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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Ben White
Saint André de Totma (1638-1673) : il pose le pied sur de la neige qui sert à guérir un aveugle

Installé près de l’église de la résurrection à Totma (Russie, Vologda), André est un fol en Christ : les biens de ce monde l’indiffèrent complètement.

Un jour d’hiver, par une température extérieure glaciale, il marche pieds nus pour rejoindre une église non loin de Totma.

Sur la route, il rencontre Ajbakaï, chef d’un village voisin dont les habitants ne sont pas chrétiens. Mais cet homme, à demi-aveugle, croit en la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et il a entendu parler d’André.

« André, André, veux-tu prier pour moi pour que Dieu me guérisse ? »

Le saint ne s’arrête pas, non par indifférence mais, parce que dans sa profonde humilité il se sent le plus méprisable des pécheurs.

Le chef de village regarde André s’éloigner dans la brume puis il frotte ses yeux malades avec de la neige que le saint vient de fouler.

Lorsqu’il rouvre les paupières, sa vision est devenue parfaite.

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Laura Allen
Une hostie consacrée déposé dans un sac verse du sang en 1317

Le 25 juillet 1317, le curé de l’église de Viversel (Belgique, Limbourg) est appelé au chevet d’un paroissien gravement malade afin de lui donner les derniers sacrements. L’homme vit ses derniers instants.

Arrivé sur place, le prêtre pose machinalement sur une table de l’entrée son sac contenant le ciboire avec le Corps du Christ et va confesser le malade. Quelqu’un de la famille, attiré par ce sac, l’ouvre discrètement sans qu’on l’aperçoive. Il sort le ciboire, soulève délicatement le couvercle et introduit sa main. Il réalise alors qu’une hostie est à l’intérieur. Aussi remet-il rapidement tout à sa place.

Entre-temps, le prêtre est sorti de la chambre du mourant pour prendre l’hostie et lui donner la communion. Il prend le sac, l’ouvre en grand, s’empare du ciboire. C’est alors la stupéfaction : l’hostie, consacrée par lui-même pendant la messe, quelques instants auparavant, est recouverte de sang et, de ce fait, reste collée au linge recouvrant le fond du récipient.

« Troublé et épouvanté », prenant un vague prétexte, il se précipite dehors et court chez le curé de Lummen (Belgique, Limbourg) à qui il raconte les faits. Celui-ci lui conseille d’apporter l’hostie à l’abbaye bénédictine de Herkenrode (Belgique, Limbourg), non loin de là.

Le 1er août 1317, le prêtre prend le chemin de ce monastère en emmenant avec lui le ciboire et, le long du chemin, des faits extraordinaires se multiplient. Arrivé au monastère, il montre à tous les religieux les taches de sang couvrant le Saint-Sacrement. A ce moment, le « visage du Christ couronné d’épines » apparaît à l’intérieur de l’hostie. 

Le « Saint Sacrement du miracle », qui avait été placé dans un reliquaire et exposé à la vénération des fidèles, a été l’auteur de guérisons et a protégé à plusieurs reprises le monastère de Herkenrode de graves incendies.

La relique eucharistique a été conservée dans l’abbaye jusqu’en 1796 puis transférée en 1804 dans l’église Saint-Quentin de Hasselt (Belgique, Limbourg). En 1854 une famille pieuse a fait édifier une petite chapelle dans la zone appelée « Sacramentsberg » en souvenir du prodige.

Au cours des siècles, des vérifications successives ont été entreprises pour vérifier la conservation miraculeuse de l’hostie d’où jaillit du sang ; parmi elles, notons en particulier, les investigations menées à partir du XVIIe siècle par le nonce apostolique en Flandre Decio Carafa, l’évêque de Liège (Belgique), ou encore l’archevêque de Malines (Belgique).

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Arseny Togulev
Saint Hugues Canefro (1148-1233) : il fait jaillir une source d’eau

Plusieurs femmes lavent le linge des malades dans la salle commune de la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem de Gênes (Italie, Ligurie). C’est l’été et le soleil tape fort. La fontaine du monastère s’est tarie depuis peu.

Il faut aller loin pour puiser de l’eau. Le personnel soignant est inquiet. Leur administrateur, Hugues, autrefois croisé, fait confiance à Dieu.

Des plaintes éclatent. Les infirmières disent qu’elles ne peuvent plus travailler. Elles se mettent à pleurer : « tout le monde va mourir d’épuisement à cause du travail et de la chaleur » !

Que vont devenir les malades ? Le ton monte. Le saint entend les éclats de voix et rejoint le groupe immédiatement.

