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16 janvier 2023 1 16 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/JudyDillon L’abbaye de Lérins.
Saint Honorat de Lérins (vers 375/380-430) apparaît à l’un de ses parents vivant en Allemagne

Vers 400, Honorat, est un homme de Dieu aimé et respecté. Il vient de fonder un monastère sur l’île Saint-Honorat  et deviendra bientôt archevêque d’Arles

Un jour, il reçoit la visite de fidèles de Trèves.  Ceux-ci lui expliquent que des jeunes gens de leur ville mènent une vie de débauche, et que parmi eux, un certain Hilaire se fait remarquer par son impiété.

A ce récit, le cœur d’Honorat s’emballe : il a immédiatement reconnu ce Hilaire dont on lui parle... un parent ! Malgré des ennuis de santé, le saint dit à ses visiteurs qu’il fera tout pour trouver une solution.

Honorat prend d’abord la plume pour exhorter ce garçon qu’il considère perdu s’il ne se convertit pas, mais en vain car Hilaire est « attaché au monde et à ses appâts illusoires ». Honorat l’exhorte à ouvrir son cœur à Jésus. Mais, nous dit Hilaire lui-même, « ses paroles pleines de piété ne pénétraient pas dans mes oreilles... je résistais.. et faisais le serment de ne pas céder ».

Une nuit, saint Honorat lui apparaît nimbé d’une lumière merveilleuse et lui dit : « Ce que tu me refuses, Dieu me l’accorde ».

Les jours suivants, Hilaire revient à Dieu. Sa conversion est totale.

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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Zolnierek
En 1560, une hostie consacrée échappe à l’incendie de l’église dans laquelle elle est conservée

Dans la nuit du 16 au 17 avril 1560, le frère franciscain Angelo Blais, du couvent de Morrovalle (Italie, Marches), dort paisiblement après une dure journée de travail. C’est l’octave de Pâques et les fidèles viennent en nombre.

Vers deux heures du matin, il est réveillé en sursaut par un crépitement effrayant. Il se précipite à sa fenêtre et voit l’église conventuelle en proie aux flammes.

Les frères font ce qu’ils peuvent pour arrêter cette catastrophe mais c’est déjà trop tard. Malgré le secours des habitants et de la force publique, l’incendie n’est circonscrit que le lendemain, vers 10 heures du matin.

Trois jours plus tard, le père Baptiste d’Ascoli se rend dans ce qui reste de l’église pour tenter de récupérer ce qui peut l’être. Les espoirs sont minces : le feu a tout ravagé, à commencer par le toit qui s’est effondré ainsi que plusieurs pans de mur.

Parvenu dans ce qui fut le chœur de l’édifice, le prêtre déplace un bloc de marbre, dernier vestige du maître-autel. Derrière, le mur de soutien, bien que debout, est en fort mauvais état. Le père aperçoit une large anfractuosité. Il s’approche et découvre un spectacle étonnant : le ciboire et un corporal, à peine brûlés, ont échappé aux flammes. Il se rapproche encore : posée sur le linge liturgique, la grande hostie - qu’il a lui-même consacrée quelques jours auparavant - est intacte !

Après avoir informé l’évêque diocésain, les frères exposent l’hostie retrouvée pendant trois jours, après l’avoir placée dans un coffret en ivoire sur ordre de leur provincial, le père de Morro d’Alba.

Le récit des faits arrive bientôt aux oreilles du pape Pie IV. A l’époque, les évêques du concile de Trente (Italie, Trentin-Haut-Adige), réfléchissent à la manière dont l’Église peut mieux dire et expliquer la présence réelle du Christ dans l’eucharistie à tous les croyants.

Aussi, le Souverain pontife charge Mgr Ludovic de Forli, évêque de Bertinoro (Italie, Emilie-Romagne) d’enquêter sur l’authenticité du phénomène.

Les experts mènent une enquête serrée au couvent de Morrovalle puis transmettent leur rapport aux autorités : le miracle eucharistique est vrai.

Le 19 septembre 1560, Pie IV promulgue la bulle Sacrosancta Romana Ecclesia dans laquelle il autorise le culte de la sainte hostie de Morrovalle. Les jours de l’anniversaire de l’incendie et de la découverte de l’hostie  - les « Jours des deux pardons» - seront chômés ; les pèlerins se rendant au couvent franciscain et embrassant le reliquaire obtiendront des indulgences.

