses oreilles, sa bouche, son nombril, ses mains et ses pieds. Puis elle lui montre l’habit religieux des dominicains tenu par sainte Catherine en lui disant : « Voici la forme de l’habit de ton ordre. »

Guéri, Réginald prononce ses vœux et accomplit son pèlerinage jusqu’à Jérusalem en reconnaissance de ce miracle.

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 15:00
© iStock/Getty Images Plus/greenaperture
Marie-Louise Le Picard : Notre-Dame de Lourdes la guérit miraculeusement

 

La vie s’acharne sur Marie-Louise Le Picard (sœur Marie de Nazareth en religion, 1872-1949), tant elle traverse d’épreuves douloureuses. Née avec le bras gauche atrophiée, victime d’une fièvre typhoïde en 1880, elle perd l’usage de la parole à la suite d’une laryngite granuleuse.

Mais le chemin de Marie-Louise est parsemé de grâces. En 1884, au cours d’un pèlerinage, Jésus lui demande de prendre l’habit religieux ; en 1895, elle frappe avec succès à la porte des Dominicaines de Lourdes (France, Pyrénées-Atlantiques).

Souffrante, elle entreprend une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. Fixant son regard sur un ex-voto ; elle lit ces mots mystérieusement apparus : « À la veille de subir une grave opération, buvant de l’eau de Lourdes, je fus subitement guérie. »

Aussitôt, elle trempe sa main enflée « et toute noire » dans une petite fontaine, et ouvre le robinet pour que l’eau recouvre sa main douloureuse, mais rien ne se passe comme prévu : « À mesure que l’eau tombait sur ma main, je la voyais désenfler, puis de noir violacé qu’elle était, se changer en un beau sang clair et rouge. » Un quart d’heure après, la jeune femme est complètement guérie.

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/bestdesigns
Saint Benoît : il voit l’âme de sa sœur sainte Scholastique monter vers Dieu

 

Le 7 février 547, saint Benoît de Nursie, patriarche des moines d’Occident, et sa sœur, sainte Scholastique, quittent leur communauté respective pour se retrouver dans une maison prévue à cet effet, près du monastère du Mont-Cassin (Italie, Latium).

Après une journée passée en conversation spirituelle, la sainte demande à son frère de ne pas la laisser seule pendant la nuit.

Suivant la règle monastique qu’il a lui-même écrite, saint Benoît ne peut la satisfaire.

Se tournant vers Dieu, sainte Scholastique fait surgir un violent orage dans un ciel d’azur, empêchant son frère de regagner son abbaye.

Ensemble, ils prient toute la nuit. Trois jours plus tard, saint Benoît travaille dans sa cellule lorsque son regard est mystérieusement attiré par une lueur embrassant la petite fenêtre.

Loin, au-dessus de l’horizon, il voit alors une « colombe » s’élevant dans les nuées, qu’il sait, en son for intérieur, être l’âme de Scholastique.

Parvenu au couvent des religieuses, on lui confirme que le Seigneur vient de rappeler sa sœur.

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/Studio-Annika
Bienheureuse Anne-Catherine Emmerick : elle rencontre la grand-mère de sainte Anne

 

Originaire de Coesfld (Allemagne, Westphalie), Anne-Catherine Emmerick entre à 27 ans au couvent des chanoinesses de Saint-Augustin à Dülmen (Allemagne, Rhénanie-Nord Westphalie). Là, outre les stigmates, le Seigneur la gratifie de dons extraordinaires. Anne-Catherine voit de multiples scènes bibliques auxquelles elle participe activement, accompagnant Jésus dans tous ses déplacements à travers la Palestine et revivant la Passion avec une précision confondante. Lors de ses milliers d’extases, elle parle hébreu, araméen, grec. À l’état de veille, elle ne maîtrise que son patois bavarois.

Le 16 août 1821, elle voit et décrit un personnage lié à la communauté des Esséniens mais absent du Nouveau Testament, Emoroun (ou Morouni, « bonne mère » ou « auguste mère »), la grand-mère de sainte Anne - et donc l’arrière grand-mère de Marie, originaire de Mara.

En mai 1840, un des plus grands spécialistes allemands de l’hébreu biblique a confirmé point par point l’exactitude des mots et des expressions employées par Anne-Catherine au cours de cette extase.

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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 15:00
 
© iStock/Getty Images Plus/fcscafeine
Jérôme Emilien : la Vierge Marie le délivre de la prison

 

La jeunesse du vénitien Jérôme Emilien fut dissolue. Indifférent à la foi, c’est un militaire prompt à la bagarre qui ne laissait pas de bons souvenirs autour de lui.