En le voyant, elles le supplient de leur donner de l’eau. Mais il ignore comment faire. « Quoi ? Vous ne pourriez pas en obtenir de Dieu ? », lui répondent-elles.

Hugues leur dit ces mots : « Je ne suis pas le Seigneur. Il a dit que la foi fait des miracles. Avez-vous la foi ? »

-« Oui, nous l’avons. Dieu nous vienne en aide ! »

A ces mots, Hugues invoque le Tout-Puissant, fait un signe de la croix et à cet instant, de l’eau jaillit à profusion du rocher de la fontaine tarie.

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / DDB
Notre-Dame du Rosaire : la Vierge sculpte elle-même une statue miraculeuse

En ce jour où l'Eglise fête Notre-Dame du Rosaire, voici un miracle de Marie portant ce vocable…

Le 10 juillet 1068, Rumolde, sculpteur français de renom, travaille dans son atelier, près de l'abbaye Saint-Maur des Fossés (France, Val-de-Marne). Quelques jours auparavant, l'abbé de ce monastère, Guillaume de Corbeil, lui a commandé une statue sur bois de Marie. Son œuvre est encore à peine ébauchée.

Soudain, il entend une voix qui prononce son nom à l'extérieur. Surpris, il sort mais il ne trouve personne. Il se remet à la tâche.

Une seconde fois, la même voix l'appelle : « Rumolde, Rumolde… »

Il se précipite, mais il ne voit âme qui vive.

Revenu dans son atelier, il manque de défaillir : la sculpture, qui n'était encore qu'une vague esquisse une minute plus tôt, est devenue en quelques secondes une œuvre belle et achevée !

Au XIIIe siècle, cette statue miraculeuse est honorée sous le vocable de Notre-Dame des Miracles puis sous celui de Notre-Dame du Rosaire. L'abbaye Saint-Maur-des-Fossés devient un important lieu de pèlerinage. Des guérisons sont enregistrées jusqu'à la fin du XIXe siècle au moins.

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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Geraldine Duke
Sainte Enimie (+ vers 628) : elle est guidée par un ange jusqu’à une source d’eau où elle recouvre la santé

Enimie est une princesse belle et convoitée. Mais elle est moquée par son père, le roi Clotaire II car elle n’aime ni la richesse ni les parures mais seulement Dieu ; ses prétendants se heurtent tous à un refus.

Ses parents ne l’entendent pas de cette oreille et comptent lui imposer un époux. On prépare même les noces lorsque Enimie, n’y tenant plus, demande au Seigneur de lui ôter sa beauté naturelle afin de préserver sa pureté.

Son vœu est exaucé : au moment où on vient la chercher pour la cérémonie, la lèpre envahit son corps et son visage.

Enimie passe plusieurs années dans cet état de souffrance. Un jour, un ange lui apparaît et dit : « Dieu veut vous rendre votre santé. Vous la retrouverez en allant vous laver dans la fontaine de Burle, en Gévaudan ».

Le lendemain, elle fait part de cette vision aux siens qui s’empressèrent de lui fournir l’argent nécessaire pour le voyage et quelques hommes pour l’accompagner.

Parvenue aux frontières du Gévaudan (France, Lozère), une inconnue l’informe : « À quelque distance d’ici, il y a une source dont les eaux ont une vertu efficace. »

Plus tard, à Bagnols-les-Bains (France, Lozère), un ange lui apparaît de nouveau : « Les eaux de Bagnols ne sont pas celles qu’il faut ; Dieu veut vous guérir par sa propre vertu, au moyen d’une eau froide et pure ; il vous faut aller un peu plus loin ».

Après avoir fait encore six lieues, elle accède à la vallée où coule la Fontaine-de-Burle. Des bergers lui confirment sa position.

Arrivée près de la fontaine, elle se plonge dans les eaux tandis que, au même moment, le rocher au-dessus de la source, ouvre ses nombreuses fentes et laisse échapper une eau abondante qui arrose copieusement la sainte.

Celle-ci regarde ses mains : elles ne portent plus aucune trace de la lèpre.

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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 14:00
CC BY-SA 4.0 / HistoryIsResearch Détail de la peinture du Roi de la Miséricorde Divine par Eugeniusz Kazimirowski, 1934.
Sainte Faustine (1905-1938) : elle voit la Vierge qui lui prédit qu’elle tombera malade

Sœur Faustine Kowalska, religieuse du couvent de Notre-Dame de la Miséricorde de Varsovie (Pologne), mène depuis l’enfance une vie mystique impressionnante. Jésus et Marie lui apparaissent régulièrement.

