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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/suthep onsrithong
Une musicienne professionnelle est guérie miraculeusement lors d’une communion

Dans les années 2000, Masa, pianiste professionnelle slovène, prépare une tournée de concerts dans son pays natal, en compagnie de Lucie, une amie et chanteuse française. Elle est alors âgée de 26 ans.

Le premier jour de la tournée, les deux jeunes femmes partent ensemble voir la salle de Ljubljana (Slovénie) où elles doivent se produire le soir même.

« Alors que nous étions en route, la circulation s’est brusquement arrêtée de sorte que j’ai failli percuter la voiture située devant nous. J’ai freiné et heureusement, tout s’est bien passé. Mais soudain, j’ai vu dans le rétroviseur un gros camion qui fonçait droit sur notre voiture… J’ai crié comme une folle et après l’énorme choc, j’étais sûre que nous allions mourir toutes les deux. J’ai regardé mon amie, elle était vivante, moi aussi, sans blessure apparente. Gloire à Dieu ! La voiture était en revanche complètement écrasée : bonne pour la casse. », raconte Masa avec émotion.

Le soir, les deux artistes parviennent à donner leur concert mais elles sont contraintes d’annuler les suivants car Lucie ne se sent pas bien et préfère repartir en France.

Dix jours plus tard, Masa se réveille avec un « énorme mal de tête ». A son grand étonnement, la douleur persiste et devient plus insoutenable au fil des heures, à tel point qu’elle ne peut plus bouger ni se déplacer. Son médecin traitant lui ordonne un long congé maladie et lui prescrit une batterie d’examens.

Rien n’y fait. Au bout de trois mois de congé maladie, Masa est envoyée chez un neurologue.

La veille des examens chez ce spécialiste, la jeune pianiste, bien qu’elle ait organisé sa journée de façon très différente, décide de se rendre à la messe. Pendant la consécration, elle prie le Seigneur : « Mon Jésus, je sais que tu peux tout guérir. Tu es le médecin des médecins, je crois en ta présence ici et maintenant, viens me guérir… j’ai confiance en toi. »

Tout de suite après la communion, en revenant à sa place, elle constate que ses douleurs ont disparu !

Manquant de confiance malgré tout, elle se dit en elle-même : « Cela ne va peut-être pas durer longtemps… »

Mais de retour chez elle, le mal de tête n’est toujours pas revenu. Le lendemain, elle se réveille très tôt. Elle a alors une envie qu’elle n’a pas eue depuis des semaines : aller courir. Mais elle se dit de nouveau : « Et si, après la course, la douleur revenait ? »

Après la course et jusqu’à aujourd’hui, Masa se sent parfaitement bien. Les analyses médicales n’ont rien révélé d’anormal.

« Je loue le Seigneur pour cette guérison eucharistique » ne cesse de proclamer Masa qui a repris ses tournées de pianiste.

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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Kharoll Mendoza
Sainte Jeanne de Valois (1464-1505) a une vision au cours de laquelle le Christ échange son cœur contre le sien

Fille et épouse de rois de France, Jeanne, surnommée « la boiteuse », est reine pendant quelques mois.

Mais Dieu l’appelle à une tâche d’un autre ordre. Elle entend la Vierge lui annoncer : « Avant ta mort, tu fonderas une religion en mon honneur. » En 1501, Jeanne fonde l’ordre de l’Annonciation de la Vierge Marie.

Peu avant de mourir, elle a une vision juste après avoir communié. Transportée dans un lieu resplendissant de lumière et présentée par Marie à son Fils, elle se trouve bientôt assise sans savoir comment, devant une table préparée pour trois personnes. Devant elle, sur une coupe, reposent deux « cœurs ». « Prenez, ma fille, dit alors la Vierge, prenez ces aliments divins, et nourrissez-en votre âme. Prenez-les pour vous, pour la France, pour ce peuple dont je suis la souveraine ; c’est dans ces deux cœurs qu’il trouvera l’espérance et le salut. » 

Jeanne s’apprête à obéir lorsque Jésus l’arrête : « Eh quoi, mon épouse, dit-il, ne mettrez-vous rien de vous ?

- Hélas ! répond-t-elle, qu’y a-t-il en moi qui soit digne de vous être présenté ? - N’avez-vous pas un cœur ? reprend Jésus. »

Laissons la sainte poursuivre son récit : « Il me sembla en ce moment que ma main cherchait dans ma poitrine, mais elle cherchait en vain ; je n’y trouvai plus mon cœur. »

Jeanne a été béatifiée par le pape Benoît XIV en 1742 et canonisée par Pie XII en 1950.