En 1511, en pleine guerre de la Ligue de Cambrai, il est retenu prisonnier par les troupes de l’empereur germanique. C’est une coupure dans sa vie. Jérôme s’interroge : « Pourquoi ai-je fait tant de mal ? »

Peu à peu, il se tourne vers Dieu et commence à prier pour qu’il lui vienne en aide. Il se souvient de son éducation chrétienne. Il fait le vœu à Marie de se rendre en pèlerinage à Trévise (Italie, Vénétie) s’ il recouvre sa liberté.

Un soir, tandis qu’il rumine ses erreurs passées, la Vierge Marie apparaît, belle et lumineuse. Le prisonnier est saisi d’émotion. Elle l’appelle par son nom et lui donne les clés de ses fers et de son cachot. Avant de partir, la Mère de Dieu lui indique le chemin à suivre pour échapper à ses geôliers.

Jérôme effectue le pèlerinage de Notre-Dame de Trévise où il dépose ses chaînes sur l’autel de l’église. Converti, il est ordonné prêtre puis fonde près de Bergame (Italie, Lombardie) les Clercs réguliers de Somasque pour le soulagement des indigents et des malades.

Mort de la peste en 1537, il est canonisé en 1767 par Clément XIII.

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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 15:00
 
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Bienheureuse Rosalie : elle guérit une sœur de sa congrégation, 96 ans après sa disparition

 

Depuis sa disparition en 1856, la réputation de sainteté de Rosalie Rendu, religieuse des Filles de la Charité, n’a jamais fléchi. Le lendemain de sa mort, Mgr de Bonald, cardinal-archevêque de Rouen, pose sa croix pectorale contre son corps, exposé dans une chapelle ardente.

En 1950, Sœur Thérèse, institutrice des Filles de la Charité, se plaint de troubles moteurs. Une paralysie sévère des membres inférieurs apparaît, rendant sa locomotion difficile. Sa communauté et ses élèves sollicitent sa guérison par l’intercession de Rosalie.

À l’hiver 1951, Sœur Thérèse est transportée à l’hôpital Saint Joseph de Paris (France). Le professeur Thomas diagnostique une syringomyélie et prescrit des applications de radium sur la colonne vertébrale deux fois par semaine.

Rien n’y fait. Au soir du 31 janvier 1952, les douleurs sont insupportables. Elle ne peut plus bouger. Elle sent sa fin proche.

Mais le lendemain matin, à 9h15, elle saute du lit, s’habille et une fois habillée, se rend compte qu’elle est complètement guérie !

« Je fais deux ou trois fois le tour de ma chambre en gambadant. Sœur Madeleine vient me voir, je danse devant elle, ébahie ! “Vous êtes folle !” “Non, je suis guérie”... Quant à mes élèves, que je vais voir ensuite, elles courent comme des folles dans tout le quartier en criant à tout venant : “Sœur Thérèse est guérie !” »

La suite est tout aussi improbable : « Je commence mes pèlerinages par le Sacré-Cœur de Montmartre. Nous grimpons jusqu’à la basilique, à pied bien sûr... Je reste à genoux avant de redescendre à pied et en métro. (...) Depuis... Je marche toujours. C’était il y a 44 ans ! »

Le décret d’approbation de ce miracle a été lu en présence de saint Jean-Paul II le 12 avril 2003 et Sœur Rosalie a été proclamée bienheureuse sept mois plus tard.

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 15:00
© David Eucaristía de Pixabay
1405, en Belgique, des gouttes de sang jaillissent d’un fragment d’hostie

 

Près de Nivelles (Belgique, Brabant wallon), en pleine forêt, la modeste chapelle de Bois-Seigneur-Isaac date du XIe siècle. Elle abrite à l’époque une image de Notre-Dame de Grâce et de Consolation qui, après avoir été portée en procession en 1336, mit fin à une terrible épidémie.

Le mardi avant la Pentecôte de 1405, vers minuit, le seigneur du lieu, Jean de Huldenberghe (ou Jean du Bois), est réveillé par une voix qui l’appelle par son nom. À cet instant, Jean voit devant lui un homme âgé d’une trentaine d’années, vêtu d’un manteau bleu doublé d’hermine, entouré d’une belle lumière.

Jean n’est pas rassuré. Il demande à cet homme de dire son nom. Sans rien dire, celui-ci ouvre son manteau, laissant apparaître son corps couvert de plaies.

Il dit : « Regarde, comme j’ai été maltraité [...] Comment ne serais-je pas tout couvert de blessures puisque chaque jour on m’en occasionne de nouvelles ? » Il montre alors à Jean une plaie au côté semblable à celle du Christ crucifié. 