Au printemps de 1934, la Vierge Marie apparaît à quelques mètres d’elle. « Elle était triste et avait les yeux baissés. Elle me fit comprendre qu’elle avait quelque chose à me dire… », explique la sainte.

Faustine veut que Marie lui dise pourquoi elle est venue jusqu’à elle : « J’ai commencé à la prier de me parler et de me regarder. Un moment après, elle me regarda avec un affectueux sourire et dit : “Tu vas éprouver certaines souffrances du fait de la maladie et des médecins. Beaucoup de souffrances te viendront aussi à cause de cette image [le Christ miséricordieux vu en février 1931 et reproduit en peinture]. Mais ne crains rien…” »

Le lendemain, Faustine tombe malade…

Celle qui est surnommée « l’apôtre de la miséricorde divine » a été canonisée en 2000 par saint Jean-Paul II.

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / mstroz
Saint François d’Assise (1181 ou 1182-1226) : il prophétise qu’un enfant romain deviendra pape

Lors d’un séjour à Rome (Italie), le grand aristocrate Matteo Rosso Orsini dit le Grand invite saint François à bénir son dernier-né, un petit garçon nommé Jean Gaetan. Le saint jouit déjà d’une large réputation à travers la péninsule italienne. L’approcher est une grâce.

François se montre très attentionné lorsque le petit garçon lui est présenté. Il se met à prier pour lui à haute voix. Puis il ferme les yeux un long instant avant de le bénir avec amour en faisant sur lui le signe de la croix.

Le prenant dans ses bras, et en le regardant avec une sorte de respect, il lui dit : « Petit enfant, Dieu a de grandes vues sur vous. Un jour, vous serez son vicaire ici-bas et le chef de son Église. D’avance je vous recommande mon ordre et mes frères ; vous leur serez bienveillant, et je vous demande pour eux la protection du Siège Apostolique. »

Cette prière prophétique se réalise en 1277, lorsque Jean-Gaëtan Orsini monte sur le trône de saint Pierre sous le nom de Nicolas III.

François a été canonisé par le pape Grégoire IX en 1228, seulement deux ans après sa mort.

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 14:00
Unsplash / Aaron Burden
Saint Gérard de Brogne (vers 898-959) : il guérit un garçon de 8 ans 550 ans après sa mort

Né non loin de Namur (Belgique), Gérard fonde une abbaye bénédictine en 909 à Brogne, aujourd’hui Saint-Gérard (Belgique, province de Namur). Il meurt en paix à Brogne, en odeur de sainteté. A la mi-juin 1610, un enfant de 8 ans, originaire de Rebecq (Belgique, Brabant wallon), fils de Jean du Ray et de Martine Heue, appelé Jean comme son père, souffre d’une grave maladie contre laquelle les médecins de l’époque ne peuvent rien. Bientôt, ces praticiens refusent carrément de suivre davantage l’enfant.

Famille et amis tombent d’accord : il n’y a plus d’espoir. Pendant huit jours, l’enfant demeure privé de connaissance et de l’usage de la parole. A chaque instant, on s’attend à le voir rendre son dernier soupir.

Un soir, ses parents ont tous les deux la même idée : ils promettent d’effectuer un pèlerinage à l’abbaye de Brogne si leur fils guérissait. A l’instant, comme s’il s’était réveillé d’un profond sommeil, Jean revient à lui. Il demande à boire et à manger.

Le pèlerinage ne tarde pas à s’accomplir et l’enfant recouvre entièrement la santé. Toute sa vie, il a gardé une excellente santé. Il exerce le métier de charpentier.

Peu de jours après cette la guérison, le père, la mère et un clerc de Rebecq, Jean Rogerie, ont envoyé au prieur de Brogne le récit de ce miracle, signés de leurs mains. Le 10 septembre 1618, un acte authentique est signée en présence des notables de Rebecq,

Le pape Innocent II a inscrit Gérard au catalogue des saints en 1131.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 14:00
Pixabay / StockSnap
En 1370, une hostie se change en chair et en sang et fait des miracles

En 1370, le père Thomas est le curé du petit village de Cimballa (Espagne, Aragon). La vie quotidienne est rude et l’endroit guère accessible. Vivent ici quelques dizaines de paysans modestes.

Seul clerc des environs, l’abbé Thomas vit comme un ermite. De terribles tentations contre la foi l’assaillent périodiquement. L’eucharistie, en particulier, est devenue sujet de perplexité pour lui.