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3 février 2023 5 03 /02 /février /2023 15:00
Unsplash/Maxime Bhm
Sainte Marie Rivier (1768-1838) obtient par son intercession la guérison d’une enfant de 7 ans.

Dans l’Entre-deux-guerres, Paulette, née le 3 août 1930, à Bourg-Saint-Andéol (France, Ardèche), tombe gravement malade.

À la mi-décembre 1937, l’état de santé de l’enfant se met à inquiéter très sérieusement son entourage. Le médecin de la famille diagnostique une « acrodynie infantile » : une détérioration du système nerveux, fréquemment causé par l’absorption de métaux lourds, tel le mercure. Les symptômes - disparition du tonus musculaire, œdèmes, dérèglements du fonctionnement des reins, etc - ne laissent aucun espoir de guérison. Paulette est une fillette triste et anxieuse. La pâleur de son visage trahit ses souffrances.

Ses parents demandent aux religieuses de la Présentation de leur ville, de prier Marie Rivier, leur fondatrice. Les camarades de Paulette et les élèves de l’école communale participent à la

neuvaine en l’honneur de la vénérable Mère Rivier dont on se prépare alors à célébrer le centenaire de la mort.

Le dernier jour de la neuvaine, Paulette dit à sa mère qu’elle ne souffre plus du tout. Au soir du 3 février 1938, tous les signes de la maladie ont disparu instantanément, sans laisser aucune trace physique ou psychologique !

Paulette Dubois est décédée en 2020, âgée de 90 ans. Marie Rivier, que ses amis surnommaient « Marinette », a été béatifiée en 1982 puis élevée sur les autels par le pape François le 15 mai 2022.

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2 février 2023 4 02 /02 /février /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/pugun-photo
Sainte Catherine de Ricci (1522-1590) participe totalement à la Passion du Seigneur

D’origine florentine, Catherine, religieuse dominicaine stigmatisée, mène une vie contemplative jalonnée d’expériences mystiques rares.

Le premier jeudi de février 1542, elle tombe en extase. Elle le reste jusqu’au lendemain, vers 16 heures. Pendant 12 ans, le même phénomène va se reproduire chaque semaine. Comme elle l’explique à son confesseur, elle revit tous les épisodes de la Passion, depuis le départ de Béthanie jusqu’à la descente de croix. Elle a la certitude de voir tout ceci de ses yeux de chair et se sent « impliquée » dans ce drame. En même temps, elle ressent les douleurs physiques de Jésus dans son propre corps, et ses sentiments intérieurs dans son âme. Catherine a été béatifiée en 1732 puis canonisée en 1746 par son successeur Benoît XIV.

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1 février 2023 3 01 /02 /février /2023 15:00
Unsplash/Akhil Shrestha
Saint André de Segni (vers 1230-1302) ressuscite des oiseaux en mémoire de saint François d’Assise

Neveu du pape Alexandre IV, André ne se soucie guère de lui-même : à ses yeux tout est entre les mains de Dieu. Son entourage voit en lui un grand théologien et un futur cardinal ; lui n’aspire qu’à la paix, à l’image de son modèle, saint François d’Assise.

En 1302, malade, il poursuit néanmoins sa vie ascétique dans les Apennins (Italie). Mais trop fatigué, il est contraint de s’aliter.

Un jour, des fidèles connaissant son état lui apportent des petits oiseaux tués par un chasseur, afin de « réveiller » son estomac affadi.

Mais André ne supporte pas le spectacle de ces créatures ensanglantées. Subitement, il se souvient du dialogue entre saint François et les oiseaux d’Assise (Italie, Ombrie).

Envahi par une grande pitié envers ces bêtes, il trace sur eux un signe de croix en priant le Seigneur de leur redonner vie. Une fois son oraison achevée, les oiseaux se mettent à bouger, à s’agiter, puis battent des ailes et s’envolent. Les frères présents dans la pièce tombent à genoux.

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Quinton Coetzee
Saint Jean Bosco (1815-1888) guérit une femme paralysée devant 600 personnes

Don Bosco vient d’arriver à Caramagna (Italie, Piémont), où il doit séjourner quelques heures. Une femme paralytique s’est traînée sur ses deux béquilles pour venir à la rencontre du saint.

« Que voulez-vous de moi, ma brave dame? », lui demande-t-il.