Chaque année, des processions sont organisées par le clergé local. Mais à la fin du XVIIe siècle, on perd trace de l’hostie miraculeuse. Vol ? Dégradation ? On l’ignore.

En 1960, le Conseil municipal de Morrovalle décide d’apposer sur la porte principale de la ville l’inscription : « Civitas Eucharistica ».

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/klebercordeiro
Saint Félix de Nole (+ 313) est délivré de prison par un ange

Comme jadis l’apôtre saint Pierre, Félix, prêtre d’origine syrienne installé à Nole (Italie, Piémont), est jeté en prison par les Romains pour avoir confessé publiquement sa foi au Christ et malmené une statue païenne.

Une nuit, sa cellule est brusquement envahie par une clarté extraordinaire au centre de laquelle Félix, réveillé en sursaut, discerne un ange d’une beauté surnaturelle, vêtue de blanc, au regard transperçant.

L’être céleste lui adresse un message : « Félix, pars d’ici après mon départ et va trouver Maximien, évêque de Nole. Tu le verras dans une forêt que tu connais à proximité de la ville. Hâte-toi car il est très souffrant. »

Aussitôt, la lumière céleste disparaît ainsi que l’ange. Félix se frotte les yeux. Il aperçoit la porte de sa cellule grande ouverte… Il s’enfuit sans être inquiété et réussit à trouver l’évêque Maximien, âgé et malade, à l’endroit exact indiqué par l’apparition.

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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Osobystist
Saint Hilaire de Poitiers (vers 315-367) ressuscite un nourrisson mort sans avoir été baptisé

Hilaire est père de famille lorsqu’il est élu évêque de Poitiers (France, Vienne) au milieu du IVe siècle. C’est un homme estimé de tous. Mais son combat contre l’hérésie arienne lui attire les foudres de Rome et il est contraint à l’exil en Phrygie (Turquie actuelle).

A son retour en Gaule, tandis qu’il séjourne à Ligugé près de Poitiers, il reçoit la visite d’une femme dont le nouveau-né est mort quelques jours auparavant sans avoir eu le temps de recevoir le baptême.

Elle lui dit : « Alors qu’il n’était encore qu’un débutant, Martin [le futur saint évêque de Tours] a rappelé à la vie un catéchumène mort. Toi, qui es évêque, rends, je t’en prie, mon fils et à moi et au baptême ! »

Sans dire mot, Hilaire accompagne la mère éplorée jusqu’à son domicile où le garçon attend d’être inhumé. Là, il s’agenouille devant la dépouille et prie en silence quelques instants. Puis il étend ses mains sur le corps sans vie… et l’enfant ouvre les yeux !

Immense théologien, Hilaire de Poitiers est devenu docteur de l’Eglise en 1851.

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12 janvier 2023 4 12 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/MarcosPauloPrado
Sainte Marguerite Bourgeoys (1620-1700) intercède avec succès pour la guérison d’une canadienne en 2017

Kathy Chadwick, habitante de Montréal (Canada, Québec), est une jeune femme catholique pieuse et dévouée aux autres. Elle enseigne depuis 1999 dans plusieurs établissements tenus par la congrégation Notre-Dame de Montréal, fondée par sainte Marguerite Bourgeoys au XVIIe siècle. Kathy a l’impression de participer humblement à l’œuvre de cette grande sainte. Elle lui voue une profonde dévotion.

Au printemps 2017, tout bascule. Kathy se réveille un matin en voyant double. En bonne santé jusque là, elle ignore les problèmes de vue.

Habillée à la hâte, elle parvient à obtenir un rendez-vous d’urgence chez un spécialiste, proche de chez elle.

Le diagnostic la laisse sans voix : occlusion veineuse de la rétine survenue pendant son sommeil. Cela signifie que la médecine est incapable d’améliorer son état (il n’existe pas de traitement ni d’acte chirurgical possible) et que cette vision « double » sera permanente.

Cultivée, grande lectrice, Kathy est abattue. Deux mois plus tard, sans aucune amélioration, elle décide d’offrir son handicap au Seigneur et de demander l’aide de sainte Marguerite afin qu’elle intercède auprès de Dieu pour sa guérison.

Humainement, Kathy n’y croit pour ainsi dire plus. Mais une étincelle brûle dans son cœur. Elle se met à prier, comme jamais elle ne l’avait encore fait. Au 9e jour de la neuvaine, sa vision redevient normale. Elle l’est restée depuis, sans aucune intervention humaine.