Un jour, en célébrant la messe, il se met à douter de la présence réelle du Christ dans l’hostie qu’il vient de consacrer. Une seconde plus tard, la même hostie se change en un morceau de chair ; du sang s’écoule jusque sur le corporal.

Thomas se met à pleurer et, convaincu qu’il est un pécheur, demande à Dieu de lui pardonner ses doutes.

Les fidèles présents dans l’église ce jour-là s’étonnent de voir leur curé verser des larmes. On s’approche de l’autel pour s’informer et tous voient l’hostie devenue chair et sang.

Celle-ci est mise dans un lieu sûr et on construit rapidement un tabernacle en pierre où elle est déposée.

Le père Thomas préfère se retirer dans un monastère pour y faire pénitence.

L’évêque de Tarazona (Espagne, Aragon), Mgr Pedro de Cerbuna, alerté des faits, se rend au village. Il désire que l’hostie soit placée dans un lieu plus digne. Les paroissiens de Cimballa construisent à l’extérieur de leur église une petite tour permettant de la contempler aisément. La relique eucharistique reste ainsi pendant 28 ans au village.

En 1398, le roi Martin d’Aragon ordonne d’amener la relique dans sa chapelle royale de Saragosse (Espagne, Aragon). Cimballa est récompensé en retour : le souverain exempte à perpétuité les habitants d’une série de taxes. Quelques mois plus tard, Martin fait don de la relique au monastère royal de Piedra à Nuévalos (Espagne, Aragon).

Au tournant du XIVe siècle, Mgr Diego de Yepes, évêque de Tarazona, demande aux moines de Piedra de lui donner un petit bout du « saint-mystère ». Ce morceau est ensuite confié à la paroisse de Yepes (Espagne, Castille) dont il était originaire ; cette paroisse a été jumelée avec celle de Cimballa.

Plusieurs miracles ont eu lieu au monastère de Piedra en présence de la relique : le 15 juin 1398 puis le 5 juillet 1593, deux orages « épouvantables », avec des « grêlons gros comme des oeufs de poule », cessent brutalement lorsque l’hostie sanglante est portée en procession. Le 12 mars 1427, Catherine, jeune fille possédée, est délivrée…

En mars 1820, le gouvernement libéral supprime les couvents et met les biens religieux à la disposition du juge ordinaire de chaque diocèse. Le « saint-mystère » est alors réclamé par les habitants de Cimballa. Le 12 septembre 1821, la relique fait son entrée dans le village, 423 ans après l’avoir quittée.

En mai 1823, les moines de Piedra peuvent rentrer dans leur abbaye et, à leur tour demandent aux habitants de Cimballa, de leur restituer la relique. Les villageois acceptent. Le 10 juin 1823, l’hostie ressort du village en une procession solennelle.

L’affaire ne s’arrête pas là. Plusieurs habitants de Cimballa écrivent une supplique à leur évêque pour qu’on leur rende ne serait-ce qu’une partie de la relique. Ils obtiennent gain de cause et les moines acceptent de leur donner une portion du corporal sanglant dont le partage a lieu le 24 novembre 1824 au monastère, après une messe solennelle.

Enfin, en 1834, le gouvernement espagnol supprime à nouveau les ordres et les congrégations. Cette fois, Cimballa réclame la totalité du « saint-mystère » !

La relique est transportée jusqu’au village le 17 septembre 1835, où elle est accueillie par une population en joie. Depuis lors, elle n’a plus quitté le village.

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / azur13
Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) : elle voit une statue de la Vierge marie lui sourire

Le 13 mai 1883, Thérèse Martin, souffrante, garde la chambre dans la maison familiale de Lisieux (France, Calvados). Trois de ses sœurs l’entourent - Léonie, Marie et Céline - quand soudainement la statue de Marie posée près de son lit devient comme vivante : « Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau. Son visage respirait une bonté et une tendresse ineffables, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme, ce fut son ravissant sourire. »

Sur les quatre sœurs présentes dans la pièce, seule Thérèse perçoit ce changement. « Toutes mes peines s’évanouirent. Je baissai les yeux et je vis ma sœur Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée », poursuit-elle.

Peu après, Pauline, l’autre sœur de Thérèse, elle-même religieuse au carmel de Lisieux, questionne la sainte au sujet de cette grâce et lui demande en particulier si la Vierge portait l’Enfant Jésus. « La Sainte Vierge m’a semblé très belle et je l’ai vue me sourire. », lui répond-t-elle simplement.