La pauvre femme répond : « Oh Don Bosco ! Ayez pitié de moi ! Donnez-moi une bénédiction !

- De tout mon cœur, mais avez-vous foi en la Madone ?

- Oui, beaucoup !

- Alors agenouille-toi ! ».

La pénitente se demande bien pourquoi le saint prêtre lui demande de s’agenouiller car il a vu évidemment que ses jambes sont mortes.

Pour lui obéir, elle tente de s’appuyer sur les deux béquilles puis de ramper à même le sol. A cet instant, Don Bosco retire énergiquement les deux béquilles de dessous ses bras et de ses mains et dit : « Alors non, agenouillez-vous bien ».

Un silence de plomb règne parmi les 600 personnes présentes. La pénitente se retrouve à genoux sur le sol, sans savoir comment.

« Maintenant, ajoute le saint, dis avec moi ‘Je vous salue Marie à la Vierge Auxiliatrice’ ».

Après avoir récité les trois Je vous salue Marie, sans que personne ne l’aide, la femme, bien connue des habitants de la région, se lève, sans ressentir aucune douleur.

Don Bosco met les deux béquilles sur ses épaules et lui dit en souriant : « Va, et aime toujours Marie Auxiliatrice. »

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/ipopba
La bienheureuse Maria Bolognesi (1924-1980) transpire du sang lors de ses extases

Née d’une mère célibataire non loin de Ferrare (Italie, Emilie-Romagne), fait des petits travaux pour survivre. Sa vie spirituelle est remplie de grâces extraordinaires dont elle parle uniquement à son confesseur.

Le 1er avril 1942, Maria, originaire de la région de Ferrare (Italie, Emilie-Romagne), laïque sans revenus, voit Jésus qui lui transmet un message. Il lui apparaît une seconde fois le 2 janvier 1944. « Ma sueur est à toi. », lui dit le Seigneur ce jour-là. Aussitôt, le corps de Marie se met à suer une grande quantité de sang. Le phénomène dure 5 minutes.

Ces sueurs de sang sont accompagnées d’une immobilité des membres et de toute sensibilité musculaire. Nombre de témoins ont perçu un « parfum indéfinissable, délicat mais intense de fleurs » dans la chambre de la bienheureuse.

Cette sudation se reproduit ensuite tous les vendredis, vers 15 heures : Maria participe à la Passion du Christ dont elle perçoit les scènes successives jusqu’à la crucifixion. Au terme de son extase, les stigmates s’ouvrent aux mains et aux pieds, en particulier aux temps de l’Avent et du Carême.

Mgr Aldo Balduin, dans sa brochure Maria Bolognesi - Une vie pour les pauvres, a noté que toute tromperie et illusion sont exclues d’emblée car les plaies apparaissent instantanément, entraînant une modification inexplicable des tissus, et que ces stigmates sont persistants et inaltérables malgré les tentatives de soins et, qu’enfin, ils se referment sans aucun acte médical, avec « absence de faits suppuratifs ». Leur guérison est « instantanée et parfaite ».

Le pape François a béatifié Maria en 2013.

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Krzysztof Winnik
En 1374, une hostie consacrée se transforme en un morceau de chair aux Pays-Bas

Middelbourg est une petite ville des Pays-Bas, proche de la Belgique. En 1374, l’une de ses habitantes, connue en raison de sa foi et de sa grande piété, met tout en œuvre pour que les gens de la région puissent recevoir une vraie formation chrétienne et spirituelle. Les membres de sa famille, mais également tous ses domestiques, et des personnes nécessiteuses, sont invitées à suivre des cours et des temps de prières. La bienfaitrice espère notamment que tous seront dignes de communier le premier dimanche de carême.

Elle a récemment engagé un nouveau serviteur, Jean, originaire de Cologne (Allemagne, Rhénanie-Westphalie), inconnu dans les alentours. Celui-ci affirme être un bon chrétien mais mène en réalité une vie dissolue depuis plusieurs années. Il ne se confesse plus et ne va jamais à la messe dominicale.

En ce premier dimanche de carême, l’église paroissiale Saint-Pierre de Middelbourg accueille une foule de fidèles. Pour sanctifier la fête de Pâques, la dame a demandé à ses proches et à ses serviteurs de faire pénitence pendant le carême et d’aller régulièrement à la messe, comme chaque année. Jean, lui, s’est joint aux personnes réunies autour de sa patronne. Il fait comme tout le monde, chante, prie, s’agenouille, ayant peur de décevoir celle qui l’emploie. Il assiste sagement à la célébration eucharistique, et quand arrive la communion, il se déplace avec les autres fidèles. Il s’approche de l’autel pour communier.