Enfin, la vision ajoute : « Si tu ne peux me procurer d’autre remède, au moins porte ta main sur mes plaies afin de les adoucir. Fais ce que tu peux et je t’en saurai gré jusqu’à ce que tu puisses faire mieux et qu’alors je pardonne au monde. »

Le lendemain, la même scène se reproduit. L’homme s’adresse ainsi à Jean : « Faudra-t-il me courroucer contre un monde qui reste sourd à mes plaintes ? »

La nuit suivante, Jean, inquiet de ce qu’il vient de vivre, demande à son frère de dormir dans sa chambre. L’apparition se manifeste pour la troisième fois. Jean reçoit ce message : « Prends la clé de la chapelle et rends-toi là. Tu m’y trouveras et tu sauras qui je suis. »

À cet instant, le seigneur se sent comme projeté en rêve dans la chapelle où il aperçoit le Christ ensanglanté au-dessus de l’autel. Cette vision le ramène à lui. Il en est sûr : Jésus lui a parlé. Il s’habille et se rend en hâte à la chapelle.

Cette nuit-là, tandis qu’il dort paisiblement, Pierre Ost, le curé de la paroisse voisine, entend : « Lève-toi et va de suite dire la messe dans la chapelle du Bois-Seigneur-Isaac. » Le prêtre doute. Il doit célébrer le lendemain un office dans sa paroisse sans visiter la chapelle.

Il obéit cependant à la voix. Parvenu dans la chapelle où il retrouve Jean, il débute la célébration non sans appréhension.

À l'offertoire, lorsqu’il déplie le corporal, il aperçoit une parcelle d’hostie qui adhère au linge. Il veut la prendre pour la consommer à la communion, en vain : elle demeure collée au tissu. « Elle est restée là depuis la dernière messe, pense-t-il.

À cet instant, son regard se fixe sur le corporal : des gouttes de sang jaillissent du fragment d’hostie. Il vacille. Jean s’approche pour le soutenir et lui souffle : « Cette merveille vient de Dieu. » 

À la fin de la messe, le morceau d’hostie saignante est toujours là. L’écoulement sanguin est impressionnant. Les deux hommes préviennent leur entourage. Des dizaines, puis des centaines de fidèles accourent.

Le saignement dure quatre jours, jusqu’au mardi de la Pentecôte. Tout le corporal est maculé de sang, sur une épaisseur « d’un doigt sur trois de largeur ». Après cette date, il coagule. À partir du jeudi de la Fête-Dieu, il est complètement sec.

Informé, Pierre d’Ailly, évêque de Cambrai, demande à examiner le corporal. Il lui fait subir des bains de vin, d’eau, de lait, de lessive… Rien n’y fait. Le sang ne part pas !

À la demande de Jean du Bois, le prélat rend la relique eucharistique à la chapelle de Bois-Seigneur puis le 3 mai 1411, il la fait consacrer en l’honneur du Saint-Sang, de la Vierge et du Précurseur.

Pierre d’Ailly, ancien chancelier de l’université de Paris et confesseur de Charles VI, est créé cardinal peu après. Jean lui demande de reconnaître officiellement le miracle, ce que Pierre approuve. Le 23 septembre 1413, trois prêtres de Nivelles débutent une enquête canonique au cours de laquelle de nombreux témoins sont auditionnés.

Le 10 septembre 1413, Pierre, devenu légat du Pape, publie une bulle confirmant l’authenticité des faits « en vertu de l’autorité apostolique ». Des indulgences sont accordées aux fidèles venant à la chapelle pour vénérer le corporal le jour anniversaire du phénomène. Une procession est prévue chaque année à Bois-Seigneur, le dimanche après le 8 septembre.

Après une interruption, de la Révolution française à 1896, la procession du Saint-Sang a repris et la relique, tachée de sang, est toujours exposée dans la chapelle.

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 15:00

 

 
© iStock/Getty Images Plus/Motortion. Le Christ apparaît.
Bienheureuse Élisabeth Canori Mora : en 1820 le Christ lui apparaît et lui parle

 

Elle est malheureuse sur le plan matrimonial. Parallèlement, elle mène une vie chrétienne exemplaire, pleine de grâces extraordinaires.

Le 8 décembre 1820, le Christ lui apparaît et lui fait part des difficultés rencontrées à cette époque par le pape, en ajoutant : « Je frapperai les hommes d’un grand châtiment si les hommes, et, en particulier, les ennemis de son Église, continuaient d’ourdir des complots contre elle. »

Elisabeth s’offre à cet instant comme victime expiatoire pour la réconciliation de tous. Le visage de Jésus rayonne alors d’une lumière surnaturelle. Ses traits expriment une paix inconnue ici-bas. Il dit : « Fille bénie de mon Père, ta prière m’est très agréable. Ton sacrifice et tes mérites m’apaisent. Je suspends le châtiment mérité et je fais place à ma miséricorde. »

Elisabeth quitte ce monde cinq ans plus tard, après des dizaines de visites de Jésus et de Marie.

Elle est béatifiée en 1994.

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