Le cardinal Pacelli, futur pape Pie XII, a déclaré sainte Thérèse de l’Enfant Jésus la « plus grande thaumaturge des temps modernes ». Elle a été canonisée le 17 mai 1925 par le pape Pie XI. Elle est docteur de l’Eglise depuis le 19 octobre 1997.

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 14:00
CC BY-SA 2.5 / Giovanni Dall’Orto Mosaïque byzantine représentant saint Grégoire l’Illuminateur, xvie siècle, Istanbul.
Saint Grégoire l’Illuminateur (257-331) : il est libéré de prison après un rêve des sœurs du roi d’Arménie

Vers 298-299, Khosrovitoukht, la sœur du roi d’Arménie Tiridate IV, fait un songe : Un ange au visage radieux vint et me dit : « Il n’y a pas d’autre moyen de faire cesser les châtiments qui vous accablent, que d’envoyer à la ville d’Ardaschad [Arménie, 20 km de la capitale Erevan], pour y chercher le prisonnier Grégoire. Dès qu’il sera arrivé, il vous indiquera un remède à vos souffrances. »

Mais les gens éclatent de rire : « Es-tu donc devenue folle ? Comment cela se peut-il, puisqu’il y a quinze ans qu’on l’a jeté dans une caverne et tu dis qu’il est encore vivant ? »

Les jours suivants, la sœur de Khosrovitoukht fait le même rêve, cinq fois de suite :

Les deux sœurs envoient Oda, un homme de confiance, à Ardaschad pour libérer Grégoire. Sur place, Oda est questionné sur la raison de sa venue par les habitants. Il répond qu’il est là pour chercher Grégoire.

« Mais il est mort depuis longtemps », rétorquent-ils. « On ignore même si ses os se trouvent encore là ! »

Alors Oda raconte le rêve des deux princesses. Intrigués, des hommes lui apportent des cordes solides. Rompu à cet exercice, Oda descend dans la caverne ténébreuse. Il appelle à haute voix : « Grégoire, où que tu sois, sors, parce que le Seigneur, que tu adores, a commandé qu’on te libère. »

Grégoire, s’étant levé aussitôt, s’incline devant Oda, prend la corde et s’y cramponne. Ceux du dehors le hissent jusqu’à eux. On lui apporte des habits et on l’en revêt, puis on se met en route pour le conduire à Vagharschabad.

Au début du IVe siècle, Tiridate IV se convertit au christianisme sous l’inspiration de Grégoire l’Illuminateur, Catholicos de l’Eglise d’Arménie.

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Julia Kadel
L’archange Gabriel apparaît à l’Île-Bouchard

Le lundi 8 décembre 1947, peu après 13 heures, trois fillettes de l’Île-Bouchard (France, Indre-et-Loire) s’agenouillent dans l’église Saint-Gilles. Soudain, dans « l’angle nord-est du chœur », l’une d’elles voit Marie apparaître, accompagnée d’un « ange » à l’intérieur d’une « lumière vive et blanche, mais non éblouissante ». Ses deux camarades voient aussi.

Le lendemain et le surlendemain, l’apparition est au rendez-vous, ainsi que les 12, 13 et 14 décembre.

Selon la description des voyantes, l’ange Gabriel se tient à 50 cm de Marie, mais en dehors de la petite grotte où se trouve la Mère de Dieu. Il est de même taille qu’elle. Il est agenouillé et entouré d’une lumière « qui ne vient pas de lui ». Ses yeux sont bleus et son visage est « beau et fin ». Les fillettes parlent d’ailes « couleur de lumière ».

Le 8 décembre 2001, un décret de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Tours, autorise le culte public à Notre-Dame de l’Île-Bouchard. C’est le seul lieu d’apparition accepté par l’Eglise où l’ange Gabriel s’est manifesté.

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Nacho Arteaga
Le bienheureux pape Jean-Paul Ier (1912-1978) intercède avec succès pour la guérison d’une fillette argentine

Le 20 mars 2011, Candela Giarda, 11 ans, habitante de Parana (Argentine, Entre Rios), se plaint d’un fort mal de tête. La douleur persiste une semaine sans aucune interruption. Le 27 mars, la migraine est si intense qu’elle peut à peine marcher. La fièvre apparaît, suivie de vomissements, de troubles du comportement et de la parole. Candela est admise aux urgences de l’hôpital de Paraná.