Mais à l’instant où il reçoit l’hostie sur sa langue par le prêtre, il sent quelque chose de liquide dans sa bouche. L’hostie vient de se transformer instantanément en chair vivante. Épouvanté, Jean a le réflexe de retirer l’hostie de sa bouche d’où coule du sang. Mais il se met à hurler : il ne voit plus rien ; il est devenu aveugle. Le linge qui sert de nappe sur l’autel est ensanglanté.

Le prêtre comprend ce qui se passe. Très ému, il s’empare de l’hostie miraculeuse et la pose avec soin sur un plateau qu’il met devant le tabernacle.

De son côté Jean se repent instantanément et confesse ses péchés devant tout le monde. Sa cécité disparaît aussi vite qu’elle était apparue. Jusqu’à la fin de sa vie, il conservera une grande dévotion pour l’eucharistie.

Les autorités diocésaines sont informées des faits. L’archevêque du lieu mène une enquête minutieuse à la suite de laquelle il autorise l’adoration de l’hostie miraculeuse. Le moine Jean de Gheest, confesseur de l’archevêque, demande le transfert de la moitié de l’hostie dans son abbaye de Louvain (Belgique, Brabant). Cela lui est accordé. Une partie de l’hostie est toujours conservée à Louvain par les pères Augustiniens. L’autre partie se trouve dans l’église Saint-Pierre à Middelburg où existe une abondante documentation concernant ce miracle.

L’empereur du Saint-Empire, Frédéric III, aurait voulu que l’hostie miraculeuse soit transférée dans la cathédrale de Cologne en mémoire de Jean, le pécheur converti.

En 1426, une confrérie a été créée à Middelbourg, sur la paroisse Saint-Pierre. Le Saint-Siège a accordé des indulgences aux pèlerins visitant l’église du miracle.

Le 15 juin 1435, l’évêque de Liège (Belgique) a autorisé une procession annuelle pour célébrer le miracle le premier dimanche après la Pentecôte.

Le 30 juin 1935, les célébrations du 5e centenaire du miracle ont été très importantes.

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28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 15:00
CC0/wikimedia Détail de Saint Thomas d’Aquin, par Carlo Crivelli, 1476, Londres, National Gallery.
Saint Thomas d’Aquin (1225 ou 1226-1274) refuse de manger des harengs découverts miraculeusement par son médecin

Printemps 1274. Le pape Grégoire X a convoqué un concile à Lyon (France, Rhône). Thomas, presque quinquagénaire, y est invité comme théologien.

Il se met en route mais, parvenu à Priverno (Italie, Latium), il tombe malade et perd l’appétit.

Le médecin du lieu, Jean di Guido, l’examine et lui demande s’il a envie d’un mets en particulier. Thomas lui répond qu’il ne peut rien avaler hormis des harengs qu’il avait jadis goûtés en France.

Le praticien est ennuyé : il est presque impossible de trouver de tels poissons dans cette partie de l’Italie !

Il se rend pourtant sur la place du village où il rencontre un pêcheur venant de Terracina (Italie, Latium), cité du littoral. L’homme transporte des sardines fraîchement pêchées.

Parvenu sur l’emplacement qui lui est réservé sur le marché, le pêcheur dépose sa marchandise à terre. A cet instant, Jean se penche pour voir si quelques autres poissons ne se mêlent pas aux sardines.

Stupeur ! Il découvre, à la place des poissons annoncés, un panier de harengs frais ! Le médecin est stupéfait : on n’a jamais vu de tels poissons dans la région. Il interroge le pécheur qui n’en revient pas non plus : il a bel et bien transporté des sardines et rien d’autre !

Tout joyeux, le médecin fait porter cette pêche miraculeuse à Thomas. Mais celui-ci refuse de manger : « Il vaut mieux que je m’en remette à la divine Providence, plutôt que d’oser manger de ces poissons qui m’ont été accordés par la puissance divine ; je les ai désirés avec trop de convoitise. »

Thomas a été canonisé en 1323 par le pape Jean XXII puis proclamé docteur de l’Église en 1567 par Pie V.

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27 janvier 2023 5 27 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Kharchenko_irina7
Sainte Angèle Merici (1474-1540) a une vision de vierges qui prophétisent sa future fondation religieuse

En 1506, un jour qu’elle travaille aux champs, Angèle voit une lumière éclatante qui l’environne soudain. Au centre de cette nuée magnifique, elle observe une échelle s’élever du sol jusqu'au ciel. Une « troupe innombrable de vierges » en parcourent les échelons, soutenues par des anges. 