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/BrianAJackson
Saint Michel de Klops (vers 1390/1400-1456) prophétise la date de naissance du grand-prince de Moscou

Tout le monde ignore la véritable identité de Michel, « fol en Christ » à Klops (Russie, région de Novgorod). Son ascèse qu’il pratique sans faillir lui confère une popularité grandissante auprès des fidèles. Chacun sait que Dieu lui a donné le don de prophétie et celui de clairvoyance.

Un jour, il reçoit la visite de gens importants venus de Moscou. Ceux-ci sont frappés de la maigreur de l’ermite et de la lumière émanant de sa personne.

Plongé dans la lecture de la Bible, Michel ne semble pas prêter attention à ses visiteurs lorsque soudain, il plante son regard dans les yeux de l’un d’eux. « Allez dire à la cour de Moscou que le futur grand-prince viendra au monde le 22 janvier 1440 », lui dit-il, avant de se replonger dans sa lecture.

De fait, le futur Ivan III est né à la date précise prophétisée par Michel.

Quelques années plus tard, l’identité du saint a été révélée grâce à sa voix entendue par un homme en visite à Klops : un parent de Michel, appartenant comme lui à la famille du grand-prince de Moscou !

Michel a été canonisé par l'Église orthodoxe de Russie en 1547.

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 15:00
 
iStock/Getty Images Plus/FluxFactory
La bienheureuse Anne des Anges (1602-1686) voit sainte Catherine de Sienne qui lui explique que Dieu agrée son projet de devenir religieuse

Née à Arequipa (Pérou), Anne est confiée à l’âge de 3 ans par ses parents aux religieuses dominicaines de la ville. Elle reste pendant 11 ans au monastère puis retourne dans sa famille de naissance comme c’était parfois la coutume.

Dans la maison familiale, l’adolescente aménage sa chambre à la manière d’une cellule monastique. Elle répète avec insistance qu’elle désire retourner au monastère car c’est là que Dieu l’attend. Mais les siens ne l’entendent pas ainsi : ils envisagent un mariage pour leur fille. Ils refusent de lui donner sa dot si elle persiste.

Une nuit, Anne médite seule dans sa chambre. Elle pousse un cri de surprise quand elle aperçoit une belle clarté qui envahit la pièce. En quelques secondes, cette lumière cède la place à une forme humaine. Anne reconnaît les traits de l’apparition : sainte Catherine de Sienne est face à elle…

« Dieu t’a choisi pour devenir dominicaine », lui dit sainte Catherine. Puis, en lui montrant le vêtement des dominicaines, elle ajoute : « Anne, ma fille, j’ai préparé cet habit pour toi. Laisses tout à Dieu. Je t’assure que tu ne manqueras de rien. »

Au matin Anne fait part de son expérience et informe ses parents que, désormais, rien ne l’empêchera de devenir une fille de saint Dominique.

Anne a été béatifiée en 1985 par saint Jean-Paul II, à l’occasion d’une visite apostolique au Pérou.

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/Anastasia Stiahailo
La bienheureuse Thérèse de Jésus (née Alix Le Clerc, 1576-1622) voit la Vierge et le diable au cours d’une messe

A l’été 1597, le projet d’ouvrir une école gratuite pour les jeunes filles pauvres de Lorraine est déjà bien ancré dans l’esprit d’Alix, âgé seulement d’une vingtaine d’années. Mais cette aristocrate de naissance vient de passer sa jeunesse à faire la fête avec les camarades de son âge sans se préoccuper ni de Dieu ni des nécessiteux.

Pourtant quelque chose bascule en elle. Elle vient de surcroît de rencontrer saint Pierre Fourier, curé de Mattaincourt (France, Vosges) qui deviendra son confesseur. Depuis peu, Alix se rend à Mattaincourt pour y entendre la messe. Un jour, elle est absorbée par d’étranges rêveries et ne perçoit que des bribes du sermon que le saint curé vient de commencer.

Subitement, elle a une vision effroyable : derrière le chœur, le démon mène un bal où il invite des jeunes personnes parmi lesquelles Alix se reconnaît !

Puis, de l’autre côté du chœur, la Vierge Marie apparaît, étincelante de lumière, vêtue comme une reine. Face à cette présence de Marie, Satan se fige puis disparaît.