Les examens révèlent une « encéphalopathie inflammatoire aiguë sévère, une épilepsie réfractaire maligne et un choc septique ». On l’intube. Placée sous respirateur artificiel, elle sombre dans le coma. « Elle a eu des convulsions et aucun médicament n’a fonctionné », explique sa mère, Roxanna.

Le 26 mai, sans aucune amélioration, la fillette est transférée à la Fondation Favaloro de Buenos Aires (Argentine). Le 22 juillet, son pronostic vital est engagé en raison d’une infection des bronches. Les praticiens convoquent la famille pour les préparer à un décès imminent.

En sortant de l’établissement, Roxanna fait une halte à la paroisse Nuestra Señora de la Rabida, située à un jet de pierre. Elle y avait rencontré jadis le père José Dabusti, lié au pape Jean-Paul Ier.

Le père est présent ce jour-là. Roxanna lui demande de venir voir sa fille sans attendre.

« Lorsqu’il s’est approché du lit de Candela, il a prié, m’a dit de mettre mes mains sur elle et l’a confiée au pape Jean Paul Ier », précise Roxanna.

Le lendemain, les praticiens constatent une amélioration anormalement rapide de l’état de Candela. Le 8 août, elle n’est plus intubée et le 5 septembre, elle quitte l’hôpital. Son épilepsie a disparu.

Ce miracle a ouvert la voie à la béatification de Jean-Paul Ier, célébrée le 4 septembre 2022.

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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Jacob Bentzinger
Saint Vincent de Paul (1581-1660) : il apparaît en 1824 à la future Catherine Labouré

En 1824, Catherine Labouré, 18 ans, surnommée « Zoé » par les siens, s’occupe du ménage et des animaux dans la ferme paternelle de Fain-lès-Moutiers (France, Côte-d’Or), depuis la mort de sa mère neuf ans auparavant. Elle espère devenir religieuse mais son père s’y oppose. De surcroît, elle hésite sur le choix de la congrégation.

Une nuit, Zoé fait un rêve. Elle se voit dans l’église de Fain pendant la messe mais elle ne reconnaît pas le prêtre qui la célèbre. Il est âgé et il la regarde fixement, avec un regard plein de bonté. Zoé a l’impression qu’il lit en elle comme dans un livre. Elle s’enfuit en courant.

Brutalement réveillée, elle comprend que son rêve est impossible : l’église du village n’est plus desservie depuis la Révolution ! Elle se rendort et fait un second rêve : elle se rend au chevet d’une voisine qui est malade. En entrant dans la chambre, elle se fige : au pied du lit, le vieux prêtre qui disait la messe dans l’église de Fain est là, à un mètre d’elle…

L’homme se tourne vers elle : « Ma fille, c’est bien de soigner les malades. Vous me fuyez maintenant mais un jour, vous serez heureuse de venir à moi. Dieu a des desseins sur vous. Ne l’oubliez pas. »

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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash / Jametlene Reskp
Saint Jean de Brébeuf (1593-1649) : il rencontre le démon sous l’aspect d’une vieille dame

Le 9 mai 1637, le missionnaire jésuite en Nouvelle-France (Canada), Jean de Brébeuf, séjourne dans le village de Saint-Joseph (Québec, Laurentides, région des Deux-Montagnes) où il mène une mission d’évangélisation auprès des Indiennes de la région.

Il prie dans l’église paroissiale lorsqu’il tombe en extase. « Je me suis soudain retrouvé ravi par des puissants actes d’amour de Dieu, et je me sentais poussé vers Dieu pour l’embrasser », note-t-il.

Jean est un mystique et il a déjà vécu plusieurs de ses phénomènes. Mais ce jour-là, quelque chose d’inhabituel se produit: à la vision merveilleuse qui vient de ravir le saint, succède celle d’une «vieille dame» qu’il ne connaît pas. Cette personne est modestement vêtue et son visage reflète douceur et bonté.

Tout d’abord, précise Jean, «elle me serra dans ses bras», dans un geste d’accueil. Mais, en une seconde, le missionnaire sent sa force décupler.

Soudain, elle prend la tête de Jean entre ses bras, à la manière d’un étau, et la cogne violemment  contre son propre corps, à tel point qu’il éprouve une vive douleur! De la femme âgée, il ne reste rien. Dorénavant, le saint a face à lui un être haineux et vociférant

Pris de panique, et «soupçonnant que cette dame était en réalité le diable, je fis le signe de croix». Immédiatement, l’inconnue recule puis disparaît sans laisser de trace.

Béatifié en 1925, Jean est inscrit au catalogue des saints le 29 juin 1930 par le pape PieXI.