Une de ces vierges se tourne vers elle et lui dit : « Angèle, sache que Dieu t’a ménagé cette vision pour te révéler qu’avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. » 

Vingt ans après cette vision prophétique, Angèle fonde à Brescia (Italie, Lombardie) la Compagnie de Sainte-Ursule, dont les membres ne portent pas d’habit spécifique et ne prononcent pas de vœux. 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 14:56
Unsplash/Fuu J
Saint José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914) intercède avec succès pour une fillette plongée dans un coma profond

En octobre 2013, Camilla Brusotti, 9 ans, est admise à l’hôpital de San Juan (Argentine) dans un état préoccupant.

La fillette est plongée dans un coma profond après une chute de cheval, selon les dires de sa mère, Alejandra Rios. En réalité, Camilla a été victime de coups violents portés par son beau-père.

Le pronostic vital est engagé. Les chances de survie sont extrêmement minces. Camilla va demeurer inconsciente 45 jours durant.

Pendant ce temps, les grands-parents de Camilla reçoivent la visite d’amis qui leur présentent un portrait du bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero. Aussitôt, ils organisent une neuvaine en l’honneur du « Cura Gaucho ». Clergé et religieuses de la région sont invités à prier pour la guérison de Camilla.

Quelques jours après le commencement de la neuvaine, l’enfant ouvre les yeux, se met à parler, se lève de son lit et marche dans sa chambre.

« Guérison scientifiquement, complètement inexplicable », témoignent les 7 médecins qui se sont relayés au chevet de Camilla !

Le 6 octobre 2016, l’Église inscrit José Gabriel au catalogue des saints. Ce jour-là, parmi les dizaines de milliers de fidèles, Camilla et ses grands-parents, émus de rencontrer le pape François, pleurent de joie.

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 15:00
CC0/wikimedia Détail de La Vierge à l’Enfant avec saint Jean-Baptiste, par Botticelli, 1470-1475, Paris, musée du Louvre.
Le bienheureux Henri Suso (vers 1295-1366) a une vision de l’Enfant-Jésus et de la Vierge au cours de son adolescence

En 1312, Henri est un jeune allemand à la foi puissante. Une nuit, il est réveillé brutalement par une apparition de Notre-Dame tenant l’Enfant-Jésus.

Jésus tient à la main une petite cruche contenant de l’eau. Marie prit ce récipient et le tendit à Henri pour qu’il boive.

Le jeune homme, pourtant fervent dévot de la Vierge, n’a pas compris ce message. Mais la scène reste gravée dans sa mémoire.

Le lendemain soir, Henri a une seconde apparition de Marie qui lui dit : « C’est moi, la nuit dernière, qui t’ai donné à boire, et j’ai l’intention, puisque tu as une soif aussi grande, de te donner à boire par pitié… »

Puis, après un instant de silence, elle reprit : « Je veux te donner à boire le breuvage salutaire qui coule de mon cœur. Tu obtiendras de moi cette consolation ».

Dominicain, Henri, est l’un des plus grands théologiens allemands du Moyen Âge. Il a été béatifié en 1831 par le pape Grégoire XVI.

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/freestocks
La bienheureuse Gaetana Tomoleo (1936-1997) obtient de Dieu la guérison d’une femme enceinte

En 2014, une habitante de Catanzano (Italie, Calabre), la ville de Gaetana Tomoleo, surnommée « Nuccia », laïque proclamée vénérable, est enceinte.

Une première échographie jette la jeune femme dans le désespoir : l’embryon est localisé dans le canal cervical de l’utérus ; autrement dit, l’enfant est condamné par la médecine.

La mère refuse cependant d’avorter. Informée des risques encourus, elle décide de poursuivre sa grossesse. Peu après, une seconde échographie confirme le diagnostic alarmant.

Admise à l’hôpital de Catanzano, son mari et ses amis cherchent ensemble une solution lorsque l’aumônier de l’hôpital demande à rencontrer la jeune mère. Il lui propose d’invoquer Nuccia qui a offert à Dieu ses souffrances pendant 60 ans.

« Soit ! Implorons-la » s’écrient la patiente et les siens.

Les médecins s’interrogent alors : la patiente survivra-t-elle ?