Le message que la Mère de Dieu transmet ce jour-là à Alix restera gravé à jamais dans la mémoire de celle-ci : il est bon de fonder une maison nouvelle de filles « pour pratiquer tout le bien qu’on pourrait ».

Ce sera la congrégation des Chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame, cofondées par saint Pierre Fourier et elle.

Alix a été béatifiée en 1947.

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8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 15:00
iStock/Getty Images Plus/ClaraNila
Depuis 276 ans, 223 hosties miraculeuses sont conservées intactes dans la basilique Saint-François à Sienne

Plusieurs sources historiques évoquent avec détail et précision le prodige survenu à l’été 1730 à Sienne (Italie, Toscane), comme notamment un mémoire écrit par l’un des témoins oculaires, un certain Medi, qui relate ainsi les faits : le 14 août 1730, des voleurs réussissent à pénétrer dans l’église Saint-François où ils dérobent le ciboire contenant 351 hosties consacrées.

Trois jours plus tard, c’est la consternation. On a remué ciel et terre, passé au peigne fin tous les lieux possibles, en vain !

Le soir, un prêtre du sanctuaire de Sainte Marie en Provenzano, est intrigué par le bruit anormal que font les pièces de monnaie des fidèles tombant dans l’un des troncs de l’église duquel il voit déborder quelque chose de blanc. Il alerte les autres clercs présents.

« Elles y sont toutes », fait-on remarquer après que les témoins aient compté et recompté leur nombre.

L’évêché est prévenu. Les siennois accourent pour fêter l’événement. On ramène le saint butin en procession jusqu’à l’église Saint-François. Plus tard, les hosties sont déposées dans un beau reliquaire, exposé à l’adoration des fidèles.

Le temps n’a causé aucune altération de ces hosties. Elles ont été à plusieurs reprises l’objet d’analyses très sérieuses ; les conclusions restent en tous points identiques depuis 1730 : « Les particules sacrées sont toujours fraîches, intactes, physiquement non corrompues, chimiquement pures et ne montrent aucun début de corruption ».

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’archevêque Tiberio Borghese a imaginé le stratagème suivant : il plaça quelques hosties non consacrées dans une boîte de laiton scellée qu’il déposa à l’intérieur du reliquaire, afin de savoir quelle allait être leur évolution dans le même contexte naturel que les hosties miraculeuses. Quelques mois plus tard, des scientifiques ont ouvert la boîte, et n’y ont trouvé que des vers et des fragments putréfiés, tandis que les hosties miraculeuses étaient toujours intactes et d’un blanc immaculé.

Au XXe siècle, Enrico Medi, scientifique et homme politique, s’est exprimé sur le miracle de Sienne : « Cette intervention directe de Dieu est le miracle qui témoigne depuis des siècles la présence réelle du Christ dans le sacrement eucharistique.»

En 1914, le pape saint Pie X a autorisé un nouvel examen auquel ont pris part de nombreux savants en bromatologie, hygiène, chimie et pharmacie, comme Siro Grimaldi, professeur de chimie à l’université de Sienne. « Les saintes hosties de Sienne sont un exemple classique de la parfaite conservation de pain azyme consacré en 1730. Elles constituent un phénomène singulier, palpitant d’actualité qui invertit les lois naturelles de la conservation de la matière organique [...]. Cela est étrange, surprenant, anormal : les lois de la nature se sont inversées, le verre s’est moisi, le pain azyme est devenu plus réfractaire que le cristal [...]. C’est un fait unique conservé dans les annales de la science. », indique la conclusion de leur rapport.

D’autres analyses ont été menées en 1922, puis en 1950 et l’année suivante, à l’occasion du transfert des hosties dans un cylindre de cristal de roche. Saint Jean-Paul II, au cours d’une visite pastorale à Sienne le 14 septembre 1980, s’est exprimé ainsi devant les hosties prodigieuses : « C’est la Présence ! ».

Ce miracle permanent des « saintes particules » est gardé dans la chapelle Piccolomini les mois d’été et dans la chapelle Martinozzi en hiver. Fidèles et clergé de Sienne organisent de nombreuses initiatives en l’honneur des saintes hosties, comme l’hommage des « Contrade », la salutation des enfants après leur première communion, la procession solennelle de la Fête Dieu, le Septenaire eucharistique à la fin de septembre, la journée d’adoration eucharistique le 17 de chaque mois en souvenir de la découverte survenue le 17 août 1730…

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / SARINYAPINNGAM
Saint André Bessette (1845-1937) guérit instantanément un bossu en posant sa main sur son infirmité

En 1899, un homme bossu franchit le seuil du collège Notre-Dame de Montréal des Pères de la Sainte-Croix (Canada, Québec).