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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / Delpixart Grotte de Massabielle, Lourdes.
Jeanne Frétel est guérie miraculeusement après avoir communié

En 1938, Jeanne Frétel, 24 ans, habitante de Rennes (France, Ille-et-Vilaine), tombe gravement malade : péritonite tuberculeuse.

Jeanne subit dans les années qui suivent sept opérations chirurgicales à l’abdomen qui n’améliorent pas son état. Depuis 1945, elle est alitée jour et nuit.

Le 4 octobre 1948, elle se rend au pèlerinage du Rosaire à Lourdes (France, Hautes-Pyrénées). A cette date, son état est jugé extrêmement grave : vomissements, ventre ballonné, douleurs atroces. On l’a placée sous morphine.

Les 6 et 7 octobre sont les pires journées que Jeanne a vécu depuis longtemps. Conduite à la grotte et aux piscines, elle endure un véritable calvaire.

Le lendemain, elle est mourante. On la transporte à la messe des malades de 7h30 à l’autel de sainte Bernadette.

Du fait de ses vomissements continus, le prêtre hésite à ce qu’elle reçoive l’eucharistie. Le brancardier insiste. Une petite parcelle d’hostie est posée sur sa langue...

Jeanne parvient à avaler le Corps du Christ. En quelques secondes, un changement se fait en elle : les vomissements cessent, les douleurs disparaissent et elle reprend peu à peu conscience.

« J’avais toujours le ventre dur et ballonné, mais je ne souffrais plus du tout. On me donna une tasse de café au lait que je pris avec appétit et que je gardai », précise-t-elle.

Après la messe, Jeanne est conduite à la grotte de Massabielle sur son brancard. Parvenue à cet endroit, c’est le choc : « J’eus la sensation qu’une personne me prenait sous les bras pour m’aider à m’asseoir. Je me suis trouvée assise. Je me suis retournée pour voir qui avait pu m’aider, mais je n’ai vu personne. Aussitôt assise, j’ai eu la sensation que les mêmes mains qui m’avaient aidée à m’asseoir, me prenaient les mains pour me les mettre sur le ventre. Je me suis aperçue que mon ventre était redevenu normal. »

Dans les minutes qui suivent, Jeanne est prise d’une « faim extraordinaire ».

L’après-midi, la miraculée se lève seule et s’habille normalement. Le voyage de retour vers Rennes n’entraîne aucune fatigue.

Le 20 novembre 1950, après avis favorable du Bureau médical de Lourdes, Mgr Roques, archevêque de Rennes, a déclaré miraculeuse la guérison de Jeanne Frétel.

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24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Josh Applegate
Syméon l’Athonite (1866-1938) : il voit le Christ dans une chapelle

Syméon naît dans une famille nombreuse, pauvre et illettrée de la paysannerie russe. A l’âge de 19 ans, il veut devenir moine. Son père refuse : il reste dans son village natal, où il mène une vie normale avec les amis de son âge : fêtes, vodka, filles… et bagarres ! 

Puis Syméon est affecté dans le bataillon du génie de la Garde impériale pour son service militaire. Au terme de cette parenthèse militaire, il réalise enfin son dessein et parvient au monastère de Saint Pantéléimon au Mont-Athos (Grèce) à l’automne de 1892 où il change de nom pour l'éternité, devenant Silouane. Là, il est affecté au moulin.

Bientôt des tentations, des doutes et des pensées de vanité l’envahissent. Des démons apparaissent devant lui. Le désespoir envahit son âme.

Une fin d’après-midi, tandis qu’il est dans sa cellule, avant les Vêpres, il se dit en lui-même : « Dieu est inexorable, on ne peut pas le fléchir ! » Il passe une heure dans cet état.

L’heure des Vêpres vient de sonner. Silouane rejoint la communauté dans la chapelle du prophète Elie. Il tente de calmer son angoisse mais ne parvient pas à prier ni même à chanter. Soudain, à droite des Portes Royales, près de l’icône du Sauveur, Silouane voit le Christ vivant, baigné d’une lumière merveilleuse. Son regard doux rayonne de joie. Le jeune novice se sent totalement attiré vers lui. Alors le Seigneur disparaît. Mais cette vision terminée, Silouane tombe en extase, comme transporté vers le ciel.

Le patriarche de Constantinople a canonisé Silouane le 26 novembre 1987.