Quelques heures après le début de la prière commune adressée à Nuccia, de nouvelles analyses sont effectuées. Cette fois, les praticiens avouent leur perplexité : tous les paramètres indiquent une nette amélioration de santé et de la mère et du futur bébé.

L’évolution de la grossesse contredit toutes les prédictions médicales : la jeune femme a accouché par césarienne d’un nourrisson  en parfaite santé !

Nuccia a été béatifiée le 3 octobre 2021.

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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/mstroz
Saint Ildefonse de Tolède (606-667) voit la Vierge qui le revêt d’une chasuble merveilleuse

En décembre 656, le concile de Tolède (Espagne, Castille-La Manche) fixe au 18 décembre le jour des fêtes de la Vierge dans l’Église d’Espagne.

Dans la nuit du 18 décembre 665, accompagné de son clergé, Ildefonse (606-667), archevêque de Tolède, défenseur de la perpétuité de la virginité de Marie, se rend dans sa cathédrale pour y préparer Noël avec son clergé.

Une paix profonde règne dans l’édifice vide. Ildefonse et ses prêtres s’installent dans une petite chapelle latérale.

Soudain, une clarté envahit les lieux. Paniqués, tous s’enfuient à l’exception du saint qui s’est agenouillé, et de deux diacres, saisis d’effroi.

Attirés par une force invisible, leurs regards se tournent vers l’autel. Là, sur la cathèdre (siège de l’archevêque), la Vierge est assise, entourée par « une compagnie céleste de vierges » qui chantent la gloire de Dieu.

Marie fait un signe de tête à Ildefonse et lui dit d’approcher. Parvenu à sa hauteur, le prélat se sent défaillir : la Mère de Dieu a le regard fixé sur lui.

Elle lui dit : « Tu es mon aumônier et fidèle notaire. » Puis, lui montrant une belle chasuble liturgique, elle ajoute : « Regarde ce vêtement. C’est mon Fils qui t’envoie ce trésor. » Ildefonse a alors la sensation que Marie le recouvre de cet habit.

Cette apparition a donné lieu à un jour de fête dans l’Église espagnole afin de perpétuer sa mémoire.

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Zolnierek
En 1533, des hosties volées dans une église sont retrouvées intactes malgré des conditions atmosphériques très difficiles

Fin décembre 1532, Marseille-en-Beauvaisis (France, Oise). Un fait divers trouble le calme de ce petit bourg du nord de la France. Des inconnus ont pénétré dans l’église paroissiale dédiée à saint Martin où ils ont dérobé un ciboire d’argent contenant des hosties consacrées. Cet objet liturgique faisait la fierté des habitants. Tous sont tristes.

Les voleurs se sont débarrassés des hosties consacrées en les cachant sous une grosse pierre de la rue principale du village.

Quelques jours ont passé… Le 1er janvier 1533, une tempête de neige sévit, recouvrant la région d’un blanc manteau.

Jean Moucque, habitant des lieux, doit emprunter la rue principale, malgré les intempéries. Tandis qu’il avance difficilement, son attention est soudain attirée par une grosse pierre située sur le bord de la rue. Étrangement, alors que la neige recouvre déjà tout, cette pierre n’est pas couverte de neige.

Jean s’avança, bouge la pierre et parvient à la soulever malgré le froid qui engourdit son corps. À sa grande surprise, il voit, posées à même le sol, plusieurs hosties complètement intactes, malgré le temps passé sous le gros caillou, puis sous la neige. Se souvenant du vol dans sa paroisse, il avertit immédiatement son curé, l’abbé Prothais.

Ce dernier décida d’aller récupérer les hosties au cours d’une procession. Vite, il réunit quelques fidèles de la paroisse, et part. Il est bientôt rejoint par d’autres personnes qui avaient repéré la procession. Rapidement, et malgré la neige, ils arrivent à l’endroit où Jean Moucque a retrouvé les précieuses hosties.

Peu après, le curé fait placer une croix entourée d’un buisson épineux sur le lieu où les hosties ont été retrouvées ; bientôt, de nombreuses guérisons sont alléguées à cet endroit. Plus tard, une chapelle y est érigée pour accueillir les fidèles de plus en plus nombreux. Elle est appelée la « chapelle des Saintes hosties ». Chaque 2 janvier, un pèlerinage y est organisé.