Le frère André, portier, est là, à quatre pattes, en train de laver le plancher. L’inconnu s’adresse à lui en ces termes : « Frère André, enlevez-moi ma bosse ! - Je ne fais pas de miracle, lui répond l’humble religieux ; puis, une bosse, c’est pas difficile à partir, vous pouvez bien la faire partir vous-même. »

Le visiteur ne sait ni quoi dire ni faire. Il s’approche doucement du frère, s’agenouille à ses côtés… Le saint passe la main sur la bosse qui se met à « dégonfler » puis disparaît en quelques instants. L’homme ressort guéri de son infirmité.

Frère André, né Alfred Bessette, a fait bâtir l’Oratoire Saint-Joseph, le plus grand sanctuaire mondial dédié à ce saint. 300 journaux du monde entier annoncent sa disparition en 1937. Douze jours durant, plus d’un million de fidèles lui rendent un dernier hommage.

« Instrument de saint Joseph », « le petit frère qui guérit tous les maux » est béatifié en 1982. Le pape Benoît XVI l’a déclaré saint en 2010.

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / Campwillowlake
Saint André Corsini (1302-1373) se convertit après avoir entendu le récit d’un rêve prophétique par sa propre mère

Jeune, André mène une existence frivole et dissolue, négligeant tous ses devoirs, se battant avec ses camarades et injuriant sa mère, Gemma Visconti. Né dans une famille puissante, il entend à cette époque vivre comme un aristocrate de son temps et jouir de tous les plaisirs.

Mais un jour, Gemma lui demande de l’écouter car elle a quelque chose d’essentiel à lui raconter : quelques semaines avant sa naissance, elle fit un rêve mystérieux qui, sur le moment, la laissa dubitative mais qu’elle comprit avec le temps. Selon elle, c’était une prophétie : elle se vit mettre au monde non un nouveau-né mais un « loup » féroce que Dieu transformerait en « agneau » lorsqu’il entrerait chez les Carmes.

Jusque là, André ignorait presque tout du Carmel et n’avait aucun désir de devenir religieux. Mais ce récit le remua intérieurement. Il se convertit à partir de ce jour. Le loup qu’il avait été devint un agneau en prenant l’habit du Carmel. Sacré évêque de Fiesole (Italie, Toscane), ses contemporains louent sa bonté, sa douceur évangélique et sa charité sans borne.

André a été élevé sur les autels en 1629.

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 15:00
Unsplash/Michael Gresset
La bienheureuse Marie Repetto (1809-1890) guérit une dame aveugle en retournant seulement une image de saint Joseph dans sa cellule

Aînée d’une famille piémontaise de 11 enfants, Marie entre chez les sœurs de Notre-Dame du Refuge (les Brignolines) près de Gênes (Italie, Ligurie). D’une grande humilité et d’un dévouement sans pareil, dévote de saint Joseph, elle est tour à tour couturière, brodeuse puis portière.

Dans cette fonction, elle accueille celles et ceux qui se présentent au couvent, sans distinction, toutes les heures du jour et parfois de la nuit. Un jour, une femme se présente et lui demande de prier pour son mari devenu aveugle. Marie accepte mais coupe court étrangement à la conversation. Parvenue dans sa cellule, elle décroche l’image de saint Joseph qui s’y trouve et la tourne vers le mur en disant au saint de réaliser maintenant ce que c’est que d’être aveugle !

Le lendemain, l’épouse revient : son mari est subitement guéri ! Sans attendre, la bienheureuse retourne cette fois l’image de saint Joseph dans le bon sens en disant : « Merci saint Joseph ». La « monaca santa » (moniale sainte), comme l'appellent les habitants de Gênes a été béatifiée par saint Jean-Paul II en 1981.

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4 janvier 2023 3 04 /01 /janvier /2023 15:00
Getty Images Plus / ipopba
Saint Angèle de Foligno (1248-1309) voit saint François d’Assise monté au ciel plus de 40 ans auparavant

Vers 1268, Angèle, jeune mère de famille, mène une vie insouciante et mondaine. Elle est certes croyante mais nullement pieuse. Un jour, elle se confesse à un prêtre mais n’ose avouer tous ses péchés. Pourtant, elle communie juste après. Prenant conscience de ses fautes, elle prie saint François d’Assise de la soutenir et de lui trouver un confesseur à qui elle pourrait tout dire.

