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Depuis sa disparition en 1856, la réputation de sainteté de Rosalie Rendu, religieuse des Filles de la Charité, n’a jamais fléchi. Le lendemain de sa mort, Mgr de Bonald, cardinal-archevêque de Rouen, pose sa croix pectorale contre son corps, exposé dans une chapelle ardente.
En 1950, Sœur Thérèse, institutrice des Filles de la Charité, se plaint de troubles moteurs. Une paralysie sévère des membres inférieurs apparaît, rendant sa locomotion difficile. Sa communauté et ses élèves sollicitent sa guérison par l’intercession de Rosalie.
À l’hiver 1951, Sœur Thérèse est transportée à l’hôpital Saint Joseph de Paris (France). Le professeur Thomas diagnostique une syringomyélie et prescrit des applications de radium sur la colonne vertébrale deux fois par semaine.
Rien n’y fait. Au soir du 31 janvier 1952, les douleurs sont insupportables. Elle ne peut plus bouger. Elle sent sa fin proche.
Mais le lendemain matin, à 9h15, elle saute du lit, s’habille et une fois habillée, se rend compte qu’elle est complètement guérie !
« Je fais deux ou trois fois le tour de ma chambre en gambadant. Sœur Madeleine vient me voir, je danse devant elle, ébahie ! “Vous êtes folle !” “Non, je suis guérie”... Quant à mes élèves, que je vais voir ensuite, elles courent comme des folles dans tout le quartier en criant à tout venant : “Sœur Thérèse est guérie !” »
La suite est tout aussi improbable : « Je commence mes pèlerinages par le Sacré-Cœur de Montmartre. Nous grimpons jusqu’à la basilique, à pied bien sûr... Je reste à genoux avant de redescendre à pied et en métro. (...) Depuis... Je marche toujours. C’était il y a 44 ans ! »
Le décret d’approbation de ce miracle a été lu en présence de saint Jean-Paul II le 12 avril 2003 et Sœur Rosalie a été proclamée bienheureuse sept mois plus tard.
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