Les guérisons inexpliquées, dont celles du père Jacques Sauvage, curé et celle d’un musicien aveugle, ont été consignées notamment par l’historien Pierre Louvet (1617-1684). Pourtant, malgré toutes ces grâces, en 1561, le comte de Beauvais, Odet de Coligny, évêque du lieu, devenu calviniste, a donné l’ordre de consommer les hosties miraculeuses. Toutefois la chapelle demeura intacte jusqu’à la Révolution française malgré un orage catastrophique en 1645. Là, elle a été sérieusement endommagée. Elle a été restaurée en 1880.

En mai et juin 1940, Marseille-en-Beauvaisis a été touché par 480 bombes. La chapelle fut de nouveau endommagée, avant d’être rénovée une seconde fois en 1949. Les pèlerinages reprirent après-guerre et sa date fut transférée le jour de la Fête-Dieu.

Enfin la chapelle a été restaurée à nouveau en 2000. Bien que les reliques eucharistiques n’existent plus, le pèlerinage continue d’attirer quelques fidèles une fois l’an.

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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Elise Pelligrini
La bienheureuse Marie-Christine de Savoie (1812-1836) intercède avec succès pour la guérison inespérée d’une femme atteinte d’un cancer

En juin 1866, Maria Vallarino, 36 ans, est domestique chez la marquise Carrega. Voici peu, elle a découvert une boule grosse comme une noix dans son sein droit.

Elle en parle à la marquise qui l’envoie chez le docteur Luigi Garibaldi. Celui-ci diagnostique une tumeur maligne avec écoulement et lui prescrit une thérapie à base de « sangsues et d’emplâtres ».

Deux mois plus tard, Maria, au plus mal, retourne chez lui. Le praticien lui propose l’ablation mais Maria refuse. Elle contacte alors le docteur Oldoino Marengo, chirurgien. Selon lui, il s’agit d’une tumeur hautement maligne et incurable de la « taille d’un œuf de poule ».

Alors qu’elle est au plus mal, Maria reçoit un mot du docteur Garibaldi lui conseillant de rencontrer Virginia Lombardo de Rivarolo Ligure, une infirmière liée à la cause de la vénérable Marie-Christine de Savoie.

Cette femme se précipite chez Maria et lui remet des fragments de relique des vêtements de Marie-Christine, en lui recommandant de s’adresser à elle.

A partir de ce moment, Maria observe la rapide réduction du volume de la masse, jusqu’à son élimination totale en quelques jours.

Puis elle se rend chez le docteur Garibaldi. « Revenue au bout de cinq ou six jours, je visitais son sein, et la tumeur ne revint plus », explique le médecin, ahuri.

Quelques mois plus tard, sollicitée par la marquise Carrega, Marie se présente chez le docteur Marengo qui n’en revient pas : tout a disparu.

Maria n’a eu aucune récidive. Six experts l’ont examiné : les 16 décembre 1870, 12 avril 1875 et 5 avril 1887. Leurs conclusions sont unanimes : guérison « très rapide, durable et inexplicable d’une tumeur du sein unie ou bilatérale ».

Maria mourut le 11 janvier 1905, à l’âge de 75 ans.

Marie-Christine de Savoie a été béatifiée à Naples en 2014.

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Kelly Sikkema
Sainte Marie-Christine de l’Immaculée-Conception (1856-1906) permet la naissance d’un enfant chez un couple stérile

A la fin des années 90, un couple italien de la province de Bénévent (Italie, Campanie) ne réussit pas à avoir d’enfant. Après deux grossesses extra-utérines, les médecins déclarent à l’épouse, Mariangela Di Mauro, de se résigner : elle ne pourra jamais mener à bien une grossesse.

Dans sa jeunesse, Mariangela avait effectué sa scolarité dans un établissement tenu par les Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement, congrégation fondée par Marie-Christine de l’Immaculée-Conception. Depuis, elle n’a jamais oublié la fondatrice qui, à ses yeux, est une grande sainte.

Mariangela décide de se confier à elle pour qu’elle prie le Seigneur afin qu’il lui accorde la grâce de devenir mère. Avec son mari, Carmine Cacchillo, elle participe en 2003, à une veillée de prière organisée à l’occasion de la béatification de la fondatrice. Ce jour-là, se souvient-elle, elle prie avec une énergie extraordinaire.

Parallèlement, les époux songent aussi à l’adoption, mais ce projet n’a pas abouti.

Puis, en 2004, Mariangela met au monde Pasqualino, en dépit du diagnostic catégorique des médecins qui estimaient qu’elle n’aurait jamais pu concevoir un enfant.

Marie-Christine a été béatifiée par saint Jean-Paul II en 2003. C’est la naissance de Pasqualino, « l’enfant du miracle » qui a permis sa canonisation le 17 mai 2015.