Une nuit, le « Poverello » lui apparaît : « Ma sœur, si tu m’avais appelé plus tôt, je t’aurais exaucée plus tôt. Ce que tu demandes est fait. », lui dit-il. Le lendemain matin, Angèle entre dans l’église de Saint-Félicien de Foligno (Italie, Ombrie) où elle rencontre un prêtre franciscain qui l’accueille et lui donne l’absolution.

Convertie, Angèle devient tertiaire franciscaine quelques années plus tard. Jusqu’à la fin de sa vie, Dieu la gratifie de charismes extraordinaires. Elle a été béatifiée en 1701 par le pape Clément XI puis canonisée par le pape François en 2013.

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 15:00
CC0/wikimedia Sainte Geneviève, patronne de Paris, devant l'Hôtel de Ville; à droite, les Huns repoussés, vers 1620, Paris, Musée Carnavalet.
Sainte Geneviève de Paris (vers 420-vers 502/512) guérit sa mère aveugle

Fille d’une riche famille gallo-romaine, sainte Geneviève participe activement à la vie militaire et politique de son temps. Très fervente depuis sa jeunesse, le Seigneur la gratifie de dons étonnants. Un jour, alors qu’elle est encore une adolescente, sa mère veut l’empêcher de se rendre à l’église pour entendre la messe. 

Elle se heurte à la résistance de sa fille, d’un caractère bien affirmé, et qui, de surcroît, vient de faire don de sa personne à Dieu entre les mains de l’évêque de Paris (France). N’y tenant plus, la mère lui applique un soufflet. Aussitôt, la pauvre femme perd la vue. 

Quelques semaines plus tard, toujours aveugle, elle demande à Geneviève d’aller puiser pour elle de l’eau à la fontaine. Revenue prestement à la maison, Geneviève a une idée : tracer un signe de croix sur la cruche remplie d’eau et frotter les paupières de sa mère avec ce liquide. 

Après que la sainte lui eut appliqué l’eau sur les yeux, la mère se mit à sourire et à louer le Christ : elle voyait à nouveau ! Jamais elle ne rechuta.

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 15:00

 

Getty Images Plus / ipopba
Saint Basile le Grand (329-379) fait trembler l’église de Nicée en levant les mains au ciel

Au IVe siècle, Basile, évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie actuelle), combat l’arianisme, hérésie mettant en question la Sainte-Trinité pourtant confessée au concile de Nicée en 325. Les ariens ont trouvé un soutien de poids en la personne de l’empereur romain Valens. Bien armés, ils s’apprêtent à s’emparer de la principale église de Nicée (actuelle Iznik, Turquie, région de Marmara).

Saint Basile a alors une idée. Il propose aux deux parties en présence de prier à tour de rôle devant les portes fermées de l’édifice. Si celles-ci s’ouvrent d’elles-mêmes, l’on saurait qui est dans la vérité. Les supplications des ariens restent sans effet. Basile étend alors les mains et s’adresse à Dieu : toute l’église se met à trembler sur ses bases et les portes s’ouvrent en grand d’elles-mêmes.

Basile, Père grec de l’Église, est l’auteur d’une règle monastique qui a nourri toute la vie contemplative de l’Orient chrétien. En 1568, le pape saint Pie V l’a élevé au rang de docteur de l’Église.

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1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 15:00

 

Getty Images Plus / Krzysztof Winnik
En 1317, une hostie consacrée sur le point d’être volée se met à saigner en Belgique.

Le 25 juillet 1317, le curé de Viversel, petite bourgade flamande de Belgique, est appelé au chevet de l’un de ses fidèles, gravement malade, pour lui donner les derniers sacrements. Arrivé chez l’agonisant, il dépose son sac sur une table, dans le hall d’entrée. Celui-ci contient le ciboire et une hostie consacrée, le Saint-Viatique de l’agonisant. Déjà le prêtre s’empresse de confesser le malade rendu à la dernière extrémité.