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 14:00
Pixabay/Anissa Can
Saint Padre Pio (1887-1968) : loin de son couvent, des témoins sentent un parfum extraordinaire après lui avoir rendu visite

En octobre 1919, le docteur Festa, de Rome (Italie), est de passage au couvent de San Giovanni Rotondo (Italie, Pouilles), où il a été invité pour observer les stigmates du jeune capucin Padre Pio. Son rapport établit pour la première fois que ces plaies sont incompréhensibles d’un point de vue naturel.

En partant, le médecin emporte avec lui un linge du religieux imbibé de sang qu’il enferme avec soin dans un petit récipient. Il veut en faire une analyse au microscope.

Après plusieurs dizaines de kilomètres, les amis qui accompagnent le médecin dans sa voiture, sentent un parfum dont la source est inconnue.

« Je suis personnellement dépourvu de tout odorat. Je n’ai remarqué aucune émanation de ce linge ; cependant, un officier distingué et d’autres personnes qui, revenant de San Giovanni, se trouvaient dans l’automobile, à côté de moi, ne sachant pas pourtant que je portais avec moi ce linge enfermé dans une boîte, et malgré l’intense ventilation que produisait la marche rapide du véhicule, en éprouvèrent très bien la fragrance et m’affirmèrent qu’elle correspondait parfaitement au parfum qui émanait de la personne de Padre Pio. », explique le docteur Festa.

Ce mystérieux parfum traverse le temps : « Arrivé à Rome, dans les jours qui suivirent et pendant longtemps, ce même linge rangé dans un meuble de mon bureau en parfuma tellement l’atmosphère que, parmi les personnes qui venaient me consulter, nombreuses furent celles qui m’en demandèrent l’origine. », précise-t-il encore.

Padre Pio a été béatifié en 1999 puis canonisé le 16 juin 2002 par saint Jean-Paul II.

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22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Elia Pellegrini
Sainte Salaberge (VIIe siècle) : née aveugle, elle recouvre la vue par miracle

Au VIIe siècle, saint Eustaise, deuxième abbé de Luxeuil (France, Haute-Saône), parvient dans l’est de la France au terme d’un voyage éprouvant. Il pénètre dans un grand domaine agricole situé près de la Meuse (France, Haute-Marne), possédé par Gondoin, laboureur aisé.

Le propriétaire des lieux reconnaît immédiatement le saint et l’invite à se joindre à lui et à sa famille.

Eustaise bénit la maison puis demande à saluer les enfants. Les deux fils font bonne impression sur le voyageur.

« Tu as d’autres enfants ? » demande-t-il au chef de famille.

-« Non, non, je n’en ai pas d’autre… hormis une fille aveugle nommée Salaberge.

-"Fais-la venir" ».

Salaberge est intimidée. Eustaise l’interroge : « Veux-tu consacrer ta vie à Dieu ?  »

-« Oui, je le veux », réplique l’enfant à la surprise de son père.

A ces mots, le saint sort un flacon de son sac, rempli d’huile, qu’il applique sur les yeux de la fillette. Aussitôt, Salaberge recouvre la vue.

Des années plus tard, elle devient religieuse après être devenue veuve et fonde l’abbaye féminine Saint-Jean-Baptiste à Laon (France, Aisne).

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 14:00
Unsplash/Hasan Almasi
Saint Castor d’Apt (vers 350-423) : il libère miraculeusement des prisonniers injustement condamnés

Originaire de Nîmes (France, Gard), Castor est un ermite devenu évêque d’Apt (France, Vaucluse). Il le reste pendant 13 ans.

Une année, il prend fait et cause pour des prisonniers injustement condamnés dans son diocèse. Il envisage de les faire libérer et, pour ce faire, il a la ferme intention de tout mettre en œuvre.

Or, Pâques approche. Le saint s’interroge : « Si je parviens à leur venir en aide, ils se convertiront avec l’aide de Dieu et pourront participer à la Semaine pascale »

Castor sollicite d’abord le juge qui a prononcé la sentence mais celui-ci ne veut rien entendre. Il décide alors d’organiser une procession jusqu’à la prison avec son clergé et des fidèles.

Parvenus devant la prison, tous se mettent à prier mais, au bout d’un moment, un épais silence enveloppe les lieux. 

A l’intérieur de l’édifice, les prisonniers injustement condamnés ont entendu les chants. Mais ils croient que leur sort est scellé.

Soudain, leurs chaînes en fer se brisent et les portes des cellules s’ouvrent, sans aucune intervention humaine. Les hommes, ivres de joie, rejoignent Castor, devant leurs gardiens qui n’osent bouger.

Un oratoire a été édifié sur l’emplacement de la prison située près de la Tour de l’Horloge actuelle.

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