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Brooke Lark
Saint Macaire d’Egypte (vers 300-391) chasse le démon apparu sous l’aspect d’un moine

Un jour, le père Macaire, moine dans le désert égyptien de Scété, se rend dans « l’oued » (zone végétale irriguée par un cours d’eau) afin d’y cueillir palmes et dattes.

Le soleil tape fort et la soif se fait sentir. Mais Macaire, travailleur infatigable, a bientôt terminé sa cueillette et commence à attacher les palmes avec une corde pour les transporter sur sa monture.

Il voit alors un moine inconnu s’approcher de lui qui lui dit : « Macaire, n’attache pas ces palmes ensemble avant de m’en avoir donné une part. »

Surpris, Macaire lui répond : « Viens, emporte ce que tu veux. »

- « Partage-les ; donne-m’en une partie et prends l’autre pour toi. », lui rétorque l’inconnu.

Macaire partage alors sa cueillette en deux parts inégales, l’une plus grosse que l’autre ; il dit à son mystérieux interlocuteur : « Prends des deux celle que tu voudras. »

- « Non ! toi, tu as eu la peine de cueillir, prends d’abord du côté que tu voudras. », lance le moine.

Macaire saisit la plus petite part. Aussitôt le moine devient furieux et s’écrie : « Ô violence ! Macaire, j’en ai vaincu un grand nombre, mais toi, tu m’as vaincu. »

Et le saint de lui rétorquer : « Qui es-tu donc ? »

- « Je suis le démon de la convoitise des richesses. »

Lorsque Macaire eut fait une prière et tracer un signe de croix, le diable disparut.

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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Arthit_Longwilai
La bienheureuse Christine Ciccarelli (1480-1543) voit l’âme d’un religieux monter au paradis

Christine, religieuse augustine, a été élue abbesse du couvent Sainte-Lucie de l’Aquila (Italie, Abruzzes), sa ville de naissance. C’est une personnalité célèbre dans la région à qui on demande conseils et prières.

Depuis quelques jours, les fidèles de la ville sont inquiets. Le frère Vincent, du couvent franciscain de San Giuliano, homme d’une grande sainteté, est très malade.

Un soir, tandis qu’elle travaille dans son bureau, mère Christine entend une voix « angélique » qui l’invite à regarder sans plus attendre par l’une de ses fenêtres.

Elle obéit. Après avoir tourné les yeux dans toutes les directions, elle sent son regard attiré dans la direction du couvent de San Giuliano.

Soudain, la bienheureuse est comme élevée hors d’elle-même. Puis elle aperçoit un escalier qui s’étend du « ciel à la terre », le long duquel des anges descendent, ordonnés deux par deux, en procession, portant chacun une bougie allumée, et s’avançant dans la direction de San Giuliano. Cette procession est clôturée par le Christ, vêtu en majesté, « resplendissant d'une immense splendeur » et portant dans ses bras l’âme du frère Vincent.

A cet instant, une religieuse entra dans le bureau de Christine en s’écriant : « Frère Vincent vient de mourir ! »

Christine a été béatifiée en 1841 par le pape Grégoire XVI.

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17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Liudmila Chernetska
Saint Antoine le Grand (vers 251-356) a une vision diabolique que lui explique le Christ

Un jour, retiré dans le désert de la Thébaïde (Egypte), mais souvent visité par des personnes venant lui demander ses conseils, Antoine passe un moment à discuter avec un groupe de moines au sujet de la vie après la mort.

La nuit suivante, il entend quelqu’un qui l’appelle : « Antoine, lève-toi, sors, et regarde. »Il sort donc, sachant parfaitement à quel esprit il faut ajouter foi. Dehors, il voit une forme gigantesque, “fort terrible et fort extraordinaire”, debout et touchant les nues. Il aperçoit également des personnes qui s’élèvent dans les airs, comme si elles avaient eu des ailes.

La « forme » fantomatique étend alors les mains, empêchant quelques-unes des personnes de monter. Mais certaines parviennent à échapper à sa rage et atteignent la lumière d’en haut. Antoine entend les dents du monstre grincer de colère.

Puis il perçoit une autre voix qu’il connaît bien, la voix du Seigneur : « Comprends bien cette vision ! »

A ces paroles, son esprit s’ouvre ; il comprend que ce fantôme est « l’ennemi de nos âmes », incapable de barrer la route du paradis à ceux qui se tiennent loin de lui.

Antoine est considéré comme le père des moines chrétiens.

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