Pendant ce temps, un rôdeur pénètre silencieusement dans la maison. Il découvre le sac du prêtre qu’il fouille. Il en sort le ciboire et se dit qu’un tel butin mérite bien un peu d’audace ! Mais l’instant d’après, il réalise que ce ciboire contient une hostie consacrée d’un blanc immaculé. Il jette un coup d’œil sur elle mais soudain, il est pris de panique : l’hostie se met à saigner ! Épouvanté, l’homme remet tout en place et s’enfuit en courant.

Voulant donner la communion au fidèle au seuil de la mort, le prêtre sort de la chambre et retire le ciboire de son sac. Il voit alors avec stupéfaction que l’hostie qu’il a lui-même consacrée pendant la messe du matin, est tachée de sang. De plus, elle adhère au linge qui recouvre le fond du sac. Épouvanté, il quitte les lieux et se précipite chez le curé de Lumen (Belgique), un village voisin, pour lui raconter ce qui vient de lui arriver.

Le curé de Lumen lui conseille de porter l’hostie au monastère bénédictin de Herkenrode, près de Liège, à une cinquantaine de kilomètres de là. Le curé s’exécute. Sur le chemin, il assiste à une série de phénomènes inexplicables, dont l’agenouillement d’un troupeau de vaches, au moment de son passage, à l’endroit appelé Sacramentsberg où l’on bâtira plus tard une chapelle en l’honneur du prodige eucharistique.

Parvenu au monastère bénédictin, le prêtre montre aux moines l’hostie tachée de sang. Dès lors, tout le diocèse va être tenu informé des faits. Les témoignages se multiplient les jours suivants. Après un temps de prière au monastère d’Herkenrode en présence de nombreux témoins, le prêtre transporte, en procession, l’hostie miraculeuse jusqu’au tabernacle de son église. Au moment où le curé ouvre celui-ci, apparaît soudain dans l’hostie, le visage du Christ couronné d’épines. Toutes les personnes présentes constatent le prodige.

L’hostie miraculeuse est restée dans l’église de Herkenrode jusqu’en 1796. A cette date, sur ordre du gouvernement français, le monastère est évacué. Tant que dura la Révolution, l’hostie fut protégée par plusieurs familles catholiques. En 1804, elle pût être retirée du trou où elle avait été placée puis acheminée, au cours d’une grande procession jusqu’à la cathédrale Saint-Quentin d’Hasselt. Cet édifice contient plusieurs tableaux représentant l’histoire du miracle.

La sainte relique a été placée dans un beau reliquaire installé dans un autel spécial, ouvert à l’adoration des fidèles. Plusieurs guérisons ont été constatées lors des pèlerinages, et, à plusieurs reprises, le monastère de Herkenrode a échappé à des incendies terribles. Au cours des siècles, plusieurs analyses ont été réalisées pour constater la conservation miraculeuse du Saint-Sacrement. Au XVIIIesiècle par exemple, le nonce apostolique Carafa, l’évêque de Liège, et l’archevêque de Malines, à l’occasion d’une visite de l’archiduchesse Isabelle, se sont livrés à des examens étendus du phénomène.

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 15:00
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Saint Jean-François Régis (1597-1640) guérit une fillette gravement malade

L’abbé Valette, curé de Bizonnes (France, Isère), rapporte le fait suivant : Marie Veyet, originaire de ce village, est atteinte dans le courant du mois de novembre 1810, de convulsions affreuses qui lui paralysent entièrement la langue et les jambes. Le prêtre lui administre le sacrement des malades tant il craint une issue fatale. A cette date, plusieurs médecins lui ont déjà administré des remèdes, tous inefficaces.

Dans les premiers jours de mai 1811, Jean Veyet, le père de la fillette, se rend à Lalouvesc (France, Ardèche) pour obtenir, par l’intercession de saint Jean-François Régis, la guérison de sa fille muette et paralytique depuis plus de 7 mois. A son retour à Bizonnes, la fille se met à marcher comme si de rien n’était ! Mais elle reste muette.

Le mois suivant, Euphrosine Naimoz, la mère de Marie, emmène sa fille muette à Lalouvesc. Elles y entendent la messe. L’enfant paraît alors très lasse. Mais après la consécration, elle dit à sa mère : « Ah ! vous avez eu de la peine pour me conduire ici ; mais à présent j’irai bien toute seule. » Le 10 mai 1811, Marie recouvre l’usage de ses jambes.

Le père Valette ajoute : « j’ai cru bon témoigner que cette guérison est frappée au coin du miracle ». Saint Jean-François Régis, apôtre jésuite des campagnes, a été canonisé en 1737 par le pape Clément XII.

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 15:00
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Saint Pierre d’Ambleteuse (VIe siècle) : sa tombe devient un lieu miraculeux après que des lumières surnaturelles aient été vues par des centaines de personnes

Saint Pierre d’Ambleteuse, premier abbé de Canterbury (Angleterre), est envoyé comme missionnaire en Grande-Bretagne par le pape saint Grégoire le Grand. Devenu premier abbé de Canterbury (Angleterre), le roi du Kent, Ethelbert, qu’il a lui-même baptisé, lui confie une mission auprès du roi des Francs.

Mais son embarcation sombre corps et biens lors de la traversée de la Manche. Son corps est retrouvé sur la plage d’Ambleteuse (France, Pas-de-Calais). D’abord enseveli sans honneur, un phénomène inexpliqué rappelle bientôt que Pierre fut un grand saint : chaque nuit une lumière éclatante se met à resplendir au-dessus de sa tombe. Les habitants, surpris d’un tel prodige, essayèrent d’en savoir davantage : qui était enterré à cet emplacement ?

Après les témoignages des compagnons de Pierre et du clergé anglais, on reconnut qu’il s’agissait de la sépulture de Pierre, mort noyé. La possession inespérée de ses précieux restes devint pour les gens du Nord de la France un gage assuré de sa protection sur cette région.

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 15:00
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Le bienheureux Gérard Cagnoli (ou de Valenza, vers 1267-1342) apparaît à des religieuses franciscaines de Pise

Au milieu du XIVe siècle, la Toscane (Italie) traverse des difficultés politiques. Le clergé n’y échappe pas, à l’image des religieuses franciscaines du monastère Sant’Agostino de Pise (Italie, Toscane), troublées par les affaires temporelles.

Mais le jour de Pâques 1347, elles se réconcilient de manière subite. Ce jour-là, alors qu’elles marchent en procession dans leur cloître, elles voient devant elles le bienheureux Gérard Cagnoli, mort cinq ans auparavant en odeur de sainteté, ancien frère portier du couvent franciscain de Palerme (Italie, Sicile).

Selon la description des sœurs, le bienheureux est vêtu d’un manteau et d’un vêtement grossier et porte une longue barbe et des cheveux en bataille. L’apparition ne dit mot mais fait un geste d’accueil en direction des religieuses. Aussitôt, un sentiment de paix inconnue envahit la communauté.

Afin de le remercier, les sœurs se rendent devant la fresque du bienheureux peinte dans l’église Saint-François de Pise et y déposent des images de cire représentant des moniales portant des cœurs dans leurs mains. Puis elles commandent à un peintre une fresque figurant l’apparition pour leur église conventuelle.

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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 15:00
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Saint François de Sales (1567-1622) change un vin mauvais en une boisson exquise

Au procès de canonisation de saint François de Sales, évêque de Genève (Suisse), Jean Gay, prêtre catholique a témoigné du fait suivant :

En 1618, François entreprend une visite pastorale de son diocèse. Un soir, il fait halte dans l’auberge de M. Louis Danthoz de Saint-Jeoire où il a ses habitudes. Il commande un souper frugal, accompagné d’un verre de vin.

Mais le tenancier lui explique que, malheureusement, il n’a plus d’autre boisson qu’un « tonneau poussé », soit une affreuse piquette. Il en fait ses excuses au bienheureux.

Mais à sa surprise, François lui demande qu’on lui apporte de ce vin mauvais car il tient absolument à en boire. Ce qui est fait rapidement. Les yeux levés au ciel, François soulève lentement le verre de table, s’arrête de bouger, puis le porte à ses lèvres. L’ayant reposé, il dit : « Voilà du bon vin ! »

Les gens attablés ne comprennent pas la réaction du saint qui invite alors M. Louis Danthoz à vérifier ses dires par lui-même. Il lui tend son verre ; l’homme boit puis tourne un regard émerveillé vers son prestigieux client. Après le verre, le tonneau : le stock entier de l’hôtelier connaît ce soir-là un succès improbable, à tel point que les serviteurs du saint en emportent plusieurs bouteilles. En moins de deux jours, l’aubergiste vend au détail ce qui lui reste de ce précieux breuvage, « à raison de seize sols le pot ».

Béatifié en 1661, François est inscrit au catalogue des saints quatre ans plus tard par Alexandre VII. Il devient docteur de l’Église en 1877.

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